Dans cet épisode, Fabien Lica explore l’idée que ce qui est vraiment dangereux n’est pas d’avoir tort, mais d’ignorer ce qu’on ne sait pas. Il utilise la métaphore des marins qui craignaient le bord du monde, alors que les vrais dangers étaient les courants, les tempêtes et les récifs invisibles. Il souligne que la conscience de son ignorance est une forme d’intelligence, car elle permet de rester prudent et d’éviter les certitudes aveugles. En s’appuyant sur l’effet Dunning-Kruger, il montre que les personnes les moins compétentes surestiment leurs capacités, car elles ignorent leur propre ignorance. Il évoque aussi l’illusion de profondeur explicative, où l’on croit comprendre quelque chose jusqu’au moment où on doit l’expliquer en détail. Pour contrer cela, il propose d’adopter une approche proactive : cartographier régulièrement les domaines de son ignorance, poser des questions et accepter de dire « je ne sais pas ». Il conclut que le véritable danger n’est pas de ne pas savoir, mais de croire qu’on sait tout, ce qui ferme la porte à la curiosité et à l’apprentissage. La sagesse réside dans la conscience de ses limites et dans la volonté de rester ouvert au doute et à la découverte.
[Musique] Pendant des siècles et des siècles, les marins avaient peur du bord du monde. Quand ils partaient en mer, quand ils partaient sur les océans, ils étaient persuadés. Si ils allaient trop loin, ils allaient tomber dans le vide. Évidemment, cette certitude était fausse aujourd'hui en le séme. Est-ce qu'il est vraiment dangereux? C'était pas leur erreur. Ce qui était dangereux, c'est ce qu'ils ignoreraient encore. Les courants, les tempêtes, les récifs à fleurs d'eau qu'on voit pas, qu'on arrive. Ce n'est pas ce dont ils étaient sûr qu'il était vraiment dangereux à savoir que le monde avait un bord. Ce qui était dangereux, c'est tout ce qu'ils ne savaient pas encore. [Musique] Salut, je m'appelle Fabien Lica et vous écoutez actuellement le film mental. Un podcast où chaque épisode se veut comme une promenade mentale sur un film ou je n'ai pas de texte précrit. Je ne fais pas de montage ensuite. Je pars juste d'un mot d'un concept psychologique ou comportemental d'une idée d'une pensée d'une question que je me suis posée hier soir en mandormant. Et je déroule le film avec vous, je réfléchis avec vous puisque vous réfléchissez de votre côté. On ouvre des portes mentales, on se donne des clés simples et parfois on conclut. [Musique] Bonne fun semaine à toutes et à tous si vous écoutez les podcasts dans l'ordre. Nous sommes vendredis et je ne sais pas exactement comment on va s'organiser cet épisode. Vous allez me dire "Bah Fabien c'est comme d'habitude, tu ne sais pas où va l'épisode". Oui mais j'ai plus qu'une question, une pensée qui m'est venu sur le fait qu'on a souvent très peur de se tromper. Et je me suis demandé si il n'y avait pas un fil attiré sur le fait que ce qui est vraiment dangereux, c'est pas forcément d'avoir tort. C'est plutôt d'ignorer ce qu'on ne sait pas. Parce que quand on sait qu'on ne sait pas, on reste prudent. J'essaie de pas vous embrouiller le cerveau trop tôt. Vous voyez ce que je veux dire? Si on me demande de piloter un avion, je ne sais pas piloter un avion. Donc je vais rester prudent. Je vais refuser ou demander de l'aide. Je ne sais pas moi la tour de contrôle. Si il n'y a vraiment pas le choix, on va essayer de ne pas un pilote automatique. Je ne sais pas le piloter. Contrairement d'ailleurs, il y a eu un sondage qui a été fait. Est-ce que vous pensez que ça va y capa de faire un avion et une écrasante majorité à tendance masculine à répondre du oui? Il montre encore une fois qu'elle pense sur estime. Mais bon, quand on ignore son ignorance, on avance forcément avec une confiance un petit peu avec le. Si je ne sais pas que je ne sais pas, alors là pour moi le danger, voilà ma rumination qui m'a fait allumer la console de podcast aujourd'hui et appuyer sur record. Parce que je me demande si c'est pas là ou on se met le plus en danger. Peut-être pas de manière systémique ou systématique, mais j'ai l'impression que les plus grands dangers, peut-être, existe là. Je peux reprendre le parallèle de la iceberg, mais la partie visible de la iceberg s'annonra sur la partie invisible. Il faudrait qu'on se dise que c'est ça en fait ce qu'on ignore, qu'on ignore. Parce que je vais beaucoup utiliser cette expression, mais ce qu'on ignore, ce qu'on ignore, c'est plus dangereux que ce que je sais que j'ignore. Si je suis dans une pièce sombre, je vois bien qu'il fait noir, donc je sais que je ne vois pas. Je pense que l'image est bonne. Si je sais que je ne vois pas, je vais m'effier par contre si j'avance dans une pièce ou j'ai l'impression que je vois, mais en fait il y a des trompleux ou des choses même invisibles et que je risque de m'y conner au de mes blessés, là c'est dangereux, mais je ne peux pas prévaloir que ces choses-là existaient. Donc il me semble qu'on peut tirer un fil pour dire qu'il existe une différence fondamentale qui existe réentre eux. Le fait de se tromper, c'est-à-dire, je fais quelque chose mal parce que je sais que je manque de connaissance. Et donc parfois ça marche, parfois ça marche pas. Et donc l'autre chose, c'est ignorer qu'on ne sait pas. La certitude aveugle qu'on n'a pas de zone de carance dans notre savoir expose forcément un danger. Alors, dans quelle direction tu es, je me dis que on devrait peut-être, et quand je dis on sait moi, en général, qu'on ne sait aucune leçon à vous donner, je parle encore une fois de ce que je vais moi-même appliquer pour moi. Mais je me dis que j'ai peut-être intérêt à écrire une jolie phrase sur mon bureau pour me rappeler que la conscience de mon ignorance est une forme d'intelligence, en fait, finalement. Que c'est plus intelligent d'avoir une conscience permanente de son ignorance sans savoir ce que je n'y hors. Mais juste être conscient de cette ignorance, ça me rappelle le principe des connaissances dont je vous avais parlé une fois entre ce que je ne sais pas que je ne sais pas faire. Puis après, je sais que je ne sais pas faire quelque chose, puis après, je sais que je s'elle faire, et puis après, je ne sais plus que je s'elle faire parce que c'est un automatisme. Et du coup, je l'oublie alors que c'est malheureux parce que c'est quand même un point de rappel de notre propre évolution. Donc, en compétence comme ça, vous ignorez de vous-même, vous ignorez que vous savez marcher, tenir de vous, marcher et courir. C'est pas rien. Il y a une époque où vous ne saviez pas le faire. Vous avez fait vos lacés avec des nous quand même, relativement complexe, avec une agilité digitale dans le sens qui provient des doigts pour faire un e-boute, le revenir, faire la boucle tirer. Et puis après, ça, vous ne l'avez pas toujours sur le faire. Donc ça me rappelle aussi un petit peu ça. Alors, c'était quoi la phrase que j'avais trouvé? L'été pas si mal. La conscience de son ignorance est une forme d'intelligence, je crois, j'ai vu dit. Mais je crois que c'est ça, la conscience de son ignorance. C'est le truc que je vais essayer de me rappeler parce que je ne peux pas savoir que je ne gigneur des choses puisque je les ignore de fait. Je ne peux avoir conscience que j'ai une connaissance qui est remplie de terra incognita, un petit peu partout, sauf qu'elles sont pareilles, férensées sur la carte, finalement. Je crois que les plus grands progrès humains ont dû commencer par une prise de conscience de "je comprends pas encore ça" et il doit découler de deux choses que je ne comprends pas. Donc je vais creuser dans cette direction là. C'est un peu comme personne qui est sûr de conduire parfaitement, mais qui n'a aucune conscience qu'elle a des angles mort. Parce que quoi qu'il arrive si j'ai conscience que j'ai des angles mort sur ma voiture, la quand j'ai doublée sur la cadeau à ou le t-route, évidemment que je vais les contrôler par le biais d'air et d'air et trop visor etc. Mais quand je sens les contrôles et si j'ai conscience des angles mort, je ne sais toujours pas ce qu'il y a dans ces angles mort, mais je peux m'en méfier. Je sais qu'il existe des angles mort. Mais si je roule sans avoir conscience des angles mort, le pire peut arriver. Ça rejoint en quelque sorte aussi les faits de nines croûgueurs. On avait déjà parlé de l'ultra "crépide d'arianisme" sur le fait de ignorer son ignorance, créer de la confiance. Justement, "croguerre de nines" c'est de chercheurs qui en 99 ont publié dans le journal of "personality" à une "seungel pass psychology". J'ai vraiment un accent anglais à revoir, mais c'est une étude très célèbre. Vous n'avez sûrement entendu parler ailleurs où les chercheurs avaient demandé à des participants qui venaient volontairement pour faire des tests, dévaluer leurs propres compétences dans plein de domaines. Alors c'était des domaines un petit peu sociaux, on va dire, il y avait de la logique, il y avait de la grammaire, mais il y a aussi d'humour. Il devait noter leur propre humour à ce qui se sentait drôle, pas drôle, etc. Il y a eu des tests qui ont été faits pour pouvoir comparer l'évaluation personnelle de leur propre compétences dans ces domaines-là et la réalité tangible de ces domaines, même si on peut se dire que pour l'humour, c'est dur à quantifier, mais quand même on peut voir l'impact. Et le résultat c'est que les personnes les moins compétentes étaient celles qui se restimentaient le plus leur niveau, comme un fabuleux. C'est-à-dire que plus les personnes se pensaient bionologiques, moins étaient bonnes presque. Alors ça cache quoi derrière? Parce que les compétences nécessaires pour être bons dans un domain sont à peu près les mêmes compétences nécessaires pour reconnaître qu'on n'est pas bon. Autrement dit, si Gignor quelque chose, Gignor aussi que je l'ignore donc la double ignorance, ça me donne une illusion de maîtrise. Et c'est pour ça au début de l'épisode, quand je parlais de ces gens qui voulaient faire de la terre à un avion, on dit en bonhomme, c'est ok, je sais faire. On y n'y hors tellement ce que ça veut dire faire de la terre à un avion, que forcément, on se surrévait.
quoi? Je ne pense pas être si compliqué. Alors pour le coup, moi j'ai pris des cours de pilotage il y a 15 ans d'année après avoir fait un bâtème. La théressage, c'est vraiment tout le reste et relativement simple, on voit. Mais alors la théressage, et je parle même pas de la théressage où il y a un vent de côté ou quelque chose comme ça, c'est, je suis étonné qu'on ne se crache pas. Chaque théressage, non, je ne vais pas vous créer une angoisse, les pilotes sont des grands professionnels. Et moi ça m'a fait arrêter, parce que je me suis dit "oh là là, il y a trop de responsabilités derrière". Donc j'ai pu découvrir ce que j'ignorais pour être bon. Mais donc les faits de n'incrougaisure, autrement appelés de l'ultracrépidarianisme, vient de là, vient que pour se juger dans sa compétence de quelque chose, il faut bien le maîtriser si on veut bien se juger. Donc si on ignore, on a l'impression qu'en fait, finalement ça va à peu près. Je préfère le parallèle avec Donald Romes, Romes, oh je ne sais jamais le dire, Romesfelde, Romesfelde, c'est ça. Qui avait fait un discours en février de 2002 au département de la défense des Etats-Unis, il avait formulé une distinction qui est devenue une citation célèbre, oui, il y a donc qui d'existait trois types de connaissances. Donc ça rejoint avec les compétences dont je faisais parler à l'instant. Donc les choses qu'on s'éconcée, les choses qu'on s'éconcée pas, les choses qu'on ne sait même pas qu'on ne sait pas, etc. Et donc le dernier niveau était le plus dangereux parce que si on ne sait qu'on ne sait pas, on peut apprendre. Mais si on ne sait pas qu'on ne sait pas, on cherche pas. Bon qu'est-ce qu'on fait tout ça? De quelle direction? On va tirer ces fils. Déjà, je me dis que la vraie confiance en nous, en notre culture, par exemple, elle ne devrait pas être dans la ligne de "je sais tout", mais elle devrait être dans la ligne de "je sais ce que je dois découvrir", c'est-à-dire qu'on n'a même pas besoin de savoir, après exactement, on a besoin de cartographier, ce qu'on devrait encore apprendre à découvrir, étudier, demander, etc. En plus, ça me permet, moi, de me dire si je suis encore plus conscience, ça, d'être encore plus conscient de l'intérêt de poser des questions ou dire "je ne sais pas, je quand même très étonné parfois dans des conversations, de voir des personnes, dire des mots ou avoir des références, à des choses avec l'autre en face, je sais pertinemment qu'il ne sait pas de quoi ça parle, et que la personne continue d'écouter et continue d'alimenter la conversation au lieu de dire un simple stop. Excuse-moi, je sais pas à quoi tu fais référence là, si tu peux me l'expliquer, et puis la personne l'explique, il n'y a pas de soucis. C'est le principe de nos vies, on vulgarise nos terrains de connaissance personnelles et nos domaines de compétences, on les vulgarise pour que l'autre puisse suivre et on apprend de l'autre qui lui va maîtriser d'autres choses dans notre domaine, qu'on ne connaît pas, fin de l'histoire, quoi. C'est aussi bête que ça, où vous avez peut-être vécu un exemple similaire, et peut-être même personnellement, le nombre de faux quelqu'un parle d'un livre d'un film, on dit "Mais tu l'as lu, ça l'huve, tu l'as vu, ce film, ils ont dit oui, parfois on dit oui. Qu'est-ce qui se passe dans nos pêtes pour qu'on se dise oui, plutôt qu'on dise non." Alors, là dans cet exemple concret, peut-être qu'on dit oui, parfois, pour pas la arrêter ou parce qu'on n'a pas envie qu'ils nous expliquent trois heures parce que on sent que ça va rien changer. Bon, je sais pas trop, mais ce serait un autre film attiré. Moi, je reviens sur le fait que je trouve que l'ignorance invisible est plus dangereuse que l'ignorance visible de celle qu'on sait. Donc, on doit avoir confiance dans le fait qu'on ne sait rien. C'est le fameux, tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien, ou plus j'apprends, plus je sais que je ne sais rien. C'est vraiment ça. Mais on peut être prouactif, en fait, je vais tirer le film dans cette direction parce que c'est peut-être ça le fond de cet épisode. Il faut être prouactif sur le fait de savoir cartographier son ignorance et pas attendre de découvrir qu'on ignore quelque chose. Oui, ça me plaît. Ça me plaît d'aller dans cette direction de me dire, est-ce que je ne peux pas prendre un temps de temps en temps pour cartographier dans les domaines de ma vie autour de moi? Qu'est-ce que peut-être j'ignore ou à qui je pourrais demander un peu de connaissance là-dessus ou là-dessus, non pas pour qu'il m'apprenne, mais pour que je puisse cartographier un peu mieux mon ignorance. C'est peut-être pas mal, en termes de métaconition, ça nous donne une capacité de savoir ce qu'on ne sait pas. La métaconition, elle a été beaucoup étudiée par Flavelle en 79, c'est la capacité à réfléchir sur ses propres connaissances et donc les recherches montrent que les personnes qui sont capables d'identifier précisément leur connaissance après une plus vite et prennent de meilleures décisions, selon les travaux de Flavelle, enfin des années 70, pourquoi? Parce qu'elles cartographiennes, même temps, les identifies qu'elles savent, donc ce qu'elles savent pas, donc elles savent où concentrer leur attention et elles ont une forme de conscience de leur savoir et des factores, de leur ignorance. Elles ont un avantage cognitif parce qu'on a une illusion quand même de comprension, c'est ça le problème du cerveau humain, c'est qu'il est fort, il est fort pour nous bluffer. On peut avoir des illusions de comprension, c'est peut-être aussi pour ça qu'on n'arrête pas l'autre quand il parle de quelque chose qu'on ne connaît pas, c'est possible. Il y avait des travaux début 2000 avec une expérience, je me suis un plus qu'il l'a fait, je m'en excuse, c'était par eu dans "Cognitive Science", si vous voulez faire une recherche, il y avait des participants qui a fermé comprendre parfaitement le fonctionnement d'objets simples. Alors quand je vous dis un objet simple, c'est comme si à vous je vous dis, je pose la question de "est-ce que vous comprenez parfaitement le fonctionnement d'une fermeture éclare?" Ou est-ce que vous comprenez parfaitement le fonctionnement d'un vélo? Moi en vous pose dans la question, j'ai l'impression que je pourrais répondre oui, il y a d'affaires métier réclareaux au vélo. C'est bien pour ça que je vous pose la question parce que dans le fond, si je vous demande là de me l'expliquer en détail, un noir sur blanc, ça va être compliqué, ça n'avait pas réellement comment tout fonctionne exactement. Et j'ai cette illusion sur la fermeture éclare, j'ai l'impression que je pourrais expliquer mais si je devais vraiment mettre ma sur blanc faire un petit schéma, une petite explication concrète pour que quelqu'un puisse en créer une, par exemple, je suis impossible. Et ce phénomène démontré en début des années 2000, à un nom, on l'appelle l'illusion de profondeur explicative. C'est l'illusion non pas de l'explication, c'est l'illusion de compréhension profonde. On croit comprendre jusqu'au moment où on doit le expliquer. C'est la méthode de Feynman en mémoire. Si vous voulez savoir si vous savez vraiment quelque chose, expliquez-le à une autre personne et cet autre personne doit pouvoir être un enfant de 8 ans et comprendre ce que vous expliquez même si c'est la physique quantique. Et si vous êtes pas capable selon Feynman, qui est un ancien professeur de physique quantique entre autres, si vous n'êtes pas capable de l'expliquer à la personne en face de vous, alors, c'est que vous n'avez pas compris vous-même. Vous n'avez pas compris profondément. Donc c'est la phrase de ce que je disais de tout à l'heure. Tout ce que je ne sais rien, ce n'est pas grave, dit tout. Mais il est de ma responsabilité de cartographier ce que je ne sais pas d'une manière proactive et d'éviter l'illusion de compréhension profonde, d'un an sage-coné. Parce qu'il y a le G c'est pas mais il y a le che-coné aussi, sage-coné peut-être que tu connais pas, peut-être que tu crois connaître, peut-être que tu connais les contour mais pas l'intérieur. Donc voilà le vrai danger, ce n'est pas de ne pas savoir, ce n'est pas de se tromper, c'est de croire qu'on ne peut pas se tromper parce qu'il y a quelque chose qu'on n'y aure. C'est de croire qu'on a déjà cartographié tout ce qu'on y aure. Le vrai danger, c'est de pas avoir de doute parce que le doute, ça ouvre des portes et les certitudes, ça ferme les portes. Alors la véritable intelligence, c'est pas de tout savoir, c'est de rester curieux, face à ce qu'on y n'y aure encore, et encore plus, face à ce qu'on y n'y aure qu'on y n'y aure. Merci beaucoup de avoir tiré ce fil avec moi, on verra où ça n'humène la prochaine fois, la prochaine fois ce sera lundi, lundi à 6h, peut-être je vous parlerai un petit peu plus profondément de Feynman, ça peut être intéressant. Merci de suivre le podcast toujours, prenez ce fond de vous, je m'appelle toujours Fabien Lycarrat, très bientôt, ciao.
Podcast Summary
Key Points:
La peur de l’ignorance visible (ex.
L’effet Dunning-Kruger montre que les moins compétents surestiment leurs capacités, car ils manquent des compétences nécessaires pour reconnaître leur propre incompétence.
La métacognition – la capacité à réfléchir sur ses propres connaissances – permet de cartographier son ignorance et d’éviter les illusions de compréhension profonde.
Le vrai danger n’est pas de se tromper, mais de croire qu’on ne peut pas se tromper, ce qui ferme les portes de la curiosité et du doute.
Summary:
Dans cet épisode, Fabien Lica explore l’idée que ce qui est vraiment dangereux n’est pas d’avoir tort, mais d’ignorer ce qu’on ne sait pas. Il utilise la métaphore des marins qui craignaient le bord du monde, alors que les vrais dangers étaient les courants, les tempêtes et les récifs invisibles. Il souligne que la conscience de son ignorance est une forme d’intelligence, car elle permet de rester prudent et d’éviter les certitudes aveugles.
En s’appuyant sur l’effet Dunning-Kruger, il montre que les personnes les moins compétentes surestiment leurs capacités, car elles ignorent leur propre ignorance. Il évoque aussi l’illusion de profondeur explicative, où l’on croit comprendre quelque chose jusqu’au moment où on doit l’expliquer en détail. Pour contrer cela, il propose d’adopter une approche proactive : cartographier régulièrement les domaines de son ignorance, poser des questions et accepter de dire « je ne sais pas ».
Il conclut que le véritable danger n’est pas de ne pas savoir, mais de croire qu’on sait tout, ce qui ferme la porte à la curiosité et à l’apprentissage. La sagesse réside dans la conscience de ses limites et dans la volonté de rester ouvert au doute et à la découverte.
FAQs
Savoir qu'on ignore quelque chose permet d'être prudent et de chercher à apprendre, tandis qu'ignorer son ignorance crée une illusion de maîtrise et expose à des dangers imprévus.
C'est un biais cognitif où les personnes les moins compétentes surestiment leurs capacités, car elles manquent des compétences nécessaires pour reconnaître leur propre incompétence.
La métacognition, ou la capacité à réfléchir sur ses propres connaissances, permet de cartographier ce qu'on sait et ce qu'on ignore, ce qui améliore l'apprentissage et la prise de décision.
C'est la tendance à croire qu'on comprend parfaitement quelque chose, jusqu'à ce qu'on doive l'expliquer en détail, révélant alors notre ignorance réelle.
Dire 'je ne sais pas' permet d'éviter les malentendus et favorise un échange authentique, en reconnaissant ses limites et en invitant l'autre à expliquer.
Les certitudes aveugles sont dangereuses car elles ferment les portes à la curiosité et à l'apprentissage, tandis que le doute permet d'explorer ce qu'on ignore.
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