from Passages, le podcast d'histoires vraies de Louie Media
36m 6s
L’histoire de Vanessa Vazard expose les conséquences profondes d’un rôle de grande sœur devenue tuteur dans un contexte de crise familiale. Après le décès de sa mère et l’agression de son père, elle assume l’organisation de la vie de ses frères et sœurs, un rôle qui lui impose de fortes responsabilités émotionnelles et matérielles. Elle fait face à des difficultés financières, à des difficultés de communication au sein de la famille, et à un sentiment d’humiliation face à des aides sociales. Le père est soupçonné d’avoir agi contre sa femme, mais il joue l’amnésie, ce qui empêche une clarté sur la vérité. La famille traverse un état de détresse émotionnelle, marqué par des silences, des blocages et des tensions. Vanessa regrette profondément le détournement de ses relations familiales, bien qu’elle ne reproche pas son rôle de tutelle. Elle devient mère de quatre enfants, ce qui renforce sa charge, mais aussi son isolement. L’expérience illustre comment le rôle de « grande sœur » peut devenir un fardeau psychologique, et souligne l’importance d’un accompagnement psychologique dans les cas de parentification et de crise familiale.
Lui!
Je suis fascinée par la question de savoir en quoi notre place dans une fraterie
peut avoir des conséquences sur notre développement voire même sur notre psychologie.
En tant que grande sœur, j'ai donc été intrigué par le concept de "sendrôme de la fille"
qui a été popularisé sur les réseaux sociaux.
Ce n'est absolument pas un diagnostic médical, mais des psychologues ont documenté le phénomène
de "parentification des aînés" et surtout des filles, c'est-à-dire lorsqu'elles
en dose davantage de tâches ménagères, de charge mentale et émotionelles au sein de la famille.
Cette semaine, d'enpassage, Vanessa se retrouve dans un rôle auprès de ses petits frérésseurs
qu'elle n'aurait jamais envisageé en d'océs.
L'histoire de Vanessa Vazard, en partenariat avec le média d'enquête les jours.fr et
au micro de Psyr Bafol.
Je suis Lui Zémerlé, bienvenue d'enpassage.
Je suis l'énée d'une fatrie de 6 enfants.
J'ai deux frères d'Ilan qui est née en 96, Léo qui est née en 2002 et 3 seurs.
Donc ma Eva qui est née en 1991, Cynthia en 1995 et Emma en 1999.
On a vécu dans 78 d'octamol jusqu'à 11 ans.
Ensuite, on a déménagé à Isisurheur dans une grande maison familiale.
En tourant de campagne, on est une famille lambda, maman qui est très dévouée, on est sa
priorité, papa qui vaut au travail, le dérendrement normal d'une vie de famille.
C'est bien connu les filles qui sont que je ne fruchent de papa et puis ils gardent
de maman.
Quelqu'un de des poivres qui aient bien pris coller, son inquiétement que maman aussi,
mais bien plus collé mais j'étais plus proche de mon père.
Mes parents ensemble, ils sont comme tout couples et des moments de tendresse, après
il y a des engueulades où on y assiste, mais beaucoup de moments familles.
On est très familles.
On a souvent des amis qui viennent à la maison, de la famille, vraiment on est entouré
quoi.
On a une vie de famille, j'ai rien de relever de qu'on peut prédire ce qui s'est
passé.
En avril 2011, je prends mon premier appartement avec Aurélien avec qui je suis depuis 2005.
Donc je suis la deuxième à partir, parce que Maïva avait pris son envol aussi, ce qu'elle
est avec sa fille et tout ça.
Donc dans le domicile, il reste mes deux frères et mes deux sœurs, les deux plus petits.
Donc, on m'appelle le lundi, 26 septembre, au matin, sur les coups de neuf heures.
En me disant qu'il y a un cambriolage chez mes parents, on me dit de venir.
Je m'en demande plus de précision, on me dit non, il faut vraiment que vous venez
sur place.
Je me rends sur place et là, on m'annonce que mes parents ont eu un accident.
C'est là de joint au mer qui me dit que ma mère est dans l'ambulance et que mon
père est elliporté à aclamare.
Je m'en demande plus de précision, on reste flou, on me dit, il faut attend que toute
la famille arrive, mettante, mes grands parents, maternelle.
On va chercher Cynthia au lycée.
De l'année Emma, on prie la décision de pas aller à l'école ce jour-là, parce que
quand ils se sont levés, ils ont trouvé la maison vide et ils ont préféré rester avec
les hauts.
Tout on arrive, donc que Maïva, aussi, et là, on nous prend dans la cuisine en mettant
Cynthia de l'année Emma et les hauts dans leur chambre là-haut.
Donc, on prend que moi, Maïva et le reste de la famille et c'est là qu'on nous annonce
que ma mère est décédée et que mon père est dans un état très très très critique.
C'est la jambe d'arme qui m'annonce le décès de ma mère, alors qu'à juste avant,
la jambe mère m'a dit que ma mère était dans une ambulance, donc là, j'ai un petit
moment de t'incompréhension.
On demande si il y avait un signe distinctif sur ma mère qui pourrait être pain, ou on
pourrait la reconnaître formellement, donc je lui dis que oui, elle a un scorpion sur
sa cheveille gauche et donc là, elle me confirme que c'est bien un mère qu'on a retrouvé
décédée à l'arrière du véhicule. Je suis perdu, je comprends pas ce qu'on vient
de me dire et très vite, je me ressi et je me dis, c'est à moi de l'annoncer à mes
frères réseurs et là, je leur dis quelque chose à vous annoncer et je leur dis, ben,
la maman ne reviendra pas. J'essaie de trouver les mots de pas être trop finis par leur
dire qu'ils ne l'arveront plus parce qu'elle est partie au ciel et là, tout le monde
se met à pleurer.
On est coupé, entre l'annonce, ça va très vite parce qu'après, il faut qu'on part
tous pour être additionnés, principalement moi et Emma, Cynthia aussi, et Dylan, mais on
laisse tranquille Emma et Leo de leur jeunage et de l'annonce qu'on vient de leur faire.
Leo, à ce moment-là, il a 7 ans et Emma, 13 ans, Dylan a 15 ans et Cynthia, 16 ans.
Donc, on part à la gendarmerie, on pose clans de question sur mon enfance, comment sont
les relations entre mes parents, c'est beaucoup d'enclas, ce qui avait des choses qui
présagés, en telle, potentiellement, un drame et très vite, on fait comprendre son
nom, le dire clairement que potentiellement, mon père, il serait peut-être pour quelque
chose dans le décès de ma mère.
Les fesses sont déroulées à l'école maternelle, devant l'école sur le parking.
La femme de ménage est arrivée pour prendre son service et là, elle voit le véhicule
avec toutes les fenêtres noires et elle a un temps, l'appel à l'aide de mon père, elle
prend un peu peur, elle s'approche pas du véhicule, elle appelle quand même les secours.
On me dit que ma mère est retrouvée à l'arrière, enchaînée, m'approulait et que mon
père a trouvé un adhère du véhicule en m'y soufflé dans un duvet.
On ne me dit pas enchaînée, non, dans la première temps, on me dit qu'elle était attachée
et c'est moi qui demande, elle était attachée comment et donc c'est là qu'on me dit qu'elle
était attachée avec une chaîne sur l'encrâge du siège et que l'autrement est enchaînée
à la route secours.
Ma première question, c'était de savoir si ma mère est souffrée, le jandarme ne peut
pas me répondre à cette question, il n'a pas cet enfoir, il me dit qu'elle a eu un
ensemble dit à l'intérieur du véhicule que sous ma mère, la moquette était intacte
et que sous mon père, la moquette était brûlée.
Et là on me dit comment tu peux expliquer cela, je lui dis bien, tout simplement parce
qu'il n'était pas dans la voiture au moment de l'incendie et donc c'est aussi comme
ça qu'on me fait comprendre qu'il y a des petites incoériences et il lui fait que
il se dirige vers lui comme principal coupable, mais il me rappelle qu'il y a une enquête
et c'est une enquête qui déterminera mais c'est juste des premières constatations.
Alors quand je sors de la jandarmeurille, il me pose tellement plein de questions déjà
de la première question, c'est de savoir pourquoi il a fait ça, si c'est réellement
lui, j'essaie de trouver tout un tas d'autres raisons qui fait que ça ne peut pas être
lui, à ce moment-là, je me dis, il ne faut pas que ça soit lui, c'est la seule personne
qui nous reste, ou il y a de perdre notre mère, on peut pas perdre les nods d'opinant en
même temps, mais au fond de moi je sais qu'il y a pour quelque chose, donc il y a beaucoup
de choses à gérer en même temps, beaucoup d'événements, c'est à ce moment-là, c'est vraiment
le bordel, vraiment le bordel de totale, on est perdu, on sait pas quoi faire, on repart dans
la maison familiale, qu'est-ce qu'on fait avec mes frères et sœurs? La première soirée
et l'ambiance elle est pesante, on se pose un tas de questions, on est dans la compréhension
totale, on fait au mieux, donc on fait enfin manger et manger mes frères, ils vont pas
à l'école de la semaine, on essaye de s'organiser mieux pour dans le urgence, parce que
il y a quand même des mineurs à gérer.
Donc dans un premier temps, on est resté facile de semaine au domicile.
Et à un moment donné, il a fallu que. Moi, je retourne dans mon appartement,
parce que j'avais mes animaux au réun travail.
Donc, c'est Maïva, qui vient dans le domicile familial,
jusqu'à Minouvant, donc c'est Maïva qui est dans la maison familiale.
Ca se passe mal, très mal. Elle est débordée.
Elle n'arrive pas à gérer, elle gère pas mes fraisresseurs.
La maison n'est pas entretenue, pour exemple, il y a du retard sur le lin,
sur la vaisselle, c'est vraiment le footoir partout, quoi.
Mais tant que je me prenne à part, il me dise la situation de n'est plus possible.
Il faut faire quelque chose.
Les grands parents sont pas en mesure de l'orage d'accueillir mes fraisresseurs,
eux, par règne, donc ils me demandent d'intégrer le domicile familial.
C'est vrai que dans un premier temps, je suis dans l'hésitation.
Et très vite, on décide avec horéliens d'accepter,
de prendre en charge mes fraisresseurs.
Maïva le prend un peu mal.
A aucun moment, on la rejette, on le rejette la faute,
mais on lui fait comprendre que pour le bien-être de mes fraisresseurs,
elles s'en sortent pas.
Donc, il faut une autre solution. Faut trouver autre chose.
En février 2012, je deviens tuatrice de mes fraisresseurs.
J'ai fait que mon père est dans le coma et que ma mère est décédée.
Il faut bien décider quelqu'un qui est l'autorité parentale.
On a eu deux rendez-vous avec le jus des affaires familiales.
À la suite, je suis assez partagée.
Je me dis que je prends un peu la place de ma mère, ça s'amédera.
Ça s'amédera, je beaucoup.
J'ai cette pensée-là.
Et dans notre sens,
il le faut.
Il le faut pour leur avenir.
De grandes sœurs, je passe à ma mante de substitution.
C'est quelque chose de très compliqué parce que du coup,
je vois l'entente que j'avais avec mes fraisresseurs changer.
Et avec le recul, oui, j'ai un regret là-dessus.
C'est quelque chose qu'on ne devrait même pas vivre
et puis qu'on ne devrait même pas. C'est beaucoup d'un compréhension.
Et à ce moment-là, mon deuil, je le mets de côté.
Et je prévigie vraiment mes fraisresseurs, là-dessus.
A aucun moment, je prends en conscience que moi aussi j'ai un deuil.
Et j'ai toujours cette pensée, c'est qu'ils ont un deuil à faire.
Je me mets vraiment en retrait et j'essaie de faire au mieux pour eux.
Courant aujourd'hui, 2012, je me rends compte que ça fait un petit moment
que j'ai pas eu. J'ai pas eu. Et donc, je décide de faire un test de grossesse.
Donc, en amant, je crois que j'en avais un petit peu parlé avec Sintia.
Parce que, bah, là, on reste des filles, puis c'est comme ma sœur.
Donc, on a quand même des moments de. Et j'ai dit, c'est bizarre, j'ai pas. C'est un petit moment, j'ai pas maire, et tout.
Et donc, je voulais acheter un test de grossesse.
Et elle avec moi, elle est présente ce jour-là.
Je fais ce que j'ai à faire, puis j'ai eu tant le test de grossesse.
Et c'est elle qui m'annonce que, bah, il est positif.
Et suite à ça, j'ai eu dit, mais écoute, bah, c'est toi la marine.
C'est un moment marquant pour moi.
Je suis au début de la grossesse.
Je prends très vite rendez-vous pour la première écho.
Et à ce moment-là, on est pas au courant.
Quand on fait les coups, nous, je m'attend à avoir un petit truc.
Et en fait, là, je vois un bébé bien formé avec la colonne vertébois.
Ça, ça m'a échoké.
On m'annonce que je suis à 5,000 grossesses.
Et là, c'est le choc.
Parce que le papa n'est toujours pas au courant.
On a quatre enfants à charge, on est en galère.
Et là, on a un cinquième qui est censé arriver.
Donc, c'était prédendant avec moi ce jour-là.
Les fraisressants, ça parle donc très vite.
Mes fraisressants sont au courant.
Et c'est eux qui n'annoncent à un relin qui va être papa.
Moi, j'ai même pas le temps de faire quoi que ce soit,
qu'ils essayent, qu'il n'y ait ce qu'il va être papa.
Donc moi, j'avais ce sentiment des débuts de peur.
Comment ils va réagir tout ça et ils prendent plutôt bien de la chose.
Quand je vois que ça fait 5,000 grossesses, à ce moment-là,
je me dis, mais en fait, je me suis carrément mytho-côté.
Et je l'ai fait tout à fait. Et je l'ai fait après.
Mais j'ai pris, j'ai mes fraisressants.
Enfin, voilà, j'avais plein, on avait l'annonce.
J'ai réé mes fraisressants, l'enquête qui commençait,
enfin, ce qu'on pensait.
Les auditions qui se sont gênées, les rendez-vous à droite à gauche.
Puis le temps passe vite quoi, enfin.
À ce moment-là, je me suis carrément mytho-côté.
À ce moment-là, c'est ce que je me dis.
Je suis passé à côté de ça, des signes et pipi.
J'ai c'est mis ce que j'avais d'autres préautés.
Mais frais, ils sont ma préauté.
À ce moment-là, j'ai 23 ans, j'ai quatre enfants,
donc je mets deux frais à mes deux sœurs et le cinquième, mon fils, qui va arriver.
Les premiers mois, je l'ai dit que j'acouche,
je l'ai appelé la naissance de mon fils, ça se passe très très bien.
J'avais aucune crainte de ce côté-là.
Ce que nous, on est très familles, et donc des naissances,
bah soit les cousins, les petits cousins, donc on avait vu beaucoup.
Et donc, quand j'ai vu que mes frais à sens se comportaient,
je savais très bien que ça allait de pareil pour mon fils.
Donc ils sont occupés, ils sont occupés.
Ils auraient pu se dire que c'est la relation, c'est un frère.
Ça vraiment était un neveu.
Ça, j'ai trouvé ça chouette que ça se passe comme ça.
Avec mes frais à soins et mon fils, ça a été très, très complice.
Ils étaient très demandeurs, ils battaient limite pour changer la couche,
ils lui donnaient à manger.
Maman, ils ont. Je me dis que c'est une chance pour mon fils de grandir avec ces frais.
Enfin, avec ces ans que j'étente.
Malgré mes circonstances.
Je vous prends l'édition de ne pas reprendre le boulot,
car c'est beaucoup de taf, c'est beaucoup de taf.
Le lynch, le ménage, les devoirs, l'école, les journées sont bien remplies.
Je l'entente avec mes frais à soins, c'est des crades gentiment.
Du fait déjà que je change de statut et leur deuil qui se rajoute.
Et puis, mine de rien, un ado, on est tous passés par là,
donc c'est vraiment que l'accès à l'essence, c'est pas simple à gérer.
Il y a que Dylan, c'est un ado calme.
Donc, ça se passe plutôt bien avec lui.
Mes seurs, c'est autre chose.
Elles sont un peu plus énergies qu'on va dire.
Donc, un peu plus rentre dedans.
Donc, il y a plus de clâche avec elle, qui sont compliqués à gérer.
J'ai souvent cette réflexion, mais t'es pas notre mère.
Je leur dis, je sais, et je prendrai jamais la place de maman.
Je fais juste mon rôle de grande soeur.
Je suis là pour vous éviter de qu'on soit séparés.
C'était vraiment ça, c'était ma première motivation,
du fait que j'ai pris la décision d'être leur tutrice.
C'est que je ne voulais pas qu'ils soient séparés.
Au début des faits, on a la famille.
Les amis de la famille qui nous font des courses.
Et au fur du temps, ça s'est tombe, ce qui est normal.
Et très vite, avec un salaire et cinq bouche en plus à nourrir,
ça devient compliqué.
Très compliqué.
On a aucune aide dans un premier temps.
Ensuite, on a un rendez-vous très tardive
avec la science sociale, qui est nous déclenche des aides
des bons alimentaires auprès de l'Amérique et le secours catholique,
qui est un moment très compliqué à vivre de mon côté.
J'ai ce sentiment de honte, d'aller commander de la nourriture.
C'est quelque chose que j'ai très mal vécu.
C'était tous les mardi après une idée.
Et effectivement, je me sens mal.
Et j'appréhende les mardi après-midi.
Quand je sais que j'ai un mes fraiseurs qui est là,
je l'envoie à ma place.
Ou c'est de j'arrive aussi que Baki m'accompagne.
Ça aide un peu plus à surmonter la chose,
mais c'est quelque chose que je vis très très mal.
Et que j'essaie d'éviter au maximum,
mais dans ce moment-là, on est. Il faut que je n'envoie ce mes fraiseurs.
L'argent manquant, je suis pas le choix à ce moment-là.
C'est une honte que j'ai. Et c'est une grande honte.
Parce que je prends des questions de prendre en charge
de mes fraiseurs, mais à côté, je peux pas rien que ça les nourrir.
On est complètement abandonnés, on essaie de faire au mieux,
mais la famille nous aide, mais je suis quelqu'un qui aime bien me débrouer par moi-même.
Mais c'est vraiment. C'est vraiment frustrant, c'est vraiment très frustrant.
On a aucune et de psychologiques.
La seule chose qu'on nous a proposée, c'est des terapies familiales.
On a des rendez-vous avec un psychologue.
Mais c'est pas vraiment. J'appelle pas, c'est des rendez-vous parce qu'on est tous ensemble.
On n'a la même douleur, mais on ne peut pas en parler, enfin on n'en parle pas.
En fait, à aucun moment, quand on est tous ensemble,
on parle des filles de ce qui se passe, de ce qu'on ressent.
Et le fait que, en plus de ça, on nous impose ce que c'était imposé, en plus.
Des rendez-vous là où, en plus, notre père est en convélaissance,
et pour ma part où je sais que c'est lui, la saçant,
c'est très, très compliqué à vivre.
[Musique]
De septembre 2011, à janvier 2012 à peu près, on perdait dans le coma, il est persiclamar.
Et pour les suites de ses soins, il est transféré à la mousse du côté de Heuvre.
Quand il sort du coma, il n'a jamais demandé des nouvelles de ma mère.
Et ça, les gens d'arme ont trouvé ça bizarre.
Il était persuadé aussi que je prendrais en charge mes frères et sœurs.
Donc les premiers mois quand il sent du coma, il est persiclamar, donc c'est très strite au niveau des visites.
C'est un peu plus allégé quand il arrive à la mousse, parce qu'il a bon moment, il a sa chambre.
On ne peut pas forcément éloir quand on veut et on n'a pas forcément envie d'aller le voir.
Ça m'est arrivé d'aller le voir.
J'ai toujours voulu lui poser des questions et à chaque fois, je me retrouvais devant lui, je ne sais pas lui demander.
Parce que j'avais peur de sa réponse.
Je me sens d'une fois où j'arrive dans sa chambre.
J'ai cette question de savoir pourquoi il a eu fait ça.
Et quand je suis sur le point de lui dire, j'ai un blocage.
J'arrive pas à lui poser la question.
Et je lui poserai jamais d'un question.
Quand il sort de la mousse, il est hébergé chez sa sœur.
Il a l'interdiction d'aller sur la commune desis là où il y a la maison familiale et de saucer là où les faits sont déolés.
Mais tout autour à deux kilomètres même pas, il a droit d'y aller.
Il y a vraiment ces deux commis là où il n'y a pas droit.
On sait aussi qu'il a un contrôle d'huides sur tous les mois à faire à la gendarmerie et c'est tout.
Le premier procès se passe en 2016 et donc pendant 5 ans, il est en total liberté.
Et pendant ces 5 ans, il garde l'autorité parentale.
Evidemment qu'il essaie de garder contente, donc notamment on a des rendez-vous à la banque.
Donc il me fait procuration pour ce un peu plus simple à gérer.
Après, hormis, c'est contacte là.
Moi, je reste très bref.
Je limites vraiment les échanges.
Mes deux frères, donc Dylan et Leo refuse de le voir.
Cynthia est partagée.
Ma Eva engrenne Emma.
Est-ce qu'il fait qu'elle prend contente et elle va voir mon père?
On aurait toujours dit que je respectais leur décision et leur façon de voir les choses.
Mais, il fait aussi qu'il prenne conscience qu'il n'était pas innocent.
Au début, elle m'envole.
Surtout ma Eva.
Il y a déjà du fait que Barbara n'a jamais été proche.
Et que pour elle, bah oui, c'est son père, donc c'est pas possible que ce soit lui.
Et du fait que moi, je m'en cache pas et je le dis librement, elle m'en veut.
J'ai toujours fait part que je croyais capable.
On a le même avocat.
Donc on se déplace.
Et quand on se déplace, chaque rendez-vous.
On avance pas.
J'ai pas l'impression d'avancer dans la procédure.
Et au bout de six mois, on décide de changer d'avocat.
Et là, c'est là qu'à partir de ce moment-là, ça bouge.
Donc, il lance toutes les procédures.
C'est à partir de ce moment-là aussi que je reçois beaucoup de PV à la maison.
Donc, il y a un privé tant qu'un PV qui arrive sur le médecin logiste.
Et c'est là qu'on apprend qu'une autre mère,
il était attendre d'une cardion mieux payati.
Et qu'elle est décédée assez rapidement.
Je me souviens d'avoir été un peu soulagible.
Parce que c'était une des questions qui me travaillaient.
C'est de savoir si elle avait souffert longtemps et dans quelle condition.
Et c'est vu mourir, mais très vite étant mis dans le coma.
Et par là, suite avec les fumées, elle est décédée assez rapidement.
C'est le seul soulagement qu'on a eu en retire.
À partir du moment où je reçois les PV,
ma condition que c'est lui le couple à l'effet.
D'ailleurs, dans un premier temps, je l'ai fait pas avoir à mes frères et serres.
Pour les protéger.
Et il m'envait l'un peu aussi pour ça.
Parce qu'ils me disent qu'ils sont en droit de le savoir.
Je leur dis, c'est vrai.
Je ne le faisais pas amage, c'était pour vos protéger.
Et là, ils me disent, non, on veut savoir.
Et donc, je leur fais lire.
Il y en a certains que je leur fais pas lire,
parce qu'ils sont un peu plus. Il n'y a jamais eu de photo.
Mais il y a des choses que j'ai estimées
que c'était pas le moment qu'ils l'lissent.
Quand je repasse les premiers PV,
donc, il élise à chaque à leur tour.
Et quand il y a une incompréciation sur des termes techniques,
il demande plus de précision.
Donc, je leur explique.
Et on ne s'attart pas trop sur le sujet,
parce que c'est. Même si on vit la même chose, ça reste assez tabou.
C'est source de tristesse, tout ça.
Et ils sont très publics là-dessus.
Ils ne sont pas aussi ouvertes que moi.
J'en parle de librement.
Ils sont très enfermés sur ce sujet-là.
Et c'est très compliqué pour les faire parler.
Surtout, les deux gars.
Léo et Edila.
C'est ceux qui sont les plus refermés.
Alors, le premier procès,
ça se passe en avril 2016,
au Tribunal de Charte.
On y va tous ensemble.
Donc, on arrive et lui est déjà présent.
C'est compliqué de le voir libre.
Mais on avait l'avocat qui nous a préparé en amont.
Mais c'est pas la même chose, quoi.
On prend beaucoup sur nous.
Et il s'approche de mes grands-parents,
de ma grand-mère en particulier.
Et ma grand-mère le stopge gentiment.
En disant, non, les portes sourires, on va tous s'installer.
Il y a mes frais-resseurs,
il y a toute ma famille, les amis.
Mon sentiment ce moment-là est très, très partagé.
Je sais pas ce qui se passe.
Quand on s'a va se passer, je ne suis pas bien.
Et j'espère à ce moment-là.
J'espère avoir les réponses auquel je me parle.
En l'occurrence, pourquoi?
Pourquoi il a fait ça?
C'est la principale question que je veux savoir.
Et donc, on n'aura jamais la réponse.
Et c'est vraiment la question qui, même encore aujourd'hui,
moins, parce qu'avec les amis,
ça c'est ce qui n'est pas un peu.
Mais c'est la question qui reste en suspens
et qui est un peu compliquée à vivre, quoi.
Tout le monde du procès,
sa ligne de défense est. Je me souviens de rien.
Il joue l'amnésique.
On tombe sur une juge qui ne fait pas de cadeau,
qui le remasse à place,
qui, d'ailleurs,
sur le fait qu'il joue sur l'amnésique,
et il fait mes "comment" que vous expliquez
que vous sortez du commun et qu'il n'y a aucun moment
vous demandez des nouvelles de votre femme.
Et là, lui, il ne sait pas quoi dire.
Et tout le long,
on a eu ce sentiment de qu'elle était dans notre sens.
Et c'est ce qui a fait que les trois jours de procès,
on était confiant.
Il prend 25 ans.
On est soulagé,
parce qu'il est incarcéré immédiatement,
on lui retire l'autorité parentale.
Et donc, grossoilagement,
mais on sait qu'il va faire appel.
Quand on annonce qu'il prend 25 ans,
là, on a mal et va qu'il s'effondre,
qui est dégoûté,
et qui, en quelque sorte,
qui me reproche le fait qu'il est plus cher.
Parce que, ben, ne pourrait plus voir son père comme elle veut
qu'il allait partir en prison,
et c'est quelque chose qu'elle ne voulait pas.
Le procès en ma paix, c'est en 2018.
On apprend que c'est au tribunal de Versailles.
Notre avocat est tous les retours.
Nous disent, Versailles va prendre plus
parce que Versailles est très sévère.
On y va avec un tout confiance.
On s'est dit, bon, ben, avec tous les retours qu'on a,
il va prendre plus, on s'est dit, il va prendre la même chose,
ou plus.
Ça s'en sert à la rapport au glois de 30 ans.
Ça s'avancait.
Et ça se passe tout laverse.
On tombe des nuits, on est dans la compression totale.
C'est pas du tout la même ambiance.
C'est juste là.
On sent que, oui, il faut que ça soit basclé, faut que ça passe vite.
On sent qu'elle est là sans être là,
qu'elle n'est pas du tout investi.
Et le vert dit, ton.
L'autorité parentale s'est confirmée et lui a retiré.
Mais il prend 20 ans.
50 ans.
On est une dégoûtée.
On s'en trahi par la justice.
Du dégo, beaucoup de dégo.
On était confiance et dit, on a. Et au final, ouais, on est dégoûtés.
Léo Edilan et Cynthia sont dégoûtés.
aussi. Ma Eva et Ma sont partagés. Dégoûté parce qu'il va dehors tourner en prison et on va
dire un peu contente dans le sens qu'ils prendront. Elles ont conscience que c'est lui, mais tant qu'il
leur a pas dit de lui-même, ça c'est Ma Eva qui le dit tant que c'est pas sorti de sa poche
et garderait contact, mais le jour où lui dira oui c'est moi qui étudiait votre mère à
couper à tout. Et Ma est un peu dans le même moyen, on va dire que Ma s'est pareil. Après,
je voudrais toujours dire que je respectais leur décision, que c'était propre à chacun, que mais je
ne comprends pas. Je respecte mais je comprends pas. Donc on n'en parle pas, on est vu d'en parler.
C'est moi au contraire qu'il pose des questions ou de qu'on a bon le voir tout ça. Je l'aurai dit,
mais vous parlez des faits, non, non, on en parle pas, on est vu d'en parler. Une fois
m'a dit qu'il lui avait dit qu'il était prêt à parler, qu'il répondra toute leur question.
Et Ma Eva a refusé. Et Ma réponse a été du tâque au tâque, c'est d'une "je vais m'y
t'es con, je ne veux pas écouter, pas moi je veux y aller, moi je veux des pleins de questions, je veux
savoir". Et là, elle m'a répondu, mais de toute façon il te dit rare rien. Je ne sais pas où, et t'as
sang, j'ai envie de bien conscience. Elle a refusé parce que si il lui dit très clairement que c'est
lui qui a fait ça, elle va couper tout contact et elle n'a pas envie. Elle n'a pas envie de couper
contact. Mais que si suite à ça, il lui disait que c'était lui qui a eu fait ça, elle pourrait pas passer
autre, elle ne pourrait pas faire autrement. Parce qu'à ça, c'est quelque chose qu'elle lui pardonnera pas.
Là, sur ce coup-là, je lui dis, c'est un compréhensif, c'est de contrôler. Tu sais qu'il va te
dire que c'est lui, mais tu veux pas y aller parce que tu vas devoir couper court, enfin tu vas devoir
couper contact. Mais j'en sais ce pas plus parce que ça va tourner en boucle et tout. Mais je, moi,
je suis dégoûté parce qu'on aurait pu avoir enfin le pourquoi il avait fait ça. Et
non. En fait, on est venu. En fait, en gros, je vais dépendre de d'elle pour potentiellement jouer à avoir
cette réponse. J'ai eu la tutelle de mes frères et celles pendant neuf ans, jusqu'à leur
majourité. J'ai jamais regretté de les avoir prionchages. Mon seul regret, ça a été que, en
devenir leur tutrice, ça a détérioré notre relation. J'ai dû regrette par rapport à ça. De
cette dégradation, j'en veux, à lui, à mon père. Tout ça, c'est à cause de lui. Et c'est à lui
uniquement que j'en veux. Après l'État, c'est autre chose. L'État peut faire mieux oui. Peu
venir en aide aux orphans. En offrant un fils psychologique, une aide financière parce que,
ben, il y a certaines faimimes, bah, c'est galère. On n'a pas fortement tous l'argent,
surtout au début. De 2011 à 2022, principalement, je suis maman fouillé. Je m'occupe de mes frères et
soeurs et de mes fils. Parce qu'à la suite, j'ai eu quatre enfants. Jason qui n'est en 2012 et Dwen
en 2016, Logan en 2017 et Lohen en 2019. C'est surtout Jason qui va grandir avec mes frères
et soeurs et Dwen arrivait quatre ans après. Donc 2016, à ce moment-là, j'ai que l'éo et m'en
charge. Je deviens maîtrustien en 2022, suite à une formation que je commence et très vite
2023, mon premier emploi, un peu que tel. Donc alors, toujours de juillet, j'ai plus
aucun contact avec mes frères et soeurs. J'ai coupé les ponts, j'étais à ma séparation avec le
père de mes fils, avec Aurélien. Ça va faire deux ans que j'ai tout coupé. J'ai coupé les ponts
avec parce que je me suis retrouvé en galère et que moi, j'ai toujours été là pour eux.
J'attends des prières dans le retour, mais jusqu'à ce moment-là, j'avais besoin, j'avais besoin,
j'étais à la rue, donc j'avais besoin d'un logement le temps de retrouver quelque chose.
Et du fait que j'avais mon chien, ils ont préféré me laisser en galère que venir à mon maître,
donc c'est suite en grand parti à ça que j'ai pris conscience que j'étais préférable,
parce que je couplais pas avec eux. C'est pas une décision que je regrette. Ce
chose que je regrette, c'est que les enfants ne puissent pas se voir comme ils veulent, et puis
qu'ils n'étaient plus de l'anniversaire tous ensemble, d'allowing tous ensemble ou de Noël,
qui n'étaient plus de moments de partage tous ensemble.
Oui, j'ai été par moment où j'ai des petits moments de nostalgie, mais quand ça va que dans un
sens en mon donné près voilà, faire un plus tard, mais en tout cas c'est vraiment qu'il y
n'y a rien à dire ça c'est sûr. Mais j'ai fait mon gros du grand serre.
Vous pouvez retrouver l'histoire de Vanessa Vazard dans un article du Média, Les Jours.fr,
que vous pourrez retrouver en description de cet épisode. Le tournage et le montage de cet
épisode sont de Psyr Bafoil, la réalisation et le mix sont de Clémence Relia.
Louis Emernais est à la production. A très vite.
Podcast Summary
Key Points:
L’histoire de Vanessa Vazard met en lumière le rôle complexe des grandes sœurs dans une famille, notamment lorsqu’elles prennent la tutelle des jeunes frères et sœurs après un drame familial.
Après le décès de sa mère et l’agression de son père, Vanessa assume l’organisation de la vie de la famille, devenant tuteur des enfants, ce qui engendre un deuil profond et une transformation de son identité.
Elle se retrouve confrontée à des difficultés financières, émotionnelles et sociales, notamment avec des aides sociales limitées et un sentiment d’humiliation face à des prestations alimentaires.
Le père est soupçonné de l’agression de sa mère, mais son rôle dans l’enquête reste flou, et il échappe à la responsabilité en jouant l’amnésie, ce qui complique le processus de justice et de compréhension.
La famille traverse une période de détresse émotionnelle, avec des conflits internes, des silences et des blocages dans les échanges, notamment entre les enfants et leur père.
Vanessa éprouve un regret profond de l’impact que son rôle de tuteur a eu sur les relations familiales, notamment en détériorant la proximité affective avec ses frères et sœurs.
Elle devient mère de quatre enfants, ce qui renforce sa charge de responsabilités, mais aussi sa solitude et son isolement social.
L’expérience souligne les effets de la « parentification » des filles et les conséquences psychologiques d’un rôle de tutelle dans un contexte de crise familiale.
Summary:
L’histoire de Vanessa Vazard expose les conséquences profondes d’un rôle de grande sœur devenue tuteur dans un contexte de crise familiale. Après le décès de sa mère et l’agression de son père, elle assume l’organisation de la vie de ses frères et sœurs, un rôle qui lui impose de fortes responsabilités émotionnelles et matérielles. Elle fait face à des difficultés financières, à des difficultés de communication au sein de la famille, et à un sentiment d’humiliation face à des aides sociales.
Le père est soupçonné d’avoir agi contre sa femme, mais il joue l’amnésie, ce qui empêche une clarté sur la vérité. La famille traverse un état de détresse émotionnelle, marqué par des silences, des blocages et des tensions. Vanessa regrette profondément le détournement de ses relations familiales, bien qu’elle ne reproche pas son rôle de tutelle.
Elle devient mère de quatre enfants, ce qui renforce sa charge, mais aussi son isolement. L’expérience illustre comment le rôle de « grande sœur » peut devenir un fardeau psychologique, et souligne l’importance d’un accompagnement psychologique dans les cas de parentification et de crise familiale.
FAQs
Le « syndrome de la fille » désigne un phénomène où les filles sont davantage responsabilisées dans la famille, en承担 des tâches ménagères et émotionnelles, ce qui peut affecter leur développement psychologique et leur équilibre émotionnel.
Après le décès de ses parents, Lui Zémerlé a pris en charge les soins de ses frères et sœurs, devenant leur tutrice pour assurer leur bien-être et leur stabilité émotionnelle pendant plusieurs années.
Les enfants ont réagi avec un profond choc et de la douleur, notamment les plus jeunes, qui ont du mal à comprendre l'annonce, tandis que les plus grands ont souvent besoin de temps pour intégrer la perte.
La famille a dû faire face à des difficultés émotionnelles, comme le deuil collectif, des tensions familiales, et des difficultés financières, notamment avec des demandes d'aide alimentaire et un sentiment d’humiliation.
Elle a choisi ce rôle pour éviter que ses frères et sœurs ne soient séparés, souhaitant assurer leur sécurité émotionnelle et leur stabilité dans un moment de crise familiale.
Le procès a été un moment d'émotion intense, avec des réactions de dégoût et de confusion chez les membres de la famille, surtout lorsque la culpabilité de leur père a été mise en lumière.
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