La politesse est un sujet profondément ancré dans la société, allant bien au-delà des formules de base comme "bonjour" ou "merci". Elle s'inscrit dans une tradition philosophique grecque (politeia) et évolue comme un code social, politique et moral, influencé par l’histoire, les classes sociales et les évolutions technologiques. Les sondages révèlent un fossé entre la perception des autres et l’auto-estime des citoyens, montrant que la politesse est souvent vue comme une façade. Pour Kant, elle n’est pas une vertu morale en soi, mais un appareil qui peut masquer des comportements déviant. Elle peut aussi servir de levier de domination sociale, notamment par le biais du capital culturel. L’histoire montre que la politesse s’adapte aux changements — de l’ancienne cour à la ville, de la révolution à la guerre — et qu’elle se transforme avec les langues, les usages et les contextes. Dans le monde numérique, la "nététiquette" émerge comme un nouveau défi, soumis à des régulations légales pour protéger les usagers. Toutefois, des exemples concrets montrent que la politesse persiste dans les échanges numériques, notamment dans les courriels. Enfin, des philosophes comme Saint-Exupéry ou le Dalai Lama soulignent que la politesse est un acte de bienveillance, un moyen de cohabiter avec les autres, d’écouter les désaccords et de renforcer la dignité humaine, même dans la différence.
[Musique]
Bienvenue dans les potes cases de l'ISP.
La politesse.
Bonjour, s'il vous plaît, merci au revoir.
La politesse s'apprend dès le plus jeune âge.
Elle relève autant de l'éducation que de l'instruction,
ce qui révèle son importance.
La politesse est essentielle dans la cité,
avec laquelle elle partage d'ailleurs son étymologie.
Elle est un standard, une norme, voire une nécessité sociale.
La politesse n'est pas qu'une affaire de bonne manière.
C'est aussi un objet sociologique, politique et philosophique,
qui interroge notre rapport à l'autre et à la hiérarchie.
Elle est aussi un sujet de culture générale
posé à l'occasion du grand oral de l'ONM en 2025.
Mais la richesse du sujet à politesse n'apparaît pas au premier abord.
Comme à chaque fois que je propose à nos intervenants de traiter
un sujet de culture générale,
je commence toujours par m'interroger
sur ce que j'en aurait dit à la place des candidats.
Et à évoquer la politesse comme sujet,
j'avoue que je récent doute été rapidement à sec
si vous me permettez l'expression.
Et pourtant, je l'ai dit, le sujet est d'une grande richesse.
Et pour l'appréhender, j'ai le plaisir de recevoir
nickel-poyer, magistral administratif,
hauteur d'un ouvrage que l'on connaît tous
de liberté et droit fondamentaux,
hauteur d'ouvrage en culture juridique,
endroit administratif,
en procédura administratif contentieuse,
en méthodologie de la note de synthèse,
et genre n'oublie.
Mikael Poyer, qui est évidemment aussi
un des professeurs de la prépa ISP.
Mikael Poyer, bonjour, je suis Jacob et Robbie.
Mikael Poyer, j'espère que vous avez bien.
Je vous remercie de participer une nouvelle fois au podcast de l'ISP.
Si vous voulez bien pour aborder ce sujet sur la politesse,
je vais commencer avec une question de contexte.
En préparant ce podcast,
j'ai découvert que les Français
ne seraient pas polis.
C'est ce que l'on trouve quasiment partout sur Internet.
Pourtant, les Français pensent le contraire.
Alors, est-ce vrai que les Français ne sont pas polis?
Somme-nous poli de manière générale
ou en fonction des circonstances,
qu'en est-il d'ailleurs par rapport aux autres pays?
Comment savoir d'ailleurs sur Népolis?
Eh bien, écoutez, nous allons nous baser sur un sondage.
En effet, selon les résultats d'un sondage réalisé sur la politesse
par la société américaine de transfert d'argent Rémi Clay,
diffusé en avril 2026,
le Royaume-Uni est considéré
comme le pays le plus poli d'Europe.
Mais ces voisins européens ne sont pas loin derrière.
Plus de la moitié des pays de l'Union européenne
figurent parmi les 25 pays au monde juger les plus polis
et les plus accueillants envers les étrangers.
Ce sondage a interrogé plus de 5000 personnes originaires de 26 pays
pour leur demander quelle nation
elles estiment les mieux élevés et à quel point
elles se jugent elles-mêmes polis
afin de comparer la perception mondiale de la politesse
à l'image que les pays ont de leur propre courtoisie.
Pour ce taux évalué, les participants ont répondu
à des questions sur leurs propres comportements.
Par exemple, s'il traite les inconnus avec respect
et ont obtenu un score en fonction du degré d'accord
avec chaque affirmation.
Sans grande surprise, les évaluations globales
et l'auto-perception étaient souvent décalages entre elles.
À l'échelle mondiale, le Royaume-Uni a été classé
le 3ème pays le plus poli parmi les personnes interrogées
derrière le Canada,
en 2ème position et le Japon en 1ère.
Selon l'enquête, ce classement s'explique
par certaines habitudes sociales
comme l'usage fréquent de "Please",
si de vous plaît, ou "Thank you", merci dans la vie quotidienne.
L'auto-dérision et le respect des fils d'attente
irronis du sort, les personnes interrogées Royaume-Uni
se place elles-mêmes dans la moitié inférieure
des pays en matière de politesse.
Peut-être les Britanniques sont-ils trop polies
pour se mettre en avant.
De la même façon, l'Allemagne considérée par les autres
comme le 5ème pays le plus poli,
en raison de l'importance accordée à la vie privée,
à la punctualité et à l'attention portée aux autres,
ne se classe elles-mêmes comme co-21ème rang
pour sa politesse perçue.
Ironiquement, les réponses en français
s'estiment le 5ème peuple le plus poli
alors que le reste du monde ne les place
qu'au 19e rang dans le classement mondial.
Quant au Japon, grand favori de l'enquête,
ces habitants ne se classe eux-mêmes
qu'au 25e rang pour la politesse,
soit l'invendère place parmi tous les pays sondés.
Justement, Michaël Poyet, vous évoquez le Japon
et j'aimerais que l'on évoque une pratique
que j'ai découvert grâce à vous,
dans un cadre de la préparation de ce podcast
que j'ai trouvé assez formidable,
assez rêver la trisse de la politesse
et de la politesse japonaise.
Je parle de la cérémonie du Té japonaise
où Chanoyu, qui est l'art traditionnel,
je parle sous votre contrôle,
qui incarne l'harmonie, le respect, la pureté,
la tranquillité, il s'agit de se concentrer
sur la préparation et le service du matcha
dans un cadre extrêmement paisible.
On rapproche cette cérémonie du Té de la politesse.
On va comprendre pourquoi.
Elle trouve ses origines en Chine.
Est-ce que, Michaël Poyet,
peut-être nous dire,
en quoi cette cérémonie du Té japonaise
se rapproche donc de la politesse,
de son étymologie, de sa définition,
on dit que cela participe de l'art de polir l'humain.
En effet, la racine latine du mot politesse
et politousse, qui signifie poli ou lycée.
On peut alors se référer à l'idée selon laquelle
la politesse transforme l'individu
ou l'être humain brut,
en un être social apte à vivre en société
ou au sein de la cité.
On peut faire également le lien
avec la Politeia grec,
qui est un concept fondamental
dans la Grèce Antique,
désignant la citoyenneté,
l'organisation politique et la Constitution des cités.
Le terme Politeia,
en grecantien,
se traduit d'ailleurs
par citoyenneté,
politique,
Constitution ou République.
Il est dérivé de polices,
qui signifie, et vous le savez tous,
cités ou villes.
Dans le contexte grec,
la Politeia représente
non seulement les droits et devoirs des citoyens,
mais aussi leur participation active
aux affaires de la cité.
Dans le même ordre d'idée,
nous pouvons citer Aristote,
qui, dans son ouvrage,
intitulé "politique",
au 4e siècle avant Jésus-Christ,
à qualifier l'homme de Zune Politicon,
ce que l'on pourrait traduire aujourd'hui
par l'homme est un animal politique
ou l'homme est un animal social.
Bien plus tard,
dans son discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité,
parmi les hommes,
en 1755,
Jean-Jacques Rousseau affirme que l'homme
n'est bon et innocent,
guidé par des instants naturels,
telles que l'amour de soi et la pitié,
et qu'il vit en harmonie avec la nature
sans être conronpue par la société.
En résumé,
selon Rousseau,
l'homme est naturellement bon,
et c'est la société
qui le corne,
il y a matière à réflexion.
Alors justement, Michael-Poly,
c'est vraiment quelque chose
qui m'a intrigué,
ce rapport entre le bon, le mal,
et comment la politesse sincère
dans cette dichotomie,
je vais vous poser la question entre moi,
Michael-Poly,
peut-on être poli et méchant?
Je le crois,
mais est-ce que vous pouvez répondre à cette question?
Est-ce qu'on peut être poli et méchant?
Chers Jacob, voilà une question fondamentale.
Nous pourrions admettre que la politesse
pourrait représenter la forme,
ou le paraître,
et la morale le fond,
ou l'être.
On peut utiliser les codes
pour mieux manipuler.
D'ailleurs, il y a de nombreux ouvrages,
récents qu'on était publiés
sur les techniques de manipulation
et l'art d'utiliser notamment
des techniques douces
afin de manipuler.
Nous vous laissons
vous reporter à ces ouvrages.
C'est en réalité la distinction
de Kant pour qui la politesse
est une belle apparence
qui favorise la vertu
sans l'être elle-même.
Kant distinguent
entre le jugement de goût,
qui est lié à l'apparence d'une chose,
et le jugement de bonté,
qui est fondé sur des considérations morales.
Il affirme que la politesse,
bien qu'elle puisse sembler virtueuse,
ne constitue pas une vertu morale en soi,
mais plutôt une qualité
qui peut inciter à gire
de manière vertueuse.
En d'autres termes,
la politesse est une facade
qui peut masquer de véritables valeurs morales
et Kant compte
à rechercher des actions authentiques, plutôt que des apparences superficielles.
Il a d'ailleurs écrit que nous citons la politesse et la beauté de la vertu,
fin de citation. Rappelons qu'en 1804, alors qu'il est mourant, Emmanuel Kant reçoit
la visite de son médecin, et au moment où ce dernier survient, Kant fait douloureusement
les forts de se lever pour le saluer, comme le médecin tente de l'endition adhée.
Le philosophe lui dit simplement, "Le sens de l'humanité ne m'a pas encore abandonné".
C'est d'abord cela la politesse, une certaine façon d'être et de vivre en société.
Alors la politesse, on la perçoit dans le savoir-être, le savoir-être forcément interroge dans les
rapports à l'autre. M'y quel est la place de la politesse dans la société, dans la
cité? Est-ce que vous êtes d'accord avec cette idée comme certains le disent, y compris
en chanson, la politesse a passifié la société? On peut dire que oui, dans une certaine mesure,
et avec un peu d'humour, souvenons-nous de la célèbre chanson de Jacques Dutron,
fait passif, fait pas ça, dit bonjour, dit bonsoir, ne court pas dans le couloir, sinon pampons
cucul, etc. Elle fait référence à l'apprentissage de la politesse, qui est vu généralement,
comme l'un des passages obligé de l'enfance, comme vous l'avez très bien rappelé,
Jacques Cope, dans votre propos introductif. Toujours dans le registre des chansons, on peut
citer, vous permettez, monsieur, que j'emprunte votre fille, ainsi de suite, de Salvatore
Adamo, sorti sur un album qui était très connu à l'époque, Tomb Laneige en 1964, qui
exprime d'autres codes de vie en société, par exemple le fait qu'un cavalier demande l'autorilisation
ou papa d'une fille pour l'inviter à danser. Alors, j'en conviens, Jacques Cope, nos références
de chansons sont datés, hein, pour les jeunes auditrices et auditeurs. Bon, ça nous ramène
quelques années en arrière, mais je crois que Jacques du III particulier est encore très connu,
et ce sont des chansons, en tout cas, qui ont eu un certain retentissement à l'époque, voilà.
Alors, comment définir la politesse, s'agit-il d'un simple code social ou de la reconnaissance
de l'autre, pour résumer ce en quoi consiste cette vertu, on pourrait dire qu'il s'agit d'un code
régissant les relations sociales. Comme le disait Alphonse Carr, remancié journaliste français,
qui a vécu au 19e siècle, nous le citons, il faut donc vivre seul ou être poli. Voilà, une belle,
un beau résumé de la situation. Il faut donc vivre seul ou être poli. Voltaire avait déjà écrit
que nous le citons. La politesse est à l'esprit ce que la grâce est au visage. De la bontée du
cœur, elle est la douce image, et c'est la bontée conchérie, fin de citation. Pour répondre
précisément à la question posée, nous la rappelons, pensez-vous que la politesse a pacifé
la société, on fera référence à l'œuvre de Norbert Elias, écrivain et sociologue allemand,
né en 1897 et mort en 1990, qu'elle auteur d'un ouvrage majeur de sociologie historique sur le
processus de civilisation, paru en France en deux volumes qui s'intitule la civilisation des
meurses et la dynamique de l'Occident dont nous vous recommandons la lecture. Il décrit le développement
historique moderne, le processus de civilisation, comme une lente évolution parallèle de pacification
des meurs, de transformation des structures psychiques intellectuelles et de construction de l'Etat.
méthodologiquement Elias révoque le clivage habituel entre individu et société, la notion d'interdépendance
est au cœur même de la théorie des Elias. Il explique ainsi nous le citons et s'est tiré de la
société de cours aux pages 152, 153. Comme aux jeux d'échecs, toute action accomplie dans une
relative indépendance représente un coup sur les chequiers sociales, qui déclenche infailliblement
un contrecou d'un autre individu sur les chequiers sociales, il s'agit en réalité de beaucoup de
contrecou exécutés par beaucoup d'individus, limitant la liberté d'action du premier joueur,
fin de citation. Il y a aussi lieu d'entrevoir comment le contrôle des pulsions et l'éthiquette,
la fameuse éthiquette, notamment à la cour de Versailles, le guide pour se conduire la façon de
de bien se conduire, on remplacé la violence physique par la distinction sociale. La politesse va
au-delà d'un simple art de vivre avec les autres. À ce propos, citons Balzac, qui relevaient
que nous le citons, l'ignuance seulte permettent aux gens comme il faut de se reconnaître au milieu de la
foule, fin de citation. La politesse est donc aussi un code pour initier dont l'intérêt premier
est de se reconnaître et de savoir à qui l'on a à faire. Il n'y aurait par conséquent pas de
politesse sans référence un ordre social. C'est un point très intéressant parce que jusqu'à présent,
on a présenté la politesse finalement comme plutôt quelque chose de positif et lorsque on
libale Zac. Ici, on déduit que cette politesse de façade n'est pas que la beauté sociale
que Kant y voyait. On a aussi presque l'idée que c'est à faire de castes, c'est à faire de
strates sociales. Est-ce que la politesse peut être conçue comme un outil de domination de classe?
Elle peut être conçue comme tel. Il nous faut aborder l'idée de capitale culturelle. Ce concept
sociologique a été introduit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeuron dans un ouvrage qui s'intitule
la reproduction. Bourdieu est passerons le définice comme les bien culturels qui sont transmis par les
différentes actions pédagogiques familiales. Il existe au côté du capital économique et du capital
social. La notion de capital culturelle a été construite pour rendre compte de l'inégalité des
performances scolaires. En mettant d'emblée, l'accent sur l'inégal distribution entre les classes des
instruments nécessaires à l'appropriation des bien culturels. Vous pourrez poursuire avec l'étude
des trois états du capital culturel décrit par Pierre Bourdieu, à savoir l'état incorporé, l'état
objectivé et l'état institutionnalisé. Ce dernier correspond à des conséquences culturelles
attestées par des titres scolaires, c'est-à-dire des diplômes. Le diplôme étant la validation par
l'institution, l'éducation nationale par exemple, du capital culturelle. Elle apporte cette
légitimité à celui qui le détient. Le savoir est symbolisé en des titres formels comme les diplômes
ou les droits d'exercés ou informels comme les caractéristiques d'une classe sociale.
Alors, j'entends en Michael Poyer, mais pour préciser ma question, je fais parler un peu de
moins. Certains de solidaires ont l'habitude, mais je viens d'un milieu très modeste, j'ai été
éduquée, dans mon plus jeune âge, par feu, ma grand-mère, ma ternel dont je chéris encore la
mémoire, et ma grand-mère, ma ternel, a eu à cœur effectivement de m'enseigner les bases
de la politesse, comme le fond beaucoup de parents ou de grands-parents. Elle était très achvale
sur la politesse. D'ailleurs, je regrette de ne pas avoir de ne pas me rappeler tous ces
enseignements, mais ça c'est autre chose, mais elle venait d'un milieu très modeste,
et pourtant, effectivement, à m'enseigner les bases de la politesse.
Néanmoins, en grandissant et en évoluant, je me suis effectivement aperçu, qui manquait
un certain décode que vous évoquez. Par exemple, à participer à des repas avec des
personnes, on va dire d'un niveau social qui n'était pas le mien. Je me suis aperçu
qu'il y avait les règles sur le placement à table. Je me suis aperçu qu'il y avait
même à table par exemple des codes sur quel couvert utiliser la première fois les premières
fois, parce que j'ai dû le faire à plusieurs reprises. J'ai dû observer la manière
dont les autres procédés qu'elle va réutiliser et pourquoi j'ai appris ainsi un certain
nombre de choses sur le tas. Et je me demande si. au travers de cette expérience, si la maîtrise, ou plutôt l'absence de maîtrise de ces codes qui peuvent apparaître complexes,
ne peut pas boutir à une forme d'exclusion, alors encore une fois, je n'en ai pas subi l'effet et je crois que j'ai fait l'objet de beaucoup de bienveillance face à mon ignorance.
Mais est-ce qu'il n'y a pas là un mécanisme d'exclusion?
Oui, éventuellement.
En toute état de cause, nous pouvons constater que vous avez fait preuve d'intelligence Jacques Cove, parce que l'intelligence est la faculté à s'adapter en l'occurrence.
Oh mais ça, je ne peux pas le faire dans tout.
Dans l'usage d'une langue, le français en l'occurrence, on peut aborder le paradoxe du jouvouement.
Est-ce que c'est une distance de sécurité ou un manque de respect? La question peut se poser.
Rappelons qu'à la révolution française de 1789, le terme citoyen remplace monsieur ou madame, on impose le tutoiement, on met à mort l'année civile au profit du calendrier révolutionnaire,
les domestiques s'appellent désormais hommes de confiance et certains rêves même d'imposer un uniforme aux enfants voire à tous les adultes.
Toutefois, emporté par ces excès, le mouvement s'essouffe rapidement et la chute de Robespierre va voir le retour de la civilité.
Depuis l'or, l'usage du "tu" ou du "vous", à nettement évoluer, il peut être noté la disparition du "vous" vraiment dans certains milieux, par exemple au sein de "start-up" ou dans "mille" politique.
Est-ce qu'une libération ou une perte de repère, on peut s'interroger alors en matière de langue, effectivement, ou sans des juridictions entre magistrats?
Éventuellement, certaines langues facilitent les choses, par exemple la langue anglaise, me semble-t-il, ne fait pas de cette distinction.
L'usage d'une langue peut éventuellement amener ces questionnements ou pas, il y a de nombreux codes qui existent et vous avez bien fait de parler du placement à table Jacob, parce que la France est connue et réputée dans le monde entier pour la cuisine française,
avec notamment des grands maîtres, que ce soit des hommes et des femmes aujourd'hui dans ce milieu d'excellence, et il y a tout est codé.
J'ai vu récemment un film sur le travail en cuisine, le travail en cuisine est codé, c'est une batterie, c'est vraiment une organisation militaire afin de servir un plat au chaud.
Le service est lui-même codé, le placement à table, les forchettes, les verres, et donc il y a un savoir, il y a un savoir-être, il y a un savoir-faire, et on a, en la matière, énormément de codes, nous-mêmes, nous expliquons aux étudiants, la façon de faire avant, par exemple, un grand oral du CFPA, d'entrer dans la salle.
Salut les membres du jury avec une certaine, effectivement, forme.
Le code vestimentaire, éventuellement, que nous pouvons leur proposer.
Et donc, ce qu'on peut retenir à la matière, c'est qu'on peut apprendre au niveau familial et essentiel, et puis ensuite, je crois qu'on apprend tout au long de sa vie, en fait, dans son milieu professionnel.
C'est important aussi d'évoluer, les codes ne sont pas faits pour être immuables, ils existent, et encore une fois, il faut trouver à travers eux aussi, peut-être, cette notion de politesse est de faire en sorte qu'on place les personnes dans une situation la plus confortable possible.
Parce que je crois qu'il y a peut-être rien de pire et on sait tous, si on y réfléchit, trouver peut-être dans une situation à un moment donné, où on ne maîtrisez pas un code, et on était. Je l'ai eu quelques fois ce syndrome de la posteur, voilà.
On voit bien que la politesse, donc, appartient pleinement au savoir-être, au savoir-vivre, au vivre ensemble.
On voit bien que la politesse est donc un sujet qui est extrêmement riche et qui va au-delà, effectivement, du simple, bonjour, s'il vous plaît, merci au revoir, même si ce sont les bases.
On l'a évoqué aussi tantôt, la politesse est une question, finalement, qui nous concerne tous, mais justement de quelle manière.
La politesse est-elle universelle ou est-elle purement culturelle?
Alors, on pourrait répondre qu'il existe un socle commun et des particularismes culturels.
Rappelons que le nouveau savoir-vivre, ou celui du 19e siècle bourgeois, ne procède plus de la cour et que cette désormais la bourgeoisie qui donne le ton, surtout à partir de 1830.
Dans cette nouvelle société, à Forte Mobility Social, on s'efforce de passer de la campagne à la ville. La pratique des bonnes manières devient donc un passeport, le moyen de s'élever, de parvenir, de se distinguer du monde.
Justement, je me parvais nous interrompre. Il y a une expression qui est aujourd'hui totalement désuette, mais pour remercier quelqu'un qui nous avait rendu service, on disait, au part avant, c'était une expression que de Bag Ormer, vous êtes bien urbain.
Pour signifier que cette forme de civilité et de politesse, eh bien, était la panache de la ville justement et qui avait là aussi une évolution alors que très paradoxalement, je veux dire, d'un milieu magoromère habité une ferme et tenait une ferme.
C'est une parfaite illustration, effectivement, et je viens, moi-même, d'amidieux rural, et je crois que la politesse est un bien commun, partagé, ne serait-ce que des traditions qui demeurent, je me remet mort au moins une tradition qui était lors des mariages, on laissait des places vides pour que les indigents puissent venir salimenter.
Et profiter de la fête, si ce n'est pas le sommum de la politesse, je me demande bien ce que c'est.
Bien, revenons à notre sujet. Donc, la politesse était l'universale ou purement culturelle.
La nécessité de codifier les nouveaux usages va provoquer une un vrai semblable floraison de manuel et d'abréger.
Les usages du monde, le savoir-vivre et ces usages dans la société actuelle, les usages du monde dans la société moderne, le code du cérémonial, la politesse pour tous, ouvrage écrit par des barons, des marquises, voire des contests.
Parallèlement, on assiste à une autre codification et on est bien placé pour le savoir, celle du droit.
La fin du siècle, marqué par les sortes scientifiques et le développement de l'industrie, commence à faire craquer ce vernis social.
La bonne société prend ses distances et il met parfois même de l'humour.
Avec Oscar Wilde qui m'humure, nous le citons, la seule chose que la politesse peut nous faire perdre, c'est de temps en temps, un siège dans un autobus bondé.
Mais c'est la première guerre mondiale qui va marquer véritablement le tournant des meurs et le temps des ruptures.
La guerre a beau verser les condensions sociales. Pendant que les femmes font le travail des hommes, la promiscuité des tranchées fait sauter les hiérarchies et créer de nouveaux rapports.
La préguère va alors exacerber les fiertés nationales et accélérer les sortes des systèmes totalitaires.
L'Etat intervient ainsi de plus en plus dans la sphère privée et impose des usages moins délicats, surtout sous les régimes fascistes qui réinventent les excès révolutionnaires.
Les changements les plus spectaculaires concernent la femme. Elle entre dans la vie active, elle ne porte plus de corsets, elle se met à fumer et à conduire.
Pour la petite histoire, les femmes n'avaient pas le droit de porter de pantalons et devaient obtenir un permis de travestissement délivré par l'autorétéanistratif, éventuellement à la puits d'un certificat médical, pour contourner cette interdit dont le texte à seulement était abrogé en France en 2013.
Je répète, il a été abrogé en France seulement en 2013.
Il a eu heureusement des yeux avant.
En effet, cette interdiction avait été partiellement levée, auparavant par deux circulaires de 1892 et 1909, autorisant le porte féminin du pantalon, si la femme tenait par la main un guidon de biciclette ou les réénachval.
Le texte en question était l'ordonnance du préfet de police du bois numéro 22 du 16 brumaire en 9, c'est-à-dire le 7 novembre 18 ans, intitulé ordonnance concernant le travestissement des femmes qui, comme vous vous en doutez, était incompatible avec le principe d'égalité entre les femmes et les hommes inscrit dans la constitution française.
Aujourd'hui, les codes culturelles demeurent, comme on peut citer, par exemple, le rapport aux silence aux Japon.
Nous parlions tout à l'heure de cette cérémonie du thé.
J'ai des amis qui sont allés récemment aux Japon, ils en sont revés.
avenue particulièrement touchée et mu de la serénité du calme et si un jour dans votre
vie, vous avez donc l'occasion de participer à une telle serrémonie, mais écoutez
faites-le parce que ça laisse très bon souvenir.
Également, la distance physique, la distance qui est laissant entre les humains, est aussi
un autre aspect des codes culturels, il y a des exemples en Amérique latine ou en
Chine notamment.
Oui, comme on connaît la galentrie à la française, en tout cas que l'on espère
perdurer.
Ne serait-ce que par exemple le BZ? J'ai eu la chance d'en ma jeunesse d'être accord
de niste dans un groupe folclorique et le nombre de bays est évolu selon les régions.
Nous avions une méthode qui était toute très originale, de faire un bisou à gauche,
le deuxième à droite, et dans certaines régions il y a trois et dans d'autres même quatre
bisous.
Cette tradition culturelle au verniat faisait que l'homme, c'était des habits traditionnels,
l'homme avait un chapeau, et donc le troisième bisou se fait derrière le chapeau, et c'est
une façon très belle de susciter l'imagination.
C'est là, je l'apprends.
Alors, on a largement évoqué les temps anciens et les nôtres notamment, Michaël
Poiez, parlons si vous voulez bien du temps présent, lorsque l'on évoque la politesse
et le temps présent, on ne peut manquer forcément de s'interroger sur. On va dire la politesse dans l'environnement numérique.
Est-ce que cette révolution numérique de la fin du XXIe, mais qui évidemment se
prolonge au XXIe siècle, est-ce que cette révolution numérique, cette entrée de l'humanité
dans l'air numérique, a eu des répercussions sur la politesse, il y a un terme que
j'ai redécouvert, là aussi en préparant ce podcast avec vous, qui s'appelle la "nététiquette",
quelque chose que je n'avais pas entendu depuis peut-être plus de 20 ans, la plupart
de nos auditeurs ne l'auront donc pas connu, c'était l'idée qu'il y avait une bonne
manière de se comporter, qu'il allait falloir respecter une forme de politesse sur les
réseaux sociaux.
Aujourd'hui, on peut s'interroger sur la réalité de cette politesse dans l'environnement
numérique, cette "nététiquette", surtout à l'air de l'anonymat numérique.
Plusieurs affaires médiatiques ont mis en lumière que l'immédiateté des réseaux sociaux
et l'absence de corps physique favorise parfois l'agricibilité.
L'avion l'auront, évidemment.
Exactement.
L'égislateur français a donc tenté d'enrayer ses phénomènes en adoptant différentes
lois comme, alors on va en citer que deux en l'occurrence.
Donc, la loi numéro 2020, 766, du 24 juin 2020, visant à lutter contre les contenus
et ne sur internet, dites "lois avia", dont le contenu initial a été largement censuré
par le Conseil constitutionnel, mais dont certaines dispositions ont été conservées, telles
que la création d'un parquet spécialisé et d'un observatoire de la haine en ligne
rattachée à l'arcomme.
Autre loi qu'une pouvant citer, qui nous semble pertinente sur ce thème, la loi numéro
2020, 449, du 21 mai 2024, visant à sécuriser et à réguler l'espace numérique.
Elle vise notamment à protéger les enfants de la pornographie, à contrer les arnaques,
la haine et la désinformation, et l'adapte le droit français pour que puisse s'appliquer
le règlement sur les services numériques, donc le digital service acte ou DSA, et le
règlement sur les marchés numériques, digital markets acte ou DMA, ces deux textes européens
imposent notamment aux géants du numérique de nouvelles obligations.
Notons une proposition de loi, visant à protéger les mineurs des risques auxquels
les exposent l'utilisation des réseaux sociaux, qui a été adoptée avec modification première
lecture au Sénat le 31 mars 2016, et député les décennat et les sénateurs doivent maintenant
s'éreunir en commission mixte paritaire afin de trouver un texte de compromis.
Pour résumer ma réponse, Jacques Cobb, je dirais qu'il y a aussi lieu de réinventer
le respect et la politesse dans l'espace virtuel.
Michael Puyer, j'ai écouté ce que vous disiez, et j'aimerais mettre un bémol à la
vie que je sens de la voir formulée précédemment, je te rendrai de me dire la plupart des
communications que j'ai aujourd'hui se font de manière numérique.
Je pensais au courriel que je reçoit de mes élèves, au quotidien, ils sont toujours
très, très respectueux et très polies, je crois vraiment qu'il y a très peu d'exception
que j'ai pu noter, ce qui prouve bien que la politesse existe quand même dans l'environnement
numérique.
En moins là où, effectivement, il n'y a pas de doute sur l'affessement de la politesse
et sur les réseaux sociaux, comme vous n'êtes de le dire.
Est-ce que, peut-être, ce knife, mais est-ce que on ne devrait pas donc tout simplement
revitaliser la politesse dans l'instruction civique, notamment à l'égard des plus jeunes
y compris à l'école lorsque tout simplement on les éduque à l'environnement numérique,
est-ce qu'il n'y a pas de dire que la politesse est une forme, peut-être mal à propos,
mais d'hypocrisie nécessaire.
D'une certaine façon, oui, pour la paix sociale.
En effet, si l'on disait tout ce que l'on pense, la vie en société serait peut-être
impossible.
La politesse pourrait ainsi être regarder comme une sorte de lubrifiant sociale qui permettrait
de cohabiter avec celles et ceux que l'on appréci pas.
Selon l'expression qui est à la fois un précept et un proverbe, ma liberté s'arrête
ou commence celle d'autrui.
A cette occasion, rappelons que dans son grand texte de 1859, intitulée de la liberté,
John Stuart Mill, philosophe logicien et économiste britannique, du 19e siècle, a écrit
que, nous le citons, la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres,
fin de citation.
Le concept est alors étroitement associé à celui de droit, jusqu'à se confondre
même le plus souvent.
À Jacques de ville d'ajouter que la politesse est une vertu sociale qui répense à douceur
sur les gens impolies.
Genre je semble que la politesse est le devoir qui embellit la vie.
Francis Bacon lui ajoute que la politesse est le vêtement de l'esprit, elle doit servir
comme les habits de tous les jours.
Nous ne pouvons traiter un tel sujet, mon cher Jacob, sans citer le Daïlama.
Ce dernier a dit la politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Un proverbe perçant dit que la politesse est une monnaie qui enrichit non pas celui
qu'il a reçoit mais celui qu'il a dépense et pour finir, citons confusus, philosophes
chinois, bien connus, qu'à rédiger de nombreuses ouvrages, l'art de la guerre, ainsi
que de nombreuses proverbes et citations, celle qui nous intéresse aujourd'hui la
voici, soyez polis, vous commettrez peu de faute.
J'ajouterai à titre personnel que la véritable politesse consiste à faire preuve de bienveillance.
La politesse ne me semble toutefois pas de voir empêcher les débats, bien au contraire,
et je citrais ce propos Antoine de Saint-Exupéry qui a écrit, et nous le citons avec beaucoup
de bonheur, si tu diffères de moi, mon frère loin de me léser tu m'arrichis, et j'ajoute
naturellement dans le cadre d'un débat respectueux des idées de chacune et chacun.
Je suis une petite précision mitelle-peuillée, pour une fois de vous corriger, l'art de la
guerre, c'est sous-dessous.
Oui, oui, oui, mais excusez, j'étais partie d'un malancé, mon cher Jacobin.
Pour une fois que je peux me permettre, je pense que ça reste un moment mémorable dans
notre relation.
D'habitude, c'est toujours l'inverse.
Mikael Poyer, au vu de décitation que vous venez de nous rapporter, que ça soit encore
une fois Francis Bacon, le Dalai Lama, confusus, Saint-Exupéry, est-ce que l'on doit nécessairement
faire un parallèle entre eux, politiciens.
et bienveillance. Oui, je pense qu'il y a une interaction entre les deux. Avant cela,
on peut évoquer la différence entre politesse et civilité. En effet, la politesse concerne l'individu
alors que la civilité concerne le citoyen et notamment dans le cadre du respect d'une notion
bien connue des juristes publicistes à savoir celles de l'ordre public. En matière de bienveillance,
je ne pourrais que recommander la lecture du mémoire cela bien faisance rédiger en 1782 par le compte
Henri de Vierieux. Pour résumer, il s'agit de faire le bien ou bien faire sans s'arrondre compte
soi-même ou de le faire naturellement, ça en rien attendre en retour. À ce stade, la politesse
devient un humanisme et il y a de quoi m'éditer à ce sujet. De façon plus prosaïque et contemporaine,
est aujourd'hui enseigné dans de nombreuses écoles, notamment des écoles de commerce mais dans
d'autres écoles également, la méthode du SBAM qui est une technique qui fait référence à l'acronym
de sourire, bonjour, au revoir, merci et dont le rôle est d'améliorer l'accueil et la relation client.
S'agissant d'un podcast qui a vocation à servir à des candidats, à des examens professionnels,
il y a des concours, la politesse ce n'est pas seulement saluer les membres du jury, attendre l'autorisation
pour sa soir, mais aussi le comportement et la posture.
Michaël Peuillet, vous venez de nous conseiller de la lecture d'un ouvrage d'Ori de Vierieux,
je crois aussi que vous avez un autre petit conseil de lecture et je vous demande d'autant plus
facilement que j'ai moi-même hier soir pris le temps de le consulter cet ouvrage. Lequel est-il?
Oui, avec plaisir Jacob, il est possible d'approfondir ce thème de la politesse avec plusieurs
ouvrages dont celui de Frédéric Rouvioa essayiste, remancié et juriste français intitulé
histoire de la politesse de 1789 à nos jours publié aux éditions flammarion en 2008.
Et vraiment, à le consulter hier soir, j'ai pris beaucoup de plaisir, j'ai découvert beaucoup,
beaucoup de choses, y compris dans la politesse politique, que ce doivent les hommes politiques,
la politesse en société, ça nous va extrêmement intéressant sur la cordialité notamment
et sur le civisme aussi. Du coup, Michaël Peuillet, il nous reste à vous remercier d'avoir
participé au podcast de l'ISP et de remercier évidemment nos éditeurs pour leur écoute.
C'est bien, la moindre des choses lorsque l'on évoque un podcast sur la politesse.
Merci infiniment Jacob. Au revoir à tous!
Podcast Summary
Key Points:
La politesse est un concept complexe qui dépasse le simple code de bonnes manières, s'inscrivant dans des dimensions sociologiques, politiques et philosophiques.
Des sondages montrés montrent que les pays comme le Japon, le Royaume-Uni ou le Canada sont perçus comme les plus polis, mais les populations se positionnent souvent en dessous de ces classements, révélant un décalage entre perception et auto-évaluation.
L'origine de la politesse est étroitement liée à la notion de cité (politeia) en Grèce antique, où elle désigne la citoyenneté, la participation politique et l’harmonie dans la société.
La politesse peut être perçue comme une façade, comme l’affirme Kant, qui distingue le jugement de goût (apparence) de la vertu morale (fondement), soulignant qu’elle n’est pas en soi une vertu.
Elle joue un rôle dans la régulation des rapports sociaux, peut servir de mécanisme de domination de classe par le biais du capital culturel, et peut conduire à des formes d’exclusion selon le niveau de connaissance des codes sociaux.
L’usage de la langue, notamment le tutoiement ou le vouvoiement, reflète des évolutions sociales, comme celles du XVIIIe siècle, et montre comment la politesse évolue avec les temps et les milieux.
Dans l’environnement numérique, la "nététiquette" apparaît comme un enjeu, avec des lois françaises et européennes visant à réguler les comportements en ligne et à protéger les jeunes.
La véritable politesse repose sur la bienveillance, le respect des différences et la capacité à vivre ensemble, même dans des désaccords, comme l’affirme Saint-Exupéry.
Summary:
La politesse est un sujet profondément ancré dans la société, allant bien au-delà des formules de base comme "bonjour" ou "merci". Elle s'inscrit dans une tradition philosophique grecque (politeia) et évolue comme un code social, politique et moral, influencé par l’histoire, les classes sociales et les évolutions technologiques. Les sondages révèlent un fossé entre la perception des autres et l’auto-estime des citoyens, montrant que la politesse est souvent vue comme une façade.
Pour Kant, elle n’est pas une vertu morale en soi, mais un appareil qui peut masquer des comportements déviant. Elle peut aussi servir de levier de domination sociale, notamment par le biais du capital culturel. L’histoire montre que la politesse s’adapte aux changements — de l’ancienne cour à la ville, de la révolution à la guerre — et qu’elle se transforme avec les langues, les usages et les contextes.
Dans le monde numérique, la "nététiquette" émerge comme un nouveau défi, soumis à des régulations légales pour protéger les usagers. Toutefois, des exemples concrets montrent que la politesse persiste dans les échanges numériques, notamment dans les courriels. Enfin, des philosophes comme Saint-Exupéry ou le Dalai Lama soulignent que la politesse est un acte de bienveillance, un moyen de cohabiter avec les autres, d’écouter les désaccords et de renforcer la dignité humaine, même dans la différence.
FAQs
Non, les Français ne sont pas moins polis que d'autres pays. Les sondages montrent que plusieurs pays européens, notamment le Royaume-Uni, le Japon et le Canada, sont considérés comme les plus polis. Cependant, les Français se perçoivent eux-mêmes comme moins polis que les autres pays, ce qui peut indiquer une auto-déférence.
Le mot « politesse » provient de la racine latine « polis », qui signifie ville ou cité. Il est lié à la notion de cité, de citoyenneté et d'organisation sociale, comme dans le concept grec de « Politeia », qui désigne la vie politique et la communauté.
La politesse peut être vue comme un code social, mais elle dépasse cela. Elle est aussi une vertu morale qui permet de vivre en société de manière harmonieuse. Cependant, comme le dit Kant, elle peut être une apparence qui masque des valeurs morales réelles.
Oui, la politesse peut être un outil de domination. Par exemple, le capital culturel, concept de Pierre Bourdieu, montre que certaines classes sociales ont un avantage grâce à des codes de comportement qu’elles transmettent, ce qui peut créer des inégalités dans les relations sociales.
La politesse permet de se reconnaître dans une société, de s’insérer dans des groupes et de maintenir une bonne image. Elle crée un espace de cohabitation, même avec des personnes que l’on ne connaît pas, en favorisant le respect et la bienveillance.
Dans l’espace numérique, la politesse s’exprime par la « netiquette ». Bien que l’anonymat favorise parfois l’agressivité, des lois ont été adoptées pour protéger les utilisateurs, notamment les enfants, et promouvoir des comportements respectueux en ligne.
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