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La place des femmes dans l'industrie musicale (maternité, VSS, rapport à la technique, etc.)

116m 3s

La place des femmes dans l'industrie musicale (maternité, VSS, rapport à la technique, etc.)

Cet épisode de podcast réunit Domitille, musicienne et créatrice du podcast "Sisters of Sound", et Morgan, journaliste et autrice, pour discuter de la place des femmes dans l'industrie musicale. Domitille explique que sa prise de conscience est survenue lors d'ateliers réservés aux femmes, où elle a constaté des problématiques communes, notamment l'isolement et les défis techniques. Morgan relate quant à elle des expériences sexistes dans le journalisme musical, où on lui a demandé de "féminiser" son écriture ou où son genre a été mis en avant de manière réductrice. Toutes deux soulignent que, malgré la visibilité médiatique de certaines pop stars féminines, les femmes restent minoritaires dans les programmations de festivals, les diffusions radio et les récompenses majeures. Morgan cite des statistiques édifiantes, comme seulement 17% d'artistes femmes sur scène en France ou 4 albums de l'année attribués à des femmes en 21 ans aux Victoires de la Musique. La conversation met en lumière les préjugés persistants, la difficulté d'être prises au sérieux dans des rôles techniques ou critiques, et l'importance de créer des espaces de discussion pour faire évoluer les mentalités.

Transcription

23033 Words, 128576 Characters

French
Je pense que t'as vraiment honnêtement plus de chance d'être blacklisté en huit ans en sainte qu'en étant un agresseur quoi, donc c'est quand même fasse absurde. Morte le son, c'est le podcast des passionnés de musique. Bienvenue, ça va, Daz. Ouais, ça va très bien, je mets, c'était une interrogation, tu vois. Comment va-t-il faire son intro punchy si il peut plus dire, dans le tempo? J'ai envie de les gens à monter le son, d'ailleurs, si on nous a écouté nos belles voix et écouter sur tous les belles voix de nos invités. Qui sont-elles aujourd'hui? Oui, c'est vrai que nous recevons "Miti", "Domiti", ça va? Ça va! Et nous sommes aussi avec Morgan, Morgan Giuliani, je vais vous présenter rapidement. Et ensuite, on présente le concept de ce nou, cet épisode, aujourd'hui, sans trois, absolument trois. Oui, "Domiti", tu es musicienne, compositrice, tu chantes, tu fais des voix off, et puis tu as un podcast. C'est ça. Et tu as un super podcast, donc ça s'appelle "Sisters of Sound", et dans lequel est-ce que ça te va si je dis que tu explore la place des femmes dans l'industrie musicale, tu parais à la rencontre de plein d'artistes et pour retracer aussi leur carrière et les questionnements qu'elles peuvent se horter quoi. C'est ça, c'est une petite enquête, en fait. Oui. Et tu as raison, par exemple, qu'est-ce que tu sais, on voit le fait une voix off, comme ça, on sent qu'elle me vient faire des voix. Et vraiment, elle nous accompagne, elle nous parle. On entend des extraits, des entreussies, etc. Et tu nous guines, en fait, une narration assez importante pour toi, j'imagine. Oui, oui, oui. Votre adieu, du coup, je l'ai travaillé un petit peu. C'est naturel. C'est naturel! Et puis, on a aussi Morgan, Julenny avec nous. Morgan, t'es journaliste, indépendante, t'es autrice, conférencière. Et tu travailles beaucoup sur l'univers de la pop. Par exemple, t'as écrit deux livres assez complétes sur tes leurs suites. Oui. Est-ce que tu es une swifty, on peut le dire? Oui, je suis une swifty. Ça m'empêche pas d'avoir un regard critique, mais ouais, oui. J'aime beaucoup la musique de tes leurs suites. Tu vois, l'épisode précédent, on avait déjà une swifty. C'est la montée en force des swifty sur ades dans le monde. C'est journaliste qui, du coup, ne sont pas objectifs. Mais je suis quand même objectif. Oui, je sais que la communauté, on en a pari à dernière fois. La communauté des fans de tes leurs suites, les swifty sont assez intenses. Ça va, tu as pas eu de trop de problèmes avec la commune. Pour l'instant, ça va. C'est plus d'autres critiques avec qui, parfois, c'est un freut un peu. Ça se frite un peu plutôt. Ça se frite, tout ça se frate. Et toi, Morgan, tu t'intéresses à l'univers de la pop. Et notamment, dans la plupart télé ou des conférences, tu entierras justement à la place des femmes dans le monde de la musique, notamment dans le rapport avec le féminisme. À la fois, comment les pop stars peuvent parler du féminisme. Et comment les féminismes peuvent avoir des discours sur les pop stars aussi. Oui. Tout à fait, c'est notamment un sujet, on va dire, de crettre un peu que j'explore dans mon premier livre "Féminisme et musique" qui est sorti chez le mot et le reste. Nous avons du mot et le reste. Et nous avons mis du mot. On voit que t'en entendait le livre. Ah ben, c'est bien. Il faut ça qu'on entendait. On a reçu des gens comme ça. Et oui, en fait, ce qui me passionne chez les chanteuses, c'est qu'elle nous raconte du féminin de la condition féminine de notre monde sexiste. Et puis, aussi, parfois, est-ce qu'elle-même se dise féministe? Pourquoi, qu'est-ce qu'elles entendent par féminisme? Et qu'est-ce que les intellectuelles féministes ont pu dire ou peuvent dire, encore aujourd'hui, de ces chanteuses-là, par exemple, aux Etats-Unis. Déjà, depuis les années 80, les féministes s'intéressent au pop star. Et ça a commencé avec Madonna. Donc nous, à France, on commence un petit peu à rattraper le truc. Mais en tout cas, aux Etats-Unis, c'est vu déjà depuis 40 ans. Oui, puis 40 ans. Comme un sujet intéressant, qu'il faut analyser. Effectivement, dans ton bouquin, donc "féminisme et musique", qui intitait aussi la pop de Madonna. Aujourd'hui, tu commences que la figure de Madonna qui incarne quelque chose. Donc avec deux métiers dans l'embertéerie, d'ailleurs, je n'ai pas dit ton nom et avec Morgan Giuliani-Daz, on va essayer de discuter justement de cette place des femmes dans la musique, dans l'industrie musicale. Et notamment, ce qui est intéressant, c'est que, dans ton podcast, "The Stars of the Sun" d'Emity, tu as une vision hyper transversale du métier, déjà de manière générale, aussi évidemment de la place que ne peuvent avoir les femmes. Mais c'est-à-dire que tu vas autant nous parler du rapport au succès de la motivation, de la créativité, que de sujets, peut-être un peu plus spécifiques type la maternité, effectivement, le fait d'avoir un enfant en tant qu'artiste, et comment on gère ça pour une carrière, etc. Et donc, on va essayer un peu de voir un regard sur comment ça se passe, qu'elle éventuelle frère, qu'elle difficulté, pas aussi. On a deux, trois rentates, quand même. Mais parce qu'une de 1, c'est une industrie parfois difficile pour les femmes. Je pense qu'on va vite s'en rendre compte. Et ce qui est hyper intéressant, c'est que, Morgan, toi, tu pourras aussi apporter ton regard sur bas à une échelle différente, celle des pop stars, typiquement. Et bien, comment, en fait, ces questions, on les retrouve aussi. Comment peuvent se passer aussi, comment elle parle aussi de la société? Voilà. Ça vous va comme. - Comme un programent. - Et bien, c'est un très beau programent. - Non, je pense que deux heures ça va se faire. - Ah oui, ça va se faire d'artiste, mais on en a même moins, il y a falloir qu'on va essayer d'être efficace. - Moi, j'ai une première question pour un peu débuter l'émission. Ça peut vous paraître naïf, mais comment vous vous êtes rendu compte qu'il y avait quand même un sujet entre guillemets des femmes dans la musique? Et ce que c'est, vous êtes des femmes, ça fait longtemps que vous avez conscience que ça pourrait être compliqué? Ou est-ce qu'il y a eu une prise de conscience? Et surtout, pourquoi professionnellement vous avez voulu vous attaquer ces sujets entre guillemets? - Ben, moi, quand j'ai commencé à la musique et notamment la composition, je voulais apprendre, donc l'IMO, le musique sur ordinateur, Ableton, etc, etc. Et tout mon apprentissage, c'était toujours des hommes à la fois les formateurs. Et même aussi plutôt ce capronat, donc je me sentais assez isolé quand même, en tant que femme, surtout dans la musique électronique. Mais bon, je n'avais pas forcément remarqué toutes ces choses-là. Et puis, il y a une asseau qui s'appelait la odeur, donc existe plus, mais qui a organisé des workshops pour des musiciennes. Et en fait, c'est en échangeant avec d'autres musiciennes que là, on se rendait compte qu'on a un peu des mêmes problématiques. Et en fait, ce que je vis, c'est pas juste moi, mon petit histoire, mon truc. En fait, on traverse quand même les mêmes choses. Et donc, ça faisait l'effet miroir dans nos discussions. Et c'est comme ça que là, je pense que moi, je trouve que la mixité choisie, c'est top, parce que ça permet de se rendre compte de la mixité choisie. - La mixité choisie, oui, pardon. C'est le fait de dire, on va faire workshop, par exemple, pour les femmes ou minorités de gens. Et du coup, ça permet de se rendre compte que, oui, on n'a pas exactement la même approche qu'avec les mecs, en fait, clairement. Qui en plus, culturellement, les mecs, qui sont beaucoup plus geek. Donc, en fait. - Oui, ce que là est Maos, c'est surtout le qui est important, c'est ordinateur et en fait, ton expérience que t'as sur la musique assistée par ordinateur, c'est l'expérience que connaissez les femmes quand elles font de l'informatique juste. - Exactement. - Toutes ces techniques, en fait. - Tout ce qui est technique, même le bricolage, mais voilà. - On n'est pas né à ça, en fait. - On parlera vraiment un point spécifique dans l'émission sur la technique parce que c'est terrible, effectivement, on se rend compte. En tout, on sait que les maths, par exemple, malheureusement, les femmes sont très peu représentées de ce genre de choses. Il est en fait dans la musique et dans le rapport aux instruments, aux matériels, etc., on retrouve un peu des trucs similaires. - Oui, voilà. - Sauf sur certains instruments, qui sont plus pour les femmes, tu vois. - C'est vrai que ça peut être très jambes, oui. - C'est archigeant, en fait, le violon, je pense au violon, je pense à la arpe. J'ai rarement vu des artistes hommes, tu vois. Donc il y a des trucs comme ça où tu as vraiment des instruments, ça c'est pour les femmes, tu vois. Tout le reste, c'est pour les hommes, tu vois, classique chite. - Et Dominique, tu nous diras comment après t'as voulu l'ancienne spotcase, pourquoi? Mais Morgan, toi, justement, cette espèce de prise de conscience, je peux dire, je sais pas si ça a été aussi soudain que ça, mais. - Oui, elle est arrivée au début de ma vingtaine. Quand j'ai voulu commencer à écrire sur la musique en dehors de "Mes Skyblog", parce que j'ai commencé à écrire sur la musique sur "Skyblog". J'avais des Skyblogs. - Est-ce que c'est encore en ligne? - Bah non, maintenant, c'est une banenne. - Tu nous as s'en gardé quand même. - Il n'y a pas eu besoin de vivre. - J'ai pas s'en gardé. - C'est une écoute. Mais là, je vais pas aller. Des captures d'écran, voir si par là, à toute façon dans mon coeur, à tout jamais. Et quand j'ai voulu commencer à écrire, tu vois, par exemple, pour des blogs participatif, il y en avait un notamment, ou alors, c'était dit avec une bonne intention, et le rédacteur en chef m'avait dit, "C'est marrant, t'es écrit pas comme une fille". Donc très vite, on a commencé à me ramener à mon genre. Et vraiment, sur le moment, j'ai pas compris ce qu'il me disait. Parce que moi, j'ai écrivé comme j'avais envie d'écrire, en fait. Et bien oui, d'ailleurs, à la fois, il m'a dit que c'était bien. Et en même temps, il m'a demandé de féminiser mon écriture. - Ciao. - Oui. Du coup, je ne comprenais pas trop ce que ça voulait dire, non plus. Donc, bah, je commençais un petit peu à faire des remarqueures sur le physique, des chanteurs, dans mes papiers, parce que je me disais, c'est peut-être ça, qu'il attendait, je ne sais pas. Et puis, il m'avait dit, voilà, ça sent que toi, t'es pas une groupie, que tu t'intéresses réellement à la musique. Et ça fait plaisir. Et en fait, sur le moment, j'étais encore un peu jeune pour me rendre compte que c'était juste du sexisme. En fait, tout simplement, mais ça m'avait quand même fêtiqué. Mais, sincèrement, je ne comprenais pas. En fait, ce fait d'être ramener à mon genre, en tant que journalistes musiques, c'est arrivé plein de fois encore depuis. J'ai eu un chef dans une grande rédaction qui m'avait dit, "Ah, les labels, ils aient bien quand on leur envoie des jolis filles pour interviewer leurs artistes." Donc, du coup, j'étais stagiaire à ce moment-là. Donc, je dis un peu, "Ah, d'accord, bon, ok, bah super, ok." Enfin, voilà, des choses comme ça, pas très sympas ou des artistes qui vont pas être très galants. On va dire, tu vois, en interview des choses comme ça. Donc, oui, je me suis retrouvée à mon niveau de journalistes musiques aussi à percevoir ça. Déjà, j'avais remarqué qu'il n'y avait pas énormément de journalistes meufs musiques au-delà d'un certain âge. Donc, je m'étais assez vite demandé, mais est-ce que c'est possible de tenir, en fait, dans ce métier, sachant que j'ai pas fait que ça, d'ailleurs, j'ai aussi été journalistes sociétés, culture de manière plus large, j'ai pas écrit que sur la musique. Et j'en avais parlé, notamment, à une ami mentor qui a les journalistes Foutte, Marine Mark, qui bosse à téléfoutes sur TF1. On a fait la même école, et à l'époque, elle m'avait encouragé. On me disant "écoute, ne te pose pas trop cette question-là, si c'est possible de tenir sur le long terme ou pas, juste vas-y fait ce qu'il te plaît." Faites-toi plaisir, c'est un métier, on doit aller vers les sujets qui nous font plaisir, donc vas-y, mais ça n'a pas toujours été évident. D'être pris au sérieux en tant que meuf quand tu veux écrire sur la musique. C'est marrant parce que toutes les deux y a un truc commun. C'est dans une certaine forme de professionnalisation. En ce cas, une envie de maîtriser un domaine que vous vête vraiment confronter à ce sexisme. Et par exemple, en tant qu'auditrice, initialement de musique, parce que j'imagine que vous écoutez de la musique depuis longtemps, que vous êtes passionné de musique toutes les deux. Vous aviez moins conscience de la fracture qui peut exister entre "oh mes femmes et des difficultés" que peuvent rencontrer les femmes dans l'industrie musicale? Oui, ben tu vois, quand j'étais à dos, je me posais pas ces questions-là, juste que je kiffais dans mon coin, ou avec mes copains ou à l'époque, j'écoutais "linging park", avec "a chemical romance", "placebo", des choses comme ça, "mews" et tout. Et donc, ça va, j'étais pas trop confrontée à ça, c'est plus aussi par la suite, où je me suis rendu compte, à bâtir un rock mag que je lisais très religieusement quand j'étais à dos. Bah oui, en fait, à part Jennifer Raillage de Superbus, c'était quand même très rare, ou et milie de événissance, c'était très rare de voir des figures féminines. Et je me suis rendu compte, en fait, à postéorique, que j'écoutais quasiment que des mecs, quoi. Et ça, ça m'est venu, dans ma vingtaine, d'avoir un peu plus le réflexe moi, d'aller chercher des artistes féminines. Et je pense que j'avais aussi une part de sexisme intégrée de bannons, ça va être moins intéressant. Et aussi, en vers la pop, tu vois, de manière générale, parce qu'à la base, moi, je viens vraiment du rock que j'écoutes toujours beaucoup. Mais pendant longtemps, j'étais un peu réfractaire, quoi. On va dire, j'écoutais pas trop de pop, parce que je me disais, bon nom, ça va pas être intéressant. - La soupe. - Oui, voilà, c'est de la soupe. Et en fait, j'ai des construits petit à petit, c'est sa priori là. Mais par la suite, voilà, aussi, quand j'étais dans les scènes rock, du coup, tu sens aussi quand même une forme de sexisme qui est très latente. Et quand j'ai commencé à écrire sur la pop, difficile de réussir à être pris au sérieux sur ces sujets-là, qu'on pense, notamment en France, très frivol, alors que moi, ce qui m'intéresse, notamment, c'est ce que, comme on disait tout à l'heure, qu'est-ce que ces artistes nous racontent des femmes? Et pourquoi, à ce qu'elle parle, à autant de femmes, à travers le monde, c'est bien qu'au bout d'un moment, il y a quelque chose qui se passe. Il y a une sorte de représentation au moins qui se fait dans une certaine mesure. Une question, quand on parle de pop aujourd'hui, peut-être que c'est une perception que j'aime, et j'ai quand même l'impression que quand on parle de Megastar de la pop, c'est souvent des femmes, en fait. Oui. J'ai pas trop de popstar hommes actuelles. Oui. Tu vois, contrairement aux anecdotes qu'on veut dire, ou on peut avoir un Michael Jackson, des choses comme ça. Là, tu me parles de popstar, instantanément, tu penses à Taylor Swift, tu penses à Billy Highley, tu penses à ces artistes là, et moi, moi, à des hommes. Oui. Et malgré ça, c'est quand même des hommes qui chroniquent ce milieu là, en fait. Oui, tout à fait, c'est une très bonne remarque. Je suis journaliste. Non, mais c'est vrai que, par exemple, Taylor Swift a la sortie d'un nouvel album, là, il y a un mois, qui s'est fait démonter par une partie de la critique. Bon, ça a OK. Tant qu'il y a des arguments derrière, pas de soucis. Mais par exemple, Tele-Rama, je n'ai rien contre Tele-Rama. Je lui dis tout de suite, Tele-Rama a désengé l'album, un homme. J'en ai listé "homme" de Tele-Rama à désengé l'album, en disant qu'il était aussi creux que les précédents. Donc là, il a vraiment fait une oeuvre de groupe, hop, c'est plié, c'est bon. Et en fait, là, au bout d'un moment, tu vois qu'il y a une adéquation entre qui parle et qui parle de quoi. Et là, pour moi, il y a une forme de frustration aussi, d'ailleurs, parfois, d'eux. En fait, vous en parlez mal. Cette musique-là s'adresse pas forcément à vous, mais du coup, faites les forces de s'y être comprendre. Pourquoi ça marche, mais ça vaut aussi pour des artistes noirs comme Ayanna Kamora, qui se font démonter, parce qu'on ne supporte pas de voir une femme noire prendre beaucoup de place. Et en plus, ne pas se laisser faire, comme c'est son cas. Dans ce cas, il faut faire attention. Je trouve dans ces cas-là en tant que journalistes blancs, comment est-ce que je vais décrypter ce truc-là, c'est bien raciste qui va remonter. J'ai pas envie de dire, pardon, pour préciser, parce que par rapport à nos auditeurs, et tout, je pense que tu reproches pas au fait qu'un homme puisse émettre une critique sur le domne de téloresse. Le problème, c'est qu'il y a que des hommes. Oui, c'est qu'il y a que des hommes dans ces métiers souvent. Oui, très souvent. Très très souvent. Notamment, en France, en fait. Domitite, tu nous as pas dit toi sur en tant qu'auditrice, tu sais, avant vraiment de te vouloir te mettre à la Emmao et te rencontrer qu'il y avait vraiment un truc là, effectivement, en tant que femme, rapport à la technique notamment et tout, c'était différent. En tant qu'auditrice de musique, à la base, t'avais aussi cette idée que c'était quand même un milieu un peu genreé? Non, moi, pas du tout, parce qu'en fait, moi, j'adorais Bjork, par exemple. J'avais des références assez féminines, en fait. Il y avait Bjork, il y avait l'Orient d'Arson, pâtissimi, des figures comme ça, qui se tombaient hyper inspirantes, hyper fortes. Du coup, non, je me rendais pas trop compte. Et d'ailleurs, ce que tu disais, c'est que moi, c'est ce qu'on m'a dit aussi. On me dit, mais tu dis qu'il n'y a pas beaucoup de femmes en musique, mais c'est pas vrai. Les pop stars, c'est que des nanars. Donc, en fait, on ne s'en rend pas forcément compte, si on ne s'en rend pas compte. Non, non, mais je veux dire. C'est vrai qu'on ne peut ne pas s'en rendre compte, en fait, parce que médiatiquement, on va, ça a eu de sa casse. Enfin, voilà, il y a plein de femmes comme ça, qui sont mises en lumière. Donc, du coup, si on ne creuse pas un peu, on ne va pas forcément le voir, mais en fait, c'est 14% en moyenne. Enfin, ça, c'est le CNM. C'est sur les songs, si tu veux dire. Bien sûr, par exemple, je crois que c'est. Il me semble que c'est sur en live ça. Donc sur les festivals, etc. 14% de femmes dans les musiciens musiciennes. Et si tu vas dans le métal, dans le jazz, voilà, ça peut aller jusqu'à des 97%, ou enfin, des chiffres de fou, quoi. J'ai des exemples là-dessus. Après, je te laisserai continuer, parce que dans le bouquin, dans tout bouquin Morgan, je cite quelques chiffres que j'ai mis de côté. Bon, je cite directement le livre. De parité, c'est un autre problème de taille. Les femmes ne représentent que 17% des artistes programmées sur scène en France, des voiles le centeninal de la musique, c'était en 2023. Donc peut-être que ton chiffre est terminé. Ah oui, c'était peut-être avant. On est dans le même ordre d'idée, quoi. Oui, c'est pas encore. Donc, sur les petits. Les programmations vraiment sur scène, les femmes sont très peu représentées. Elles ne représentent que 29% des mille titres les plus diffusés en radio, en 2021. Alors, ça peut évoluer en quelques années, mais en part de 29%, c'est quand même faible. La seule catégorie non janrée des victoires de la musique, l'album de l'année, n'a été attribué que quatre fois à une femme entre 2021 et 2021. Donc en 21 ans, quatre fois une femme. Et tu es une de l'année. Oui, pour l'album de l'année. Ouais, quand même, ouais. Alors, je suis sûr qu'il y a eu des artistes femmes qui ont sorti ce nom. Ah bah, oui, tu as un nom. Et à l'inverse, je pense qu'il y a des hommes qui ont sorti ce album de merde aussi. Je ne sais pas que ils n'ont pas gagné quand même sur les 20 ans. Oh, non, non. C'est dans le soir, la musique. Je ne citrais pas de nom pour affrocer des égaux, mais bon. Voilà. Et je t'ai habillé, t'es dit, donc, ton livre, en coulisses n'est pas mieux. Depuis 15 ans, les femmes ne représentent que 36 % des actifs dans le monde de la musique et du spectacle. Et parmi les techniciens, seulement 27 % sont des femmes. Oui. Ce que j'allais dire, ouais, c'est que, combien même, on aurait sur le devant de la scène plus d'artistes femmes, en fait, au niveau de l'encadrement des structures de l'industrie. Ça reste complètement masculin, comme. Ça reste très masculin. En fait, tu le vois que ce soit au niveau des artistes, ici, dans les métiers vraiment de coulisses, mais aussi à des postes décisionnaires. Je crois que c'est en 2021 que Sony a été le premier gros label en France. Nommé une femme à sa tête, quoi, à présidence. C'était la première fois que une femme se retrouvait dans des plus gros labels, enfin, une des trois majors, quoi, en France en tout cas. Moi, un chiffre qui m'a. Enfin, une state que j'avais découvert en écrivant mon livre, qui m'avait vraiment à faire un gros électrochoc. C'est le fait qu'à partir de 30 ans, les femmes commencent à disparaître de l'industrie de la musique. Et ça m'a vraiment. Ah, ça m'a fait un truc de. Bah oui, parce qu'elle devient de maman à ce moment-là. Donc, ça aussi, c'est pour ça que c'est important de parler aussi de sujets de maternité par rapport aux femmes, pas pour dire pour les assigner, mais parce qu'elles évoluent dans une société qui reste encore très sexiste et très inégalitaire, ou, bah, c'est plus difficile de continuer à travailler dans un milieu qui demande de voyager, de travailler le soir, de travailler la nuit, et si on a des enfants, parce que, encore, énormément, la charge des enfants revient surtout aux femmes, même quand elles ont couple, quoi. Donc, moi, ce chiffre-là m'a. C'était une grosse bafte de le découvrir, cette statistique-là, parce que je trouvais que c'était très parlant. Parce que oui, effectivement, on peut voir plein de jeunes filles, tu vois, qui commencent plein d'entusiasme, qui arrivent dans les labels, par exemple en cas, mon marketing et tout, et puis, au bout d'un moment, elles arrêtent elles font autre chose, parce que c'est compliqué de lier, je pense, cette vie professionnelle-là, qui est une vie professionnelle quand même très spéciale, avec une vie privée. Et l'hiver, tu l'as dit toi-même, c'est les profils, c'est plutôt en cas, mais en marketing quand elles vont dans un système plus souvent. Oui, souvent, oui, souvent. Je suis impression que c'est quand même un peu plus souvent le cas. Ce qui est intéressant, c'est qu'elle disparaisse des radars à partir de 30 ans, alors que tous les postes de décisionnaires des maisons de disques c'est plus souvent des quintagénères. Donc, théoriquement, il y a de la place pour des seniors, donc c'est pas une question d'âge, c'est vraiment une question de genre. Oui, c'est vraiment une question de genre, mais pour le coup. Tu disais d'homitier que, en tant qu'auditrice, toi, t'avais vraiment des figures féminines qui pouvaient être inspirées, etc. Puis, il y a eu ensuite cette forme de prise de conscience en te mettant vraiment toi-même à la musique. J'imagine dans un élan où peut-être de professionnalisation, en tout cas, petit à petit, de vouloir en faire ton métier d'artiste. Ce qui est intéressant, c'est que quand tu as fait ensuite ton podcast, et que tu t'intéressais à ces questions, t'as vraiment eu une approche comme le disait en introduction au transversal, c'est-à-dire de dire, ok. La place des femmes dans la musique, on ne va pas seulement. Ce n'est pas uniquement par exemple des questions de VSS de violences sexuelles et sexistes, c'est pas que ça. En fait, c'est un ensemble de vécues et qui peuvent être très variés en réalité. Comment t'es venu justement le cette idée de se dire? Attends, en fait, parler du succès, mais aussi avec mon regard prête de femmes, en donnant la parole en tout cas des femmes, ça a du sens. Comment tu vois, vraiment, ce que c'était un tout, vraiment, tant que femme, le vécu dans la musique de manière générale et différente? Alors, normalement, en fait, les deux premières. J'ai fait trois saisons. Donc la première saison, c'est vraiment sur le fait d'être une femme dans la musique et donc le sexisme. La deuxième saison, elle est un peu plus spécifique sur les questions de la maternité des violences sexistes et sexuelles. Et la troisième saison, je me suis dit, ben là, je vais ouvrir et donc je vais parler aussi des mecs, parce que je pense que là, pour le coup, il y a aussi des choses qu'on partage, en fait. Donc la troisième saison, je pense qu'elle est un peu plus large et d'ailleurs, il y a quelques mecs dedans que j'ai interviewés. Parce que là, je trouve que ces sujets-là, ils nous parlent à tous. C'est-à-dire la santé mentale, le succès, comment garder la flamme dans la durée. Après, c'est sûr que, quand c'est une meuf, c'est juste un tout petit peu plus compliqué. Parce qu'il y a tous les trucs que j'avais dit avant qui se racite, voilà, c'est ça la différence. Oui, il y a quand même des sujets universels. Carrément, la santé mentale, c'est un vrai sujet qui touche beaucoup, beaucoup les musiciens, c'est sûr. C'est bon, parce que ce côté, alors, ça s'explique de manière différente dans le travail de Morgan. Mais le fait qu'il puisse y avoir plusieurs approches, ou en tout cas, j'en veux dire presque plusieurs étapes, c'est un truc qui ressort dans ce livre encore une fois, c'est qu'en fonction des périodes, il y a eu des discours, des prises de conscience, cet era d'ordre extrêmement varié, avec presque une espèce d'évolution chronologique. On voit vraiment, il y a de grandes étapes, tu vois. Tu peux, d'ailleurs, nous dire rapidement que. Tu vois, sans trop dire sur l'île, on invite les gens à l'élire. Mais vraiment qu'il y a eu quelques milestones, tu vois, des grandes étapes qui ont marqué quelque chose dans la représentation des femmes dans la musique, comme elles sont visibilisées, les discours qu'elles peuvent tenir sur leur place en tant que femme. Oui. Là où je trouve ça intéressant d'étudier, ce que la musique réconne de la société, que je trouve, c'est pas comme dans le monde du cinéma où les acteurs actrices y a quand même une distance entre qu'ils sont eux, réellement, et les personnages qui jouent. Je prends un exemple, un acteur que j'adore, qui s'appelle Robert Pattinson. Finalement, on en sait assez peu sur lui, de manière générale, il est très privé, alors qu'il est très souvent sur le devant de la scène, il fait des rôles énormes. Alors que quand on est chanteur ou chanteuse, je trouve là la frontière est beaucoup plus ténuste. C'est-à-dire qu'on a quand même un brouillage entre guillemets, des limites entre eux, ce qui relève de la scène, de l'art et ce qui relève vraiment la vie privée de la personnalité, parce que ces personnes, en général, s'inspirent de la vie privée pour écrire des textes et chanter ensuite derrière. Et je trouve qu'il y a une personification beaucoup plus forte que dans d'autres domaines artistiques. Et dans le cadre des chanteuses féminines notamment, je trouve que observer les réactions qui a pu avoir autour d'elle à certains moments clés de leur carrière, en général, ça donne le pout de la condition des femmes à ce moment-là, ou en tout cas du discours ambiant, qui avait sur ces questions-là. Par exemple, on peut penser à Madonna, qui dans les années 80, arrive vraiment comme un gros boulet de canon, en étant hyper sexualisé et en étant. - C'est la suite fûreuse humaine. - Tout fûreuse, presque accusé de blasphème, parce qu'elle chantait devant des croins en feu. Elle, son but aussi, c'était de choquer l'église parce qu'elle avait grandi là-dedans et ce qu'il l'avait toujours beaucoup en merdée. Mais c'était un point où le Pope Jean-Paul II avait pris la parole publiquement pour appelé à Boycotté, ça venait en Italie sur la tournée "The Blond Ambition Tour". On a un peu du mal à imaginer que le Pope puisse faire ça aujourd'hui. Après, on ne sait jamais, hein. On est aussi en période un peu de recul sur les droits des femmes et puis des minorités de manière générale, donc soyons prudents, mais quand on se raconte de ça en 2025, quand on le regarde avec nos yeux aujourd'hui, on se dit "Ah oui, c'est quelque chose, quoi." Ou très vite aussi, du fait que dès qu'elle a passé les 33 ans, on a commencé à dire qu'elle était trop vieille pour chanter. Donc ça aussi, c'est un sujet qui concerne beaucoup plus les femmes que les hommes dans la musique. C'est l'injonction à rester jeune. On n'a pas de problème à voir. Voilà, tu vas aller offérer le pauvre Renault encore actuellement qui continue à faire des concerts. Voilà qu'il n'a plus l'air en état du tout et puis qui a assez âgé quand même aujourd'hui. Donc, t'as ça, t'as l'espace-gueur ce qui est à l'arribe avec le côté Trégorl Power des années 90, qui à la base a émerger dans les scènes punques féminines des États-Unis, plutôt comme un ralbole justement aussi du sexisme des scènes punques, mais qui forcément passe ça un peu à la javelle du capitalisme du liberalisme. C'était quand même très stereotypé aussi. C'était à l'arribe des bannes pour t'aider. On était tout pièces. Où est la sentiment de l'extérieur? Oui, justement, elles ont été vachement critiquées pour ça parce que le groupe a été formé à la suite d'une audition. Il y avait une petite annonce dans un magazine. C'était deux producteurs qui cherchait à monter à un girls band, parce que les boys bandes étaient très à la mode, ils se sont dit "Bah, faisant la même chose avec des femmes". Et ce qui est incroyable, c'est qu'elles ont été mises dans une maison et ont leur a vraiment appris à chanter et danser. Comme ce qu'on fait à la Stara Académie, sauf que ça n'existait pas à l'époque. Finalement, ces deux producteurs, ils avaient mis un peu le néfin, tu vois derrière, elles trouvaient que ça allait trop lentement. Donc, la légende dit qu'elles ont volé leurs masters et puis qu'elles sont allées chercher un producteur qui allait enfin leur faire enregistrer un album parce qu'elles étaient impatiantes. Donc, mais de là aussi, il y a une idée, je pense, avec les Spice Girls, que les pop star feminines, c'est forcément des femmes qui sont manipulées en coulisses par des hommes, qui sont pas des vrais artistes, qui n'ont pas de vrais libertés artistiques, souvent la vérité est plus complexe que ça. C'est comme Britney Spears, par exemple, elle a participé à l'écriture de sa musique. C'était quelqu'un qui était très investi dans l'invention des chorégraphies aussi pour ses clips, ses look, etc. Ce n'était pas du tout une femme passive, comme ça, qui attendait qu'on lui dise quoi faire. Elle était très très travailleuse. Tu parlais les Spice Girls parce qu'elles ont pu incarner une époque, une espèce de girl power, un truc comme ça, un peu genre, on est. Alors, féministe, je sais pas. En tout cas, on incarne une femme un peu triomforte, en tout cas, voilà, qui peut avoir du pouvoir. Mais en réalité, avec notre garde aujourd'hui, en tout cas, on n'était pas encore vraiment arrivé à ce point-là, quoi. Non, elle-même, mais on vécu énormément de sexisme et vraiment des choses très, très violentes à la époque. D'ailleurs, je pense que c'est aussi pour ça que le groupe n'a pas de nuit très longtemps parce qu'en fait, c'était trop difficile de réussir à tenir sur la longueur. Et puis, elle, par exemple, rejetait complètement le féminisme à l'époque. Elle disait, parce que c'était, dans cette époque-là, ce qu'on a appelé le post-feminisme, c'est-à-dire après les avancées des années 70, donc l'accès à la pilule, l'avortement, etc. On s'est dit, "Bon, bah là, ça y est, égalité salariale." Les femmes ont tous les mêmes droits que les hommes. Il n'y a plus de raison de se plaindre, ni de se battre. Donc, et à émerger cette idée dans les années 80, la période où elles ont grandi, ou à où elles étaient enfants, que ça y est, les femmes étaient les égales des hommes. Il n'y avait plus de raison de se plaindre. Et Jerry Ali, où elle avait notamment dit, pour moi, les féministes, c'était les biennes qui brûlent leur soutien-gâche. Donc, enfin, on voit, en fait, le sexisme aussi intégré de l'époque où elles étaient très faite de margaritature, ce qui peut paraître complètement fou, mais qu'on oublie souvent. Et en fait, à nouveau, ça raconte quelque chose de leur époque. Elles ont grandi dans le tatierisme, dans cette terre de l'ultra-liberalisme, qui était vraiment dans un truc plutôt très individualiste avec l'idée que si on veut, il suffit de se donner les moyens et de grosser la méritocratie, etc. Et elles étaient complètement dans ces modèles-là. Et c'est marrant de voir aujourd'hui, justement, et je l'ai étudie dans mon livre, la réécriture qu'on a aujourd'hui de ce qu'elles ont apporté, de ce qu'elles ont apporté aux femmes de manière générale, ou des femmes de ma génération. Donc, je suis une mille énole, je suis née en 1991. Quand elles sont arrivées dans la vingtaine, ce sont 10, mais en fait, ce qu'elles faisaient de l'espace-garde, c'était super. Et en fait, ça m'a amené vers le féminisme. Et donc, il y a eu tout un courant de réabilitation d'espace-garde, comme quoi. En fait, elles ont quand même porté une certaine idée du fait d'être une jeune fille, de les encourager à la sororité, de demander l'égalité des droits. Donc, ça a quand même, c'était pas parfait, mais c'était un début. C'était une porte ouverte vers quelque chose de plus. Mais il a fallu, pour elle, attendre 15 ans, pour que des femmes, notamment comment. Voilà, qu'on leur donne ce rôle-là. Alors qu'à leur époque, les féministes étaient très encolaires contre elles. Et elles ont en pris plein la tronche. C'était pareil pour une grande partie des féministes aussi, par rapport à Madonna. Par exemple, Belle Oux, qui est grande autrice féministe, était très, très critique de Madonna et de Beyoncé aussi, parce qu'elles se situaient plutôt du côté des féministes qui étaient contre l'hyper-sexualisation des femmes. Et du coup, elles estimées que des figures comme Beyoncé ou Madonna, ou Mes Mespensers, ça venait renforcer le patriarcat, parce qu'en fait, il y avait. C'était pas possible de se sexualiser sans jouer le jeu du patriarcat. C'était du Mélgués Affont. Mais du coup, les injonctions étaient un peu contradictoires. Oui, parce que c'est vrai que. Je mote, je parlais de Britney Spears. En fait, tous les enfants ont démarré en tant que Star Disney. On essaie de péter leur image. Et donc, pour les femmes, ça passait par justement une hyper-sexualisation. Par le Britney Spears, mais je me rappelle de Cristina Aguilera. Bien sûr. Au meilleur moment. Voilà où c'était vraiment limite. T'étais en mode, wow. En fait, ce que j'irai quand même dans le livre, c'est que Britney a la créé justement ce cheminement de. Ben, un peu le manuel de comment faire quand t'as été. En fait, c'est un enfant. En fin de Disney ou Nickelodeon. Pour au bout d'un moment, être prise au sérieux. Et tu t'y hyper-sexualise. Et en même temps, là aussi, à nouveau, moi, c'est pour ça que, enfin, à la fois, j'ai un regard critique, mais j'ai aussi beaucoup de compassion pour ces femmes parce qu'elles ont été soumis à ces injonctions contradictoires et elles ont été très souvent extrêmement critiquées. Britney, je pense qu'on s'en souvient. On l'interrégait tout le temps sur. Alors, t'es verre-joupat, t'es verre-joupat, t'es verre-joupat, t'es verre-joupat à ces débuts. Quand elle avait 16 ans, 17 ans. Donc, une jeune fille minère. Et même t'es leur swift. Du coup, en ayant, ben, là aussi beaucoup travaillé sur la réception médiatique autour d'elle. Moi, je me suis rendu compte que pareil dans ces premières interviews, on lui posait ces questions-là. Donc, à la fin des années 2000, donc elle a commencé à émerger en 2005, 2006, 2007. Et on essaie justement aussi de la montrer comme l'antibritney. Donc, il y a ce truc aussi de essayer de monter les filles contre les autres. Parce que c'était l'époque où Britney a commencé à entreguer un plomb. Et en fait, ça se comprend. Parce que qui ne pêterait pas un plomb quand on est observé, comme ça, est jugé. Et puis, qu'on te reproche tout et son contraire depuis plus de 10-15 ans. Et t'es leur suive, t'as essayé d'empêcher ça à une époque en disant, j'ai pas trop envie qu'on voit comme l'antibritney, parce que c'était le pil vraiment l'époque de la mise sous tutelle, etc. Mais enfin, en fait, c'est pour ça que moi, en tant que journée, sans tout cas, j'aime m'intéresser au traitement médiatique autour de ces stars-là, parce que je trouve que ça dit quelque chose de l'époque. Et il faut faire, je pense, ce travail de remise en question aussi. Parce que c'est intéressant parce que effectivement, dans ton livre, tu parles beaucoup de cette période Spice Girl. Et puis, en fait, tu dis que une certaine manière était dépolitisée, effectivement, un rapport au féminisme, etc. compliquée, qu'elle ne reçoit pas forcément. Alors qu'aujourd'hui, on a une période, justement, on a repolitisé ces questions. On peut assumer du féminisme, etc. D'ailleurs, d'hômitie, j'aimerais bien que tu. Est-ce que tout à l'impression, presque, d'être une militante, en faisant un podcast comme "Sister of the Sand"? Est-ce que tu as raison d'avoir une dimension politique dans ton travail ou pas forcément? Moi, personnellement, je le fais naturellement. Donc, enfin, je l'ai fait parce que, à la base, pendant le Covid, il y a une musicienne qui m'a dit, "Ah, c'est le Covid, c'est la merde et tout." Ça dit, on se fait une visue avec des copines musiciennes pour. Voilà, discuter. C'est parti de là. Et en fait, c'est formé une sorte de collectif de musicienne qui existe toujours et on s'entraide vachement, on discute beaucoup, etc. Et en fait, donc il y a beaucoup, beaucoup de sororités. Et c'est parti de là, j'ai écouté. Moi, j'adore écouter les gens. Donc, je l'ai écouté par les, et je me disais, mais ça me. En fait, c'est toujours les faits miroirs, mais ça me porte, quoi, d'entendre ça, en fait. Et je trouve ça hyper intéressant. Et je me dis, peut-être, une musicienne isolée dans la creuse qui est dans le bas et ça lui ferait du bien d'entendre ça, quoi. Donc, c'était ça le point de départ. Et c'est plutôt le retour des gens qui m'a même à me dire, "Ah oui, en fait, c'est hyper politique, ce que j'ai fait." Mais c'était pas conscient, en fait. Moi, la basse était. J'aimerais bien aider d'autres nannas, en fait. D'ailleurs, enfin, j'ai vraiment fait pour d'autres musiciennes. Et puis c'est une chose dans le cœur presque. Ouais, carrément. Tu vois, il est plus comme une démarche de cœur, une démarche politique, quoi. Parce que pour moi, oui, ça s'adressait à d'autres musiciennes. Et en fait, c'est le retour des gens qui m'a fait me dire, "Ben déjà, j'ai eu beaucoup de retour d'hommes." Et donc, c'est marrant, parce que à la base, c'était pas la cible. Et des retours super, enfin. Oui, voilà, parce que ça peut être des retours en mode Man's Plaining. Pas du tout. Non, non, non, non, non, non, à l'envers. Il y a gens, il y a des gars qui m'ont dit, "Putain, merci." Parce qu'en fait, je me rendais pas compte, notamment justement sur la technique, sur des petites phrases, "Dans je vais le faire, à ta place, tu sais, des petites choses comme ça." Et donc, un mec qui m'a remercie pour me dire, "En t'écoute, enfin, pas en m'écoutant moi, mais en écoutant les témoignages, je me suis rendu compte qu'en fait, je le faisais aussi." Ouais, tu réalises, oui. Et du coup, maintenant, je vais faire attention. Donc, je sais, ah ouais, c'est suette. Mais du coup, est-ce que tu le fais de manière naturelle? Tu fais le truc comme t'as envie de le faire? Le fait d'avoir des retours qui changent la perception de toi, tu pouvais avoir du programme. Est-ce que tu sais, tu sais, tu sais, tu sais, tu as une pression après, quand toi, tu dois faire d'autres épisodes, on disant, il faut que je pense aussi à vraiment engler le discours, ou tu continuais à les faire en friflaux, en fait. Non, je sais que tu te mets une pression supplémentaire, parce que tu comprends ce qui est des responsabilités, des responsabilités, des responsabilités que tu es responsable, un petit peu de quelque chose, ou. Non, c'est juste, je fais attention aux termes. Par exemple, pour moi, c'était hyper important de parler des violences sexistes et sexuelles, parce qu'il y a un vrai sujet, clairement. Et là, par exemple, c'est quand même un sujet qui est assez sensible, assez délicat à traiter, ou tu dis, voilà, comment je vais en parler, il ne faut pas que ce soit voyeuriste, il ne faut pas. Je veux pas en parler. Par exemple, dans cet épisode, il n'y a pas. Enfin, il y a des témoignages, mais c'est pas des témoignages de musicienne qui en aurait été victime, parce que je me disais, je vais les mettre dans la merde, si je fais ça. Donc, j'ai eu des trucs, des fois, on offre des confessions, des trucs. Mais ça, je vois, c'est. Tu en parles pas. Donc, c'est plus ça, c'est de. OK, tu dis, ouais, quand même, tu peux pas dire n'importe quoi, n'importe comment, on inspecter les gens. Oui, c'était l'air d'une proportion de la gravité de certains sujets et. Oui, voilà, tu peux pas les traiter, voilà. Tu réfléchis quand même, au mot que tu utilises ou. C'est ce côté-là, en fait. Mais me la pressionant dans la M.D. Marche, en fait, moi, la base dans la M.D. Marche, ce qui a assez drôle, c'est que la M.D. Marche, elle était de parler du vécu des musiciennes. Et c'est en faisant les interviews, à chacun de nos interviews. Je sortais des interviews, je me suis. Putain, c'était pire. C'est pire ce que je pensais à fait à chaque fois. C'est pareil, quand j'ai fait des recherches de statistiques. Je me suis dit, "Ah oui, je savais que ça se passe pas bien." Mais en fait, les chiffres, ils sont parlants. Ça vient vraiment de materialiser une réalité. Et je me suis pris une grosse claque, en fait. Ah ouais, d'accord. Et même, tu vois, toutes les études peuvent apporter les pays, des études qui sont menées sur 20 pays en même temps. Ou notamment, les violences sexistes et sexuelles, le voie proportionnellement sont plus importantes dans la musique dans d'autres milliers professionnels. Donc, ça montre bien qu'il y a un souci. Ça va, c'est un chapitre de ton livre, d'ailleurs. Oui, oui, oui. On reparlera spécifiquement des VSS. Ce que je vous propose, c'est peut-être. On est un podcast beaucoup et tu es écouté par des musiciens, par des gens qui aiment vraiment la musique, etc. Et cet aspect technique, qui revient régulièrement depuis le début. Je trouve bien pas intéressant. Alors, peut-être que demi-tit, tu peux commencer. Et après, je suis sûr qu'on peut faire d'appareil aussi avec ton travail Morgane. Comment, par exemple, t'as un épisode dédié à ça, les femmes et la technique. Et il commence, tout de suite, vous commence à appareil de l'accueil technique. Parce qu'il y a assez symbolique, il marque quelque chose. Tu me parlais de ça. C'est l'angueuse. Tu peux nous rappeler, c'est quoi l'accueil technique? Alors, l'accueil technique, c'est-à-dire tu arrives. Alors, je prends l'exemple de "Si tu es une femme en solo". Parce que si tu es un groupe et tu es un artiste. Par exemple, tu es une artiste, tu arrives avec tes instruments, ton micropeur en porte, voilà. Et donc, l'accueil technique, ou les balances. Enfin, c'est le moment où tu vas te installer et voir avec l'ingéson pour régler le son, etc. et répéter, faire les réglages avant le concert. Donc, c'est un moment. Ouais, je parle pas que pour moi, parce que je le sais d'autres musiciennes et qui en parle, qui redoutait, quoi, redoutait pour les nannas, parce que. Alors, à la fois, parce que, en fait, on est tellement éduqués, on nous dit tellement qu'on est nulle en technique, qu'on est nulle en technique. Enfin, je veux dire. Mais c'est un truc arrégalifié ou touré là, ouais, oui. C'est-à-dire qu'on n'a pas nous fiasse. On n'a pas nous fiasse. On n'a pas nous fiasse, on manque, voilà. Donc, il y a ce truc de s'endron de l'impostrice, de légitimité et de trucs. Donc, déjà, toi, t'es dans une position où tu te dis, "Fouah, tu stress quoi, tu te dis, "Ah, est-ce que ça va bien se passer?" Et derrière, du coup. Alors, c'est pas du tout une généralité, parce que, heureusement, il y a quand même plein de gens bien. Donc, je ne sais pas, voilà. Mais c'est quand même arrivé à pas mal de musiciennes, de pas toujours non plus être bien accueilli dans le podcast. Par exemple, il y a une des filles qui racontent que le mec, en fait, va sur scène, carrément, donc, c'est une bassiste. Il va sur scène. Et il commence sans lui dire et sans lui demander à changer, en fait, les réglages de son ampli basses qui jouent à supportent sans lui dire. Et après, le mec prend carrément sa basses. Donc, voilà, c'est juste un exemple, mais je trouve assez parlant. Et en fait, ce qui est très difficile dans ces cas-là, c'est que quand on est musiciennes dépendant, on n'a pas toujours son propre ingéson. Et selon les salles, bah voilà, ça va être l'ingéson de la salle. Et donc là, ce qui est très difficile, ou alors, le mec te fait une d'accessices sexistes. Et en fait, ce qui est très difficile, c'est que le mec qui fait ton son. Donc, en fait, et c'est juste avant ton concert, ce qui est quand même un moment où c'est bien vulnéale. Donc il faut qu'il fasse bien ton son et t'a pas que ça a foutre de recadrer les choses à ce moment-là. Donc, est-ce que tu fais? Bah, fouette, je suis rigole à sa blague. Voilà, c'est cette mai dans une situation qui est quand même compliquée. Du dépendance compliquée. Et il y a un vrai sujet quand même. Et aussi parce qu'on nous met, parce qu'on disait qu'il y avait plein d'exemples de musiciennes, mais quand même il faut remarquer que c'est quand même souvent des chanteuses. Donc il y a aussi ce truc de, en fait, on a le droit d'être chanteuse, jeûne, bel, popstar, etc., etc. Mais voilà, si tu veux faire de la base, par exemple, si tu veux faire de la Emmao, si tu veux faire. Bah voilà, c'est genreé. Donc ces aspects-là techniques, on va peut-être aussi moins se sentir à notre place. On va parler avec Lola Frichet. Absolument qu'il y a bassiste. Puis qu'il y ait derrière le mouvement "Houïman and stage", j'ai backstage. Absolument. Ça m'évoque ce rapport à la technique. Il y a aussi la question d'une forme de légitimité, en fait, de dire "est-ce que je suis en pleine mesure?" Moi qui suis artiste, est-ce que c'est réellement moi derrière tout? Et en fait, ça me fait un peu penser à ce que tu disais, tout à l'heure, tu l'évoquais rapidement, Morgan, autour des popstar, etc., c'est vrai. Alors, je pense que ça peut aussi toucher parfois les hommes, mais peut-être plus les femmes, de se dire "Non, mais à tel niveau, c'est surtout des grands interprètes, des grandes fommales". Mais fondamentalement, typiquement, la technique, ils y connaissent probablement rien. Oui, surtout qu'il y a un peu qu'il ressort comme ça. Oui, en fait, je pense que ça va avec ce qu'on voit comme la culture légitime, en ce qui concerne la musique. Il faudrait qu'ils soient vraiment tous des femmes et homorchestes qui s'avent absolument tout faire. Et là, on va se dire "OK, ils mérite d'être là". Moi, j'ai pas de problème avec les gens qui sont entre guillemets que interprètes, parce que c'est aussi un métier. Moi, je serais pas capable d'aller sur scène et de chanter devant plein de gens et de porter des textes. Donc ça, ça m'agasse aussi beaucoup. Et puis par ailleurs, c'est une transformation de l'industrie musicale. Ou on voit, de plus en plus, tu vois, des petites ruches d'auteurs professionnels qui se réunissent entre eux pour écrire des tubes à l'appel. C'est comme ça que ça fonctionne. En fait, pas la faute des interprètes qui sont aussi parfois tributaires de ça, qui n'ont pas trop le choix. Et en même temps, quand c'est des femmes qui arrivent avec leur guitare, ou je sais pas, leur banjo, dans le cas de tes leurs suites, c'est tout début, et qu'ils disent écrire leur texte. On va aussi leur mettre en question, "Ah bon, est-ce que c'est vraiment le cas?" Moi, je suis pas trop sûre. Et donc dans son cas, par exemple, son troisième album, qui est sorti en 2010, elle avait décidé de l'écrire toute seule, parce qu'elle en avait marre. Quand on dit "oui, il me s'adouit surtout sa copa-rolyre, la lise rose qui doit quand même. " on va pas se le réécrire la même majorité des paroles. Donc une dame qui avait une quarantaine d'années à ce moment-là, qui avait décidé d'accepter de travailler avec elle, elle l'avait rencontré à Nashville. Et en marre de ces remarques-là, son troisième album, à 19-20 ans, elle dit "Bon, bah puisque c'est comme ça, je vais écrire toute seule et vous allez arrêter de me faire chier." Et de mettre en doute. Donc on voit bien qu'elle nous vaut très souvent, parce que, pour les femmes, ça ne va pas. C'est-à-dire que si elle ne s'écrive pas, ça ne va pas. Donc tu n'es pas légitime. Si elle dit "mais oui, mais en fait, je compose et je produis." Et voilà. "Où est-ce que c'est vraiment toi qui a fait tout ça?" C'est quand même un peu suspect. Donc il y a de sens à ça, c'est une remise en question de leurs paroles. Et elle doivent quand même beaucoup plus faire leur preuve que t'aimes. Qui peut toucher aussi les hommes? C'est vrai que tu as. Je pense à quelqu'un comme d'une cinéma-like, Justin Bieber, des choses comme ça. Il y a une question, leur réelle compétence musical, ce qui s'a réellement fait, etc. Mais ça se pose tu penses d'une autre mesure pour les femmes? Oui, dans une autre mesure. Je pense que Justin Bieber, ce qu'il lui a coûté, finalement, c'est qu'il a commencé très jeune. Et qu'il avait un public très très jeune et féminin. Donc des adolescents. Il n'y a rien qu'on aime mieux que de s'amuser des goûts culturels, des adolescents et de les ridiculiser. Donc par ricochet, forcément Justin Bieber, ce qui faisait. J'étais pareil pour les One Direction à leur époque. Moi, je me souviens que quand je les avais vu sur scène, c'était un peu vers la fin, je les avais vu à Londres, il était déjà parti à une malie qu'à ce moment-là. Je me disais, tu vois, j'ai regardé à Ristage et je me disais, ouais, quand même, le mec il a quelque chose. Quoi, enfin, il ne peut pas en Ristella, c'est pas possible et ça a été le cas. Et donc ça va, et ça, j'en parle beaucoup dans féminisme et musique, et le fait que très souvent, le mépris comportent à ces artistes-là aussi. Donc des artistes, notamment, du coup, dans ce cas-là, qui peuvent effectivement parfois des hommes, ou sa pète les boisements aussi, le mépris qu'on a envers eux, forcément par ricochet, c'est un mépris qu'on a envers leur public en fait, qui s'avère être des publics majoritairement féminins et ou LGBT. Mais ça, souvent, c'est un impensé, on va pas jusque-là, sauf que c'est la réalité du marché de la pop, notamment, tu vois, aujourd'hui, c'est que ce sont majoritairement encore aujourd'hui, des publics féminins et LGBT. Donc si on en vient vraiment à mépriser ces artistes-là, parce qu'ils parlent à des très jeunes générations et parce qu'on a un peu ce truc, j'espère que je l'aurai pas, ça se trouve que je vais être comme ça aussi plus tard. Mais voilà, c'était mieux à mon époque ou je sais pas quoi. Tu vois, c'est des choses qui se mélangent, je pense aussi, de mépris envers les cultures jeunes, mais de mépris envers les jeunes filles et les publics LGBT. Et il faut qu'ils se tenaient. C'est ce qui s'est passé avec Tim Burleck quand tu es sorti de Vincent. Il a fallu qui se met à bosser avec Farelle William, avec Tim Balaine, pour le prénom sérieux. Être légitime, oui, pour qu'on commence à dire, "Ah ouais, en fait, il est carré." Et puis quand elle est venue aussi peut-être un peu plus pointue dans ses choix, ses effluence, ses sons d'entourage, etc. C'est vrai que tu vois, elle est venue plus crédible entre guillemets. Si elle était restée que très, très pop, effectivement, elle aurait probablement pas à connu cette réabilitation qu'il a quand même, qu'il a un peu connu, j'impresse très bien de ce niveau. Oui, il est pas correct. Après, voilà, il a un autre sujet, mais c'est pas un bon gars non plus de fondé. Ah non. Et ça, je connais partenaires. Bah la faire du bâtiment, tu vois la faire du Super Bowl, d'Alexander Jackson, ou. Là, c'est complètement le mec qui était pas au courant. Oui, voilà. Donc on rappelle, c'était un show, donc elle a mis tant la du Super Bowl à chaque fois, il y a des concerts de malade. Et donc il a eu. C'est l'événement. C'est l'événement. C'est l'événement. C'est l'événement, le plus. Regardez la télévision chaque année au STG. Et donc, il y a ce concert où ils sont ensemble, d'Alexander Jackson et Jacinty Borelake. Et donc. Et lui retire un vêtement et on voit un sang. En fait, il retire. Un bout de son corset. Cache Teton, en fait, qu'elle avait sur son costume. Et il l'enlève. Et du coup, on voit les Teton de Janet Jackson, ce qu'on dalle intercontinental. Qui en plus, enfin, tu vois dans sa posture, elle se replie tout de suite. Elle sort de scène vraiment comme ça. Donc on voit que c'était pas prévu. Et on voit qu'elle est mal à l'aise. Et derrière, j'en parle un peu dans mon bouquin, bah lui, la quasiment pas soutenue. Là, j'étais aujourd'hui. Il l'a laissé et elle a un peu de tout pris pour lui. Elle s'est exprimé, mais moi, j'avais pas, par exemple, dans ma tête, comme je m'étais jamais penchée là-dessus, j'avais toujours un peut-être que c'était un truc prévu, etc. Non, pas du tout. En fait, le geste était prévu, mais il l'avait répété avec le costumeier, mais elle devait avoir un truc en dessous qui cachait quand même le sang. Et je ne sais pas, sur le moment accident, il a peut-être tiré trop fort. En fait, il a arraché la doublure qui avait en dessous. Mais c'était pas du tout prévu qu'elle se retrouve sinu, en tout cas. T'assois un nouveau tu le vois, parce qu'elle a la tête qu'elle a faite, vraiment pas bien. Et derrière, ils ont, enfin, faut se rendre compte, que c'est une époque les années 2000. C'est une décennie bizarre aussi aux États-Unis, parce qu'à la fois, il y a un gros puritanisme qui fait que monter depuis les années 80, depuis Reagan et qu'il a, et c'est beaucoup le casse au bouche. Et en même temps, c'est les années, Britney Spears, Christina Aguilera, Shakira, ou Beyoncé, ou on voit de plus en plus toutes ces jeunes relèves, à Madonna, justement, qui suivent la même voie qu'elle. Et c'est aussi pour ça que j'ai voulu commencer mon livre par elle, parce que c'est elle qui a créé le modèle de la pop star feminine tel qu'on la connaît aujourd'hui, notamment qui passe par l'hypersexualisation. Et du coup, Janet Jackson, en plus en tant que femme racisée, fait un peu para-tonner à ce moment-là. En fait, je pense de toutes les contradictions états-uniennes, qui étaient que, ben, là, elle a été sexy, mais là, elle a été trop sexy. C'est allé trop loin. Et même si c'est un accident, on va estimer que cette safotte, qu'elle est responsable. Et mais ça a été tout un truc où, en fait, comme c'était la même chaîne qui diffusait les Grammys, on leur a demandé de présenter leurs excuses aux patrons. Elle n'a, je crois qu'elle l'a fait la première fois, mais ensuite elle a pas voulu réitérer. Justin Céberney, que, pour le coup, il a vraiment joué, littéralement, en mode, je suis vraiment désolé, je suis vraiment désolé, je pense qu'il était comme ça. En mode, j'ai pas envie de, justement, me faire boiter à cause de ça. Et elle, en fait, a été abandonnée ensuite, parce que elle au bout d'un moment, elle s'est dit, "Mais, excusez de rien, c'est un accident, c'est pas ma faute, j'ai pas voulu que ça arrive, j'ai pas fait exprès." Mais aux Etats-Unis, ce genre d'événements, ça pouvait prendre des proportions où les politiques sont mêlées. Enfin, je dis ça, c'est certainement le cas, on franchit. Enfin, et encore, voilà, je sais pas, mais bon bref, enfin, en ce moment, oui, je pense. Mais, et donc, oui, notamment, ça, c'était un truc sur lequel Justin Céberleik a été complètement nul. Oui, complètement la chez là-dessus. Tout comme il a aussi jeté, brit néolion, quand il a dit, "Ouais, d'accord, en fait, c'est vrai, on a couché ensemble quand on était ensemble." C'était une période où elle continue à dire, "Non, non, je veux rester vers jusqu'au mariage." Donc, il a fait éclaté ce truc-là sans lui demander son consentement. En fait, il en a parlé à sa place. Donc, ouais, c'est une figure compliquée, Justin Céberleik. Ouais, c'est vrai. Ouais, voilà, tu l'as dit. Tu es l'enfant de ma pensée. Pour continuer, c'était ce que c'est un peu de ping-pong qu'on fait depuis le début entre toi, de toi, ton travail, Morgan, sur les pop stars, etc. Et puis toi, Miti, t'es rencontre avec des artistes indépendants, à peut-être un peu plus petit échelle. Donc, il y a quand même aussi quelques bonos avec qui tu t'es entretenue. Je pense à Jean-Adet, à Émilie Simons et chose comme ça. Et puis en même temps, aussi des musiciennes un peu plus dans l'ombre. Et en fait, il y a plein de parallèles. C'est-à-dire que ce à quoi se haute les pop stars, on écoute en ton podcast. J'ai l'impression aussi qu'à ce truc, tu sais, de trouver le bon ajustement tant que femme. N'y trop, n'y pas assez. C'est un truc qui est constant et hyper difficile. Et vraiment, j'ai l'impression propre aux femmes. Là où les hommes peuvent être radicaux. Je pense que quand t'es un mec et que tu vas sur scène, la question, c'est la musique. Voilà, enfin, tu fais ta musique en fait. Et quand t'es une nana, il faut quand même un petit peu. Enfin, tu ressors une injonction de comment tu vas te positionner en tant que femme. C'est-à-dire que toi, tu viens pour la musique aussi. Moi, je viens pas performer la féminité. C'est ce que le titre de l'épisode s'appelle "Performer la féminité" parce qu'il y a ces deux trucs. Alors, est-ce que tu vas faire le choix d'être une pop star? Est-ce que tu vas te maquiller, comment tu vas t'habiller, comment tu vas. Et ça, c'est un truc qui est hyper fort. Il y a une nana, par exemple, qui dit, elle avait passé un tremplin pour un jury, etc. Et ils ne lui ont parlé que de ça tenu. Ce tu ferais jamais ça avec un mec. Un mec qui peut se permettre de se pointer en ligne ou n'importe comment, en fait. Peut-être qu'on va dire, est-ce que c'est un costume? Mais on ne va pas dire est-ce que tu es assez un mec ou est-ce que tu es un genre de mec? Ce n'était pas sur la représentation de la masculinité, mais ce que tu dis, il y a beaucoup d'artistes hommes qui l'ont vécu quand ils étaient dans des milieux marginaux. Je pense au hip-hop, évidemment, où dès que t'avais un groupe de rap à la télé, c'était qu'à la mythose, c'était à la fois du racisme et du classisme. C'était un côté un petit peu, mais alors, vous faites quoi pour la banlieue? C'est comme si t'es artiste, tu viens parler de ta musique, mais t'es responsable de tout artier. Tu vas ce genre d'injunction. C'est quelque chose que, notamment, les racisées et les classes populaires ont aussi vécues. Je l'ai imaginée qu'en plus, c'était une femme qui fait du peu ra, il suit des classes populaires et racisées. Tu prends la complexe. Dans vos travaux à toutes les deux, on voit que l'idée, entre guillemets, d'intersectionnalité, c'est-à-dire qu'être une femme, évidemment, c'est plein de barrières et puis il y a aussi la question sociale économique, qui est une barrière, mais après tout ça s'entremelle, en fait, être racisée vantuellement, etc. En fait, ce n'est pas forcément opposé, au dire chacun à son propre vécu. Par contre, c'est vrai que t'as raison. En fait, on demandait aux artistes, notamment nos craps, ce qui faisait pour la communauté, ce qu'on ne demanderait jamais à un artiste pop ou rock, tu vois. Mais par contre, c'est vrai que, contrairement à ce que les femmes ont pu connaître, on ne demandait jamais un mec d'expliquer en quoi il était plus mec ou moins mec. Il n'y avait pas cette injonction. C'est pas vraiment un sujet. Et d'ailleurs, il y a une des musiciens qui est d'origine francoviette Namien. Et du coup, elle disait que ça, c'était. Voilà, elle se sentait de voir à chaque fois. Elle, c'est pas un sujet dans sa musique, sauf que, du coup, elle devait s'en justifier. C'est-à-dire qu'on va attendre que ce soit qu'elle incarne l'asie. C'est la fetishisation un peu. Donc c'est aussi un bière assis. C'est exactement le même mécanisme. Que nous, on s'en fout, enfin, on s'en fout. On peut être hyper sexualisé, mais on peut aussi ne pas l'être. Je veux dire, c'est juste qu'on aimerait avoir le choix que ce soit pas forcément un sujet, en fait. Oui. Mais c'est marrant parce que ça m'a organe en le vol en tombocain. En l'occurrence, les discours féministes, ce n'est pas des intellectuels, etc. Ils ne se sont pas tous d'accord sur cette question, justement, de la sexualisation, etc. Je sais pas tout à fait. Peut-être Morgan, tu peux nous en parler après demi-tit. Tu nous iras tout à ton regard et les gens que t'as pu entretenir. Quelles rapports ils entretiennent justement à cette performance de la féminité dont tu parlais? Non. En fait, les féministes sont très divisées sur le sujet depuis les années 80. Dans les années 80, il y a eu ce qu'on a appelé les féministes sexoires, qui sont venus la contraception élivégée notamment, forcément ça veut dire libération sexuelle des femmes parce que la sexualité n'est plus assignée au risque de maternité, en tout cas beaucoup moins. Et du coup, c'est bosser la question. Qu'est-ce qu'on fait de la sexualité en tant que femme, en fait? Et donc, t'as eu un peu de camp pour chématiser très grossièrement, qui se sont créés, celles qui sont pro-sexes, qui vont estimer notamment que assumer la sexualité, mais aussi le travail du sexe, des professions aussi qui peuvent graviter autant de la sexualité, que tout ça, c'est important, ça participe de la libération des femmes et de l'égalité entre les genres. Et de l'autre, t'as celle qu'on a appelée les abolitionnistes plutôt, qui vont être anti-pornographie, anti-travail du sexe notamment, qui estime que, par exemple, ces métiers-là ne peuvent pas exister au sein du patriarcat, parce que ça revient forcément à exploiter les femmes. Et en fait, les pop stars à nouveau, là-dessus, je trouve, elles font para-tonner, c'est-à-dire qu'elles viennent capter les tensions de leur époque autour de ces questions-là. Et on l'a vu, par exemple, déjà des Madonna. Moi, j'étais sur prise de me rendre compte que Barbel Oux, qui a été une grande critique culturelle, qui a beaucoup écrit sur ce que c'était d'être une femme noire aux États-Unis, donc un pays qui a été quand même basé sur l'immigration, mais aussi sur l'esclavage, et qui a été par ailleurs queer. Elle était très, très, très critique de hyper sexualisation de Madonna. Car pour elle, elle rentrait plutôt dans cette idée abolitionniste de. C'est pas possible, en fait, de se sexualiser sans venir alimenter le male gaze pour elle. En tout cas, la manière dont Madonna le faisait, c'était ça. Elle l'accusait aussi de s'approprier les cultures LGBT, par exemple, avec le vogueing. Ça, il y avait eu tout un. Avec sa chanson Vogue, du coup, à l'époque, où il y avait eu toute une dissension à cette époque-là déjà à la sortie du morceau. Est-ce que c'est un hommage ou est-ce qu'elle s'approprient une culture qui n'est pas la sienne? Parce que c'est une danse qui est issue à la base des communautés vraiment queer, marginalisées, racisées. Donc, vraiment, même aussi, tu as des communautés pauvres quoi, enfin, des munis. Et donc, c'est intéressant. Et en fait, on a vu, par exemple, avec Beyoncé, ces débats sont vraiment ressortis. Notamment quand elle a osé se dire féministe, à partir de 2013, quand elle a revendiqué le fait qu'elle se sentait féministe, on a beaucoup de femmes, notamment, ce qui est un peu dommage, je trouve, qu'il y a une levée de bouquillée en mode, mal à pas le rot de se dire féministe, ça ne va pas, donc, d'autres artistes, par exemple, Anilé Nox, de Yurit Mix, ou en France, Sulu Dwayon, qui par la suite a regretté. Et pourquoi, parce qu'elle était considérée comme. Trois sexuelles. Trois sexuelles pour être féministes. Parce que ça a rentré dans cette idée de, justement, si t'es une vraie féministe, la sexualité, ça doit être un truc privé, dans ton coin, tu dois pas t'en revendiquer, sauf que dans le cas de Beyoncé, si justement, on essaye d'avoir une vision un peu intersexée, l'hyper sexualisation de Beyoncé n'a pas la même portée que celle de Madonna, parce qu'en tant que femme noire, elle vient, comme on dit, contre-carrer les interdits encore plus fort, que les femmes noires subissées envers la sexualité. Notamment, enfin, ça va, avec le passé aussi, est-ce que la vagiste des États-Unis? D'ailleurs, je trouve ça un truc immémarant que, ou que c'était si opposé à Beyoncé, parce que finalement, dans ces écrits, il y a des choses qui vont plutôt dans le sens de Beyoncé. Ou elle expliquait que, voilà, vu que les femmes noires étaient. étaient vues comme des corps sauvages qu'il fallait d'ompter. Il y avait cette idée de ce qu'on a appelé par la suite les politiques de respectabilité pour être respectés en tant que femme racisée. Il faut être pudi, qu'il faut se faire discrète. Et Beyoncé, qui arrive avec ses cours, c'est très subversif, en fait. Et en tant que femme noire, ça encourage les autres femmes noires à ne pas avoir honte de leur corps, à ne pas avoir peur du regard extérieur et à revendiquer cette part de sensualité. Que parfois Beyoncé, je trouve en plus, montre comme une forme d'arme, finalement, comme une manière d'avoir le dessus dans une relation avec un homme. Mais oui, ça a créé des dissensions très, très fortes. Et j'étais hallucinée de me rencontre à quel point tu vois, ne serait-ce que. Je ne peux pas compter le nombre des ditocs qui sont sortis. Beyoncé est féministe. Elle a créé, en tout cas, une conversation sur qu'est-ce que c'est être une féministe au XXIe siècle. Toi d'homitique dans les discussions. Malheureusement, on n'a pas pu écouter tous les épisodes de Sisters of Sunder, mais la question de la sexualisation, par exemple, elle est revenu, parfois. Dans le web, épisodes performaient la féminité. Il y a aussi une autre musicienne qui, elle, justement, elle revendique aussi. Enfin, elle revendique le côté garlic, c'est-à-dire les paillettes, voilà, ce côté-là, le rose, voilà. Et ça, on va lui reprocher. Donc, c'est ça qui est, en fait, c'est une injunction qui est hyper paradoxale, parce qu'elle est hyper. En fait, c'est très étroit, l'endroit, où si t'es pas assez féminine, on va te leur procher. Mais si t'es trop féminine, on va aussitre leur procher, en fait. Donc du coup, c'est une injunction qui est quand même. C'est une prison, en fait, voilà. Donc en fait, il faut être féminine, mais pas trop. Et elle le dit pareil, un autre tremplin, où elle s'est fait démonter, parce que non pas par ce côté garlic, en fait. Ou il y a carrément quelqu'un, enfin, je pense, c'est en off, non, c'est en off. Mais elle là-dessus. Enfin, voilà. Bref. Il y a eu un truc de. Ou en gros, on a dit qu'il fallait mieux qu'elle dans sa poêle, enfin, des trucs vraiment hyper violent. Oui, toujours plus. Et qu'elle a vécu hyper mal en plus derrière, enfin voilà. En parle, je ne sais pas, il y a deux ans, enfin, moi, c'est des interviews récentes. Donc non, non, ça c'est encore vrai. Mais juste pour répondre sur où on en est actuellement, moi, je ne suis pas journaliste, donc je ne vais pas parler de où on est. Parce que je ne sais pas, mais en tout cas, de ce que je observe, moi, dans mes collectifs, etc., dans les musiciens et tout. Je pense qu'on est vraiment mes toutes d'accord de dire mais on fait ce qu'on veut, quoi. En fait, il y a justement aussi, on en a marre des injonctions, donc si t'as envie d'aller sur scène en pyjama, mais pas sur scène en pyjama, si t'as envie d'être sexy, bah, OK, enfin, en fait, c'est ton choix, en fait. Oui, peut-être, ailleurs, hyper sexualisation, parfois, tendance à devenir une injonction. Donc là, ce que je trouve du coup, on retourne dans quelque chose de très restructif, ou, par exemple, dans 4 telles arts suistes, pendant longtemps, on disait, elle est trop liste. Bah oui, parce qu'elle ne se sexualisait pas. Mais en même temps, à nouveau, ça montre toujours que, parce que ça attiste féminine fond, ça ne va jamais. Donc, c'est un peu un combat perdu d'avance. Et elle a attendu, c'est 33 ans, pour commencer un peu à ce sexualisé sur scène dans sa manière de danser et tout. Et encore, ça reste, voilà, très sage, on va dire, entre guillemets. Mais notamment en France, pendant longtemps, on l'a rejeté en se disant, bon, non, c'est trop liste. Une pop star, ça doit forcément être sulfureux, comme Adonac, comme Beyoncé, comme Shakira. Mais c'est marrant qu'on considère, peut-être, on parlait de l'hypersexualisation de Beyoncé. Moi, je suis vraiment à la masse, parce que je n'avais pas du tout l'impression de voir un truc sulfureux quand je vois Beyoncé avec cette tenue incroyable sur scène. Oui. J'ai mailleux à une pièce, là, enfin, toi. Oui, elle dévoile quand même, quoi. Je ne sais pas, c'est pas l'image que je me fais, enfin, je pense que. C'est un russe, par exemple, ça s'est vraiment posé un poil sur la boule de démolition. Ok, là, tu vois le truc, je dis. Oui, qui m'a dit une fédération sur un marteau, je sais pas quoi. Oui, là, on était dans ça. Là, c'est très suggestif, mais Beyoncé, je vois, il n'y a pas du tout le truc en mode. Voilà, là, elle est sur le furieuse. Bah, non, juste parce que, après, tu vois, elle a beaucoup de clips où elle est très sexy. Ou elle est dans les beaux baudis, elle danse, enfin, il y a tout un clip où elle danse aux crésiors devant de Jay-Z, par exemple. Du coup, elle est en mode crésiors, donc elle est quasiment à poil, quoi. Enfin, il y a des jeux de lumière, enfin, c'est l'esthétique du crésiors. Donc, il y en beaucoup, va lui ça. Mais en fait, moi, ce que j'ai répondu aussi souvent à ça, c'est, en fait, si vous allez au concert de ces femmes-là, la grosse majorité, c'est des femmes et des GBT. Donc, moi, j'ai envie de dire, je ne vois pas trop. Enfin, c'est pas comme si ça a me thé. Oui, c'est pas un clip, quoi, c'est pas. Non, et puis, enfin, et quand bien même, elle peut le faire et pas. Enfin, ce serait pas grave, mais c'est plus, je pense que les ans se font une idée où, moi, je ne vois pas de mecs qui étaient romper vers au premier an de Beyoncé alors que j'ai envoyé à des concerts de groupes dans le rock, par exemple. Et ça, ça m'était très mal à l'aise. Notamment un groupe qui s'appelait "Les Dums, Dums Girls" qui avait une esthétique. À la fois Hipster, un peu émo, comme ça, où elles étaient très souvent. genre, par exemple, "Baudit complètement transparent et décacheté ton" et des mini-chortes noires, des colonnes résils ou des choses comme ça. Les premières ans, c'était des mecs pour le coup. Et ça, pour le coup, ça m'a gassé beaucoup à l'époque. Mais dans le cas des pop-star, c'est plutôt, moi, je trouve qu'elles se pensent plutôt pour le regard des autres femmes. Dans le cas de Beyoncé, je pense beaucoup le regard de Jay-Z quand même. Mais c'est plus des autres femmes, en fait, où on le voit aussi sur Sabrina Carpenter, qui est toujours en tourner actuellement, où elle a un rituel rigolo. C'est que tous les soirs, elle est emballée, entre guillemets, elle arrive dans une espèce de serrête de bain. Et tous les soirs, elles révèlent un nouveau Baudit, donc une couleur différente avec des motifs différents. Et les gens sont hysteriques, mais le public, c'est des filles et des ghées quoi. Et juste parce qu'on la trouve trop belle qu'on a un mode where you go girl, tu vois, super. Et elle s'est, elle a su, je trouve aussi, Sabrina Carpenter. Je pense en mélant sexualité et humour, trouver une autre manière de se sexualiser, qui soit vraiment pour le coup très, très destiné. Je trouve aux autres femmes et aux publics, elles j'ai bêtées. En tant que femme est héros. Il y a un autre point dont on n'a pas encore parlé, parce qu'en fait, ce qu'on essaie de faire, je pense, dans cette émission, c'est de dire. Nous, ça nous arrive dans des commentaires, parce que comme ça, qu'il y a des mecs qui disent. Mais c'est bon, maintenant, c'est l'égalité en là. Globalement. C'est généralement, ces hommes seront blancs. Ce qui compte, c'est la musique. Et globalement, c'est pareil. Donc en fait, la dans cette discussion, on voit que dans les vécues aussi bien des pop stars, que des musiciens comme Miti ou des gens qui a quittés, que tu as rencontrés, etc. On sent bien qu'il y a encore un problème. En tout cas, c'est pas le même traitement que les garçons. C'est ça qui est intéressant. Je voulais rebondir ce que tu disais que, bien sûr, à provoquer une conversation, ma question, est-ce que cette conversation a eu une fin? Non. Voilà. Non, c'est toujours en cours. C'est toujours en cours. Et en fait, à la fois, je trouve ça bien parfois. Parfois, je trouve aussi qu'à contrario qu'on en a tant trop aussi de ces femmes-là. C'est-à-dire qu'on aimerait qu'elle nous donne un nouveau modèle à suivre Granta Grembé Grancée. Et qu'en fait, ça reste des artistes et que les artistes, c'est souvent des personnes pétrites de contradiction, qui essaient un truc et puis autre chose et qui se renouvelle. Parfois, on attend de ces femmes. Je trouve qu'elle nous donne un mode d'emploi. Et c'est pas, elle peut être engagée, mais néanmoins, ce ne sont pas des personnalités politiques non plus. Et je trouve que le public a tendance à l'oublier. Et bien, il y a un thème qui colle vachement à ça parce qu'on y a eu des exemples de pop stars. Alors, je sais pas si elles inspirent ensuite les autres musiciennes. Mais c'est celui de la maternité. Typiquement, toi, Mithy, donc t'as dédié à un double épisode, même à ce sujet. Je pense qu'on va te dire. Je ne trahi rien, s'il y a que t'es concerné. Moi, j'ai des enfants. Tu peux nous comment te sujets t'es venu et qu'est-ce qui gravite? Voilà, comme en jeu, comme défi autour de ce sujet. Et voilà, qu'on va être mère en tant qu'artiste. Moi, c'est beaucoup de choses à dire. Alors, je vais essayer d'être sympathique. Mais disons que moi, quand j'ai été enceinte et que j'ai dû annoncer, que j'étais enceinte, à des gens avec qui je travaillais, et j'avais peur, quoi. Mais vraiment, peur. C'était l'engoisse. Et je savais que ça peut être, n'allait pas trop être bien pris, quoi. Et ça, c'est pareil, en fait. C'est pour ça que j'adore l'effet miroir. Quand on vit quelque chose comme ça, on ne se rend pas compte que c'est un système et que c'est pas normal et que ça nous dépasse, en fait. Donc moi, j'étais trop mal avec cet engoisse de trahir l'équipe. Enfin, voilà, je me sentais moi. Je culpabilisais, quoi. Mais enfin, je les abandonne. Et donc, voilà, je suis rentré dans tout ce truc pour essayer de préparer au mieux, de trouver quelqu'un qui va me remplacer, qui va m'acheter. Je me suis mis dans des trucs de. Voilà, pour vraiment que tout se passe bien. Et en fait, ça c'est très mal passé. C'est-à-dire qu'en fait, on va dire. Non, tu vas quand même faire une tournée avec un enfant de trois mois. Et donc, bref, enfin voilà, moi, personnellement, ça a été quand même un vrai sujet, quoi. Et en fait, on en parlant avec d'autres. Là, j'apprends que. Ah ouais, elle a pas dit sur les réseaux sociaux qu'elle était enceinte. Ok, elle le cache, parce qu'elle se dit qu'elle va être la clicité. L'autre, elle me raconte que, ah oui, ben elle, malheureusement, elle l'a dit. Et du coup, là, il y avait une tournée en Amérique du Sud où il y avait, je crois, deux semaines en tournée et vraiment, la nana collait bien au truc. Et donc, elle dit, mais pourquoi tu m'as pas proposé? Enfin, c'est exactement ce que je colle et tout. Bah non, mais toi, t'as un enfant, t'aurais pas pu partir. Donc, on décide à t'appeler parce qu'en fait, tu peux pas. Faire, voilà, tu fais ce que tu veux. Tu as bien disé, en fait, c'est comme la. C'est pareil que la féminité, c'est-à-dire qu'un moment donné, t'en as qui font des tournets avec des enfants, t'en as qui font des tournets qui laissent leurs enfants, t'en as qui font plus de tournets. Et ça, c'est ton problème. Comment tu vas jouer avec des trucs? De le faire à toi de dire comment tu veux le faire aussi. Mais en fait, là, c'est-à-dire qu'en fait, tu vas dégager. Il y a vraiment ce truc parce qu'on parlait de. Pourquoi tu disparais après 30 ans? Déjà, il y a l'agisme, c'est-à-dire que tu ne colpes plus au standard. Et après, si jamais t'as des enfants, alors. En fait, tu ne. Comme dans plein d'autres mille professionnels où tu trouves un peu placardisé parce qu'ils se disent témoins disponibles qu'avant, parce que t'as des enfants. Parce que c'est plutôt aux femmes qui sont censées revenir la charge des enfants. Ce qui est un peu compliqué, c'est que dans certains milleux professionnels où t'es quand même salarié, t'as un tout petit peu plus quand même de protection parce que nous, on n'a pas de consigne, pas de contrat, en fait. Donc en fait, cette discrimination-là, elle est totalement invisible. Puisque c'est pas qu'on va te mettre au placard et donc quelque part, tu peux prouver qu'on t'a mis au placard et que, avant avec le chat, c'est que juste, en fait, on ne va plus te proposer de boulot. Ça, c'est ça. Ce qui est intéressant, c'est que quand tu dis, il y en a une qui l'a cachée sur les réseaux sociaux. On lui dit comme ça, on pourrait croire qu'elle le cache à son public. Alors qu'on fait, c'était pas un cachet à l'industrie. Oui, le cachet à l'industrie. Oui, le cachet à tes parents, en fait, pas. Ah ouais. Et ça, c'est quand même un sujet qui est en plus hyper tabou. Enfin, on en parle pas beaucoup et. Alors moi, je trouve ça hyper cool que il y a des pop stars qui mettent en avant ça parce que c'est hyper important qu'on accepte. D'ailleurs, Leo, elle en a parlé. Il n'y a pas si longtemps que à l'époque, ça m'aise en guise. Elle avait paniqué à l'époque, donc c'était dans l'année 90. Elle avait assumé sa grossesse et ça m'ennont dit que lui avait dit "mais t'es complètement dingue, tu vas avoir de public parce que tu penses des girables, etc." Et qu'en fait, elle a parlé très enceinte à la télé et son label lui a dit "et complètement folle, ça ne va pas te faire ça." Les gens vont, voilà. Et en fait, ce qui est trop bien dans l'histoire, c'est que, en fait, elle raconte que dans des jours après, elle a reçu énormément des paquets, des paquets de lettre de femmes qu'il a remercié, en fait, de dire d'être un parut très enceinte à la télé. - Oui, oui, oui, oui, oui, oui. - Non, mais mon plotre. - Ah ouais, oui, oui, oui. - Elle était en très en avant, c'est très seul. - Et justement, tu disais passer là-bas ensuite à Oregon que les pop stars peuvent être des modèles entre guillemets, justement, j'y trouve que c'était hyper important de ce soit visible, en fait, et que ce soit, ça existe. Après, la réalité n'est pas la même. Parce que je pense que quand t'es une pop star, t'as pas le même budget. - C'est sûr. - Tu peux avoir une ou nous, si tu veux faire. - Donc du coup, voilà, il y a ce truc de. Et je trouve ça très bien aussi qu'on parle de parentalité pour dire que ça concerne aussi évidemment. - Mais les pares, quoi. Mais encore, la réalité n'est pas du tout la même. - Donc la question n'existe pas. - Donc il y a des artistes hommes, quand ils ont les enfants. - C'est très peu la question. - Oui, parce qu'en fait, ils n'ont pas ce truc de blacklisté. Parce que déjà, ils ne sont pas enceintes, donc il n'y a pas toute cette période. - Oui, vous fiscons, c'est pas. - Quand on était en poids. - Ça peut arriver. - Ça peut arriver à certains d'entre nous. - Ça ne change pas dans ses vies. - T'es en train de me dire que t'as fait de quoi? - Oui. - Oui, oui, oui, oui. D'ailleurs, j'ai toujours pas fini de. Ma fille a 13 ans, mais c'est pas grave. Effectivement, c'est. Il n'y a pas. Effectivement, c'est une métamorphose physique et le. qu'on considère comme étant une faiblesse. - Oui, une capacité. - Pas de la masse. - C'est limite à handicap, tu vois. - Oui, souvent. Enfin, en fait, je pense un peu. Un des seules contrègues qui me viennent, c'était Claude François, où il avait caché d'avoir un premier enfant, parce qu'on lui disait. - Oui, c'était pour son public. Ton public ne va pas comprendre. Mais c'est aussi, je trouve un truc très infantilisant par le public, je lui dis au bout d'un moment. C'est quand même très banal, enfin, très banal, énormément de gens ou des enfants. Je pense que les fans de Claude François pouvaient continuer à hurler les fantasmes sur lui, même si il était papa. Mais je pense que c'était aussi. Tu vois, je trouve que ça rejoint un peu. Ces gens qui, du coup, te proposent pas certains trucs parce que t'es enceinte ou parce que t'es maman, ou c'est même pas de l'autocenture des artistes, même des équipes autour. Tu vois, je trouve que c'est aussi l'industrie qui doit modifier sa manière de réfléchir à ça. - Mais ce qui est fou, c'est qu'on parle de la métamorphose physique, effectivement. Mais ça, c'est une petite période. C'est-à-dire que ensuite, on va faire reposer sur les femmes, effectivement, comme tu le disais, le fait que c'est avant tout elles qui vont s'occuper des enfants alors que la question devrait se poser la même manière pour les parents. Mais aussi leur bichange et leur. C'est-à-dire que la femme qui décide de reprendre des tournés, alors que son enfant a moins de 6 mois, va être. - Ça peut être une accusation. - Oui, c'est une mauvaise mère. - Je ne t'occupe même pas ton enfant. - On a des exemples, justement, un peu autour des pop stars, de quelques figures majeures. Comment elle gère ces questions de bébé, de carrière, vis-à-vis du public aussi? - On en a plein. J'en parle pas mal dans mon livre du coup, parce que c'est un sujet un nouveau très concernant pour les femmes, pas pour les essencialiser, mais parce que notre société continue à estimer que c'est surtout aux femmes que ça revient de s'occuper des enfants. On a, par exemple, le cas de Beyoncé, qui elle a complètement réussi à intégrer sa maternité, à son univers, à sa musique. C'est-à-dire que, par exemple, sa première grossesse, elle l'a dévoilée en direct à la télé. Elle chante aux MTV VMAs. Elle a ouvert sa veste à la fin de sa chanson. Elle s'est carré, c'est le ventre pour faire comprendre qu'elle était enceinte. Il y a aussi un côté marketing qui rende dedans. Forcément, c'est-à-dire que là, on comprend qu'elle veut nous faire rentrer aussi dans sa vie privée. - Que nous imposent même sa fille dans ses concerts? - Oui, merci. Merci, mais bon, on n'a pas payé 4000 balles pour avoir ta fille chante. Merci. - Sa fille n'est blou à évite, dans surtout. Mais c'est vrai que elle, tu sens ce côté, clans familial, en même temps, sa mère est toujours dans son nombre depuis toujours. Donc, je pense qu'elle reproduise qu'elle m'a vécu, c'est-à-dire qu'elle a envie d'avoir ses enfants au prédal, même en tant qu'artiste. Peut-être même aller pousser à l'avoir cette voilà qui sait. Mais c'est vrai que, par exemple, on sa dernière tournée. On a sa fille blou à évite qui danse vraiment beaucoup. Alors qu'elle a 13 ans, 14 ans. Bon, ça peut poser question aussi sur le côté, un peu entre guillemets de népau baby. - Oh, bah là. C'est le fait d'avoir des parents déjà connectés. - Oui, qui te permettent d'avoir des facilités d'entrer dans le milieu artistique. Et ça interroge un peu. Et en même temps, tu te dis que ça doit être incroyable pour elle d'avoir 13, 14 ans et de se retrouver sur les plus grandes salles du monde. Mais en tout cas, dans le 4 Beyoncé, c'est complètement rentré dans son marketing et de l'intégrer à sa musique. - Ça peut être un problème contre guillemets. Par contre, au début, la racisme ordinaire ont jugé beaucoup les tenues qu'elle faisait porter. Elle ne paraît pas tant les tenues, mais plus les cheveux de blou à évite de sa fille née. Quand elle est née, quand elle était banbine, il y avait une pétition à un moment. Parce qu'en fait, elle lui laissait et une afro qui poussait un peu tranquille. Et il y a eu des polimiques sur l'internet de "Mais elle ne sait pas prendre soin de ses cheveux". Il n'y a aucun sens. Parce qu'elle m'est noire. Elle maîtrise et il y avait eu à un moment une pétition qui s'irculait en ligne. - Mais il y a une pétition sur les cheveux de la fille. - Et du coup, après, je pense que ça l'a poussé aussi dans sa chanson "Formation", à dire justement, j'aime la fraude, mon bébé et de revendiquer. C'est caractéristique là aussi, qui reste subvertir dans un monde très raciste. - C'est le moment aussi où Jay-Z. Allez, c'est poussé ses cheveux et ils a laissé en friche. - Oui, c'est vrai. - Pour dire, on est afro américain, c'est nos cheveux. Même si ça ne doit pas être correlé, on peut aussi se poser la question de la mise en avant des enfants, de leur envie ou non à eux. - Oui, d'être si exposé. - Et aussi, mais dans le cas de biens. - Dans le cas de biens, ce qui est intéressant, c'est que si elle ne l'avait pas fait, tout le monde aurait dit, "Oui, tu casche que tu vie en top secret." Mais d'une façon, ça ne nourrisse pas les gens à s'exprimer dessus. Après, par contre, on va avoir un regard critique sur le fait que, peut-être que les enfants, avant certains nages, ils ont pas forcément besoin d'être exposé sur la perspective publique. - Oui, oui, oui, bien sûr. - Il y a Rihanna aussi. Non, Rihanna, l'exposement, c'est des enfants. - Ils sont encore très petits, mais par contre, Rihanna, par exemple, elle a vraiment mis sa carrière clairement musicale entre parenthèses pour se concentrer sur le fait de fonder une famille et avec un discours limite très nataliste. Rihanna, une grande famille. - Donc là, on est dans autre chose, c'est-à-dire que, par exemple, c'est un petit coic que je relève dans mon bouquin. Donc elle a sa marque aussi "Fenty Savage", qui est sa marque de l'ingerie, mais aussi de cosmétique, mais aussi de pyjama. Et elle avait sorti, il y a trois ans maintenant. Je pense un t-shirt, tout s'était marqué "Make More Babies". À peu près, en même temps, où il y a eu le renversement de la Rihau versus Wade qui permettait, avant, de vraiment sacraliser l'accès à l'IVG sur tout le territoire américain. Des gens ont relevé à ce moment-là et je trouve que c'était bien de le relever que ce n'était peut-être pas le moment. - C'était un t-shirt. - C'est un peu bizarre. Je pense qu'elle a juste pas fait gaffe, et voilà, c'était sûrement prévu, tu sais moi, ou je ne sais pas quoi. C'était pas clairement en réaction à ça, mais c'était en tout cas, en décalage, avec son époque. Et à côté, je relève aussi, par exemple, moi, ce que je trouve passionnant, c'est les pop-stars qui se demandent. Est-ce que je veux être mère, en fait, je ne sais pas. Et par exemple, Charlie Xix, dans son dernier album "Brat", que tout le monde a retenu comme l'album de la fête, machin. Il n'y a pas que ça, en fait. Il y a aussi une chanson qui s'appelle "I think about it all the time". Donc, j'y pense tout le temps. C'est ça qu'elle dit, où elle s'interroge sur. Parce que je veux être maman, je n'en sais rien, en fait. Et elle est pourtant, ça reste une chanson très électro et tout. Et c'est une très belle chanson sur, je commence à voir, mes amis qui deviennent par an, sa m'interroge. Mais est-ce que je peux avoir cette amour-là, est-ce que ma vie va changer? Je pense que je suis en même temps avec la bonne personne. Donc, est-ce qu'il faut le faire? On a la chante Stovelo, aussi. Suédoise qui en a parlé aussi dans un morceau. Et je trouve ça bien, qui est aussi. Parce que, d'un côté, finalement, le revert parfois de ces pop-stars, qui mettent beaucoup en avant la maternité, c'est que parfois elles ont tendance à s'acraliser et beaucoup l'idéaliser. Et pas vouloir trop raconter les côtés. Plus difficile, l'impact que ça peut avoir sur elle. Et je trouve bien qu'un peu pour équilibrer d'une certaine manière, il y a d'autres pop-stars qui, elle, s'interroge un peu plus pour qui c'est pas une évidence. C'est d'avoir envie d'être maman. Et qu'ils se donnent un peu cette liberté-là. C'est quelque chose qui est globalement au niveau sociétal. Le fait, par exemple, que des mers disent que j'ai fait des gosses. "Waah, je regrette, c'est quelque chose qui était complètement impensable d'exprimer publiquement." En tout cas, parce que tu dois toujours voir la maternité comme quelque chose de formidable. J'avais qu'une grossesse incroyable, il n'est pas nourrime de la fin. Et en fait, on arrive quand même à un truc où c'est plus accepté d'avoir aussi des gens qui disent que d'un mois, je ne me sens pas très à avoir des enfants, donc qu'elle ne cassait pas les couilles avec ça. Et puis, à moi, j'en ai eu, franchement, c'est chiant. Et finalement, je trouve que là-dessus, on a quand même progressé. Oui, là-dessus, on a progressé. Moi, ce que j'ai remarqué dans mes recherches, c'est que, à nouveau, au niveau des pop-stars féminines qui mettent en avant le fait d'être maman, souvent le discours médiatique autour, mais qu'elle même peut voir, c'est que ça vient au-dessus de tout, finalement. Donc, même des femmes, comme Beyoncé et Rihanna, notamment, qui ont des carrières absolument incroyables, finalement, tout ça paraît balayer à côté de la maternité. Et moi, chaque fois, ça me fait un petit passement, parce que tu dis, même des femmes à ce niveau-là, qui ont eu des carrières incroyables et qui ont suiller beaucoup de difficultés, je crois que je cite Vogue, ou qui disent à propos de Rihanna, elle vit sa plus grande transformation ou son plus grande accomplissement. Et tu fais, ben oui, bon, c'est un peu relou, en fait, de présenter les choses comme ça. Et en même temps, bien, elle avait des. Si elle lui présentait le même comme ça, oui. Mais c'est vrai, enfin, en tout cas, ça me montre que là-dessus, ces femmes-là, quand c'est femme d'influence, en tout cas, on va dire que, vers lesquels, on se tourne pour avoir une certaine vision de la féminité, continu à idéaliser ça, c'est-à-dire que, par exemple, il y a que ma donnage, je trouve, par exemple, où j'avais cité, ou à la fois elle aussi, elle met beaucoup en avant le fait d'être maman, et il y a beaucoup, elle, en tout cas, son féminisme. Pour autant, elle a pu déjà glisser en interview, ce n'est pas toujours facile quand même, hein. J'en vois. J'en chie parfois avec Mégose. Maintenant, je pense que c'est moi le cas, parce qu'ils sont plus grands. Mais je trouve ça bien juste d'essayer de ne pas tomber dans l'idéalisation et la sacralisation et de les voir comme. face, je trouve que ça va aussi un peu avec notre mode, un peu du féminin sacré, de la sublimation, du corps, de la femme, et de faire du côté magie, féminine. Je crois bien que c'est à du 100% rentrer là-dedans. Oui, elle est complètement là dedans. Mais aussi la chante Soko, par exemple. Je cite un exemple où, à la fois, je trouve ça très bien. En fait, elle a écrit un essai pour raconter son accouchement. Et en fait, elle a eu un accouchement très épique ou à très esoterique avec une douleur des amis qui étaient là pour la compagnie ou elle avait des cristaux autour d'elle. Enfin, il y avait tout un truc, voilà, de très mystique, mais qui, là aussi, témoigne de notre époque. Et ce que, parce que, de Minti, quand même témoigné de cette peur, entre guillemets en tant qu'artiste, de révéler un entourage professionnel et des conséquences que ça va pas voir sur une carrière, partagé par d'autres gens dont t'as reculé témoignage, etc. Et ce que, on a des exemples de popstar qui ont souffert, que leur carrière en souffert du fait qu'elles aient des enfants. Britney Spears, pour moi, mais parce que, plus au sens, ça n'a pas empêché de faire la musique, mais c'est devenu un nouveau moyen de l'attaquer. Donc, c'était dans les années 2000. En plus, enfin voilà, enfin, tout était très caotique dans sa vie à ce moment-là où elle s'est mariée assez vite à Kevin Fedorline, qui était à la base de ses danseurs. Ils ont très vite eu un enfant et c'était vraiment une époque où elle était constamment suivie partout par un essin de paparadi, qui était constamment partout. Elle le portait et qu'elle bruit une porte de bagnole, ou l'enfant, qu'elle regardait à le portement. Et, en fait, elle a été attaquée comme ça plusieurs fois de "C'est une mauvaise mère, regardez". Elle a fait tomber son gamin par terre, regardait, elle a pris la voiture avec son gamin sur les genoux. Et, en fait, à chaque fois, elle explique très bien, non, mais là, à ce moment-là, en fait, j'ai fait tomber mon enfant parce que j'ai tributché, parce qu'en fait, il y avait tellement de paparadi autour de moi que j'avais pu la place d'amener, ou la fois où je savais que je ne devais pas faire ça à de mettre mon enfant sur les genoux, mais en fait, j'ai eu peur, il y avait trop de mecs autour de nous, j'ai paniqué, je suis rentré dans la voiture, c'était pas parti, et en fait, ça a contribué à tout le harcèlement médiatique qui publique, dont elle a fait preuve à l'époque. En plus, c'était aussi, je le raconte dans le bouquin, la naissance des blogs pipoles. Par exemple, comme Perésilton, qui était vraiment un blog très, très, très consulté à l'époque, donc là, on est encore dans autre chose que l'État blouïde qui peut sortir tous les jours, mais là, c'est vraiment les blogs, il faut que ce soit alimenté en permanence, donc encore plus de demandes et encore plus de volonté de dépier ces stars-là pour pouvoir avoir des trucs à dire, même plusieurs fois, par jour sur elle. Et clairement, pour moi, dans son cas, ça a été quelque chose qui s'est retourné contre elle, et qu'on a utilisé contre elle. Elle a quand même perdu la garde de ses enfants, un tourner de force, et on le voit même encore aujourd'hui, d'ailleurs, Kevin Featherline, qui a sorti ces mémoires, où je ne sais pas quoi, a eu des propos hyper graves, envers elle, pour sous-centende qu'elle avait été de mauvaise mère, qu'elle avait été dangereuse envers leurs enfants. Et bien derrière, elle a fait encore un communiqué pour essayer de donner sa vision des choses, et puis elle a encore disparu d'Instagram pour la NME-Foie, donc je pense que dans son cas, alors, je trouve de temps plus terrible dans le cadre britannique, c'est qu'elle ne rêvait que de ça, qu'elle rêvait d'une vie normale, enfin c'est ce qu'elle disait dans les interviews, je ne sais pas moi qui invente de se marier, d'avoir des enfants, c'était vraiment quelque chose qui lui tenait à coeur et on lui a retiré tout ça aussi. Donc moi, c'est vraiment l'exemple qui me vit en premier lieu en tête, c'est ce vie de Britney Spears, ouais. Et c'est peut-être le dernier point de cette émission parce que le temps film, il n'y a rien. Et en fait, c'est surtout que c'est un gros morceau, parce que c'est un gros morceau. C'est un sujet extrêmement important, qu'on a évoqué rapidement, c'est les VSS. Peut-être d'Omitie, tout comme. Sur un sujet, tu le disais aussi grave, aussi sensible. Tu disais que tu fais vraiment attention à la façon de t'aller le traiter, les termes que t'allais utiliser, etc. Qu'est-ce que tu retiens quand t'aborder cette question avec les gens avec qui t'as fait des entretiens, des dizaines et des dizaines, t'as rencontré chaque saison à chaque fois cette espace. Il y avait souvent de nouvelles artistes. Et je ne sais pas, t'as rencontré moins 40, 40 personnes. Oh, non, plutôt 20, je pense. Un peu plus que 20, ouais. Tu sentais qu'il y avait un enjeu, vraiment autour de sa question de VSS que tout le monde est touché, tout le monde en conscience. C'est tout le temps là, entre guillemets, dans le monde de la musique. Disons qu'il y a une question de de degrés, de gravité. On va dire, c'est-à-dire que le côté. En fait, je ne sais pas à quel moment ça commence. Est-ce que les Black Salas, c'est comme ça. C'est quoi, à partir de quel moment. Évidemment, ça a pas été. Je ne sais pas comment expliquer, mais disons que. En fait, c'est un sujet qui vachement tabou, même. C'est pas un paradoxal, parce qu'on a l'impression qu'en tout cas, qu'on est dans le monde de la musique, qu'il y a des initiatives, qu'il y a des gens qui prennent la parole. Et lui, évidemment, le fait même mitou, on en reparlera. Mais toi, tu considères qu'encore aujourd'hui, il y a du tabou. Ah ouais, parce que. Oui, je pense qu'on t'ai pas dans les circuits militants, mais qu'il y en a même musique, je pense que ça reste tabou. C'est pour ça que moi, déjà, c'était sûr que je ne maîtrais pas de parole de musicienne, sur cet épisode, parce que ça se retourne trop, en fait, contre elle, en fait. Donc c'est le fameux mide de. Elle dit qu'elle s'est fait violer pour relancer sa carrière et tout ça, fin des trucs qu'on entend. Et ça, j'étais contente d'aller décortiquer cette question-là, qui est exactement l'inverse, c'est-à-dire que si. Enfin, si tu parles de choses comme ça, c'est toi qui dégage, en fait. On ne veut pas, on ne veut pas, enfin voilà. Du coup, j'ai. J'ai pu une interview avec Jean-Michel Oubry-Journais, qui est donc un des co-fondateurs de musique, tout, car récupérer plein de témoignages, etc., qu'à faire un travail d'enquête énorme, qu'à confier à des journalistes et tout. Et en fait, en deux mots, moi, ce qui m'a fait vraiment halluciné, c'est que de tout son travail-là, je me disais, "Ah ouais, donc il a mis, il y a eu des enquêtes, qui ont été des. enfin, qui ont mis en cause des gens pour des faits, avérés, etc." Et donc, moi, quand il commence à me raconter tout le truc, je me dis, "Oh, mon dieu, c'est, enfin, c'est la farouelle chuteine." C'est un truc de ouf, et du coup. Qu'est-ce qui s'est passé derrière? Et en fait, c'est ça? C'est quoi? Les procès en diffamation? Pas grand chose. Et voir des procès en diffamation. Lui, il est attaqué en diffamation. Et donc lui, il a dû payer, je suis plus combien de milliers d'euros, parce que, voilà, donc en fait, ça se retourne contre ce qui parle, en fait. Donc ça, c'est quand même ultra violent. C'est pour ça que c'est tabou. C'est que, en fait, tout ce qui parle, il s'en prenne tellement derrière, et risque tellement que c'est difficile, quand même, c'est quand même difficile. Moi, pour moi, c'est facile, en parler, puisque j'en parle de manière, enfin, je fais juste un état de fait du travail de Jean-Michel Aubrey Journée, en fait. Du coup, je prends un risque à faire ça. Donc c'est facile. Mais tu te demandais quand même sans diffuser leurs témoignages, surtout que tu voulais pas faire, mais les artistes que tu as rencontrés, tu leur demandais si elles avaient été concernées par des VSS, directement dans leur carrière. C'est plutôt pas frontalement, parce que c'est pareil. C'est compliqué comme sujet quand même. Par contre, ça vient dans la conversation. Ça a pu venir. On a pu me dire à tel personne, attention, parce que ma chambre, mais il ne faut pas le dire. C'est vrai que c'est un truc classique, même nous, à notre petite échelle. On n'est pas extrêmement intégré dans l'industrie musicale, mais on peut entendre des trucs de. Tout le monde sait ça de telle personne. Les gens parlent. Enfin, les femmes parlent, en fait. Pour se prévenir. Oui, pour se prévenir. Mais tu peux pas le dire, parce que si tu le dis, c'est toi, après qu'on va attaquer, les machines et trucs. Et donc, enfin, moi, en tout cas, ce qui m'a vraiment fait halluciner dans tout ça, c'est de voir qu'il y a une omerta et qu'en fait, même s'il y a des enquêtes, même s'il tout le monde le sait, même s'il m'achin. En fait, les mecs, ils reviennent à un autre post, discrétos, c'est pile-up. Tout va bien pour eux, mais tout va bien pour eux. Et que derrière, et ça, je le dis dans le podcast, c'est un peu. Enfin, je le pense, en fait. Et je pense que t'as vraiment honnêtement plus de chance d'être blacklisté en étant enceinte, qu'on est en agresseur, quoi. Donc c'est quand même. C'est ouf. Enfin, c'est absurde. Oui. C'est absurde. Mais est-ce que le point sur lequel on est plutôt tous d'accord ici, c'est pour dire que le mitou qui a eu au cinéma, il y a eu une tentative dans le monde de la musique, mais ça n'a pas du tout eu la même résonance. Non. Voilà, très peu. Est-ce que c'est lié? Est-ce que tu disais tout à l'heure entre le. Quand tu comparais le métier d'acteur d'actrice à celui de musicien de musicienne, de dire que la musique c'est plus incarnée, l'artiste est beaucoup plus lui-même. Alors qu'au cinéma, il y a le rôle que tu joues vers ce qui tu es dans la vie privée, et que, en général, quand on parle de mitou cinéma, c'est ce qui s'est passé hors caméra dans des loges des machins. Donc dans ce cas-là, tu considères l'artiste, mais pas forcément les rôles qu'il ou elle peut jouer. Et du coup, il y a une distanciation qui se fait, c'est plus facile d'en parler. Alors que sur la musique, quand tu dis tel artiste, il y a des victimes de VSS, les gens instantanément, c'est ça rejail sur l'image publique de l'artiste, et sur son art, en fait, ce que la personne peut proposer. Oui, je trouve que c'est une très bonne remarque que très certainement, ça doit jouer, c'est sûr, parce que comme tu dis, comme on le disait, c'est un métier très, très incarné. Et du coup, il n'y a pas de distance et il n'y a pas de réécriture possible. Donc du coup, et je pense que aussi du côté des victimes, il y a cette peur d'être vu, je pense parfois aussi que comme une victime. Parce que c'est être victime, c'est encore très mal vu dans notre société. Voilà, moi, j'ai tendance à y voir un exemple de ce qu'on appelle le postféminisme. A nouveau, c'est l'idée qu'on a plus besoin du féminisme, les combats sont gagnés, si ils tarifent des ennuis, c'est que, soit c'est la faute à pas de chance, parce qu'il y a un déni total, des VSS, et de leur ampleur toujours très forte. Bon, m'apprends sur toi, en fait, est continue. Et en fait, on s'en a aussi beaucoup. Je trouve ce que dit souvent les artistes féminines qui finissent par parler. C'est la peur, pendant longtemps, d'être où est dictée, enfin ma problème. Parce qu'il y a toujours un peu ce côté, si tu arrives quelque chose, c'est que tu as dû quand même un peu le chercher. Donc ça revient beaucoup, mais c'est vrai que dans la musique, on a quand même eu des témoignages, mais il y a eu quelque changement. J'en parle dans le livre quand même dans des majors et tout. Peut-être juste pour revenir, parce que. Ça a été quand même un épifénomène à un moment, c'est-à-dire qu'on en parle plus temps, plus tellement encore aujourd'hui, c'est-à-dire que ça a tenu quelques années, et puis, si c'est retombé comme un soufflé, alors qu'il faudrait continuer et qu'il faudrait continuer en parler, comme on le fait, aujourd'hui, d'ailleurs. Pour replacer un tout petit peu pour ceux qui connaissent moins ces sujets, etc. Donc déjà, les VSS, donc c'est les violences sexistes et sexuelles, alors qu'ils peuvent être, ça peut prendre différentes formes, ça peut aller d'une ingression, où il y a le genre sexuel, etc. Le chantage sexuel. Et ce que disait Daz, à savoir que, c'est-à-dire le pont livre, il y a eu, comme, mi-tout a été quand même un révélateur et qui a changé un peu la société quand même. Oui, ce n'est pas juste un truc médiatique. Ça a provoqué une grosse prise de parole globale des femmes à tous les niveaux, des sociétés partout. Et est-ce que effectivement ce que disait Daz, à savoir qu'on a tous l'exemple du cinéma, tu cités Harvey Weinstein, etc., midi tout à l'heure, qu'il y a eu un décalage, un mouvement similaire dans la musique, mais qu'il n'a pas pris la même forme, et il n'a pas eu la même puissance entre guillemets que d'autres industries. Oui, il n'a pas eu, il a déjà pris plus de temps à arriver. Ça, je note, par exemple, dans le livre, c'est-à-dire que, du coup, mi-tout, ça a vraiment commencé en octobre 2017, après début 2018, toute la période légramie et les Oscars face à un chaine. Ta légramie, les Oscars, justement, contraire par donc, qui prennent ça très os sérieux, qui font monter des victimes Harvey Weinstein sur scène. C'est un peu quoi, on n'a pas trop envie d'en parler. Et c'était le media vice, notamment, un MPT Park Pardon, qui avait fait une enquête assez intéressante que j'avais trouvé là-dessus, que je cite dans le livre sur le fait que la musique, souvent, enfin, limite, on va voir ça comme étant encore plus cool et d'estroyer rock and roll que le cinéma, par exemple. Donc, il y a ce côté un peu déjà, on est contre les normes, sociétales, on est cool, on se prend pas la tête, il faut être un peu libéré, il faut pas créer des histoires. C'est très drôle, c'est qu'il faut être contre les normes sociétales. C'est un plic du coup, d'être cool, patriarcal, ce qui est la norme sociétale. Non, mais cette façon, ça c'est des choses que beaucoup de gens dans l'industrie de la musique ne veulent pas entendre. Ils sont persuadés d'être des grands rebelles. Alors qu'en fait, pas du tout. Peut-être moins consensuels en ce genre. Oui, qu'on peut être exactement, mais c'est une très bonne remarque là aussi. Ils ne veulent pas du tout l'entendre, parce qu'ils pensent être très cool et à contre courant, alors que non. Parce qu'ils jouissent de pouvoir complètement des mesurés et qu'ils ne l'utilisent pas à bonnesseurs en tout cas. Et toi, même moi, à mon niveau, par exemple, j'en avais parlé à un groupe qui s'appelle Slater Kini, qui est un groupe féminin de punk féministe, de Girl Raiott, issu, enfin vraiment, un des groupes emblématiques de cette scène, justement, qui était issu dans les années 90 autour de Seattle et tout. Et elle m'a l'époque m'avait dit, non, mais je pense que dans la musique, c'est quand même un peu moins le cas que le cinéma. C'est plus horizontal, il y a moins côté. Alors qu'en fait, c'est très hiérarchisé, tu as un manager, des fins de plein de gens au-dessus de toi qui décident aussi une certaine manière où va ta carrière. Mais je pense qu'il y a, enfin moi, je parle souvent d'un déni de l'industrie musical sur ces questions-là. Parce qu'à nouveau, je pense que c'est tellement incarné que ça fait peur, je pensais que ça. C'est une trace, en fait, ça te laisse une trace sur la personne qui est victime. Oui, c'est ça, et que. Et puis, d'ailleurs, c'est une question que tu parles d'industrie musical en général, des artistes qui peuvent être touchés par les VSS, et là, effectivement. Des grandes artistes, bien sûr. Et il y a aussi de ça. Il y a pas moins que quand même qu'il y a pris nos paroles là-dessus et qu'il a fait un super texte. Dans média part, il y a quelques années. Et qui, d'ailleurs, là, continuant à parler aujourd'hui, parce que là, la quitter sa meilleure pour monter ce sont propres, là, ben, je crois, ou peut-être que je dis une bêtise. Mais voilà, parler du fait qu'elle voulait être complètement libre. Et que voilà, on lui avait, par exemple, elle parlait qu'on lui avait imposé un choutine où elle était presque nue, et qu'elle avait été très mal à l'aise avec ça. Et que maintenant, elle veut plus de ces choses-là après-bas, elle a aussi la possibilité de le faire aujourd'hui, parce qu'elle a eu suffisamment de succès. Mais, en fait, ça, c'est important de le dire aussi, parce que, parfois, j'entends dire, oui, mais c'est ces femmes. Maintenant, là, au bout d'un moment, elle devient intouchable. C'est complètement fou, en fait, c'est-à-dire que c'est vraiment être très naïf de penser ça. Notamment un événement qui a marqué aussi les années 2010. Je le sais de dans le livre, c'est ce qu'on a appelé Lapegate, qui a eu lieu en 2014, c'est-à-dire le pire attache de dizaines de boîtes mails de Conte High Cloud qui ont permis de révéler des photos privées, des vidéos privées, de célébrité féminine. - Le "fapning" est un peu plus important. - Exactement. Donc, on avait Jennifer Lorenz, on avait rien à grander, on avait plein, plein de stars féminines, dont des photos intimes ont été révélées sans leur consentement sur Internet. Et à cette époque-là, on a l'autorisme, notamment Roxanne Gay, que j'aime beaucoup citer à ce moment-là, une autrice féministe et queer, qui dit à ce moment-là, ils ont été ramenés sur terre. C'est-à-dire qu'on leur a dit, c'est pas parce que vous avez beaucoup de succès, qu'en fait, vous pouvez être prémuniques, des violences sexuelles. Voilà, vous restez des femmes. Et donc, bien sûr, qu'il y a différents niveaux. Bien sûr que, mais on n'est pas là non plus pour que ce soit une compétition de laquelle a été la plus maltraitée, mais néanmoins, c'est par l'ange de trouves, d'à quel point la misogynie et les VSS restent extrêmement présents et généralisés. C'est que même des femmes extrêmement célèbres peuvent être touchées d'une manière ou d'une autre, ou t'es leur suive. Par exemple, on l'ignore souvent, mais elle a été victime d'une agression sexuelle de la part d'un animateur radio, avec qui elle était en train de poser pour une photo avec plein de gens autour. C'était en 2013. Il a mis la main sous sa jus et lui a agrippé les fesses. Elle a été complètement sidérène et elle ne s'y attendait pas du tout. Il a fini par y avoir un procès parce que le mec a perdu son taf, d'y formation, etc. C'est elle qui a gagné le procès pour agression sexuelle et c'était d'ailleurs quelques semaines avant l'éclatement de Mito. Elle avait demandé un seul dollar symbolique de dédommagement pour ne pas qu'on puisse la soupçonner de vouloir écraser ce mec et se faire de l'argent sur son dos alors que bon, à ce moment-là, elle n'était, je n'ai pas déjà multi-millionaire au centuple. Elle avait pris la parole par voie d'avocat en disant, "J'ai conscience du fait de mon privilège parce que j'ai pu me défendre c'est très cher, mais moi ça a été une vraie prise de conscience parce que le procès a été très violent parce qu'il y a eu du victime blaming. On a essayé de l'affaire passer pour une menteuse qui sont des mécaniques malheureusement très classiques pour les victimes de VSS lorsqu'elles vont jusqu'à la justice." Et en fait, elle explique que ce procès s'a radicalement changé sa vision du monde et que elle s'est rendue compte aussi que même les hommes de son entourage et dans son entourage très proche au niveau business se sont des hommes, qui serait jamais capable de comprendre ce qui s'est vraiment passé ce jour-là. Enfin, l'impact que ça a pu avoir sur elle. Donc on a elle, on a aussi Kecha qui accusait son menteur et producteur Dr. Luke de harcèlement moral, sexuel, de viol. À ce moment-là, personne ne pouvait le soupçonner. Elle avait énormément de succès avec ses chansons. Elle était de toutes les séries bonies. Donc il ne faut pas penser aussi que c'est parce que certaines femmes atteignent un niveau de succès que du coup elles deviennent intouchables. Il y a toujours un risque en fait. Et puis là on parle des artistes, mais aussi toutes ces femmes qui travaillent sur le monde de la musique, les directs homoartistes, et qui en fait ce Hurt a des premiers six milliards. Dans tour bouquin, tu donnes quelques chiffres, je le cite. Par exemple, 30% des professionnels, disent avoir été victimes au moment une fois de harcèlement sexuel dans un cas de professionnel. Donc ça s'identait une enquête de la gamme et de cura publié en 2022. C'est plus que la moyenne française qui est de 24%, là on est de 30%. Donc c'est quand même plus important. - J'en ai 4%. - J'y suis. Bien sûr. - Une femme sur 5. - C'est ça. Une femme sur 4 et dans le cas de la musique, c'est une femme sur 3, quasiment 30%. - Oui, c'est plus. 21% des répondants ont été victimes du l'agression sexuelle, 21%, 2,3% de viol dans un contexte professionnel. Et près de 50% des femmes interrogées disent avoir aussi et que t'exposais à des blagues propos sexuelles, etc. Une femme sur 2, elle se prend des salles blagues. - C'est plus, c'est plus. Et dans le cas de musique, tout, on parle aussi beaucoup de violins. - Oui, on parle pas que de blagues, c'est quand même un des trucs. - En tout cas, pour dire que c'est un problème généralisé qui touche plusieurs corps de métier. - Oui, c'est pas que les artistes. - C'est pas que les artistes, effectivement. Je sais même pas d'ailleurs en quelle mesure. - C'est aussi maquilleuse, le coiffeuse. - Absolument. - Tous les métiers support, qui a autour de. - Parce que parfois c'est l'inverse. Parfois c'est les artistes qui sont les agresseurs. - Oui, il y a ça aussi. - Il y a aussi des annues. - Et qu'on continue à proposer des femmes. Et ça, c'est mal. - Oui, bien sûr. - Et qui continue à tourner. - Oui. - Et ça, c'est OK, quoi. - Oui, on parle toujours de la faire quanta. Il y a des gens aujourd'hui dans ce pays qui disent que Bomba. OK, il a tué Marie-Trentignan, mais Bomba, il a pu enger sa peine. Parce qu'il a fait de la prison, il y a des gens qui n'ont pas comprendre. - Oui. - Que ce galane n'a rien à foutre. - Ça, c'est sur une scène, en fait. - Ça, c'est un débat. Moi, j'ai une position très claire là-dessus. J'entends, par contre, que tout on ne soit pas forcément d'accord. Moi, je considère que. - Attention. - Non, non. - Au revoir mes appuis. - Non, c'est une bonne position. Elle est très simple. C'est-à-dire, lorsque il y a eu des faits trop graves, tu peux plus avoir de vie public derrière. - Oui. - Et je ne dis pas qu'il a plus le droit de travailler. - Non, il faut bien qu'il y ait sa vie. - Bien sûr, il fait ce qu'il veut, mais pas de manière publique. Pas avec des femmes qui peuvent l'aduler. Pas une représentation publique dans une scène. - Ça me met mal à l'aise. - Après, est-ce qu'il faut l'interdire absolument, j'en sais rien? - Non, c'est pas mon de mes de compétence. - Mais je pense que moralement, c'est problématique. - Mais normalement, le truc, c'est que. - Pour plein de. - Ne fait grave, pas uniquement ce truc-là. - Sur ce truc-là. Mais ça devrait même venir de lui, en fait. C'est lui qui doit les faire. Parce que c'est mort. Enfin littéralement, j'ai tu quelqu'un, tu vois. - Mais tu comme. - C'est pas que les vesses. - Mais il a fait là une des arocs. - De 16. - De 16. - Deux fois, après, il a de sortie de prison. Quand t'as à lui se voyez plus ou moins comme une victime de toute façon, donc c'est pas. Faut pas attendre quoi, que ce ne soit pas attendre. - Oui, ouais, c'est ça. - Oui, non, franchement. Mais c'est fou, en fait, parce que tu te dis. Il y a quand même des trucs où, normalement, ça devrait faire lui une animité. - Oui, c'est duré du bon sens. - La conversation n'est pas du tout fini sur ces histoires-là. Donc, quand il s'agit que d'une agression. - Ouais, ça va. - Oui, les femmes sont. C'est un peu le. C'est le dommage collatéral. C'est comme ça, c'est pas grave. - Pour avoir un peu d'espoir. - Pour un peu d'espoir, tu sais, dans la cage d'espoir. Il y a eu comme une forme de prise de conscience qui n'est pas suffisant, on l'a bien compris, qui est même parfois encore invisibilisé, etc. Mais il y a quand même des structures de plus en plus qui exigent une impression. - Il y a plein d'assauts. - On est festival, alors pas tous. Donc là, qu'ils sont à la ramasse. Il y a un certain qui met en place des équipes à qui on peut faire appel à tout moment, etc. - Non, oui, des références. - Insurément, il y a quand même des choses qui. - Non, il y a des choses qui bougent. Je trouve notamment envers le public, c'est-à-dire notamment la prise en charge du public, justement, dans les cadres de lieu de faits ou de festivals, d'avoir sur place une association, effectivement, qui peut servir de référentes en cas de problème, qui peut intervenir très, très vite. Il y a aussi toute une. Je pense toute une. Un côté. Formation aussi, enfin, on a beaucoup d'associations qui. Bah, qui donnent des formations. En fait, tous simplement, à des professionnels d'industrie de la musique. Je crois que, enfin, j'en parlais dans le livre, le sort national de la musique, les renobligatoires. Maintenant, les formations de lutte contre les violences sexuelles pour être attentifs à ça, il me semble que c'est. - Il y a pour avoir des subventions. - Oui, pour avoir des subventions. Maintenant, alors, peut-être pas tout un, je ne veux pas m'engager non plus, mais en tout cas, pour certaines, vous êtes obligés de suivre des formations contre les VSS, pour pouvoir avoir accès à certaines subventions. Et ça, c'est nouveau, c'est depuis musique tout, notamment. Mais après, est-ce que ça change, notamment, moi, je trouve dans. notamment des artistes masculins qui vont être accusés de violences. Comment est-ce qu'on va les traiter? Ça s'abouche quand même encore pas trop trop, malheureusement. Mais en tout cas, c'est vrai qu'on y va, parce qu'on n'a pas parlé du public, mais le public aussi. Et je cite aussi des chiffres dans le livre sur le fait que quand t'es une jeune femme, qui aime bien aller à un concert ou aller en boîte de nuit. Bah oui, t'as de grands risques, de grandes chances, malheureusement, de te faire agresser, ce qui n'est pas normal. Donc, les lieux de fête sont aussi restent encore quand même beaucoup des lieux de danger, mais on voit quand même en France, je trouve qu'il y a eu un début de prise de conscience, où on a certaines salles de concerts qui ont mis en place, enfin qui ont renforcé leur sécurité, qui ont essayé de se former aussi aux questions du problème par exemple du GHB, voilà, des femmes droguées à leur insu et de faire plus attention à ça, et donc de prendre leur part aussi dans la lutte contre ces pratiques-là, ces pratiques criminels. Donc, je pense notamment au niveau de la prise en charge du public que ça s'améliore. Et qu'il y a plus de moyens et plus d'attention et plus de formations là-dessus. C'est un délabel des mentalités aussi. Au niveau des mentalités aussi, moi, je trouve qu'il y a quand même. Enfin, parce que tu disais, voilà, faut rester optimiste et c'est vrai. On parlait des années 90, 2000, enfin, moi, ce que je dis d'ailleurs dans le podcast, c'est que quand j'étais petite, je voulais être soit chanteuse, comédienne, enfin voilà, c'était ces métiers-là qui m'intéressaient et j'entendais tout le temps. En fait, façon, c'est des métiers fous coucher, quoi, pour réussir. C'était un truc, on te disait, mais c'était normal. C'était pas prêtre à ça, faut pas faire ce métier-là, quoi. Et je trouve qu'il y a quand même un truc à changer sur. On dit plus ça, enfin, en tout cas, moi, je l'entends plus. Ou alors, enfin, c'est plus normal de dire ça, quoi. Il y a quand même un truc où on se rend compte que. C'est plus là sur le chemin du truc. Il y a un gros lourd qui va dire à celle-là, mais en tout cas, c'est moi, à être mi, clairement, que ça ne l'a été. Moi, ouais, ça bouge, donc je trouve qu'il faut. C'est bien aussi d'avoir une perspective un peu de recul et d'espoir, et de se dire que ça va continuer dans cette dynamique, quoi. On voit, en plus, notamment, avec le procès récent, moi-là. C'est les américains qui font ça à échelle industrielle, mais tu vois ce qui se passe avec PDD, par exemple. Ce qui s'était pas ça avait carqué lui aussi. C'était des gens qui étaient considérés comme intéboulonnables. Je crois que PDD était littéralement. Il faisait flipper, même les acteurs de l'industrie. Et pourtant, ce mec-là a réussi à tomber alors qu'il doit avoir des dossiers sur. Un calculable de personnalité au sein de la musique, mais même en dehors, dans la politique, etc. Et il est tombé, donc tu te dis, bah, il y a quand même quelque chose qui se met en place pour justement. Mais voilà, pour qu'un PDD tombe, il faut qu'il fasse ça à échelle industrielle. Donc, il y a encore beaucoup à faire, c'est clair. Et après, le vrai problème de tout ça, ça reste que le patriarcat. Et notamment ce qui. Oui, parce que l'industrie de musique, bien sûr, reflète notre société. C'est l'industrie, en fait. Voilà, ce dont on parle dans l'industrie de la musique, c'est ce qui se passe aussi dans les boîtes de conseil et dans la métalurgie. Et qu'il y a des enjeux de pouvoirs, des dominants, des oppressés, etc. Ben, effectivement, il y a un rapport de force qui est joué et déjà en abuse, ça c'est clair, et dans la musique, on le voit. Mais c'est vrai que dans la musique, où, à nouveau, il y a ce déni, je trouve justement du rapport de force. Alors qu'il existe. Oui, oui. Peut-être, on a cinq minutes. Alors, il va faire qu'on fasse les recos, mais juste avant qu'on fasse les recommandations, citer quelques associations, structures qui œuvrent dans le bon sens, peut-être pour leur faire un petit coup coup, puis ça donne un envie à des gens de s'intéresser. Moi, je pense à M&M, par exemple. Oui, M&M. Programme de mentorat pour femmes. Absolument pour accompagner des femmes qui veulent se professionnaliser dans les métiers de la musique. Oui. Est-ce que vous avez quelques. Oui, moi, j'aimerais bien recommander les matermitantes, qui est une laçon de plusieurs Nana et elles sont pas beaucoup bénévoles qui aide les femmes, ce que bon, on n'en a pas parlé, mais quand on est en congé maternité, c'est un enfer. Et c'est très difficile d'avoir un congéme, enfin bref. C'est compliqué la CPAM, ils ne comprennent pas, donc c'est un peu la croire la manière. Et elles font un travail de ouf pour aider les. Voilà, toutes les femmes. Et voilà, vraiment, c'est top. Il est matermitante. Oui, matermitante. Puis, à l'ambition, j'ai plus leur nom, mais je voulais citer une association que je cite dans le bouquin qui notamment fait beaucoup de prévention dans les lieux de fête. Ce n'était pas "safe her", mais quelque chose comme ça. Je crois, ça existe, ouais. Ouais, je pense que j'avais elle en tête à mon avis. Mais enfin, j'en cite pas mal dans le livre. Et il faut espérer que ces mouvements-là continuent en fait, qui s'essouffent le pas, parce que, par exemple, on avait pu voir au moment de musique tout, beaucoup de contes Instagram et mergé de Balançton producteur, Balançton Machin, qui est tous petit à petit, on finit par arrêter d'exister, parce que je pense menacer de poursuit, etc. Mais en tout cas, tant qu'on a déjà aussi ces associations qui sont vraiment sur le terrain, où le travail de nous-tout aussi, qui a développé notamment sa présence sur les festivals, c'est important aussi. En fait, vous pouvez aussi tout simplement aller les voir pour leur poser des questions de manière générale. Elles sont là aussi pour vous répondre. Et c'est important, ouais, de cette présence-là. Il y a même un anueur, c'est-à-dire le majeur, sur lequel les femmes, les minorités de genre, etc., peuvent s'inscrire, justement pour qu'un réseau d'entre elles. Il y a audiance aussi, qui est la mutuale des intermittents, et qui a carrément un numéro vers, enfin, qu'on peut appeler, si on a été victime d'agression sexuelle dans la musique. Ok. Il y a des initiatives. Oui, il y en a de toute façon, on emmètera certainement un nouveau en avant, non cette émission de raison, on reparera de ces sujets, être avec d'autres angles, etc., mais il y a plein de choses. J'ai quand même envie de dire, même si je suis un gros doumeur de ouf, je me dis quand même. Quand je vois moi le chemin que j'ai parcouru même en tant que mec, depuis le début des années 2000, qu'aujourd'hui, il y a des trucs. Il y a des trucs, je me dis, franchement, c'était chaud. J'aurais écouté des morceaux avec ma copine, tout à l'heure, on devenit, genre, des carines, des bonnes, des trucs d'orables, des années 90, où je t'embaute. Pourquoi il y a des trucs de ouf, en fait, tu vois. Donc je me dis, à l'échelle d'une même génération, déjà, t'es capable d'avoir assez de recul pour dire, "Woah, on a quand même. on chemine." Donc je me dis, génération futures, normalement, partent avec les outils. Après, on sait que le programme n'est pas linéaire, donc. Couton pensait mettre fin au racisme d'Asie à une époque que les jeunes sont plus ouverts que. Ah oui! Maintenant, ils m'ont se parder là. C'est vrai, bon, bon, nu. Les recommandations, est-ce que vous avez une idée? On s'écoute très rapidement un petit extraif, vraiment qu'on. Parce qu'il y a le métier à la sondrain. On est encore dans l'étend, donc. On est encore dans l'étend, mais métier justement. Est-ce que tu as tombé un morceau que t'as envie de faire découver le sector? Il y a un morceau que j'ai découvert, c'est pas longtemps que j'adore de Felix Roche, qui est tellement, et qui s'appelle "Driven" le morceau. Ok. Et alors, attends, je vais essayer de trouver ça. Je pense que c'est "FOSCH". Exactement, avec un petit oumlaoute, un petit tremble. C'est normalement. Oomlaoute, Thomas. Oomlaoute, c'est ça. Oui, bien sûr, reconnaît. Allez, on sait coup de ça, "Driven". [Musique] [Musique] Tu n'y peux pas bien, ça? C'est vrai que ça me l'envie d'en écouter plus de. de se faire une image de Roche. Ça peut me faire penser à des trucs. Ouais, un peu bien au préparé, et tout. Ou même des trucs un peu plus IDM, genre "Kasmo", etc. Et tout. Bref. Voilà, c'est quand tu balances des rèves comme ça. Ouais, c'est pas exactement ça, mais c'est ma voie que c'est l'enceau. Bref. Morgane. Moi, en ce moment, j'écoute beaucoup une chanteuse britannique qui s'appelle "Oliviat Dine". D-A-N, qui est en train d'exploser, notamment sur TikTok. Elle a des sons qui tombent beaucoup, qui vient de sortir un nouvel album, son deuxième, qui s'appelle "Hart of Loving". Elle a une très belle voie, c'est un peu un mélange de pop et de sol. Et notamment, il y a un morceau que j'aime bien, qui s'appelle "Baby steps". Très bon jeu, d'ailleurs, sur "Place T-Shirts". [Rires] D'accord, ça m'y arrive. Vous connaissez pas? Non, plus. Il y a un joli morceau sur l'idée de faire jour après jour et de te tenir le cap. Parce qu'on n'en a tous besoin. Allez, "Oliviat Dine, Baby steps". [Musique] [Musique] C'est doux, c'est aussi. Ouais, c'est très doux. [Rires] Daze, t'as recon. Marocco, un groupe, alors moi, je suis un mécal ancienne. Marocco, c'est un groupe de rock des années 60, 70, 10, qui s'appelle "Blot 7 & 10". Et le morceau, évidemment, c'est du matériel à son plé 3000. C'est le morceau s'appelle, je sais plus comment. Il s'appelle "Sometimes in Winter". C'est du rock avec des cuivres et tous les mecs qui sont dit, "On met tout dedans, c'est très chouette". Mais bon, c'est quoi de ça? Allez. [Musique] "Sometimes in Winter, I gaze into the streets and walk through snow and city sleep behind you". [Musique] "Sometimes in Winter, forgotten memories, remember you behind the trees, with leaves that cry". [Musique] "By the window once awaited for you, laughing slightly you would run, trees alone would shield us in the meadow, making love in the evening sun". [Musique] Je prends ça, tu lui mets dans l'MPC, tu mets. Je vois le côté vignassant. Et il coûte, je termine. Allez, avec une recours. Je le découvre avec du retard parce que l'album est sorti à deux ans. C'est un album, c'est un album, c'est le ESP. Je ne sais pas comment il faut le dire. L'album s'appelle "Promise". Et en fait, je le découvre parce qu'il y en a une version de luxe avec quelques morceaux supplémentaires là en septembre dernier. Et en fait, je me suis pris une claque, je t'ai passé à côté. C'est devenue limite. Un de mes albums préférés t'es dans deux années. Je le trouve génial. C'est de la musique. Si pas, c'est de la musique électronique un peu ambiante, avec des trucs un peu trans aussi. Et enfin, c'est très étonnant. D'ailleurs, François connaissait déjà évidemment. Et je crois que c'est un des groupes qui l'a plus écouté dans l'année. Si je l'ai pas donné. "Ouais, il est dans mon top d'écoute". Donc il va apprécier ça. Et en vrai, c'est vraiment très bien. Je vous invite ça à écouter "Promise" de ESP. Et on écoute le morceau qui s'appelle également "Promise". "Promise" "Promise" "Promise" "Promise" "Promise" "Promise" "Promise" "Promise" "Promise"

Podcast Summary

Key Points:

  1. Discussion sur les difficultés et le sexisme rencontrés par les femmes dans l'industrie musicale, notamment dans les domaines techniques et le journalisme.
  2. Présentation des invitées
  3. Constat d'une sous-représentation des femmes dans les programmations musicales, les récompenses et les médias, malgré la visibilité de certaines pop stars.
  4. Partage d'expériences personnelles de prise de conscience progressive des inégalités de genre dans la musique.

Summary:

Cet épisode de podcast réunit Domitille, musicienne et créatrice du podcast "Sisters of Sound", et Morgan, journaliste et autrice, pour discuter de la place des femmes dans l'industrie musicale. Domitille explique que sa prise de conscience est survenue lors d'ateliers réservés aux femmes, où elle a constaté des problématiques communes, notamment l'isolement et les défis techniques. Morgan relate quant à elle des expériences sexistes dans le journalisme musical, où on lui a demandé de "féminiser" son écriture ou où son genre a été mis en avant de manière réductrice.

Toutes deux soulignent que, malgré la visibilité médiatique de certaines pop stars féminines, les femmes restent minoritaires dans les programmations de festivals, les diffusions radio et les récompenses majeures. Morgan cite des statistiques édifiantes, comme seulement 17% d'artistes femmes sur scène en France ou 4 albums de l'année attribués à des femmes en 21 ans aux Victoires de la Musique. La conversation met en lumière les préjugés persistants, la difficulté d'être prises au sérieux dans des rôles techniques ou critiques, et l'importance de créer des espaces de discussion pour faire évoluer les mentalités.

FAQs

L'épisode explore la place des femmes dans l'industrie musicale, en abordant les défis spécifiques qu'elles rencontrent, comme le sexisme et la sous-représentation.

Les invitées sont Domiti, musicienne et créatrice du podcast 'Sisters of Sound', et Morgan Giuliani, journaliste et autrice spécialisée dans la pop et le féminisme.

Les femmes ne représentent que 14% à 17% des artistes programmés sur scène en France, selon les chiffres du CNM et d'autres études récentes.

Elle a réalisé ces enjeux en participant à des ateliers réservés aux femmes, où les échanges ont révélé des expériences communes d'isolement et de défis techniques.

Un rédacteur en chef lui a dit qu'elle 'n'écrivait pas comme une fille', la ramenant constamment à son genre et l'incitant à féminiser son style, ce qu'elle a perçu comme du sexisme.

Morgan souligne que la critique musicale en France est majoritairement masculine, ce qui peut conduire à des analyses biaisées ou incomplètes des œuvres de ces artistes.

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