56. La leçon marketing des années 80 - avec Romain Limmois
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Cet épisode du podcast Tribune D, avec l'invité Romain (coach business et podcasteur), explore le marketing adapté aux indépendants et freelances. Il souligne que le marketing pour un solopreneur diffère fondamentalement de celui d'une grande entreprise, car il s'agit davantage de créer des conversations et des relations humaines authentiques que de mettre en place des stratégies techniques complexes. Romain définit le marketing comme l'art d'initier des échanges et de partager sa vision du monde. Il encourage les indépendants à s'exprimer sans complexe, en étant eux-mêmes, car leur unicité est leur principal atout pour se démarquer dans un marché perçu comme saturé. L'accent est mis sur l'importance de la nuance et du partage d'idées personnelles pour amorcer un dialogue avec son audience, plutôt que de viser directement la transaction. Enfin, Romain partage son expérience de création de contenu (son podcast "Stratège"), expliquant que sa démarche a consisté à observer l'existant, puis à produire de manière intuitive et désintéressée, sa patte unique émergeant naturellement avec le temps.
Bienvenue sur Tribune D, le podcast des frilances qui veulent progresser dans leur activité. C'est le troisième épisode de ce nouveau format plus court que d'habitude, les règles sont simples, une semaine sur deux je discute avec 1 ou 1 indépendante sur une thématique bien précise pendant 30/40 minutes. Et aujourd'hui j'accueille Romain de l'Imoire avec Romain ce que n'est depuis un moment déjà puisqu'on travaille dans la même entreprise avant de quitter les rendus salariats fin 2018. Romain, c'est aujourd'hui un coach business et tous les 15 jours il partage ses réflexions personnelles sur le marketing, le business, la psychologie et même la créativité dans un podcast qui s'appelle "stratège". Aujourd'hui avec Romain, on parle de marketing pour les frilances, alors ça veut dire quoi faire du marketing quand on est indépendant, comment est-ce qu'on fait du marketing quand on n'est pas un marketing, quels sont les principes de base du marketing et puis comment est-ce que en 2020 on peut s'inspirer du marketing des années 80 pour son business d'indépendant. Parce que c'est vrai que parfois, je trouve qu'on est tentés de copier certaines techniques marketing, d'entreprise, de startup, d'agence, alors que on ne joue pas forcément dans la même catégorie. On n'a pas un business de volume, on a plutôt un business de proximité et de conversation, alors appuyons sur de force et nos différences, bref c'est toute sujets de l'épisode d'aujourd'hui. Une dernière chose, je sens mon premier livre, 14 janvier 2021, aux éditions Irol, ce livre s'agresse à tous les indépendants qui veulent progresser avec méthode pour gagner leur vie en frillance et aussi profiter de leur liberté, pour accéder à des bonus exclusifs pour s'assortir. Je vous retrouve dans la newsletter du podcast sur www.tribuanded.com/livre. Bonne écoute. Salut Romain, c'est du Alexie. Bienvenue sur le podcast Tribuandé, c'est la première fois sur Tribuandé, on se connaît déjà depuis un moment, mais c'est la première fois sur le podcast, alors je te souhaite une double bienvenue pour ce format un peu spécial. Merci, c'est non sans émotion que je suis content de pouvoir échanger avec toi sur ce podcast. J'ai vécu la naissance du podcast, il y a quelques mois, presque plus d'un an, donc je suis content de la. Est-ce que pour les gens qui ne connaissent pas avant qu'on rentre dans le vide du sujet sur cette épisode thématique, est-ce que je peux te laisser te représenter, nous dire un petit peu qui tuer et surtout qu'est-ce que tu fais aujourd'hui? Oui. Donc moi, je m'appelle Romain Limois, du coup, je suis Coach Business, donc en fait j'aide des entrepreneurs à développer leur activité, plutôt des entrepreneurs indépendants d'ailleurs, et on vient me voir en général quand on invite passer un palier, et c'est soit un palier de chiffre d'affaires, on est bloqués à 2000 euros par mois et on a envie d'aller plus loin, par exemple, soit un palier, je dirais, de liberté, c'est-à-dire que les jambos, 7 jours sur 7, ils ont envie de dégager un petit peu de temps pour leur famille, par exemple, et donc il y a des choses à mettre en place. Donc voilà, grosso que d'o, c'est ce que je fais, j'aide des entrepreneurs, c'est 100% du coaching, j'ai vraiment juste mis en place des sessions de coaching et puis parallèlement, j'ai un podcast aussi qui sort deux fois par mois, qui s'appelle Stratège, où je parle de stratégie business, aussi quelques points sur le mindset, et sur, on va dire, personne et le branding, tout ce genre de choses là, pour les indépendants et pour les entrepreneurs. C'est vrai que c'est un podcast que tu fais solo en plus, donc c'est doublement remarquable, moi qui n'ai jamais réussi à faire ça. C'est vrai que c'est un podcast solo, je ne précise pas, mais oui, je ne sais pas un podcast interview. C'est tout seul avec mon petit micro, et puis voilà, je 30-40 minutes de mois tout seul. Donc pour ceux qui s'intéressent, ce genre de format, je t'inquiète. Et très dans tous les cas, tous les liens, dans la description. Aujourd'hui, je voulais qu'on parle d'un sujet, je pense qu'il nous tient vraiment à coeur tous les deux. Alors, le sujet large, c'est le marketing, mais on va être un petit peu plus précis. Et je pense que le fil rouge de l'épisode, c'est qu'on voit souvent, et c'est valable pour les indépendants, quelques des modèles marketing de vraie business, de vraies entrepreneurs, parce qu'on peut dire, je te pose avec les questions juste après, sur est-ce que tu fais une différence entre des entrepreneurs que tu accompagnes, et puis des indépendants qui sont solo. Mais je trouve que parfois, on complexifie ce qui est vraiment le marketing, on complexifie l'action de marketing, son œuf, son produit, son projet et sa personne. Alors que l'enjeu, en avis, il est ailleurs, et c'est justement tout l'épisode, avant de démarrer. Est-ce que tu fais une différence d'ailleurs entre un dépendant et entrepreneur? Alors, la seule différence que je fais, c'est qu'en fait, pour moi, un entrepreneur, dans ma conception de cette terminologie, un entrepreneur, il a des employés. C'est un peu ce que je veux dire, on est tous entrepreneurs, on est sous, même quand on est indépendants, on est solo-preneurs, c'est genre de choses là, mais moi, la différence entre quelqu'un qui se, moi, je suis une différence entre quelqu'un qui est seul dans son entreprise qui travaille peut-être avec un freelance et quelqu'un qui a 34, 50, 200 employés, les logiques sont différentes. Dans le côté, on est sur de la stratégie, et parfois même, on va dire de la maîtrise de soi, et de ses sentiments, et de ses émotions, etc., il y a un travail très interne quand on est indépendant, quand on est seul, et puis de notre côté, c'est plus de la gestion des hommes, avec un grand tâche, sur comment faire pour être efficace à 300, à 50, à ou même à 15, c'est quand même deux logiques différentes, donc voilà un peu la distinction que j'en fais. Mais c'est vrai que je trouve que c'est pas péjoratif de dire qu'on est indépendants, qu'on est freelance. Je trouve que, enfin, moi, je suis assez fier de dire, je suis indépendant, j'ai mon business tout seul aujourd'hui sur mes clients, et c'est OK, tu vois, je sais pas besoin de dire, nous sommes une agence, nous sommes cinquante derrière l'exément cléna, Corporation. Il y a encore un peu cette tendance quand même, parfois, des gens qui disent, nous vous proposons, et puis tu regardes sur LinkedIn et il y a marqué un employé. Donc il y a encore cette tendance là, mais je suis d'accord avec toi, il n'y a aucune honte ou quoi que ce soit, c'est une fierté d'être indépendant, ça aussi sont l'eau de difficulté, et je te dis que pour moi, les plus grandes difficultés, c'est les difficultés interne, c'est assez compliqué, il faut tout seul dans la barre, donc voilà, mais je te suis de. Il y a plein de mon côté, mais il y a aussi des côtés un peu plus difficiles et pour le coup, t'es effectivement tout seul pour régler ça. Sur le marketing aussi, c'est très différent, je trouve, entre un marketing d'entreprise, quand tu as des salariés, quand tu as un business modèle à faire tourner avec aussi du volume, vers ce que tu peux avoir sur un marketing d'indépendant de solopreneur, toi, je récurais de savoir un petit peu, c'est quoi la définition que tu donne aux marketing. Ça, qui n'y a pas un de gens qui me demandent pas sur tous les entrepreneurs que je l'accompagne, quand on parle de marketing, il me dit que c'est quoi pour toi, le marketing, c'est un peu la question qui revient, donc c'est bien que tu la poses, parce que je pense qu'on aura des définitions différentes et toujours 50 définitions, ma définition, c'est, en fait le marketing, c'est créer des conversations, pour moi, c'est créer des conversations. Le marketing, surtout, dans la période, on va dire post Covid, la période qu'on vit en ce moment, on enregistre ce podcast, pour moi, c'est la communication entre humains, c'est ça, le marketing, c'est échanger, s'exprimer et échanger avec d'autres êtres humains. Et c'est vrai que plus le temps passe, plus j'ai l'impression que ça rentre dans la définition, quoi, ce que je vois autour des mois. Je pense que si je te pique un bout de ta définition et de ta vision là-dessus sur la partie conversation, moi, c'est vrai que, je trouve que c'est le point central, c'est l'échange, le partage, la conversation et je trouve que je mettrai presque trois points autour du marketing et de ce sujet de conversation. Le premier, je te dirais que, je pense que le plus important quand même, c'est d'identifier et d'avoir un besoin client en face de toi pour justement créer cette conversation, parce que tu pourrais parler à un mur, tu fais de la conversation, je suis pas sûr que ça soit hyper pertinent, le second point, c'est comment est-ce que tu rends crédible, ton oeuvre ta solution à tes clients grâce à cette conversation. Et je dirais que le troisième, c'est le point final de la conversation qui est de comment est-ce que tu partages un message, comment est-ce que tu communiques avec la bonne signe, la bonne audience au bon moment, bon endroit. Alors j'irais que c'est un tout et le marketing englobe, c'est un peu ces trois piliers avec au centre effectivement le sujet de la conversation. Tchao moi j'ai, souvent que je parle de marketing avec d'autres freelances qui sont pas forcément en marketing, on est aussi un biais, c'est que moi je suis juvant du marketing globalement à mes clients, donc je suis un petit peu biaisé quand on parle de marketing. Et souvent, et notamment des profils plus créatifs ou plus introvertis me disent oui, Alexi, c'est cool de faire du marketing, mais c'est difficile de faire du marketing, tout le monde n'a pas les mêmes compétences que toi pour faire du marketing. Est-ce que toi tu as un point de vue là-dessus? Parce que moi, je suis enfin je suis convaincu que le marketing, c'est pas quelque chose de complexe, c'est pas cette machine de garde dont je parlais en introduction, ça peut être quelque chose de très très simple. En fait il y a eu, il y a eu plusieurs phases dans le marketing, c'est un mot qui existe depuis, justement assez peu de temps, peut-être c'est juste pas une vingtaine d'années, peut-être c'est très récent, c'est très 21e siècle, et du coup parfois on reste encore dans une conception un peu technique du marketing, avec, voilà, il faut faire c'il faut mettre en place des tunnels de ventes, il faut mettre en place, et je dirais que si on garde cette définition, une définition commune qu'on a pu avoir à la tout à l'heure, sur le fait que c'est créer l'échange, créer l'interaction, pas finalement, c'est à la porter tout le monde de créer l'interaction, à partir du moment où nos se exprimer, c'est ça le point clé, c'est qu'il faut hauser, parler, c'est exprimer, partager ces idées, parfois je appelle ça, tu vois, je appelle ça partager son idéologie, c'est un mot un peu fort, mais quand on est indépendant, on a forcément des idées, j'explique ça en fait, moi ce que je pense, c'est que quand on est indépendant de toute façon on a, quand on est indépendant entrepreneurs, on vit quand même une aventure assez intense, et donc on a des idées sur ce qui se passe, on a des expériences aussi, on vit des choses, et donc forcément on peut s'exprimer sur ces choses là, sur ce qu'on voit, sur les échanges qu'on a eu, sur ce qu'on lit, sur le compte du qu'on consomme, et donc on se constitue forcément notre vision du monde, et ça peut être intéressant de partager cette vision du monde, et donc c'est ce que j'appelle idéologie, c'est que chacun à sa propre façon de voir le monde, qui a un côté un peu, voilà, c'est très subjective, forcément, mais ça peut être bien de dire, je pense que X, je pense que Z, qu'est-ce que vous en pensez vous, et du coup tu amores une conversation et tu es à l'initiative de la conversation, donc forcément, allé j'en viens de discuter avec toi, et puis les échanges se créent, pourquoi pas, des échanges commerciaux, des transactions derrière, mais ce que je pense souvent, c'est qu'il va mieux mettre la, on va dire l'accent sur la relation, que sur la transaction, c'est-à-dire qu'il faut, d'abord, vous mieux créer des conversations, discuter avec les gens, investir sur la relation, plutôt que directement se dire, cette personne-là, je vais la closer, ça peut être un client type, etc. Donc c'est un peu cette différence là que je peux mettre en avant. Et alors, je te rejoins complètement là-dessus, et tu peux vite faire leur accoursie en disant, ok, donc si il faut que j'ai une idéologie et que je partage une vision du monde, il faut que ça soit une vision du monde qui soit extrêmement marqué, extrêmement différenciante, et donc, il faut que je prenne, tu vois, il faut presque que je soit contre-courant de ce qu'on peut trouver, il faut que je trouve un positionnement qui est extrêmement fort, presque un peu dure. C'est quoi ton point de vue là-dessus? Est-ce que c'est une bonne façon de faire ou pas? Je veux que tu vas revenir, c'est-à-dire que, en ce moment, on voit pas mal de contenus, je dirais, clivants, pour appeler ça, exactement, conduit clivants, qui se veut qu'il est clivant exprès, qui se veut vraiment clivant. Moi, je pense que le but, ça va être un peu cheesy, ce que je vais te dire, mais le but, c'est juste d'être soi-même, entre guillemets, donc de vraiment pas chercher à être plus clivant que ce qu'on est, il peut se trouver que notre vision du monde soit à l'opposer, de la majorité, et dans ce cas-là, même en la partageant, ça peut créer une conversation, un peu solide. Mais voilà, il faut juste dire ce qu'on va sur le cœur et puis partager ces idées et sans forcément chercher à être clivants. Je pense que c'est un peu. Je pense que le pouvoir de la nuance aussi, on ne l'aimait pas assez en avant, à mon avis. Et c'est OK d'être nuancé, en fait, ça ne te rend pas plus intelligents d'être, on va dire, clivants. Et ça, c'est un truc que je trouve qu'on dit pas assez en ce moment. Et pourtant, t'as le biais, notamment des réseaux sociaux, c'est qu'on est quand même des gros consommateurs un peu de LinkedIn, on aime bien s'y balader. Et généralement, ce qu'il ressort, c'est souvent des contenus qui sont. Je dirais qu'ils sont sois blancs, soit noirs, quoi, stueux, il n'y a pas de justement, il n'y a pas de nuance. Et donc, tu peux vite avoir ce biais de te dire, si moi, je veux raconter des choses et je veux amorcer une des marches marketing, commencer à parler de ce que je fais, parler de moi, adresser mes clients. En fait, t'as le biais de ce qui ressort sur le réseau sociaux. C'est toujours des choses et c'est pareil, les médias fonctionnent de cette manière-là, quand on voit des BFMTVNK, du coup, comment est ce que. Qu'est-ce que tu réponds, par exemple, à des personnes qui viennent te voir en disant, je suis sur un marché qui est saturé, il y a déjà beaucoup de bruits, tout le monde parle de la même chose, comment est-ce que je fais un peu ma différence, comment est-ce que je sort un peu du lot, j'essaie d'exister dans cette foule-là, quoi. Oui, c'est-à-dire que de toute façon, le marché est toujours saturé, grosso modo. Si tu voulais être écrivain dans les années 50, le marché était saturé. Si tu voulais être présentateur télé dans les années 90, compliqué de détruner à 10 ans, etc. C'est comme ça, il y a toujours le marché et toujours plus ou moins saturé, sauf si vraiment t'es dans une niche ultra-specifice avec très peu de gens. Donc si on part de ce postulat que de toute façon, il y a du bruit et que c'est difficile de se faire entendre, le plus efficace, ce qui porte toujours ses fruits, ce qui permet de gagner à tous les coups, c'est qu'en fait, t'es unique. Donc forcément, ta façon de t'exprimer, ta façon de dire les choses, ta sensibilité sur certains sujets, personne d'autre que toi ne peut la voir. Par contre, tout le monde est d'accord pour dire ça. Je pense que c'est quelque chose que tout le monde partage. Par contre, il y a qu'une poignée de gens qui osent s'exprimer. Les gens ne veulent pas parler, en fait, ne veulent pas forcément partager. D'ailleurs, tu vois, on a impression que tout le monde crée du contenu, mais très peu de gens crée du contenu. La réalité, c'est que toute petite poignée de personnes crée du contenu. Même si tu vas sur Apple Podcasts maintenant et que tu te dis, il y a 10,000 podcasts. La réalité, c'est que très très peu de gens crée du contenu encore sur LinkedIn en ce moment. Il y a sur 600, 60 millions de personnes. Il y a que 1% des gens vrais études, qui étaient imposés des gens qui crée du contenu régulièrement. 1%, c'est rien. Sur 600 millions de personnes. La majorité des gens sont consommateurs et pas producteurs. Et en fait, la question à comment faire pour sortir du lot, il faut juste ouvrir la bouche et s'exprimer. Et ça, peu de gens affrontent cette réalité-là. Et pour rejoindre le point que tu disais, il faut amorcer des conversations. Toi typiquement, si on prend ton cas, tu avais un premier podcast qui n'avait rien à voir à ce que tu visais aujourd'hui. Aujourd'hui, il y en a aussi, il y en a aussi, il n'y en a aussi, il n'y a pas tout seul sur le marché. Et donc, je trouve que c'est un bon exemple. Comment est-ce que tu as réussi à te créer un peu ta pâte, ton université, justement, pour reprendre tes mots? Est-ce que c'est une démarche qui n'aïve, c'est pas quelque chose de péjoratif, mais est-ce que c'est une démarche juste? Tu t'es dit, ok, il faut que je mette un pas après l'autre. Ou alors, tu as essayé d'avoir une démarche un peu consciente de dire, ok, quels sont mes points de différenciation? Ou est-ce que je peux jouer une carte? Je récupérais de savoir un petit peu ce qui s'est passé dans le cerveau de Romain et moi. Déjà, je crois à une chose qui est que tout est un. Everything is a remix, tout. L'originalité pure n'existe pas. Donc, à partir de ce postulat-là, c'est toujours important de se dire qu'est-ce qui se fait déjà? Qu'est-ce qui se fait, quels sont les tendances? Donc, si tu as envie de sortir un podcast, par exemple, tu regardes un peu ce qui se fait. Moi, je me suis dit tiens, c'est marrant, il y a beaucoup de podcasts d'interview, mais assez peu de podcasts solos. Il est peu de casse solos sur le business, c'est plutôt des petits formats très, très opérationnels, comment faire en live sur Instagram sur ce genre de choses-là. Et je me suis dit, des longs podcasts solos un peu plus sur la réflexion, il y en a pas trop. Donc, je me suis dit, bon, bah voilà, on va essayer de faire, j'avais quelques inspirations, mais pour ce moment-là, je me suis dit, je vais essayer de faire ça. Parce que je me suis renseigné sur ce qui a existé déjà. Donc, c'est la première étape. Et ensuite, la clé, en fait, c'est juste. C'est juste d'essayer de sortir ce qu'on a envie de sortir un peu comme quand on fait de l'art, et qu'on y va un peu de manière désintéressée. Au début, il faut avoir un peu cet état d'esprit de débutant, un peu désintéressé, où t'as envie de parler d'un truc, t'as envie de pas mettre de musique. Moi, j'ai pas mis de musique sur mon podcast, je me suis dit, je n'ai pas envie de m'embêter à faire du montage. Je veux juste prendre mon fichier et de balancer comme ça sur Ocha. Et donc, du coup, je l'ai fait. Et en fait, il se trouve que petit à petit, et c'est ça qui est assez marrant, c'est que les gens remarquent tes tiques de langage et remarquent un peu ta patte. Mais toi, tu n'as de pas conscience au début. Parce que, en fait, t'as juste eu envie de sortir le podcast que t'as envie de sortir. Et il faut aussi dire que c'est un processus qui évolue. Si tu écoutes le premier épisode de stratégie et le dernier, peut-être que le style, le tombe, peut-être un peu évoluer, un peu changer, c'est très émouvant. C'est à l'image de l'être humain qui est changeant, en fait. Donc, je dirais, première chose, s'inspirer, regarder ce qui se fait, et puis essayer de se positionner là-dessus, sans pression, juste pour l'inspiration. Et deuxième chose, entre guillemets être soi-même, et puis essayer de sortir ce qu'on a envie de sortir, comme si on avait envie de peindre une toile et qu'on savait pas trop encore ce qu'on allait faire, et qu'on avait envie de prendre la couleur bleue et pas la couleur rouge. Et tu l'as fait, et tu le fais, et tu vois ce que ça donne. Et les gens te disent, "Ah mais j'ai bien aimé cette courbe que t'as fait, t'as même pas conscience que tu l'as fait." Il y avait un autre sujet dont on a un petit peu parlé. On a un peu débatuches en préparant l'épisode de tous les deux. Parce qu'on a des points de vue un peu divergent et je trouve que c'était intéressant justement d'en parler. Généralement aussi une autre croyance et qui est aussi un beau conseil attention, mais c'est dire je vais créer mon marketing et du contenu par extension directement pour parler à ma cible. C'est-à-dire que je vais intéresser mon coeur de cible qui vont être mes clients, à qui je vais vendre mes services, mes produits peu importe. Est-ce que, moi je pose quand même la question, est-ce qu'il faut toujours parler à son coeur de cible ou pas? Est-ce que je te propose, c'est peut-être, je te laisse partager un peu ton point de vue et puis après, je te donne un peu une autre petite vision, peut-être un peu contraintuitive, un peu différente aussi, de la tienne. Alors, est-ce qu'il faut être cohérent dans ce qu'on propose en conduit? Est-ce qu'il faut forcément parler à ses clients? Alors je dirais que si on regarde tout ça avec un angle un peu marque personnelle, développer son perceuse branding, essayer d'être top of mine d'entre guillemets dans la tête de ton client cible, moi je serais plutôt de l'école du « oui, il faut être cohérent parce qu'en fait, tu vas toucher tes clients et puis petit à petit, comme on est dans une nouvelle phase du marketing où les clients sont toujours dans une sorte d'estimation permanente de ta valeur, de fait créer du contenu et de leur parler, au bout d'un moment, peut-être qu'ils vont se dire « et si j'allais plus loin? » et si j'allais plus loin, est que j'acheter et que je passais du côté payant. Donc forcément, ça participe un petit peu à ce travail-là un peu inconscient de parler à ton client régulièrement et que lui puisse faire une idée de ta valeur. Donc je pense que ça, sur ce point-là, je dirais que vos mieux, vos mieux parler à son client, et la deuxième point que j'aimerais aborder, c'est quand tu crées du contenu par exemple, qui est diamétralement opposé à ce que tu vends au quotidien, ça peut créer un petit peu de confusion dans la cohérence de ta marque personnelle et ça peut être dommage. Alors que si tu arrives à aligner le contenu et ce que tu vends et trouver une certaine cohérence, disons que tu gânes du temps. Voilà, c'est un peu mon avis là-dessus. Mais en vrai, c'est intéressant ce que tu dis sur « tu vois ce contenu passion » parce que à l'inverse, tu peux te dire « je crée du contenu purement passion » et voilà, je me fais plaisir en gros et effectivement tu es un peu déçu que tu n'as pas forcément les résultats. Mais je t'avoue que je suis un peu le contre-exemple parfois de cette approche-là et on m'a souvent posé la question et on continue de me la poser sur la logique marketing derrière tribune des. Parce que si il y a des nouveaux auditeurs et des nouvelles auditeres qui nous rejoignent, tribune des et pas, je ne gagne pas, c'est pas mon business principal, c'est pas avec ça que je fais, je dois faire peut-être 10% de mon chiffre d'affaires avec. Le reste, c'est une activité de freelance classique pour des clients qui sont des bitoubils des entreprises du bitoubille et qui écoutent pas forcément le podcast. Et donc, on peut effectivement se demander que tu passes 2 ou 3 jours par semaine sur un projet comme tribune des, quelle est l'intérêt pour mon business de freelance. Et en fait, au démarrage, le podcast était une démarche super naïve, c'est-à-dire que j'avais besoin de rencontrer des gens, d'apprendre, c'était quoi être freelance, c'était quoi, comment on crée une activité de freelance. Et petit à petit, je me suis rendu compte qu'il y avait un nom qui était intéressant, c'était qu'avec le podcast, j'adresse pas mon coeur de site qui sont des entreprises, bitoubils, des directeurs marketing, des comptes et de marquetteurs, en revanche, j'adresse que j'appelle moi des alliés. Donc, toutes les personnes là qui nous écoutent, vous êtes des alliés d'Alexie, Michael, est très bien aidé. Et en fait, je me suis rendu compte d'une chose, c'est qu'en adressant des cibles frilances avec tribune des, c'est comme ça que j'ai le plus d'opportunités business pour mon activité de freelance aujourd'hui, c'est-à-dire que même si ma cible n'est pas connaissance de tribune des n'écoute pas, les auditeurs du podcast me recommandent tous les mois, me font des introductions à leurs clients existants, etc. Ce qui fait que, en fait, j'ai pas besoin d'avoir une énorme machine de contenus, par exemple, pour adresser mes problématiques marketing côté client, mais en fait, je me base sur les opportunités que je peux avoir en partie, en tout cas, sur tribune des, et ça me permet de vivre largement. Et je trouve que c'est un bon contrat d'exemple aussi de se dire, on n'a pas de l'obligation toujours, en tout cas, c'est mon point de vue d'adresser un coeur de cible hors ventre. Il faut qu'il y ait un lien logique qu'on peut expliquer entre ta cible finale et ce que je peux faire. Et typiquement, tribuer un dé, le lien logique, c'est tous les frilances qui écoutent tribuer un dé, qui subent tribuer un dé, qui sont en banane utilisateur, qui sont en fait des prescripteurs, des alliés et des gens avec qui j'engage et je crée des conversations au quotidien. Le lien, c'est le frilancing, en fait, et forcément tes frilances, tu parles de frilancing et donc les frilances se retrouvent dans ce que tu fais, peuvent te recommander, bien sûr, bien sûr. Quand il y a un lien, en fait, c'est beaucoup plus efficace, quand il y a vraiment zéro lien et que c'est juste passion, passion, ça peut créer de la confusion, ça peut fonctionner aussi. Voilà, il faut faire confiance à l'intelligence de l'audience dans le sens où les gens comprennent la complexité de quelqu'un, que voilà, c'est pas forcément tout blanc au tonnoir, mais oui, si tu veux éviter un petit peu de confusion, il faut mieux avoir un lien logique, cohérent. Je me suis quand même aperçu d'une chose, c'est que tu as quand même beaucoup de clients qui sont aussi attachés à la personnalité et au comportement de la personne plus que ces compétences, bien sûr que les compétences se retrouvent attention, mais cette notion de personnalité, de crédibilité, de universe, de présence, elle est tout aussi importante que la partie vraiment compétence dure quoi, c'est-à-dire comment est-ce que tu vas m'aider à résoudre le problème. Il y a toujours un côté dans une prise de décision qui irrationnelle, moi, j'aime bien me dire que la partie rationnelle, c'est vraiment la partie compétence concrètement, ce que je suis capable de prouver, puis t'as la partie rationnelle où tu cries un lien directement avec ton client. Et là, le lien typiquement, il peut se faire via une introduction, si t'aimes quelqu'un qui va recommander quelque chose, tu as beaucoup plus envie d'aller découvrir tel documentaire ce bouquin ou même cette personne-là, tu vois. Oui, c'est notre lien d'humain à humains assez classiques qui en fait revient à fond en ce moment, quoi. On est passé les diners d'hers années sur un marketing un peu plus froid, un marketing de tunnel de ventes, etc. Et aujourd'hui, c'est vraiment ce lien d'humain humain qui n'est pas de la stratégie, parce qu'en fait, ça a toujours existé, mais c'est ce qui compte le plus, parce qu'en fait, on est un peu dans ce qu'on pourrait appeler l'air de la confiance. En gros, on a un peu radar à bougie, à truc pas très malin, et on se dit, attends, mais est-ce que je peux faire confiance à cette personne? Est-ce que je connais cette personne? Et du coup, forcément, quand tu as déjà créé la conversation, quand tu es présente dans leurs oreilles toutes les semaines, et le lien de confiance est créé, est créé. Donc, tu as arrivé au dessus de la pile des gens à contacter, quoi. Donc, c'est pas une stratégie en tant que tel, mais c'est ce qui fonctionne en ce moment, c'est tout simplement ce qui fait de nous des adultes humains. Pourquoi est-ce que tu penses que c'est moins pertinent aujourd'hui d'avoir cette notion de complexité marketing de tunnel de ventes? Déjà, je pense que la notion de tunnel de ventes a été pertinente à un moment, je dirais, en 2010, jusqu'à 2015, c'était assez pertinent, et il y a plein de business qui se sont créés là-dessus avec un niveau de déficitité incroyable. D'ailleurs, Russell Branson, par exemple, en a fait tout un empire. Russell Branson de Dotcom Secret, qui a créé vraiment un petit, on va dire, l'idéologie autour de ça. J'en mets pas en cause son déficitité passé, par contre ce que vraiment en cause, c'est qu'on va dire sa pertinence pour un freelance. Quand on est un freelance, et qu'on est tout seul dans son business, on peut être tenté de mettre énormément de leads magnetes, d'avoir un système énorme avec des mails, etc. Mais en fait, on part du principe qu'on contrôle le parcours client. Quand gros, on peut prendre un client, il vient nous voir sur notre site, ensuite il prend le lead magnet, il tombe dans notre rue, quand on lui envoie 4 mails, etc. Ça, ça fonctionnait, il y a 5, 10 ans. Aujourd'hui, le parcours client est détenu par le client. Il est plus détenu par le marketing, il est détenu par le client. Et ça veut dire quoi, ça veut dire comme ce que je disais tout à l'heure, grosso modo, ton client vient de voir, et puis il fait un pas de recul. Il te trouve super intéressant, et puis il est tout blip pendant trois mois. Ensuite, il revient parce que t'as été interviewée et surché pas quel podcast, et donc il est dit pourquoi ça serait bien de l'acheter, mais c'est pas le moment. Et puis à un moment, tu sais pas pourquoi pas, il achète, parce que c'était le top bottoming pour lui. Donc il y a cette estimation permanente, un peu comme quand tu rends dans un magasin, il y a quelqu'un qui te dit, je peux vous aider, vous voulez acheter quelque chose, je peux vous aider. Et toi, tu dis, non, c'est bon, je regarde. Alors, c'est. Tu vas essayer le truc. Avec exactement ça, qui est en train de se passer en ce moment, on regarde, on n'a pas envie d'être poussé à l'achat, on a envie de justement de faire monter ce lien de confiance, et donc forcément, le tunnel de vente qui consiste à faire glisser de manière inarritable, comme ça, ton client vers l'achat, vers le moment où il sort sa carte bleue, ça devient assez peu pertinent, en fait. Et c'est pas vraiment ce qui est attendu par l'acheter. L'acheter, il a envie de respecter, il a envie qu'il y a un vrai lien de confiance, et donc voilà, il suffit de discuter et de créer vraiment un lien de confiance et pas de stratégie derrière ça. Donc voilà un petit peu mon avis d'être suivi. Et je trouve qu'effectivement, l'enjeu aujourd'hui, et on en parlait tous les deux, c'est, je trouve que le gros enjeu, c'est aujourd'hui d'être présent. Ça parait hyper bateau, mais c'est de faire partie du paysage de ses clients, et tu vois de faire partie de cette foule qui gravite autour de ton client, de tes clients un petit possible. Je pense qu'il est là, l'enjeu, et d'avoir, effectivement, on y revient mais sur ce côté conversation. D'ailleurs, je suis assez curieux. Comment est-ce que toi, tu engage de la conversation aujourd'hui? Parce que c'est pas si simple que ça, en fait, d'engager de la conversation avec des gens qu'on ne connaît pas forcément aujourd'hui. Alors pour moi, la pire angulaire de tout ça, ça reste le contenu. Donc, soit le contenu que tu crées toi, soit le contenu qui est créé par quelqu'un qui a vécu, t'as envie d'échanger. C'est plus simple quand tu crées du contenu toi, parce que t'es un peu à l'initiative de la conversation, tu sais, toi qui mets les sujets sur la table, donc quand tu crées du contenu du crème podcast, par exemple, comme toi tu peux le faire, Alexie, forcément quelqu'un vient de voir, on te dit, "J'ai bien aimé l'épisode 23", et du coup, la conversation peut s'en clencher à partir de ce moment-là. Il y a plein de gens qui n'en clenchaient pas la conversation, c'est-à-dire que je sais pas, quelqu'un partage le podcast, le podcast le contenu sur Insta, par exemple, et puis rien ne se passe derrière, donc c'est pas iné, donc plus, c'est pas quelque chose de facile, il faut faire l'effort de discuter, de s'intéresser. Donc moi, la base de tout ça, c'est le contenu, quand c'est pas mon contenu, j'interagie avec le contenu quelqu'un, j'ai bien aimé, c'est marrant que tu penses à ça, parce que moi ça me fais penser à ça, etc. Et ensuite, c'est tout bête, mais c'est juste s'intéresser sincèrement aux gens, quoi. Ça qu'on a tout ça à prendre de quelqu'un, et quand on parle d'entrepreneur, entrepreneur, quand on est vraiment bitoubis, dans un certain sens, ce que je fais, moi, je suis bitoubis, coaching business, c'est ça, on peut vraiment apprendre de la personne. Alors du coup, ce qui est marrant, c'est que la majorité des gens s'arrête à un simple petit échange de quelques messages, parfois un audio sur Instagram ou sur LinkedIn ou par. Mais ça reste assez, assez sur le dessus des choses, et en fait, ce que je trouvais intéressant, c'est de pousser ça et d'aller un peu plus loin et de dire "mais pourquoi ne pas discuter pendant une heure sur Zoom, par exemple? Pourquoi ne pas discuter pendant une heure sur Zoom? En une heure, on a le temps de partager mes énormément d'informations et puis de se sentir aussi. C'est aussi bête de ça, mais de se dire "tiens, peut-être que avec cette personne-là, je suis peut-être envie de travailler avec cette personne, en fait." Et moi, ça m'a arrivé de faire des discussions, ça m'arrive même très régulièrement de faire des discussions sur Zoom qui sont désintéressées où il y a une vraie curiosité. Et à la forme de bande, mais toi, tu fais du coaching, mais qu'elles sont tes tarifs? Qu'est ton concept? Et ça m'a arrivé comme ça de travailler avec des clients, parce que juste, il y a une curiosité, il y a un feeling qui se passe, parce qu'il y a une vraie conversation qui se passe. Et de donner un exemple qui est tout récent, j'enregistre un podcast, je coupe produit plutôt un podcast pour un client. Il se trouve que dans ce podcast-là, je vais interjuvée d'autres entrepreneurs, souvent des entrepreneurs qui sont très techs, à la fin de la conversation, quand on a discuté pendant 45 minutes ensemble, une fois qu'on coupe les micros, je continue de discuter avec eux, il y a toujours la question, mais d'ailleurs, toi, qu'est-ce que tu fais? Mais tiens, il faudrait qu'on boise ensemble, on se rappelle. Et ce truc-là, c'est aussi bête que ça, mais déclencher des conversations même avec des clients cibles, par exemple, de se dire, tiens, cette boîte-là, ça me parle, j'ai envie de découvrir un petit peu, tiens, je vais aller contacter, je sais pas, la personne qui gère la marque, ou je sais pas, le financier-là-là, parce que moi, je suis sur ces sujets-là, dire, voilà, proposer juste, on échange pendant une demi-heure, 45 minutes, moi, c'est un truc que je fais régulièrement, que j'ai beaucoup, beaucoup fait au démarrage, mais c'est incroyable. Même si l'objectif, c'est pas d'avoir une transaction comme on le disait, mais juste d'avoir une conversation. En fait, une relation, tu te restes dans la tête des gens et tu t'insère progressivement dans le paysage de ces gens-là, et ces gens-là pensent forcément à toi, le jour où il y aura un besoin, où on leur demandera eux-mêmes et ce qui connaît-ce quelqu'un, forcément ton nom, il va ressortir à moi un autre, et ce truc-là, en plus, on a la chance de pouvoir le faire en tant que personne, en tant que solopreneur, parce qu'on n'a pas non plus besoin de 50 clients par mois pour vivre confortablement. Et ça, c'est quand même un truc qui est vachement différent dans l'entrepreneur. À l'entrepreneur qui a 300 personnes, il ne peut pas discuter avec, prendre une heure avec chacun de ces clients, c'est impossible, tu vois. Et ça, c'est un élément différent, si on fort. Ouais, tu peux prendre le temps, en fait, de te dire échangeé avec des gens, ça fait partie, en fait, de mon quotidien d'entrepreneur. Je sois à prendre, à minimage, à prendre des choses intéressantes, et ça me fait grandir. Et au mieux, je me positionne pourquoi pas, même je gagne un client, mais d'y aller de manière désintéressée, je pense que c'est ce qui fait vraiment la différence, réellement, sincèrement. Et je prenais l'exemple de « aux États-Unis », quand Amazon s'est développé, en gros, globalement, c'est 80%, 90% des ventes de livres aux États-Unis passent par Amazon. Aujourd'hui, c'est incontournable, encore plus que d'ailleurs, en Europe ou même en Asie. Ce qui se passe, c'est que t'as des libres hérit qui sont en faillite, globalement plus personne ne se déplace, en plus on connaît les américains et leurs flèment à prendre la voiture pour faire 50 mètres, là, ils peuvent se faire livrer. Et il y a une libres hérit qui, en plus, de continuer de vendre des livres, a rajouter sur tous ces éléments de communication, sur sa deventure, sur les flyers, sur les courriers qui s'envoyaient sur les newsletteurs, etc., y rajouter juste la mention et nous savons du café. Et ça, typiquement, c'est une chose qui est un grand comme Amazon et un capable de faire Amazon et jusqu'àable de livrer un livre que t'as commandé en 48 heures. Il n'est pas capable de créer un échange d'une conversation, tu vas pas te mettre à prendre un café avec le livreur à Amazon, en revanche, la petite librairie du coin, t'es capable de passer une heure dans les libraires avec le libraire à s'échanger un peu des recaux de livres, etc. Et le livre, en fait, devient presque un prétexte où t'as passé un bon moment, t'as échangé et donc tu vas acheter un livre parce que t'es dans la boutique et c'est cool de ramener un petit souvenir de ta conversation. Et ça, je trouve que c'est ultra puissant d'avoir ça en tête, côté freelance, de pas forcément calquer des modèles d'agence, par exemple. Des agences, si par exemple, t'es en freelance, en comptette marketing, ou en grosses marketing et que t'as des agences en face de toi, ça sert à rien de calquer les mêmes méthodos, les mêmes points d'étapes, etc., justement, il faut aller trouver la différence et la différenciation, elle se trouve souvent dans le temps qu'on peut y accorder à un client et dans la conversation qu'on est capable d'avoir parce qu'il n'y a pas d'automatisation, de rentabilité à avoir à l'extrême, etc., etc. Ouais, pour rebondir ce que tu dis, ça me fait penser à un livre que j'ai juste stété qui a un livre d'un mec qui s'appelle Steve Sims. Lui, il a une conciergerie de luxe, donc en fait, il bosque avec des clients au millionnaire et il crée de la magie, quoi, pour des événements incroyables, le type manger, à florance, au pied du David de Michelanges, avec Andra Botchéli qui chante, quoi, ce genre de truc-là. Et du coup, lui, il a une approche qui est un peu particulière, et dit, moi, j'essaie de faire du business comme dans les années 80, il dit, en fait, c'est très simple. Dans les années 80, il n'y avait pas internet. Donc si on voulait contacter quelqu'un, il y avait trois manières, son sonner chez lui. On a les chez lui, on sonner chez lui, ce qui nous parait d'un aujourd'hui, mais ce c'est ça, soit on prendait son téléphone, vraiment, et on appelait, donc c'est un peu la continuité du zoom, de la petite conversation zoom, c'est vraiment discuter, se retrouver dans un face à face, du dans les yeux, enfin, en tout cas, via le téléphone. Ou alors, on utilisait la poste, il dit, moi, la poste, c'est ma meilleure amie. C'est ce qui dit, il dit, moi, j'en vois des choses par la poste, je suis dans un lobby d'un hôtel, par exemple, je vais demander un hôtel, cinq étoiles, un hôtel, quatre étoiles incroyables. Il va demander des cartes avec estampiers du nom de l'hôtel, et il va envoyer à plein d'amis avec cette carte du nom de l'hôtel, je pense à toi, parce que je suis à Rio de Janeiro, machin, et il envoie qu'elle a via l'hôtel. Il prend un whisky au bar, et derrière le ticket qu'est-ce, il marque un petit mot, il dit, je suis en train de me boire un whisky, mais là, je suis tout seul, la prochaine fois, j'aimerais qu'on le boive ensemble. Et il envoie par la poste, c'est genre de truc là. Donc, tu vois, plein d'idées pour se dire comment j'aurais fait pour mes différences si j'étais dans les années 80, et je pense que si on envoie déjà un peu plus de choses par la poste, si on me prenait un peu plus notre téléphone, si on essayait de rencontrer un peu plus les gens. Alors bon, là, on est post-COVID, donc c'est particulier, mais si déjà on pouvait le faire, on pouvait avoir cette démarche là, mais probablement qu'on rentrait un peu plus humaine, un peu plus interactive, en fait, la relation. Tout le monde est capable de faire ça. Tout le monde est capable d'envoyer un livre, un client ou un prospect par la poste, parce que le livre nous fait penser à lui. C'est une très belle conclusion à cet épisode-là, au moins. Est-ce que tu as peut-être pas une ressource pour prolonger ces réflexions, surtout les sujets qu'on a pu avoir dès là, sur l'épisode? Marketing Rebellion de Mark Schafer. Marketing Rebellion de Mark Schafer, Mark Schafer, excellent, marketer. Je confirme. Marketing Rebellion, je sais pas pourquoi c'est un livre qui a assez peu lu, mais qui reprend un peu tout ce qu'on a dit, par exemple, lui aussi parle de la mort du tunnel de vente, ce genre de choses-là. Vraiment très très fort. Marketing Rebellion. Merci beaucoup Romain, je suis ravie d'avoir fait ce premier épisode avec toi, et puis je te souhaite une belle aventure et je te dis à très vite. A très lieu de merci, Axie. Merci d'avoir écouté l'épisode jusqu'au bout. Si vous voulez retrouver et discuter avec Romain, vous pouvez le retrouver sur l'Indine ou sur romainlimoie.com et vous pouvez aussi aller écouter son podcast, qui s'appelle Stratég, qui est disponible sur toutes les plateformes de podcast. Un dernier appel, je sors mon premier livre, le 14 janvier 2021, aux editions et roll, si vous voulez accéder à des bonus exclusifs pour ça sorti, je vous retrouve dans la newsletter du podcast sur tribuant des points com/livre, et quant à moi je vous dis à la semaine prochaine.
Podcast Summary
Key Points:
Le marketing pour indépendants est défini comme la création de conversations et d'échanges humains, plutôt que comme une machine complexe.
Il est crucial pour les indépendants de partager leur vision du monde (idéologie) authentiquement, sans chercher à être forcément clivant, et de privilégier la relation à la transaction.
Pour se différencier dans un marché saturé, l'expression personnelle et unique est la clé, car très peu de personnes créent réellement du contenu de manière régulière.
La démarche pour développer sa présence peut commencer par s'inspirer de ce qui existe, puis évoluer naturellement en partageant ses idées de manière désintéressée, la singularité venant avec le temps.
Summary:
Cet épisode du podcast Tribune D, avec l'invité Romain (coach business et podcasteur), explore le marketing adapté aux indépendants et freelances. Il souligne que le marketing pour un solopreneur diffère fondamentalement de celui d'une grande entreprise, car il s'agit davantage de créer des conversations et des relations humaines authentiques que de mettre en place des stratégies techniques complexes. Romain définit le marketing comme l'art d'initier des échanges et de partager sa vision du monde.
Il encourage les indépendants à s'exprimer sans complexe, en étant eux-mêmes, car leur unicité est leur principal atout pour se démarquer dans un marché perçu comme saturé. L'accent est mis sur l'importance de la nuance et du partage d'idées personnelles pour amorcer un dialogue avec son audience, plutôt que de viser directement la transaction. Enfin, Romain partage son expérience de création de contenu (son podcast "Stratège"), expliquant que sa démarche a consisté à observer l'existant, puis à produire de manière intuitive et désintéressée, sa patte unique émergeant naturellement avec le temps.
FAQs
Pour Romain, le marketing pour un indépendant consiste à créer des conversations et des échanges humains, en mettant l'accent sur la relation plutôt que sur la transaction directe.
En s'exprimant authentiquement et en partageant sa vision unique du monde, car chaque personne a une sensibilité et une façon de s'exprimer qui lui sont propres, ce qui permet de se démarquer naturellement.
Romain distingue principalement le fait qu'un entrepreneur a des employés, ce qui implique des logiques de gestion d'équipe, tandis qu'un indépendant travaille seul et doit gérer des défis plus internes et personnels.
Partager son 'idéologie' ou sa vision du monde permet d'amorcer des conversations authentiques, de construire des relations et d'attirer des clients qui partagent les mêmes valeurs, sans nécessairement chercher à être clivant.
Il conseille de s'inspirer de ce qui existe déjà, puis de démarrer avec un état d'esprit désintéressé, en produisant du contenu qui reflète ses envies et sa personnalité, sans chercher à tout contrôler dès le début.
Le marketing d'un indépendant est plus axé sur la proximité et la conversation, contrairement aux entreprises qui visent souvent le volume, ce qui nécessite de capitaliser sur les forces relationnelles et humaines.
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