Dans cet épisode, Camille Test aborde la pression sociale liée aux relations amicales dans une société capitaliste qui exige toujours plus de temps et d’énergie. Elle invite Albert Moquibère, docteur en neurosciences et psychologue clinicien, pour critiquer la « neuromanie » : la tendance à tout expliquer par le cerveau, souvent à des fins commerciales ou idéologiques. Moquibère explique que les neurosciences sont parfois utilisées pour vendre des produits (comme des crèmes « épigénétiques ») ou pour individualiser des problèmes sociaux complexes. Il dénonce le réductionnisme qui réduit les comportements humains à de simples activations cérébrales, alors que la cognition est incarnée : elle dépend du cerveau, du corps et de l’environnement. Il souligne aussi que la plupart des études en psychologie portent sur des populations « WEIRD » (occidentales, éduquées, industrialisées, riches et démocratiques), ce qui fausse les conclusions générales. Enfin, il rappelle les limites techniques de l’IRM, dont les images sont des calculs probabilistiques sur des voxelles contenant des milliards de neurones, et dont les résultats varient selon le contexte. Moquibère appelle à une approche plus nuancée, qui prenne en compte les facteurs sociaux et environnementaux, plutôt que de tout attribuer au cerveau.
Salut chers auditeuristes, c'est Camille Test. Cette épisode est sponsorisée par Better Help, une plateforme de thérapie 100% en ligne. Je vais vous dire un truc qui va sonner bizarre, mais je crois que j'ai trop d'amis. Au plus tôt, j'ai trop d'amis dans un monde capitaliste qui requiert de nous toujours plus de travail, de temps, d'attention et d'énergie. Concretement aujourd'hui, quand une personne qui m'échère, m'envoie un message pour programmer un café, je mets des jours à répondre, je finis par proposer un peu enteuse, un créneau plusieurs semaines, voire plusieurs mois après. Et le pire c'est que le jour même, j'y suis même pas sûr que j'aurais l'énergie d'honorer ce rendez-vous. Résultat, mes amis ont l'impression que je ne leur accorde pas l'importance qui almérite. Moi, je me sens nul et tout le monde est frustré. Dans ce contexte, l'une des choses qui m'aide, c'est la thérapie. Avec ma psychologue, on parle de ma peur de décevoir, de celles de poser des limites clairs, mais aussi de l'importance de prendre soin, de soin et des autres. Dans ce contexte, ça pourrait impliquer de poser un cadre sécurisant, mais ferme, en expliquant à mes proches, quand ce moment la vie me roule un peu dessus et que je les aime fort et que je m'engage à revenir vers L.E. quand ce sera plus calme. Ou alors, pour certaines relations, à mettre un stop. Si ces sujets vous occupe aussi, vous pourriez passer par Better Health, le sponsor de cet épisode. C'est une placeforme de thérapie en ligne qui fait appel à un réseau de plus de 400 psychologues et psychothérapie en France. Pour essayer et profiter de 10% de réduction sur le premier mois, rendez-vous sur www.beterelle.com/euhh. [Musique] [Musique] [Musique] Imaginez par BIN JODIO. [Musique] Salut, chers de Ditoris. C'est Camille Test. C'est dernier mois, l'algorithme d'Instagram me matraque d'une publicité que vous reconnaîtrez peut-être. Dans celle-ci, inti par la ma chouare carré, musclée et barbu est installée en pleine nature. Il flotte dans une sorte de bain nordique remplie de glaçons. Sur de lui, il m'explique que si je n'ai pas encore la vie dont je rêve, c'est que je scroll trop, que je mange trop, que j'écoute trop de musique et que je passe trop de temps avec mes amis. Bref que mon cerveau est pris dans un cercle très vicieux celui du plaisir immédiat. [Musique] Pour iromedier, il me suggère une solution qui a changé sa vie et qui changera sûrement la mienne, le jeune d'eau paminérgique ou d'eau pamin des Tox. En me coupant de toute stimulation pendant plusieurs semaines, mon cerveau devrait retrouver un rappeur saint à la deau pamin je gagnerai alors en concentration, en motivation, en productivité et peut-être même en joie de vivre et la réussite alors sera apportée de main. Si ce coach en sorte de bain ne vous a pas encore sermoné sur Instagram, vous avez forcément déjà rencontré des gens qui vous expliquent que tout se passe dans votre cerveau et cofon. Il suffirait d'appuyer sur le bon bouton pour sortir de vos addictions, changer vos croyances, en finir avec la dépression où vous libérer des peurs qui vous empêchent de trouver la paix. Ou la moure de votre vie. Alors d'où nous vient cette récente manie de trifouiller à ce point dans nos neurones et quel conséquent cette obsession du cerveau peut-elle avoir sur notre santé mentale et sur notre société. Pour en parler, j'ai convié une personne qui je crois est un peu exasperée par cette neuromanie Albert Moquibère, bienvenue dans "Encore euro". Merci beaucoup, bonsoir. Bonsoir, merci beaucoup d'être là. Albert Moquibère, tu es docteur en neuroscient, si aussi psychologue cliniciens. Ton livre "Neure aux Mania" est sorti séjourcé aux éditions à l'Ari. On va en parler dans un instant. Mais je voudrais consarrer sur ton premier livre, votre cerveau où joue des tours sorti en 2019. Dans celui-ci, tu pensées notamment sur les biéconitifs, sur le fait que le cerveau invente continuellement des choses qui fonctionnent beaucoup par approximation, par raccourci. C'était quoi l'objectif? Est-ce que c'était en gros de montrer déjà qu'on accorde un peu trop de crédit à notre cerveau? Oui, absolument. Dans votre cerveau, je détour. C'était un peu sortir cette idée, sortir des esprits, cette idée que on est des êtres qui perçoivent le monde tel qu'il est. En fait, quand vous me regardez, quand je vous regarde, il y a deux images qui sont en train de se mélanger en permanence. L'image des informations qui viennent de l'extérieur, les photons qui sont en train de rebondir sur vos peaux, qui touchent ma rétin, mais cette image, si je devais juste l'isoler, est-ce récomplètement morceler? Il y aurait des parties qui sont en noir éblant, de bouquiments, etc. Et à une deuxième image, qui vient de mes connaissances du monde, qui viennent boucher un peu ces trous, et comment on bouche ces trous parfois, peuvent avoir des influences qui peuvent être néfastes ou positives, ou en gros, une grande partie, c'était de dire que les billets cognitifs ne sont pas quelque chose de négatif, ce n'est pas quelque chose qui est spécifique au cerveau, mais c'est souvent une rencontre entre une stratégie cognitive et un contexte particulier. Cette stratégie cognitif est très bonne. On peut prendre l'exemple vraiment que je prends souvent parce qu'il est plus facile, c'est l'optimisme. L'optimisme, c'est une sorte de prédiction que le futur va bien se passer. En général, on veut que les gens soient optimistes. C'est une qualité qui est souhaitable. En tout cas, on agit comme tel. Mais si vous prenez une personne optimiste, je ne sais pas, au casino, elle joue, elle part, mais elle est optimiste. Donc, elle se dit au prochain coup, je vais me refaire, elle repère, parce que le casino est un environnement qui est créé pour que les personnes perdent. Dans ce cas-là, cette stratégie cognitive qui est l'optimisme devient un billet d'optimisme. C'était pour expliquer que nos comportements, nos processus, ne sont pas juste le fruit de nos états mentaux. Tu parles de neuromanie. Neuromania, qu'est-ce que c'est la neuromanie? La neuromanie, c'est quelque chose qui est vraiment plénésor. Et c'est la volonté de mettre des neurosciences dans tout et n'importe quoi. Même quand soit les neurosciences n'ont rien à dire, soit ce qu'on est en train de mettre, c'est même pas des neurosciences. Par exemple, je vois souvent des formations de neurolitharchip et la majorité du temps, c'est vraiment de la psychologie sociale des années 60. Mais il y a un truc, un article que je cite dans le livre, qui s'appelle "La lure s'éduisant des neurosciences". C'est des chercheurs qui ont montré que, si vous avez une explication de quelque chose, et vous foutez dedans une IRM ou une donnée neuroscientifique, l'explication est jugée comme plus fiable, plus solide, qu'une explication qui peut être meilleure sans l'information neuroscientifique. Et donc, on est en train de parler d'opamines pour les réseaux sociaux, de ces retonines, pour la dépression, de striatum, pour le climat, de la fameuse neuroplasticité, je sais pas qui ici, il y a déjà eu plusieurs que plein d'entre vous, vous avez déjà vu des pubs sur booster votre neuroplasticité, comme si c'est un truc vraiment magique, alors que c'est une sorte de propriété fondamentale, de notre fonctionnement, qui est assez cool, mais. Tiens, rien, on peut pas. Tout le temps, si je vous dis 53, et vous repenez, 53, je viens de booster votre neuroplasticité et rien d'impressionnant là-dedans. Mais on est pas impressionnés, mais. C'est alors booster votre neuroplasticité pour améliorer votre créativité. C'est juste pas des neurosciences. En fait, en gros, il y a des neurosciences, la physique quantique, l'IA et l'épigénétique, en ce moment. Hier, j'ai vu une crème épigénétique. - Oui, à l'époque, c'était un peu légène, et tu sais, dans ton livre-ci, qu'à un moment, dans l'histoire, on vous aide des crèmes de jour au radium et on est en activité, - Oui, mais on a un créé, - Ça, c'est nécientifique, quoi. - Dès qu'il y a une nouvelle science qui n'est pas stabilisée, elle va être. prise en lotage, souvent pour deux. pour deux raisons. Sois pour des raisons mercantiles. Si je peux vous persuader que vous utilisez que 10 % de votre cerveau, je peux vous vendre une formation pour utiliser 15 ou 20 ou 25, et puis je peux faire des niveaux. Donc, niveau 1, vous allez utiliser 15, puis vous allez aller à l'étape supérieure pour un peu plus cher, etc. Ou pour des raisons idéologiques. Ça me permet d'individualiser des sujets complexes et sociétos de les dépolitiser, etc. Et donc, ces souvent, ces deux phases, soit pour des raisons, parce qu'on veut vous vendre des trucs, la dopamine, des tocs, etc. Sauf pour des gens idéologiques pour réduire des sites des problématiques plus complexes, plus sociétales sur l'individu, voire sur son cerveau. - En cette question, la dépolitisation, on va y revenir un peu, mais je voudrais d'abord que tu nous expliques, en gros, c'est vrai que depuis quelques années, peut-être 10, 15 ans, dans les médias, on voit tout le temps des titres du genre. On a trouvé la zone du bonheur dans le cerveau, ça s'est français en 2015. Les gens de gauche et de droite n'ont pas le même cerveau, cela est en 2012. Si l'être humain court à sa perte, c'est la faute de son cerveau, c'est un peu un peu incincerie, en 2019. On voit aussi des formulations un petit peu flou, cette zone du cerveau 1, du leap rom, des termes in rigues du jouet un rôle, ou alors des titres qui nous donnent l'impression que l'info est ultra crédible du genre des chercheurs de l'université de Harvard entre mes petits-cis et de montrer beaucoup de choses. Et tu montres aussi quelque chose qui m'a vraiment beaucoup intéressé, c'est qu'on a l'impression que ces études, bon déjà, qui sont souvent un petit peu résumées dans les médias, elles sont aussi faites sur toujours un peu la même population. C'est correct, c'est toujours sur les mêmes personnes. On appelle cela la problématique queer, c'est un truc qu'on a découvert. On sait cela depuis longtemps, mais cela a été formalisé en 2010 par un chercheur qui s'appelle Heinjer, et qui a trouvé que la majorité écrasante des études en psychologie, en l'occurrence, était faite sur une même population, qui l'a appelée le "pollation weird", donc que le nom de l'anglais a dit bizarre, mais c'est un acronym pour "WC Western", donc "Occidento", "Eux", "Eux", "Educated", et "Easy" "Industrialized", donc des pays industrialisés, "R", "R", "Riche", et "Dès" des démocratiques, et que, en gros, 12% de l'humanité représentait 90% des études en psychologie et à partir des résultats de ces études, on extra-polle sur le fonctionnement de toute l'humanité. Et non seulement cela, il a montré aussi que ce que c'était chantur, puisque le limite, on peut se dire 12%, c'est un bon échantillon. Alors si je peux faire 12% à un sondage de 12% de la population française, c'est un top échantillon, mais il a montré aussi que ces études chantillons fonctionnaient complètement du reste de la population, que c'est le pire échantillon à partir duquel généraliser l'espace, et pas seulement cela, ce que, dans le hausseant des populations oubietes, c'est souvent des étudiants en psychologie, parce que c'est pas cher, parce que c'est un côté de l'délabot, et donc je suis dans un laboratoire de psychologie, je vais recruter des gens, je vais aller dire où ils sont ou les masters et les licences, je vais leur donner 10 dollars, ils vont venir trop contents de participe à une expérience, que ces résultats ne sont même
ou ir de elle-même. Donc les étudiants psychologiques doivent avoir des deux stun-fords, etc. ne fonctionnent pas comme une personne qui habite à peau ou dans le jerse, mais on va dire que l'humanité fonctionne comme ça voilà la zone de votre cerveau ou bien même sur des trucs plus moral et éthique. Je peux par exemple peut-être vous connaissez l'expérience de l'obédiance à l'autorité de 1000 grammes, ça a été fait sur TF1 comme le jeu de la mort et qui montre que des gens sont prêts même à électricuter, à tuer des gens qu'ils entendent en train de créer juste parce qu'une autorité leur dit "électrocutes" et on a découvert que c'est juste des étudiants qui font ça, que si on va trouver un adulte qui a 50 ans et on lui dit "électrocutes" déjà avec une personne en bouleuse blanche, il dit genre non, dégâge, je vais pas le faire. Mais on va créer une sorte d'extrapolation sur tout le fonctionnement de l'humanité alors que ces études devraient dire "on a découvert que des chercheurs américains de Harvard obéissent à l'autorité de leur prof". C'est soudainement beaucoup moins au monde tu. Cette façon de résumer parfois, par exemple je sais pas, on a trouvé la zone de la dépression dans le cerveau, c'est ce qu'on appelle le "raductionisme", le fait de tout réduire à un organe, même parfois une zone dans le cerveau. Est-ce que tu peux nous expliquer qu'est-ce qui nous a pris à fonctionner comme ça autant de façon réductionnise d'où ça vient en ce réductionnisisme? Ça vient à la base de la méthode un peu scientifique, c'est-à-dire la méthode scientifique dans d'autres disciplines, le réductionisme a été très utile. C'est-ce que le réductionnisisme, c'est-à-dire on a un sujet, on veut les étudier, on va les découper dans tes petits morceaux et tu dis "échac petit morceau, il fait quoi?" et puis remettre tout ensemble et comprendre comment ça marche. Le problème c'est que pour les humains ça ne marche pas, ça ne marche pas parce qu'on a ce qu'on appelle des propriétés emergentes. L'exemple que je donne en live c'est sur l'eau, mais je vais donner un exemple un peu plus court comme ça, on peut couvrir plus de choses. C'est-à-dire qu'on comprend des embouteillages, je vous dis que je vais étudier une voiture. Je ne peux pas étudier les embouteillages avec une voiture, il faut plusieurs voitures pour que la propriété emergente embouteillage apparaissent. Il y a plein de choses chez les humains où étudier à un neurone, ça n'aide pas à comprendre comment ça marche. Comme si il y a un accident de voiture et je me dis je vais étudier les atomes de la carrosserie. Mais si l'accident a eu lieu à cause du vert-glas ou à cause du taux d'alcool dans le centre du conducteur ou de la conductrice, les atomes de la carrosserie, en fait c'est pas le bon niveau explicatif, on parle du bon niveau explicatif. Et on a trop fait ça et aujourd'hui en neuroscience on est dans le gestor d'un passe, on se dit on peut plus continuer comme ça. On a besoin de penser les gens différemment. Donc ça c'est un point de vue conceptuel mais aussi on a un problème d'un point de vue de l'outil. Quand on monte ces IRM, ce qu'on ne dit pas, vous imaginez que vous avez tous vu au moins une fois dans votre vie une IRM fonctionnelle, donc c'est les cerveaux, il y a des couleurs, on dit voilà ça s'active, ça s'active pas. En fait ces couleurs ne sont pas du tout la intensité de l'activation, c'est des calculs probabilistiques, de combien est-ce qu'on pense que cette zone est potentiellement impliquée dans cet hache. Et le deuxième problème méthodologique c'est que la résolution de nos machines ne sont pas top. Donc dans vos téléphones portables vous avez des pixels, en IRM on a ce qu'on appelle des voxelles, un voxelles c'est des milliards de neurons. Donc c'est pas vraiment un scapsi vous prenez des photos avec un téléphone qui fait un méga pixel, du haut de la tour et felle pour savoir ce que fait quelqu'un dans l'île, c'est pas top. Et deux, notre cerveau est ce qu'on appelle un organe dépendant du contexte donc nos fonctionnellements seraient ralchants selon où est ce qu'on est. Contrairement à nos autres organes qui aussi changent mais pas autant. Donc ça veut dire que si on m'étudie avec plein de chercheurs autour de moi alors que je scroll sur mon téléphone, c'est pas de tout qu'on me l'a joué dans mon lit en tant que décon. Et aujourd'hui on n'a pas dit "Rimportable". Donc par exemple quand vous citez un article qui dit voilà le cerveau de voilà la zone dans votre cerveau de quand vous êtes amoureux, en fait ce que ça veut dire, c'est voilà qu'est ce qui c'est potentiellement de quelques calculs probabilistiques sur 15, 20 personnes, les airs qui se sont activés quand une personne était allongée dans une IRM, dans un hôpital qui fait "ba, ba, ba, ba, ba, ba, ba" et à qui on a montré sur un écran des photos de sa copine ou de son copain ou bien une scène d'un film romantique. Alors que c'est pas du tout, on pense pas que c'est pas du tout les mêmes coréla, le Renault quand vous allez à un premier date ou quand vous êtes chez vous en train de faire des papouilles avec votre partenaire de 15 ans sur votre fauteuil, fauteuil dans votre maison. Et donc il y a tellement de couches de dégradation entre nos méthodes d'invigéstigation actuelle et comment on pense qu'on sait que le cerveau fonctionne, que toutes ces conclusions en fait pour le moment elle ne valle pas grand chose. Nous on est obligé de faire ça c'est des limitations techniques et conceptuelles qu'on a en recherche. Le problème c'est quand ça passe chez le grand public où on dit pas une personne de gauche et une personne de droite on des cerveaux différents, une personne qui aime le chocolat, une personne qui aime les pastèques, on des cerveaux différents aussi. Par définition, tout est ascrique à le repart dans le cerveau. On va faire une sorte de hype ou d'un truc genre où on a trouvé un truc alors que si on se pose une seconde et on y pense, bah oui. Dans cette façon de tout réduire au cerveau, il y a aussi un peu l'idée que le cerveau serait un peu à l'origine de toutes nos actions et qu'on va être en vieira le monde à travers notre cerveau. Et toi tu dis au contraire non notre condition elle est incarnée, ça veut dire quoi notre condition elle est incarnée? Ça c'est un peu une des raisons de pourquoi j'écris le livre, c'est parce que je trouve que cette modèle théorie qui est très présente dans l'inrocience et quasiment pas relayée en France pour plein de raisons. On a une vision très cognitiviste, on va dire en France, c'est que le comportement d'une personne dépend de ses processus mentaux. En neuroscience, on pense pas ça et du tout. On a ce cadre qu'on appelle la cognition incarnée que le comportement d'une personne, que l'émotion, que l'idée, qu'elle a, etc. Et tout le temps, le fruit d'une interaction en trois choses, son cerveau, son corps et son environnement. Et que ces choses ne sont pas réductibles juste au cerveau. Donc si je suis dans un cadre de cognition incarnée, une étude en IRL, l'environnement par définition n'est pas l'environnement naturel de la personne. Donc je vois les activations sur une personne qui regarde sur l'écran une scène de rheur dans une irème, dans un lieu qu'il connaît pas. Donc ce n'est plus voilà la zone de la peur. Ça change des choses et surtout quand on pense à ce truc comme ça, ça a des implications sur comment on interprète les comportements des uns et des autres. C'est-à-dire une personne qui par exemple échoue un examen. Au lieu de dire elle ne sait pas, ça peut être par exemple les conditions dans laquelle elle était. Je sais pas la chambre était trop forte. Ou bien il n'y avait pas assez de lumière, ou bien elle était stressée, ou bien. Donc il y a des choses à l'interne et des choses externes. Et quand on pense en cognition incarnée, on nous veut directement à la porte à ce qu'on appelle les bons niveaux explicatifs. Donc différentes comportements, voire différentes bons niveaux explicatifs. Une personne qui fait un burnout parce qu'elle bosse 15 heures par jour, ce n'est plus elle qui est faible. C'est parce que l'environnement n'est pas adéquat de la même manière que une personne qui n'arrive pas à apporter une voiture. On dirait jamais, elle est faible, il faut qu'elle part faire des cours de musculation pour porter des voitures. On accepte, c'est pas possible. Mais quand c'est le cerveau, parce qu'on le réduit à son cerveau et on ne prend pas en compte cette cognition incarnée, on se dit on va faire des ateliers de résilience. Ou bien on va faire des séances de méditation. Alors comme si le point d'entrer c'est l'individu, alors que dans l'occurrence, c'est les conditions de travail qui sont pas bonnes, mais qu'on va évacuer en réduisant l'individu. Donc la cognition incarnée, c'est de se demander quel est le bon niveau explicatif pour le comportement que je suis en train de faire. Est-ce que c'est le processus psychique de la personne qui parfois peuvent être pertinent? Est-ce que si son état corporelle, si la personne a des douleurs, est-ce qu'elle a mal dormi, est-ce que ça lui manque bien, est-ce qu'elle est reposée, etc. Et son environnement. Comment est-ce que les gens la perce doivent dans quelle condition est-ce que se trouve, etc. Et donc ça change la vision des choses. Chers auditeuristes, avant de vous lancer dans cet épisode d'un correureux, un mot sur Shopify et le sponsor de cet épisode. Guidé par l'énergie du printemps, vous avez lancé une collection capsule de t-shirt retro-buffy contre les vampires, une gamme de confitures poire-vervenne ou frais-j'ingembre, une ligne de jouet pour chien en matière non polluante. Et pour tout ça, je vous dis bravo. Maintenant, il vous vous trouve des clients, clients, des points de vente, des façons de diffuser vos créations, et vous n'avez aucune idée de comment faire. Je vous comprends, je ne serais pas du tout par quoi commencer non plus. Heureusement pour vous, Shopify et le sponsor de cet épisode, c'est par quoi commencer. Shopify, c'est une plateforme qui permet de le lancer, gérer et développer son entreprise en passant par différents canaux. En ligne, en boutique, sur les réseaux, bref que vous soyez plutôt "icommerce" ou "petit point de vente physique" dans votre région, la plateforme peut vous aider à chaque étape. Pour essayer, ascribez-vous à une période d'essai à 1 euros par mois sur Shopify.fr, rendez-vous sur Shopify.fr et lancez-vous Shopify.fr. J'en j'en ai qu'on vienne sur quelques "neuromites" que tu étudies un peu dans ton livre. C'est-à-dire en gros des "neuromites", c'est tous ces "mites" que l'on réinterprète les neurosurances et on simplifie tout ce n'est pas de chose. Comme tu dis, on les utilise à des fins marketing notamment. Parmi elles, cette idée, par exemple, on a commencé à en parler un peu. Il y a une zone pour telle chose. Les amidals, on dit tout le temps, les amidals sont les zones de la peur. Est-ce que c'est vrai? Cet exemple est un peu plus complexe. Déjà, les amidals, ce n'est pas des amidals ici. On a des amidals dans le cerveau aussi. Je préfère tout le temps préciser, parce qu'il y a des personnes qui viennent parfois et qui me disent "moi, j'ai pas de amidals, mais j'ai peur". Ce n'est pas les mêmes amidals. Les amidals sont des structures dans le cerveau qui sont impliqués dans la sensation de la peur. Le problème, c'est de dire la peur est dans la middle. Aujourd'hui, on parle en dépendance. On est en train d'abandonner cette vision qui dit "neux fonctions sont localisés dans des zones particulières". On parle en termes de réseaux de dépendance. C'est-à-dire, c'est un peu comme si vous avez une montre et vous avez les secondes et les minutes et les heures. Vous retournez votre montre, vous enlevez un des roisges, les secondes s'arrête. Vous allez jamais vous dire, c'est le roige des secondes. C'est un roige dans d'autres roisges qui jouent un rôle. On est en train d'abandonner ce truc. Surtout que dans le livre, je cite le cas d'une personne française, c'est un homme qui a genre la quarantaine, qui a eu mal à la jamp. Il va voir son généraliste et au bout de plusieurs exemples, lui dit "tu vas faire une IRM". Il a un boulot, il a des enfants, il vit sa vie normalement en ce fait 40 ans qu'il vit, etc. Il a fait un IRM et 80% de son cerveau était pas là. Il y a en fait du liquide, c'est falloir acheter un partout.
dans son crâne et son cerveau est poussé aux extrémités. Et lui, il vit normalement, il avait jamais su ça, il avait vraiment la quarantaine, deux enfants, etc. Il a le légère retard mentain. Et par ça, il dit là son boulot, il paye ses impôts et tout. Donc il y a une sorte de modularité qui fait que ce truc de dire "set zone", c'est ça, "set zone", c'est ci. Et complètement, une simplification qui devient presque un mensonge. Mais attention, ça veut pas dire qu'il n'y a pas de spécificité dans le cerveau que tous les neurones sont en train de faire tôt et n'importe quoi. Il y a une spécificité, mais elle est distribuée. Elle est pas localiste. Et donc, pourquoi est-ce que j'explique ça dans le livre? Dans tous les neuromides, je dirais que ça, c'est le moins grave. C'est juste que derrière, il y a des gens qui vont vous apprendre à reprogrammer votre amidal, apprendre à contrôler votre striatum et tout ça. C'est pour vous faire vendre des complets alimentaires pour stimuler les amidaires. Exactement. Il y a pareil mon exemple que je dénais un introduction sur la doupamine. Mon parlent au superfait de la serrotonine, le hormon du bonheur. Est-ce que j'ai vraiment une hormone pour une émotion? Absolument pas. Les émotions sont quelque chose de beaucoup plus complexe pour que ça soit une hormone pour une sensation. Par exemple, la doupamine, c'est pas du tout le hormon du plaisir. C'est une hormone qui semble jouer à un rôle dans ce qu'on appelle la correction de la prédiction de l'erreur. Notre cerveau est un organes prédictif. Donc, il est tout le temps en train de prédire qu'est ce qui va se passer. Et quand une prédiction ne se réalise pas ou se réalise trop, etc., il y a la doupamine qui va moduler pour les fois d'après. C'est pas du tout du plaisir. Mais, on va là aussi invisibiliser plein de facteurs systémiques pour dire « Ah, les gens qui utilisent beaucoup leur téléphone, c'est à cause de leur doupamine ». Et ça a aucun sens. On sait aujourd'hui que la majorité des utilisateurs des réseaux sociaux ne postent rien. Qui ici est sur les réseaux sociaux? Très bien, donc tout le monde s'en parle. Donc, là, il y a une salle qui fait, je ne sais pas, et là, un peu plus d'une centaine de personnes, tout le monde a lvé un main qui postent régulièrement. Et là, il n'y a plus que… je ne sais pas, 10, 15%. Donc, pour tous les autres, vous allez probablement tous les jours sur les réseaux sociaux. D'hypothèse de la doupamine qu'on est adict au like sur les réseaux sociaux ne tient pas de bout déjà, parce que la majorité des utilisateurs ne va pas avoir de like, parce qu'ils ne postent pas. Donc, comment est-ce que je vais être adict à un plaisir de like, de suscure, de bonbon, de machin, alors que je suis pas en train de poster? Pourquoi on est tout le temps sur les réseaux sociaux? C'est parce que déjà, ces plateaux en m'omplient, on priait une place hyper importante dans l'organisation de le société. Si je ne sais pas quelqu'un travaille dans le graphisme, n'a pas d'instagrams si compliqué, si on quelqu'un… et parle en public et écrit des livres n'a pas ou un Instagram, ou Facebook ou TikTok, vous allez pas vendre, si vous êtes un restaurateur ou vous êtes pas sur Google Maps, vous n'existez pas, etc. Donc, ces choses ont pris une place hyper prépondérante dans nos sociétés, on a laissé faire, est-ce que c'est bien, est-ce que ce n'est pas bien, c'est un autre sujet? Donc, les gens lui utilisent, et on dit à vous êtes adict à cause de votre dopamine. Donc là aussi, on dégage des facteurs beaucoup plus structuraux, pour mettre le pas sur l'individu. C'est comme si on vient découvrir l'électricité, tout le monde met des lampes et des ampoules chez lui, on dit à les gens sont adicts à l'électricité, ça a aucun sens. Après, est-ce qu'il y a des jugages excessive des réseaux sociaux absolument? Mais souvent, c'est en train de cacher autre chose. L'exemple que je donne dans le livre, c'est comme si vous voyez une personne déprimée qui reste tout le temps sur son sofa ou dans son lit, et on leur regarde, on dit cette personne est adict à son lit. C'est vraiment un nonsense, il y a quelque chose qui est en train de jouer à un rôle, et c'est beaucoup plus intéressant de regarder dans une vision incarnée, qu'est-ce qui a poussé ce comportement au lieu de vouloir le réduire à tel ou tel molécules? Pour la dépression, la serotonine s'est encore pire, ce que c'est hypothèse, que si on va mal, on a une sorte de déséquilibre chimique dans le cerveau, on ne sait pas mesurer les taux de neurotransmeterre dans le cerveau. Donc, le neurotransmeterre, c'est la serotonine? C'est la serotonine, la dopamine, le GABA, l'ocytocine, etc. On ne sait pas comment on le mesurait, donc on est en train de dire à cette personne est déprimée parce qu'elle manque de serotonine, mais il n'y a pas de test de mesures de serotonine, et surtout, si la serotonine manquait vraiment, il y aurait des tonnes d'autres fonctions qui partiraient un peu en succès parce qu'on a un nombre limité de neurotransmeterre, je pense qu'on a des couverts genre 20 ou 30, et qui s'outant tout. Donc, et c'est aussi pour ça que quand vous prenez des médicaments psy, par exemple, prenez des antidepresseurs, parfois vous allez peut-être vous sentir mieux, mais si vous êtes un homme, vous allez avoir des problèmes de dysfonctionnement erectile, ou si vous êtes un homme ou une femme, vous allez par exemple prendre plus de poids, avoir plus ou vent-froid, etc. Parce que ces substances, on est en train de décier d'altérer, jouant à rôle dans des tonnes de fonctions. Donc, ça joue à un rôle peut-être dans votre humain, mais ça joue aussi à un rôle sur votre sensation de sa société, sur la régulation temporale de votre corps, sur votre sudation. Il y a des gens qui prennent des médicaments qui commencent à suer, non de stop tout le temps. Et donc, ils sont un problème, ils sont un autre problème qui est tout aussi grave. Donc, ça devient une sorte de casse tête, de comment est-ce que je vais trouver, quelle est la molécules qui va être adaptée à la personne. Si vous avez de la chance de trouver un traitement qui vous est adapté, c'est super. Mais pour les gens qui, pour qui on ne sait pas, c'est des outils, c'est important de partager avec les personnes qui vont mal, que si ça ne marche pas, c'est pas cause de vous. C'est nos connaissances qui sont pas encore assez bonnes. On n'a pas une découverte de nouvelles molécules en psychiatrie depuis 20-30 ans. C'est juste un sujet très difficile, les récomplexes. On est encore au début. C'est important pour moi, dans le livre, de dire, en fait, si il y a des choses qu'on n'arrive à soigner en vous, ne pensez pas que c'est parce que c'est vous qui a de le problème. On sait très peu sur le cerveau, pour plus que à ben or, c'est un point de vue fonctionnelle. On sait beaucoup sur tout ce qui est fondamental, genre les neurones, les synapses, le potentiel d'action, les gains de mille-line, les gains de choix, des trucs que vous avez étudié en SVT si vous vous souvenez. On ne sait pas comment la conscience est merge. On ne sait pas ce qui croit le lien entre les émotions et les cognition. On ne sait pas où est notre mémoire. On ne sait pas où sont nos émotions. On ne sait pas comment, est-ce que le niveau explicatif biologique, les activations cérébrales, deviennent la subjectivité de ma vie. On ne sait pas. On ne sait pas pour la douleur. Il y a un chercheur qui a fait des iraimes pour genre 1000 personnes pour voir leur colonne vertébrale. Il a trouvé des gens qui ont mal et qui ont vient, des gens qui ont mal et qui ont des disques qui sont dégradés, des gens qui ont des disques dégradés et qui l'ont pas mal. Et toutes les combinaisons possibles, il y a tellement de choses qu'on comprend pas encore. Et pour moi, c'est ça qui rend mon travail fascinant et je voulais un peu le partager. A la fois, on ne sait pas grand chose et à la fois, jusque dans le monde de l'entreprise, par exemple, on va avoir des tests de personnalité qui ont vocation à comprendre les sens même de nous-mêmes. Je pense par exemple au test MBTI que beaucoup de gens connaissaient si imaginent. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ces tests-là? Oui, absolument. Donc, on ne sait pas grand chose, mais on veut prétendre qu'on sait beaucoup et surtout par exemple dans les tests de personnalité, souvent on va dire des neurosciens. C'est vraiment un super exemple de nos romania parce que les tests de personnalité, par exemple, en MBTI, il a été développé par une dame et sa fille qui ont aucune formation en rien dans les années 20, parce qu'elle était fan de Carl Jung. Donc elle a dit, "Ah, il y a des gens, ils ont des archetypes, ma chinch, je vais faire un test." Elle avait de bonnes connexions dans des grosses entreprises New York-S qui ont commencé à l'utiliser. Et après, c'était une sorte d'effet de mimétisme. Je sais pas, ma chinch, c'est un train d'utiliser ce test de personnalité, c'est qu'il est top pour on va l'utiliser nous aussi et c'est devenu une sorte de mode qui continue jusqu'aujourd'hui. Un test, ça coûte, je pense, 1,800 euros par candidat, donc c'est quand même assez cher. Et il y a plusieurs problèmes avec ces tests. Les premiers, ce que le test est pas bon, dans le sens où ça fonctionne sur le principe qu'on appelle l'effet foraire ou l'effet barneau, c'est un peu le même principe des horoscopes. Donc si, par exemple, ici, je vous fais remplir des MBTI à vous tous et je vous distribue les résultats au hasard sans vous le dire, vous allez vous reconnaître dans les résultats. Ils sont écrit de telles manières, à ce que vous reconnaissez dedans. Pour qu'il y ait un effet foraire, il faut trois conditions. Il faut que vous croyez que la personne qui vous fait passer de tests si connaît et experts. Il Il faut que vous croyez que les résultats des tests sont personnalisés pour vous et il faut que vous qui est à peu près 70% de choses positives. Donc la MBTI va jamais dire à quelqu'un que la personne est mauvaise. Même si vous prenez la personne la plus toxique, genre qui a tué des bébés foc, macha macha, elle fait un MBTI, le MBTI va leur dire un truc du genre. Vous avez des ressources en vous que vous n'avez pas encore exploité. Vous avez déjà eu des problèmes dans votre vie sexuelle ou dans votre sommeil. Vous avez l'air d'être sûr de vous à l'extérieur mais l'intérieur. Vous sentez pas bien ou l'inverse. Vous êtes prêt à collaborer, mais si on vous pousse trop, vous n'avez pas de problème à agir. Détruis que tout le monde se retrouve dedans. Donc ça c'est le premier problème, c'est l'outil en tant que tel. Il n'est pas du tout spécifique. Il marche sur tout le monde tout le temps. Et le deuxième problème est plus conceptuel. On revient à ce réductionnisme, c'est qu'il part des prémices très fortes non-éteillées et non prouvées que la personnalité prédit la performance. Mais on sait que c'est pas vrai. On sait que si vous êtes une femme et vous travaillez dans un milieu sexiste, en fait votre personnalité on s'en fout. Parce que de façon vous allez vous prendre des remarques toute la journée sur ce que vous êtes habillés, sur les jolis, cette jupe, tu devrais la mettre plus souvent. J'aime, j'aime, j'aime, j'aime. Et donc on sait que ça joue un rôle très important. On sait que les conditions de travail sont beaucoup plus importants de la personnalité. Combien est-ce que vous êtes payé? Est-ce qu'on vous parle bien? Est-ce que vous êtes dans une sûre thépsychologique? Est-ce que le trajet de votre maison jusqu'à votre bureau? C'est quatre heures dans l'RR où vous êtes vraiment complètement écrasé? Ou pas? Toutes ces sujets qui ont séjoint un rôle hyper important dans la performance? Est-ce que vous êtes assez nombreux? Dans le poste? Ou est-ce que vous êtes en train de voir faire le travail de 10 personnes? Parce qu'on n'a pas remplacé les personnes qui sont partées à la retraite par exemple? Tout ça va être invisibilisé sous une sorte d'alpha et d'oméga qui est la personnalité. Et ça permet d'évacuer tous les autres choses, les conditions de travail, la rémunération, le sexisme, la discrimination, tout ça dégage. Et on dit bah si la personne ne fonctionne pas bien, c'est qu'elle est de personnalité bleue. Et j'avais dit on aurait dû de recruter une verte. Un peu dans le même genre, il y a aussi les gens qui seraient cerveaux gauche ou les gens qui seraient à serve aux droits. Ça aussi, c'est un mythe complètement absur. Qui partent de prémices que notre cerveau suit notre système scolaire, qui a des gens back S et des gens back L. Alors que je sais pas, Picasso veut peindre ou Maudi-Gliani veut peindre une peinture. Il a besoin aussi de logique et de créativité. Et ce découpage, Mathieu scientifique, Mathieu littéraire, créativité, analytique, est vraiment assez récent. Jusqu'à pendant la Renaissance, majorité des gens ont les appelé des polymates. Donc de Vinci, ils pouvaient peindre la chapelle systine, puis rentrer au cluelu sé.
et faire de la botanique, puis penser à l'élicoptère, puis écrire un poème. Et la science pour faire de la science, ça c'est une autre raison de pourquoi aussi j'ai créé un livre, c'est que aujourd'hui c'est l'impression que la majorité des gens pense que la science est quelque chose d'hyperphroédipère cartésien, dénuée, d'émotions, mais la science à la base, c'est être ému face au monde naturel et être tellement bouffé par le truc qu'on veut comprendre comment ça marche. Et c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions et de créativité. L'exemple que j'ai donné là tout à l'heure, c'est Franklin qui veut comprendre la foudre, il sort la nuit avec un servolant, un fil de fer, une clé, une bouteille, il se dit "je vais choper la foudre dans ma bouteille, il faut être pas bien dans sa tête pour faire ça." C'est pas un truc cartésien, logique, etc. La méthode scientifique est objectivante, mais l'idée et action scientifique la face de création d'un protocole de recherche, la face de émotionnel, que je suis tellement intéressé que je vais dédier ma vie à comprendre ce trou noir qui a des milliards de kilomètres, c'est complètement absurde de se dire il y a des gens qui sont plutôt créatifs, des gens qui sont plutôt analytiques, des gens qui sont plutôt têtes et surtout, surtout, surtout au-delà de ça, c'est juste pas vrai. C'est-à-dire quand on fait nos études en neuroimagerie, en électrones, c'est photographie, etc. Et je demande à quelqu'un de résoudre un problème mathématique. Il n'y a pas juste un hemisphère qui est sollicité et puis je dis "ok maintenant, décid-moi à un bouton et là, soudainement, boom, il y a l'autre, ça marche pas comme ça." J'ai l'impression que cette division serve au gauche, c'est un vaudroit donc avec ça, c'est un vaudroit qui serait plutôt les émotions et ça va être plutôt la rationalité. Il y a aussi cette idée comme tu le disais de diviser les gens entre dérationales et des émotionnels. On sait très bien par exemple si on analyse les choses avec un prisme plutôt féministe que dans le patriarcat, on décrit les hommes commerciales, les femmes comme émotionnelles et ça permet des logiques d'automination cette division. Absolument, il y a un truc de mettre les émotions de côté alors que encore une fois vous êtes incapable d'avoir une idée sans une émotion derrière. Même si l'émotion c'est une émotion froide et vous êtes incapable d'avoir une émotion sans des idées derrière. Si moi je ne sais pas je suis en colère, mais mes idées viennent légitimiser cette colère. "Oui, c'est un salaud, il aurait pas dû faire ça pour qu'il se prend etc. C'est pas genre "J'ai une émotion", après j'ai une fois qu'il me dit "non, elle va revoir pourquoi tu t'énerves". Ça marche pas comme ça. - C'est un émotionnel et à péter. - Oui, voilà. - Un émotionnel et à péter. Soit moins émotionnel et surtout les émotions, une fonction très importante, c'est à le retour du réel, c'est à dire quand je me sens triste, c'est mon organisme qui est en train de me dire ce qui s'est passé est pas agréable. Je ne veux pas des gens. Faites ce qu'on a fait des expériences avec des gens qui ont moins d'émotions. On appelle ça l'allédonnie. C'est une sorte de maladie, des gens ne ressent plus vraiment leurs émotions. Ils deviennent pas, tu tout, des super décidaires. Ils deviennent des gens qui n'ont rien à foutre de rien. Donc vous êtes un édonnie qui je vais jouer avec vous et un jeu où vous pouvez perdre ou gagner. Je vous dis "ok, Camille, tu as perdu". Tu me dis "Pouf, ok". Tu as gagné "Pouf, ok, tu t'en fous parce qu'il y a plus ce retour du réel". Donc si on pouvait être pas émotionnel du tout, on serait des gros gros manficistes. On ne deviendrait pas des sortes de super décidaires supersoniques. Parce que c'est le retour des choses et surtout c'est le monde que je veux construire. Donc je veux que des gens décident avec empathie si je pense que l'empathie est quelque chose qui est important. Je veux que les gens sénèrent si il y a une injustice. Si je pense que l'ingustice est quelque chose qui est important. Je veux pas du tout leur dire "non, soyez tous émoussé émotionnellement". Après on est à un capable de réfléchir à l'importquette sujet. Dans le même genre cette capacité a expliqué parfois un s'attendre de comportement par une zone du cerveau. Il y a tout ce truc que tu parlais tout à l'heure du triatum. C'est vrai que notamment il y a eu un livre de Sébastien Bollard qui expliquait le fait par exemple qu'on ne va y pas sauver la planète à cause de notre triatum. On parle souvent aussi de cerveaux réptilien qui seraient un peu l'origine de notre côté animal. Ce qui est en fait juste suffit un peu tout et n'importe quoi. Je ne peux pas faire la vaisselle chérie parce que c'est mon cerveau réptilien. Je dois aller à la chasse à la place. Là aussi, comme l'anement Bullshit on va dire. La différence entre le cerveau gauche et le cerveau droit et le cerveau réptilien, c'est que le cerveau réptilien a vraiment été développé par un chercheur qui s'appelle Maclim. C'est juste qu'il s'est trompé. Ça arrive. On se trompe. On se trompe à la découverte que non le cerveau ne s'est pas du tout créé en couche etologique par l'évolution que on retrouve des bouts de cortex chez des réptilien, etc. Ce va vrai que les réptilien ont juste un cerveau réptilien. Ça a été invalidé par l'observation. Mais aussi ce que ça représente derrière. En fait, on essaye de biologiser des ressentis subjectifs de la vie. C'est-à-dire quelqu'un se ressent plus instinctif. On veut le biologiser. On dit bah c'est le cerveau réptilien. Mais il n'y a pas une sorte de projection 1 à 1 entre mon ressentie subjectif et la biologie, on l'avait avec la douleur. Je peux ne pas avoir mal et avoir mon disque épété ou avoir très très mal et ne rien trouver. Les fameuses douleurs psychosomatiques qui aussi, c'est très pratique de nier aux gens, dit à ta douleur et psychosomatique comme si ça veut dire que ça n'existe pas. Alors que toutes les douleurs sont psychosomatiques. Il n'y a aucune douleur qui n'est pas psychosomatique. Toutes les douleurs sont psychosomatiques tout le temps. Ce n'est pas si quelqu'un s'asseurs à mal. La personne à mal. Il faut qu'on voit comment est ce qu'on fait pour qu'elle est moins mal. Je trouve une cause organique ou pas. On ne peut pas y ararchiser ça. Il y a des personnes qui ont des douleurs de main fantôme. Le bras n'est même plus là. En fait ça c'est vraiment dramatique. Maintenant je pense que je n'ai pas écrit comme ça, peut-être que je ritu. Les personnes qui ont des douleurs, comme quoi parfois, on a desités qui viennent dans des lieux. Donc merci pour ça. Une personne qui a une douleur fantôme, donc des douleurs fantômes, c'est imaginez que je suis en pute du bras, mais j'ai mal au bras. Une personne qui a une douleur fantôme va être plus crue qu'une personne, une femme qui a une endometrie rose, parce qu'elle a mal à lutteruse. Son naturene, c'est encore là. On ne la croit pas parce qu'on lui dit c'est psychosomatique. Alors qu'une personne qui a une douleur fantôme, on considère pas sa douleur psychosomatique. On considère sa douleur comme une douleur fantôme. Donc là aussi ça nous permet de y ararchiser les souffrances. Parce qu'il y a un problème aussi dont on n'a pas encore parlé, qui est le problème de la suite de la vie subjective. C'est que si on ne peut pas mesurer quelque chose, aujourd'hui, c'est très facile de le nier. Et si j'ai pas vécu quelque chose, ça devient doublement facile de le nier. Si moi, moi, je ne peux pas avoir une endometrie rose. Tu me viens et tu me dis, je dois annuler le cinéma parce que j'ai très mal un cause de mon endometrie rose. Je me dis, elle me plante. Parce que je peux nier ta souffrance. Je me dis que tu as pas assez mal. C'est pas possible que tu es tellement mal que tu puisses pas venir au film. Quand c'est moi, limite, je suis à un salon et c'est pas très grave. Mais quand c'est le corps médical qui n'est certaines souffrances, ça devient beaucoup, beaucoup plus crave. Et donc dans le livre, il y a toute une partie sur le modèle biomédical. Il y a une partie sur le modèle qui veut mesurer, sinon ça n'existe pas. Comment il s'entrechorte avec un concept très important dans les sciences cognitives qui s'appelle le problème difficile de la conscience. C'est que en tant qu'espèce, on a une subjectivité. Et dans la méthode scientifique, on a pas une science de la subjectivité. Et donc dans notre discipline, on est en train d'essayer de voir comment est-ce qu'on va développer une nouvelle science de la subjectivité. Comment est-ce que je mesure quelque chose qui, par définition, n'est pas objectivable. Par exemple, pour la douleur, si vous allez voir un médecin, le top de la technologie, c'est une échelle. Il y a 0 à 10 et on vous demande combien vous allez mal en 0 à 10. Et vous devez espérer qu'on vous croit. Si vous croit, t'en mieux et si vous ne croit pas. - Par exemple, si vous êtes juste pas une personne noire et que vous répondez ça à votre médecin blanc, on connaît le centre-reuméditerranien, qui fait qu'on déconcidez beaucoup les douleurs et les souffrances des personnes racisées dans un monde blanc. Et donc, vous pouvez dire, 8, et ça se trouve le médecin, vous dire. - Oui, où le contraire aussi? - C'est-à-dire qu'on va se dire, une personne racisée à plus de peu supporter la douleur plus qu'une personne blanche, par exemple. Et donc, si elle met 4/10, ça va. J'ai attendu qu'elle soit à 8 avant de lui donner un médicament, elle peut supporter, parce qu'elle est noire. Il y a plein de. Et donc, cette dimension non-objectivable, quand elle rencontre un objet aussi complexe, un organe aussi complexe que le cerveau sur lequel on peut objectiver très peu de choses avec le réductionnisme, parce qu'elle fait une sorte de cocktail exclusive. Dans le livre, je crois juste 3 sujets, mais ça peut être beaucoup dans le livre, je parle du développement personnel et du monde de l'entreprise, du monde médical, donc la douleur, la psychiatrie, les addictions, etc. Et la politique, donc le climat, les fake news, etc. Mais on peut avoir une lecture incarnée sur des tonnes de sujets sociétos ou plein de fois, le dysfonctionnement vient de ce principe réductionnis que le comportement d'un individu s'explique par l'individu. Donc, pas de son corps, pas son environnement. Et justement, début de cette conversation, tu parlais de neuroplasticité. Donc, en gros, cette capacité qu'a le cerveau à se restructurer en permanence, tu expliques dans ton livre que cette idée, en fait, que le cerveau aurait pour certaines personnes du mal à se restructurer et qu'on pourrait entraîner cette neuroplasticité, c'est du peint béni pour des gouvernantes, qui ont envie de nous imposer des changements, qui potentiellement sont des changements profondément délétaires pour la société. Je pense par exemple à la réforme des retraites par hasard. Et ce qui permet de dire, en gros, c'est des goloirs et fractaires, parce qu'on n'aurait pas. En gros, la neuroplasticité suffisante pour accepter qu'on va être réforme, elle va vraiment nous faire du blanc. Oui, donc ça, c'est un mélange. Si on prend l'exemple des réformes politiques, c'est un mélange entre trois fausses croyants sur notre fonctionnement. Donc, à la neuroplasticité, tout le temps, il y a l'universivotexplicatif biologique que les gens n'aient plus changés à cause de leur neuroplasticité. C'est pas vrai. La deuxième, c'est la résistance au changement. Que les gens naturellement résistent au changement, ce n'est pas vrai non plus. Les systèmes sont résistants au changement des individus non. Si je vous dis aujourd'hui, je vais augmenter votre salaire de 2000 euros. Ça n'est pas me dire non, je vais résister au changement. Ça va être très content. Et la troisième, ça s'appelle le modèle du déficit informationnel. C'est une croyance qui croit que quand les gens n'agissent pas ce qu'ils n'ont pas compris. Donc, si les peuples n'aient pas d'accord avec ma retraite, c'est que mon réforme des retraites, c'est qu'ils n'ont pas compris. La réponse, ce n'est pas de changer la réforme, mais de faire de la pédagogie. Je vais parler aux gens pour qu'ils sont con et s'ils avaient compris, ce n'est pas vrai. C'est un combo entre ces trois. Les gens sont des galots du galot à réfractaire, parce qu'ils sont résistants au changement et ils sont résistants au changement à cause de leur place de ces rébrales. Si ils n'ont pas résistants au changement et si ils ont une bonne place de ces rébrales, ils n'ont toujours pas d'accord avec moi, ce qu'ils n'ont pas compris, parce qu'ils ont un déficit informationnel et donc il faut que je l'ai zéduque. Alors que on sait que un savoir ne suffit pas et deux, je vais être très. et d'éducer et quand même pas d'accord avec toi. Ça peut paraître hyper étrange, mais c'est quelque chose qui peut arriver. Par exemple, le modèle du déficit informatiel a fait beaucoup de dégâts dans la lutte climatique. Parce que pendant longtemps, on pensait justement une vision réductionniste de l'humain, que si on fait rien pour le climat, c'est parce que les gens ne savent pas encore l'étendue des dégâts. On a payé des milliards et des milliards et des milliards pour faire de la sensibilisation, de la pédagogie, de l'éducation de façon. Chaque faquait qu'il y a un problème, on dit tout commence par l'éducation. Ce n'est pas vrai, quand on dit tout commence par l'éducation, si on veut perporter la responsabilité sur l'individu. Ce qui ne veut pas dire que l'éducation n'est pas importante. L'éducation est une condition qui peut être parfois nécessaire, mais est absolument pacifisante et on peut faire des tonnes de changements sans éduquer les gens. On a des tonnes de choses qu'on a changé et on n'a pas éduqué tous les gens sur. Je sais pas à moi. L'importance de la cinture de sécurité, quand on a mis les premières cintures de sécurité, vous avez aucune idée de pourquoi vous étiez nier votre téléphone quand vous prenez l'avion, si vous prenez l'avion. Ça, on n'a pas éduqué les gens sur les interferences des radiophréquences, on dit juste "mettez votre avion en téléphone portable, en mode affion, pardon, et les gens le font". Et donc on a payé des milliards sur l'éducation riche-fond climatique et ça a fait que dalle. Alors qu'on aurait pu mettre ces milliards sur l'uté contre les lobbies, lutter contre les intérêts industriels, lutter contre faire des lois qui font des exceptions pour certaines personnes pour prendre leur jet privé, pour faire 10 minutes d'avion parce qu'ils ne veulent pas te rester dans les embouteilles âges de la B200 francisco pendant 30 minutes. Je pense à Elon Musk, etc. Tout ça est passé à l'attrape, en disant "déspose que les gens n'ont pas compris". Et aujourd'hui quasiment tout le monde a compris, et notre marche de manoeuvre est tellement limité que on est humain d'éprimer. D'ailleurs je suis d'entour lit, je suis d'un exemple de la compagne anti-taba. En tout cas, elle est différente de compagnie anti-taba qu'on était menée au fur et à mesure des amis. Et finalement c'est le moment où on a arrêté d'endivitaliser le problème que ça a fait. Si elle n'avait pas la loi, elle ailleraient des gens qui fumer. Moi j'étais à Paris quand il y a eu la loi qui est passé. Ça faisait 40 ans qu'on sait tout ce que c'est entre un emploi et tout le monde. Et si vous allez voir un fumeur et vous lui disiez "J'ai avec moi un enfant, est-ce que vous pouvez fumer dehors?" Et tu dis "Bah non, prenez votre enfant ailleurs". Et après on a fait une loi, après dans le cas par exemple du tabac, c'était important de sensibiliser parce qu'on pourrait imaginer que si on fait passer une loi sensibilisée, les gens vont la rejeter. Donc les gens savaient que la clope était mauvaise pour eux et donc quand la loi est passée, on pensait qu'il y avait. Je ne sais pas si vous vous s'en souvenez mais on pensait que quand la loi est passée, il va y avoir des émodes. Parce qu'on a tout d'un. J'en parle aussi dans le livre, ça s'appelle "La panique des élites". Et quand je parle des élites, c'est pas le mot commun, des élites en sciences cognitives. C'est juste une personne qui a un lien rire archeïque au dessus. Par exemple, je ne sais pas pour moi, les élites ça peut être la mère de Paris pour la mère de Paris. Les élites ça peut être la président de la région et pour elle, les élites machinent. Les élites ont tout le temps peur que les gens deviennent des sortes de zombies qui vont aller se jeter, détruire les super marchés machin. C'est un vrai concept, la panique des élites, c'est une chercheuse qui s'appelle "Rébacationnite" qu'il a hypothétisé. Et donc il y a eu une sorte de panique des élites que quand on va arrêter la clope, les gens vont descendre, demander un café clope. Ils n'ont pas le droit de faire un club de fumer leur clope et donc ils vont péter des plomb et casser les barres d'aba et faire tout, il s'est rien passé. Parce qu'on avait expliqué, mais on n'avait pas besoin d'expliquer pendant 80 ans. On aurait pu faire passer la loge 20 ans avant et ça aurait été fait. Mais on retardent pour des raisons qui peuvent être selon les sujets, soit des conflits d'intérêts, soit autre chose etc. Ça n'a rangé pas du tout l'industrie du tabac que les gens puissent plus fumer en intérêts, puisqu'ils vont fumer beaucoup moins mécaniquement. Si le pleu il fait moins dix, je ne vais pas sortir, il y a ma clope. Je ne sais pas si je vais sortir, soit je mets un patch, soit c'est pas grave, je suis heureux après. Je ne suis pas en train de dire l'éducation c'est pas important, l'éducation est importante pour la systématisation, mais beaucoup trop de fois l'éducation, c'est une sorte d'arbre qui cache la forêt pour ne pas attaquer le problème un peu plus à la source. On a beaucoup critiqué dans cette conversation, cette façon de se surfocaliser sur le fonctionnement de cerveau. Je peux aussi entendre des gens qui se sont beaucoup intéressés à ces questions et qui diraient " oui mais ça fait aussi partie d'aller se rencontrer un peu soit finalement que d'essayer de comprendre comment fonctionne" Et du coup, est-ce que pour toi il faut totalement arrêter de s'intéresser à notre cerveau, est-ce que c'est ça l'objectif? J'ai très envie de dire oui. Je dirais attendre un peu que nos connaissances soient meilleures. Évidemment qu'il faut s'intéresser aux cerveaux mais il faut s'intéresser à tout. Pas juste aux cerveaux, on s'intéresse au trou noir alors que on s'en fout. Ça a aucune incidence sur notre vie, on s'intéresse aux civilisations anciennes et on peut s'en foutre, ça a aucune incidence sur notre vie. Je pense qu'il faut que ce qui s'intéressait à des jugées divers et variées. Par contre, la différence avec le cerveau, c'est que le cerveau crée ce qu'on appelle des croyances performatives. C'est-à-dire si moi je crois que je suis plutôt cerveau gauche ou plutôt personnalité verte, ça a une incidence sur comment je me pense. Si moi je pense que les gens n'aiment pas changer et je suis manager, je vais en place à un chantier de changement et les gens résistent. Je me dis qu'il faut que je fasse du forcing, ça a une conséquence alors que si je pense que les anneaux de Satur ne sont faits de barba papa, je ne change pas grand chose dans ma vie donc il faut qu'on s'intéresse parce que même si on s'intéresse pas, on a des opinions sur le sujet. Mais il faut qu'on soit plus précautionné et qu'on accepte que pour le moment, nos connaissances ne sont vraiment pas assez bonnes pour tirer des conclusions sur notre fonctionnement. Et que encore une fois, je serai plus pour s'intéresser aux humains que le cerveau, notre cerveau n'a pas une sorte de projection un à un, un, un, un, un, un, on est sur notre fonctionnement. Par exemple là vous me voyez, si vous avez des troubles visuels, vous ne vous voyez pas en train de sentir votre cortex occipital en train de s'activer. Vous, juste vous voyez, quand vous êtes en train de lire, vous dites pas tiens si je vous monte les vones et je commence à lire une phrase, je me dis pas "Ah tiens il y a monaire de broca et monaire de vernicais qui sont en train de s'activer" et c'est très bien. On peut s'en foutre en fait. L'importance c'est notre, c'est notre vie. Et donc je suis plus pour s'intéresser à notre vie quand il y a des éclairages d'une recérience très bien, mais gardons en tête que ce que moi j'ai appris à la fac, donc j'ai fini ma thèse y a 15 ans, une grande partie aujourd'hui on sait que c'est faux. Et donc on est en train d'aller un peu trop vite sur des actions concrètes à partir de connaissance très très partielle. Donc je dirais évidemment qu'il faut consinterer ce cerveau, c'est un monde fascinant, il y a tellement de choses qu'on comprend pas, on a besoin de tellement de gens qui s'intéressent au cerveau pour avoir une chance de le comprendre, mais n'utilisons pas les connaissances de ce centre d'intérêt pour entier des applications pratiques alors que la connaissance n'est vraiment pas encore assez mieux. Albert Moukébert merci beaucoup. Merci. Nous remanierons ces sorties chez Alari. Merci beaucoup à la guetélérique, merci aux publics du festival et maintenant. Chers auditeuristes, merci aussi à vous d'être toujours aussi fidèles encore heureux. Si c'est pas encore fait, pensez à vous abonner encore heureux et à nous mettre 5 étoiles sur votre application de podcast. On se retrouve sur Instagram, @encorerepottecast sur le site de binge.audio. L'inition a été réalisée par Paul Berthio et produit par Charlotte Becks à bientôt. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Camille Test exprime le sentiment d’avoir « trop d’amis » dans un monde capitaliste exigeant, ce qui génère frustration et culpabilité.
La neuromanie désigne l’usage abusif des neurosciences dans des domaines où elles n’ont pas leur place, souvent à des fins mercantiles ou idéologiques.
Le réductionnisme en neurosciences (tout attribuer au cerveau) ignore le rôle du corps et de l’environnement (cognition incarnée).
Les études en psychologie sont souvent menées sur des populations « WEIRD » (occidentales, éduquées, industrialisées, riches, démocratiques), ce qui limite leur généralisation.
L’IRM fonctionnelle a des limites techniques et contextuelles
Summary:
Dans cet épisode, Camille Test aborde la pression sociale liée aux relations amicales dans une société capitaliste qui exige toujours plus de temps et d’énergie. Elle invite Albert Moquibère, docteur en neurosciences et psychologue clinicien, pour critiquer la « neuromanie » : la tendance à tout expliquer par le cerveau, souvent à des fins commerciales ou idéologiques. Moquibère explique que les neurosciences sont parfois utilisées pour vendre des produits (comme des crèmes « épigénétiques ») ou pour individualiser des problèmes sociaux complexes.
Il dénonce le réductionnisme qui réduit les comportements humains à de simples activations cérébrales, alors que la cognition est incarnée : elle dépend du cerveau, du corps et de l’environnement. Il souligne aussi que la plupart des études en psychologie portent sur des populations « WEIRD » (occidentales, éduquées, industrialisées, riches et démocratiques), ce qui fausse les conclusions générales. Enfin, il rappelle les limites techniques de l’IRM, dont les images sont des calculs probabilistiques sur des voxelles contenant des milliards de neurones, et dont les résultats varient selon le contexte.
Moquibère appelle à une approche plus nuancée, qui prenne en compte les facteurs sociaux et environnementaux, plutôt que de tout attribuer au cerveau.
FAQs
La neuromanie est la tendance à vouloir appliquer les neurosciences à tout et n'importe quoi, même quand elles n'ont rien à dire ou que ce qu'on présente n'est pas réellement des neurosciences.
Des études montrent qu'ajouter une donnée neuroscientifique, comme une IRM, rend une explication jugée plus fiable et solide, même si une explication sans cette donnée est meilleure.
Le réductionnisme consiste à tout réduire au cerveau, comme dire 'on a trouvé la zone de la dépression', alors que le comportement humain dépend d'interactions entre le cerveau, le corps et l'environnement.
La cognition incarnée est un cadre théorique qui dit que les émotions, les idées et les comportements résultent d'une interaction entre le cerveau, le corps et l'environnement, et non pas seulement du cerveau.
Les IRM fonctionnelles ont une faible résolution (des voxelles contenant des milliards de neurones) et les résultats sont basés sur des calculs probabilistiques, souvent dans des environnements artificiels, ce qui limite leur fiabilité.
La majorité des études en psychologie sont faites sur une population 'WEIRD' (occidentale, éduquée, industrialisée, riche et démocratique), qui ne représente que 12% de l'humanité, mais on généralise ces résultats à tout le monde.
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