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La sociolinguistique : Quelle place pour la langue dans notre identité ?

64m 29s

La sociolinguistique : Quelle place pour la langue dans notre identité ?

Cet épisode du podcast explore la relation entre la langue et l'identité à travers le prisme de la sociolinguistique. L'animatrice introduit le sujet en partageant son propre apprentissage de l'arabe, ce qui l'amène à s'interroger sur l'impact des langues que nous parlons sur notre personnalité et notre vie. Elle reçoit deux invités aux parcours distincts : Yannis, doctorant en psycholinguistique, et José (Zé), polyglotte travaillant dans le luxe. Yannis, d'origine portugaise mais ayant grandi en France, discute de son processus d'identification et de la frustration de ne pas parler portugais, une langue souvent stigmatisée en France comme "langue d'immigration". Zé, ayant grandi au Portugal, explique comment l'exposition médiatique à multiples langues a normalisé le multilinguisme dès son enfance. La conversation aborde les préjugés entourant le bilinguisme, l'alternance codique (changer de langue dans une phrase) et les bénéfices cognitifs du multilinguisme. Elle souligne aussi comment les valeurs sociales et l'histoire (comme l'immigration) façonnent la perception d'une langue, comme la différence de regard porté sur le portugais du Portugal et celui du Brésil en France. Enfin, l'échange introduit la question de la politisation de la langue et de son rôle potentiel dans le militantisme identitaire.

Transcription

13008 Words, 73279 Characters

French
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d'entre deux idées. Le podcast qui explore la question de l'identité. Dans le dernier épisode, je vous ai raconté mon retour en série après 13 ans d'absence. Il y a encore quelques mois, je parlais à rap couramment mais je ne savais ni lire ni lire et suite à mon voyage j'ai décidé de malfabetiser en prenant des cours d'arab. J'en ai profité pour réinstaller d'où a lingo afin de pouvoir m'entraîner au quotidien. Aujourd'hui j'ai encore un peu de mal à écrire mais c'est surtout par manque d'occasion. Je suis ravi de pouvoir dire des postens stents en arabe que mon algome pousse sans oublier les sabards halrées envoyés quotidiennement dans le groupe WhatsApp de ma famille. Cet apprentissage m'a amené à réfléchir sur les langues que je parle et de leurs impacts sur qui je suis. Quelle serait ma vie sans le français, l'anglais ou la rabre? Si j'avais un accent marseillais ou d'alèpe, ma voix serait-elle différente, plus édu ou grave? Si je parlais le Japonais, le catalan, j'aurais peut-être un autre métier, des loisirs différents, ou d'autres engagements militants. Vous l'aurez compris aujourd'hui, nous allons aborder un sujet qui nous permet de communiquer et qui nous accompagne tout et tout ce quotidien. Il s'agit de la langue, plus précisément de la sociolinguistique. La sociolinguistique c'est la branche de la linguistique qui étudie les relations entre la société et le langage, aussi bien au niveau individuel que collectif. Les deux invités de cet épisode ont été profondément influencées par la sociolinguistique. Il partage toutes des racines francoportugaises, mais ont suivi des parcours académiques et professionnels différents. Yannis Dacugnait est d'Octorant à l'université parricité. Son travail est principalement accès sur la psycholinguistique et la syntaxe. Le sujet de sa thèse en préparation porte notamment sur l'influence du genre, sur les constructions de nos phrases. José Maria Cadavale est quant à lui polyglotte. Il parle lui, langue et avec jualis bone, Tokyo, Shanghai et aujourd'hui Paris. Ses intérêts professionnels tournent autour du commerce international et de l'industrie du luxe. Travayons aujourd'hui dans le monde de l'or l'ogerie et de la haute joie l'héritie. Comment une langue façonne-telle notre identité culturelle? En quoi la langue est un élément de politisation et de militantisme? Comment trouver un activerie identitaire lorsque l'on grandit dans un environnement bilan? Ce sont quelques-unes des questions que nous allons aborder aujourd'hui. Comme tu le disais si bien, j'ai vécu à l'isbonne, c'est la ville où j'ai grandi, une petite ville très lumineuse en bord de mer au Portugal. J'étais à l'isbonne jusqu'au bac avec des passages durant ma vie à Tokyo et à Japon. La principale chose qui m'a fait grandir et suite à ça, mon intégration en école de commerce en France. J'ai commencé en école de commerce à Angé, où j'ai étudié à peu près pendant deux ans. C'était deux années qui m'ont beaucoup, beaucoup influencé sur ma construction en tant que adulte. Suite à quoi j'ai vécu au Japon à nouveau. Je suis retourné au Japon dans le cadre de mes études supérieures. Puis en Chine et puis aujourd'hui je suis à Paris depuis déjà deux ans et demi. J'ai travaillé pour une maison avant de mode et maintenant je suis dans une maison de Audrey, toujours un petit peu dans le même univers, dans le même esprit. C'est d'ailleurs dans une école de commerce qu'on s'est rencontrée, on est de la même promo à Angé. Absolument. Quand ta toi Yannis, tu as grandi en France, tu as un rapport au Portugal différent. Oui tout à fait, donc moi j'ai pas grandi au Portugal, j'ai pas eu cette chance, mais aussi moi j'ai grandi en Port-Lieu parisienne, donc en Séné Marne, c'est mon père qui est portugais, qui est visant du Portugal. Il a émigré en France quand il avait 10 ans. Et ma mère est française, elle vient d'une mort de la France. Donc j'ai quand même un certain mélange culturel, même si j'ai pas pu être exposé à toutes les spécificités culturelles du Portugal. J'ai pas pu apprendre le Portugal par la transmission de mon père, donc j'ai pas du tout j'ai complètement grandi dans un environnement francophone et à partir du lycée, notamment du bac, j'ai commencé à me questionner autour du fait que je soit portugais, du fait de parler portugais ou non. Et donc j'ai commencé à m'intéresser à cette langue, j'ai appris un petit peu un autodidacte, et puis surtout j'ai fait deux voyages sur le portugais, juste pour essayer d'aller découvrir le pays que j'avais jamais pu vraiment explorer. Donc ça fait quand même une dizaine d'années que cet enterré, c'est poursuivre par mes études, etc. Du coup, Yannis, c'est ce que tu peux parler directement de ce processus-là, justement d'identification, il y a cette confrontation à l'identité sur deux étapes, comme tu expliques avant. Exactement tout à fait. Donc je vais commencer un petit peu à rentrer dans ce que l'association linguistique peut nous apporter pour comprendre le lien entre la langue et l'identité. Et une première chose d'abord qu'on fait souvent dans les sciences sociales de façon générale, c'est d'abandonner les concepts un petit peu fixes, comme par exemple le mot identité qui va tout suite un peu réeffier ou essentialiser et se diriger vers des choses plus dynamiques, plus fluides, et donc il arrive réfréquemment qu'on remplace des concepts par d'autres et notamment l'identité, plutôt que de l'aborder dans cette histoire de avoir une identité, d'avoir cette aspect statique, on va partir sur du dynamique avec la notion d'identification. Et là ce qui est intéressant, c'est qu'on rentre dans un processus. Et notamment le fait que j'ai pas une identité portugais, en fait, c'est mon environnement qui m'a identifié comme portugais parce que par exemple mon père est portugais, mon nom de famille est portugais, tout un tas de. Voilà, d'un 10 sur lesquels on se base pour cacter catégoriser les gens. Et donc j'ai été identifié comme portugais. Et donc moi aussi, il y a aussi l'identification qu'on a de soi-même, ce qu'on appelle parfois l'autocompréhension, je me suis dit, bon bah je suis portugais. Donc il y a ce moment où voilà il y a des identités qui émergent après des plusieurs processus où on a un signe d'identité. Viens un moment aussi où quand on dit je suis portugais, on dit, enfin on me demande, mais alors du coup tu parles portugais. Ça c'est moi. C'est moi qui possède question à chaque fois. Voilà parce que tu trouves un portugais, à mettre au bien tu parles portugais. Et moi, je frustrerai tout le temps cet attente parce que je disais, ah bon non, des soulers, mon père, il est portugais, il vient du portugais, enfin voilà il n'est pas lui-même, il suit l'immigration, c'est un immigré portugais, mais j'ai jamais appris le portugais, il n'y a jamais appris le portugais. Et donc il y a eu un moment où cette frustration, je l'ai ressentie un peu en moi et je me suis dit que ça remette un peu en question en fait le fait que je soit portugais. Et donc j'ai pour ça que je me suis dit, j'ai voulu me dire bon bah il faut que j'aille apprenne le portugais pour correspondre à cette identité, à cette identité. Toi ton père n'a pas voulu t'apprendre le portugais de base. C'est toujours compliqué de savoir pourquoi les parents ne transmettent pas une langue, il faut savoir que la situation en France elle est quand même très particulière, c'est qu'on a un monologue vis-mode total, c'est à dire que dans les médias, dans la presse, dans la signalisation, dans la rue, le travail, on est tout le temps en France et en fait on n'a jamais un encou habite pas avec d'autres langues en France. Et donc il y a cette imaginaire, cette fin cette croyance qui veut notamment que le bilinguisme et à forcerer le bilinguisme avec des langues et celui d'immigration n'est pas très bien vu parce qu'il pourrait pénaliser la scolarité, il pourrait pénaliser la quissation du français et c'est quelque chose qu'on peut entendre très facilement quand on va aux abords d'école où les enfants parlent plusieurs langues, on va avoir cette volonté des professeurs de dire "ah mais ça serait bien de lui parler en français à la maison", d'éviter la langue, la langue de origine etc. A nouveau avec cette croyance que si le français n'est pas transmis, on va avoir les difficultés. C'est vrai qu'il y a une certaine forme de stigmatisation de certaine langue, moi je les vécue par rapport au port-tugué lorsque j'ai emménagé en France donc c'était la première fois de ma vie que je vivais seule en France qui est un pays dont je partageais la culture mais en fait je n'étais pas moi-même vraiment intégrée dans la culture française telle qu'elle est présente aujourd'hui et je suis arrivé en France en tant que port-tugué de Lisbonne parlant français et en francophone et un grandis dans une éducation française et je me suis horté au fait que la langue port-tugué s'était extrêmement stigmatisée par les français qui m'entouraient et quand je parle des français qui m'entouraient c'était mes camarades de classe en écoles de commerce, c'était leur famille, c'était leurs amis etc. Et en fait je trouvais ça très drôle de voir que la langue stigmatisée était mon port-tugué dans mon cas mais que par exemple le port-tugué du Brésil qui est une variante de la langue que je parle, elle est stigmatisée également mais d'une toute autre façon lorsqu'on parlait au port-tugué du port-tugué elle parlait comme je le parlais, on pensait beaucoup à ces populations port-tuguées immigrés en France et notamment à cette langue comme une transmission de cette communauté alors que pour le port-tugué du Brésil on pensait quelque chose de vraiment très exotique, de très chantant, de très désirable en fait chose qui m'a beaucoup étonné moi venant du Portugal où le Brésilien le port-tugué dans la variante brésilienne et elle même stigmatisée au Portugal qui est considéré comme la langue des immigrés brésilien au Portugal donc c'est vrai que cette stigmatisation de la langue c'est même faire ressentir au sein d'une même langue qui m'a langues mais dans un nouveau pays enfin c'était assez rigolo c'était pour rebondrer un petit peu sur ce que tu dis par rapport à cette stigmatisation. Yannis est ce que là du coup on peut parler de renversement du stigma par rapport à ce que zéro compte? Le renversement du stigma c'est plutôt un processus par lequel en fait on est stigmatisé et on retourne ce stigmat en une fierté je sais pas si zéro compte c'est ça illustre vraiment ce processus là mais ça peut arriver d'ailleurs dans la transmission des langues où on va dire il faut parler français et en fait on va dire "abandon je vois pas pourquoi" par les l'arats par les le portugais par les je sais pas les rlandais ça peut être transformant d'une fierté et de dire "ah non il faut que mes enfants sache cette langue ça vient de c'est de la où ils viennent c'est la langue que j'ai parlé moi même etc. Ce qui est vraiment intéressant avec le parcours de z c'est que. ils montrent comment les langues ne font pas être neutres dans une société, vont toujours être associés à des valeurs sociales. Ces valeurs s'inscrivent complètement dans l'histoire des personnes qui la parlent. C'est-à-dire que, par exemple, le portiquet en France, c'est une langue d'immigration. Et donc, il va avoir cette connotation de langues des gens qui travaillent dans le PTP, on va prendre des clichés tout de suite. Surtout que, parfois, il y a des sketchs, on entend du portuguet, le poule tout gêche, il va y avoir des façons de singer le portuguet. Je pense que j'ai déjà vu des sketchs comme ça. - Absolument. J'ai les images en tête. - Voilà, il y a des sketchs qui existent comme ça. Donc, c'est vraiment que les francophones sont exposés. Le portuguet, c'est une langue un peu passérieuse de dimirer. Et puis, il suffit qu'on change de contexte socioculturelle. On se retrouve au Portugal. Les gens parlent du portuguet, ils ne vont pas dénigrer leur langue. Et à l'inverse, ils vont dénigrer celle du Brésil, puisque c'est là qu'il y a une histoire d'immigration passé. Et à l'inverse, en France, on a aucune histoire spécifique avec le Brésil. Et donc, on va plutôt partir sur ces valeurs exotisantes, comme tu disais, c'est la samba, c'est Rio, c'est le carnaval. Et donc, le portuguet Brésilien va être. Voilà, va être reçovoir d'autres valeurs. Et il faut au jamais oublier que les langues a reçois à une valeur. Mais elle est après transmise aux gens qu'il apparlent. C'est jamais des langues dans l'air, c'est toujours des gens qui parlent ces langues. Et donc, ben là, un Brésilien va être plutôt considéré comme "Wow, qui peut apporter une richesse culturelle". Le portuguet, ça va être immigré. Donc, voilà, tout en fait, ce re-book, l'identité des personnes, la langue qui parle, etc. Il y avait une intervention de Finical Croute sur Sud Radio, si je me trompe pas. Ou il disait que je m'étonne que les immigrés transmettent leurs accents. Je m'inquiétait des enfants de la deuxième ou de troisième génération, être aujourd'hui un dialecte et un accent très fort. Ça risque d'être un obstacle à l'intégration, mais par an avait un accent polonais très fort, d'accent, ils ont fait en sorte que je n'en ai pas. Donc là, à nouveau, on voit comment l'histoire de l'immigration et aussi les variétés qui sont parlé par ces personnes vont êtreigmatisés. Voilà conjointement et l'une va servir l'autre. On va dire, ils ont un accent, ils parlent mal. En fait, quand on dit, ils parlent mal, on veut dire ce sont des mauvaises personnes, ou ce sont des personnes qui comptent désir par, etc. Donc il y a toujours un à ce va et vient entre les valeurs qu'on va associer à une façon de parler et la valeur qu'on va associer à des gens qui parlent de cette façon. Zé, quand à toi, c'est grâce à la télévision que t'as réussi à apprendre. Alors je dirais pas à apprendre, mais en tout cas, c'est vraiment grâce à la télévision que j'ai pu normaliser le fait de rebondir d'une langue à l'autre. Le Portugal est en un petit pays et je pense que c'est comment, à la plupart des petits pays dans le monde, nous ne doublons rien à la télé. Donc nous allons écouter un discours du président américain en anglais. Puis nous allons regarder une série espagnole en espagnole, puis nous allons regarder un anime japonais en japonais. Ce qui fait que les enfants de petit pays, et je sais que beaucoup de petits pays en Europe fonctionnent un petit peu comme ça, sont exposés à une multitude de sons dès leur enfance et à une multitude de façons de parler. Donc même lorsqu'on ne comprend pas la langue et qu'on ne parle pas la langue, on comprend comment cette langue peut être utilisée, dans quel contexte, quels sont les intonations, quels sont les façons également de jongler avec cette langue et de l'utiliser. Et c'est vrai que j'ai eu de la chance par rapport à ce que tu disais sur la transmission du portouier, mais par contre, on toujours voulait me transmettre des langues au pluriel, et je dirais même plus. Il souhaitait que je ne mélange jamais, c'est-à-dire que le jour où je parlais portugais, un amère, il fallait que je parle un portugais parfait. Si je viens cérer un mot d'anglais ou de français et que je ne sais pas, je l'accorde dans une phrase portugais, on me disait même "cheuse pour français, même chose pour l'anglais, même chose pour toutes les autres langues qu'on parle". Donc c'est vrai que j'ai eu des très très jeunes, une éducation linguistique qui était, je dirais, avec très peu de flexibilité, la gymnastique de devoir trouver à chaque fois les bons mots dans les bons langues, était présente dès que, en fait, depuis mon enfance. - Non, ça fait écho un peu avec ce que j'ai vécu quand je suis petite, et jusqu'à mes septemps, ma mère a poussé à apprendre la rap vraiment à l'école, c'était français et à la maison, c'était la rap. Puis je comprends mieux maintenant pourquoi, par rapport à ce que tu disais Yannis sur le bilinguisme, tu peux très bien avoir une binarité. Et pourtant, comme toi asé, ben, réussir à parler plusieurs langues, je les connais, jusqu'à mes septemps, au moment où j'apprends à lire et à écrire, et j'écris mon prénom Asma, la prof me demande d'écrir mon prénom, et je l'écris au lieu de la droite vers la gauche, de la gauche vers la droite, je l'écris vers la droite vers la gauche. La prof comprend pas, et à avoir une sorte d'effet miroir sur mon prénom, et fait "mais, mais c'est quoi ce truc? Je crois qu'elle a demandé à ma mère ce jour-là." Puis en fait, ma mère lui a dit "ah oui, mais c'est normal, parce que j'ai tenté de lui apprendre la rap dans un premier temps avant qu'elle puisse apprendre le français." Ça m'a pris un peu de temps, je pense. Je m'en suis pas rendu compte, mais voilà, j'ai pris un peu de temps pour changer cette gymnastique, mais finalement aujourd'hui, j'ai aucun souci pour parler et écrire et séparer les deux. Je pense que ça se fait, ça se prend un peu de temps, mais ça se fait. Exactement, c'est ce que montre, en fait, la plupart des études sur la quaisation bilane, donc c'est un domaine entier d'études, d'études, d'étions du langage. Donc les situations que vous décrivez pour "Z" c'est plutôt ce qu'on appela réde l'alternance codie, qu'en français, c'est en anglais, c'est "coach switching", c'est le fait de changer de langue au cours d'un énoncer, par exemple. Souvent ça va être assez stigmatisé, parce que justement, on veut maintenir les langues cloisonnées, on n'aime pas trop l'idée que les langues puissent se mélanger. Mais en fait, c'est quelque chose qui se fait très naturellement dans la acquisition bilane, parce que le enfant va passer par des phases où justement les langues vont être coexistées dans son cerveau, et il va devoir s'entrainer à toujours activer une seule langue et inimer une autre langue, en grandissant, en fait, cette capacité à ne plus alterner ou à alterner de façon volontaire se développe. Cette capacité, en fait, a aussi des bénéfices pour le cerveau, et c'est ça qui est aussi intéressant, c'est qu'en fait, le bilanguisme, par exemple, améliore, ce qu'on appelle le contrôle exécutif, c'est à dire la capacité à pouvoir justement faire une tache, tout en empêchant qu'une autre tache se fasse, alors c'est un peu abstrait comme ça, mais souvent les exemples qui sont donnés, c'est la tache de strupe, je ne sais pas si vous la connaissez, c'est un jeu ou là un test cognitif, dans lequel un mot était cri, par exemple, le mot est rouge, mais le mot rouge est en couleur bleu, et donc il faut réussir à dire par exemple la couleur ou à lire le mot sans être influencé par l'autre information. Et donc l'idée c'est qu'on a deux informations contradictoires et il faut sélectionner une seule, et donc en fait, le bilanguisme c'est ça, c'est à dire qu'il faut s'exprimer, mais il faut inhybé un système et en favorisant un autre, et donc la plupart certaines études ont montré qu'il y avait ce bénéfice, et en fait, les bénéfices du bilanguisme sont encore de façon générale pas très bien connue, il y a plein de différents effets, selon la proximité des langues, selon la lâche d'acquisition, etc. Mais du coup, en fait, c'est même un argument contre les gens qui disent il ne faut pas parler de langues, il faut surtout favoriser le français et ne pas avoir une deuxième langue, en fait, non seulement c'est faux, mais en plus de ça, ça peut avoir un bénéfice pour l'enfant d'un point de vue cognatif, en plus des bénéfices culturels, et puis par exemple pour l'accès au travail, etc. d'avoir plusieurs langues. On parlait tout à l'heure du stigma et ça se relient un peu à ça aussi, cette peur d'être stigmatisée, on va avoir ça un peu d'un sujeu un peu plus macro, justement, on va passer à cette politisation possible d'une langue et du militantisme qui peut être lié, il y a une histoire de parler de phénomène qu'on retrouve, justement, de diglossie et de dysglossie. Voilà donc ce qui est bien, c'est qu'on a un peu se décentré de la France, donc la France, comme je l'ai dis, c'est un pays monolingue où il y a qu'une seule langue que tout le monde parle, etc. Mais en fait la plupart des pays ne sont pas comme ça, et la plupart des pays sont multis, hein. Et c'est-à-dire qu'il y a plusieurs langues qui co-existent. Et après la façon d'étudier ces phénomènes dans social linguistique, c'est de voir comment c'est langue qu'on existe et une situation très fecante, c'est ce qu'on appelle la diglossie. Donc la diglossie dit ça veut dire deux et glossie, c'est la langue anglique. Et donc c'est le fait qu'il y ait deux langues tout simplement. Et plus spécifiquement, c'est le fait qu'il y a une langue qui a. En fait les deux langues sont liées rarchies essentiellement, et il y a une qui va avoir. on va appeler la variante la langue de prestige, la langue haute, qui va plutôt être associat des fonctions comme la scolarisation, les médias, la production culturelle, c'est ce qu'on appelle aussi parfois des langues véhiculaires, c'est-à-dire qu'ils vont nous permettre de communiquer entre plusieurs groupes différents. Et puis il y a la langue basse, donc c'est-à-dire la langue qu'on parle à la maison dans le quotidien, avec les amis, des langues plus orales, traditionnelles, tout ce. voilà tout ce tout un tas de caractéristiques. Et donc si on veut prendre un exemple typique, c'est par exemple la situation dans les pays arabes au fun. En fait la plupart des pays arabes au fun sont dans une situation de diglossie, où il y a l'Europe classique, celui qui a utilisé de façon véhiculaire, c'est-à-dire pour se parler à travers des pays, par exemple, voilà si on prend quelqu'un qui vient de libis, de séries ou d'algeries, pour se parler, ils vont pas adopter leur langue propre vernacular, donc c'est-à-dire leur langue ce qu'on appelle parfois la rapide dialectale. Ils vont adopter un autre variété qui permettra l'intercompréhension. Je confirme, je t'ai arrivé au Maroc une fois et ils ont préféré parler avec moi carrément en France. Ah oui. J'ai l'impression que l'esolée en France est en France, c'est parce qu'on ne regarde ce que vous dites. C'est ça, c'est qu'on fait. Oui, bien en fait, la lère arabe au fun, en fait, ce qu'on appelle un continuum dialectal, c'est le fait que si on prend par exemple la rabale gérienne, la rabme marocain, il se ressemble plus ou moins. Si on prend la rabue tunisien et algérienne, ils vont aussi se ressembler plus ou moins. En fait, de prochain proche, on va se ressembler de petit à petit, mais quand on prend des peaux très distant, on peut plus comprendre parce que la langue est devenue trop différente. Donc c'est vraiment un continuum, en fait, avec des variétés comme ça qui sont placés tout le long, on pourrait se dire mais en fait les arabes ne se comprennent pas. Et du coup, non, comme je l'ai dit, c'est parce qu'ils ont une angue véhiculeur qui permet de traverser la frontière linguistique et de se parler. même si on n'a pas forcément la même langue. Voilà. Mais c'est assez impressionnant en fait le cas de l'Europe parce que quand on réfléchit à ce continuum dialectal qui est finalement présombe, on ne va la plus par des groupes de langue que ce soit l'exactin, que ce soit l'exactin germanique, etc. On se rend compte quand même que dans la rabbe il y a eu par volonté de pan arabisme une création d'une identité arabe unifiée sous le chapeau de cette langue arabe mais qui en fait n'est pas du tout parler en tout cas de façon naturelle par les gens. Oui exactement. C'est presque quelque chose qui a été créé de façon en fait très académique en se basant sur les textes, en se basant sur une langue issue de l'écrit qui n'est pas vraiment parlé aujourd'hui quand j'entends à SMA avec ses amis par les arabes les ventants et que j'entends d'autres amis par les un arabes magribe. Je me dis mais on est vraiment aux opposés alors que c'est des langues du fait. Alors que pour un français l'endat en fait ce sera de l'arabe là où on aura des endroits comme par exemple certains espaces en Europe central avec par exemple la la la la chéquille et la Slovakie qui parle check et Slovak mais qu'en fait c'est exactement la même langue à qui on a donné deux noms totalement différents ou même l'ancienne Yugoslavie où nous avons la croissie, la Serbia et la Bosnique qui ont chacun une langue avec une appellation totalement différente et pourtant c'est la même langue. En fait c'est ce qu'on appelle des politiques linguistiques c'est à dire comment en fait on va prendre une décision politique qui va affecter le fonctionnement des langues de façon générale dans une société et comme tu en parle voilà effectivement avec le l'idée de pan arabisme l'homogénité culturelle qui peut exister dans certaines régions du conte-yum dialectal arabe le fait que il y a un partage de la religion ou d'identité culturelle etc de pratique culturelle ça fait qu'il y a cet espace commun qui se crée et pour pouvoir permettre cet espace commun on l'accompagne avec une langue c'est à dire qu'on va standardiser une langue on va la permettre son instruction donc en fait on va voilà faciliter cette émergence d'un indinaire commune. La langue c'est un moyen en fait la rabitéraire c'est un moyen par exemple avec l'Islam les versées justement les textes du courant ça a été un moyen justement de passer via la langue via la rabitéraire merci à mon prof d'arab qui m'a dit ça l'automne dernière. C'était ce moyen-là de de banaliser de normaliser la rabit dans les écoles et dans toute la région ménat moyen-orient et nord-afrique et d'ailleurs tout à l'heure c'est par les du l'éventin du coup pour ceux qui et celles qui ne savent pas c'est le libana et le syrian et je crois qu'il y a l'Irakian aussi et le Jordanian et le palestinien c'est voilà toute cette région on se comprend plus ou moins avec des accents différents mais dans le monde. C'est ça. C'est ça. C'est même quand vous parlez tout à l'heure du fait que les arabes magrébin justement c'est ça qui a assez curieux y a comme tu disais Yannis bah il y a la culture aussi avec les acteurs du soft power justement des séries syriennes à l'époque dans les années 2000 il y avait babel hara qui était très connu et ben les magrébins surtout les marocains connaissent bien la rabes syriens grâce à une des séries. Mais c'est ça et du coup il y a des échanges en fait qui se font dans l'air ça ouvre la possibilité d'avoir des produits communs des produits culturels communs certains qui existaient déjà mais même on peut y aller créer des livres on peut y aller on peut vendre un livre écrit en syri en Algérie si on utilise la langue une langue véhiculaire en fait c'est là qu'on voit que ça joue un grand rôle d'avoir une langue commune pour pouvoir créer une air commune avec des gens qui qui ont l'impression d'être dans un une sorte de destin commun voilà de et c'est surtout un outil énorme pour forger une identité nationale et je forge également une outre nationale dans le cadre de la rabbe là on va voir des pays comme par exemple l'un des le Pakistan qui finalement dans la moitié nord de l'un dont on va parler le gindi et dans une grande partie du Pakistan on va parler le haut d'eau qui sont les mêmes langues qui viennent du inustinique et une langue commune au-deux et qui bah depuis la séparation des deux pays après l'empire britannique on a vraiment décidé de séparer ces deux espaces culturels le Pakistan d'un côté musulman lund d'un d'eau de l'autre en appelant cette même langue de deux non-diférents en leur denant des alfabets différents et donc finalement créer forger une identité nationale très très très différentes une identité nationale qui a presque été créée de toutes pièces pour promouvoir finalement une identité très séparée de ces deux groupes qui en fait avant étaient la même chose ouais donc on peut revenir sur cette situation que tu as équité en fait qui sont assez fréquentes dans le dans le monde par exemple l'axiogoslavie donc ou l'industinie au nord de l'ind ça c'est des situations on peut les prendre en contrast un petit peu l'idée c'est que par exemple dans le contitium d'y a l'éctat la rab y a des frontières linguistiques c'est à dire que objectifement les gens ne se comprennent pas d'un endroit à l'autre mais on va faire en sorte qu'ils puissent se comprendre et on va pour ça voilà à avoir tout un ensemble de décisions politiques pour amener une langue commune à l'inverse on peut avoir des cas où en fait les gens se comprennent c'est à dire qu'il n'y a pas de frontières linguistiques par exemple un serbe un croître sans censé pouvoir se comprendre quelqu'un qui parle d'industinie ou quelqu'un qui parle indie ou quelqu'un qui parle ordou sans censé pouvoir se comprendre de nos jours c'est de moins en moins vrai mais disons encore au moment des décolonisations ou de la fin du 20e siècle mais il y a des décisions politiques à nouveau et cette fois ci qui vont vouloir mettre une frontière linguistique qui n'existait pas et donc tout ça ce fin cette frontière linguistique souvent elle va rejouer des frontières qui existent des pareilles donc tu en as pas éleint la frontière religieuse par exemple les serbes vont plutôt être orthodoxes les croates sont plutôt catholiques dans cette terre de l'extrôgueuse la vie donc souvent on parle de la variété bcms c'est à dire bostnac croate monté des gros serbis les bostnac sont à majorité musulmanes donc c'est pareil en fait il y a des frontières religieuses il y a aussi des frontières d'influence par exemple pour différencier leur langue les serbes vont plutôt à emprunter des mots orus donc les langues cela en fait leur but c'est d'avoir une dentité cela va donc ils écrivent avec l'alphabet syrilique donc l'alphabet du russe ils empruntent des mots orus qui est un peu la langue de prestige de l'erre cela va vers les croates vont plutôt s'attacher à l'air romaine la tine parce qu'ils sont catholiques et donc ils vont plutôt emprunter au latin pour l'inustanie donc qui s'est divisée en ordou et indie donc il y a cette frontière religieuse et à nouveau donc il y a cette frontière graphique puisque du côté indien on écrit en des vanneagari l'alphabet et on emprunte au sans-scri donc on est plutôt sur l'air voilà du sans-scri des langues de européenne alors que du côté de l'ordou on écrit avec l'alphabet arabe et on emprunte plutôt à des langues comme le pers, le turc etc donc on va être sous d'autres erreurs d'influence à nouveau pour différencier les identités on parlait dans un premier temps de diglossi est ce que il y a l'inverse la diglossi alors donc la diglossi par exemple les locuteurs de la rab ils apprennent leur arabe vernacular leur arabe dialectale qu'on appelle souvent mais en fait c'est juste un un angarab spécifique donc par exemple un marocain va apprendre la rabme marocain et puis après dans sa scolarisation il va pour être confronter à d'autres langues il peut être scolarisé avec de la rabme classique il peut être conscolarisé avec le français etc bon ça dépend un peu par cours mais on va dire que cette diglossi elle peut être bien vécue c'est à dire que ça peut être vécue comme une ouverture pouvoir parler avec les pays fontaliers pouvoir aller en France etc mais ces situations elles ne sont pas toujours bien vécues et si par exemple on prend plutôt les ex-colonie française d'outre mère ça peut au contraire cette diglossi donc là les enfants apprennent le créole puissance scolarise en français mais on parle souvent parfois de diglossi dans l'idée qu'en fait cette diglossie elle tourne mal et les gens en fait ne sont pas n'arrivent pas à trouver leur place dans cette c'est de langues différentes donc diglossi c'est dix le préfet comme dans dysfonctionnement c'est quelque chose qui va pas dyspraxie dyslexie etc donc c'est un peu emprunté à ça et souvent c'est moi c'est moi au niveau de la société qu'on y vaut de l'individu c'est à dire que c'est l'individu lui-même qui va se ressentir dans une sorte de des très psychologiques en fait de malètre lié au fait que sa langue maternelle sa langue vert vernacular n'est pas reconnu par exemple pour voyager pour faire pour travailler pour produire culturellement des biens pour écrire même parfois voilà et à l'inverse il y a cette idée que la langue qui nous sert par exemple à la scolarisation c'est une langue imposée la langue du colon c'est pas une autre langue en fait et donc on a cette espèce de contradiction qui apparaît et qui peut voilà tourner à une forme qu'on appelle parfois aussi de nœuvroses diglossi c'est vraiment l'idée que les gens vont plus être en mesure de jongler avec ses langues de d'accepter cette situation on a aussi parfois des situations qu'on appelle d'insécurité linguistique c'est à dire que les personnes vont pas être ce sentir en sécurité pour parler une des deux langues est ce que je fais bien de parler créole alors qu'en fait c'est on apparaît par les créoles à l'école ou des choses comme ça est ce que c'est bien de parler français alors qu'en fait c'est une langue qui est rejetée par exemple par certaines personnes parce que c'est la langue du colon et donc voilà toujours il y a cette ce renvoie en fait entre deux identités on n'est on trouve pas sa place entre les deux et donc c'est ça en fait la diglossi c'est qu'on la diglossi tourne mal c'est un me ça me rappelle quelques histoires que j'entendais quand j'étais enfin mon grand paire en Bretagne ça langue maternelle et le Breton donc en fait à la maison à la ferme où il vivait il ne parlait que Breton avec sa famille et il me raconte toujours que le Breton à l'époque était interdit alors quand je vous dis interdit c'est à dire que les enfants à l'école qui parlait Breton dans la cours de récréation se faisait punir et se faisait renvoyer de l'école avec désavertissement avec des mots pour les parents et donc mon grand paire m'explique aujourd'hui bon il a presque 90 ans effectivement il est toujours capable de tenir des conversations en Breton d'ailleurs lui même anime des podcasts en Breton pour des des chaînes de radio Breton des podcasts qui ont des podcasts je trouve ça 90 ans que mon papi j'aime pu se faire des podcasts en Breton à l'époque les mouvements très revendicatifs Breton militant qui voulait un certain nombre de droits pour la l'abautagne etc etc. était également associé dans tout cet univers linguistique. Nous, en fait, la langue devnait presque une arme de militantisme pour affirmer une identité culturelle, une réalité culturelle. Et donc c'est vrai que les personnes qui soutenaient la langue Breton se voyaient directement fichées comme quelqu'un de radicales militants dangereux. Et donc c'est vraiment dommage, parce que au final tout le monde devrait être militant pour les langues pour ne pas perdre, les langues pour ne pas perdre une réalité culturelle qui aujourd'hui, c'est quasiment étinte. Ma famille qui habitant Bretagne ne parle plus Breton aujourd'hui alors que nous venons dans l'une région de l'ouest de la Bretagne, tout le monde par les Breton y a 100 ans. Des phénomènes comme ça, on les voit un petit peu souvent, ma tente vient de l'étonie. Alors là-bas, la réalité culturelle est très différente suite à la chute de l'URSS, une minorité russophone et restée en l'étonie. Cette minorité russophone est depuis la chute de l'URSS, restée l'étonne. Aujourd'hui cette minorité se voit nier beaucoup, beaucoup droit fondamentaux par rapport à l'éducation en russe, parce que l'életon ethnique qui parle l'éton, qui est une langue qui n'est pas lave, qui est une langue baltique, on très très peur que cette minorité russophone arrive en infiltrant le gouvernement notamment par la force des parties politiques pro-ruses en l'étonie. Et bien puissent en fait retirer la étonie de l'Union européenne, se rattacher à la Russie etc. Alors la guerre en Ukraine fait évoluer pas mal de choses par rapport à ça, mais je dirais radicalise encore plus les efforts de la population l'étonne aujourd'hui d'Annie Lé, l'usage du russe en fait. Donc il y a une forme de dysglossie qui est énorme de la part de ces communautés minoritaires russophones en l'étonie, qui n'arrive pas à se retrouver entre un espace culturel léton ou il parle léton et un espace culturel russe qui est leur langue maternelle et d'origine et qui en fait ils ne peuvent plus vraiment parler de peur d'être fichés comme des personnes qui iraient contre le développement du pays. Donc c'est très intéressant de voir comment une langue peut vraiment agir en outils de militantisme. Là je vous parle que de l'Europe et on a même des exemples en Asie, on peut parler du Cataiwan qui est juste incroyable ou c'est-il à une langue qui vient des populations chinoises des codes du Fujian qui ont immigré à Taiwan au cours de plusieurs générations successive d'immigration et qui ont ramené une langue qui est l'euroquienne. Aujourd'hui quand on parle de Taiwan et langue Taiwanese en fait, c'est l'euroquienne qui est encore parlé dans certaines régions de la Chine, mais à Taiwan, ça fait partie d'une identité régionale Taiwanese, très très forte également d'une sorte de militantisme de la part des populations Taiwanese aujourd'hui. Parlez décider de parler hôquienne, par rapport à parler le chinois mandarin qui est officiel à Taiwan. C'est un acte de militantisme très très très marqué et très très fort. En fait pour faire disparaître des langues ou créer des situations dysglossiques comme tu en parles, c'est vraiment en fait qu'on fait de la privation de droit linguistique, on empêche les gens de parler en fait. Parmi les anecdotes tu parlais un peu des chatiments. Il y a un chatiment aussi très utilisé, qui a été très utilisé en France et en autre mer, qui est le chatiment du bouton, je ne sais pas si vous connaissez. En fait si un enfant parle de la langue locale, il reçoit un bouton et son but ça va être de se débarrasser du bouton. Et pour ça il doit surprendre un de ses camarades en train de parler la langue aussi. Donc si par exemple je parle de Breton, je pense à mon bouton et puis il faut parler français, il y en a un accord dans cette situation, il faut toujours parler français et si j'entends quelqu'un d'autre parle de Breton, passe, je vais lui passer le bouton. Et si on a journée celui qui garde le bouton à un chatiment qui était souvent des chatiments en Corporelle. Donc là on voit aussi comment cette névrose dysglossique s'installe. C'est vraiment l'idée aussi qu'il y a de la délation. C'est-à-dire qu'on va dénoncer nos pares, on va leur passer le bouton pour ne pas avoir soi-même le chatiment et le condamner quelqu'un d'autre. Et à l'inverse, comme tu en parle pour le militantisme, c'est là qu'on reboue que la vécidentité y a l'idée de retrouver son identité en revantiquant une langue spécifique et ça ça passe à l'inverse par l'ouverture de droit linguistique de pouvoir utiliser sa langue au travail, à pouvoir être scolarisé dans sa langue, etc. Et donc ça ça rentre dans une démarche plus globale qu'on appelle de revitalisation linguistique. Donc c'est l'idée que voilà, des langues qu'on était stigmatisée pendant très longtemps, on va essayer de les faire revivre à travers tout un tas de nouveaux droits. Là où certains pays, en fait, entre tiennes et dysglossies, par exemple l'inde ou la plupart de la classe dominante indienne, moi je travaille dans l'industrie du luxe donc j'ai fréquemment des échanges avec des indiens de très très très au niveau culturel, économique et sociale et intellectuel et en fait ces personnes-là choisissent délibérément de ne plus utiliser les langues traditionnelles que ce soit le malatique, que ce soit le concanique, que ce soit le hindic il parle ou le tamil en Inde dans leur famille. Et bien ils vont utiliser que par exemple l'anglais, on voit beaucoup ça dans la diaspora indienne un peu à droite à gauche que ce soit en Europe, que ce soit au Canada mais même en Inde. C'est la même chose qu'on va retrouver au Maroc par exemple ou au Liban dans un certain ordre où les marocains et les libaniés des classes plus dominantes plus aisées vont choisir de pratiquement ne jamais parler à Rab, mais par les que français pour le cas du Maroc ou anglais français pour le cas du Liban. Là où parler la rab, dialectale locale va être vu comme quelque chose de très folclorique qu'on va faire peut-être au marché avec le. - Ça peut même être vu comme un acte de militantisme anti-impériale et anti-oxydental. - Oui, carrément. Mais c'est fou et puis surtout, c'est là aussi qu'on voit à nouveau cette histoire de hierarchie des langues dans une société et à quel point aussi cette hierarchie des langues en fait elle reflète un peu la hierarchie sociale avec donc les élites dominantes qui vont en fait parler la langue dominante et qui vont imposer la langue dominante pour pouvoir voilà évoluer dans la société il va falloir adopter cette langue et à quel point ça a à abandonner les langues locales et vernes-claves. - Et si identifié un groupe en fait que ce soit un groupe économique et social, que ce soit un groupe intellectuel, que ce soit un groupe par rapport à son niveau d'étude ou par rapport à sa situation socioprofessionnelle, c'est dingue de voir à quel point mais dans certains pays en fonction de la langue qu'on parle on va plutôt t'associer à ce groupe ou ce groupe et à quel point toi-même tu pour t'associer toi-même et pour te faire voir dans le regard des autres d'un certain groupe et ben tu peux changer ça en fonction de la langue que tu parles et puis même j'ai envie d'y dire l'accent l'accent que tu entreprendras. - Et c'est là qu'on revient la notion d'identification et pas juste d'identité c'est à dire que les gens ne naissent pas marocains ou ne naissent pas français c'est à dire qu'on y a tout un ensemble de processus qui fait que par exemple comme tu le dis un marocain peut parler français est ce qu'il est marocain à ce qu'il est français francophone parce que sans doute il va peut-être partir en France est ce qu'il va vouloir avoir une nationalité française. Il y a tout un écosystème de différents moyens par lesquels on va pouvoir évoluer dans son identité, déclencher d'autres identifications est ce qu'on peut brouiller un peu les pistes brouiller les lignites et se retrouver dans des situations un peu de flou où on voit du coup l'identité il n'est pas du tout ce qui est de toute cette identité fixe éternelle qui est presque donner la naissance en fait elle évolue au cours de la vie elle évolue au cours de la des langues qu'on va parler des langues qu'on va choisir de parler au contraire qu'on va accepter voilà c'est tout un ensemble de choses comme ça aussi. Alors on va y passer justement à la construction de l'identité par le biais de l'interaction sociale. Là on va parler plutôt dans un sens purement social et d'interaction que ça soit dans la famille entre amis voilà au Saint-Même d'un pays jusqu'ici on était beaucoup plus sur l'aspect de politique beaucoup plus élargie au niveau mondial et macro l'interprétation sociale qu'est ce que c'est. Alors donc on peut un peu changer de perspective là on a fait un peu un peu un parneuramment on est passé dans plein de régions différentes avec cette approche un peu surplombante où on a surtout parlé des sociétés en fait et des airs et des droits donc des à un niveau vraiment presque voilà des états etc. Et mais l'association linguistique elle s'intéresse pas juste à ces situations là donc les situations de contact au niveau d'une société les contacts de langue mais aussi à un niveau vraiment individuel interpersonnel c'est à dire dans une conversation comment notre façon de parler notre accent la langue qu'on choisit mais aussi tout un tas de dispositions corporelles les gestes la la parents etc. vont façonner notre identité et à nouveau on en parlait donc juste à l'instant cette idée qu'on peut passer d'une identité à l'autre être sur des limites des floues à traverser des frontières identitaires et en fait ça se réalise au niveau d'une société mais aussi au niveau le plus personnel c'est à dire qu'on peut changer sa façon de parler pour véhiculer une identité différente et identifier de façon différente là je vous parle avec ma boîte podcast mais en réalité j'avais un peu écouté les potes cases donc je voyais comment tu avais changé ta voix par rapport à quoi mais c'est comme les gens qui sont sur scène ceux qui chante la voix professionnelle versus la voix perso exactement ça c'est exactement déjà ça c'est un changement très simple en fait tout monde fait dans le quotidien et donc là en fait en donc moi j'ai remarqué un petit peu donc tu change un petit peu le rythme de ta de ton change tu ralentilles débis tu abaisse ta voix etc donc tu fais tout un tas de de changements qui vont permettre qui vont te permettre d'être identifié comme la podcast celle qui dirige l'entretien celle qui connaît les locaux etc et donc c'est tout un ensemble de choses qui vont que les gens vont pouvoir identifier à l'inverse moi je suis pas très bon à être enregistré je garde pas j'arrive j'ai du mal à changer mon ma façon de parler j'essaie de parler un peu plus lentement mais je vais être identifié comme dans l'interview et quoi personne va tout personne va penser que je suis la personne qui fait le podcast je pense que tous ces rapports justement c'est un peu comme le manager vers juste le manager comment doit être un manager ça s'en train de changer je trouve ça c'est plus un point de vue social sociétal d'où genre le directeur doit être hyper contrôle dans le contrôle et à vouloir manager comme il faut de façon paternaliste. Je pense que c'est un peu pareil aussi dans le rapport à la voix où tu peux très bien voir. Vous voyez dans les films où passe tu peux très bien voir un grand méchant avec une voix beaucoup plus faible à des aiguilles parce que tu t'y attend pas justement et ça permet de représenter un peu ni n'attendu quoi. Voilà donc je vais pas répondre à ta question sur l'interprétation sociale en fait on souvent parle de sens sociale des variables linguistiques donc c'est à dire le fait par exemple d'haber ces savoirs qu'est ce que ça signifie comment on interprète ça. Le fait d'avoir une voix faible art comme tu le dis qu'est ce comment on qu'elle sens ça et donc en fait nous l'ocuteur du langue ou de n'importe quelle variété du langue on est capable d'avoir une interprétation sociale de ces phénomènes de repérer par exemple que quand quelqu'un dit je sais pas tarpins et ça va être on va avoir une indexation en fait et on va pouvoir savoir que la personne a un accent particulier mais on va aussi accrocher tout un tas de représentations à la personne on va lui forger sans identité on va l'identifier comme quelque chose. Toi a zé dans le milieu professionnel je pense que ça doit te mettre la puça l'oreille. On va s'aider la puça l'oreille dans le sens où l'année dernière j'ai appris l'italien dans le cadre de mon travail donc aujourd'hui je peux dire avec beaucoup de confiance pouvoir travailler en italien donc c'est un par d'autres. C'était une langue. C'était une langue à prise en un temps record donc j'en suis plutôt fier et c'est vrai que ayant appris l'italien dans un contexte purement professionnel et au final la première langue que j'apprend dans un contexte exclusivement professionnel je vois que l'italien que je parle aujourd'hui je le parle avec un ton de voix très grave très sérieux c'est un italien qui est extrêmement professionnel et le peu de fois où j'utilise l'italien hors du contexte professionnel lorsque je suis en je sais pas en soirée je rencontre un groupe d'italien et je m'exerce et effectivement il me dise moi tu en dirais que tu sors d'un meeting d'entre plus il est encore c'est très très drôle. Le grave versus l'égue versus le médium entre le pour notre propre voix perso je l'ai aussi avec je passe si vous voyez genre d'une langue à une autre en fonction de la connotation de la langue je m'explique l'anglais j'ai la voix la plus grave le français j'ai la voix médium et la rap c'est la voix la plus égue alors pour la rap je pense savoir pourquoi vous me dirais mais c'est parce que il y a un peu cet attendre moi ma famille m'a toujours dit à une fille doit être douce attentive donc il y a ce directement tu vois inconsciemment je me dis ok donc ça veut dire voyager et je pense que autour de moi j'ai vu des femmes parler avec plutôt dans les ton aélus le français je ne sais pas à vous de me dire t'es uniste peut-être que toi tu sais du coup ce qui est intéressant c'est là à nouveau on voit comment l'identité elle se forche par la langue qu'on parle et par la façon d'entre la parle par exemple du coup en arabe tu essayes de voilà d'adopter des codes féminins et donc tu vas devoir un peu rentre ta voix plus égue l'anglais sans doute tu parles un contexte plus professionnel et c'est le même cas pour zé avec l'italien il y a cette il faut être identifié comme professionnel comme étant voilà la personne spécialiste ou qui fait la la un travail et donc on va adopter ce ce ton plus sérieux qui est j'en ré d'ailleurs et qui aussi j'en ré parce qu'il est basé sur une construction masculine et on en avait un peu on pouvait les on pourrait les vôquer aussi c'est le fameux vocal fry en anglais donc la voix craquée avec par exemple les femmes états unien qui vont avoir tendance à adopter comme ça donc ça c'est une voix qui s'obtiens en fait en comprimant le la reine que la glotte et donc ça laisse passer des petites bûlder qui font ça t'effet de craquement et donc voilà et donc ça souvent ça a été interpréter à nouveau il y a un sens social on va en fait pouvoir identifier des femmes comme étant voilà des business women des femmes dans un milieu d'homme qui vont pouvoir évoluer voilà avec des bisquotes ou etc pour le français t'as ta voix normal et en fait c'est quoi ta vraie voix est ce que c'est la voix quand t'es chez toi ou quand tu parles un podcast du coup il y a des sous couches parce que tout à l'heure tu disais que bah tu m'as identifié avec ma voix de podcast vers juste la voix voilà mais du coup il y a des sous partie voilà une manière générale ma preuve de théâtre dit que pour reconnaître sa vraie voix c'est de faire et tu leves le doigt pour ce qui écoute et qui peuvent pas voir ce que je fais tu leves le doigt vers le ciel et quand tu es dans ton aigu et après tu redesçes le doigt jusqu'au niveau de ta bouche pour avoir ta voix ventrale et donc la voix vraiment qui ressort et moi ça fait ça c'est des techniques de l'obloisse c'est des techniques d'exploration du registre en fait ça veut dire le plus égule le plus grave qu'on peut faire et un peu s'est situé mais en fait on jongle un peu toujours entre tout on est pas voilà je pense que tu fais pas toujours la même voix ventrale j'espère quand tu passes d'être un peu fassiant et puis voilà donc selon les situations en fait on va être amené à changer de voix changer de accent parfois non ça ne moi je ne suis pas concerné par ça quoi que parfois je change aussi certains traits de prononciation notamment en ce moment il y a la pholémique sur les africations la fréquation c'est le phénomène par lequel les syllabes t et dit se change en t et dit c'est vraiment une diffusion qu'on appelle par le bas c'est à dire que c'est plutôt initialement en pense voilà des jeunes ou des classes populaires ça va être souvent indexé par exemple à marseille ou à des parles comme ça en fait c'est quelque chose qui se diffuse de façon très générale par le bas c'est à dire que c'est la population en général qui transmesse cette ça par opposition à un changement vers le haut où c'est imposé par une élite qui impose un trait plus prestigeux par exemple y a les rappeurs qui vont être des des modèles pour les jeunes et donc ça va aussi véhiculer un peu par le haut quand même mais dans des sous culture un peu dans des sous-parties d'un domaine linguistique moi c'est des choses que j'ai qui très très tard en fait je vois que le français que j'ai appris à l'école était très académique qui était très dénuée de tout contexte local de variante régionale très tardivement dans ma vie en installant en G j'ai commencé à apprendre ce qui était le français populaire parler réellement dans les régions bon la région en question était plutôt en G le bassin de la loi mais j'ai eu des sourds influence de différents niveaux de langue et j'ai appris beaucoup beaucoup de choses j'ai pas si tu te rappelles à ce moment de cette fameuse liste que j'avais toujours avec moi quand on était en écoles de commerce et que je sortais à chaque soirée et que j'actualisais de soirée en soirée en fonction de toutes les innombrables choses que les gens m'apprenaient alors il y avait quoi dans cette liste qui avait il y avait des choses très très drôles il y avait des expressions comme par exemple payer son appart comme par exemple à perpette les ois ou je sais pas où des mots que les gens utilisaient beaucoup comme tout le monde avait une go tout le monde m'appelait gros aussi ça pendant un mois j'étais appelé gros je panique je pensais vraiment que les gens me traiter de de gros go va paname l'argo alors oui tout le monde venait de paname je me disais c'est très drôle tu es la quatrième personne que je rencontre qui vient de paname je n'ai jamais entendu parler de cette ville avec tout le monde à l'air de venir de paname c'est pas du cincroyable ou par exemple la très fameuse PLS également oui on me disait que la personne était en PLS l'année et un j'ai demandé à bon générique était en PLS aussi en croyant que c'était par ici en cèlètre des études appari et là du tout donc en fait toutes ces choses là ou par l'accent que j'avais il m'a façon de parler français également qui était une façon de parler français très académique tout le monde partait du principe que j'étais totalement capable de comprendre toutes les conversations et en fait ce que les gens ne comprennent pas c'est que le français qu'on apprend dans des systèmes des systèmes d'éducation française à l'étranger ne vont pas forcément correspondre à le français tel qu'il est pratiqué dans la façon dont il est parlé dans la façon dont il est compris également et donc moi je mettais retrouvé à ne pas comprendre une langue que j'avais pourtant étudié 18 ans de ma vie que je parlais à la maison avec ma famille et que je pensais maîtriser de fonds en combles et voilà j'ai totalement à côté de la plaque et donc j'avais cette note cette liste de mots que j'ai essayé d'alimenter à chaque soirée et qui aujourd'hui me semble totalement obsolète parce qu'en fait j'ai appris tous ces modèges et j'ai moi-même intégré à mon langage aujourd'hui alors certains plus que d'autres il y avait beaucoup beaucoup de mots régionaux de la région d'enger donc que j'ai un petit peu zapé mais la plupart d'entre eux aujourd'hui on me l'est dit et on comprends bah tu parlais d'ayant à camorage je suis sûr que demain y en a camorazort une chanson c'est à moi qu'on va demander d'expliquer les paroles donc même tu me parlais de décolle de commerce ouais ça c'est aussi je suis pas sûr que le vocabulaire que t'as appris dans cette liste un français qui n'est pas du tout de une cette classe sociale qui peut se permettre d'être dans une école de commerce va comprendre ce vocabulaire donc en fait c'est encore des sous sous catégories au sein même de la langue française qui est couramment parler exactement c'est pour ça souvent pour décrire cette variation parce qu'en fait une langue c'est foisonnant en fait on l'utilise dans plein de variété de situation très importante et dans toutes ces situations on va toujours avoir un peu des différences on la jargon professionnelle on a les blagues entramis on a les blagues dans la famille moi par exemple il y a un mot familial que vous comprendrez sans doute pas c'est cocalica lica qu'on peut dire et en fait c'est comme ça que j'ai choquo là quand j'étais petit et donc c'est resté comme un truc un peu intrapamiale et en fait il y a tous ces couches voilà de de de groupe dans lesquels on est et on change notre façon de parler j'ai jamais cocalica lica pour dire voilà pour commander un chocolat chaud par exemple ça me rappelle un truc pardon j'ai eu un flash du no vous voyez l'expression attraper froid oui littéralement t'attrape pas le froid mais ma mère a dit en arabe et bégé de l'écofin en gros t'as attrape froid quand j'avais d'un coup très mal au ventre c'est très bizarre on a construit l'expression attrape froid propre à notre famille je m'explique en fait j'ai appris plus tard que j'avais le syndrome du colon irritable à la main quand on le sait on a un Et que c'était génétique, enfin pas génétique mais toutes messeurs en tout cas l'avée quoi. Et donc, vu qu'on est cinq filles, on avait tout de petits permets à l'ouvendre et on disait tout le temps j'ai attrapé froid parce qu'on vous dit qu'il peut être bien visé. - Pour j'ai malovent. - Oui, en pensant que littéralement attrapé froid ça veut dire, je sais pas, j'ai l'hyper malovent, mais là je veux toilette, ça ira mieux. Et en fait je le dis à mes poés, c'est chaud du coup, tu vas pas pouvoir sortir de la journée. Mais non, c'est bon, je veux toilette, enfin voilà quoi. Et puis ça va mieux. Et c'est après, je suis allé voir mon médecin et il m'a dit, c'est très drôle parce qu'à attrapé froid ça veut dire avoir un rume en fait. - Ouais. - Vous avez construit vous-même votre propre vocabulaire par rapport à votre famille traduit de la rabbe. Alors qu'en fait en réalité, vous avez un syndrome du coup de retour à la réalité. - Réalement, nous sommes à bim de vocabulaire traduit de, et on fait ça comme ça pareil. On dit, ton père, on dit abouquet. Mais dans notre famille, je pense que Zé va comprendre de quoi je parle. Quand je parle à ma sœur, je lui dis ton père. J'ai pas papa. Parce que c'est traduit directement de la rabbe. Alors c'est très bizarre, on parle à, on accuse directement quoi. Mais je pense que aussi ça cache aussi des choses derrière, c'est plus facile de dire ton père plutôt que papa. Et donc finalement, la langue nous permet justement le bilanguisme ou permet d'avoir des avantages quoi. On peut en profiter dans la famille et qu'on pourrait pas avoir dans un monde professionnel, où il y a une seule langue qui est utilisée par exemple là en France. - Et à nouveau, ça montre aussi à quel point les identités sont beaucoup plus fluides et qu'elles se construisent à plein de niveaux. On a notre identité familiale, il y a l'identité proprement juste individuelle. Déjà, on a notre carte d'identité, on a notre voix à nous qui peut être identifiée par nos proches. Donc on a déjà notre identité juste à la plus personnelle. Il y a prendre peut-être l'arger les cercles, il fera mesure. Il y a une autre identité dans le travail, dans notre identité quand on est avec des amis. A chaque fois, on joue des rôles un peu différents, on n'a pas toujours les mêmes façon de parler, les mêmes mots, etc. C'est ce qui a conduit par exemple Goughman, un social linguiste, à dire qu'en fait, la société, c'est un grand théâtre social. Et qu'en fait, on joue des rôles en permanence. Et c'est pour ça aussi parfois quand tu me disais qu'elle était un vrai voix et c'est parfois en fait, c'est difficile. C'est que, est-ce qu'il y a moyen de sortir de ce théâtre et de jouer aucun rôle. Et en fait, c'est pas possible en ce rendant compte, c'est qu'on joue tout le temps un rôle. C'est certain, il y a des rôles qui sont plus fréquents, on va les considérer comme étant notre normalité, mais ça reste un rôle. Et du coup, on joue tout le temps un rôle. Et parfois, nos rôles ne correspondent pas à la scène sur laquelle on est. C'est ce qui vous arrive quand vous dites "Hatrap proche et médecin" ou quand vous dites "Je vous comprenez pas que Panam c'est Paris". C'est qu'en fait, vous avez pas la bonne variété de langue à ce moment-là. Et du coup, il y a un petit blocage sur la scène de théâtre. Les sensées se dérouillent, fassant un peu fluide, c'est codifier. Le médecin est censé poser une question, t'es insé répondre et t'es pas censé durger j'attrafreu. J'ai super mal au ventre. Là, il y a un bug qui serait quoi. Et donc, parfois, se jouer entre plusieurs scènes et conduit à changer d'accent. Il y a un cas d'école, un petit peu en social linguistique, c'est celui de Marie Arlette Karlotti, qui était la ministre au Personne d'Ikappé, Sualande. Et qui a été épingleée par le journal quotidien, dans la même journée, sur deux plateaux de l'éducation, l'un apparaît l'autre à Marseille. Elle adopte deux accents complètement différents. Vous savez-vous que c'est moi qui suis quasiment exclus du groupe socialiste du Conseil général? Quand on dit à Marseille, on le lève notre ville, c'est-à-dire que je n'ai pas pu inscrire préalablement les dossiers. Donc, dans la vidéo, en question de quotidien, on entend le public qui rigole, même c'est Anne-Idalgo qui est sur le plateau, qui rigole aussi et qui se moque de cette ministre. Elle va pas avoir d'appendie se nasale sur ses voiles, elle va dire 1 et par 1. Elle va avoir elle va pas affriquer ses consonne, donc elle va dire T et Padi, tout un ensemble de traits comme ça, qui vont lui permettre soit de paraître ministre, donc profession politique dans la capitale, donc au niveau des élites dominantes, etc. Et à l'inverse, elle va pouvoir adopter un rôle des lus locales, va Marseille, il va pouvoir jouer sur plutôt des traits d'authenticité, de proximité, etc. On adoptant un accent Marseilleux. Et donc, il médiatement, les gens pensaient, mais du coup, c'est quoi son vrai accent? Moi, je ne sais pas, je ne sais pas la réponse, je ne sais pas, je suppose que la grande dans le sud, mais elle aurait peut-être pu apprendre l'accent Marseille en premier et après apprendre l'accent par raisien. Donc en fait, elle n'a pas de vrai accent, elle a juste 2 situations et elle s'adapte à la situation. Et souvent, c'est perçu comme de la duplicité, on va se dire, mais du coup, elle joue un rôle, elle n'est pas vrai, elle est faussing inserti, elle se présente sous une identité, à tel endroit et puis sous une autre identité à tel endroit. Et là, cela ne devient pas temps ce théâtre social et on voit en fait que les gens, oui, je vous plaisais un rôle, mais on le fait tout. C'est juste que il y a des rôles qu'on accepte par que les gens associent. Mais ça peut être voulu, en fait, cette duplicité d'une langue ou d'une façon de parler ou d'un accent ou d'un lexique. Quand on voit ce qui se passe aujourd'hui en marketing, dans le monde du commerce, en fait, où on voit des pubs à la télé, de type piaque avec des Bretons qui parlent Bretons, etc. Ou même quand on voit l'abondance des termes japonais aujourd'hui pour le marketing qui est très appellatif, on veut créer des produits en utilisant des mots japonais et des choses comme ça. Là où peut-être, à l'époque, c'était plus l'omni-présence de l'anglais et surtout cet anglais américain très stéréotypé du Texas, et c'est tout. Et c'est ça qui faisait vendre en termes de marketing. Voilà, en fait, c'est drôle parce que la langue peut également être un outil pour faire vendre. En associant certaines choses, on peut, je dirais, ciblez la conscience d'un groupe de consommation et donc paraître, pour certaines marques, paraître plus authentiques, paraître plus vrais. Et en fait, on va chercher à cible également notre marketing en utilisant la langue avec les éléments de langage, avec le ton de la voix, avec la façon de parler, les accents, mais même la langue purement utilisée le japonais pour des produits pour les rendre fun, sophistiqués ou un petit peu à la mode la voix vend, c'était plutôt le rôle de l'anglais. On est complètement donc, il y a une sorte de, ça c'est ce qu'on appelle un phénomène de commotification, c'est le terme de marques, ce n'est pas le fait de transformer quelque chose en marchandise et en l'occurrence, ce phénomène est toujours beaucoup de plus en plus, en fait, les identités, c'est-à-dire qu'on vend grâce aux identités, on dit ça, c'est un produit breton, ça va faire vendre sur un marché breton et une façon de d'asseoir cette identité, ça passe par la langue. Et donc comme tu le dis, ça va passer par des pubs où il y a le breton qui va être utilisé, ça va passer par exemple sur les affiches dans le métro des pubs pour voyager en Bretagne, c'est marqué breche au lieu de marques et Bretagne parce que c'est comme ça qu'on dit bret, la Bretagne. Et donc, il y a tout un, voilà, joué sur des imaginaires et en fait, joué sur juste une identité et l'utiliser comme argument marketing, comme un gage d'authenticité, comme un gage de dépaysement, etc. On peut parler aussi des drapeaux qui sont de plus en plus utilisés, des logos, toutes les régions, maintenant, ou un logo qui apparaît sur leur pub de voyage, des choses comme ça. Ça peut paraître dépolitisé, mais en fait, c'est aussi une façon de voir et de politiciser une langue, c'est de l'utiliser pour véhiculer une identité, pour vendre des produits. Alors malheureusement, c'est pas parce qu'il y a du breton dans une pub que les gens parlent bretons, ils ont accès à l'école, etc. Donc, il y a toujours un peu un décalage entre les deux, mais voilà, ça par a du volonté assez général, en fait, de réappropriation des cultures régionales en France. On voit ce qui se passe également au Québec, par exemple, avec le nombre de lois qu'il passe en ce moment pour protéger le statut identitaire du de parler français. Et où, finalement, là où il y a 20 ans, le français était en train d'être abandonné par la population au Québec qui commençait à préférer l'anglais, dans le pays comme Montréal, par exemple, essentiellement, en Glefon aujourd'hui. Là où aujourd'hui, on se rend compte qu'ils sont en train de mettre en œuvre tous les efforts possibles et imaginaires pour revitaliser le français au Canada, au Québec et pour redonner ce statut-là. Et en fait, la même chose arrive, et encore une fois, c'est vraiment des actes de politisation forte et très marquée. Comme par exemple, Catalan en Espagne, aujourd'hui, c'est un acte presque militant de mettre un enfant dans une école de langue Catalanne à Barcelone par rapport à la langue Castillane ou l'Espagnelle. Donc c'est vrai que c'est assez intéressant de voir comment il y a une sorte de retour vers la langue régionale. C'est là le retournement de stigmatité. Oui, mais qui n'exclut pas du tout le fait que encore aujourd'hui, il y a une hiérarchie des langues. Il y a une stigmatisation qui est en cours. Oui, en France, on va militer pour le retour au corps, pour le retour au breton, pour le retour au basque. Mais au final, l'arab, le portugais, d'autres langues issus de l'immigration sont toujours tout automatisés par rapport à ça. C'est un rabia disant, on a fait un boucant pour cette histoire de. Mais c'est quasiment tous les trois, quatre ans, il y a toujours une polymix. Comment ça, avec Naja de Valhélo Belkassane, qui est voulu échanger les contrats d'enseignement de l'arab, après il y a eu Blanquer aussi qui s'y attaquait, Macron dans une prise de parole aussi, c'est tout le temps. C'est tout le temps l'arab, c'est vraiment une évoureuse en France, c'est dès qu'il y a de l'arab, on va associer encore des valeurs assez langues. Alors il y avait l'immigration, maintenant malheureusement il y a aussi les idées de terroristes. J'avoue quoi dans les transports? Alors j'en avais déjà parlé à une connaissance, le d'où le lingue, dont je vous en parlais tout à l'heure, en un draw. Je ne vois pas la fichée sur mon écran. J'ai déjà entendu des gens vraiment des propos pendant les émutes de l'été dernier, qui étaient. c'était choquant. Donc depuis j'ai peur à l'idée de montrer mon écran et de voir des lettres arabes. Je pense qu'il ne comprendrait même pas que je suis en train d'apprendre. Il n'y a même plus cette connotation d'apprentissage et de positif autour de "Ah faut apprendre c'est bien séduquée" mais c'est bien d'apprendre une langue d'un coup, c'est l'arab, ça prend le dessus sur tout autre chose, il y a la peur. Ça dénirationnel. Et puis toujours cette histoire de hierarchiste, c'est à dire que quelqu'un qui est bilanque français anglais ou qui apprend l'anglais, on va super, ça offre des emplois etc. Mais en fait la rapide. C'est le cas aussi, je veux dire l'appénence à Arabic ou même, le monde à Arabes en général, c'est un domaine énorme d'emploi aussi aujourd'hui. Quand je te coupe, quand je cherche à 3 ans, mon père, mon père qui s'y rient, m'a dit de ne pas noter que je parle anglais sur mon CV. - Arabes. - Oui, oui, voilà. Effectivement, on peut même cacher des langues. Moi, ça m'est déjà arrivé à des étudiants de leur demander quelle langue vous parlez. Et est-ce que les gens disaient "Bon, parle français" etc. Et en fait, quand on leur demande, mais vous n'avez pas appris d'autres langues à notre moment, on fait "Ah, si, en français, je fais un la maison, je parle à Arabes". Et ben oui, ben en fait, donc les biens. - T'es biens que c'est super! - C'est super, le ratéreur. - Je ne sais pas si c'était une qualité. - Oui, mais tu as le droit de l'îter de parler à Arabes, etc. Et donc, ça crée des situations complètement dingues. Enfin, retourne un petit peu sur ce sujet-là, où on peut stigmatiser une langue et jusqu'à la empêcher son utilisation, t'arrives même pas à l'apprendre dans le métro. - Je vais te dire, c'est quand même. - J'ai l'air d'être cool. - Il faut repenser un peu aux solutions. La façon dont ça peut changer, j'en avais parlé, c'est en fait, ça passe par l'ouverture de droit, d'institution. Par exemple, quand tu as parlé au Québec, il y a une institution très forte de régulation de la langue qui étabile les politiques linguistiques, qui étabile les changements. Par exemple, c'est eux qui avaient décidé de transformer le Covid dans la Covid. Et ça a été suivi par les Québécois, mais pas en France. On disait toujours le Covid de façon majoritaire. - Votre rapport à la langue aujourd'hui est comment? - Mon rapport à la langue est vital. Je dirais que dans le type de travail que je fais, c'est un travail qui est centré sur l'humain, sur le développement des autres. J'ai besoin de connecter avec les autres, notamment en passant par la langue. Si je n'arrive pas à connecter avec eux sur le plan culturel, par exemple, et notamment par la langue, je n'arriverai pas du tout à travailler avec quelqu'un. Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, je saute de langue en langue en fonction de l'interlocuteur que j'aurai. - J'ai la chance d'en parler un paquet. - Alors attend, parle combien? Du coup, parce qu'on l'a pas dit. - 8. Donc, effectivement, je suis. - Mais quels sont tes langues, je staine? - Je suis capable de travailler en 8 langues. L'Espagneux, le Portugal, le français, l'anglais, l'Allemagne, l'Italien, le Japonais et le Chinois. Le fait de parler une langue de ma soeur avec une personne et lui montrer "Tu sais quoi? Je parle ta langue, je comprends ta culture. Ça va directement nous permettre de démarrer la relation sur. Je dirais, un niveau, en tout cas de compréhension et d'équilibre qui sera beaucoup plus grand. On n'arrive pas à prendre aussi bien dans une autre langue que dans sa propre langue, je dirais naturel et instinctive. Donc c'est vraiment pour ça que moi, j'essaye de me fixer sur ça et que j'essaye d'aller connecter avec les personnes là où leur langue est la plus forte. - C'est donc ça, Yannis, c'est le contexte culturel et linguistique qui façonne aussi le rapport aux autres, ce que disais aimer. - Mais aussi notre identité. - Exactement, je pense que pour conclure, on peut vraiment dire ça et déjà, il y a des interactions permanentes entre la vie de l'angage. On a donné des séries d'exemple dans tout le podcast. Mais que du coup, notre identité, voilà, elle est façonnée par élan compâts, les fascinés par l'accent qu'on a, toute une socialisation linguistique, en fait, tout notre environnement linguistique. Mais que si ce n'est pas juste un rapport vraiment déterministe ou on est dans tel milieu, donc on va parler comme ça, mais que si on peut évoluer socialement et part à ça passe aussi par une évolution linguistique, on peut changer notre façon de parler, changer notre accent, on peut apprendre des langues. Donc, on a la langue et un outil et il faut l'utiliser pour faire le plus de choses possibles. - Mais écoutez, merci à vous deux. - Où est-ce qu'on peut vous retrouver? - Alors, de mon côté, j'ai un Twitter linguistique, qui est Yannis Link, Yannis et Yannis. - Et c'est donc un compte de quoi, de vulgarisation linguistique. J'ai essayé au début de vulgariser des articles scientifiques. Maintenant, j'ai interagé souvent avec les gens pour répondre à des questions pour partager des articles, partager des phénomènes, des choses que les gens remarquent, etc. - Quand à toi, a zé, où est-ce qu'on peut te trouver? - Bien demandé, la semaine. Je suis jamais très loin. - On voyait moins d'héros. Je vous en verrai son compte perso. Mais écoutez, merci à vous deux. Merci à vous, au Ditoris, d'avoir écouté ce podcast jusqu'au bout. On se retrouve dans 3758 jours pour le prochain épisode. Bonne soirée.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'épisode explore le lien entre langue et identité à travers les expériences personnelles et professionnelles des invités.
  2. La sociolinguistique étudie comment la société et le langage s'influencent mutuellement, notamment via la stigmatisation de certaines langues ou accents.
  3. Les parcours des invités illustrent les défis et les richesses du bilinguisme, du multilinguisme et de la transmission linguistique.
  4. La discussion aborde la politisation des langues et leur rôle dans le militantisme identitaire.

Summary:

Cet épisode du podcast explore la relation entre la langue et l'identité à travers le prisme de la sociolinguistique. L'animatrice introduit le sujet en partageant son propre apprentissage de l'arabe, ce qui l'amène à s'interroger sur l'impact des langues que nous parlons sur notre personnalité et notre vie. Elle reçoit deux invités aux parcours distincts : Yannis, doctorant en psycholinguistique, et José (Zé), polyglotte travaillant dans le luxe.

Yannis, d'origine portugaise mais ayant grandi en France, discute de son processus d'identification et de la frustration de ne pas parler portugais, une langue souvent stigmatisée en France comme "langue d'immigration". Zé, ayant grandi au Portugal, explique comment l'exposition médiatique à multiples langues a normalisé le multilinguisme dès son enfance. La conversation aborde les préjugés entourant le bilinguisme, l'alternance codique (changer de langue dans une phrase) et les bénéfices cognitifs du multilinguisme.

Elle souligne aussi comment les valeurs sociales et l'histoire (comme l'immigration) façonnent la perception d'une langue, comme la différence de regard porté sur le portugais du Portugal et celui du Brésil en France. Enfin, l'échange introduit la question de la politisation de la langue et de son rôle potentiel dans le militantisme identitaire.

FAQs

La sociolinguistique est la branche de la linguistique qui étudie les relations entre la société et le langage, à la fois au niveau individuel et collectif.

Une langue façonne notre identité culturelle en influençant notre façon de penser, nos interactions sociales et notre perception du monde, comme illustré par les parcours des invités entre le Portugal et la France.

Certains parents immigrés ne transmettent pas leur langue par crainte que le bilinguisme ne pénalise la scolarité ou l'intégration de leurs enfants, souvent en raison de stigmates sociaux associés à ces langues.

Le bilinguisme améliore le contrôle exécutif, c'est-à-dire la capacité à gérer des tâches contradictoires, et peut offrir des avantages culturels et professionnels, contrairement aux idées reçues.

Les langues sont associées à des valeurs sociales liées à l'histoire des locuteurs ; par exemple, le portugais en France est souvent stigmatisé comme langue d'immigration, tandis qu'au Brésil il peut être perçu comme exotique.

L'alternance codique est le fait de changer de langue au cours d'un énoncé. Elle est souvent critiquée car on privilégie le cloisonnement des langues, mais c'est un processus naturel dans l'acquisition bilingue.

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