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81 : La culture du travail en France

29m 41s

81 : La culture du travail en France

Dans ce nouvel épisode de Easy French, l'équipe présente un sujet culturel essentiel : le travail en France. Elle explique les clichés et habitudes du monde du travail, notamment le présentéisme, l’obligation d’être présent au bureau jusqu’à 18 heures, et les longues pauses déjeuners qui servent davantage à se reposer qu’à manger. Ces pratiques, bien ancrées dans la culture française, sont critiquées pour leur rigidité et leur impact négatif sur le temps personnel. L’épisode mentionne également des expressions courantes comme « faire le pont » ou « faire le viaduc » pour planifier des week-ends prolongés en utilisant des jours fériés. Il souligne que, malgré des droits sociaux solides comme les 35 heures, le temps perdu dans des réunions inutiles ou des pauses inutiles reste un problème majeur. Les participants partagent leurs préférences en matière d’horaires de travail, avec des préférences pour des journées courtes, structurées et bien définies. L’épisode conclut en soulignant que le monde du travail en France reste un sujet complexe, marqué par des contradictions entre traditions culturelles et besoins de bien-être. Une invitation est faite aux auditeurs à rejoindre la communauté Easy French pour bénéficier d’outils d’apprentissage interactifs et de cours de conversation.

Transcription

4728 Words, 26411 Characters

French
[Musique] - Vous êtes sur Easy French. [Musique] - Salut. - Bonjour Helene. - Bonjour, j'ai dit. Et bonjour à tous les amis. Bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, avant de commencer, on voulait faire un petit rappel parce que vous êtes nombreux à nous demander comment rejoindre la communauté Easy French pour apprendre le français avec nous. Donc, c'est très simple. Il suffit d'aller sur le lien qui se trouve dans la description de ce podcast. C'est Easy, tirer. French.org/membrachyp et en devenue en membre, vous aurez accès à plein de ressources pour apprendre le français, comme par exemple des ressources pour ce podcast, les transcriptions interactives que nous réalisons pour qu'elle soit parfaite et en plus grâce à la transcription interactive, vous pouvez aussi traduire dans une autre langue le texte. Et pour les gens qui ont envie de pratiquer leur français oral, nous avons aussi des cours de conversation pour les membres les plus motivés, donc le Community Membership, alors on vous invite à nous rejoindre, quelle que soit votre niveau, on essaye de s'adapter à tout le monde. Donc, Easy, tirer French.org/membrachyp et vous y trouverez toutes les informations. Juste avant de commencer avec le sujet de cette semaine, nous allons écouter un charmant petit message qui nous a été envoyé. Bonjour, elle est en judy, en chante, de ma péromica, de ce japonais, de toutes vos podcasts, c'est vraiment agréable, merci beaucoup. J'ai vraiment intéressé l'épisode sur les meilleurs livres pour progresser en français. J'ai demandé plus de détails sur les prix concours, et si bien, par exemple, plus de informations sur les livres primaires sur ce prix etc. Merci beaucoup. À bientôt. Merci Mika pour ce message. Absolument adorable. Ton accent est trop mignon. Oui, ne le change pas surtout. Et alors, pour répondre à ta question, le prix concours des lycéens, dont on avait parlé dans l'épisode de 75, les meilleurs livres pour progresser en français, c'est donc un prix littéraire qui prime des romans contemporains, d'auteurs francophones, et ce sont des lycéens qui choisissent le livre, donc ils votent pour le livre qu'ils préfèrent, et ce sont donc généralement les livres qui sont élus. D'y moi, si je me trompe, mais je pense que c'est toujours des romans, toujours de la fiction. Oui, oui. Et ils sont généralement accessibles à un public assez jeune, puisqu'ils plaisent au lycéen, et un public aussi qui n'est pas forcément spécialiste de littérature. Donc c'est assez grand public, mais ça reste quand même des romans de grande qualité, et différents sous-jans littéraires peuvent gagner ce prix. Donc c'est très divers. Il y a des romans policiers qui ont déjà gagné ce prix, comme par exemple la vérité sur l'affaire Ari Kebert, de Joel Dickeur. Il y a aussi un thriller psychologique qui a gagné ce prix, d'après une histoire vraie, de Delphine de Vigant, il y a aussi plusieurs récits autobiographiques, comme par exemple petit pays, de Galfine, ou bien Bay Road sur scène, qui a été le prix Goncourt d'Alycéen de 2022, je crois. Ils ont bon goût, c'est lycéen. Et là, je regarde sur Internet, en fait, ils disent que c'est près de 2000 élèves âgés de 15 à 18 ans, qui en fait lissent des romans qui font partie de la sélection du Goncourt. Ouais, donc c'est dans la sélection des livres pour le prix Goncourt que les élèves choisissent à priori, ils ont deux mois pour les lire, avec l'aide des enseignants. Et voilà, mais en général, ils sont géniaux, c'est livre. Ouais, vraiment, tout ce que j'ai élu, je les ai aimé, donc vous pouvez y aller, les yeux fermés. Bon, on passe au sujet du jour? Yes, c'est parti. Le sujet de la semaine. Bon, cette semaine, un sujet culturel, un sujet incontournable, je dirais, qui fait partie malheureusement, peut-être, de notre vie à tous. Et c'est le travail. Pourquoi malheureusement? Peut-être. Bon, c'est un autre débat, mais. Mais en tout cas, le travail, clairement, fait partie de notre vie. Et comme tout, il a des. Choloration culturelle, et il peut être perçu, vécu de manière différente, selon le pays dans lequel on est. Et donc, nous, nous sommes en France. Et en France, il y a certaines idées, certains clichés, peut-être, qui circulent sur la manière dont on travaille ici. Oui, clairement, elle le travaille en France. C'est quelque chose d'assez énormé, d'assez structuré, c'est d'une certaine manière, et c'est dur de casser l'école et de faire autrement que, comme tout le monde a toujours fait. C'est ça, il y a ce côté un peu. C'est figé, en fait. Oui, un peu figé dans le temps, qui fait que certains autres pays, certaines personnes qui viennent d'autres pays peuvent trouver, qu'on manque un peu de modernité dans notre rapport au travail, notamment avec cette habitude d'être toujours présent sur son lieu de travail, qu'on peut appeler parfois le présentéisme. C'est dérivée de l'absentéisme, en fait, quand les gens sont pas là, on dit toujours. Il y a beaucoup d'absentéisme. Le présentéisme, c'est un vrai mot qui existe. Je sais pas s'il est dans le dictionnaire, mais en tout cas, c'est un mot qu'on voit sur Internet, on voit parfois dans des vidéos. Je l'ai vu, notamment, dans des vidéos de la chaîne Welcome to the Jungle, qui est une chaîne assez dédiée au monde du travail. On vous mettra le lien d'ailleurs dans les chausses notes. Et donc, c'est un mot qu'on trouve dans les médias, etc. Et donc, c'est quoi exactement le présentéisme, en France? C'est cette obligation d'être présent sur son lieu de travail aux heures de bureau, quand on travaille dans un bureau, évidemment. Ce qui fait que c'est assez mal vu de demander à travailler de chez soi, de demander à partir plus tôt si on a fini son travail, ou d'aménager des horaires en fonction de sa vie, personnelle, familiale. Donc, c'est cette idée qu'être présent d'une oeuvre à 18 heures, c'est indispensable. Et si on n'est pas présent à ces horaires-là, il y a quelque chose qui ne va pas. On n'est pas un bon travailleur. On n'est pas impliqué. C'est ça. T'es fou parce que j'ai une amie qui est psychiatre. Et c'est une fin qui est extrêmement efficace. Vraiment, elle travaille à tout à l'heure, elle travaille très très bien. Et en général, à 16 heures, elle a terminé. Elle a fait tout ce qu'elle avait à faire et peut-être même plus encore. Et elle doit attendre comme ça jusqu'à 18 heures l'autorisation. Mais une espèce d'autorisation un peu informelle. Personne va lui donner le goût pour partir. Mais elle sait que si elle part avant 18 heures, ce sera mal vu. Et en fait, elle voit les gens travailler moins bien qu'elle, moins vite qu'elle. En étant moins efficace, mais qui prennent plus de pause. Ils vont prendre un café et à la machine un café. Qui vont papoter, etc. pour finir à 18 heures. Et avoir l'impression d'avoir eu une journée bien remplie et d'avoir bien travaillé. C'est ça exactement. Donc là, t'as parlé d'autres choses. Cette habitude de prendre des pauses dans la journée, notamment pour fumer qu'on appelle les pauses clopes. Donc c'est ces petites pauses de 10 minutes où on sort fumer une cigarette à l'extérieur parce qu'on ne peut pas fumer à l'intérieur. Donc ça donne une excuse pour sortir. Et il y a aussi les pauses cafés. Les pauses pipi. Voilà, on multiplie un peu les pauses. Et en plus de ça, il y a généralement cette tradition pour le déjeuner de prendre une longue pause de minimum une heure, je pense. Ouais, je dirais 45 minutes une heure, ouais. Minimum. Oui, ce sera pas une pause de 20 minutes. Ce sera pas 30 minutes. Ce n'est pas juste pour manger. En fait, la pause déjeuner ne sert pas à déjeuner. Elle sert à décompresser, elle sert à débriefer. Elle sert à pas poter, elle sert à prendre l'air. Elle sert à plein de choses. Cette pause est incompressible. C'est ça. Même si on croule sous le travail, il faut prendre sa pause. Parce que, comme tu as dit, c'est aussi un moment un peu inclus dans le travail. Et même s'il n'y a pas de règles formelles, il y a quand même une espèce de sous-entendu, selon lequel il faudrait passer sa pause avec ses collègues, manger ensemble. Et sans doute parler du travail, comme tu as dit débriefer ou prévoir ce qu'il reste à faire dans la journée. Donc c'est assez mal vu, je pense, dans beaucoup de bureaux ou d'entreprises, d'une. pas passer cette pause avec ses collègues? - C'est dur pour les incrovertis comme nous, c'est vrai que, non, mais c'est vrai que moi, au déjeuner, la pause déjeuner, j'ai qu'une envie, c'est d'être seul quoi, et de me ressourcer, et de regarder dans le vide avec un café et de recharger les batteries, et non, il faut encore dépenser son énergie à être avec des gens, sourire à parler. C'est ça, ouais, moi, je suis bien d'accord, quand j'avais travaillé avec plusieurs collègues, parce que maintenant, c'est plus le cas, mais pendant une période, j'ai fait ça, et c'est vrai que je trouvais toujours une manière de m'échapper pour ne pas déjeuner avec eux, bien qu'ils soient très gentils, mais j'avais juste pas envie de consacrer de l'énergie à ça, sachant que je passais la journée avec des clients, donc c'était trop. Oui, c'est dur, et qu'est-ce qu'on a d'autres comme clichés tenaces, mais si marrant, parce qu'on dit clichés, mais quand on dit le mot cliché, on a l'impression qu'en fait, c'est pas vraiment vrai, mais en fait, c'est vrai, je suis désolé. Toutes ces clichés sont hyper. Ils sont vrais, quoi. Oui, après évidemment, on parle de gens qui travaillent, on va dire, dans le secteur tercière, je pense que c'est ça qui ont dit, des gens qui travaillent dans des bureaux, dans des entreprises, bien sûr, il y a toutes sortes d'autres manières de travailler, il y a les agriculteurs, il y a les auto-entrepreneurs, il y a les commerçants qui ont leurs propres magasins, etc., donc ils vont travailler d'une manière complètement différente. Donc ça, ça concerne, on va dire, les gens qui travaillent dans un bureau où les employés de bureau. Oui, sinon, parmi les, comme tu as dit, les clichés qui sont vrais, on a cette idée qu'on a quand même d'assez longue vacances. En France. On avait fait un épisode sur ça, sur les vacances, des Français, et même des Européens. Et en fait, on se situait plutôt dans la moyenne, hein? Oui, par rapport aux autres pays d'Europe, on n'était pas particulièrement gâté. Oui. Donc ça, c'est peut-être pas s'y vrai. Oui, je pense que c'est peut-être plus lié au fait qu'on travaille, on dit, tu sais, on est au 35 heures, on travaille 35 heures par semaine quand on est employé de bureau. Enfin, en tout cas, on a un contrat en 35 heures. Oui, c'est ça. C'est un contrat qui stipule qu'on travaille 35 heures, mais je connais beaucoup de gens qui travaillent beaucoup plus, qui sont pas forcément rémunérés en conséquence, parce qu'il y a parfois cette espèce de contrat tacite, que si on fait pile ces 35 heures, on est un peu feignant et c'est toujours un peu bien vu de travailler un peu plus, malgré tout. C'est de ramener du travail à la maison le soir, aussi, par exemple. Oui. Donc, bon, on n'a pas la vie aussi d'où ça est que tous ces clichés peuvent le suggérer, même si on est loin d'être les plus mal lotis, je précise. Oui. Mais à ce propos, d'ailleurs, à propos de temps libre, on va vous expliquer une petite expression dans la section suivante, alors restez bien avec nous. J'ai capté. J'avais envie de vous expliquer les amis une expression qui est faire le pont. Alors, tu sais ce que ça veut dire, je suppose. Oui, oui, elle est marrant cette expression. Alors, si je me trompe pas, en fait, c'est quand il y a un jour ferrier qui va tomber un judy. Oui. Donc, quand on va poser ses vacances, donc en début d'année, on regarde quand on les jours verriers. Et si on voit qu'il y a un jour ferrier qui tombe un judy, on va poser exprès la journée du vendredi pour avoir un long week-end et donc faire le pont, c'est-à-dire relier un judy et ça me dit en prenant un jour de congé, le vendredi et on s'occupera de cette façon un plus grand week-end. C'est ça? Oui, ça c'est une habitude en France que beaucoup de gens essayent de faire faire le pont notamment au mois de mai parce qu'on a plusieurs jours ferriers, on a le premier mai, on a le huit mai et on a aussi le judy de l'ascension qui est donc toujours un judy. Donc, selon les dates à laquelle tombe le premier et le huit mai, ça peut permettre de faire trois ponts dans un même mois, ce qui fait que le mois de mai est réputé pour être un mois où on travaille assez peu en France. Oui oui, c'est vrai. Et j'ai entendu récemment pour la première fois une expression faire le viaduque, je ne l'avais jamais entendu, qu'est-ce que s'il faire le viaduque? Donc c'est un pont plus grand encore, c'est que quand le jour ferrier tombe par exemple un mercredi, comme c'était le cas avec je crois le premier ou le 11 novembre, l'année dernière et plusieurs personnes ont donc posé des jours de congé, le judy et le vendredi afin d'avoir presque toute une semaine de congé finalement. Ah là là. Et ça, tu vois, ça demande une certaine organisation parce que tu dois regarder le calendrier à l'avance et poser les bons jours, etc. Ouais, il faut être vraiment organisé, il faut penser à ses vacances dès le début de l'année. Donc pour l'instant, je ne peux pas faire ça. Bon, merci pour cette expression qui sera très utile aux apprenants. Ouais. Et passons au défi. Au défi. Alors, petite question, petite curiosité de ma part, quelle serait ton emploi du temps idéal pour travailler? Est-ce que tu préfères avoir des horaires fixes, travailler toujours les mêmes jours, toujours au même horaire ou plutôt flexible? Est-ce que tu préfères commencer tout le matin pour finir tout? Ou bien commencer tard et finir tard? Ou est-ce que tu préfères travailler sur des plages horaires plus longues, mais avec plus de pause? Ok, la réponse, elle est très très claire parce que je suis qui? Et moi, j'ai besoin d'énormément des structures, et après 14, 15 heures, c'est difficile d'obtenir quelque chose de moins. Donc j'ai besoin de travailler tous les jours, les mêmes jours, des horaires très courtes, avec en général pas beaucoup de pause, parce qu'à partir du moment où j'arrête de faire ce que je fais, c'est très dur pour moi de me remettre dedans. Donc si je pouvais travailler même, je lui indive du dimanche sans problème, mais que de 8h à 14h ma vie, elle serait mais génial quoi. Les longues journées, je déteste ça. Les horaires ont dit "fais comme tu veux" etc. Je ne finis pas rien vers du tout. Finir tard, c'est juste mais puiser pour rien. Mais après, je j'aime travailler et j'adore ça, vraiment je pourrais travailler tous les jours de la semaine sans aucun problème. Mais voilà, après 14h, il n'y a plus de 8h. Allez, j'exagère 15h, et faut que ce soit ultra-carre, ultra structuré, ouais structuré, désouvrez vraiment précise, définis. Ouais, je comprends. Et toi? Tu vois, je crois que c'est vraiment complètement l'invente. Non, alors moi, bizarrement, plus le temps passe et plus j'ai dit mal aussi à travailler en fin d'après-midi, et le soir, c'est vraiment compliqué pour moi. Après 15h, je sens que je mets deux fois plus de temps à faire les choses et c'est très frustrant. Donc je pense que je commencerez aussi pas vraiment tôt non plus. J'aime pas me lever toi. Donc en fait, on n'est pas du matin, on n'est pas du soir. Mais on aime bien travailler quand même. Mais oui, bien sûr. Mais je pense que moi, ce serait plutôt des journées à aller de neuf heures à 15h. Et pareil, et pas une poste très longue à midi, une de meilleures s'assuffit. Et pareil, travailler peut-être plus de jour dans la semaine, mais finir vraiment tôt, parce que si on finit à 15h, on peut faire plein de choses de sa journée. Donc c'est super. Et on a le temps de penser à d'autres choses, pas juste de travailler, t'as le direct se coucher après. Oui, exactement. Mais c'est vrai, 8h, 18h, tu rentres, tu douches, tu dignes. Et voilà. Et c'est de nouveau le jour suivant. Mais c'est vrai que tu vois sur les postes des journées, moi, je suis d'accord avec toi, que une poste des journées trop longue. En fait, on s'enise quoi. Et c'est dur de s'y remettre, c'est ça. C'est dur de voilà, il faut juste souffler un bon coup, manger. Et on y retourne et on finit vite la journée. Et on se barre. Ouais, je suis d'accord. Bon, allez, on va râler. Géral, Tural, Nouralon. Alors, parmi les clichés, les habitudes du travail en France dont on a parlé ou dont on n'a pas parlé d'ailleurs, parce qu'on n'a pas tout mentionné. Non. Qu'est-ce que tu trouves le pire? Alors, Nouralon n'a pas vraiment parlé et je sais qu'on n'est pas les pires en Europe et dans le monde. Mais dans le monde du travail en général, moi, ce que je déteste, c'est le corporatisme. Tout sentiment de d'appartenance à un groupe magas, le fait de devoir dire des choses ou de devoir penser d'une certaine manière parce qu'on appartient un groupe parce qu'on appartient à une société, le fait de se sentir obligé d'aller, tu sais, par exemple, boire des verres avec les collègues le soir, participer aux afterwards, ce genre de choses, je déteste ça. Et le fait de ne pas se sentir libre de ces actes, de ces pensées, parce qu'on appartient à une certaine société, moi ça me rend, mais dans le coin, quand je vois autour de moi, des gens qui se comportent d'une certaine manière parce qu'ils ont changé de société, il y a quelque chose qui me dérange profondément. Oui, je vois ce que tu veux dire, en fait, on a l'impression qu'on parfois on perd son identité personnelle parce qu'on a son identité professionnelle qui prend beaucoup de place et finalement, en fait, c'est un peu bizarre parce que dès qu'on change comme tu as dit d'entreprise, on est plus la même personne, c'est très bizarre. Et puis il y a des sociétés, des entreprises qui jouent beaucoup sur ça, sur ce sentiment d'appartenance, en te demandant davantage aussi, en organisant pas mal d'événements en dehors du boulot, alors qu'on passe déjà vraiment un temps de dingue, au travail, et on organise une fête pour le nouvel, une fête pour ceci, une fête pour cela, pour que les gens et ce sentiment d'appartenance aux groupes, pour fait déniser un peu les employés. Oui, et pour moi, je le vivrai parce que je l'ai jamais vécu, mais je le vivrai vraiment comme de la manipulation. Oui, une intrusion dans la vie privée, parce qu'il y a bien sûr, on est toujours libres, personne ne va t'enchaîner au bureau pour que tu restes pour la fête, mais c'est ainsi Dieu. Tu sens que si tu restes jamais pour boire un verre avec les collègues, si tu participes pas aux afterwards, tu seras vu comme quelqu'un de arrogant, qui pense qu'elle est mieux que les autres ou ça va être compliqué d'avoir une bonne relation avec ces collègues finalement. Et tu sais que ça, c'est un truc qui a été beaucoup décrié et qui est de plus en plus dénoncée dans le monde des startups. Ah ouais, parce que pendant longtemps, dans les startups, c'était un peu tout le monde voulait bosser dans une startup, etc. Et en fait, ils sont rendus compte que contrairement à d'autres boîtes, bah t'avais aucun avantage, tu travaillais de 8h à 22h, sous prétexte que c'est la nouvelle startup et que c'est stylé et que tu es dans un groupe, t'es dans une bande et il y a une espèce d'émulation où t'as envie de donner le meilleur de toi, mais en fait, il y a tous ces événements auxquels il faut participer, qui ne compte pas quand même du temps de travail, mais si tu n'y es pas, c'est mal vu. Ouais, bref, voilà, gérale, attends, qu'est-ce que tu n'aimes pas dans le monde du travail en France ou en général. Alors on n'en a pas parlé, mais c'est quelque chose que j'ai entendu de la part d'être rangée qui disait que en France on fait énormément de réunions et des réunions vraiment très longues. C'est quelque chose que j'ai pas beaucoup expérimenté, mais j'en ai beaucoup entendu parler de la part de mes amis et c'est vrai que moi, ça morifie vraiment quand j'entends des gens me raconter qu'ils ont passé deux heures dans une réunion de travail, c'est énorme et au finalement, on n'en sort rien quasiment, en deux heures, peut-être qu'il n'y a peut-être même pas la moitié de ce temps qui a été vraiment efficace. Je comprends l'idée de faire des réunions parce que c'est bien de parfois de se parler en face à face et d'avoir vraiment ce sentiment que tout le monde est sur la même longueur d'onde et tout ça, mais finalement, une réunion ça peut durer un quart d'heure. Mais clairement, nous nous réunions, c'est quand même, je veux dire, on se dit là, on veut aller, quelle vidéo on veut faire, les thèmes qu'on veut aborder, Tik-Tak-Tak. Les épliés, quoi. C'est ça. Et je trouve que passer du temps en réunion, c'est contre-productif, c'est une perte de temps et je déteste perdent mon temps. Mais vraiment, c'est quelque chose qui me rend folle et particulièrement perdent mon temps au travail. Je préfère passer une heure à faire la queue à la poste que de passer une heure dans une réunion inutile, vraiment. C'est perdre le temps au travail, je trouve ça, mais insupportable. Dans ces réunions, je suis d'accord, je suis quasi sûr que parfois, on est amené à parler juste pour prendre part à la discussion, mais sans réellement apporter quelque chose au débat. Et ça aussi, c'est une pression aussi de devoir parler à tout prix pour dire quelque chose et montrer qu'on est là. Alors que peut-être, non, mais c'est possible, je veux dire que tu me connais, par exemple, clairement, je déteste parler pour Norean-Dien, mais c'est pas sur ça que j'ai envie d'être jugé, ouais, ouais, ouais, c'est vrai. Donc les réunions, oui, mais pas plus de 30 minutes par une. Bon, allez, on passe à la partie plus joyeuse. Les ondes, joyeuses. Malgré tout, c'est vrai, comme on disait tout à l'heure, on est loin d'être les plus mal lotis en France. Donc, qu'est-ce qu'on apprécie particulièrement, parmi toutes ces choses liées au travail en France? Moi, je t'avoue que le monde du travail. J'ai un peu de mal. J'aurai vraiment du mal à te dire ce que j'apprécie dans le monde du travail en France parce que je trouve vraiment qu'on travaille trop, trop longtemps. Et je dis pas ça parce que j'ai la flème. Non, non, non, non, je ne connais, je ne suis pas du genre à dire qu'il ne faut pas travailler. Mais je pense qu'on perd énormément de temps en France, vraiment, que ce soit avec les pouces trop longues, les ondes, en fait, les ondes, joyeuses. Qu'est-ce que j'aime? J'vais te laisser commencer. Oui, ben moi, je trouve quand même que on a un pays où les salariés ont énormément de droits, ce qui est bien. Il y a quand même des droits sociaux qui sont bien implantés en France et que les gens essayent parfois de contester, bien sûr. Mais généralement, c'est quand même des droits plutôt respectés et ça, je trouve ça bien, qu'il y ait quand même cette limite des 35 heures. Même si bien sûr, il y a toujours des exceptions et c'est rarement 35 heures piles que les gens font. Mais c'est bien d'avoir un cadre, d'avoir un salaire minimum qui est bien sûr trop bas, mais qui reste quand même une manière de cadrer un peu les choses et que les gens ne soient pas trop exploités, sinon le fait que les heures supplémentaires soient censées être payées mieux, bien sûr, tous les employés ne le font pas encore une fois. Mais voilà, le fait qu'il y a un cadre légal qui est en faveur des salariés, je trouve que c'est bien et j'espère que ça va continuer et que ça va pas trop changer pour que les gens puissent continuer à avoir des conditions de vie à peu près des santes. Je ne sais pas. Enfin quand je compare avec d'autres pays où on peut se faire licencier, du jour au lendemain, sans rien, à savoir à l'avance des pays où voilà les gens sont en situation de précarité constante, qu'ils ont peur de perdre leur emploi tout le temps. Oui, non, je comprends, mais le revers de la méda, il sait que un emploi a hésité pendant, je ne sais pas combien ça, c'est vraiment d'en ployer quelqu'un, en se disant une fois que je l'ai, je veux m'en débarrasser, c'est très dur, c'est dur. Oui, donc c'est dur de décrocher un contrat, mais une fois qu'on l'a, on est plutôt serins, on n'a pas à cette peur tout le temps d'être virée, donc ça, je trouve que c'est bien qu'on essaye de droit sociaux. Mais moi tu me dis les 35 heures, mais c'est vrai que c'est génial et je sais que quand les 35 heures ont été mises en place, ça a permis de libérer beaucoup de temps, à beaucoup de gens, pour pratiquer par exemple une activité, faire de la musique, vraiment en ouvrir un peu son âme, plus que travailler, manger et dormir, travailler et manger et dormir, et c'est magnifique, mais moi je trouve que 35 heures, c'est trop. Oui, oui, je suis d'accord, en vrai. Je pense que sur ces 35 heures, il y a au moins 5 6 heures par semaine qui sont dans des postes qui servent à rien, qui sont dans des réunions qui servent à rien, qui sont du temps à pas poter avec les gens, à parler sur un tel, à parler sur celui-ci. Est-ce qu'il a assez travaillé? Est-ce qu'il est sympa? Est-ce qu'il est cool? Non, mais je pense que toutes les heures qu'on peut enlever, qui servent à rien, il faut les engluer, il faut que les gens rentrent chez eux et fassent leur vie. Oui, je suis d'accord, ce serait bien. Oui, oui, je suis totalement d'accord en fait. Mais je sais que peut-être qu'on va choquer des gens. Oui, peut-être, peut-être, mais écoutez, ça vous fera parler les amis si vous n'êtes pas d'accord. Oui, d'accord. Voilà, parler avec nous, envoyez-nous des messages locaux, envoyez-nous des mails, bien sûr, tout le monde ne peut pas être d'accord sur un sujet comme ça et c'est pas grave. Voilà, l'important, c'est qu'on puisse exprimer, que tout le monde puisse donner son opinion et qu'il n'y ait pas de jugement. Exactement. Bon, mais je crois qu'on a déjà présenté pas mal de cliger sur le travail en France. Oui, on a dit pas mal de choses. C'était très intéressant, merci Elaine pour ce sujet. Bah de rien, merci à toi. D'avoir été honnête, surtout, c'est vraiment, c'est vraiment ça, je pense, qui vous plaît les amis. J'espère qu'on puisse être un peu honnête et être un peu nous-mêmes. Et donc, si vous voulez entendre encore plus de choses, restez pour le bonus, si vous le pouvez. Et puis, pour les autres qui ne sont pas membres, à bientôt à la semaine prochaine, des amis à revoir.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Easy French invite ses auditeurs à rejoindre la communauté via le lien French.org/membrachyp pour accéder à des ressources comme des transcriptions interactives et des cours de conversation.
  2. Le présentéisme en France, l'obligation d'être présent au bureau jusqu’à 18 heures, est un cliché culturel perçu comme rigide, souvent critiqué pour sa rigidité et son impact négatif sur le bien-être personnel.
  3. Des habitudes comme les pauses clopes, les pauses cafés ou les pauses déjeuners longues (jusqu’à une heure) sont profondément ancrées dans la culture du travail français, même si elles ne servent pas toujours à manger, mais à se reposer et décompresser.

Summary:

Dans ce nouvel épisode de Easy French, l'équipe présente un sujet culturel essentiel : le travail en France. Elle explique les clichés et habitudes du monde du travail, notamment le présentéisme, l’obligation d’être présent au bureau jusqu’à 18 heures, et les longues pauses déjeuners qui servent davantage à se reposer qu’à manger. Ces pratiques, bien ancrées dans la culture française, sont critiquées pour leur rigidité et leur impact négatif sur le temps personnel.

L’épisode mentionne également des expressions courantes comme « faire le pont » ou « faire le viaduc » pour planifier des week-ends prolongés en utilisant des jours fériés. Il souligne que, malgré des droits sociaux solides comme les 35 heures, le temps perdu dans des réunions inutiles ou des pauses inutiles reste un problème majeur. Les participants partagent leurs préférences en matière d’horaires de travail, avec des préférences pour des journées courtes, structurées et bien définies.

L’épisode conclut en soulignant que le monde du travail en France reste un sujet complexe, marqué par des contradictions entre traditions culturelles et besoins de bien-être. Une invitation est faite aux auditeurs à rejoindre la communauté Easy French pour bénéficier d’outils d’apprentissage interactifs et de cours de conversation.

FAQs

Il suffit d’aller sur le lien dans la description du podcast : easyfrench.org/membrachyp. En devenant membre, vous accédez à des ressources comme des transcriptions interactives et des cours de conversation.

Le présentéisme est l’obligation d’être présent sur place au bureau aux heures de travail, ce qui rend difficile de travailler depuis chez soi ou de prendre des horaires flexibles.

Le prix est un concours littéraire où des lycéens votent pour un roman contemporain d’auteur francophone. Les livres gagnants incluent des policiers, des thrillers psychologiques et des récits autobiographiques.

Les pauses déjeuner en France durent généralement une heure, car elles servent à décompresser et à débriefer, et sont considérées comme incompressibles, même si elles ne sont pas toujours consacrées à manger.

Faire le pont consiste à prendre un jour de congé le vendredi pour relier deux jours fériés, comme le 1er mai ou le 8 mai, afin d’avoir un long week-end.

Les clichés incluent l’obligation de travailler de 8h à 18h, la tradition des pauses clopes ou cafés, et la longueur des vacances, souvent perçue comme moyenne en Europe.

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