Go back

« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »

4m 43s

« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres »

La chronique analyse le proverbe célèbre "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", souvent attribué à tort au philosophe John Stuart Mill. Bien que répandue comme une évidence, cette formule définit la liberté par ses limites, présentant autrui comme une contrainte potentielle. En réalité, Mill propose une vision différente dans son ouvrage "De la liberté" (1859) : la véritable liberté réside dans la capacité à poursuivre son propre bien, selon ses propres moyens, à condition de ne pas entraver autrui. Cette approche met l'accent sur l'autonomie et le but de la liberté, plutôt que sur ses restrictions. De plus, Mill élargit la réflexion en soulignant que la liberté peut être menacée par des pressions sociales informelles, au-delà des seules limites légales. Ainsi, le proverbe, bien que partiellement vrai, reste incomplet ; Mill invite à reconnaître que la liberté est d'abord un espace intérieur et collectif à construire ensemble, où chacun cherche son épanouissement sans nuire à celui des autres.

Transcription

854 Words, 4965 Characters

French
-Philosophy! -En synthèse. -Comme le titre des cartes, c'est d'abord, douter de tout! -Grand bien vous fasse! -Et donc, douter du doute! Et donc, douter que philosophé, ce soit douter de tout! Et ce matin, Tibo petite variation dans votre chronique sur les punchlines philo, pas de philosophie, pas de philosophes au programme, mais un proverbe. -Oui alors, vous allez voir le philosophie arrive, mais dans la deuxième partie de l'acronique. Cette semaine, je voulais m'arrêter sur un adage que tout le monde connaît, que tout le monde a dit ou entendu, au moins une fois, qui circule depuis des décennies et voir des siècles, comme une évidence, c'est le suivant, la liberté des uns, ça arrête là où commence celles des autres. On la retrouve dans les cours de lycée, dans les discours politiques, sur les panneaux de certaines mairies, elle est souvent attribuée au philosophe anglais John Stuart Mill, sauf que Mill n'a jamais écrit cette phrase. Elle n'apparaît nulle part dans son oeuvre, c'est le mystère de ces citations attribué à des philosophes ou à Churchill, ou à Gandhi, au choix, ou les amis. -Ou à la haute ceux. -Ou à la haute ceux. Son origine est en réalité assez floue, elle pourrait être une reformulation populaire de l'article 4 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui dit que la liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à Autrui. Mais peu importe l'auteur, c'est une formule qui est devenue proverbe, qui s'est imposée comme une vérité, presque parce qu'elle semblait tellement raisonnable que personne n'a jugé utile de la questionnée. Pourtant, si on s'y arrête, cette formule pose un vrai problème philosophique, elle définit la liberté par sa limite. -Voilà, quand je vous dis qu'il progrès à fournir les foutre électronique de filo, il pose lui-même le problème. Voilà exactement, c'est ça. Ce qu'elle dit, c'est que la liberté, et ce qui reste une fois qu'on a soustrait de la liberté des autres, c'est une vision défensive, presque géométrique, un de liberté qui se font face, chacune retranché derrière sa frontière, sa palissade, sa béviterée, voilà, comme deux voisins qui se disputraient sur la limite de leur jardin, et dans cette image, l'autre est d'abord donc une menace potentielle, une borde, un empiétement possible sur ma propre liberté. Alors, je vous propose de corriger ce proverbe en allant voir du côté de la philosophie, et plus précisément du côté de celui à qui on a attribué cette formule, le philosophe anglais 19e siècle, John Suarth 1000, parce que 1000 lui dit quelque chose qui paraît très proche, et c'est pour ça qu'on lui a attribué cette citation, mais qui est en fait très différent dans son cadreage, dans son grand texte de 1859, intitulé de la liberté, 1000 écrit ceci, la seule liberté qui mérite ce nom et celle de chercher notre propre bien, à notre propre façon, aussi longtemps que nous n'essayons pas de priver les autres du l'heure ou d'entraver leurs efforts pour l'obtenir. Voilà la vraisitation et regardez ce qui change. Le proverbe nous dit où la liberté s'arrête, là où il y a la liberté des autres qui commencent. Le philosophe lui nous dit où la liberté commence. Le proverbe part de la limite pour définir la liberté, le philosophe part du but et de la manière chercher notre propre bien, c'est le but, à notre propre façon, c'est le moyen, et enfin seulement sans empêcher les autres de faire de même, c'est la condition. Ce qui est premier dans le proverbe, c'est donc la limite que les autres constituent pour ma liberté, mais ce qui est le premier chez le philosophe, c'est le bien et l'autonomie que me propose la liberté. Le proverbe finalement est un outil de contrôle, la définition du philosophe est une émancipation. On a l'impression que ça dit la même chose, et pourtant tout change. Mais il va encore un peu plus loin. Pour lui, la liberté peut être entraver non pas parce qu'une loi interdit quelque chose, mais parce que la société dans son ensemble, m'impose évidemment, c'est énorme, c'est meur, le regard des autres, sans qu'aucune contrainte légale ne soit en jeu. Et cette forme-là d'entrave à la liberté, le proverbe ne la voit pas, il ne parle que de frontières entre individus. Mille lui parle de l'espace intérieure de chacun, notre propre bien, à notre propre façon, dit-il. De ce droit à vivre selon sa propre conception du bien, même quand tout le monde autour de vous pense autrement. Alors, le proverbe n'est pas faux, il pointe quelque chose de réel, la liberté n'est pas absolue, elle s'exerre dans un monde habité par d'autres. Mais Donne Surtemil nous rappelle, lui, qu'avant d'être une limite à notre propre liberté, l'autre est, comme vous, comme nous, quelqu'un qui cherche son propre bien à sa propre façon, et le reconnaître tous ensemble, eh bien, c'est nous aider les uns, les autres, à être libres ensemble. Toutes les punch-là, il ne filo de Tibot Sainte-Maurie, sont à peu de cassé sur la plie Radio-France.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le proverbe "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" est souvent attribué à John Stuart Mill, mais il ne l'a jamais écrit.
  2. Cette définition pose problème car elle conçoit la liberté de manière défensive et limitative, où autrui est perçu comme une menace.
  3. Mill, dans son œuvre "De la liberté", propose une vision positive
  4. Mill souligne que la liberté peut aussi être limitée par des pressions sociales invisibles, ce que le proverbe ignore.
  5. La perspective de Mill est émancipatrice, mettant l'accent sur l'autonomie et la coexistence des libertés plutôt que sur leurs limites.

Summary:

La chronique analyse le proverbe célèbre "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres", souvent attribué à tort au philosophe John Stuart Mill. Bien que répandue comme une évidence, cette formule définit la liberté par ses limites, présentant autrui comme une contrainte potentielle. En réalité, Mill propose une vision différente dans son ouvrage "De la liberté" (1859) : la véritable liberté réside dans la capacité à poursuivre son propre bien, selon ses propres moyens, à condition de ne pas entraver autrui.

Cette approche met l'accent sur l'autonomie et le but de la liberté, plutôt que sur ses restrictions. De plus, Mill élargit la réflexion en soulignant que la liberté peut être menacée par des pressions sociales informelles, au-delà des seules limites légales. Ainsi, le proverbe, bien que partiellement vrai, reste incomplet ; Mill invite à reconnaître que la liberté est d'abord un espace intérieur et collectif à construire ensemble, où chacun cherche son épanouissement sans nuire à celui des autres.

FAQs

La phrase souvent attribuée à John Stuart Mill est : 'La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres.' Cependant, Mill n'a jamais écrit cette phrase.

Son origine est floue, mais elle pourrait être une reformulation populaire de l'article 4 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui définit la liberté comme le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

Elle définit la liberté par sa limite, en la présentant comme une vision défensive où l'autre est perçu comme une menace potentielle, plutôt que par son but émancipateur.

Mill écrit que la seule liberté digne de ce nom est celle de chercher notre propre bien à notre propre façon, tant que nous n'empêchons pas les autres de faire de même.

Le proverbe part de la limite pour définir la liberté, tandis que Mill part du but et des moyens de la liberté, mettant l'accent sur l'autonomie et l'émancipation plutôt que sur le contrôle.

Mill souligne que la liberté peut être entravée par la pression sociale et le regard des autres, sans qu'aucune contrainte légale ne soit en jeu, ce que le proverbe ignore.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.