Le Journal des biotechs : Cédric Moreau (Sofinnova), Frédéric Gomez (Pharmium Securities)
36m 26s
L'émission aborde d'abord la montée en puissance de la Chine dans le secteur des biotechnologies. Bien que son marché pharmaceutique soit régulé et moins rentable que celui des États-Unis, la Chine est devenue un pôle d'innovation majeur, attirant d'importants partenariats financiers avec les grandes firmes internationales. Son écosystème, nourri par des cerveaux formés à l'étranger et des investissements massifs, excelle dans le développement de "best in class" (comme les ADC en oncologie) et réduit rapidement son retard dans l'innovation de rupture. Ensuite, l'entretien avec Cédric Moraux souligne les défis européens. Malgré un patrimoine scientifique exceptionnel, l'Europe décroche, avec une part déclinante dans les essais cliniques et les investissements en capital-risque, désormais dépassée par la Chine. Face à cette urgence, l'European Life Science Coalition a été lancée pour fédérer les acteurs, peser sur les réglementations et renforcer la souveraineté et la compétitivité du continent dans les sciences de la vie.
[Musique] Bonjour et bienvenue pour ce nouveau numéro du journal des biotech dans notre point d'actu. On regardera avec Frédéric Gomes où on est la Chine sur la scène internationale des biotech l'entretien hélmit consacré à Cédric Moraux par Nair chez Sophie Nova et on parlera de l'European Life Science Coalition le journal des biotech c'est parti. [Musique] Et je retrouve pour notre point d'actualité Frédéric Gomes, analyse biotech chez Farmiom, sécurité, bonjour Farik. Bonjour Laurent, alors en guise de point d'actualité on va plutôt faire un focus sur la Chine et oui la Chine parce qu'on en parle beaucoup ainsi d'amende dans le journal des biotech notamment par le biais des dilles, des contraintes, des accords que peuvent s'yier des acteurs français américains, même parfois avec des laboratoires chinois. On s'est dit que ce serait pas mal de faire le point sur finalement où s'y tu la Chine aujourd'hui dans l'innovation, dans l'innovation de santé et puis où est-ce que surtout elle pourrait se situer demain puisque on voit que la courbe d'apprentissage dans tous les domaines localités tout, c'est très rapide. Alors en valeur absolue, c'est vrai que si on prend le marché chinois qui est regardé par tous les acteurs de la Farma, en valeur c'est pas non plus un marché gigantesque parce qu'il y a des prises sur les prix, des coups sont contrôlés. Donc on a longtemps pensé que c'est un L2Rado et puis il est là-bas comment s'y revenir, on a vu des enquêtes sur la corruption, des scandales avec Astra, GSK. Donc les labos se sont implantés là-bas mais on se rendu compte qu'il y avait comme. Pas si ça n'est pas si ça. En terme de valeur, ça représente pas le marché le plus attractif ou le plus intéressant pour les formats, ça reste encore les US pour des questions de marge où les profits sont plus intéressants. Maintenant ils ont tous une présence en Chine parce qu'il faut y être et il y a quand même des patients à traiter. Le vrai en jeu sur la Chine, alors à l'heure actuelle, c'est plus sur l'innovation puisque la Chine est venue une force vive sur le secteur d'une nation et c'est là où on a vu un changement de tendance, un changement de paradis depuis deux, trois ans maintenant, qui est quand même considérable ou au final la Chine et les biotexinemases sont devenus en fait un peu un gros supermerchet ou une réplie de ville incroyable, multiplication des dilles en nombre et en valeur aux cifrétériques. Alors les dilles, les dilles ont explosé littéralement depuis deux années. Alors je vais juste deux chiffres qui pour un peu illustrer puisqu'on peut en donner beaucoup mais j'en ai choisi deux. Le premier sur les ADC, il y a eu 76 dilles concernant des ADC développés par des structures chinoises, des anti-corps qui sont conjugates des drogues anti-bodies, drogues conjugates, donc principalement utilisant d'ancologie. Donc, 76 dilles et toutes les grosses pharmacies sont concernées. On a vu merke avec Kéloon, Roche avec Invent, GSK avec Enso, même Biotex fait son tidile avec Duality. Donc, ce sont de 16 dilles, c'est colossal que pour une seule classe les ADC. Si on regarde maintenant les anti-corps biceps pacifiques, il y a une combinaison qui a ces chaudes qui est PD1 et les VGF, on a 7 dilles contestées uniquement sur des PD1, VGF. Et là on retrouve Merck, on retrouve que BMS qui a signé avec Biontech mais l'active en être bioteuse qui est une cité chinoise. Merck, c'est avec l'innovable Pfizer, on va voir parler un peu plus tard. Là on est d'accord qu'on n'est pas dans la science de ce gourant, pardon, non? Vraiment, au coeur de l'innovation. On est dans de la science maîtrisée, des produits qui sont l'exemple par exemple, c'est ce le dit, l'entre-treu des Bayeux Pfizer ou le produit l'en phase 2, l'enquance de Poum. On parlait de la valodédie, mais on a quand même eu un investissement en action de 100 millions de dollars, on a un up front qui est de 1,25 milliards de dollars. Donc quand vous êtes une bioteque, vous avez un up front d'un milliard qui tombe? C'est pas mal. Ça doit être un peu l'argent à la nouveau dans la RID, donc ça peut être financé la RID de local. Donc c'est vrai qu'on a vu énormément de dilles. Alors, principalement, les dilles, il y a comme eu un focus sur l'ancheologie, à la fois sur les ADC, sur les B-specifics, les TRIspecifics. On a aussi vu des dilles dans tout ce qui est maladie autoïm, une chronique inflammatoire. On a même eu des dilles dans le B-sité. Et la semaine dernière, nous vous n'en dis qu'à annoncer un d'data avec leur triple thérapie, GLP1, GIP et Glucagon, mais en fait, ça vient d'une été de laboratorie qui est une bioteque chinoise. Même de vous, à fait, ces emplettes là-bas. Donc, on a vraiment eu un mouvement de fond qui, le symbole d'un archandre paradigme, parce que traditionnellement, il y avait comme deux passions forts qui étaient l'Europe et les US, surtout les US, avec quelques exceptions, parce que les statines venaient de l'origine d'une écoverte au Japon. Donc, le Japon tirera un peu sur une pagne de jour, tant en temps. Mais là, on a vraiment le sentiment que le réservoir de l'innovation vient en Chine. Et cette tendance, elle devrait se poursuivre. Il y a des raisons qui expliquent cette tendance. - Les gros, ils sont bons aujourd'hui, les chinois, vraiment, on a de même. - Dans quoi, dans quoi ils sont bons? - Dans la science fondamentale et dans les toutes les sciences qui font cher, c'est qu'on a vu quand même beaucoup d'étudiants chinois quittés la Chine pour leuritude, leur doctorat et leur poste de cause d'ocosités unis. Donc, c'est des gens qui ont été dans les plus grandes émérstèmes américaines, qui ont passé plusieurs années aux US, qui a après leurs études, ont gagné l'industrie pharmaceutique aux États-Unis. Donc, ils ont vécu l'archère, ils ont vécu le business, et puis ensuite certains sont entrés en Chine. Il y avait des incintives du gouvernement, il y a aussi tout un tissu d'investisseurs et de visites capitourisquères qui se sont mis en place. Et donc, on a eu la parfaitité de chier créé assez vite au final. - Les quotinaires, c'est créé. On avait d'un côté les cerveaux, de le côté largeant, quand on mélange les deux. Et généralement, ça peut donner des résultats. Et c'est vrai qu'on a. On a vu une prolifération de mulbuté en Chine qui était impressionnante. Il y a eu beaucoup de quotations que ce soit sur les marchés domestiques en Chine, mais surtout en Hongkong, beaucoup sont côtés en Hongkong. Donc, il y a beaucoup de biotèques que t'es là-bas. Alors, il y a eu un afruit de capitaux. Il il est dit, on peut aussi vocer le deal d'un entre taqueda in-20, tout le 9-20 a aussi pris 100 millions en equity et un milliard de renœufs frontes. Et c'est facile, c'était pour deux produits. Il y avait l'ancore un ADC dans le cancer gastrique et un B-specific, VGF, PD1, interlequin 2 de mémoire, là également dans le concert du pont. Mais cet affleut d'argent a eu un côté positif, parce qu'on a vu une multiplication des biotèques, les quotisemps s'est développés sur les cerveaux, parce que maintenant, on a des cerveaux qui sont. - Parment, il y a aussi ces héros. - Alors, les cerveaux sont les stés qui. - Femme les deux fois, c'est qui. - Voilà. - C'est un des héros, c'est moyen, c'est pas. - Voilà. La véracité de certains résultats peut être maintenant. - C'est passé. - C'est du passé pour en discuter. En fait, maintenant, les sociétés occidentales, ils ont aucun problème à l'enchine. L'avantage, qui recrutait très vite, ils ont une puissance de feu de recrutement qui est colossale par rapport à l'Europe les U.S. et le coup au Sien-Mondre. Donc, en fait, il y a tout un écosystème qui s'y met en place, qui a un écosystème qui est performant. On a le sentiment qu'il y a un peu un déplacement de l'égui et qu'il y a quelques années, une fois plus, on gardait vers les U.S. et maintenant, on a tendance à regarder un peu vers l'est. - Il y a déjà aujourd'hui, c'est vrai qu'en terme de médicaments, il fait la différence entre le first in class, le best in class, le first in class, c'est la thérapie véritablement innovante. Il y a déjà du first in class, mais d'inchina, ou pas encore. - Ou ils excèlent, historiquement, ils ont été des copieurs, pas le caché, c'était le pirathe. Ils ont fait des génériques, de petites molécules traditionnelles, ensuite, ils ont évolu vers les biosimilaires, des génériques de protéines, plus compliquées à fabriquer. Ils sont très fort dans les best in class, donc c'est-à-dire des molécules qui sont validées, similes, valigués, on a déjà les paquèches réclus, les résultats, les indications. Ils arrivent à les améliorer. - En blème, et quelque part c'est une société qui a été un peu pionnière, alors à la chambre, ce qu'elle origine, c'est ça, c'est called Bay Jane. Et maintenant, ça s'appelle B1. - B1, ça veut tout dire, en cas de… - Des ambitions. - Oui, oui. - Mais il y a une classe de médicaments en oncologie dans les lecemi qui s'appelle des imiteurs de tirosiniquinas de Bruton, les B2K, et la molécules-far, c'était ibruvica, qui était chéavie, et Bay Jane a fait son b1. - Bay Jane a l'époque. Bay Jane a l'époque à commercialiser, à développer son b2K, qui a fait 4 milliards de dollars quasiment le dernier, et qui est le meilleur de la classe, qui est meilleur qui est bruvica. Donc sur la logique de B2K, oui, sont capables de faire du B2K, maintenant on va les attendre, c'est sur les feurs, c'est pour le moment, il n'y a pas encore eu en termes d'innovation. Ce que j'aime bien, le couple serrure clé, parce qu'en fait, la serrure, c'est la sive et la clé s'est médicament. Le VGF, c'est Napoléon et Ferra Ra, qui l'a décorant qu'il y a eu de fourniques avec l'hône et la séquence, qui a permis de faire la vastine dans le cancer. On n'a pas encore eu d'innovation de rupture majeure qui donne deux chines sur toute la chaîne. - Ça peut arriver d'ici. - Quelle échéance, selon vous? - Ah, c'est question un peu boule de cristal, je sais qu'elle n'est pas facile. - C'est la question qui est difficile à répondre, qu'il est impossible. Ils y arriveront tout au tard. Il y aura un médicament de fasse d'une classe et une sive une heure qui en a une chine. Après, est-ce que ça a demandé 5, 10 ou 15 ans, impossible à savoir? - Comme même, quand je vous écouterais, on ne va pas avoir appeler un truc dans deux ans. - Moi, la chose que je suis intéressante, c'est que si on prend par exemple les biceps spécifiques, les biceps spécifiques développés par les bouteilles chinoises, à l'aractuel, ils ont [Musique]
5 endroits tard sur ce qu'il existe. On a déjà des bispéciques à prouver, notamment des tissels en engageur sur le milieu de munci, puis ils essaient des ferais-més choses, donc pour moi ils ont 4 à 5 endroits tard sur les bispécifiques. Ce que je trouve intéressant, c'est que sur les tris spécifiques, on parlait le milieu de muncipe, il y a un tris spécifique qui est développé en Johnson & Johnson et il ne vente à que un an et demi de retard sur Johnson & Johnson. Donc en fait, à chaque nouvelle innovation, ils sont capable de raccourcir le retard qu'ils ont sur les grosses farmas. Donc je pense que sur l'invasion pure et dure, ils y arriveront après est-ce qu'à la haïtuel, il y a des brevets qui ont été déposés, il y a des labos, des recherches qui sont faites sur des 6-9-h, et dont on n'a pas forcément connaissance sous conscience, avec déjà des molecules qui ont déjà été synthétisées. Mais si on en est à ce stade-là, il va encore faire la démonstration clinique, donc les étupiniques doivent être en cours, en plus. Donc ça apprend un peu de temps. Donc pour ça, je dis 5 ans, parce que pour le moment, à minimum, à ce que je pense, pour avoir vraiment quelque chose qui serait à la raccourcir dans les labos, si c'est quelque chose qui n'a pas encore été découvert, le temps que les techniques soient faites et les enstrations importées. - C'est que ça prend du temps. - On sait que ça prend du temps. Maintenant, il faut pas oublier qu'il y a une chose qui est ultra importante par rapport à la Chine, c'est 2019, les cent ans de la République populaire du Chine. Et la question pour moi, c'est ce que dans les 20 ans qui suivent, ils vont être capable d'y arriver. - Vous avez cité B1, in-20, il y a d'autres biotech, farmas, chinois, ce qui compte véritablement aujourd'hui. - Il noveines, c'est une diothèque intéressante. Moi, j'aime bien il noveines, parce qu'en fait, c'est un petit lily. C'est une société qui a privilé chez avec lily. Encore ce matin, on parlait des bitiques, et il noveines a fait un comiquette presse un ensemble, l'IMM en Chine de son bitique, le GPRK, qui est en fait, c'est lily qui a les droits aux US sur ce bitique. Ils ont le maître d'utilité, qui est également de molécules GLP1 GIPI, il suit lily, dont ils ont les droits à Chine. Et ils ne veines, c'est comme une société qui a fait un milliard d'euros de chez l'affaire cette année. On ne parle pas non plus. - C'est pas, oui, de la recherche pure. - Voilà, du petit société. - C'est vraiment une société qui a un gros chiffre d'affaires, qui est profitable. Une des caractéristiques aussi, c'est que. Maintenant, on arrive à avoir des biotechs chinoises qui sont copiers sans le modèle US, ce européen, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de revenu, pas de profit, et qui sont dans l'assiance et une version pure. Il y a aussi tout un tas de sociétés qui, historiquement, avaient des prix de collectules qu'on fait des génériques, qu'on fait des biossimilaires, et qui, maintenant, voire l'annuation, mais c'est des sociétés au final, quand on vient des belles tailles, et qu'on vient des bouchifres à l'affaire, et qui peuvent investir dans l'R&D. Maintenant, si on vient sur. Et là, on pourra citer Engruy, Enso, il y en a quelques-unes, Enlus, qui est à l'origine, il faisait que des biossimilaires. Et maintenant, ils ont des vrais portefeuilles d'aller essayer de bispécifiques, qui peuvent concurrencer les gros labs au farmer. Maintenant, en bioteque pure traditionnel, innovantes, profitables et beau-revenus, j'aime bien Abisco, qui est une petite bioteque chinoise, qui indile avec mer que Caguer les Allemands, sur une molecule, sur des. C'est des tumeurs au final rare, mais qui touche ces articulations, c'est Teno-Sinovia, le Jane Sel-Tumeur. Mais l'encore c'est un besting class, puisqu'il y a déjà un produit à prouver aux US par des cifers à Honeau. Mais le taux de réponse avec l'armelécule est largement supérieur à l'existente. C'est mer que qu'à les droits mondes d'yaux, le produit était provochenant décembre, et la MMO US est attendue pour octobre de novembre. La société, elle va troucher des maïstones, va toucher des royalties, mer que Caguer a dit que ce sera presque un cent millon, potentiel du produit. Donc Abisco a une belle molecule, spécum en besting class. En plus, il s'entraîne la faire, la développée en phase 2 dans les GVHD, donc potentiellement des extensions d'indications. Donc c'est une société innovante, que j'aime bien. Imagine pour un avisseur particulier, c'est très compliqué aujourd'hui d'aller investir directement dans la biotechie noise. C'est compliqué, sachant qu'il y a en plus un deuxième obstacle, qui est en plus de la place de cotation. C'est que. - Il y a déjà un gros obstacle. - Il y a déjà un gros obstacle, certaines d'entraimes, en fait, on leur siège social au bermut de Kaiman. D'accord. Donc ce qui peut aussi, le plus complexifient, est un peu un peu plus l'accès aux actions. Maintenant pour ceux qui n'ont pas trop de contraint, tout pourrait l'ontellement le filir. - Attendre un petit peu encore que ça se développe, que ça se officiellise, à quelque part. - Oui, parce que Abisco deux mémores, au Kaiman, et il y a aussi notre system, je trouve pas mal qu'il y a Arbor Biumed, qu'assigne aussi des gros dils avec Astra, avec GMS. - Alors aujourd'hui, pour l'insert individuel, on peut-être finalement devoir les biotech américaines ou européennes qui sont le mieux placés par rapport à ces dils pour aller chercher l'hymneuration chinoise. Quelque part. - On parait fait de ricochets. - Parait fait de ricochets, c'est vrai qu'on peut les chercher ça. Dans ces cas-là, je dirais tenterai dire qu'en dans ce cas-là, il faut se terminer vers une grosse pharma, puisqu'à Astra fait ces emplettes. Je trouve que Astra s'il est d'il assez intéressant. Alors non, dans cette approche-là, à la haigur, il y a une. parce qu'on a vu aussi un mouvement intéressant, parce que les butex chinoises, on comprenait quand même à des prénatives de financement, et si des fois le robiné qui se tend un peu. Et donc, on a vu beaucoup. Il y a une fenomenes de mots, c'est qu'on a vu des butex, l'U.S., qui ont été créés en fait, ex-nilo, sur la base d'actifs chinois. - D'accord. - Et dans ces cas-là, la haigur a re-yane butex chinoise, c'est Pelle-Rémejaine, qui a une molécules à prouver dans l'UPU, cela miestent à une higravise, et c'est VOR bio-pharmac, une butex américaine, et qu'il est développé, donc on peut investir en enveur, et en fait, quelque part investir en enveur, c'est comme si on investit dans l'UPU, au chino. - Bon, voilà, hyper intéressant, ce point complet sur la situation de la Chine, et je pense qu'on va. On va mettre un fil rouge comme ça, y revenir régulièrement, tout cas, faire le point, puisque on a l'impression que là aussi, ça bouge très, très vite, merci beaucoup, Frédéric. - Là, c'est l'an. Tout de suite, dans Jean-Lébiettaque, c'est l'entretien. [Musique] - Et je reçois, pour l'entretien, c'est Drick Moraux, partner chez Sophie Nova, et spécialiste sur la partie "Crossover Stratévie". Bonjour, c'est Drick. - Bonjour Laurent. - Bon, on se retrouve aujourd'hui sur le plateau. Pour parler de quoi, et bien du lancement récent de l'European Life Science Scholarship, alors on va expliquer ce que c'est, forcément avec le constat. Finalement, que l'Europe dispose d'un écosystème scientifique exceptionnel, mais que parfois, on peine à transformer cette excellence. En l'hideur, mon dieu des sciences de la vie, plusieurs acteurs majeurs du capital innovation et du capital développement, ce sont associés en partenariat avec investe Europe, afin. On va dire quoi, de fédérer les forces du secteur, peser davantage dans le débat et renforcer la compétitivité, la souveraineté de l'Europe à ce que c'est dit, et à la Chine. Forcément, la première question qui vient c'est Drick. C'est qu'est-ce qui rend ce moment précis, décisif pour lancer cette coalition européenne, est-ce que c'est une opportunité, une urgence, parce que finalement, les questions de souveraineté est dans différents domaines. On pourrait parler de la défense de l'énergie, mais effectivement aussi de la santé revienne au bout du jour. Où est-ce que quelque part, c'est pas aussi le concept, peut-être que l'Europe est en train de se faire décrocher là aussi. - On a dit beaucoup de choses, mais à résumer. Et vous allez utiliser des mots tout à fait juste Laurent. Donc déjà, l'urgence, oui. Clairement, il y a une urgence. Quand on regarde les chiffres, l'Europe décroche. En termes des sécliniques, par exemple, aujourd'hui, on est à 12% de part de marché des sécliniques réalisés sur le territoire européen. Il y a 10 ans, on est à 22. Aujourd'hui, la Chine, elle est devant l'Europe à un métier par 3, elle est à 18%. Donc on voit le terrain qui est perdu. Et je peux vous donner d'autres chiffres, par exemple, que la part de marché du capital risque, en lifeseyance, donc européen représente 7%. - C'est 63% aux États-Unis. - Ah oui, oui, oui. Et donc c'est plus de 10% en Chine. Donc on voit qu'on est un moment où on est en train de perdre du terrain. Donc il y a une urgence pour corriger le tir et promettre en place. On va dire les réglementations et les incentives afin que on garde cette compétitivité historique. Parce que. - Parce que la science reste forte en Europe quand même sérique. - Mais ça va refaire le talent scientifique, et encore là? - Mais l'orant, c'est tout notre test d'un dévisseyement d'ailleurs chez Sophie Noa. Ça fait plus de 50 ans qu'on investit. L'Europe représente 70 à 80% de nos investissements. Pourquoi? Parce que oui, on a une science qui n'a pas à rougir. Oui, on parlera la Chine et des États-Unis plus tard. Mais en termes de sciences, de brevets, d'hôpitaux, on connaît l'hygière, qui est le premier capital européen dans le domaine de l'ancologie et du cancer. Donc on a une science, on a du savoir faire, ce qui nous manque et on va évoquer la collision. Mais en tout cas, nous on va se concentrer sur la mobilisation du capital, qui, comme je l'ai évoqué, est de tout le monde. - Oui. - Parce que c'est le sujet dans l'ébiothèque, dans l'industrie dans l'économie, et peut-être encore plus dans l'ébiothèque. - Absolument, c'est le carburant dans la machine. Donc à un moment, on sait que cet industrie-là, il faut pouvoir l'alimenter en termes de capitaux. Et nous, donc notre priorité avec cette coalition, c'est véritablement de mobiliser beaucoup plus de capital et privé et public au service de l'industrie innovante. Et pourquoi on veut s'inviter aussi à la table, c'est qu'aujourd'hui, on est légitimes, on est crédibles. On sait très bien que deux tiers des essais cliniques sont réalisées par des biothèques aujourd'hui. La format lâché depuis 20, 30 ans, l'innovation. - Bien sûr. c'est des machines formidable au niveau réglementaire et commercialisation.
Font quasiment plus d'innovation. Donc l'innovation, c'est les biotecs et qui les finance, c'est les capitalisqueurs. Donc on pense qu'on est tout à fait légitime pour s'inviter à la table des discussions et on a des textes très importants au cours. Alors justement, pour peser dans les débats, pour peser dans la discussion, comment ça va s'organiser au sein de cette coalition entre les différents partenaires, les différentes forces en présence qui va arbitrer, qui va décider. Et comment vous allez pouvoir, pour le dire de façon pragmatique, pousser cet agenda? -J'ai eu une moindre pour un peu, c'est la gouvernance, on a travaillé dessus. Donc investe sur Europe, clairement, et notre allié dans cette. -C'est que moi sur une investe européenne? -Oui, c'est en fait investe sur Europe, c'est une association qui représente toute l'capital un, le Pravétech-Utie en Europe. Donc le capital risque, on fait partie, mais pas que. Et à un nombre d'adérents très importants, et c'est vraiment pès très très lourd, et c'est la voix du Pravétech-Utie. Donc nous, on les a convaincu que dans le domaine de la santé et dans le domaine de l'innovation et du capital risque en particulier, fallait avoir une initiative dédiée, et que c'était maintenant, pour en venir ce qu'on disait sur le taming, qui fallait le faire. Ils ont tout à fait compris. Et donc la gouvernance, c'est qu'on a mis en place un conseil de surveillance que je préside dans lequel il y a des personnes qui viennent de la coalition et des personnes représentées de Europe investe. Et on a deux comités opérationnelles et de communication pour accompagner nos initiatives. Donc on a un plan de marche qui est très clair et qui a été fait, voilà, en partenariat avec une reste Europe, et concrètement, on a un service à Guitmet, avec. - Bon, vous l'avez dit parmi les priorités, il y a mobilisé le financement. Est-ce que c'est la seule ambition? Est-ce qu'il y a aussi peut-être de fragmenter, pardon, d'unifier un secteur qui est encore un petit peu fragmenté? Peut-être aussi de travailler un petit peu sur la réglementation, on le sait, on le dit souvent en Europe, ça prend parfois, souvent plus de temps qu'ailleurs, quels sont le différents volets de votre ambition? - Honpètre, non, donc on a parlé la mobilisation du capital, et bien sûr, parallèlement à ça, il y a tous les aspects de comment on peut un interagir avec, on va dire, les investissements institutionnels pour aussi éduquer. Parce qu'on voit bien que ce secteur est mal à préender, ils sont en vie, vous avez beaucoup d'internes lucuteurs, il est vu comme risquer, capitaine intensif, - À ce qu'on entend, c'est vrai que c'est cause de ta subnue, effectivement, vous avez des interlocuteurs sur les gens qui financent, qui ont un haut degré d'expertise et qu'on ne le retrouve pas en Europe. - Alors, c'est vrai, mais d'un autre côté, on est capable, et donc, il y a une perception aussi, des fois, qui est un petit peu tronqué et palabonne, et qui fait qu'on s'interdit d'investir dans le secteur. Donc, on va essayer de aussi de débloquer un petit peu cette perception parce qu'il y a une finée et vous le commenter tous les gens et je vous en merci. On a des succès en Europe et on arrive à créer des très belles histoires, malgré tous les freins qu'on évoque. Donc, ça, c'est une partie, et puis la deuxième partie, c'est effectivement avec tous ceux qui sont abrucés, et qui mettent en place les nouvelles réglementations, de pouvoir, on va dire, essayer de porter la bonne parole, essayer de fléchir et de les orienter dans la bonne direction, comment préserver la compétitivité européenne dans notre domaine et plutôt faire des mesures incitatives, que punitives, et on a un exemple malheureusement en dispositif médicaux, en médicol d'Ivaï, c'est une dizaine d'années, on a une nouvelle réglementation MDR, qui a disons le l'an, qui a tué l'innovation en Europe. - C'est un peu intéressant, donc, sur ce sujet, qu'est-ce qui s'est passé exactement? - Alors, qu'est-ce qui s'est passé? D'ailleurs, c'est venu essentiellement de la France, la France a eu ce scandale des protestes pipes qui étaient. oui, qui étaient en France, qui a eu ce qu'est le cas, et fait par des margoulins. Et donc tout ça a y remonté, on s'est dit, mais finalement le ci marque, est-ce qu'il n'est pas trop léger en termes de contraintes, est-ce qu'on n'est pas en train d'approuver des. - Un peu trop facilement. - Trop facilement. - La réalité, c'est que quand on regardait les statistiques, il n'y avait pas plus de scandales et de récôles en Europe, j'étais. - Bon, mais ce lieu a été assez émotionnel, ça a été porté, une finesse qu'est-ce qu'on a fait? Eh ben on a mis des rélomentations très punitives en termes de process, avec les notifs abodits, tout ça, donc très complexe, beaucoup plus coûteuse, on a mis la barre beaucoup plus haute en termes de ces cliniques, donc on a rajouté beaucoup d'un convenient, mais on a gardé toujours les mêmes inconvénients, des prix bars, des marchés fragmentés pour en venir à votre point, et donc ce qui fait qu'on a perdu tout à fait la compétitivité sur les dispositifs médicaux, on ne veut pas que ça se reproduise sur le biomédicament, et sur l'unification, il y a des choses intéressantes, on peut en parler, mais ce fameux naze d'accueur opéin, et tout ça peut être englobé dans le capital market union, je sors beaucoup de choses, mais qu'un sujet est très porté par la France, pour unifier et. - Et puis tout européen, oui. - Exactement, et donc pourquoi on pourrait pas pousser un naze d'accueur opéin dans cette initiative, parce qu'on le sait très bien, et vous le commenter tous les jours, la bioteque quand même sur les marchés financiers, en particulier, c'est un secteur qui est regardé, qui est intéressé et qui pèse. Donc ça, c'est des choses aussi qu'on veut pousser, et puis il y a d'autres initiatives, par exemple, je ne vais pas être trop technique, mais qu'on appelle le 28ème régime, c'est un dispositif qui est mis en place pour essayer de donner un statut 24/48 heures à une société qui est un statut européen, avec des éléments unifiés au niveau réglementaire. - Des différents établements. - C'est ça. Donc c'est vers ça qu'on en vit d'aller et de pousser notre secteur pour que ça soit un élément moteur de toutes ces réflexions. - Bon, on le disait, il y a la compétition internationale, les États-Unis ou tout se passe pour le moment, première marche immondiale, ils compréhentèment de déboucher, plus simple aussi réglementairement, la Chine qui monte très fort en puissance, vous l'avez déjà vu, que c'est drique mais dans les priorités, qu'est-ce qu'on doit changer pour être plus proche de ce que font ces deux, maintenant, super puissance, l'une déjà affirmée, et l'autre qui est en train de le devenir très rapidement. - Alors c'est toute la question. Et si on reprend la base, on a la science, c'est hyper important et l'écosystème est là. Et ça, c'est notre plus grand oeil richesse. Maintenant, comment on fait en sorte que l'Europe se positionne entre Aleste, un modèle chinois qui a, c'est incroyable, et en dernier, ça va très l'accélération de l'innovation. - On parait dans la première partie de cette émission. - C'est extraordinaire. Donc, Besting Class, Demain Ferdinand Class, et aussi avec un modèle très efficiant, puisque les coups restent extrêmement intéressants et un accès à un bassin de population, notamment pour les écliniques et qui est formulable. - Donc ça? - Les écliniques en Chine, ça va très vite. - Oui, ça recrute très très vite. - Parce qu'on y va au réglementation, maintenant, des données chinois, il n'y a plus de suspicions. Et puis, le bassin de population était qu'on recrute rapidement. Et une autorisation aux États-Unis comme en Chine, quand on dépose ces cliniques, c'est environ deux mois pour l'obtenir. La réponse. En Europe, c'est le double. Donc voilà un élément, quand je disais qu'on avait perdu des partenaires, aussi, sur les écliniques. Voilà ce qu'on veut essayer de pousser. Pour qu'on serait pas capable, demain d'avoir le même temps et de réduire à, allez, 70 jours, notre hunger, alors qu'on a plutôt à 115 jours en moyenne, pour valider l'autorisation d'un essai clinique. Donc ils sont très éffisants. Et puis, de l'autre côté à l'ouest, on l'avait dit, c'est le premier marché au monde, c'est bref. Alors, c'est couteux, qui est d'entrer sur le marché américain, il est élevé, par contre, la science est là, et ça marchait extrêmement puissant, avec des financements puissants. Donc, l'Europe, on doit trouver comment entre ces deux pôles, on s'inscrit. Donc, la science est là, il faut juste simplifier, donner plus d'incentive, mobiliser plus de capitale, et à aucune raison, qu'on n'y arrive pas. Mais c'est maintenant, il y a une urgence. Mobiliser du capital, est-ce qu'il faut aussi protéger nos successories, on l'a vu dans le domaine de la défense, je le disais, l'idée de souveraineté revient en premier plan, et on commence à regarder un peu attentivement, quelquefois, la petite de fonds américains, pour des sociétés spécialisés, parfois des technologies très pointues dans le domaine de l'armement, dans le domaine de la défense, est-ce qu'on doit faire la même chose, dans le domaine de la santé, de façon à ce que nos biothèques prometteuses ne se retrouvent pas sous pas vion étrangère? - Déjà, il y a quand même des réglementations, on goût, ça appelle le FDI, qui vise sur 5 industries stratégiques, dont la santé, d'avoir au moins, merci, qui regarde. - Et déjà, une consultation, qui est une consultation, il faut un tampon, et il y a toujours des négociations. Donc là-dessus, il y a des éléments qui sont en place. Mais nous, on nous dit souvent, nous on adorez, avoir nos sociétés qu'on accompagne le plus longtemps possible, et qui restent le plus longtemps possible sur le territoire entre guillemets européens, avec des financements européens. C'est tout un autre intérêt. Mais quand on arrive à un moment, on les trouve plus sur le territoire européen, faut bien aller. - Il cherche. - Il cherche à y dire, je vous parlais du Nasdaq, le Nasdaq fonctionne extrêmement bien. Il est liquide, il est efficient, et on sait que nous, notre. - Plus de vale dans ce qu'on s'en est. - Sans plus compliqué. Et d'ailleurs, quand on regarde les stades, la très grande majorité des dernières aipiaux européennes, ce sont, en fait, de sociétés européennes, - sont allées au Nasdaq. - En début d'année, on a eu la société belge agomab, qu'on connaît bien, et qui a décidé d'aller directement au Nasdaq. C'est même pas un duelistigne, c'est même pas, je commence au Nasdaq. - Et j'y vais directement. Et ça, c'est vrai que c'est un petit peu dommage. Donc il faut qu'on arrive à mettre vos décontes. - On ne peut pas forcément du protectionnisme, mais. - Bon, qui existe déjà, on le disait, mais plutôt accompagné au mieux, les sociétés ont quand même. - Exactement. - On crée.
les conditions et créer les conditions, ça veut dire que effectivement il n'y a plus d'investissement et d'investisseurs institutionnels qui allouent, je redonne la chiffre. Mais la part du capital risque, pas que santé globalement, alloué sur le total à cette management en Europe, c'est 0,02% quand j'ai vu ce chiffre là, on est à unis, c'est 2%, c'est 100 fois plus. Si on a une petite partie, voilà, on chieftes et qu'on arrive à allouer un petit peu plus au capitaliste et derrière, il y a tout la thématique des fonds de pension, c'est comment ça marche aux états-ciens, où un moment, il y a un relais des capitales ruscaires qui se font par ces gros fonds plus généralistes, ces fonds de pension et qui sont capables d'allouer une toute petite partie de la capitaliste, mais qui représente énormément à notre échelle, ou à un compagnie et ses sociétés. Donc ces sujets, moi ce qui me rassure, c'est que le diagnostic de ce qu'on a entendu à Bruxelles, quand on a lancé, on a une vraie discussion avec Oliver Varely, le commissaire à la santé à Bruxelles, le diagnostic, il est là. Maintenant, c'est comment on passe vraiment à la vitesse supérieure et qu'on met en place les réglementations et les incentives. Alors il y a un texte important qui est le biotech acte, c'est pas mal. Il y a une première mouture et on va essayer effectivement de l'améliorer encore. Je parle des essais cliniques, c'est un des sujets sur lequel on va essayer de faire en sorte que beaucoup plus de simplification, d'efficiance, pour qu'on garde une part de marché et qu'on retrouve, on va dire du momentum sur les part de marché, sur les essais cliniques, parce que finalement, l'accès à l'innovation, elle commence par la capacité de traiter des patients lors des sciences et cliniques. Et si vous avez ouvert des centres, si vous avez éduqué ce qu'on appelle les KOL, les KOL leader, bon, si le produit marche et qu'il a prouvé, il y a beaucoup plus de chances qui soit lancé. Si en revanche, les essais ont été faits en Australie comme il y a de plus en plus, en Chine, comme on le disait aux Etats-Unis, vous avez moins de chance. Ça peut prendre un petit peu plus de temps en tout cas. Exactement. Justement, un an, c'est peut-être trop tout pour évaluer votre action, mais quelle serait les premiers succès concrets que vous envisagez si on se retrouve sur ce plateau, elle est un an, un an, deux ans. C'est une très bonne question. On va chercher sur le feu et donc nous, à court terme, ce qu'on veut, c'est pouvoir, tout ce qu'on vient de se dire là, pour pouvoir le communiquer de façon efficace. Donc, à la fois, aux investisseurs institutionnels, on va faire des rendez-vous, des dies spécialisés, pour discuter et évoquer tous ces sujets-là, et puis les policiers-mécœurs, les gens-hobresels, donc DJG-Gro, DJ-Scent-T, Fismat, donc tous ces divisions à la santé et direction générale, qui travaille sur les textes actuellement. Et puis, on aimerait, si on se projette, un peu plus loin, qui est effectivement, tous les chiffres que je viens d'évoquer, il y a une volonté, une direction, pour aller augmenter les chiffres. Alors, est-ce qu'à un moment, il va falloir contraindre certains à cette manager, vous devez à louer. De même terme, un peu. C'est un peu privé, t'écouti, dans certains produits des parles. Je pense au pivère notamment, il y a une initiative tibi, aussi, qui était l'initiative Fun To Fun, qui est formidable, et il a annoncé encore des poursuites sur ces initiatives-là. Donc, on peut donner des directions, de façon un peu plus volontariste, pour donner la bonne direction et augmenter ces chiffres-là. Question, c'est rigue, peut-être, pour finir. On n'en a pas parlé, mais est-ce que selon vous, les grosses pharma européennes, on t'aussi un rôle à jouer là-dedans. Alors, elles ils ont un grand rôle à jouer, et là encore, je pense que le pro-ultime, quand je disais, les pharma elles font surtout du réglementaire et du lancement de médicaments. C'est comment on peut aujourd'hui s'assurer, en tout cas, à être confiant, que nos pharma, en particulier européennes, je parle même pas américaines, lance les produits chez nous, chez nous, c'est la question. Là, c'est l'accès à l'innovation de santé en Europe. En Europe, pour les populations européennes, parce qu'on le sait, et mon Trump, à pleine défaut, si on veut, je sais pas, je ne rentrerai pas dans ces sujets-là, mais en tout cas, on sait très bien que le premier marché pharma-ciétique est aux États-Unis et que les prix sont. Plus et plus élevés. Donc, en Europe, on a des prix de bas, en France, probablement parmi les plus bas européens. Mais on est aussi les derniers services quand il y a des traitements, ils ne vont qu'ils sortent. Et donc, c'est ça, le risque. C'est que si demain, on a pu, je parlais, des essais cliniques. On continue à perdre par des marchés sur les essais cliniques. On a pu, à l'accès, et l'incentive très tôt dans la chaîne de développement d'amédicamente. Si ensuite, on a des complexités, des longueurs, je parlais du temps pour avoir la probation d'un essai clinique, mais le temps pour avoir un remboursement, c'est pas parce que vous êtes approuvé à le M-A, que derrière, c'est lancé, vous allez payer par pays. Et ça va te rendre beaucoup de temps. Et qui me finit, on a des prix bas. Et bien, c'est là-bas, il y a un risque que demain, ils se disent, bon, finalement, "M'a NPV, donc mon retour sur investissement en Europe, il faut pas le coup, je lance pas." Et attention, il y a déjà, quand on regarde, certains chiffres et déjà, dans quelques gestes, c'est pas ça. C'est déjà, on te passe. Par ailleurs, parmi les laboratoires, on voit que AstraZeneca, vous avez, je suis sûr, couvert ça, on est bien, on commence à faire un listing aux États-Unis. Donc on voit aussi, puis il y a eu tous ces contrats, autour du MFN, en septembre, beaucoup de gros pays. -Oui, au revoir, au revoir, on dit qu'ils allait investir, après. -On voit bien que là, les rapports de force, on voit bien, on le barricente, et en train de se déplacer. Donc, la responsabilité, c'est aussi de leur donner les éléments. On a vu que le LEM, il y a eu aussi pas de choses qui sont passées en France. Donc, il faut qu'on arrive aussi à interagir avec eux, pour faire en sorte que demain, nos populations européennes ont toujours accès au produit nord. En plus, quand ça vient, de sciences européennes. -Et voilà, la souveraineté européenne aussi en santé, et pour la défendre. Donc, cette Europe-Life Science Coalition, merci beaucoup à ces riques là-bas. -Merci Laurent, m'avoir invité. C'est toujours un plaisir d'avoir couvert cette initiative. On vous tiendra au courant. -Avec plaisir, c'est fini pour ce journal des biotecs, mais on se retrouve très bientôt. Pour un nouveau numéro.
Podcast Summary
Key Points:
La Chine est devenue un acteur majeur de l'innovation biotechnologique, notamment grâce à une prolifération de partenariats (deals) et à un écosystème dynamique.
Son avancée se concentre sur des domaines comme l'oncologie (ADC, bi-spécifiques) et les maladies chroniques, avec une capacité à rattraper rapidement les leaders occidentaux.
L'Europe, malgré son excellence scientifique, perd du terrain en compétitivité, comme en témoignent sa part décroissante dans les essais cliniques et les investissements, d'où la création de l'European Life Science Coalition.
Summary:
L'émission aborde d'abord la montée en puissance de la Chine dans le secteur des biotechnologies. Bien que son marché pharmaceutique soit régulé et moins rentable que celui des États-Unis, la Chine est devenue un pôle d'innovation majeur, attirant d'importants partenariats financiers avec les grandes firmes internationales. Son écosystème, nourri par des cerveaux formés à l'étranger et des investissements massifs, excelle dans le développement de "best in class" (comme les ADC en oncologie) et réduit rapidement son retard dans l'innovation de rupture.
Ensuite, l'entretien avec Cédric Moraux souligne les défis européens. Malgré un patrimoine scientifique exceptionnel, l'Europe décroche, avec une part déclinante dans les essais cliniques et les investissements en capital-risque, désormais dépassée par la Chine. Face à cette urgence, l'European Life Science Coalition a été lancée pour fédérer les acteurs, peser sur les réglementations et renforcer la souveraineté et la compétitivité du continent dans les sciences de la vie.
FAQs
La Chine est devenue une force vive dans le secteur de l'innovation, avec une multiplication des accords de licence (deals) et un rôle croissant en tant que réservoir d'innovation, notamment en oncologie et dans le développement de médicaments comme les ADC (Anticorps Conjugués à des Médicaments).
Elles maintiennent une présence en Chine pour traiter les patients locaux et accéder à l'innovation, car le pays est devenu un hub pour les deals et le développement de nouvelles thérapies, avec des investissements massifs dans la R&D.
La Chine excelle dans les médicaments 'best in class', comme les biosimilaires et les améliorations de molécules existantes, ainsi que dans les domaines de l'oncologie (ADC, bi-spécifiques) et des maladies auto-immunes, grâce à une science maîtrisée et un recrutement rapide.
C'est compliqué en raison des contraintes de cotation (comme les sièges sociaux aux îles Caïmans) et de l'accès limité aux actions, ce qui rend plus simple d'investir via des sociétés américaines ou européennes bénéficiant des deals chinois.
L'urgence vient du décrochage de l'Europe dans les essais cliniques (12% de part de marché contre 22% il y a 10 ans) et du capital-risque en sciences de la vie (7% contre 63% aux États-Unis), nécessitant des actions pour renforcer la compétitivité et la souveraineté.
Grâce à des cerveaux formés aux États-Unis, des incitations gouvernementales, un tissu d'investisseurs et une prolifération de biotechs cotées, créant un écosystème performant avec une puissance de recrutement et d'innovation rapide.
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