Go back

La mémoire ensevelie

38m 56s

La mémoire ensevelie

L’histoire de Virginie raconte un parcours de traumatismes profonds marqués par des violences sexuelles subies lors de son enfance, notamment lors d’une opération d’appendicite où elle est victime d’un agresseur médecin, Joël de Skouarnek. À 10 ans, elle subit une opération sans souvenirs, puis, à 13 ans, un viol par une nourrice. Ces événements deviennent un fardeau psychologique, entraînant une anorexie, une dépression et une perte d’estime de soi. Lorsqu’elle découvre que son chirurgien l’a opérée et qu’il est impliqué dans des abus, elle subit une crise psychologique intense. Elle est confrontée à une enquête policière, puis à un procès en 2025 où elle témoigne pour la première fois, un moment marquant de prise de conscience et de réparation. Malgré la condamnation de son agresseur à 20 ans de prison, elle continue d’être hantée par la peur de sa réapparition. Elle reprend peu à peu sa vie familiale, se rétablit émotionnellement et décide de faire une chirurgie pour retrouver une image de soi. Son histoire témoigne de la résilience face à des violences profondes, du besoin de justice et de la lutte pour une vie reconstruite, où le lien avec ses enfants et son homme devient un pilier de rétablissement. Elle souligne l’importance de parler de ces agressions pour empêcher qu’elles se reproduisent et pour permettre aux victimes de se réinsérer dans la société.

Transcription

4085 Words, 22243 Characters

French
C'est une affaire qui a secoué la France. Une affaire impensable, tentaculaire. En mai 2025, le chirurgien Joël de Skouarnek a été reconnu coupable de viols et d'accrétions sexuelles sur 299 victimes, principalement des enfants. Il a agi sur une période de 25 ans. Virginie a 10 ans lorsqu'elle doit se faire opérer de la pente d'hissites. Elle vient tout juste d'entrer en SM. Après une semaine à l'hôpital, la douleur n'est plus qu'un mauvais souvenir et devient une anecdote qui s'efface au fil des ans, jusqu'à ce qu'elle ressurgisse dans les médias en 2017. Vous écoutez transfert. Ce témoignage a été recueilli par Clara Lennet. Attention, cet épisode à bord des sujets sensibles. Pour en savoir plus, reportez-vous au texte de description de l'épisode. Dans les années 80, près de Chateau, dans un petit village en campagne, j'ai un maman qui est dépressif, un papa qui se travaille beaucoup et qui est pas beaucoup à la maison. J'ai beaucoup de responsabilités. Je m'occupe beaucoup de mouffraires et de ma sœur. Je me lève pour leur préparer leur petit déjeuner le matin. Je suis une petite fille en jouée, mais j'ai des moments de tristesse en moi que je ne comprends pas. Rican de septembre, fait un barbecue au bord de l'étan, et j'ai très mal au ventre. Ma famille met ça sur le compte peut-être d'une constipation. Je vais à l'école de mon main, et j'ai toujours très mal. Je rentre le soir, et je suis pliant de je ne peux plus marcher. Ma mère va prendre contact avec le médecin de famille. Et il va me prendre tout de suite en rendez-vous. Il m'examine, il me dit que c'est une appendicite et qu'il faut aller à l'hôpital. On rentre à la maison avec ma maman, on prépare un sac, elle me dit, on va à la clinique de loge. J'entre dans le bloc opératoire, j'y froid, là on m'attache et on me perfuse. Et là je me réveille dans ma chambre, il y a ma mère, ma mamanie qui m'offre une poupée, des bonbons. Je reste à l'hôpital pendant une semaine. Je retourne à la maison, et là ma mère m'a préparé un gâteau chocolat et s'occupe de moi. Je suis contente et le souvenir de l'hôpitalisation s'efface. Lorsque j'ai 13 ans, je fais un cauchemar. Je me réveille trop blanche, en sure. J'ai le souvenir d'avoir été accacé sexuellement par ma nourrice. J'ai des flâches, j'ai des odeurs. Je ne me sens pas bien. Je raconte à ma mère le lendemain et elle ne mette pas à rentamer une action justice. Elles tombent juste un peu plus sans dépression. Je suis dans un mal-être dans mon corps. Je commence à prendre du poids. Je peux passer des après-midi entières à lire des ponds dessinés et à manger des boîtes de madlène. Je passe en seconde et je me retrouve à l'internet. Et là pour moi, c'est la porte ouverte à la liberté. Je n'ai plus le poids de les charges de la maison. Je peux enfin être une adolescente comme les autres. A 17 ans, je rencontre l'entraîneur du rubilement frère qui devient mon amoureux. C'est une relation qui dure quelques mois et c'est mon premier chacun d'amour. À 18 ans, j'obtiens mon permis, liberté totale. Je peux faire ce que je veux. Je me promène en voiture. Je rencontre le fils d'un ami de ma mère et avec lui, je découvre beaucoup de choses. La liberté, les drogues. Il est dans le cannabis. Je prends des psychotropes. Je découvre le rapport au corps qui devient moins compliqué. Du coup, je suis plus à l'aise avec mon corps et dans ma sexualité. Et je viens avec lui une relation amoureuse très intense, le nom Marion. Et après un an de mariage, je découvre qu'il me trompe. Il va s'en suivre une séparation grosse à l'un d'amour. Je suis vraiment très triste. De cette période, je décide de revenir dans ma région natale. Mon papa tombe malade, gravement. Je suis complètement dépassée par les événements. C'est très difficile. Au même moment, je travaille dans un centre pour rejeunadule tendi capé. Et là, il y a ce garçon qui a l'air de s'intéresser à moi et moi, je suis pas du tout intéressant. Je lui ai compris que je suis pas disponible. Je suis en plein divorce, mon père est malade. J'ai du mal mois à me remettre en santé. C'est compliqué. Au bout d'un an, je décide de donner une chance à cet homme. Je me dis, c'est peut-être le moment. Je l'adore parce qu'il est merveilleux. Il me fait rire. Il est tout ce que j'aime. Il est doux. Il est patient. Il est en plus, il accepte de vivre avec moi toutes ces étapes de vie difficile. Je rencontre l'amour de ma fille. Arnon va être un vrai dit. Il va me sortir du cannabis. Il m'aide à arrêter mon anorexie. Je peux compter sur lui à tout moment. Et petit à petit, je vais reprendre le dessus ou à la vie, sortir de ce marasm, de cette dépression et me sentir bien avec lui. En 2011, papa va décider dans nos bras avec ma soeur. J'ai perdu l'homme de ma vie. Arnon, avec sa douceur habituelle me soutien et je suis parvien à faire monter. La vie reprend. Nous avons 30 ans. Et un désir d'enfant, c'est fait de plus en plus pressant. Je tombe enceinte de mon premier enfant. C'est le bonheur. J'ai le désir d'un garçon et mes veux sont exossés. Et deux après, deuxième petit bonheur, ma fille arrive. Et nous sommes les plus heureux de la terre. On est en train de vivre une période de vie absolument délicieuse. Tout le plus planète s'arrête. On est bien. On est bien dans notre travail. On est bien tu vas bien. Un jour, je regarde les informations et je vois cette histoire sordide d'un chiantigestif qui a accacé des enfants sexuellement et qui a tout noté sur un carnet. Je trouve cette histoire complètement aberrante, télérante. Je me dis que c'est vraiment quelque chose de très dur à vivre pour ces enfants et voilà la vie continue. Quelques mois plus tard il y a un repas de famille. Je suis assise assez loin de ma mère et je discute avec mes cousins. Lorsque j'entends que il parle justement de cette histoire qui est sorti dans les médias du chirurgien qui a accacé des enfants. J'entends mon manque, dire le squarnec, c'est celui qui m'a opéré et j'entends ma mère répondre. Mais c'est celui qui a opéré Virginie de son apadisite. Je marque un temps d'arrêt. J'entends. Et là j'interrompe ma mère tout de suite et je lui dis mais maman comment ça c'est lui qui m'a opéré. Je ne le savais pas et c'est rien passé hein t'y moi. Non mais c'est rien passé et qu'est ce que tu vas t'imaginer et c'est rien passé. J'ai zé tout le temps là. Donc voilà je reste là dessus et je me dis que bon il y a pas s'inquiéter. Un soir du mois de décembre. Je reçois un coûté des fans de l'agendarmerie de van. Je dis à ma collègue écoute vraiment ça m'agasse c'est pas possible. Mon ex-marie a dû encore faire des bêtises. Il y a des gendarmes qui m'ont appelés je les rappelle, j'en vois bouler et puis je te rejoins. Je rappelle. Là le gendarmer des croches il me demande mon identité. Il me demande de la confirmer. Je confirme tout ça. Et là il me dit "Avez vous été opérés de la peintissite quand vous aviez tissant?" Et je répond "Oui". Je répond "Oui" et je répond "C'est pas possible vous êtes en train de m'annoncer que je vais partir des garnes" et il m'a répondu "Oui je t'en dénue" je crie. J'arrive pas à y souffer mon cri. Il m'explique que les faits sont graves, ils sont très graves, qu'ils ne peuvent pas me l'expliquer par téléphone. Et il me dit qu'il veut me rencontrer. Je lui explique que ce n'est pas possible que je ne suis plus dans la région de la Bretagne que je suis revenu dans ma région medale. Donc il va falloir être entendue par des gendars de ma région. Du coup je lui explique que je suis au travail. Donc j'écoute ce coût de téléphone. J'explique à ma collègue que je viens d'apprendre quelque chose de grave, avec que j'ai besoin d'appeler ma mère. J'appelle ma mère. Je lui explique. Elle aussi va tomber des nus, va tomber en l'arme. Je retourne au travail. Je finis la soirée dans mes achemales. J'essaie de t'en échanger, bien sûr. Pas effrayer les enfants. Et je c'est qu'une hâte, en fait, c'est de rentrer dans ma voiture. Et une fois que je suis rentrée dans ma voiture, je me déchaîne. Je hurle, je pleure, je crie, je comprends pas ce qui m'arrive. J'ai pas de souvenir, j'ai pas de souvenir. Et je vais partir du dernier. C'est le début d'une longue histoire et je vais vivre qu'un jour extrêmement pénible. Je n'ai pas de souvenirs, je ne sais pas ce qui a été écrit, je ne sais pas ce qu'on m'a fait. Dans ma tête c'est un cataclysm. Je ne fais que de penser, chercher, fouiller, essayer de retrouver des souvenirs. Je n'y arrive pas. J'essaie de tenir, il faut aller au travail, il faut continuer. Et j'attends qu'une chose, en fait, c'est sur rendez-vous pour pouvoir prendre la vérité. Je finis par être convoqué au commissariat. Et c'est une journée d'automne où il fait un temps mitigé. Là j'arrive à la jambarmeurie, la jambarme qui doit m'auditionner n'est pas encore présente. Mais les jambarmes qui sont là savent pourquoi je viens et ils sont extrêmement bienveillants et gentils. Ils m'accueillent avec beaucoup de gentillesse. Donc ils me proposent à boire de ma soeur. La jambarme arrive, donc on peut enfin faire l'audition. Là elle va me poser tout un d'adquestion sur l'hospitalisation. Je lui explique que je n'ai pas de souvenir et elle me dit je vais vous faire lire votre partie. Et là c'est pas possible. Mais raconte mon viol. Tu ne fais son remasser. Tu ne fais son ou il se délecte de ce qu'il a fait. Ou tout ce qu'il fait n'est que plaisir. Et moi je ne suis rien, je ne suis qu'une chose, je ne suis qu'un d'objets. Je suis complètement anéantie parce que je l'ai. Là la jambarme va me mettre une clenche de photo, me demander si je reconnais mon incassaire. J'avoue, je montre une image voisin, je ne sais pas qui c'est, je n'ai pas de souvenir. Ensuite ma mère est entendue. Et on demande si je veux quel risque le passage. Je dis non. Et je la laisse aller à son notion. La jambarme revient me voir et me dit pour qu'elle comprenne il faut qu'elle dise. Et je me dis mais ça va être horrible pour elle de lire ces choses là. Est-ce que je dois le faire? Finalement j'accepte. Je me dis qu'il faut qu'elle comprenne. Je sort du commissariat complètement anéantie avec ma mère. On l'est toutes les deux sous-chocs. Le chemin du retour se fait un silence et je retrouve mon amour et je suis explique l'effet. Quelques jours plus tard je suis au travail et une douleur vive, arrive dans le dos. Je dis à mes collègues. Bon je pense que je vais aller voir mon médecin demain. Là j'ai mal. Je suis arrêté. Je suis en arrêt de travail. Et on me prescrit une infiltration. C'est un infiltration. Ce passe très mal. Je ne peux plus marcher. Je ne peux plus rien faire. Et du coup je ne peux plus travailler. De là, arrive le moment où je suis licencié pour une aptitude. Si moi après la convocaution, je vais recevoir à la maison en recommandé. Les deux s'y couplent et dégarnent de Jewell Leswarmech. Avec une liste d'avocats pour nous défendre. Je ne comprends pas comment je peux recevoir chez moi un dossier comprenant le viol de plus de 300 enfants. Je ne veux pas lire. Je ne veux pas connaître leur souffrance. Je me cherche dans ce dossier qui est énorme. Et je fini par me trouver. Et là, chez la totalité du récit. Et c'est bien pire que ce que j'ai dû au commissariat. Et puis toujours cette façon des cas. Criire, c'est cette façon de romancer les choses qui vous écure, qui vous blessent. Finalement, il va falloir chercher un avocat ou une avocat. Donc, je prends cette liste et je me mets à chercher, je cherche, je cherche sur Internet. Je prends chaque nom et je regarde chaque photo. Et je tombe sur Louise. Louise, ça va être mon avocat. J'explique à mes enfants que l'on m'a fait du mal. Car monsieur m'a fait du mal et qu'il sera jugé pour ça. Je fais quelque chose de violon et je ne suis plus capable de m'occuper de moi-même, de mes enfants, de mon homme. Je deviens l'ombre de moi-même, je reste au lit, je ne veux plus me laver, je mange trop. Je prends 25, 30 kilos. Et je déprime de plus en plus et je somme. Et je vais toi malheureusement tous les séarts non, ils chernt tout le quotidien. Ils s'occupent de tout et moi je reste comme un animal placé dans le fond de moi-même. Au mois d'avril 2022, je sens que je suis au bout. Je ne veux plus vivre. Mais petit bout n'arrive plus à me maintenir dans une énergie positive. Je demandrais à être hospitalisé parce que je sens que tu peux faire quelque chose de pas beau. Et je serais hospitalisé le 28 avril. Le 29, c'est l'anniversaire de mon fils. Je serais pas là, je serais pas là pour la première fois de ma vie. C'était ce mène où je suis accompagné, était entendu. Je suis pris en main. Je prends un traitement qui est adapté. Je suis enveloppée et j'arrive petit à petit à reprendre quoi la vie. Fin juillet, fin de l'hospitalisation je rentre. Je prends difficilement mes marques. Mais je suis à la maison dans la vie présente. C'est pas toujours évident. Je suis encore fatigué et j'ai du mal à prendre un petit peu mes marques mais je prends une décision. À partir de ces temps, je me lève tous les matins. Je prépare le petit déjeuner des enfants. Et je les êtes assez préparés. Je veux reprendre ma place. Reprendre le cours de la vie. Je continue ma quête de recherche, souvenir. Je cherche, je ne trouve pas. Je lis tout ce que je peux trouver sur mon agresseur. Et je relis, mais je relis mon passage. Mais les souvenirs n'avaient pas de revenir. Je me suis un moment que si mon cerveau s'imit sur off, c'est qu'il y a une raison. Il me protège. En même temps, il faut reprendre la vie à deux aussi. Il y a eu tout ce temps de dépression, d'hospitalisation, où le couple a été branlé. On se retrouve, repartage des choses ensemble. Et on a fonds cet étape de vie en force, tous les deux. Mon avocate me prévient que le procès va se passer en février 2025. Je suis un peu chamboulée par cette annonce. Mais je me dis que justice va passer. Je me prépare beaucoup d'un souvenir, beaucoup de pensées, de remiseurs. En question sur ce que j'ai lu. Et il fait y avoir un moment où je suis un peu dépassée parce qu'il va arriver. Je suis une personne lenta, moi je ne sais pas ce que c'est les assises. Et je me retrouve à être dans la peur. Je ne sais pas comment je vais pouvoir vivre ce moment. J'appelle mon avocate pour le dire que je suis très engoissée que je ne sais pas comment faire. Là, elle va prendre le temps de discuter avec moi. Et elle va me dire de prendre une feuille et de noter sur cette feuille tout ce que je veux dire, jour du procès. J'achète tout de suite un garnet, un petit garnet vert. J'écris une traite, tout ce que je veux dire. Je l'écris et je me sens soulagée. Je me sens prête, je me sens prête à la frontée. Le procès début que le 24 juillet 2025, il est prévu de durer trois mois. Il est loin chez moi, il est sur van donc je décide de le suivre par l'intermédia des médias. Il y a 299 victimes qui ont porté plainte et il n'y a plus de 100 victimes qui ont décidé de témoigner à la barre. Je suis auditionné le 6 mars et je fais partie des premières victimes à être auditionnés. La veille, je suis étrangement serène. Mon frère est présent, mon homme est présent. Et on va passer une soirée tranquille détente. Et je prends ma traitement et je m'entends paisiblement. Je suis serène. Le lendemain matin, je me prépare, je sens donc où est ce qui commence à monter. Je commence à pas être bien. Là, arrive le moment où il faut aller au tribunal. Je suis tromblante, mon avocate arrive et j'arrive à retrouver de la serénité. Elle me fait visiter la salle et je rencontre d'autres victimes. Et là, c'est un moment particulier. On est sérieux comme des jardines. Il y a pas de classe et puis il y a plein d'avocats. Et ils n'ont des victimes, on est devant, mais on se sert les mains, on se tient, on a besoin de se sentir physiquement. Et je rencontre de belles personnes. Je sais qu'elles aussi ont souffert. En m'approchant de la barre, je suis trois dans mes potes. Je me dis, ça y est, c'est le moment. Il va falloir parler, il va falloir dire le mal que tu as vécu. Après avoir parlé avec la présidente qui nous relient nos écrits, notre photo, je lis mon petit carnet à l'intention de monsieur Jeskoirenec. Et je m'adresse à lui directement. Vous m'avez fait du mal, je me sens s'ali, dégueulasse. Je n'ai plus d'estime de moi-même, je suis présé, on a touché à mon innocence. Tu devenues fragile et toute ma vie, je vais devoir vivre avec, me construire et surtout me reconstruire. J'ai vu qu'il qu'a traîné d'herence, j'ai pris 25 kilos pour m'en les dire. J'ai fait une très grosse impression. Je ne voyais plus de sens à la vie. Je suis actuellement en avalidité à cause de tout ça. Mais force, je les retrouve maintenant, dans les yeux de mes enfants et de mon homme. Pour eux, il faut que j'étienne le coup. Mais c'est dur, et à tout l'heure est profonde. Tout ce que je vous souhaite, c'est que vous, que votre peine soit la hauteur de vous fait, et que plus jamais, ce genre d'agression ne se reproduise. Pourtant que je parle, je regarde ce petit bonhomme à l'unette qui ne représente plus rien pour moi maintenant. Je n'ai plus la peur, j'ai repris le pouvoir. Il va se lever à la demande de la présidente. Il présente ses excuses que je n'accepte pas. Il dit que les faits sont vrais. Il a vous, c'est tout ce que j'attendais, que la vérité soit dit. À la sortie du tribunal, je suis assaillie par les journalistes. Très peu de victimes ont fait le choix de témoigner. Donc, je décide de parler. Et ensuite, je vais retrouver mon homme, mon frère, et on passe à un moment le détente. Quand je retrouve mes enfants le lendemain, je leur dis que le procès est passé, que maman a pu dire ce qu'elle voulait en méchant le cieux, et que maintenant pour eux, c'est fini. Je suis le procès par l'intermédiaire toujours des médias, et par mon avocate aussi. J'attends avec impatience le verdict. C'est le 28 mai, je suis dans mon salon. J'attends la réponse de mon avocate, le verdict final. Il prend la peine maximale, il prend 20 ans. Ce que nous, vous vient en fait, nous les victimes. J'ai un sentiment qui est partagé. Je suis soulagé parce que la justice a fait son travail et a donné la peine maximale. Mais je suis troublée par le fait qu'il va pouvoir ressortir un jour. C'est une crainte pour moi. Un an plus tard, je me sens apaisé dans ma vie. Je suis beaucoup plus sereine. J'ai repris un train de vie normale de maman qui s'occupe de ses enfants, qui s'occupe de sa maison, qui partage avec son homme. Je suis dans la vie. J'ai repris une relation très forte avec mon homme. Il ne peut plus rien nous arriver. Par contre, je suis une maman très poule. Je suis peur pour mes enfants. Je leur demande à chaque fois de me tenir au courant quand il faut une sortie. Il faut que je sache ou de son. J'ai besoin de savoir qu'il ne leur arrive rien. Si un jour un de mes enfants devait être hospitalisé, il est hors de question de laisser seuls. Je ne peux même pas l'imaginer. C'est-à-dire que nous, le temps Mirion, j'aurai nuit avec mon homme pour qu'il ne soit jamais seul. Je pense que je serais même capable d'aller jusqu'à la table d'opération jusqu'au bloc opératoire pour être sûr que rien n'arrive. Je suis terrible. Je suis dans l'hypervisionste tout le temps. Maintenant, Joel le Soirenec fait partie de l'histoire de notre famille. Il est devenu un an suger en fait. C'est-à-dire qu'un jour, en parlant d'une façon grande d'un avec mon fils du fait que j'avais redoubler une classe, je lui dis, c'est arrivé l'année du viol, et il m'a répondu, "Ah, ok maman, voilà." Maintenant, on en parle librement en fait, et c'est devenu quelque chose qui ne nous atteint plus. Le rapport à mon corps, il est difficile, il est compliqué. J'ai pris beaucoup de poids parce que je voulais ne plus être mince. Parce que ça faisait partie des détails qui étaient mentionnés dans son carnet. Ma minceur, j'étais une petite fille mince. C'est ce qu'il le plaisait. Et je pense que inconsciemment, j'ai voulu gommer cette minceur. Mais je ne m'aime pas, j'ai pris beaucoup trop de kilo. Et je ne me sens pas bien dans ce corps. Donc j'ai décidé de faire une chirurgie qui m'aidera à redevenir celle que j'étais. Mon rapport aux hommes en dehors de mon homme qui lui est merveilleux et compliqué. Je ne peux pas recevoir chez moi des ouvriers, par exemple, si Arnon est pas là, il faut que je sois dans le contrôle. C'est-à-dire qu'il faut tout le temps que les hommes soient face à moi. Jamais un homme derrière moi, jamais. Si j'ai besoin de prendre à rendez-vous médical, je fais un sorte que ce serait une femme. J'ai encore du mal avec ça. Si je raconte mon histoire, c'est parce que j'aimerais de tout mon cœur, de toutes mes forces, que plus jamais ce genre de chose se reproduise. Il est important pour moi de refaire parler la petite fille, parce qu'elle n'a pas pu parler à l'époque, elle n'a pas pu se clendre et n'a pas pu dire. Elle n'a peut-être pas compris ce qu'il lui a arrivé. Mais maintenant, je peux le faire parler. T'inquiète-t-à, on te croit, et ça va aller. Vous venez d'écouter transfert. Ce témoignage a été recueillis par Clara Lennet. Transferre est un podcast produit par sleight. Direction et production éditoriale s'arrêt cause qu'il est vique et ben jamais septembre horse. Chargé de production, astrite verdin, chargé de poste production, mon adelaide. Prise de son, Clara Lennet. Musique originelle, Nicolas Mollet. L'introduction a été écrite par Sarah Koskiewik et ben jamais septembre horse, elle est lue par Aurélie Rodriguez. Retrouvez transfert tous les jeux dits sur sleight.fr et sur votre application des coups de préféré. Découvrez aussi transfert club le faux premium de transfert. Trois fois par mois, transfert d'un accès à du contenu exclusif, des histoires inédites et les coulisses de vos épisodes préférées. Pour vous abonner ces simples, rendez-vous sur sleight.fr/transferclub. Vous pouvez aussi vous abonner à notre newsletter, notre compte Instagram et rejoindre le discours de transfert. Toutes les informations nécessaires sont disponibles dans la description de l'épisode. Pour proposer une histoire, vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse transfert@ sleight.fr. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Une affaire de viol et d'accrétions sexuelles sur 299 victimes, principalement des enfants, a secoué la France, impliquant le chirurgien Joël de Skouarnek.
  2. Une jeune fille, Virginie, a été opérée d'une appendicite à 10 ans, un événement marquant le début d'un traumatisme qui deviendra l'objet d'une mémoire fragmentée.
  3. À 13 ans, elle subit un viol sexuel par une nourrice, un événement qu’elle ne peut ni identifier ni raconter, provoquant un profond mal-être et une anorexie.
  4. La découverte, à l’âge de 18 ans, que son mari l’a trompée, et ses difficultés familiales et de santé, exacerbent son état de dépression.
  5. Après une hospitalisation à cause d’un traumatisme physique et psychologique, elle subit une longue période de dépression, de perte d’identité et de souffrance.
  6. Elle est convoquée au commissariat pour parler de ses violences, où elle découvre que son opérateur lui a causé des agressions sexuelles, causant une crise de dépression.
  7. Le procès en 2025, où elle témoigne en direct, lui permet de retrouver un certain contrôle, bien que la peur du retour de son agresseur persiste.
  8. Elle décide de faire une chirurgie pour retrouver sa silhouette d’antan, en signe de prise de pouvoir sur son corps et de guérison.

Summary:

L’histoire de Virginie raconte un parcours de traumatismes profonds marqués par des violences sexuelles subies lors de son enfance, notamment lors d’une opération d’appendicite où elle est victime d’un agresseur médecin, Joël de Skouarnek. À 10 ans, elle subit une opération sans souvenirs, puis, à 13 ans, un viol par une nourrice. Ces événements deviennent un fardeau psychologique, entraînant une anorexie, une dépression et une perte d’estime de soi.

Lorsqu’elle découvre que son chirurgien l’a opérée et qu’il est impliqué dans des abus, elle subit une crise psychologique intense. Elle est confrontée à une enquête policière, puis à un procès en 2025 où elle témoigne pour la première fois, un moment marquant de prise de conscience et de réparation. Malgré la condamnation de son agresseur à 20 ans de prison, elle continue d’être hantée par la peur de sa réapparition.

Elle reprend peu à peu sa vie familiale, se rétablit émotionnellement et décide de faire une chirurgie pour retrouver une image de soi. Son histoire témoigne de la résilience face à des violences profondes, du besoin de justice et de la lutte pour une vie reconstruite, où le lien avec ses enfants et son homme devient un pilier de rétablissement. Elle souligne l’importance de parler de ces agressions pour empêcher qu’elles se reproduisent et pour permettre aux victimes de se réinsérer dans la société.

FAQs

Le chirurgien reconnu coupable est Joël de Skouarnek.

Il a agi sur une période de 25 ans, depuis les années 80 jusqu'en 2025.

La victime a été opérée de la pente d'hissites par le chirurgien Joël de Skouarnek lorsqu'elle avait 10 ans.

La mère de la victime a été la première à réagir en cas de doute, mais a ignoré le témoignage de la douleur de sa fille au début.

Le viol a provoqué une profonde dépression, une anorexie, un traumatisme durable et une perte d'estime de soi.

Le procès a lieu en février 2025 et dure trois mois, avec une audience publique en juillet 2025.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.