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24. La santé mentale des travailleurs humanitaires

48m 46s

24. La santé mentale des travailleurs humanitaires

Ce podcast, animé par une humanitaire, donne la parole à une intervenante ayant 18 ans d'expérience de terrain avec le CICR. Elle aborde l'impact de l'environnement humanitaire sur la santé mentale, définie comme tout ce qui nous affecte sur le terrain, se manifestant par des changements de comportement. Elle souligne l'importance de partir pour les bonnes raisons, en laissant son ego de côté, et de s'adapter avec humilité au pays d'accueil, en respectant sa culture et son histoire, pour atténuer les chocs et les préjugés. Ne pas prendre en compte la santé mentale expose les travailleurs à des risques personnels (comme le syndrome de stress post-traumatique qu'elle a elle-même vécu), nuit à la cohésion d'équipe et à l'efficacité des projets, et engendre des coûts pour les institutions. Comme solutions, elle insiste sur la nécessité de créer un climat où parler de ses difficultés est normalisé, de se réserver des moments de ressourcement et de pouvoir échanger avec des pairs compréhensifs, ce qu'elle a appris des employés locaux. Cette écoute et ce soutien mutuel sont présentés comme vitaux pour la résilience et la prévention des crises.

Transcription

9780 Words, 52798 Characters

French
Bonjour et bienvenue sur la solidarité en avant. Le podcast fait par une humanitaire pour les travailleurs et travailleuses humanitaires. Je suis Asma, actrice humanitaire diplômée en solidarité et coopération internationale et spécialisée en projet d'aide au développement. Dans ce podcast, je donnerai la parole aux acteurs électrizes de terrain, au nord comme au sud, pour décriper les nombreuses enjeux de la solidarité internationale mais aussi pour découvrir les différents domaines d'intervention. Au fil des épisodes, je mettrai également la lumière de les environnements dans lesquels sont amenés à travailler et les défis auxquels ils sont quotidiennement confrontés grâce à des témoignages sans filtre. En bonus, vous aurez la possibilité de découvrir différents métiers de la solidarité internationale. Au programme de ce podcast, découverte, partage de connaissance et retour d'expérience. Préparez-vous à partir des prochaines minutes avec moi, c'est parti! - C'est parti! Je suis 40 ans plus venu, je suis mariée, j'ai 2 enfants. J'ai passé 18 ans sur le terrain avec le Comité Internationale d'Aprorouges, le CICER. Je suis rentrée du terrain avec un PTSD, un syndrome de stress postrômatique qui m'a voleté par mon boulot. Je me suis soigné et spécialisé dans la pérédence pour les travailleurs humanitaires. J'ai vraiment l'expertise de la fin. Le terrain, c'est le truc que je connais. Je ne sors pas de mon cadre. C'est ce que je fais actuellement. - Merci beaucoup pour cette introduction. Tu as abordé la thématique du stress postrômatique qui a lié à la santé mentale. Est-ce que tu pourrais, de manière générale, nous dire ce qu'on entend par ce thème de santé mentale? - La santé mentale, ça recouvre plein de choses. Il faudrait demander à des vrais prôles de te donner toutes les différentes catégories, mais on pourrait le dire simplement, c'est tout ce qui nous affecte quand on est sur le terrain. Je dirais, le premier signe qui devrait nous interpoler à tous, à titre individuel, c'était quand on change, tous les changements par rapport à nos habitudes, comme on est, quand on est tranquille à la maison. - Genéral, quand ça va pas, il y a tout ça qui change, soit la personne qui est maissante il ne sort plus, on s'isole, on se met à boire, ou à manger, ou à tous ces mécanismes qui se mettent en place pour faire face à quelque chose qui n'a pas forcément traumatisé, mais à mal être, qui peut s'installer, ce soit par le travail, puis à l'air archie, par l'environnement, enfin tout ce qui peut nous causer des soucis, en fait. - Mais je dirais que la première chose à le voir, c'est qu'est-ce qui me fait changer. Et souvent, nous-mêmes, on ne le voit pas, mais c'est notre entourage. Moi, j'ai toujours été très solitaire, et si, dans ce coup, je me mets à vouloir aller en discothèque tous les soirs, et puis à être ce que je suis pas d'habitude, les gens qui nous connaissent, ils vont dire, "Tiens, c'est bizarre, tu faisais pas ça, vous." Et c'est tous ces signolats qui devraient nous alerter et qu'on nous se questionner, qu'est-ce qui se passe? - En plus, j'ai jamais vu, par contre, je mangeais, et c'est vrai qu'il me maniera de gérer mon stress et ma peur. C'était le contenu tel à claquière, puis souvent, qu'ils infirmièrent au d'arfours. Oui, plusieurs fois, au côtel moral au fond des chaussettes, ça fait du bien. Mais c'est tous des mécanismes qu'on met en place pour faire face à des choses qui sont quand même assez terrines. - Et du coup, tu as parlé de vos expériences en tant que cacteurs sur le terrain pendant 18 ans, tu as semblant être à mettre confrontat des situations diverses et variées. Est-ce que tu pourrais nous dire qu'elle impacte l'environnement humanitaire peut avoir sur la santé mentale des différents acteurs de terrain? - Ça crée question, en fait. Ça commence déjà par le départ, qu'est-ce qui nous fait partir? Je dirais, on a tous des motivations qui nous sont propres, mais partir sur le terrain pour les bonnes raisons, c'est déjà un premier pas qui faut oser se poser la question. Pourquoi est-ce que je veux partir? Qu'est-ce qui est monotif? Parce que bien sûr, une fois qu'on est allé étranger, il faut s'adapter, il faut savoir vivre, s'adapter au pays, savoir être, laisser aussi de côté son ego. C'est surtout ça qui est important pour moi quand tu veux partir. Pourquoi je pars? Est-ce que je veux être un héros? Est-ce que je vais aller aider? Est-ce que je veux faire du tourisme gratuitement? Je sais pas, chacun peut répondre à ces questions pour lui-même, mais en fait, ce qui est important, c'est tous les problèmes qu'on a chez nous, enfin, à vendre partir, on les aura. C'est où le place? Et parfois même, c'est pire. Et on a d'ici ce que l'on a déjà dit, si on n'est pas déjà bien dans sa tête avant de partir, il y en a tous des nouveaux qui vont arriver et des problèmes, parfois c'est mon des problèmes, mais ça peut être l'aborder à un nouveau pays, des autres cultures, mais à ta chose qui vont nous choquer, c'est normal aussi, et sans compter, je dirais, il a tous nos préjugés qu'on prend avec nous. Il y a tout le poids de notre addition. Moi, je suis Suisse, je suis des Grandier et Genève, il y a Midoriens, le passé de la Suisse qui m'a apprenu, simplement parce que je vis là et puis j'étais à l'école publique du coin, donc ça te véhicule Midoriens une certaine image de l'étranger. Et après, quand tu te retrouves trois mêmes dans ces pays, ça te marque, c'est toujours là et comment faire pour sortir de ça. Donc, il faut partir, oui, pour les bonnes raisons, il faut 6 mètres de son légo de côté, c'est pas ce qu'on parle, on me disait que je me suis le meilleur et puis sur place, ils sont tous moules. Non, c'est pas tout. Il faut bien se dire que les gens qui vivent là-bas, ils connaissent leur pays mieux que toi, même. Donc, c'est un peu conflits de ce point-et, puis de ça, les gars, je vais tout résoudre les problèmes d'une châte, parce que moi, je suis le petit cheveux qui débarque et je sais tout. Je sais pas si. Et je dirais, il y a un autre truc aussi qui m'avait, enfin, on n'y passe tous, c'est la fonction et le titre. C'est bien joli, on parle avec une organisation, on a un beau titre bien, on flanch, une chouette carte de visite et c'est très facile se prendre pour le chef. Et puis, c'est crée différenci, mais de partir avec ce, de faire ces erreurs là, je crois qu'on y fait tous. Après, on apprend, mais d'os et rester humble, de pas promettre des choses qu'on pourra pas. C'est très facile de promettre, ça donne mes sourires, mais après, il faut assurer ces paroles et c'est pas toujours évident. Et c'est surtout un piège. Il y a eu, on croit, qu'on va décevoir les gens si on n'est pas le super héros, si on n'a pas les réponses à tout, alors qu'en fait, c'est tout l'inverse, on ne peut pas tout savoir, mais de dire, je sais pas. Bah oui, je sais peut-être que le chef, mais je sais quand même pas, je connais pas, le tiad ou le Congo, c'est au c'est le pays. Mais de discuter avec les gens du coin et d'os indier, ben les gars, pourquoi vous faites comme ça et pas comme si. Et puis souvent, il y a une très bonne raison au conneau, on n'avait pas du tout compris, parce qu'on était formé en Suisse pour ma part, et puis bah le tiad n'est pas la Suisse. Il y a donc de quelques marches, on ne peut pas. Mais d'abord, dès cette chose, avec cette humilité, d'écouter, d'apprendre et pas vouloir faire la révolution, ça fait en sorte que déjà, ça diminue ses impactes, en son cas. Moi, j'ai toujours travaillé sur des zones de guerre. Donc il y a déjà la violence qui est une éroncte au conflit. Et après, ça dépend des pays dans le sens que tous les pays sont pas égaux. Il y a des pays qui étaient aussi évolués que la Suisse, par exemple, avec le même niveau de vie, mais que du fait d'une guerre, bah ils sont redescendus à un pays, il y a plus d'infrastructures, il y a plus rien qui fonctionne. Mais ces gens, ils viennent comme nous, avant. Et là, c'est encore autre chose, que si on compare un pays où ça a toujours été évolué, il y a toujours eu des problèmes, les gens pas connu autre chose. Il n'y a pas de même regard d'un côté, en risque de nous voir arriver. Ah, bah c'est super. C'est des occidentaux qui est venu de l'accoudement. Et puis, d'autres, c'est des sals-coms qui viennent profiter de l'entuser pour s'enrichir. Et c'est normal de penser comme ça. Il a de souffrir, c'est les biens là. Mais tout ça, ça a eu. Ça a eu. Et ça a eu d'autant plus si on n'est pas parti pour les bonnes raisons. Si on croit, parce que je vais aller, je sais pas, mais à l'autre bout du monde sauvait des gens, je vais être le super héros. Ça va être une sacrée douche froide à l'arrivée. C'est pas un héros. C'est pas forcément attendu. Ils ne sont pas plus becs que toi. Il faut juste être professionnel, faire ton boulot du milieu que tu peux. Donc, je dirais, il y a déjà ça. Et puis, il faut se faire ces devoirs avant. Avant de partir. Ce qui est aussi important, pas pour le pays dans lequel on va. Il faut pas arriver là-bas. En touristes, il y a un pire que je déteste. Certains collègues manitaires qui ne même pas fait prix la peine d'apprendre, pas de se renseigner sur l'histoire en du pays dans lequel on va travailler, sur les grands hommes, sur les grand-realisations. Et puis surtout, du passé de ce pays, parce que chaque pays est une histoire. Est-ce qu'ils sont vatus pour la qu'ils leur annépendent? Ou est-ce qu'ils étaient plutôt révolutionnés? Ou chaque pays est une histoire propre? Mais de la connaître, ça a été déjà resté humble. Et puis surtout, ça limite aussi. C'est le problème qu'on peut avoir. Et les préjugings qui peuvent y avoir, parce que malgré tout, moi, ce serait toujours blanc. Et puis dans les pays, souvent on arrive, il blanc, ça a toujours été le seul coup de colle. Même si on a suiste, on a jamais de colonisation. Bon, les affinances, c'est pas ça, nous débâtes. Mais il y a tout ce point là qui est bien là. Et qu'il faut mettre ça au point de la tête en disant, il y a des choses ne sont pas si simples. On est étrongé. On vient dans un pays qui est pas à l'autre. Donc, c'est à nous, à nous adapter à ce pays. C'est pas la verse. On est accueillis, on est des autres, on vient faire un boulot certes. Oui. Mais on doit être respectueux de leur couture, de leur chose. Et pas vous leur changer les choses à l'autre chose, parce que on est de telle ou de de l'organisation. Ça paraît du bon sens mais souvent ce n'est pas évident. Il y a un exemple tout bête qui m'est arrivé. Si on prend les heures de prière dans certains pays, c'est important. Mais quand on est responsable, logistique, on a des convois à faire passer d'un pour un, en prendre des, et puis il y a toujours les priées, les heures de prières qui sont viales, ça perd du temps, ça fait si ça ralent, certains ne sont pas d'accord. Mais donc c'est leur pays. C'est à nous et nous adapter. Donc les chauffeurs vont s'arrêter pour faire la prière et puis franchement, ça change tout d'autoriser ce temps de prière. Les gasses ont motivé, ils seront tout contents, et puis voir et que le chef est capable de les comprendre. Et comme par hasard, t'as une équipe qui va être de bonne humeur, qui va faire du super bon l'eau, et ça fait tout sa tension en moi. Et puis aussi, c'est cette humérité. C'est vrai qu'on a pu faire la prière. Moi, ça m'a embêté d'aller prier à l'église. Ils dis bah oui, mais les autres sont pas forcément comme ça. Mais de dire pourquoi c'est important pour vous, par exemple, explique, après tu le comprends. Mais il faut aussi poser la question. Pien de fois que t'as compris, on est tous pareil, dit bah si c'est important, puis les gasses, ils metnent, mais les chefs, c'est pas grave. On restera un peu plus tard au boulot, puis on finira par alors pourquoi je parle. C'est la prière. Puis tu vas aller au final, mais c'est d'être de rester et puis de se bien le se dire, et étranger, c'est moi. À moi, de m'adapter et pas à l'inverse. Après avoir abandonné ces impacts que ce l'environnement peut avoir, quels sont les risques de ne pas prendre en compte justement la santé mentale des travailleurs humanitaires. Qu'est-ce que peut-être le risque pour eux, pour les équipes, pour les projets, pour vraiment toute cette globalité? Ça me faisait apprendre plein d'anglais différents, mais si on se met à la place d'une institution, qu'est leur problème numéro un? C'est déjà dur de trouver du personnel qu'à faire qualifier, on voyait là-bas. Donc vous en voyez quelqu'un. Ça, c'est pas mal. Il est vacué. Il faut retrouver quelqu'un en urgence. Le programme, il a arrêté. Il y a un gros tourneuvers qui sement en routier, il y a une évacuation médicale. En termes financiers, c'est la gâpige, pas si plus de temps. Alors qu'en fait, souvent, c'est problème. Il peut être résolu si les gens n'ont déjà pas peur de parler. Pour voir dire que ça va pas, on prend un truc tout bête. Vous êtes une œuvre, celui sous l'importcoire, finissez votre université. Vous mettez dans un avion, vous arrivez dans un pays qui est en crise, qu'est la première chose pour risquer de voir en sortant de la rapport. C'est une carcasse d'un animal en train de pourrir au bord de l'âme. Alors bon, pour ceux qui sont déjà là bas depuis longtemps, on ne fait plus attention, on fait partie du paysage. Mais pour la personne qui vient d'arriver, c'est chocant. Mais si dans la voiture, cette personne elle dit "heu, c'est normal, le chien là ou là, les autres ils vont faire quoi". Ils vont régler un grand cours, regarde, c'est le bleu qui vient d'arriver, il faut faire vivre à la pièce. Et bah toi qui vient d'arriver, quand elle m'a l'or de dire ça, après, tu vas plus aux erreurs de peur de passer pour un idiot ou la chauchotte ou quelqu'un qui peut assez costaud pour faire se métier. C'est faux. C'est exactement faux et ça commence déjà. C'est normal d'être chocant et en réalité. Et ce qu'on voit comme une faible, au contraire, c'est qu'il a encore un spirit humain normal, c'est nous autres, qui sont les vieux procladés, qu'on a déjà vu trop de choses, on se plait donc bien un peu cynique. C'est là que ça va pas. Alors qu'on fait de dire "bah ouais, c'est pas beau de voir une carcasse et que les bonges et puis ça sont noves et parce qu'on oublie les odeurs, il n'y a pas que les images, mais les odeurs elles restent. Pour qu'on peut plus marquer que les images, mais de pouvoir le dire ça va jamais. Et simplement de dire "bah oui, c'est normal d'être chocé, tu viens d'arriver, t'inquiète pas, t'enverras et puis on est là, j'ai envie d'en parler ton pas. Du coup la personne elle se sent déjà vachement plus en confiance, ça va aller mieux. Et puis ça c'est qu'un petit problème, et après il y a tous les autres, l'impression du siège, du malage, mon des résultats, de tous ces trucs-là, c'est un pénétranger, les jambos, pas comme nous, il fait super chaud, il fait très froid. Il peut pas te laver parce qu'il fait vrai non froid, il n'y a pas de l'eau. Et puis, t'es toujours en mission du travail à journée à 5 heures ou 18 heures quand tu rentres à la maison, c'est pas fini de travailler. Tu rentres dans une résidence, tu vas vivre avec les mêmes personnes. Donc c'est tout le temps que vous l'avez. Il n'y a pas un moment pour toi. Et là c'est aussi une chose importante, c'est bien se connaître. Parce qu'on a tous besoin d'avoir ces moments pour se ressourcer, se ressourcer, mais qu'est-ce qu'ils sont? Et ce n'est pas toujours évident à trouver. Et c'est là qu'il faut se ménager ces moments pour se re-en plus de pouvoir parler à quelqu'un qui n'est pas dans le feu de l'action avec toi, qui n'est pas un técolègue. Ça, je dirais, elle a plus important, mais surtout quelqu'un qui va être capable de comprendre. Parce que la famille et les amis, c'est ta famille, c'est des amis, mais il y a leurs limites, ils n'ont pas sur place. Ça dit que souvent d'avoir de parler avec un anancien humanitaire qui peut être dans une auto-mission ou à la retraite, peu importe, mais qui sait ce que ça fait, ce qu'on vit, ça change tout. Et des fois ça aide juste à se sentir, non, je ne suis pas fait de connerie, c'est juste et d'entendre un mot, on a tous besoin d'amercier ou d'être assuré. C'est tout à fait normal. Je ne sais pas, je dirais, il y a une mission, c'est tellement dur ce qui se passe autour de toi. Fatalement l'année il y a des tous ceux dans ta chambre, tu te dis "ba, qu'est-ce que je fous là quoi?" Notre impact, il est tellement insignifiant par rapport à toute la misère qui nous entoure. Bah oui, elle m'aura le fond des chaussettes. Et puis après, c'est toujours l'alien, c'est toujours pire, ils ne sont rien qui va, ils sont tous. Et puis là, bah non, il y a un certain qui prend leur réconfort dans une bouteille d'alcool ou de la drogue ou du chocolat. Mais non, mais souvent, on ne peut voir juste parler et puis dire "Ah c'est dur ça va pas" et d'avoir quelqu'un qui peut dire "ba, mais c'est normal." Mais non, c'est pas rien, tu suis bien les événements, tu fais de ton mieux, mais déjà bravo. Ça te recharge les batteries, ça va déjà mieux, ça paraît tout bête, mais déjà simplement, un éton, quand je vois dans mon parcours personnel, si j'avais eu ça en 2004, enfin, dans toutes ces grosses incidents de sécurité, je suis certain que je n'aurais pas eu de stress post-traumatique. Et je le dis basée sur mon propre véhicule parce que je vois les gens que j'ai recrutés qui ont fait les mêmes boulots au coumoire dans les mêmes endroits et qui ont passé pas les mêmes mers, il n'a pas un qui a vraiment été en a l'aspoir là. Et je ne suis vraiment posé la question, mais bon Dieu, c'est moi qui était trop fragile ou quoi, enfin, c'est pour ce qu'il y a question. Et en fait, la différence est l'été toute simple. C'est que vous pouvez me parler. Moi, j'avais pas eu ça. Quand j'ai voulu parler la première forme, elle a dit être sensible pour faire ce métier. Tu la boucles, tu pars. Ben, on aime bien l'autre métier. Tu la boucles tant qu'est ce que tu prends mal, tant qu'est ce que tu prends, oui, mais il y a un forcément un moment où c'est trop pila, ça tourne, mon problème. Et parler à quelqu'un qui peut le comprendre, ça touche tout. Ça fait tellement du bien. C'est vital et ce que j'ai appris cette chose là, que j'ai mis en place de manière à 5 niveaux départ, je l'ai appris qui. Ah, pas de mes collègues, non, je l'ai appris des employés recrutés localement. Pas ces gens au sud-soudain, ça fait 30 ans qu'ils soient en guerre. Et puis c'est vrai qu'il y a eu des épisodes, c'était vraiment dur. Et avec les chauffins, je dis, mais bon Dieu, vous faites comme mon vous. Moi, c'est des jours, c'était trop, un des justres. Et c'est vrai qu'il y a mon diable, tu vois, via qui il soit, ce soir c'était assez intéressant, on se retrouve autour du garage avec les. Il y avait des vieux du village, qui étaient là. Il y avait des filles, il y avait pas beaucoup. Ils a un peu peur. Mais la vache, quand ils parlaient, c'était pas pour rien dire. Et en fait, de parler des. Ce qu'on pense, qu'on démécran peut, c'est bien d'histoires, ben non, ils parlaient d'exactement la même chose. Mais d'avoir les vieux du village, qui étaient là autour avec nous autres, les chauffeurs, il y avait tout le fun, il y avait les entierms qui comitéaient là. Oui, ils ne te parlent des guerres qui ont vécu dans les années 70, oui. Mais là d'un très semaine, ce qui se ont vécu un peu maintenant pour qu'elles m'ont l'appuie. Une de rien ce qu'ils aient, c'était du soutien de père. Et nous écouter, et nous rassurerait. Et puis surtout, on parlait de sujets, "T'as bon, bon, qu'on dit pas l'amour, là peu, tous ces trucs qui sont, qui sont ce moment, on a tous peur, on a tous. de pouvoir le dire." Et puis là, il y avait cette caution, je dirais, enfin, c'était pas une caution, c'était rassurant d'avoir les anciens du village, qui n'ont connaissé pas, en fait, non, c'était juste des grands parents de certains du chauffeur qui étaient là, qui ont pu parler, qui ont pu nous écouter, en fait surtout, mon jour surtout écouter. Mais nous, on a pu dire tout ce qu'on avait sur le coeur, à des gens, bah on avait pas peur par notre boulot, c'était pas allé à l'employeur, c'était mes avais l'expérience de vie. Et puis d'avoir ces vieux qui nous ont dit, mais c'est bien ce que vous faites, c'est pas inutile, continuer, bravo, merci, ces encouragements, ça va aller tout leur dimanche. Puis, même d'ailleurs, on peut mettre plein de mots scientifiques pour faire plus mieux bien, ça reste que du soutien de père, en final, d'être là avec des gens qui ont partagé, à véhicule, l'expérience, puis, bah ça te rend plus loin. Du coup, tu as parlé de cette importance de découter et de pouvoir aussi libérer la parole et parler sans crainte de jugement ou autre, et de ton expérience, qu'est-ce qu'il est possible de mettre en place, comment on peut accompagner les travailleurs humanitaires qui peuvent être victimes de stress post-traumatique ou même de manière générale, pour éviter justement de tomber dans ce scénario là? En fait, c'est quelque chose qu'on peut mettre en place partout à notre niveau. La limite, enfin, je dirais, même ça peut être fait en interne des organisations, mais là, il y a une limite toute bête, c'est qu'on a tous peur d'autrement de dire, et puis de perdre notre bouleau, parce qu'il y a la confidentialité, et puis, le pop-upage autour de la machine à café, et ça, on a tous cette parole à moi le premier, je veux dire, ce qui m'est arrivé quand je travaille, bah, j'en ai parlé au service médical, puis ma chef direct, fait la YouTube, ou vraiment parce que. prenez le café tout ensemble et puis bah les gens ils causent, ouais, pas, donc je dirais pour être efficace et le mieux c'est d'avoir un soutien qui peut être fait bah pas un père émanitaire ou qui soit physiquement mais qui soit pas lié à l'organisation. Parce que là tu as vraiment, tu oseras plus facilement parler à quelqu'un qui est ton égale, qui n'a pas de contact avec tes collègues, des chefs ou tout même ton organisation, sans crainte. Parce qu'on est tous humain, on a tous un peu la troule, hein. - Oh bien sûr. - Je sais pas, tu vas pas les te confier au responsable, les raches. (rires) Par contre un collègue qui a la retraite ou qui est dans une autre organisation qui a passée par ces choses-là, à lui qui peut lui dire, typiquement je vais parler de ce que je crée dans mon cas, il y a un truc qui m'avait beaucoup perturbé, c'est quand je rentre au pays. Parce qu'on parle souvent du départ mais il y a le retour qui est pas fastil. Et de rentrer au pays, bah moi je vivais toujours, je vivais et travaillais dans les environnements, il y avait toujours des tiers d'armes automatiques. Ça tirait tout le temps, plein normal, c'est le bruit de fond. Par contre quand ça tire plus, c'est là qui est une grosse merde carrière. Donc c'était devenu, ah bah ça va, ça tire, c'est bon. Comme d'habitude, tu fais me plus attention, c'est le bruit de fond. Par contre quand il y a de silence, alors là ça crame. Là il faut commencer à se poser les questions, s'il faut pas courir à l'abri, puis commencer à regarder le téléphone si encore du réseau, il n'y a plus de réseau, ça tire pas, donc c'est le moment de préparer. Ça n'a que ça va pas. Mais le problème, c'est quand j'arrivais, je n'ai pas un 6h d'avion pur d'art, on est de retour au pays, bah là ça tire pas. Et combien de fois je me suis retrouvé en preu à la panique, bah à la rapport, parce que ça ne tirait pas. Le corps était là, mais mon esprit était toujours dans ma mission de son temps. Mais à qui qui peut dire ça, sont passés pour un fou, ça ne t'aiment pas à ton erreur, ça fait, et puis les copains, la famille, ils peuvent le comprendre, mais pour ne jamais l'avoir vécu, bah c'est difficile pour eux. Et c'est vrai que ça, ça m'avait beaucoup monté, il y a que récemment où j'ai pu échanger qu'à l'ancien qui a pu me dire, bah oui mon gars, c'est normal, t'es pas fou, non, ça fait aussi partie des symptômes du stress post-traumatique quand tu peux pas en causer, mais bien avant ça, nous fais de, si y avait eu simplement quelqu'un qui dit, bah oui, moi je ressens ça, je deviens singler ou pas. Des clogues ils disent, bah non, c'est normal, attends, ça fait à peine 6 heures, le matin tu t'es lever là-bas, tu as sauvé au tard et au soir, tu as tous des collages qui elles. Mais tu ne sais avoir, ça va jamais. Bien sûr. Et je dirais même plus loin quand tu peux discuter avec un collègue qui a déjà passé partout ça, et puis qui dit, mais par contre, est-ce que ton comportement change, est-ce que tu devras ou bien l'année, est-ce que tu dois avoir un litre de vodka pour tenir un coup weekend, ça c'est des filles qui prouvent qu'il faut là peut-être aller voir un professionnel. Bien sûr. Et pas fou, non, c'est juste une réaction normale à des événements anormaux ou extraordinaire, parce qu'on parle de ça, je veux dire, ou guerre, c'est pas beau, puis là, à la telle, on voit que des images, on n'a pas le son, puis on n'a pas l'odeur, les odeurs, on les oublie pas, et je veux dire, on fait des choses parfois, je veux dire en tout cas la croix rouge, on peut en garder des blessés, ça peut paraître marrant, c'est pas marrant, c'est dur, et il y a l'odeur, il y a toutes ces choses là, mais quand on ne peut pas en parler, ça tourne en traumatisme, et je vois les missions les plus dures, c'est très bien passé, carheureusement, non pas de curiosement, la scole soir, on se retrouve entre nous, on pouvait débrifier, et comme on était au fond de l'enfer, tout le monde avait peur, on n'avait pas de ronde de le dire, parce que de la chœuf, il faut ça tout le monde, il n'y avait plus de titre, il n'y avait plus rien, on crompe juste d'autre route dans notre bunker, c'est tout, pour un fini, on était tous humains, mais de pouvoir en parler les preuement, ça allait, et c'est pour ça que malgré l'environnement d'huile et hostile, ça se passe très bien, parce que tous les gens qui étaient là, on nous laisse dire les choses, si qu'il n'est pas toujours le cas, souvent du travail. Merci, c'est vrai, ça a été beaucoup de pouvoir parler sans avoir cette crainte de jugement, et comme tu disais être aussi préparé au retour pour partager une putain d'hérosbondir sur ce que tu as peut dire, c'est vrai que moi, lors d'une mission terrain, j'étais dans la brousse, et quelques jours après, je rentre en France, et je me retrouve à faire mes courses dans un super marché avec des rayons plein, alors que quelques jours avant, j'étais dans un village où vous avez pas accès à l'électricité, on voyait que les enfants baient été mal nutris, et fina, je me retrouve dans cet environnement là, mon corps est là, mais mon esprit est ailleurs, et c'est vrai que ce décalage là, il est peut-être dur un peu à assimiler, à apprévoiser. C'est très, très dur, et on en parle pas souvent de cette problème du retour, parce qu'on dit que quand on est là-bas, on idéale l'IS de notre pays, il est là, c'est super, et quand on est arrivé au pays, enfin je les trouvais tout ce qu'on a, qui s'occupe à code leur nombre, et qui n'avaient rien à faire de ce qu'il se passe à l'autre bout du monde, et puis ils se retrouvaient comme une hendouille devant le rayon chocolat où il y a 36 milliards de plaque de choc, et puis tu te dis bon Dieu. Il n'y a pas si longtemps, j'ai dépensé 50 dollars pour une bombe, mais c'est terrible parce que après je vois pour moi, j'avais l'impression que mon pays avait changé, que les gens que je côtoyais, ils étaient tous devenus impuvable, c'est des goris qui pensaient qu'à leur vacances, des trucs superficiels, la main non, c'est pas de piquit à changer, c'est pas les gens qui ont changé, c'est que après des expériences qu'on vit sur le terrain, ça la fois, c'est tellement intense, on revient jamais pareil, et c'est ça, je trouve, je ne sais pas, mais en tout cas dans mon corps, on n'en parle jamais de ça, il y a une phase où je savais plus, où j'étais, j'étais pas de là-bas, mais j'étais pas d'ici, j'ai eu un mois, je me sentais plus proche avec les gens de venait de quitter, pourtant c'était en pleine guerre, mais j'étais pas ma place ici, j'arrivais plus à savoir qui suis, j'appartiais un qui est quoi, parce que je trouve tellement trop superficiel, ce qui passe ensuite, les discussions, bon dieu, avec mon cousin, discuter beaucoup avant, plus maintenant, mais croissant intégrer leur seul intérêt, c'est la couleur des jantes pour leur nouvelle voiture, moi j'ai dit mon gars, quoi, la couleur des jantes pour la voiture, magnifique, ça me paraît c'est tellement superficiel, alors que bon dieu, quand on voit ce qui se passe dans le monde, surtout qu'on trouve en train de mission, il y a une partie de notre cœur qui reste en mission, enfin en tout cas, je veux dire, il n'y a pas un de ces pays où je suis parti, on dit, on dit, c'était pas de la différence, à chaque fois, il y avait une monde, partie de moi qui restait là-bas, il forcément en préturgare même pour lequel le média y a toujours, ah il se passe ça, enfin, et se retrouver en ceci, sous le centre d'intéresse, elle parlait au festival à la couleur de la voiture, les vacances, moi ça ne passait pas, non c'est vrai qu'on y a un décalage, y a un gros décalage, un décalage, bon ça pourrait tout à fait honnête avec toi, encore maintenant il est là, il n'y a rien qui m'ennève le plus quand on est à le putal et d'avoir des gens qui ralent parce qu'ils ont attendu 5 ou 8 à la médecin, bon Dieu, quand j'ai travaillé dans des pays où il n'y a pas de médecin, il n'y a pas de police, il n'y a pas de pompiers, des mers d'exquiat, ici, mais une de rien, je dis pas que c'est parfait, mais tu prends une téléphone, tu appelles au secours, il y a du secours qui viennent, mais des fois on a oubli ces valeurs, le prix de la paix, cette paix qu'on a, ces services qui, bah oui, on peut raler bien sûr, mais je te dirais qu'en Libby il y a un bon officier qui m'avait montré un truc, c'était pendant que la France virait qu'à d'affis, j'étais là bas, je ramassais d'y blesser et puis il y a un vieux notion qui m'a dit à regard, il y avait un foremment humain et sur une ruine, il y avait l'inscription en attente, puis ça m'a dit à peu de la siffrée, il m'a dit bah tu vois il y a 2000 ans, il y a quelques qui écrits tant que les jeunes elles romains, ça pleine, c'est que tout va bien, mais on est tournés là après, et bien en fait, bah ouais, tout qu'on peut se plaindre, c'est que tout va bien, bien de l'horreur, et de plus arriver à apprécier ça en tout cas ensuite, j'ai de l'appel à me contrôler, et des fois oui, dans les salles d'attente, l'inputale ou des choses comme ça, mais je renvie de créer, dire, mais ponde, de con quoi, ça m'est pas la chance que vous avez, on attend quoi, 10 minutes, il y aura une infirmière ou un médecin qui va venir, mais c'est une chance, alors je dis pas, simplement avoir, aux ai arrivés à l'apprécier, bah ouais, tout cas pour moi, c'est déjà bien, mais c'est vrai que c'est quelque chose que je donne encore me battre tous les jours avec. Et on a parlé de ce soutien qui peut avoir entre les travailleurs humanitaires, de pouvoir parler entre sans cette peur du jugement, et au niveau va dire un peu plus de la hiérarchie, et du coup des ONG, comment elle peuvent, et elle comment elle doit aussi travailler pour intégrer ce volet de la prise en compte du bien-être de leurs équipes, lors de la préparation en départ, lors des missions mais aussi comme on vient de dire lors du retour. - Le problème des ONG, quelque soit, c'est que leur mission première, c'est de répondre à une urgence. Alors tu répond à une pure chance en fonction des personnels côtes que tu as, mais je dirais que la part d'un employeur, c'est de favoriser et de ne pas voir comme une monace que ses propos employés, puis avoir recours à du soutien qui peut être pas donner par eux, sans crainte. Parce qu'il y a une chose qui est frappante en prêtre de tous les acteurs humanitaires, tous les gens qui le font, ils le font avec leur cœur, personne n'en vide de critiquer son employeur si amant ou non. Je veux dire tous les gens, tous l'Oio, nos employeurs, par contre des fois il y a des choses qu'on peut pas leur dire et qu'il ne faut pas voir ça comme une monace, ils vont pas réveiller des détails persionnels, je suis voix bien parmi les gens que j'accoupagne. jamais un qui a même pensé à ça. Non mais par contre de dire à des choses plus intimes, plus personnelle, avec quelqu'un, je veux dire, quand on fait du soutien de père en collègue, on s'en fout à perdre du monde, l'organisation, l'opérationnel, le point de importance et la personne que l'on t'a dit. Et d'une fois simplement de pouvoir dire qu'ils font toucher, mon chef, ils sont tous con, j'en ai ralboles, qu'est-ce que je fous là quoi. Mais de pouvoir le dire, s'en peur et puis souvent on est tous pareil, on a besoin que ça sort. Une fois que ça sortit, ça va mieux, c'est bon, ouais j'ai retourne, mais j'avais besoin de dire parce qu'aujourd'hui la chef est vraiment trop con, mais oui mais ça va, on est humain, mais tu peux dire ça où, tu peux pas le dire à ta chef, tu peux pas le dire à un interne, tu peux pas le dire à tes collègues qui sont avec toi sur place, non? Et pouvoir justement bénéficier d'un endroit, lui, ça peut être ou du communauté, il s'appelle maintenant, qui d'autre, mais pouvoir parler librement, bon qu'est-ce que ça aide? Et puis on parle des mauvais choses, mais on parle aussi des belles choses, c'est-à-dire, t'es donné pour qu'elle paye, t'arribe à faire quelque chose qui est la routine en Europe. Ouais, mais la base, c'est pas la routine, parce que quand ça tire, quand il y a tout ça, arrive à le faire, wow, chouette, mais qui qui peut partager ça? Tu peux appeler quelqu'un, la ta famille va dire bah ouais, moi je fais ça tous les jours au goulot, ouais toi peut-être, mais tu ne fais pas au con, quoi, c'est vrai, c'est pas chaud, c'est vrai. Ben oui, mais de partager cette choix, à quelqu'un qui peut comprendre, puis qu'il dit, bah vache, wow, moi, ça m'a pris trois ans pour faire ça, t'as réussi, chapo, bah t'es content, p*tain, t'as rien, en retour, mais toi, quand t'es là bas sur place, ça fait tellement du bien, ou simplement de pouvoir discuter, si je prends la pression des objectifs, on a eu tout ce plein d'objectifs à attendre, c'est super quand les objectifs sont décidés au siège, puis on a une autre, quand toi t'es tout au bout de la chaîne, ou mieux de la duchée, ou peut-être, on faire, puis tu vas mettre en place ces objectifs, petit-piquant, bah, ceux-dans mon cas, nous n'étais, je travaille dans le garage, c'était faucleur, ça tire, il y a des obus de mortier, toi t'es dans la fose du garage avec les mécanos, à dire, bon, bah j'espère qu'elle a pas un qui va bien se dire, et là tu reçois un coup de téléphone magnifique de quelqu'un de tour siège qui a 3000 km de la, et qui t'enguele pourquoi t'as pas envoyé le foutu rapport de ma chaîne de trit, mais je sais plus que je le avais déjà là, mais c'était certainement pas un truc drôle, mais je me rappelle d'avoir monté, je dis, "Mirca, ce con quoi, là fin, j'ai tantôt ce qui passe autour, parce que avec le téléphone, c'est cool, là j'ai mis, voilà, ça tire à la mitreille aux routes, t'as des obus de mortier, et nous on est panqué dans la fose du garage, puis on espère qu'il y ait prochain, alors oui, ton rapport, mais bon, tu es, des fois, ça remonte ça, c'est pas que ça remonte, mais ils ne se rendent pas compte, mais toi tu pouvais dire, mais ta main réalité, elle est là, quoi, et eux ne comprennent pas, et qui tu peux en parler, on revient toujours au même truc, et ça inviterait tellement de suicides, de gens qui terminent, agri, de rancure, de démission, déjà, ça serait bon pour l'employeur, oui, on a tout ce qu'on vit démissionné à m'en donner, parce que ces abrutiers, des finances qui viennent te dire, "C'est pourquoi le prix du pétrole, il n'est pas le même même ce mois-ci que moi, pas une fois, je vous rappelle très bien, j'ai dit, j'ai écoutes, t'as l'émoins à telle huit, tu regardes des nouvelles, et puis toi, là, réponds, ce quoi, ce que nous, on plane dans, bah oui, il n'y a pas de stabilité, en fonction des événements, en fonction de qui contrôlent le coin, mais des fois, il se paraît tellement déconnecté, qu'il y a ce clivage entre le terrain, et puis, bah, j'ai pas la solution miracle, pas quoi, et puis je me garderai bien de prétendre la connaître, parce que chacun fait un peu, on fait tout de notre mieux en fonction de la rostru, mais je reste persuadé que, bon, l'employer, on ne peut pas tout attendre, il y a aussi notre responsabilité individuelle, de bien se connaître, de trouver ce qu'on a besoin pour aller mieux, c'est vraiment important parce qu'il y a un concept que m'avait expliqué un ami, un militaire, c'est le puits du courage, et au départ, c'est un truc qui faisait vraiment, bah, ça vient de militaire de la guerre des maloïnes, toi, de plus précis, ce qui se t'arrondu compte, c'est que les soldats qui rentraient en Angleterre, y en a une partie qui est rentrée par avion, et nous, par bateau, et dans la partie qui est rentrée par avion, il y a eu énormément de cas de suicides, depressions, stress post-traumatique, faim des problèmes mentaux qui sont en paru dans les années qui ont suivi, par contre ceux qui sont rentrés par bateau, quasiment rien, il y en a quand même des gens qui sont posés la question, tient pourquoi, ils ont vécu la même chose, c'était les mêmes unités de combat, ils ont vécu les mêmes trucs, ils ont fait les mêmes trucs, pourquoi il y a une population assez bien passée, pourquoi ils n'ont pas pas, parce que les gars qui sont rentrés par bateau, ils ont mis un mois et demi pour rentrer, et pendant un mois et demi, ils étaient entre eux, ils ont pu parler, ils ont vide leur sac entre eux, mais ils ne devaient rien, et quand on voit dans l'humanitaire, bah nous, on a pas ça, on a une mission, on fait notre mission, déjà on part avec des gens, on ne connaît pas, parce qu'on a tous une mission individuelle, et puis ils ont trop saut le terrain, ils ont la cohabité, alors tu prends un suit, c'est un français, un peu l'un et un congolé, tu mets tous ensemble de la même résidence, c'est déjà pas simple, parce qu'il y a rien de nos avis qui sont alimentaires, ils sont pas les mêmes, la manière d'apprécier la musique, non plus, le style de musique et puis des fois, on a juste ras le bol tant vite, on fout de l'appel, bah ouais, c'est pas évident déjà rien que ça la vie commune, après tu rajoutes le contexte, le pays, tous les trucs qui vont te chocker, bah la tout ce qu'il faut pour que ça se passe, bah là, en fait, bon ben bon, je fais ça, c'est, alors bon, c'est pas chaque fois pareil, mais souvent, bah je dois dire, si je prends mon exemple du chat, on préférait être cis dans une maison qui a des quatre chambres, parce qu'on s'entendait bien, plutôt que d'être dans une maison où chacun avait sa chambre, mais bon, ça se passait, oui, pouvoir vivre avec les bonnes personnes qui sont capables de faire des compromis, de s'entendre, puis bah quand on partage les lieux communs, ce soit l'unique sale de bas, ou bien la cuisine, bah des fois ça va ça, c'est un crédose de la vie en communauté, ça peut être chouette et ça peut être en fait, et c'est pas toujours évident, et par rapport aux employeurs, je dirais la première de leur devoir responsabilité, c'est de s'assurer que tous ces gens qui sont qui d'envoient sur le terrain, et puis ça va au moins à minimum de confort, et là, je parle d'un truc très pratique, le générateur, le bruit, le générateur, parce qu'en qui les gens ne peuvent pas dormir, il faut pas espérer qu'ils fassent des bonbons, et la langue de sommeil, c'est mes fastes pour tout, pour la dividume et pour aussi l'institution, et souvent, je vois, dans mon expérience personnelle, c'était toujours des gros combats, mais vraiment des combats avec l'administration ou la finance, qui refusait de prendre des générateurs équipés d'un dénassonorisation, oui, c'est mille dollars de plus sur le prix de la machine, par contre un, mettre en temps rien, mais quand on est dans une résidence ou alors on se machin, parce qu'on est obligé d'avoir un générateur ou des raisons de sécurité, on ne peut pas être sans lumière, il y a ce truc tout la nuit, des pauvres types qui sont la chambre qui a côté, c'était moi, on fait ou d'autres, enfin pas leuil de la nuit, alors qu'on fait, il y a les solutions techniques où on peut les fabriquer nous-mêmes aussi, mais des fois c'était un nom principe, on n'a pas l'argent en consacré à ça, c'est pas du luxe, c'est pas du luxe, parce que dans ce coin là, on était en planure du désert, il y avait des attaques à l'hôme, donc on fait fermer les fenêtres, fermer les portes, puis toi, toi, c'est génial, le toi de toi, mais c'est le four là dedans, à moi, qu'est-ce que j'ai regretté mon toit en paille, parce qu'à d'avoir 20 cm de paille et puis de la terre, il fait frais de donc, pour que ça ne générate, mais nous viendrons des maisons de la maison de la haine, ça fait bien toi, toi, tout le monde, c'est le four, tu cuis tout la nuit, tu fais un poloil, parce qu'on fait 35 dans ta chambre, bonne chance pour dormir, même avec la meilleure volonté du monde, puis bon, tous les trucs, la serviette ou guillette, ventilateur, oui, on a tous essayés, il y a 12 mn, tous ma mières, alors qu'on fait avoir un générateur insonorisé, tu viens le bruit, ça permet aussi d'en charger des portables, ce genre de choses, pour les plus chancones d'avoir une climbe, comme peut partager, mais au moins les gens y dorment, comme par hasard, les gens y dorment, puis font des bons travail, et ça invite ce tournus médical, je m'en suis toujours sorti, on documentant le nombre d'évacations médicales pour diverses raisons, mais toujours ces raisons, c'est le lien au monde de ce mai, après on se dit, finalement, c'est pas cher, parce qu'un avion médicalisé, c'est d'abord 40 000 euros pour un petit trajet, finalement avec 40 000 euros, ça fait un tas de générateurs insonorisés, ça paraît très bête, mais non, c'est pas bête, et souvent ça commence là, parce qu'on évite toutes les frustrations, toutes les baguars, toutes les tensions, c'est les gens qui peuvent au moins dormir dans une bonne condition, donc avant de chercher des remettros sophistiqués déjà un des trucs tout bête, un bon mat là aussi, c'est bien, pas c'est des mois, c'est une tourne sur une palette, c'est pas drôle non plus, les camping, ça va pour les vacances ici, pour les touristes, mais quand on doit y travailler et vivre une année comme ça, c'est bien, on vient de championner de l'empaté troll, mais bon, c'est pas inviter, ça accende un peu plus les difficultés aux quotidiens, oui, les défaits sont pas grand chose, et je vois tout ce que j'ai pu voir ces années, les gens ils m'ont dépos sonat, non ils m'ont décemplement, si possible d'avoir un générateur qui fait un peu moins de gris, alors sauver la planète, on en est tous conscients, mais des trucs tout bête, les équipes qui sont sur le terrain, et dans la tente sous la tente pendant trois semaines ils arrivent à leur base pourquoi est-ce qu'on leur coupe électricité à partir de 19 heures pour sauver la planète bonsoir c'est leur long weekend le seul moment il peut récupérer l'esclir apprécier d'avoir la téléphone, l'ordinateur regardez une série appel à famille, à avoir un moins de électricité. Oui c'est important la planète n'ont peut le faire de manière différente un peu plus la téléphone, ça monte des bases, par que j'ai été une déchets, tous vos jours, mais déjà de faire en sorte que les équipes qui sont sur place et chacun est à avoir une zone de timidé, bas, bêtement les toilettes, on est dans les camps de base, avoir des douche, les toilettes, c'est pas réporés pour les hommes et pour les femmes, tu commences à trouver tout bête comme ça, ça change la vie de tout le monde, parce que c'est important quoi, et souvent c'est sacrifié sur l'hôtel, le bénéficiaire c'est eux qui d'accord, tous la corlate, tu mets, d'améliorer un peu le confort de vie des gens qui travaillent, c'est tout bénéfice pour l'organisation, c'est pas de l'argent fissionnel, ils s'y retrouvent, si il faut une analyse froide, je dirais peur, mon financière, ils vont en voir, moins de tournovers, moins de gens qui délicionnent, moins de tensions, des gens qui sont beaucoup plus contents, ils s'y retrouvent, ils ont finales, les bénéficiaires aussi. Et du coup pour terminer de ton expérience et de tout ce que tu as pu vivre, pardon, que cela soit de ton expérience ou des échanges que tu as pu avoir avec des collègues humanitaires, est-ce que tu proulais, nous citer un exemple de situations qui soulignent la nécessité de prendre en compte la santé mentale des acteurs humanitaires? Par des problèmes, c'est un exemple, il y en a des torts. Alors peut-être l'exemple est à l'oeuvre plus marqué? Pétitement, dans mon cas, moi, c'est du connaît-lui, c'était après mon incident de sécurité, j'étais forcé d'assister un temps que t'es moins puissant à des trucs, enfin, à de la torture sur des enfants, on a eu un homme sur un temple, et de pas pouvoir en parler après, où on vait nous en tôt telle, c'était de choses, il y a l'arrivée au retour à sa base, il y a des prix films qui étaient très formels, comme un policier. Et puis après, il ne faut pas le dire, il ne faut pas en parler. Parce qu'en gros, à cette époque-là, il n'y a pas de mots, t'as pas été tués, c'est bon quoi, pas de bonhe cassé, les bonbons, comme ça. Pour une quotidien, c'est que des choses plus horrible les autres, et puis, ben, à quoi tu fais ton boulot, et puis si ça ne plaît pas, tu délicie un. et pour moi, ça, c'était le début de tout mes problèmes qui sont venus après, parce que le temps de redire, quand tu n'es trop censé de pour faire ce métier, et puis que tu l'abouques, tu n'y délicie un, c'est très, c'est très destructeur, parce qu'après, tu te bêndes, tu te blundes, tu t'en remunes pas compte, mais tu deviens un signe, insensible, parce que tu veux tellement bien faire, en disant de barri, bah pour rester là, il faut que je sois fort, il faut que je sois si, il faut que je sois comme ça, et pour finir, tu disais une machine qui est plus capable de s'émonvoir, alors tu t'aimes, et je, c'est fou, mais j'arrivais plus, et très mûne devant, à des 13 humaines, par contre, et un petit moineau qui se fait bouffer par un chat, et puis là, je peux le rire où l'arme, et quand même, un truc qui va pas à quoi, mais de jamais pouvoir le dire, avant d'apprendre des années après, que ça pours qu'un moment, et puis qu'on fait, c'est parfaitement normal, et puis les choses auraient peut-être tellement différente, si dès le départ, ça s'implie le monde, mais bon Dieu, c'est horrible ce qu'il a arrivé, on n'a rien pu faire, quoi, j'ai rien pu faire, j'ai juste, mais d'avoir eu, d'avoir eu, à cette époque là, je pense qu'il y aura une réille comprensive, qu'il a peut dire, bah oui, mais tu ne pouvais rien faire, tu avais une arme sur la tempête, qu'est-ce que tu veux faire, tu bouges et tu, bien ce moment là, ils se passent quoi, bah toi t'es mort, et puis de toute façon, ça n'a rien changé pour un peu, on aurait dû partir du moment où il y a un magnitaire qui se fait tuer, bah les opérations, et tout le monde a repatrié, mais pourquoi est-ce qu'on ne peut pas en parler, et j'ai chervé à toujours le même truc en fait, hein, et dans les rangs, c'est de pouvoir en causer, puis de pouvoir dire, bah non, mais là, t'as rien pu faire, mais on peut tirer les leçons, et puis on peut essayer de faire en sorte que, comment ce qu'on aurait appris quelque chose, parce qu'il a eu de gros drames en ces 10-10 années, j'ai l'impression qu'on n'a pas de mémoire, les incidents de sécurité ils arrivent, les missions changent, les onge changent, et puis trois ans après, qu'il y a les mêmes incidents qui se reproduisent pour quelqu'un d'autre, et c'est sans fin, et il n'y a rien qui me choc plus de voir pour mes collègues disparues qui se dit "mais bon dieu, ils sont mort, au rien quoi", ce qui s'est passé en 2002, ça s'est réparti en 2006, en 2012, en 2020, c'est les mêmes incidents, les mêmes trucs qui ont fait les mêmes causes, mais on a oublié parce qu'il y a chaque fois une nouvelle urgence qui chasse l'autre, et de ne pas parler, on ne parle pas de l'amour, c'est important, enfin je veux dire c'est bien sûr que c'est important, mais on peut y être confronté que ce soir, en tant que victime, ce soit en tant que chef, en tant que témoin, je prends à notre exemple tout bête capratique, chez la méchouffeur, la veille de son mariage s'étuie dans un accident de voiture, le chef dirait qu'il doit les annoncer à la famille, super, et on fait comment on pourra annoncer une nouvelle par aille, alors là il y a plus grand, les raches on ne parle plus, c'est en tant que chef direct, mon gars tu ticoles, tu ticoles, c'est pas joli de s'y coller, il faut y aller, il faut affronter la femme, tout le monde prépare un mariage et toi tu débarques, c'est le sujet à d'autres, puis c'est passé ça, comment on dit une nouvelle par aille, on n'est jamais formé pour ça? Et c'est des choses, c'est là cet exemple extrême, mais les licenciements, dans tous les jours, malheureusement des fois, on doit licencier des gens, là bon, à titre personne, les gens qui ont volé tout ça, il y a aucun problème, pas tout ça, c'est exactement leurs actes, mais quand on ferme une opération, expliquait des gens qui ont bossé pendant 20 ans, pour ton organisation, qui sont dédiés, quorsaires, mais puis là c'est fini, le conflit interminé, on n'a plus de raison d'être là, on ferme, c'est pas évident, comment on le fait? Les gens sont prédios, ils savent que les manitaires, on n'est pas censé rester toujours, mais il y a une manière de le faire, on peut faire une grande fête, pour valoriser, pour dire "Eh les gars, ça fait 20 ans que vous bossez pour nous, merci pour tout ça, quoi." Et puis, bah pas être produeux dans le sens non plus, par moi je ne m'occupeais surtout de chauffeurs et de personnels de garage, donc bon Dieu, leurs outils qui ont utilisé pendant 20 ans, on ferme On ne va pas les rapatrie et on ne va pas les repattrir, pour qu'on donne les vendre. Pour qu'on ne s'rêde pas à nous, même que tout ce qu'il reste dans le stock. Cela leur permet de se monter un petit atelier à titre privé. Enfin tout ça pour dire qu'on peut faire les mêmes choses, mais de manière plus humaine, et qu'on est pas tous obligés de le découvrir quand on est confrontés, on essayant de faire le mieux possible. Les autres, on passait par ça avant nous. C'est tellement précieux et bonheur de pouvoir rappeler, retraiter et puis dire " Hé mon frère, tu fais comment? Pour ça, il y a le partage d'expérience et puis donne à la solution que souvent tu n'es pas pensée, parce que tu étais la tête dans le bidon, t'es là, Martin, si vous les événements, tu n'as pas le recul nécessaire. Et c'est ça la vrai richesse? Si je peux juste dire une dernière chose qui résume pour tout pour moi, c'est mal son du terrain, c'est qu'on semble on s'en sort tout seul en les foutu. Et c'est vraiment. C'est grâce à ça que je suis dit-il non aujourd'hui. J'ai toujours été sauvée, sauté par mes collègues, par les petites mains, par tous les gens qui m'entouraient et c'est vraiment quelque chose que je crois. Tout seul on n'arrive pas à s'en sortir. C'est vraiment mon son pour me dire. Et ça, je dirais, si il y a quelque chose à retenir, c'est bien ça, pas à avoir peur. Mais faire confiance aux autres au collègue, à ses employés, aux n'aimes parler. Et c'est comme ça, consensure. Ce séparal, le mot suivante et inspirante, je te remercie énormément ces patients. Et j'espère en fait que les personnes qui nous écoutront et qui sont éventuellement face à cette situation, seront peut-être davantage motivés pour pouvoir en parler à leur employeur et à leur collègue humanitaire. Merci à vous d'avoir écouté ce podcast jusqu'au bout. C'est le vous-appelu. En dévotant sur les différentes plateformes d'écoute, ainsi que sur le site Buster Solidaire pour en découvrir d'autres, et n'hésitez pas à m'es soutenir en les sens inquiétuale. Retrouver l'ensemble des notes de ce podcast sous forme d'articles sur le site Buster Solidaire. Pour aller plus loin, si vous souhaitez en savoir plus sur l'inviter de cette épisode, n'hésitez pas à consulter les liens mis en avant dans l'article. On se donne rendez vous au prochain épisode. Ben je vous en ai à vous, au que vous soyez.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La santé mentale sur le terrain humanitaire englobe les changements de comportement, l'isolement et les mécanismes d'adaptation face au stress, aux traumatismes et au mal-être.
  2. Partir pour les bonnes raisons, laisser son ego de côté, s'adapter humblement à la culture locale et se préparer sont essentiels pour limiter l'impact négatif de l'environnement.
  3. Ne pas prendre en compte la santé mentale entraîne des risques personnels (PTSD, burnout), nuit aux projets et aux équipes, et génère des coûts institutionnels.
  4. Créer un espace de parole sécurisé, se ménager des moments de ressourcement et parler à des pairs compréhensifs sont des moyens vitaux de prévention et de résilience.

Summary:

Ce podcast, animé par une humanitaire, donne la parole à une intervenante ayant 18 ans d'expérience de terrain avec le CICR. Elle aborde l'impact de l'environnement humanitaire sur la santé mentale, définie comme tout ce qui nous affecte sur le terrain, se manifestant par des changements de comportement. Elle souligne l'importance de partir pour les bonnes raisons, en laissant son ego de côté, et de s'adapter avec humilité au pays d'accueil, en respectant sa culture et son histoire, pour atténuer les chocs et les préjugés.

Ne pas prendre en compte la santé mentale expose les travailleurs à des risques personnels (comme le syndrome de stress post-traumatique qu'elle a elle-même vécu), nuit à la cohésion d'équipe et à l'efficacité des projets, et engendre des coûts pour les institutions. Comme solutions, elle insiste sur la nécessité de créer un climat où parler de ses difficultés est normalisé, de se réserver des moments de ressourcement et de pouvoir échanger avec des pairs compréhensifs, ce qu'elle a appris des employés locaux. Cette écoute et ce soutien mutuel sont présentés comme vitaux pour la résilience et la prévention des crises.

FAQs

La santé mentale recouvre tout ce qui affecte les travailleurs sur le terrain, notamment les changements dans les habitudes ou comportements, comme l'isolement ou la consommation d'alcool. Ces signes peuvent indiquer un mal-être lié au travail, à l'environnement ou à d'autres facteurs.

L'environnement humanitaire peut causer du stress, des chocs culturels et des traumatismes, surtout si on part pour de mauvaises raisons. Il nécessite de l'humilité, de l'adaptation et une préparation pour minimiser les impacts négatifs sur la santé mentale.

Ignorer la santé mentale peut entraîner des problèmes comme le PTSD, des évacuations médicales coûteuses et une baisse de productivité. Cela affecte les équipes, les projets et peut aggraver le bien-être individuel si les travailleurs n'osent pas parler de leurs difficultés.

Parler de ses émotions permet de se sentir soutenu, réduit l'isolement et prévient des problèmes de santé mentale comme le stress post-traumatique. Échanger avec des pairs ou des anciens humanitaires qui comprennent le contexte est vital pour le bien-être.

Il faut partir avec humilité, apprendre l'histoire et les coutumes du pays, et s'adapter aux pratiques locales comme les heures de prière. Cela favorise le respect, améliore les relations avec les équipes locales et diminue les tensions.

Les signes incluent des changements de comportement, comme l'isolement, une consommation accrue d'alcool, ou des habitudes alimentaires modifiées. L'entourage peut souvent remarquer ces changements avant la personne elle-même.

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