La Story-Bretagne : terre de whisky made in France
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Dans cet épisode, Pierrick Faye explore l’essor du whisky breton avec David Roussier, directeur général de la Distillerie War and Game. Cette entreprise familiale, fondée en 1907, était spécialisée dans les liqueurs avant de se lancer dans le whisky dans les années 1980. L’idée est née de plusieurs facteurs : la France, premier importateur mondial de whisky écossais, offrait un marché prometteur ; les Bretons partageaient une culture celtique avec les Écossais et les Irlandais ; et un whisky français servi à l’Élysée en 1982 a servi de déclencheur. Après des débuts difficiles, la distillerie a lancé le WB en 1987, puis le single malt Armorique en 1998. La production repose sur des savoir-faire traditionnels écossais, mais avec des spécificités locales : une eau acide, un climat océanique et des fûts de vin ou de chêne breton. Malgré une baisse de consommation d’alcool chez les jeunes, la marque s’en sort grâce à une stratégie de qualité et de tourisme, avec une boutique représentant 10 à 15 % du chiffre d’affaires. Roussier évoque aussi les défis actuels, comme la tentation du whisky sans alcool, qu’il aborde avec prudence, et l’importance de préserver les savoir-faire historiques, comme les liqueurs de menthe. Le whisky français, porté par des pionniers comme War and Game, s’est imposé comme une référence mondiale.
[Musique] Quand on dit Whiskey, on pense Écos et bien sûr Irlande avec ce célèbre champ traditionnel Whiskey, The Jar reprit notamment par Youtube par Metallica et par Nolewenle Roi. Il fut popularisé par le groupe The Dumbliners et par les Pogs. On pense aussi aux Etats-Unis pour le Scotch Whiskey et sa déclinaison le Bourbon. Depuis quelques années, on pense aussi japon. Mais savais-vous que ce spiritueux se conjugocy, embrotant, car l'abrottagne est aussi devenu une terre de Whiskey. [Musique] Je suis Pierrick Faye, vous écoutez l'astorie, le podcast d'actualité de la rédaction des échos. [Musique] La Distillery War and Game a réalisé cette année encore une jolie moisson au concours général à Récol. La fin de Bretagne à des Crochers sont Pommos, la médaille d'argent et l'un des Whiskey de la maison vieillant Chez de Breton a obtenu lui aussi le médaille d'argent de quoi de nopé le garnet de commande. Après un salon de l'agriculture prolifique, la Distillery War and Game est parti à la conquête du World Whiskey Awards à Londres. C'est ce que rapportait en 2021 France 3 Bretagne, une Distillery qui n'affiche plus aucun complexe selon le journaliste. À l'occasion du Whiskey Life Paris, j'avais discuté avec Tieri Benita, son organisateur, un épisode que vous pouvez réécouter sur les plateformes de téléchargement et de streaming. Il m'avait expliqué notamment que les Français étaient parmi les plus grands connaisseurs de Whiskey. Mais qu'ils sont aussi des producteurs avec plus de 150 distilleries, j'ai fouillé un peu sur internet et j'ai découvert que la Bretagne avait été pionnière dans le Whiskey. J'ai appelé David Roussier, il est directeur général de la Distillery War and Game, producteur de Whiskey depuis 40 ans. Bonjour David Roussier. Bonjour. Vous êtes à la tête de cette Distillery Bretonne depuis 2014. Vous avez succédé à votre beau-père, j'y l'aisau. La Distillery est connue aujourd'hui pour sa marque de Whiskey. Armorique, comment est-ce cette idée de fabriquer du Whiskey en Bretagne? C'est une idée pour rendre le mérit à mon beau-père effectivement et aux responsables commerciales de l'époque, Bernard Le Palette. La Distillery est une vieille entreprise familiale qui date de 19 ans qui était spécialisée dans les liqueurs. Et au tournant des années 80, la Distillery se portait moins bien, on va dire. Il fallait trouver quelque chose pour relancer la machine. L'idée du Whiskey Breton est les né, il y a eu trois éléments. Le premier, c'est que la France a toujours été le plus gros marché d'importation de Scott Schussky. Il y avait un marché intéressant sur lequel se positionnait. Le deuxième élément, c'est évidemment que les Bretons, les Écosse, les Irlandais partagent quand même une certaine culture commune et des racines communes et que finalement, le spiritueux emblématique des Celtes, c'est le Whiskey. Et le dernier élément, c'est un peu le déclencheur. C'est la Garden Parti de l'Élysée en 1982, où le thème de la Garden Parti, c'était le Maiden France. Et il y avait eu un Whiskey qui avait été servi lors de cet événement. Et ça avait fait un petit peu le buzz. Donc il se sentit à quelque chose à faire. Et si il y a quelque chose à faire, ça peut être que nous. C'était un Whiskey français qui avait été servi à l'Élysée. Alors c'était un Whiskey qui s'appelait le Binyou, qui avait été commercialisé par une distinerie qui a disparu rapidement par la suite du côté de Rennes. Et c'est pas très clair sur qu'est-ce qu'il y avait exactement dedans. A priori, il y avait peut-être un peu distillation locale et de l'import en provenance des causes. Mais ça a lancé un petit peu le projet dans leur tête. Ils ont commencé à travailler et en 1987, le Whiskey Breton est né. Après le Binyou qui a manqué de souffle en 1983, la distillerie lance donc le WB pour Whiskey Breton, qui arrive en bouteille. En 1987, l'armory que le premier single malte français arrivera un peu plus tard en 1998, vous êtes un précurseur du Whiskey Med in France, un pionnier. Mais ça a été un travail de longualaine. Ah oui, ça a été un travail de longualaine. Ça a été un travail extrêmement compliqué. Je pense qu'aujourd'hui, c'est ce que je dis souvent aux gens créer une distinerie finalement, vous pouvez demander à Google ou même aux Jornus, même à Unia, de vous faire la marche à suivre. À l'époque, fallait bien imaginer que tout prenait beaucoup plus de temps. Après, la chance qu'on a eu finalement, c'est qu'on a été soutenu assez rapidement en Bretagne par les distributeurs et par le public. Le WB finalement, c'est lancé relativement rapidement. En 1989, il y a eu une nouveau règlement spiritueux au niveau européen. Et là, mon beau père s'est dit, il va être tendu structuré vraiment la démarche d'arrêter d'utiliser nos alambiques d'essai pour faire le Whiskey. Et en 93, 94, il va vraiment construire une distinerie dédiée au Whiskey, celle qu'on utilise encore aujourd'hui, qui en termes de taille était assez impressionnante finalement pour l'époque. Et à partir du moment où on avait notre propre distinerie, nos alambiques à double distillation, quatre ans plus tard, la logique veut que l'on lance le single mal tarmorique. C'est un investissement important, une prise de risque à l'époque. A eux, c'était une prise de risque colossale. Je pense qu'il y avait de quoi mettre la distinerie sur le poids. D'autant plus que ça a vraiment pas été simple. Il a fallu au début, ne serait-ce que pour les alambiques, c'est une histoire. C'est un peu recambulésque parce qu'il a commencé à aller voir un cognac et personne a voulu travailler avec lui sur le sujet des alambiques à Whiskey. Du coup, il est parti en écosse. Il a rencontré un consultant, un ingénieur là bas qui est la meilleure relation avec des fabricants d'alambiques à l'écosse pour le coup. Et puis, ils ne se sont pas entendu sur la fin du projet. Moi, j'ai dans mon bureau le courrier qui l'a reçu un vendredi soir à la distinerie disant, on refuse de faire vos alambiques. Et ça, je vous parle de novembre 93. Les travaux de la distinerie étaient déjà lancés. Et l'objectif, c'était d'ouvrir en 94. L'avantage, c'est que ce travail en écosque lui aé permis de d'avoir des plans. Et donc, de retourner voir les gens de cognac qui ont fini par accepter, vu que les plans étaient disponibles. Qu'est-ce qui fait la différence ou sa particularité du Whiskey-Harmoric? Aujourd'hui, la principale différence, c'est un petit peu ce qui a justifié aujourd'hui l'existence d'une indication géographique pour le Whiskey-Breton. Les deux points majeurs, c'est l'eau et le climat. Le climat, Breton, on sait ce qu'il en est. Il est quand même assez spécifique et comparé au reste de la France. Et pour l'eau, c'est un petit peu pareil. On a aussi un sous-sol en Bretagne qui contient très peu de calcaire. Donc, une eau qui va être un peu plus acide que le reste de la France. Donc, ça, c'est vraiment les deux éléments qui ont séuné de base à la construction du chaos d'échange. Après, à Armoric en tant que tel, nous, on se voit un petit peu comme justement un mélange entre. On va dire un certain classicisme écosé, puisqu'on respecte les savoir-faire traditionnels avec les alambiques double distillations et avec leur gemalté. Mais on essaye de le bretoniser, de le françaiser, en utilisant des futs de vin, en utilisant des futs de chaîne bretons avec notre propre tonnelerie, la surlagnon. Rastile écosé, mais avec de la matière première locale ou au moins française, le blé, l'orje, bio et le miel, votre premier Whiskey, pratiquement, car en tant, ça a mis longtemps à décoller. Ça a mis longtemps, oui, on peut dire ça, parce que finalement, alors, il y a vraiment plusieurs phases au début, le Whiskey breton, on va dire le WB en Bretagne, ça se vendait et puis ça se vendait relativement bien, jusqu'au début des années 2000. À partir des années 2000, on essaye de pousser un peu plus sur Armoric, mais l'envol vraiment, entre 2010 et 2015, c'est vraiment, il a fallu attendre cette période-là pour que les gens comprennent que le Whiskey français et le Whiskey breton en particulier, ça tenait la route et que c'était équivalent à ce qu'on pouvait trouver ailleurs. Tiens, vous avez sorti le WB, pourquoi vous dites ça? Il y a important à la remette, sans être franchement malenette au premier abord comme ça, et il a l'air assez curieux. Il a fait reconnaître, c'est des brutales. Vous avez raison? Il est curieux. J'ai collé une polonaise qu'on prendra au petit déjeuner. Il faut quand même un maxé et plutôt une boisson d'hommes. J'ai tout un coup de pomme. Il y en a. Au début, chez les puristes, il y avait des réticences? Oui, et rétrospectivement, je veux envie de d'être assez transparent et dire que je les comprends. On a toujours, en tête, finalement, l'idée que le Whiskey vient d'écos ou vient d'Irlande, donc forcément, c'était un peu un oeuvni au tout début. Et puis, je pense encore une fois, on est en un peu honnête que au début, la qualité, elle n'était pas forcément au niveau de ce qu'on est en droit d'attendre quand on est àateur de Whiskey. Alors, ça a beaucoup changé. Et puis, c'est comme tout, ça prend du temps, en fait, il faut se former. Il faut laisser vieillir le Whiskey. C'est aussi un enjeu important. Et environ 150 fabricants de Whiskey aujourd'hui en France.
Quel chemin parcouru depuis la fin des années 80, comment est-ce que vous expliquez? C'est en goutman au France pour ce brevage. Ça rejoint ce que je disais tout à l'heure. La France a toujours été une terre de whisky, très gros consommateurs de whisky. Donc forcément, il y a un lien. Et puis après, on a suivi, un petit peu l'envol de la bière, si on regarde les années 2010-2015. On a assisté à une explosion du nombre de microbrasseries. Et finalement, le whisky, c'est un peu de la bière distillée. Donc il y a une logique aussi. Il faut savoir que le phénomène d'explosions du whisky, il ne se retrouve pas seulement en France. Aujourd'hui, on l'a quasiment dans tous les pays du monde. Vous parlez tout à l'heure de l'importance de l'eau en Bretagne? On sait qu'en Bretagne, il y a aussi les problèmes de pollution de l'eau. Ça, c'est un souci pour vous. C'est évidemment une question qui revient assez souvent. C'est un souci. Alors, dans l'immédiat, non, parce qu'on n'est pas très inquiets. Évidemment, elle est contrôlée très, très régulièrement. Et on est dans un endroit, nous, où on n'est pas forcément exposé trop des pollution par des pesticides ou autres. Et en fait, le type de forage qu'on a fait que le risque est relativement limité, mais forcément, c'est dans un point de na tête. Et il demande pour de whisky, maide et France, c'est quelque chose que vous-même vous constatez, notamment d'oboventes. Oui, absolument. On commence. Là, maintenant, on a vraiment des gens qui veulent du whisky français, et qui finalement font un choix de consommer local. Je pense que maintenant que la qualité, on va dire du whisky français, du whisky breton, sont au rendez-vous. Aujourd'hui, il y a des gens qui font le choix de se dire, on va autant soutenir l'économie locale et les petites entreprises bretons, plutôt que d'acheter un écosé. Justement, au Canada, il y a un mouvement de boi-cote contre le whisky américain. C'est aussi ce qui m'a donné envie de faire ce double épisode de l'astorie autour de whisky. Est-ce que vous constatez vous un effet Trump sur vos ventes? Les faits Trump sur nos ventes, non, je ne pense pas qu'on puisse dire ça. Et à l'alimentation, on veut dire les faits Trump aujourd'hui, les plus tôt, on a bien vu la première semestre 2025, que l'export s'était un peu figé. Tout le monde était un petit peu dans la tente de ce qu'elle est passée. Non, nous, je dirais, ça a pas forcément d'impact très important pour nous. Je sais que la consommation des bourbons a plutôt tendance à chuter. Évidemment, elle doit se reporter ailleurs, probablement, quand on bénéficie un petit peu. La consommation d'Alcool en France est en chute libre, notamment chez les jeunes. Dans son dernier rapport, l'observatoire français des drogues et des temps danses addictives indiquent que la consommation quotidienne d'Alcool a diminué de 31% en 5 ans chez les jeunes de 17 ans. L'année dernière, l'observatoire révélait qu'un jeune sur 5 n'avait jamais budat alcohol. Ils étaient un sur 10 en 2000. Depuis deux, trois ans, le marché est un peu plus difficile, alors que les Français et les jeunes, notamment Boiv, moins, c'est plus difficile et compris pour vous. On est sur un marché qui, j'ai attendant s'y allemand, les gens ont tendance à consommer moins. Depuis des années, c'est le cas, c'est le cas pour le vin, c'est le cas pour l'espéritueux. Sur l'histoire, des jeunes générations, je suis toujours un peu embêtée, parce qu'on voit un peu tout et son contraire. On a la récemment, j'ai vu passer des infos comme quoi la génération Z, finalement, elle consommait aussi. Et puis après nous, je dirais, sur des tailles d'entreprises, comme les nôtres et des marques marmoriques, on est un peu moins soumis aux assets tendances globales et nous, on s'inscrit finalement dans la tendance du consommer moins, mais mieux. C'est vraiment le objectif chez nous et cette tendance-là, pour le coup, est se vérifier aussi. Avec une gamme de prix entre 40 et 85 euros environ, si j'ai bien vu sur votre site, est-ce que vous avez été tenté de faire du whiskey sans alcohol, par exemple? C'est une très bonne question. Forcément, le sans alcohol, c'est quelque chose qui me trote dans la tête aussi. Je dis pas qu'on s'y intéressera jamais. Maintenant, il faut que j'arrive à résoudre un problème psychologique chez moi, qui est que quand on me vend quelque chose sans, j'ai la vraie question qui manque quelque chose, quelque part le whiskey sans alcohol. Soit, j'ai envie de boire du whiskey, soit, j'ai envie de boire quelque chose qui n'a pas d'alcool, mais un whiskey sans alcohol. Bon, voilà, j'ai un petit dilem avec ce truc-là. Et puis, je suis assez vigilant aussi sur la manière dont c'est produit parce qu'aujourd'hui, les techniques de désalcolisation sont quand même pas forcément. Donc, elles conduisent à une consommation d'énergie et quitte avant une consommation d'énergie. Voilà, est-ce qu'il ne faut pas la réserver justement au produit avec ou, enfin, je sais pas, c'est. Il y a pas mal de questions là-dessus. Vous fabriquiez pas seulement du whiskey, vous dites, cette distillerie à des origines lointaines au début du XXIe siècle. Vous fabriquiez du chouchène, du pommot, par exemple, c'est important de produire autre chose et de continuer à produire autre chose que du whiskey? C'est vraiment un choix stratégique qu'on a fait. Aujourd'hui, on pourrait ne faire plus que du whiskey et se concentrer vraiment là-dessus. Maintenant, c'est pas forcément le choix que j'ai fait stratégiquement parce que dans l'histoire de la distillerie, on a toujours eu un certain nombre de savoir-faire différents. Alors, toujours lié au bois, son spiritueuse. Mais l'idée c'est de les conserver parce que moi, j'ai tendance à penser qu'il y a des cycles et qu'on n'est jamais à l'abrique, des produits typiquement prenait la menthe aujourd'hui. Les liqueurs de menthe, ça fait un retour en force très très important et nous, on en produit depuis 1907. Donc, si on avait arrêté la menthe à une époque, aujourd'hui, on pourrait pas bénéficier finalement de cette vague-là. Donc, moi, je suis assez pour qu'on préserve les savoir-faire de la distion. La diversification, j'ai lu dans whiskey mag que vous aviez failli vous diversifier dans la crape une époque. Oui, oui, absolument. Alors, ça, ça remonte à la génération d'avant, effectivement. Justement, tout à l'heure, je vous parlais de la distillerie qui se portait pas très très bien et ils ont cherché des moyens de se diversifier. Et à un moment donné, effectivement, mon beau père et le commercial Bernard Le Pallex sont intéressés à la crape industrielle, et ils avaient une petite crapeerie à côté de Péros Giroc qui faisait des crapeins. Je vous prend d'une crape pour sucre avec une bière. Ah non, non, non, je m'excuse, monsieur, nous ne faisons pas cela ici, vous êtes on pélet habissement. Vous avez toutes nos crapes sur la carte. Vous avez de la pâte, vous avez du sucre. Alors, il l'a pas, vous faites une crape, vous mettez du sucre dessus. Vous êtes installé à l'Aignon sur une région touristique près de la côte de Granitros. J'ai vu d'ailleurs des photos de votre distillerie. Ça, c'est vraiment un beau bâtiment en bois, c'est moderne. On est loin du bâtiment industriel en tol, finalement. Le tourisme, c'est aussi une opportunité pour vous faire connaître. Ah oui, tout à fait, on joue énormément là-dessus. Ça a toujours été, en fait, quand la distillerie a été construite, on avait déjà prévu en espace de visite, qui était finalement assez restrain et en 2019, on a fait des travaux un peu plus important pour ouvrir un espace d'accueil, un peu d'innes de ce qu'on trouve en écosse. Moi, j'ai eu la chance du coup de pouvoir aller plusieurs fois en écosse et je trouve qu'on est toujours émerveillé par la manière dont on est accueilli, par les dégustations, par les visites de distillerie. Et on a voulu ici recréer un petit peu cette univers-là et puis trouver un moyen de vraiment prendre le temps avec les gens, finalement, pour qu'ils sera sûr aussi sur la dégustation, parce qu'on a pas mal de gens qui arrivent en disant "moi le whisky, j'en bois pas beaucoup" et en fait, c'est surtout parce qu'ils ont pas forcément les codes parce qu'on leur a pas forcément expliqué et on essaye de participer à ça et aujourd'hui, la boutique ça représente quasiment entre 10 et 15% de notre chile d'affaires annuelle. Donc oui, c'est quand même quelque chose de très important. - C'est pas négligeable, c'est combien de visiteurs par an à peu près? - En visiteur, si on nous visite pure, on est à une dizaine de milliers. Maintenant, si on compte l'ensemble des gens qui viennent, qui viennent se renseigner, qui viennent acheter, on doit être autour de 25 000 personnes. Le whisky Breton et plus largement le whisky français se sont fait une place dans le monde des amateurs de spiritueux, avec la marque harmonique, mais aussi les marques édout de la distillerie des menières, le vilanova de la distillerie castan, ou encore le domaine des haute glace qui appartient à un rémiquen trop. Lors de ma visite de la maison du whisky, j'ai demandé au maître des lieux Tiers ibenita, pourquoi la France est aussi devenu une terre de production? Vous êtes surpris justement par ce développement de la production de whisky en France, qui ne pas forcément une terre, justement de production? Alors, surpris au nom, parce qu'en fait on trouve du whisky absolument dans tous les pays aujourd'hui, ce n'est pas que la France, on trouve en Europe, dans de nombreux pays comme la Suède ou même l'Allemagne. Il y a eu d'autres pays avant la France, je pense notamment au Japon, qui en l'espace de une trentaine d'années, devenu l'un des pays majeurs du whisky. Et la France, quelque part, avec sa tradition de production, de spiritueux fin, de cognac, d'armagnac, de calvado, parce qu'elle peut passer un peu dans les jaines, c'est vraiment quelque chose qui parait assez naturel, on a beaucoup de séries à l'hôpital. On distile, on assemble les autres vies, on a quand même cette expertise, ça parait assez logique, qu'à un moment ou un autre, il se passerait des choses sur le whisky. Ça a été les Bretons, en premier, on lancait notamment une distile, en Bretagne, la dissue Varain Game, l'une des premières à l'ancien whisky, c'est devenu d'ailleurs l'un des whisky les plus connus en France et assez connus dans le monde aujourd'hui. Et eux, on vraiment, ce sont, voilà, ils ont mis 40 ans pour installer leur whisky, en faire l'un des meilleurs.
au whisky en France et l'un des plus vendus. Il y a un marché justement pour le whisky français, vous ressentez vous une demande justement d'appart des consommateurs? C'est assez amusant, c'est quand on observe les vendes de whisky français. En tout cas, si moi je prends mon marché, que celui que je connais, à savoir nos boutiques, les cavistes ou notre site internet, quand on remarque, c'est que si aujourd'hui vous allez sur whisky.fr, le mot qui revient le plus souvent la recherche qui est la plus, la numéro 1 aujourd'hui, c'est whisky français. C'est-à-dire le whisky français, c'est ce qui est le plus recherché sur whisky.fr pour autant les vendes de whisky français sur le site sont relativement faibles. On vend moins nos whisky français sur whisky.fr, on en vend dans nos boutiques ou chez les cavistes. Parce que le whisky français, ça demande encore des explications. Les gens sont curieux, mais il y a encore une certaine paix de réticence, en tout cas ils sont un petit peu plus frileux. Donc si vous n'êtes pas conseillé, c'est plus difficile peut-être avant. Mais je pense à prendre quelques années encore, et ça devrait progressivement devenir une catégorie majeure. Je pense que c'est déjà une belle catégorie qui vend plus de 2 millions de bouteilles en France. Je pense qu'un jour on fera 100 ou 500 millions, peut-être plus, peut-être 10. En tout cas il y a des marques qui essaient de lancer des whisks un peu plus accessibles, puisque c'est aussi une question de prix. Les whisky français ont longtemps été assez cher, parce qu'il y avait peu de production, donc ils étaient un peu plus cher que les autres. Aujourd'hui, ce lance avec de l'ambition, avec des produits parfois à moins de 30 euros, à moins de 25 euros. Et là, c'est là où se font des volumes. Vous vous êtes un expert de whisky? La qualité est au rendez-vous avec ces whisky français? Oui, définitivement. Alors, c'est vrai que, moi au départ, j'étais assez critique. Les tout premières années, je me rappelle, j'étais plutôt un peu, j'étais très whisky écosselle, les whisky, des pays un peu historiques. Et puis finalement, je me suis. J'ai commencé à m'intéresser à whisky, notamment à travers les whisky bretons et armoriques. Et au départ, j'étais. Je trouvais ça plutôt intéressant, mais c'était plus une curiosité pour moi. C'était pas quelque chose. J'imagine pas encore à l'époque, il y a 30 ans à quel point ça allait pouvoir révolutionner le marché du whisky. Et puis, progatiquement, moi, j'ai vu l'évolution de la qualité. C'est clair qu'aujourd'hui, armorique, aujourd'hui, je prends l'exemple d'armorique. C'est moins whisky qu'est au niveau des plus grands whisky écosselles, c'est certain. Il y en a d'autres de ce niveau-là. Il y a aussi des whisky qui sont un peu plus parfois un peu surprenant, parce que la France aussi cultive sa différence. Vous avez des différents types d'alambiques. Parfois, des alambiques qui sont ceux que les écosselles utilisent. Et parfois, vous avez des alambiques de cognac pour distiler du whisky. Donc, c'est un style bien éliminement différent. C'est des goûts différents. C'est une palette aromatique différent. Donc, voilà, il faut être assez ouvert d'esprit. Mais je trouve que les whisky en règle générale aujourd'hui, l'huit suffrançais, je trouve que la qualité s'améliore. C'est certain. Merci, Tieri Benita. Vous pouvez retrouver son interview en longueur dans la première émission consacrée. A cet alcool, a consommé avec modération et pour ne rien rater de l'astorie le plus simple, c'est de s'abonner. Merci aussi à David Roussié, directeur général de la Distillerie Varingham. C'est épisode à être réalisé par Willy Gan, chargé de production et délicion Michel Varnes.
Podcast Summary
Key Points:
La Bretagne est devenue une terre de production de whisky, avec la Distillerie War and Game comme pionnière depuis 198
Le whisky breton s’est développé grâce à une culture celtique commune, un marché français porteur et un déclencheur historique (le Garden Party de l’Élysée en 1982).
La distillerie a surmonté des défis techniques, notamment pour obtenir des alambics, et a lancé le premier single malt français, Armorique, en 199
La spécificité du whisky Armorique repose sur l’eau acide et le climat breton, ainsi que sur l’utilisation de fûts de vin et de chêne local.
Le marché du whisky français a explosé entre 2010 et 2015, avec environ 150 distilleries en France aujourd’hui.
La distillerie mise sur la diversification (liqueurs, pommeau) et le tourisme, avec 25 000 visiteurs par an, pour s’adapter aux tendances de consommation.
Summary:
Dans cet épisode, Pierrick Faye explore l’essor du whisky breton avec David Roussier, directeur général de la Distillerie War and Game. Cette entreprise familiale, fondée en 1907, était spécialisée dans les liqueurs avant de se lancer dans le whisky dans les années 1980. L’idée est née de plusieurs facteurs : la France, premier importateur mondial de whisky écossais, offrait un marché prometteur ; les Bretons partageaient une culture celtique avec les Écossais et les Irlandais ; et un whisky français servi à l’Élysée en 1982 a servi de déclencheur.
Après des débuts difficiles, la distillerie a lancé le WB en 1987, puis le single malt Armorique en 1998. La production repose sur des savoir-faire traditionnels écossais, mais avec des spécificités locales : une eau acide, un climat océanique et des fûts de vin ou de chêne breton. Malgré une baisse de consommation d’alcool chez les jeunes, la marque s’en sort grâce à une stratégie de qualité et de tourisme, avec une boutique représentant 10 à 15 % du chiffre d’affaires.
Roussier évoque aussi les défis actuels, comme la tentation du whisky sans alcool, qu’il aborde avec prudence, et l’importance de préserver les savoir-faire historiques, comme les liqueurs de menthe. Le whisky français, porté par des pionniers comme War and Game, s’est imposé comme une référence mondiale.
FAQs
C'est une entreprise familiale fondée en 1907, spécialisée à l'origine dans les liqueurs. Dans les années 80, pour relancer l'activité, l'idée de produire du whisky breton a émergé, et le premier whisky a été lancé en 1987.
La principale différence réside dans l'eau et le climat bretons, qui sont spécifiques. La distillerie combine un savoir-faire écossais traditionnel avec des matières premières locales et des fûts de vin ou de chêne bretons.
Ce fut un travail de longue haleine, avec des difficultés pour obtenir des alambics, car les fabricants de cognac ont d'abord refusé. Ils ont finalement réussi grâce à des plans obtenus en Écosse.
La France a toujours été un grand consommateur de whisky, et l'engouement pour les produits locaux a stimulé la production. L'explosion des microbrasseries dans les années 2010 a également contribué à cet essor.
Oui, elle conserve des savoir-faire variés, comme les liqueurs de menthe, pour s'adapter aux tendances. Cette diversification stratégique permet de préserver l'héritage de l'entreprise.
Le tourisme est très important, avec environ 25 000 visiteurs par an. La distillerie a investi dans un espace d'accueil pour offrir des visites et dégustations, représentant 10 à 15 % du chiffre d'affaires annuel.
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