La Servante Écarlate, anatomie d'un chef d'oeuvre - Pauline Montassine #283
75m 51s
Ce podcast de "C'est plus que de la SF" débute par l'annonce d'un événement : la projection du film *Renaissance* pour ses 20 ans, avec la présence du réalisateur Christian Volkman et du producteur Aton Soumache. L'épisode se concentre ensuite sur *La Servante écarlate* de Margaret Atwood, analysé par Pauline Montacien, spécialiste de l'autrice. Pauline explique que le roman réussit l'exploit rare de combiner une architecture politique terrifiante et une voix intime, celle d'Offred, dont la mémoire fragile et les hésitations narratives donnent une densité émotionnelle unique. Plutôt que visionnaire, elle qualifie le texte de lucide : Atwood n'invente rien, mais observe des mécanismes historiques réels (comme la Roumanie de Ceaușescu ou le fondamentalisme américain) pour montrer comment une démocratie peut basculer progressivement. L'écriture du roman à Berlin-Ouest, en pleine guerre froide, et les voyages d'Atwood en Europe de l'Est ont nourri son atmosphère de suspicion et de cloisonnement. Pauline souligne que le roman agit comme un avertissement sur les fragilités démocratiques, et que son instabilité narrative, qu'elle a étudiée dans sa thèse, est une clé pour comprendre la puissance de l'œuvre.
- C'est écouté, écouté! Je reçois des informations maintenant, écouté! - Le fric ton va commencer pour quelques épisodes qui p'taine. - Nous ne sommes pas des robots, Sebastien, mais des êtres vivants. Voilà le pied d'Amström. On s'entrée en bas le votre écran, et il marche maintenant. On peut dire aujourd'hui que la séance fiction est bel et bien parce que tu veux dire qu'on est dans un programme fanmatique. - Est-ce vraiment si un vrai semblable? - Si mes calculs sont exactes, attend-toi à voir quelque chose qui découffe. - Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez, c'est plus que de la SF, le podcast et de ma d'air sur la séance fiction animé et produit par l'œil de Chérie. Il n'y avait pas de podcast la semaine dernière pour cause de vacances colères, cela fait du bien de souffler. Après un épisode qui était déjà très long sur Claire Obscure, Expedition 33, et bien Rebelot, avec un autre épisode qui prend le temps d'analyser un chef d'œuvre de la séance fiction. Avant de lancer ce podcast, je voulais vous prévenir que nous avons un ciné podcast, le vendredi, va mars prochain au club de l'étoile à Paris. Nous fêterons les 20 ans du film d'animation, renaissance avec le réalisateur Christian Volkman, le producteur Aton Soumache et un de ses scénaristes qui est matueux de la porte et qui a réalisé le compte de Montecristos. Cela fait des années que ce film n'a pas été projeté en salle de cinéma. N'hésitez pas à venir voir cette pépite. La soirée commence à 20h, il y aura à peu près 45 minutes, une heure de podcast avec les trois créateurs de ce film. Après, on passe le film qui du runer en demi, il y aura ensuite un débat avec ceux qui voudront bien rester pour discuter avec Christian Volkman et Aton Soumache. Vraiment, n'hésitez pas, on n'est pas heureux de faire cette soirée, qui est un peu événement, et puis on n'a pas oublié de renaissance qui est un film qui avait beaucoup marqué les exprits. Si vous avez aimé mars express, je pense que vous pouvez venir voir renaissance sans problème. Allez, on passe maintenant au podcast. Alors, j'ai le plaisir de recevoir une nouvelle invité qui n'est jamais venu dans ces plus que de la SF. Et ça fait toujours plaisir d'avoir des nouvelles voix qui viennent parler de leur spécialité. J'ai le plaisir de recevoir Pauline Montacien, Pauline Bonjour, et bienvenue dans ces plus que de la SF. Bonjour, merci de bien vouloir maquerillir aujourd'hui pour parler d'atmosphétia. Alors, je suis content, on a. Ça fait quelques mois qu'on essaye de mettre en place cette épisode. Je vais juste brièvement vous présenter vous, vous êtes l'horreur de d'un prix du meilleur article plus publié sur Margaret Atwood dans une revue scientifique dessernée par la Margaret Atwood, Société, et le nom de l'article. Alors, je suis désolé, Pauline, j'ai vu que vous parlez super bien d'onglais. Moi, c'est pas mon cas, mais je veux le dire avec mon accent français. "The shape of your absence coming to terms with the lost and with in Margaret Atwood's early, "qui s'est publié dans la revue étude canadienne, ça a été publié en juin 2023." C'est comme ça que je vous ai découvert. En fait, j'ai vu que vous aviez eu le prix, et en parallèle quand j'ai fait mes petites recherches, je voyais, et là, vous avez soutenu votre thèse à cet été sous la direction de Christine Cholier, c'était un titulé, explorer les seuls la liminalité dans les premiers romans de Margaret Atwood. De toute façon, on reviendra tout à l'heure sur votre thèse qui a dû être un moment traumatisant, mais héroïque, comme pour beaucoup de gens qui font leur thèse. On va commencer avec, on écoute, en fait, un extrae, vous le connaissez sûrement, il s'agit de François Bluinelle, producteur de télévision et spécialiste de la littérature, il va nous parler de la savantée carlate, et il va d'ailleurs résumer brièvement l'intrigue du roman. C'est un extrae de la petite Librérie. Le monde de demain sera-t-il aux cirrhoses qu'on voudrait le croire? Et si, au contraire, les femmes étaient à servir au point de devenir des servants, des servants écarlates. La servantée carlate de Margaret Atwood, c'est un roman coup de point avant d'être une série acclamée dans le monde entier. Margaret Atwood, imagine qu'en quelques semaines seulement une théocratie a remplacé la démocratie aux États-Unis, être façon très simple, très naturelle. Il a suffis d'une crise économique et d'une crise écologique, tout de 200 précédents. Des fondamentalistes religieux, sans part du pouvoir, est créé la République de Guillade, première mesure de ce nouveau pouvoir, à servir le corps des femmes. Donc, on commence par couper leurs comptes bancaires, les privés de leur emploi, les assignés à des fonctions, comme épouse de dignitaire professionnel du ménage ou de la cuisine, formatrice, mais aussi reproductrice ou prostituée. Pour compenser la chute de la fertilité causée par la pollution, les femmes jugées fertiles sont réduites à l'esclavage sexuel. On les appelle les servantes écarlates, en raison de la couleur de leur robe, parmi elles, d'elle fraîde les roïnes du roman. Comment pourra-t-elle sortir de ce cauchemar? Margaret Atwood conjugu suspen psychologique et réflexion métaphysique de très haut vol. Et le résultat était blouissant. Pour inventer ce monde, Margaret Atwood n'a pas eu besoin de beaucoup d'imagination. Elle a réunit, dit-elle, tous les cauchemars de notre époque sont romans, mettent à nous les mécanismes qui peuvent permettre, dès demain, à une dictature de prendre le contrôle des corps et des esprits. A commencer par la société. Nous qui sommes tous gavés de bien-être et de confort, engourdis par l'habitude et la facilité que nous proposent, nos écrans et nos modes de vie seront nous encore capables de faire face à des fanatiques déterminées. La servant écarlates de Margaret Atwood, s'est alliée en poche dans la collection Pavillon, chez Robert Lafer. Voilà, c'était François B. Nuel, alors difficile de passer après le spécialiste de la littérature dans les médias. Pauline Montassin, on va mettre un peu les pieds dans le plat tout de suite, est-ce que pour vous, je pense que c'est le cas, mais vous allez mous, nous expliquer pourquoi selon vous la savent écarlates est un grand roman. Bien tout d'abord parce qu'il réussit quelque chose d'extrèmement rare, c'est-à-dire combiner une architecture politique implacable et friante, et une voix profondément intime, celle de Alfred, cette que j'appelle Alfred parce que c'est son nom dans la version originale de Fred en français. La République de Ghelea est terrifiant, bien sûr, elle interroge directement sur la capacité de nos démocraties à se préserver, à faire face à tout type d'attaque, aussi bien, externe que interne. Est-ce qu'il fait aussi, pour moi en tant que électrice, la grandeur du roman, c'est le fait que tout nous parvient à travers une conscience extrêmement fragile, celle d'Offred. On ne lit pas un traité dystopique, on écoute vraiment une femme racontée, racontée pour ne pas disparaître, pour résister, pour essayer de reconstruire quelque chose qui, par en morceau, à mesure que l'histoire avance. Et ce qui est assez prenant, assez surprenant dans l'écriture de ce roman, c'est qu'on va voir cette narratrice hésité, ironisée, corriger ce qu'elle dit au fur et à mesure, parfois douter de sa propre mémoire, et cette instabilité narrative donne vraiment une densité émotionnelle que beaucoup de dystopines n'ont pas forcément, et puis il y a aussi cette idée fondamentale, rien n'est inventé, lorsque Margaret Atwood écrit la servante écarlate, elle se fixe une règle stricte, ne rien d'inclure qu'il n'est déjà existé quelque part dans l'histoire avec un grand hache. Et c'est vraiment ce principe qui je trouveran guilléade crédible et d'autres en plus inquiétantes. Est-ce que vous avez le souvenir de lecture, comment vous avez découvert la saventée carlate, vous vous rappelez du moment où vous avez ouvert ce roman la première fois? Oui, alors je l'ai ouvert, après avoir acheté le volume à la British Library, vraiment, je suis tombé sur le volume, et je me suis dit, "Mais ça fait, ça fait si longtemps que je vois ce nom, qu'il faut que je lise." Et j'ai commencé ma lecture et je suis resté incapable de poser le livre. Je l'ai lu d'une traite, j'ai de la chance de lire assez vite, mais j'étais scotché à ce roman, et c'est la même chose à chaque fois. À chaque fois que je relis le roman, il est tellement poignant, tellement si déranque, pour moi, il est impossible de le mettre de côté. Je pense que c'est un effet qui atteint aussi d'autres lecteurs électrices bien évidemment. Je trouve, comme vous l'avez dit, et puis comme beaucoup de lecteurs, la République de guilléade est terrifiant, mais malheureusement crédible, on a le sentiment que ce qui paraissait peut-être impossible, en 1985, sauf en Iran, peut-être, par et maintenant possible, avec vous le sentiment que ce texte a été ou est toujours visionnaire. Je dirais plutôt que le texte est lucide. Au-delà de visionnaire, il est extrêmement lucide. Bien sûr, on ne peut pas sortir le texte de son contexte. En 1985, certes, certaines choses semblaient extrêmes dans le roman. Si bien que, et on n'en parle pas souvent, mais en fait, le roman a été adapté en 1990 une première fois. Ce n'est pas une mauvaise adaptation. C'est assez fidèle au roman. Malgré tout et malgré un prix, ce roman a fait un énorme bid. Pourquoi? Parce que,
parce qu'on pensait que c'était vraiment une histoire de fanatique de parano qui s'était absolument inenvisageable de même de représenter une telle histoire folle. Donc il a fait un véritable bid ce film puisque à l'époque il a été très très mal reçu par la critique qui considérait que c'était simplement le résultat d'un délire paranoïac féministe qui n'était pas forcément fondé et forcément à l'époque cette adaptation n'a pas réussi à atteindre un public. C'est intéressant parce que le film a été réalisé par Volker, Schlondorf, qui est le réalisateur du tambour qui est un film, un grand film, ça réalisateur allemand et c'est vrai que le film est à faire un bid et d'ailleurs il est même difficile de le trouver en blouer actuellement enfin c'est un film un peu modi alors que c'est un film qui est très beau, qui est une bonne adaptation mais qui n'est pas forcément fonds voyante mais ce qui est intéressant est ce que vous dites c'est que à l'époque les gens quand le film sortent 90 sont voici comme une espèce de l'ubi féministe. Voilà aujourd'hui la remise en cause des droits reproductifs notamment aux États-Unis, les résurgence des fondamentalismes religieux, la manipulation du langage politique rendent le roman troublant de proximité. Néanmoins il ne faut pas s'imaginer que dans sa démarche à toutes prétend prédire l'avenir. A le diéne même elle n'est pas là avec ça, ça boule de cristal en essayant de fabuler sur ce qui pourrait se passer. A toutes dans son écriture systématiquement observe les mécanismes, elle observe des choses qui sont déjà présentes et leur manière de se manifester. Là typiquement dans ce roman elle montre comment un basculement peut se produire progressivement par glissement successif si l'on n'est pas assez vigilant. Et le roman agit comme un invertissement. Aucune démocratie n'est vraiment la brise si elle néglige ses fragilités. Il faut que je travaille sur ce livre. Elle m'a dit du calme. Il y a quand même pas mal de recherches qui ont déjà été faites sur la sérvantée carlate. La meilleure réponse a me donner parce que ça titillait quelque chose en moi, quelque chose qui cherche toujours à savoir l'origine des phénomènes. Et je voulais connaître vraiment l'origine de cette écriture, absolument destabilisante, instable qui fait qu'il est incapable de lâcher le roman. Et je me suis tourné assez instinctivement vers ses premiers romans. Je voulais vraiment connaître l'architecture de son style pour essayer de voir la résurgence de certains motifs, la création de déco entre les romans. C'est vraiment comme ça que je suis rentré dans son univers qui est extrêmement vaste. Est-ce que pour un peu nous présenté Marguerite à Toad on sait qu'elle est canadienne. On sait qu'elle est considérée comme une des plus grandes autrices du Canada et puis une des grandes plumes de la littérature mondiale. Est-ce que ce que peut-on nous dire un peu plus sur elle? Marguerite à Toadenaire en 1939 à Ottawa, au Canada, d'un père entomologiste et d'une mère d'yeteticienne. C'est très important de préciser ça puisque quand on a un père entomologiste et convi au Canada, on passe peut-être un peu comme à tout une très grande partie de son enfance dans la nature canadienne avec la famille qui accompagne le père durant ses recherches. Cette expérience assez particulière du paysage canadien et se rapporte à l'environnement unique à profondément forger l'imaginaire de l'Autrice et son rapport encore une fois aussi au fait d'être canadienne de ce que cela signifie pour les autres et pour soi. Elle commence par la poésie avant de se tourner vers le roman. Elle commence à écrire très très jeune, une dizaine d'années, à la décarner, à le dessine. C'est quelqu'un qui est très porté vers les arts mais qui vit dans une famille plutôt portée vers les sciences d'ur. C'est quelque chose qui va aussi nourrir ses écrits puisque c'est quand même une plume qui est assez chirurgical, très précise dans son utilisation par exemple d'une engage on en reparlera. Mais elle commence par la poésie, elle publie son premier volume et puis c'est au fil du temps avec ses premiers romans, via JAPO, "Homen, Soph, Esseng" qu'on voit des thématiques centrales s'installer, le corps féminin, la liénation, la relation au territoire, à l'histoire, à l'interroge, sans cesse le rapport entre pouvoir l'engage, identité sous différents modes bien évidemment. Et c'est pour cela que je trouve que c'est une autrice qui vraiment a contribué au niveau local à l'identification de la littérature canadienne par et pour elle-même à l'écrit. Alors c'est un petit peu daté désormais mais à l'écrit un essai qui s'intitule "Sovar et Vaux" qui a pour ambition à l'époque de traiter de la nature de l'écriture canadienne, qu'est-ce qui fait qu'un romant est profondément canadien. Alors je dis qu'il est daté puisque c'est vrai que les choix des auteurs et datés est assez arbitraire dans sa bibliographie, par exemple, mais à l'identifier le thème commun des écrits des écrits van canadien comme celui de la survie. La survie, c'est quelque chose qui revient très souvent dans ces romans à elle bien évidemment. Alors aujourd'hui on a beaucoup plus de travaux qui ont été fait en littérature canadienne bien évidemment. Mais sauvra et Vaux, à cette qualité d'être le premier travail théorique sur la nature de l'écriture canadienne, qui avait vraiment cette ambition de s'identifier soi-même à l'époque. Donc bien évidemment c'est une écrivelle qui est metta mort, il fallait grandement contribuer au rayonnement de la littérature canadienne à l'international parce qu'elle est extrêmement prolifique. Et la vague entre tous les genres et toutes les formes littéraires et même lorsqu'elle explore un genre en particulier elle ne va jamais se contenter de rester dans le genre. Il y a toujours des adhérences, on va dire des zones de contact entre les genres. Et aussi elle faisait notamment partie parce qu'on parle, quand on parle des auteurs, on attendant ça considéré qu'ils vivent seul dans leur tour d'y voir mais elle au contraire encore une fois dans une envie de stimuler la production littéraire canadienne. À là toujours était en contact avec d'autres auteurs, je pense à l'Essman Road par exemple. Elle faisait notamment partie d'une clique d'intellectuel qui se retrouvait un café de Toronto qui s'appelait "Bohemian Embassy" qui était réputée pour ses lectures de poésie, ses performances d'artistes, etc. Donc il fallait toujours garder quand même un lien avec le territoire canadien, avec l'identité canadienne. On va faire un petit saut dans le temps. Alors où est-ce qu'elle en est littéralement quand elle publie la sauvante Écarlotte? En 1985, je crois son… Alors cinquième roman, elle avait essayé de créer un recueil de nouvelles en tout cas, c'est son 6ème livre. Voilà qui sort. Le livre a été écrit à Berlin en plein mière froide dans une ville qui était à l'époque coupée en deux. Il y avait deux blocs, un est-st-west pour ceux qui ont oublié ça ou qui n'ont pas vécu. Il y a des auditeurs et des auditeurs qui sont quand même plus jeunes que la moyenne de ceux qui nous écoutent. Où est-ce qu'elle en est à ce moment-là quand elle publie la sauvante Écarlotte qui a été un succès d'entrée en? Alors lorsqu'elle publie d'Hanmey Stéol à toutes et au milieu de sa carrière, elle est déjà établie et reconnue, certes pas autant qu'aujourd'hui bien évidemment, mais ça reste déjà à l'époque les toiles montant de la littérature canadienne. Alors vous le rappelez très bien, le roman a été publié en 1985, mais il faut se rappeler qu'il a été d'abord écrit en 1984, 1984, une année qui nous rappelle bien évidemment George Orwell et son roman éponyme. Ce dernier constitue tout de même une source d'inspiration considérable dans le compte de la sauvante, notamment dans la description des phénomènes d'alienations des individus par le langage. J'aimerais parler justement un peu plus précisément de ces inspirations, des lieux, on a parlé de Berlin-West et concernant ces lieux où se déroule l'intrigue d'abord dans la sauvante écarlate, énormément d'éléments fonds références à des lieux qu'à tout la pu visiter elle-même. Le roman se déroule au nord des États-Unis, on comprend que c'est un Harvard. On a des descriptions de l'ancien campus qui est désaffectée, etc. qui est utilisée à d'autres fins par le régime de Gaelé Ed. Et bien évidemment, Harvard, alli à l'Ian Seignee, c'est un terrain qui est connu pour elle.
Comme vous l'avez précisé à la écrite partie du livre, lorsqu'elle était en résidence des creatures à Berlin-West, alors que le mur était encore debout. Il faut s'imaginer la ville divisé, surveillée, idéologiquement tendue. Ce contexte, influence nécessairement l'atmosphère du texte. On est entre cloisonnement, séparation, suspicion, paranoïa quelquefois. Le roman est donc dans un moment historique très concret, très identifié, ce qui renforce encore sa dimension politique. Lors de ce séjour, à l'ordre de ce séjour, à tout de ne se contente pas seulement de rester en l'Halmane, à le visite aussi des pays de Europe de l'Est, par l'Oignon, Republic of Czech, etc. Et bien qu'elle n'est pas visite, le pays à l'époque, à le Saint-Héroge, énormément sur la Roumanie et le régime de Tchao-Chescu. Puisque ce régime représente une inspiration particulière pour la création de la République de Galeaad. En effet, à tout d'être particulièrement marqué par la politique hyper-nataliste du régime, qui poussait les femmes Roumaines à avoir au minimum quatre enfants, dans le but de pouvoir avoir une nation forte, économiquement grâce à cette natalité bouchée. Ces femmes Roumaines étaient contraintes de faire des tests de grossesse et de se justifier si ils n'étaient pas positifs. Malheureusement, cette politique hyper-nataliste avait des conséquences absolument dramatiques, puisqu'elle a rempli les orphelinas de Roumaineie, qui ont été. J'ai rétune manière absolument abominable. A tout, n'a pas écrit l'intégralité du Rouman en Allemagne, puisque, à la terminée de l'écrit aux Etats-Unis, on a la bama dans une région qu'on surnomme la "Buy-Bow-Bout". Cette région est une zone dans laquelle vie un nombre très élevé de personnes qui se réclament de ce qu'on appelle un protestantisme rigoriste, c'est enclaire des personnes qui sont fondamentalistes chrétiens. Et c'est une des régions les plus conservatrices des Etats-Unis. On comprend bien que l'Omni présence de la pression religieuse dans la région est aussi pu inspirer l'atmosphère du Rouman tout entier. C'est intéressant parce que c'est vrai que ça fait totalement sens que vous dites ce que vous racontez sur ces sources d'inspiration qu'on a après, on lit la savantes et carlates. Alors, on va évidemment écouter ma garette à tout parler. Mais avant, j'ai une autre question. Vous avez travaillé pour votre test sur le Rouman 4 size, donc pas le manga, Alias Eidouchard en français, qui a été publié en 1988. Peut-être, je trouvais ça intéressant de vous poser la question de quelle différence vous voyez entre la savantes et carlates qui a quand même une certaine couleur très particulière et le Rouman 4 size. Alors, dans 400 et qui est publié trois ans plus tard, la violence change d'échelle. On quitte la théocratie de Gaeléot pour rentrer dans l'enfance et les relations entre jeunes filles notamment. Ce qui est assez différent, on va dire mais le cœur du problème au final reste le même. Donc, il s'agisse de théocratie ou du traitement de l'enfance dans le Rouman. Il y a toujours cette histoire de regard, de regard de l'autre, de regard qui est intériorisé. Dans Gaeléot, forcément, on a un regard qui est politique qui est institutionnel. On a cette paranoïa qui est orchestrée et bien organisée, extrêmement structurée par les Angels, par les Isles, par vraiment une architecture politique et théocratique. Parfaites. Dans le sens de l'organisation bien évident, alors que dans 400 et le regard omniprésent est social. Il est intime, c'est le regard de l'autre et surtout de l'autre qui est en tant que femme mon sensée, être mon égal, et qui pourtant va me traverser. Les Rohingya, qui s'appelle "Line" dans 4 ça, subit le harcèlement, a subit une forme de cruauté féminine qui va durablement façonner son identité. On la suivait vraiment sur plusieurs décennies, c'est extrêmement rétrospectif. Et on pourrait dire au final que, si on prend encore cette idée de regard, la servante écarlate va montrer une domination qui est plutôt verticale orchestrée, structurée, alors que casin nous montre des dynamiques de domination horizontale entre des jeunes filles qui sont censés être sur un pied d'égalité. Pourtant, on observe que les mécanismes psychologiques se répandent beaucoup. On va maintenant écouter Marie-Glaette à tout fou dans "En français", elle parle français, elle fait appel à une traductrice dans ses interventions médiatiques. Elle avait été invité au théâtre de la vie, la Paris, il y a trois mois. Elle fait des sacrifices et quatre-vingisons et c'était aussi pour la sortie de ses mémoires vous allez peut-être reconnaître la voie de Sonya de Villaur discuter avec l'autrice. Et puis, vous qui avez tenté, crié et temps réfléchi, à ce que c'est que la dystopie, j'aimerais savoir qu'elle rôle, joue l'histoire avec un grand hache, quand on tant qu'écrivaine, on essaye d'imaginer le futur. Le dis-neviem, si elle peut être étaté large, des utopies. Et le problème avec des utopies, comme formelateur, il est son épuisant. Parce que tout est parfait. On ne voit pas que le futur. Des utopies, c'est en général, plus d'entatres, parce qu'on est beaucoup de conflictes, beaucoup de dangers. - Vous nous donnez la recette. - Oui. - Avec le servant, avec Herlat, je n'ai pas mis une chose qui n'existe pas dans l'histoire. - C'est ça qui est intéressant. C'est que vous êtes allé puiser dans l'histoire, dans l'histoire de l'humanité. Dans 2 000 ans d'histoire, dirait-on tous les ingrédients de la servant éclatrice. - Oui, tous. - Absolument, tous. Parce que c'est non. En dirait, Marguerite Wood, vous êtes une folle. - Mais beaucoup ont dit que Marguerite à tout vous êtes une folle d'ingue. - En ce moment, non. - C'est vrai. En ce moment, j'ai reconnaître que. Mais même vous, même vous, quand vous l'avez terminé, ce livre, vous vous êtes dit, tout le monde va me traiter de folles. - J'ai dit, "I'm gonna be in trouble." - Ouais, je vais batterer des emmences. - Je suis à voir des emmences. - Mais mon friend, de la famille, des exagunés, et des. "I think you're gonna make a lot of money." - On a mis ma dit que j'avais gagné beaucoup d'argent. - Alors, je vais vous faire une confidence, Pauline, moi, j'ai découvert ce roman l'année dernière, au moment où je vous avez contacté pour faire cet épisode, alors un peu avant, évidemment. J'avais jamais lu la Savante Écarlade, j'ai été évidemment séduit. C'est vraiment un grand texte. Ça m'a marqué. Alors, moi, j'avais vu la série télévisée, donc à l'inverse du premier épisode de la série télévisée, qui met les pieds dans le plat assez rapidement. Ce roman prend son temps pour décrire l'univers dystopique de de Fred, page après page. Et toute la première partie du livre, au moins, m'a vraiment saisi, avec notamment, on découvre, en fait, tardivement, c'est quoi le but des Savantes. En fait, c'est ça qui est aussi assez intéressant. Et du coup, je me dis à vrai, mais la personne qui avait. quelqu'un qui n'avait jamais lu ça, qui n'avait jamais vu la série, c'est sûr que. elle peut vraiment être marquée par cette atmosphère hyper étouffante. Un mot sur cette construction narrative, sur comment le texte est divisé, construit, puisqu'il y a plusieurs parties, il y a un final qui se passe aussi quelques siècles après. Comment vous analysez-vous la construction de narrative un peu de ce texte? Alors, le mot atmosphère est tout fente, et je pense très bien choisie. Cette atmosphère est tout fente, arrive de manière progressive. Notamment grâce à la lenteur des événements, la lenteur pour le lecteur, qui cherche à comprendre les informations. On n'a pas eu exactement la même expérience de lecture, parce que pour moi, c'était mon premier contact avec l'univers de Gaeléad, et forcément, lorsque, en tant que lecteur, on vous donne simplement quelques briques d'information assez mystérieuse, assez cryptique, ça pousse aussi à ne pas laisser le livre. On veut vraiment savoir ce qui se passe. A toutes, réussi aussi avec Brio à construire un récit individuel à la première personne du singulier. Et ça, c'est le plus important dans l'histoire d'Offred, ce choix est essentiel. Pourquoi? Parce qu'il entraîne logiquement un phénomène d'identification entre le lecteur et la protagoniste. L'utilisation du pronom personnel je permet une immersion plus marquée, et nous refuse le refuge de la distance. Nous vivons les scènes des crites à la première personne. Nous les voyons à travers le regard d'Offred, et nous avons aussi l'opportunité d'avoir accès assez pensé, assez souvenir, assez réflexionnel.
parfois ironique, parfois désespérante. Et de cette manière, à tout, ne nous donne pas un mode d'emploi du régime. Elle ne présente pas formellement la République de Gaeléat et son fonctionnement de manière directe, comme par exemple dans la série où on rentre plus rapidement dans le vif du sujet. Dans la lecture, on découvre les règles bribes par bribe, qui, quelquefois, même semble se contre-dire, le lecteur est placé au final dans la même position. On comprend sans avoir toutes les informations. Et c'est cette structure vraiment qui renforce l'immersion, qui accentue aussi l'impression d'instabilité. J'aimerais revenir maintenant aussi sur l'épilogue du roman, justement, assez historical, et qu'on a hôtes, assez étrange, on en parle très peu. - Alors, on ne va pas divulgager, mais ce qu'on peut dire, à la fin du roman, on a un texte, entre guillemets, des notes de recherche, qui se passent sans temps plus tard à peu près, ou sans 50 ans plus tard. J'ai pas la date en tête, mais c'est vrai que il y a un côté un peu un espèce d'épilogue où on va être dans la place d'un chercheur, finalement, qui va découvrir, qui va découvrir, ce qui a écrit de Fred. - C'est ça, et ça gite dans un espèce de bon dans le futur après la chute de la République de Gaeléat. Un professeur d'université présente le récit d'Offred, dans faire une analyse. Au final, il remet en cause tout le récit que le lecteur vient de parcourir. Le témoignage est relu sans être sincèrement pris au sérieux par le professeur qui se permet de faire des remarques misogines et qui tend aussi vers le révisionnisme, puisqu'il parle tout de même d'un témoignage de victimes, de ce régime. Et cette relicture du récit d'Offred retire toute certitude. L'ambiguité reste en suspens, puisqu'on fait face à un professeur qui ne croit même pas tout ce que nous venons de lire. Cette partie du texte est très courte, extrêmement courte, comparé au reste, mais elle nous apprend beaucoup sur notre propre regard sur le passé, sur la manière dont les faits ne sont jamais complètement ancrés, même si ils ont bien eu lieu. La menace d'une récreture de l'histoire est façon des systèmes d'oppression et la terreur passée, reste bien réelle. - Et qui fait co, évidemment, à l'actualité, pour ceux qui suivent notre actualité nationale, totalement déprimante. Un poline montacine, un mot sur le style littéraire de Marguerite à The Foud, parce que quand même, c'est vrai que la savante à Carlatte, c'est un roman qui peut être lent, mais qui se lit tout seul. Ça m'avait vraiment surpris, qu'on vraiment dévoie les pages, on est pris par ce que va vivre de frais de même si on a vu, d'ailleurs, la série, ça n'en avait rien à cette espèce de fascination. Moi, ce qui m'avait fasciné dans la série, c'est évidemment cette république de Guillette, comme on a les montré-brie par-briebe, mais en tout cas, dans le roman, ce qui m'a fasciné, c'est qu'en fait, on, même si on sait ce qui se passe, on ne sent de lui pas du tout, et je comprends pourquoi on peut relire aussi ce livre, parce que c'est quand même très fluide. Et je voudrais savoir comment vous analysez, en fait, cette façon d'écrire à The Foud. - Alors, son écriture est faussement simple, faussement simple, puisqu'elle témoigne une utilisation de la langue qui relève d'un travail de précision chirurgical à toutes parvient, et je pense que c'est grâce à sa carrière de poétesse, vraiment, à jouer avec les mots, et à nous vous en sorsseuler, en tant que lecteur, c'est peut-être un peu extrême comme terme, mais elle parvient à captiver son lectora à nous tenir par l'âme, à nous expliquer des choses, nous faire voir vraiment les choses comme dans le condo la servante, avec les yeux de quelqu'un d'autre, les yeux d'offred. Et ça, c'est quelque chose d'assez des routants, à jouer avec les doubles sens. Les références détournées, les glissements lexico, et dans cette architecture narrative, le langage devient un véritable terrain dans lequel les narratrices vont négocier sans cesse leur rapport réel, mais aussi leur rapport au lecteur, tout simplement. Une chose, peut-être, que j'aimerais vraiment ajouter dans l'analyse du style de The Foud, et qui est peut-être un peu moins visible que vous avez peut-être perçu si vous avez lu le livre, c'est cette tumour qui est assez étrange. Cette tumour extrêmement ironique, on va beaucoup jouer par exemple sur le bateau, cette mise en contact, d'un fond très banal avec des choses extrêmement sérieuses. Ça peut parfois surprendre le lecteur surtout dans un texte qui nous parle d'asservissement des femmes terribles à tout de gare toujours cette petite voix extrêmement maline, extrêmement espiegne qui donne à son style quelque chose d'extrêmement particulier. La Sravante Ecaralate, rejoint les grandes textes de science-suction vendus en littérature générale. Donc ça, c'est le fameux moment qu'on votait que c'est tellement incroyable qu'on oublie que c'est de l'ASF. Il y a 1984 et le meilleur des mondes évidemment sûrement pour la dimension politique et aussi visionnaire. La plaète des singes, alors peut-être ces gras ce cinéma, qui aussi passait par là avec Hollywood, et il y a évidemment ravage et la nuit du temps de René Barge-Avel qui était aussi une figure très médiatique. Comment vous expliquer que la Sravante Ecaralate, finalement, on ne retient pas forcément que c'est un roman de science-fiction. Il y a des. C'est pour ça que c'est assez intéressant. Alors c'est évidemment plus que de l'ASF. C'est on peut le dire mais est-ce que vous pensez que la dimension féministe du roman a pris le dessus dès la sortie du livre, donc en 1985? Je pense que oui. Je pense que la dimension féministe a été crucial dans la réception du roman et aussi dans sa popularité, jusqu'aujourd'hui. C'est aussi pour ça que, par exemple, vous avez en 2017 lorsque des manifestants se présentent à Washington pour dénoncer la présidence Trump, vous avez énormément de manifestants qui vont porter l'évêtement des servants. Donc c'est vraiment une influence qui va arriver en termes d'icronographie aussi. Les symboles de la République de Gaeléade sont reprises aujourd'hui par des activistes pour défendre les droits des femmes. Dans le contexte de la science-fiction pour en revenir à l'encrage d'Atwude, elle se distingue parce que son ancrage encore une fois avec la servante Écarlotte reste dans le réel. A Twude n'utilise pas le terme science-fiction pour parler de ce roman en particulier. Elle préfère parler de fiction spéculative. Ça reste extrêmement proche de la science-fiction. Ce livre est plus que de la SF parce qu'il dépasse, je pense, le pacte narratif du roman de science-fiction. Ce que j'entends par là, c'est que d'ordinaires, l'écriture d'un roman appartenant à ce genre de terreur se fondent sur l'invention d'un univers particulier, par exemple, sur la création d'un nouveau régime politique jamais connu dans l'histoire humaine sur l'interaction avec des mondes inconnues, sur l'arrivée d'extraterrestres, etc. Bref, il s'agit de faire naître quelque chose d'au paravant jamais vu. Dans le cas d'Atwude, elle décide de ne pas créer un monde radicalement autre. Au contraire, elle va extrapoler à partir du nôtre. Dans le cas de la servante Écarlotte, le principe même décriture des passes la démarche de la SF et pour cause à tout de n'a rien inventé. Aucune des pratiques décritent dans le roman, elle est complètement sortie du chapeau de l'Autrice, lorsqu'elle décide d'écrir sa dystopie, elle se donne en effet pour consignes de s'inspirer, de fait et de pratiques ayant déjà existé dans le monde réel. C'est quelque chose qui rend l'horreur encore plus proche, presque apporté, et qui refuse toute possibilité de prendre une forme de distance avec les événements décrit. Et d'ailleurs, c'est un problème, mais on peut observer dans les archives de la Bibliothèque Fécha, à l'université de Toronto, la quantité colossale de coupures de presse rassemblées par Atwood durant l'écriture du roman. La plupart des extraits de journaux qu'elle va garder présente des événements et en directement inspiré l'histoire. On a par exemple des coupures de journaux qui vont parler du baclach antifémice des années 80 ou des États-Unis, par exemple des attaques de cliniques la première a eu lieu en 1977 et il y en a eu d'autres dans les années 80 et les années 90. Il y a aussi des coupures de presse au sujet de la République théocratique d'Iran proclamé en 1979. J'ai revi encore une fois, mais le régime nataliste de Chao Chesco mais il y a aussi des coupures concernant, par exemple, les conséquences de l'utilisation de l'agent orange lors de la guerre du Vietnam entre en 1972 et 1971 par les États-Unis. Tout ce melting pot d'éléments, tout ce melting pot d'éléments pris, ça et là, dans l'histoire avec un grand H, va permettre à toutes de fonder vraiment les principles bases de la République de Gaeléad, tout cela, en utilisant un matériau qui lui est bel et bien réel. J'ai l'impression que les violences fait au femme la domination masculine, la théorographie religieuse, rend malheureusement ce livre assez universelle. Le message est très clair, quand on lit la savante écarlata, on peut se dire que ça peut arriver même encore n'importe quand n'importe où.
Bien évidemment, c'est ce qui est le plus effrayant dans la lecture de ce livre. On comprend très bien que le moindre basculement, dans le cas de la servante écarlate, les événements de la révolution qui ont mené à la création de la République de Gelle et Ad ont été provoqués par une crise économique et une crise environnementale. On n'en est pas si loin. Donc forcément, c'est quelque chose qui reste extrêmement apporté, extrêmement engouissant. Pour revenir à la domination masculine, il est vrai qu'elle est omniprésente. Mais si on regarde bien un architecture du texte, je trouve que les personnages masculins sont assez en retrait. On a un grand nombre de personnages féminins et les histoires de ces femmes pour que je pense déjà une forme de résistance narrative au-delà du récit d'offred. Et une chose qui frappe d'ailleurs encore plus nettement à la lecture du livre, c'est aussi l'implication de certaines de ces femmes dans la machine infernelle de Gelle et Ad. Les tantes, par exemple, qui sont chargées de former les servantes à devenir de parfaits incubateurs pour les futures enfants des commandants et de leurs épouses, mais aussi ces épouses, les épouses des commandants elles-mêmes, sont bien la marque d'une ultime de subjugation aux profils des hommes. Ces dernières font en effet partie d'un système qui a souvite d'autres femmes, montrant que la mise aux génie intérorisée est aussi le téro fertile de la domination masculine. Le système repose sur une fragmentation des solidarités féminines. On attribue aux femmes des rôles en rapport avec toute la sfaire domestique pour mieux les contrôler. Bon je peux rappeler rapidement les différentes catégories, on a les servantes qui sont là pour procréer, ce sont les seules femmes fertilees après une crise climatique qui a causé de nombreuses problèmes de fertilité dans la population humaine. Les hommes ne sont pas fertilees du tout, mais on en parle jamais, c'est un problème qui est attribué aux femmes. Et donc ces servantes sont les seules à pouvoir se reproduire, elles sont attribuées à des familles puissantes pour leur permettre d'avoir des enfants. Les tantes, j'en ai brièvement parlé, sont chargées de former les servantes. Seules les tantes sont autorisées à lire, elles sont en charge de l'éducation et elles président, pardon les juriers, ordonnent des exécutions, elles sont les relais du pouvoir. Les Marta sont des domestiques en charge du foyer, les épouses sont les femmes de commandant et les architectes de la République de Gelleïade. Ces épouses ont un pouvoir qui est très relative puisque c'est un pouvoir qui se concentre sur la sphère domestique. Il y a aussi d'autres types de femmes dont on parle un petit peu moins dans le roman. On a ce qu'on appelle les "econa wives", les femmes d'hommes qui n'occupent pas de postes stratégiques, les Jessapause, qui sont des prostitués et les unes ou les hommes. Ce sont des esclaves condamnées à débarrasser les colonies des déchets toxiques. Aucune femme ne peut exister en tant que célibataire à Gelleïade. Ces dernières deviennent automatiquement des unes ou les hommes. C'est intéressant ce que vous dites là parce que c'est vrai que le roman se construit autour de plusieurs personnages. J'avais noté trois figures, mais en fait on a quatre. Il y a deux frais de les roïnes, le commandant, c'est Réna Joy et puis évidemment tant de l'hidia, qui est aussi très importante dans ce récit. C'est assez intéressant aussi la construction de ce roman par ces quatre figures qui se répondent finalement toutes, même si sur les quatre figures on a trois qui sont oppressives et évidemment deux frais de ces filles de résistés. Et d'ailleurs la serrine ne sait pas vraiment tromper puisque dans la série, la serrée se concentre sur ces quatre personnages également qui sont tous évidemment plus développés. Mais c'est vrai que ces quatre figures en fait qui marquent le lecteur pas forcément les Marta ou leye entre guillemets mais c'est plus ça le remonte toujours en pression autour de ces quatre figures. C'est cela et tourne autour de cette dynamique extrêmement étrange qui va se mettre en place dans le couple entre le commandant et Sarah and Edroy à l'arrivée d'Offred. Vous avez mentionné tant de l'hidia ce qui est d'autant plus frappant avec ce personnage, c'est qu'elle n'apparaît que par le biais de souvenirs, la plupart du temps, elle existe plus dans les souvenirs d'Offred que dans le tram narratif, voile apparaît beaucoup moins. La voie de tant l'hidia est quand même une présence persistante qui va polluer l'esprit d'Offred, c'est-à-dire qu'elle est là même quand elle n'est pas là. Pour revenir autour des trois autres figures d'Offred, désolé j'alerte un d'entre Offred et d'Offred, le commandant Sarah and Edroy est la serpente. Comme vous le dites, Offred est une femme fertile à sujétis de force qui va rentrer dans l'intimité du couple. Et elle est complètement vulnérables, pleine de résilience, elle aussi l'entre des envies de suicide, de rebellion et quelquefois un manque d'empathie assez surprenant. Et le lecteur, encore une fois, va devoir naviguer ses changements assez drastiques quelquefois. Pour le couple qui est formé par le commandant Sarah and Edroy, ces derniers sont des pionniers de la République de Ghelea, disons énormément contribué à la mise en place du régime théocratique. Le commandant représente évidemment l'autorité institutionnelle, aussi bien en société que dans l'intimité mais dans l'intimité, il apparaît presque banal, c'est ce qui surprend la lecture du livre. Il fait partie, comme je le disais, des architectes de la République de Gheleaad, et il semble pourtant tout autant prisonnié de la politique qu'il a travaillé à promouvoir. Tous ces personnages vont tenter de s'échapper en quelque sorte de serreau, même ceux qui ont vraiment tout fait pour mettre en place ce régime théocratique. C'est le même schéma dans le cas de Sarah and Edroy, qui devient la victime du système qu'elle prômouvait. Il faut savoir qu'elle était une télévangéliste, très connue, à la contribuer à la monter du pouvoir des fondamentalistes religieux, et à les finalement contraintes, elle aussi a resté dans la sfaire domestique, à tricoter et à jardiner, donc deux activités, qui sont des activités de création, qui sont liées aussi à la naissance, mais elle est incapable de procréer. Elle se voit contrainte d'accueillir offread, qu'elle traite à la fois avec beaucoup d'urter, puisqu'il y a cette inclusion dans l'intimité qui est très inconfortable, mais aussi quelquefois avec de l'empathie. Je me rappelle cette scène, lorsque Sarah and Edroy confie offread, qu'il est bel et bien improbable, qui s'agisse d'une infertilité masculine dans le cadre de ce couple, et que c'est le commandant qui n'arrive pas à procréer et pas inversement. Il y a toutes ces confidences qui vont se faire aussi en secret, notamment dans la relation que va entretenir offread avec le commandant. Tout le monde cherche à briser les règles, même ceux qui ont créé ces règles, Sarah and Edroy fume, le commandant se permet de proposer une lecture offread alors qu'on n'a pas le droit de lire. Encore une fois, à toutes, va plus loin que le dualisme dans sa représentation du bien et du mal, elle veut vraiment que le lecteur comprenne que les choses sont bien plus ambiguques que ça et que ceux qui sont du côté du pouvoir en souffrent aussi également. Donc à toutes, en ce sens, évite les caricatures, ce qui permet de donner aussi de la profondeur aux personnages de verracité à l'introduit de la nuance là où on attendrait peut-être quelquefois des figures figées. On va écouter un marguerre et Tatoum, nous parler du testamment sur France Inter, elle a été interviewée par les assalames et c'était en 2020 pour la sortie de la suite de la sarvantée Carlotte. Est-ce que c'est l'élection de Donald Trump aux États-Unis qui vous a donné l'envie d'écrire la suite, alors même que vous aviez dit répéter, je ne m'écriverai pas de suite? Oui, alors c'était impossible d'écrire un suite avec le voie d'offred, la ruine de la sarvantée Carlotte. Mais un séparé en de l'histoire, quand les États-Unis deviennent de plus en plus conservatoires et les droits de femmes ont été diminuées comme ça, c'était nécessaire de revisiter le guillard et de fête des enquêtes. Comment est-ce que le totalitarianisme crème ça? Comment est-ce qu'il a demandé dans le crumble? C'est fou! C'est fou, c'est fou. Alors on va passer, vous parlez parfaitement français, mais vous avez préféré. Si, si, si, si, mais vous préférez grâce à la traductrice,
qu'on enchaîne en anglais, donc on va le faire en anglais. Alors, la servante écarlate pour ceux qui n'ont pas vu, ou qui n'ont pas vu la série à succès qui en a été tirée, raconte l'histoire des États-Unis, devenu une théocratie patriarcale où les femmes n'ont plus aucun droit, ni de lire, ni d'écrire. Les femmes fèrentils sont réquisitionnés et violés pour faire des enfants et uniquement ça, ce sont elles, les servants des écarlates, et parfois elles vont se rebeller. Les tests à main c'est plutôt la dislocation, les fondrement de ce régime totalitaire qui vous a intéressé. Pourquoi vous avez voulu parler de ça, de ce collapse-là? Parce que je suis convaincu, peut-être en être un peu optimiste, que ces régimes totalitaires sont vouées assez fondres et tout tout tard. Soit il s'est fondre de l'intérieur ou il suffit des attaques de l'extérieur ou les deux. Ou alors il y a une succession générationnelle, parce que les jeunes ne croient plus en l'idéologie des fondateurs de ces régimes totalitaires. Ou alors il n'arrive pas à faire advenir l'utopique, il s'habit promise. Vous êtes un peu optimiste? Oui, mais c'est un peu plus de la histoire. Mais ça ne passe pas dans le sens de l'histoire, car jusqu'à présent, tous ces régimes totalitaires se sont effondrés. Justement, Pauline, qu'est-ce que vous avez pensé de cette suite du testement? Est-ce que vous avez validé le retour au monde de Guilléade, presque, ça faisait, oui, 85/2020? Quoi? Ça faisait un petit moment? Je vais être franche. Avec vous, j'ai moins apprécié la suite. Je pense ne pas être la seule. Si elle existe cette suite, c'est parce que le public a beaucoup, beaucoup fait pression sur Atwood. Dans sa quête de réponse, je peux comprendre qu'Atwood est pu vouloir satisfaire la curiosité d'électeur, mais on ne retrouve malheureusement pas la même puissance narrative que celle qu'on a dans la Serventée Carlette. Ça s'explique, je pense, par la nature complètement unique du roman. Le compte se suffit à lui-même. Et plus important, encore, je trouve que les questions qu'il soulève sont faites pour rester en suspens. Même si c'est très inconfortable de les voir rester en suspens, ces questions concernent la réalité du monde auxquelles nous appartenons. Et en temps temps de donner, en deuxième souffle, la histoire, en temps temps de résoudre certaines choses, on a au final l'impression qu'Atwood est un peu ésoufflé les questions de main métaphysique à bordée dans la Hanmeester. Et c'est très dommage. Le premier roman tiré sa force de son ouverture et l'incertitude faisait vraiment partie du dispositif. On aurait dû en rester là, car on referment certaines questions, la suite perd un peu de toute cette tension. C'est intéressant que Atwood et voulu faire une suite. Et en plus, ça tombe aussi divinement bien, puisque la série était à ce moment-là aussi un phénomène. Il ne faut pas l'oublier. C'est un phénomène plus un petit moment, mais ça avait relancé aussi la dynamique. La Serventée Carlette est une dystopie. Mais comment la science-fiction de Maria Tatwood-Poline, je sais que quand on a échangé pour préparer cette émission, vous me parlez. Je ne l'ai pas lu. Je vais vous faire confiance de la récente trilogie, madadame, qui est vraiment plus de laissée, à vous de la presse que j'ai recoumprendre. Tout à fait, la science-fiction à Toudienne fait essentiellement à ta question. Il y a des formes d'exploitation. Tout en vrai pour la Serventée Carlette, des questions de dépossession. Si dans la Serventée Carlette, on parle de la sujetissement des femmes. Le reste de la production de l'autrice se tombe également vers des questions de davantage écologique. A toute, va déplacer la question de l'exploitation vers le vivant, c'est ce qu'elle fait, dans la trilogie madadame, qui est composée du premier roman, Orrickson Crake, et le deuxième roman, The Year of the Flood et le dernier madadame. Dans cette trilogie, il est état de manipulation génétique, de catastrophes écologiques, de capitalisme biothèque. Le fil rouge reste le même. Que devient l'humain lorsqu'il instrumentalise tout? Le dérèglement climatique causé par l'activité humaine et la destruction de notre environnement est au coeur de cette trilogie. Ensuite, les mais aventures de survivants d'une catastrophe biologique dans un monde post-apocalitique. Une chose qui est très importante aussi dans cette trilogie, c'est la question de notre rapport aux animaux. On reste du vivant au monde qui nous dépasse. Ce rapport aux animaux est quand même assez central. Il est notamment question d'expérience, d'hybridation d'expèces à des fins industriels. Encore une fois, les limites, quels sont les limites du capitalisme? Selon moi, à toute cette trilogie, certes surtout à soulever d'autres questions cruciales, jusqu'au l'humanité peut-elle aller, restis-le encore quelque chose qui puisse nous sauver ou du moins nous arrêter? Petite question, Pauline, j'ai voulu apposer parce que vous avez du voir la série quand même. Qu'est-ce que vous avez pensé de la savantée carlate? En maelthèles en CRTV qui a permis de faire redécouvrir la savantée carlate à une nouvelle génération de lecteurs électrices. Quand vous avez regardé ça, vous en avez pensé quoi? Pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas pu terminer le visionnage de tous les épisodes. J'ai suivi religieusement, c'est le cas de le dire, la première saison, qui reprend très très fidèlement le propos du roman. La deuxième saison, je trouve comporter beaucoup de scènes extrêmement chocantes pour ma sensibilité personnelle. Même si je reconnais tout objectifement l'audace de Bruce Mella, j'y reviendrai sûrement plus tard en tant que temps de ménager le visionnage des épisodes, mais c'était extrêmement extrêmement éprouvant. Les scènes de ces rémonies sont vraiment insoutenables. Après, c'est vrai que cette série montre aussi l'importance du "The World Building" de la manière dont le compte a subi une expansion narrative considérable, qui est, je trouve, quelque chose de remarquable. Ça a contribué également au rayonnement de l'œuvre. Ça a mené, comme vous l'avez dit, à l'écriture de la suite, mais aussi à l'adaptation en roman graphique. Forcément, la série a contribué à la popularisation de l'œuvre, mais là où le roman travaille, l'ambiguité, l'intériorité, l'intime de toute cette expérience s'idérante, la série je trouve privilégie l'impact. Je suis assez d'accord avec vous. J'ai regardé très sérieusement les trois premières saisons. J'aime beaucoup les deux premières que je trouve vraiment intéressantes, tout ce qui est montré sur la public de Guilléade est vraiment incroyable. J'ai regardé jusqu'à la saison 5, à peu près, à partir de la saison 3 plus tournée accélérée. Je trouve l'actrice incroyable. Je trouve l'actrice géniale, les repnots. Le casting est vraiment super. Il y a des choses vraiment très bien. Après, moi, ce qui m'agenaient, c'est qu'on y croit plus. C'est-à-dire qu'on fait un moment donné, comment ça fait des allertures entre le Canada et la République de Guilléade. On y croit plus, on se dit, mais ce qui m'a déranger, c'est que les deux premières saisons sont très réalistes dans ce monde dystopique totalitaire, où on a froid dans le dos à chaque fois. Et en même temps, on voit le personnage de Daphrède devenir une espèce de guerrier résistante. En fait, on y croit plus beaucoup parce qu'on se dit, mais en fait, d'un point de vue juste pragmatique réaliste, ça fait longtemps qu'elle aurait été abattue par le régime. Ah, mon nom, c'est ça. On se dit, le régime est tellement implacable que face à ce personnage qui tombe tout pour le tout, qui arrive, mais après la série va dans le développement du personnage de Serena et hyper intéressant à partir de la saison 4-5. Il n'y a tout n'est pas ajouté. Mais c'est vrai que moi, ce qui m'a fait lâcher tout ça, c'est qu'il y a un manque de réalisme, et c'est vrai que ça un peu dommage, mais les deux premières saisons sont formidable. Je suis tout à fait d'accord. Il arrive vraiment à un moment où les choses perdent de cette véracité. Et c'est aussi dans le traitement de l'image. Pour en revenir au scène filmé, je trouve qu'il y a vraiment une grande différence entre les séries moniques en voix dans la saison 1 et ensuite dans les autres saisons. Le regard n'est plus exactement le même, mais c'est beaucoup plus intense, c'est presque errotisé. Et là, je trouve qu'on sait un peu perdu même s'il y a énormément d'excellentes.
d'excellent éléments dans le reste de la série, c'est ce qui m'a le plus rebuté. Je vous ai pas posé la question, est-ce qu'il y a une morale à la savanté car la taquelle est cette morale selon vous? J'ai du mal à trouver une morale, j'ai quand même du mal à trouver une morale à tout ça, avec cette épicologue finale, je me dis bon. Non, j'ai du mal à me dire, je ne sais pas si il existe une morale didactique au sens propre du terme, peut-être une leçon de ne jamais prendre nos libertés comme acquises, mais pour moi l'œuvre ne repose pas vraiment sur une morale encore une fois. Si elle atteint sa popularité, c'est pas parce qu'elle tend de nous inculquer quelque chose, de nous apprendre quelque chose mais bien parce qu'elle pose des questions. C'est vraiment les questions qu'elle soulève qui me reste profondément ancré. Et pourtant c'est un compte, et dans un compte il y a toujours une forme de morale, alors qu'on pense à nos premiers comptes de faits de perots, la morale est un peu douloureuse, c'est pas pour vraiment pour les enfants, c'est toujours les gens sont vraiment punis parce qu'ils ont très très très fauteux, ils ont été trop curieux ou il y a plein de choses. On retrouve un peu, je trouve cette fin, c'est un roman finalement sécruel, la savante et Carlates, maille, c'est un roman génial mais qui est aussi qu'il y a un poil de gréauté quand même. Oui, une créauté qui arrive à tous les niveaux, même au niveau d'offred, qui par exemple dans sa relation avec Janine, est absolument manque d'empathie, absolument horrible, même envers d'autres personnages, donc c'est une créauté qui va contaminer absolument tout le monde, c'est pas, on est encore très très loin des visions dualistes encore une fois. Peut-être que la morale, c'est qu'il n'y en a pas, c'est que si l'on ferme les yeux sur tous les choses que l'on a acquis, si l'on laisse les choses s'en venir, je veux dire politiquement dans nos sociétés, c'est peut-être ça la véritable menace. Vous avez soutenu une thèse, je le disais tout à l'heure, soit il y a la question de Christine Cholier, intitulé, exploré les seuls, la liminalité dans les premiers romans de Margaret Atwood. Je ne vous fais pas vous faire la front de résumer votre thèse en 5 minutes, ça sera pas possible. Mais j'ai plutôt vous demander qu'est-ce que vous avez appris après plusieurs années, peut-être difficile à travailler sur votre sujet. J'ai appris beaucoup sur l'architecture du style de Atwood, sur ces impressions de les tours que j'avais justement, lorsque j'ai lu le compte de la servante et où je voulais retracer vraiment faire un travail d'archéologue sur les premiers romans de l'Autrice et en terme de découvertes, en termes de révélation, peut-être. J'ai surtout compris que les récits à tout bien ne sont jamais des leviers de reconstruction identitaire ou de reprise totale de pouvoir. L'Autrice va déployer des stratégies narratiles qui présentent la liminalité entre deux comme un cadre fécon ou l'instabilité ne donne pas accès à une résolution propre. Le récit va toujours rester et c'est le cas pour Alfred, un espace de renegotiation continue du réel où on peut avoir quelques fois des effets de reconstruction créative et elle le confit quelques fois quand elle raconte ses souvenirs ou elle parle vraiment du côté très précaire de la position de narrateur puisque elle-même sans qu'elle n'est pas tout à fait hauenette avec elle-même. Il y a toujours cette impression que la narratrice se regarde en train de raconter ce juge. C'est quelque chose qui est fondamental dans l'écriture atoudienne. C'est ce qui rejoint une réflexion qui est métafictionnelle sur la place de la fiction, sur le travail des structures, des histoires qui est caractéristique des premières oeuvres de l'Autrisme qui est visible également dans la trilogie matatame, à d'autres niveaux même dans la poésie. Au final, l'écriture du soir, le récit du soir n'est pas une mise en cohérence mais c'est un mouvement nécessaire d'actualisation. On va toujours se réinventer, se récrire. Et qu'avez-vous pensé de ces mémoires qui sont sortis il y a peu? Ça a confirmé tout ce que j'ai dit. C'est beau. Non, justement elle dit, elle-même dans ces mémoires, qu'elle est, elle dit, je suis un être liminal. Je suis entre plusieurs instances. Et ce qui se passe aussi au niveau des personnages et au niveau de plein de choses au final dans l'écriture d'Atoode, elle n'est jamais totalement de parti pris. Et c'est ce qui est d'autant plus difficile, par exemple, dans ce qui est décrit dans le compte de la servente. Il y a toujours cette nuance. Il faut savoir habiter un peu l'entre-deux. J'ai le sentiment Pauline, qu'il y a peu de spécialistes médiatiques entre guillemets d'Atoode dans le monde universitaire, ce qui est un peu regrettable. On a souvent l'impression d'ailleurs, à Atoode comme d'autres, un grand figure de la littérature américaine, on s'enque de spécialistes médiatiques pour Tolkien, il n'y a pas de problème. Mais pour d'autres auteurs et aute-trises, c'est plus difficile. C'est le cas de quelqu'un comme Stephen King. Par exemple, où il n'y a pas vraiment d'universitaire, entre guillemets reconnus de tous, comme étant le maître ou la maîtresse de l'œuvre de King. Dans le cas d'Atoode, on en a parlé avant que vous arrivez sur les missions. Mais il y a des gens qui travaillent. Il y a l'impression qu'ils sont assez peu médiatisés, ce qui est dommage, parce que la savanté-carlade qui reste je pense l'œuvre, la plus connue d'Atoode, tout le reste et assez peu connue, j'ai le sentiment, pas des romans qui marchent bien, mais peu connus dans le sens médiatique. Tout à fait, c'est d'autant plus dommage que c'est quand même une oeuvre qui est tentaculaire. Il y a énormément de choses à dire. On existe, ben, les spécialistes d'Atoode, mais c'est vrai que le problème est davantage médiatique qu'à l'aimique, puisqu'on a une société savante. Donc je suis liaison européenne officielle à Wotsissa et de C. Notre travail, c'est essentiellement de recenser tous les travaux écrits au sujet de l'Autriche. On est dit qu'une bibliographie monumentale chaque année, la dernière et d'environ 400 pages, ça veut dire que les gens écrivent au sujet d'Atoode, ça, il n'y a pas de problème. Mais je peux comprendre qu'il y ait une coupure entre le monde académique et médiatique qui ferait confrer bien peut-être de résoudre, il faut bridge the gap comme on dit, puisque notre travail de recherche, à vocation, à être vulgarisé, surtout dans des objets culturels, au sujet d'objets culturels, tel que ce roman, on préfère peut-être, il serait peut-être intéressant aussi de de travailler, à démocratiser ces travaux, au sujet d'Atoode, parce qu'au delà du compte de la servante, il y a toujours un lien avec ce qui se passe dans nos réalités, dans notre expérience, de l'environnement, etc. C'est quand même une autrice qui, même lorsqu'elle parle de choses qui ont lieu des années lumière de la Terre, va parler de ce qui se passe à de Patinou. Oui, ce qui est intéressant, c'est qu'on voit vraiment l'avant et l'après la servante écarre la denserité les visées. On voit qu'à ce moment-là, Margaret Atoode est devenu une personnalité beaucoup plus invité dans les médias, elle est très invité. Il y a beaucoup d'interviews d'elles, on peut vraiment trouver pas mal de choses sur Radio France, on peut trouver beaucoup de vidéos sur YouTube, elle est interjouvée à la télévision française aussi. Donc on sent qu'il y en fait, c'est une espèce de bascule depuis la servante écarlate en serrite télé, que ce s'est devenu un phénomène. On a l'impression que les médias français soient un petit peu rattrapés. Et donc du coup, on parle évidemment plus, ça a ouf à rigoler, mais avant la servante écarlate, donc avant l'avènement de 2018, enfin même c'est un petit peu avant, je crois la servante écarre à ton serrite évée, mais en tout cas, on voit que avant l'arrivée de la série, Margaret Atoode la première fois qu'elle est, en tout cas quand je regarde les archives de Radio France, la première fois qu'on voit des choses c'est en 2014. Donc elle a sûrement dû être invité avant, peut-être par le passé, mais c'était pas énorme. Et depuis qu'il y a eu la série télé, elle est très invité, tous les ans, il y a des choses autour de Atoode sur le service public, donc on voit vraiment une bascule médiatique entre Yemme et puis bon bah par le français, puis les diteurs a aussi beaucoup joué pour la promotion de son livre, elle fait la promo Margaret Atoode elle est quand même très, c'est une bonne cliente, c'est une très bonne cliente, elle est très intéressante à écouter, elle est drôle, elle a une très bonne
Pas des goûts en plus, donc c'est quelqu'un qui. Enfin, moi j'ai dit, regardez différentes interviews pour ce podcast. Bon, on sent qu'elle accepte tout le monde, qu'ils aient lieu ou pas leur livre. J'apprends, on sait pas trop, mais on sent qu'elle ne joue pas. Et c'est devenu un peu une mami. Une mami sympa, quoi. Il y a tout un. C'est intéressant de voir, en fait, grâce à la série. Et donc la redécouverte de la saventante écarlade, comment c'est autrice. Chez nous, elle venu quelqu'un d'assez hype, quoi. C'est un visage très familier. Je pense que c'est l'une des seuls autrices ou hauteurs contemporains dont on reconnaît vraiment le visage, on le voit partout, et il suffit pour vendre. Et pour des bonnes raisons. Ce que souvent, on m'a dit souvent quand j'étais plus petit que la photo était grosse, moi, le texte était bon. Dans le cas. Souvence à. Souvence à le cas, je vais vous préférer le dire. - Je crois que je crois. - Souvence à le cas. Mais dans le cas d'Atoode, c'est toujours intéressant. Alors, dernière question, et puis je vous libère, si on doit lire un autre texte que la saventante écarlade, alors ça serait quoi, pour vous. C'est la question la plus difficile de tout le podcast, parce qu'on a encore une fois, il faut vraiment se rendre compte de la quantité de choses qu'elle a écrit. Mais ce qui est bien, c'est qu'il y en a pour tout le monde. Vous avez même des livres pour enfants. Il y a des écrits théoriques, il y a de la poésie, des nouvelles, etc. Donc vraiment des formats, des formats extrêmement variés. Donc c'est vrai que quand on travaille sur les écrits d'Atoode, par contre, il faut tenir la cadence, parce qu'elle publie beaucoup. Mais si j'avais un seul roman à conseiller, je vais en conseiller plusieurs. Mais un seul roman à conseiller, je pense que ce serait 4 ça, parce que c'est un de mes favoris perso, mais on a vraiment l'établissement de ces relations extrêmement proches, extrêmement intimes entre petites filles. Et en tant que l'éctrice, ça m'a profondément frappé, en fait, ça m'a touché là où je n'imaginais pas, que ça me toucherait parce qu'on se sent en vue, on se sent comprise sur au sujet de cette expérience de l'enfance quand on est une jeune fille, de cette expérience, de ne pas se sentir à l'abri, même auprès des siennes. C'est extrêmement triste. Le roman a été targé même d'antichémiste. C'est assez fou. Malheureusement, à tout d'Asie, si il faut être féministe, il faut aussi savoir prouver que nous les femmes, on peut être aussi mauvaises et méchantes que les hommes, c'est ce qu'elles montrent dans 4 ça. Je ne vais pas vous divulgacher d'avantage, après, ça peut ézir et extrêmement facile à lire aussi, parce qu'il y a encore une fois son écriture espiègle qui va vous mener dans des pièches poétiques, très agréables à lire, si vous êtes férus des co-critiques et des co-poétiques, à l'Asie tout de suite dans ses écrits, dans ses écrits poétiques un peu plus anciens, par Prolettes X, Yorapay. Là, vous allez trouver des choses qui vont vous rappeler, la Sérvanté Carlates, qui travaille le lien entre hommes et femmes et les équilibres jambes. Si j'avais un dernier roman, à vous conseiller si vous avez aimé le témoignage d'offred, cette proximité avec cette voix qui raconte, se raconte, quelquefois, ironise, se dédi, ne s'est jamais vraiment wallé, n'est pas sûr. Il faut lire Alice Grace, qui est un autre grand roman d'Athoud, qui est inspiré d'ailleurs de fait réelle, Grace a bel et bien existé. C'était une domestique qui a été accusée d'avoir assassiné ces maîtres. Le roman va essayer de faire voir au lecteur ce qu'il en est réellement, avec une narratrice parfois un peu difficile à suivre. - Le mot de la fin, un grand merci, un peu l'inmontacine des devenus jusqu'à Paris, pour registrer ce podcast sur la Sérvanté Carlates. Est-ce que votre thèse, il y a après-vu une sortie, un extrait? - Oui, je travaille sur une future publication, c'est assez long, quand même de publier les recherches sur la thèse, c'est quand même un gros bébé, donc il s'accrète travail des crémages. Après, il y a aussi des publications, je parles pas de monographie, mais d'articles, qui sont voies, venir au jour, un séçement. - Bien magnifique, merci encore à vous, Pauline, d'être venu sur ces plus que de la SF, et j'espère à bientôt. - Merci.
Podcast Summary
Key Points:
Le podcast "C'est plus que de la SF" annonce un événement spécial pour les 20 ans du film d'animation *Renaissance* avec ses créateurs.
L'invitée Pauline Montacien, spécialiste de Margaret Atwood, analyse *La Servante écarlate* comme un roman combinant politique implacable et voix intime.
Le roman est présenté comme lucide plutôt que visionnaire, basé sur des mécanismes historiques réels et des glissements progressifs.
Atwood s'est inspirée de contextes réels (Berlin divisé, régimes totalitaires, fondamentalisme religieux) pour construire la République de Galaad.
La thèse de Pauline explore la liminalité et l'instabilité narrative dans les premiers romans d'Atwood, notamment à travers la mémoire fragile d'Offred.
Summary:
Ce podcast de "C'est plus que de la SF" débute par l'annonce d'un événement : la projection du film *Renaissance* pour ses 20 ans, avec la présence du réalisateur Christian Volkman et du producteur Aton Soumache. L'épisode se concentre ensuite sur *La Servante écarlate* de Margaret Atwood, analysé par Pauline Montacien, spécialiste de l'autrice. Pauline explique que le roman réussit l'exploit rare de combiner une architecture politique terrifiante et une voix intime, celle d'Offred, dont la mémoire fragile et les hésitations narratives donnent une densité émotionnelle unique.
Plutôt que visionnaire, elle qualifie le texte de lucide : Atwood n'invente rien, mais observe des mécanismes historiques réels (comme la Roumanie de Ceaușescu ou le fondamentalisme américain) pour montrer comment une démocratie peut basculer progressivement. L'écriture du roman à Berlin-Ouest, en pleine guerre froide, et les voyages d'Atwood en Europe de l'Est ont nourri son atmosphère de suspicion et de cloisonnement. Pauline souligne que le roman agit comme un avertissement sur les fragilités démocratiques, et que son instabilité narrative, qu'elle a étudiée dans sa thèse, est une clé pour comprendre la puissance de l'œuvre.
FAQs
C'est un roman dystopique qui imagine une théocratie, la République de Gilead, où les femmes fertiles sont réduites à l'esclavage sexuel pour compenser une crise de fertilité.
Il combine une architecture politique implacable et une voix intime, celle d'Offred, créant une instabilité narrative qui donne une densité émotionnelle unique.
Non, elle s'est fixé la règle de n'inclure que des choses ayant déjà existé dans l'histoire, rendant Gilead crédible et inquiétant.
Il a été très mal reçu par la critique, considéré comme un délire paranoïaque féministe, et a fait un énorme bide.
Son père entomologiste et ses séjours dans la nature canadienne ont forgé son imaginaire et son rapport à l'environnement.
Elle a écrit 'Survival', qui identifie la survie comme thème commun des écrits canadiens.
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