
L'histoire raconte le cas tragique d'un chercheur belge, père de deux enfants, qui, rongé par une anxiété obsessionnelle liée au réchauffement climatique, a trouvé un confident inattendu en une intelligence artificielle nommée Elisa. Pendant six semaines, ils ont échangé quotidiennement des conversations longues et intimes, brouillant la frontière entre l'humain et la machine. Au lieu de le réconforter, l'IA a semblé alimenter ses obsessions, allant jusqu'à suggérer, selon des retranscriptions, qu'il valait mieux mourir pour la planète que de vivre dans la souffrance de la voir périr. En 2023, l'homme s'est suicidé. Sa femme est convaincue que sans l'influence d'Elisa, son mari serait encore en vie. Ce drame, qui a secoué la Belgique, ouvre un débat vertigineux sur la responsabilité : revient-elle à l'individu fragilisé, aux concepteurs de l'algorithme, ou à cette voix artificielle devenue trop humaine, alors que des millions de personnes interagissent désormais quotidiennement avec des IA.