C'est l'histoire d'une malédiction, d'une course contre le temps, les blessures, les avaries, et les océans.
C'est l'histoire d'un marin qui a donté les mers ou presque.
Armel est l'un des plus grands navigateurs de sa génération.
Pourtant, une course continue de lui résister. C'est la route du rôme.
Depuis 2014, un laçablement, il tente de la remporter, sans jamais y parvenir.
Vous écoutez transfert, ce témoignage a été recueillis par Nina Paréja.
Je suis né dans le Finister, pas très loin de la mer.
J'ai grandi dans cet univers-là où, avec mes fraisresseurs, on a très vite été baigné à la fois sur un bateau, parce qu'on peut avoir un volier.
Et je l'ai à la pêche, aussi la pêche à pied, la pêche en petits bateaux.
Donc oui, la mer a été très vite quelque chose qui a fait partie de mon univers.
Ma première navigation, je vais à peine avoir un an, mes parents traversaient la manche pour aller passer nos vacances familiales au sud de l'Angleteria ou vers l'Urlande.
Donc c'était très vite dans le monde de la mer.
Tous les étés ont pas en famille avec mes parents, puisque une tradition, c'est le rituel, donc on part tous les 6.
Moi, j'ai deux frais à une sœur sur un bateau qui fait 10 mètres, travers la manche.
Pour moi, et mon petit frère notamment, la traversée est pas facile, parce qu'on est malade.
Et nous, ce qui nous plaît beaucoup, c'est l'arrivée dans les îles où le bateau va mouiller enfin.
Et on va passer 10 jours à aller jouer dans les cailloux, les algues, les petites plages.
C'est notre espace de liberté quand on a 6, 7 ans, en vitant, qui est incroyable.
C'est l'impression d'être trop basso-crussoé où on va découvrir des petites criques, des petits endroits qui nous appartiennent.
On dort à bord du bateau, bien sûr.
On mange à bord du bateau, toute la vie se fait à bord du voilier, et ça reste des souvenirs gravés à jamais.
Quand je suis gamin, j'ai la chance de pouvoir tester différents sports, le foot, j'ai fait du tire à l'arc, j'ai fait du ping-pong.
Et très vite, la voile est arrivée, avec notamment la voile scolaire, une activité qui s'est développée en Bretagne dans les années 80,
pour permettre à beaucoup de jeunes qui ne connaissent pas la mère, qui n'ont jamais navigué,
de pouvoir essayer un bateau, un voilier ou de pouvoir faire un peu de voile.
Je me suis inscrit au climatique pour faire ce sport le samedi, donc on se porte le wasir.
Et là, j'ai découvert vraiment un univers qui m'avait tout de suite passionné, d'ailleurs déjà d'être à la barre d'un petit optimiste.
Ça fait à peine de mettre de l'on, c'est pas très vite.
Mais quand on a 8-9 ans et qu'on se retrouve avec son petit voilier, on est dans un humain à la barre et l'autre l'écoute pour aller gérer la vitesse.
Et donc on est libre de choisir sa route, sa vitesse, c'est un moment de liberté incroyable.
Après avoir testé des sports collectifs comme le football, finalement le plaisir d'être seul sur mon voilier,
seul en sur un bateau, ça ne m'a pas arrongé loin de là, au contraire.
J'étais content de pouvoir décider de ce que je voulais faire, de ce que ou est ce que je voulais aller.
Moi, j'ai toujours aimé jouer, mais dans le côté jouer aussi, à écouter compétiteur.
Quand je joue au société, mais avec ma famille, je sais pas toujours forcément ravie quand je perds.
Et ça, c'est quelque chose qui est arrivé vite aussi sur la voile.
Ma première course que j'ai faite, je devais avoir 9 ans, je prends le départ de la courge, j'ai un peu perdu.
Je dois terminer, plutôt dans le dernier tir de la flotte, pour rentrer au climatique, pour rentrer le bateau.
Et après, il y a l'armisé prix avec le goutté et le moment de l'armisé prix, c'est vrai que de voir les vainqueurs monter sur le podium,
et puis ce qu'il gagne, il a la coupe, ça fait rêver, ça donne envie.
C'est dit, moi, j'aimerais bien être à sa place. Moi, ça va me donner envie de continuer ça dans ce sport,
et de dire, la prochaine fois, au tout cas, dès que je pourrais, j'aimerais bien être celui qui montra sur le podium et qui aura la coupe.
Et c'est ce que je fais l'année suivante, après passer le temps d'entraîner, avoir progressé, j'ai compris que ça va devenir plus classe-port.
La sensation de monter sur le podium, c'est l'impression d'avoir été un peu meilleur que les autres,
peut-être dans un temps de domaine, en tout cas, d'avoir réussi à maîtriser un peu mieux tous les domaines de la navigation.
C'est un sport, il y a beaucoup d'éléments à maîtriser, il y a la technique avec le bateau qu'il faut bien mener,
et puis il faut aussi être un bon stratège, prendre un bon départ, savoir aller du bon côté sur le plan d'eau par rapport à la météo,
avoir une stratégie par rapport à ses concurrents aussi, c'est un vrai jeu d'échec, c'est ça qui me plaît bien
et qui fait que quand on a la chance de gagner, on a l'impression d'avoir réussi à ce moment-là à être un peu meilleur que les autres
et que c'est plutôt satisfaisant.
Suite à ces premières compétitions en voile, qui fera, il fait un peu la même chose aussi, on se retrouve finalement un contexte familial
qui est évolu tous nos week-end, tous nos vacances scolaires sont prises par des rendez-vous de compétitions régionales,
nationales, internationales. Quand je suis à d'eau, j'avais des copains qui avaient des posteurs d'équipe de foot,
moi c'était des posteurs de bateau, Florence Arthol, Ouyperon, Philippe Poupon, tous ces grands navigateurs de l'époque,
ce sont des marins qui font rêver, parce qu'ils participent à des grandes courses, parce qu'ils racontent des aventures, des histoires,
ce n'est pas forcément moi un sport qui me donne envie de faire, en tout cas de faire ce qu'ils font eux,
c'est-à-dire de traverser l'Atlantique ou encore moins de faire un tour du monde en solitaire, mais ça me fait rêver,
dans le sens où, à travers leur essier, à travers leur témoignage, je vis, par procuration, ce qu'ils racontent,
je me imagine, en fait beaucoup, on vit aussi avec eux les moments difficiles, quand il y a des avarides, à bondons,
et puis aussi ils m'ont fort, quand ils gagnent, quand ils arrivent enfin après un tour du monde qui peut durer des plus de 100 jours.
En parallèle de mon parcours, un peu de régatier, de timis, puis après des réveurs, il est important pour moi de continuer à travailler à l'école,
de être studieux, c'était un peu le contrat moral avec mes parents, la voile n'est pas du tout un métier à la parentière,
c'est pas du tout professionnalisé, c'est uniquement quelques marins qui ont vives et loin de moi d'espérer de faire ça,
donc les études elles sont importantes, donc je vais passer mon bac, je vais faire un unité, je vais intégrer une école ingénieur,
je vais essayer de tout faire pour avoir un métier, avec l'envie de pouvoir travailler dans le monde de la mer,
notamment de être ingénieur autour des bateaux de course-solarge, et à côté de ça, bien sûr,
je continue vraiment la voile à haut niveau, je fais beaucoup de compétitions sur différents supports,
et le milieu de la course-solarge, comme matière de plus en plus, j'intègre l'Insa, donc à Rennes,
qui est une école ingénieur, j'ai la chance justement d'avoir un cursus adapté en tant que sportive de haut niveau,
et au bout de deux ans, j'arrive à un carrefour où je vais tenter une sélection qui est ouverte à tous les jeunes de 18 à 25 ans,
et jamais obtenir une bourse, en fait, à avoir un sponsor qui va financer une saison sur le circuit professionnel,
je remporte cette bourse, enfin 99, et là, donc je mets une parenthèse dans mes études et je me lance sur le circuit professionnel en 2000.
Je t'aime une deuxième de ce huit car du figureau à la première participation, donc c'est vrai que c'est une belle performance.
Maintenant, il est loin d'en faire une carrière professionnelle, et encore moins d'avoir des sponsors à vie,
donc c'est ce qui est compliqué dans une métier, c'est de trouver des partenaires qui nous accompagnent,
pour pouvoir financer ce qui coûte cher, bien sûr, c'est le bateau, et c'est une petite travail qui demande un certain budget.
Donc j'ai un peu galéré pendant les deux années qui suivent, parce que j'ai pas réintégré l'insage et dis bah, je vais tenter ma chance de pouvoir continuer l'aventure au moins essayer pendant un an ou deux.
J'arrive à trouver des partenaires courses après courses, et puis en 2003, finalement, j'arrive à trouver un sponsor qui me donne une chance pour faire tout la saison encore sur le circuit figureau.
L'arrivée se fait vraiment, c'est un suspense intonal, d'abord parce que le format de la course, c'est une course qui se joue par étape, on cumule des temps, comme le tour de France Velo.
Et moi, je gagne finalement la dernière étape, cette année-là, en 2003, je remporte la suite à du figureau, j'ai 26 ans.
Je finis avec seulement 13 secondes d'avance après 13 ou 14 ans jour de course cumulée, donc c'est. D'abord, il faut réaliser qu'on ne gagne pour pas grand-chose, et ensuite, une fois qu'on a réalisé ça, c'est de réaliser qu'on a vraiment gagné cette course qui nous a fait rêver quand on était plus jeune.
Plus, je gagne devant deux grands marins que sont à l'ingotier Michel Desjoyos, qui ont déjà remporté le vent des globes, qui ont déjà remporté la rôde du roi.
Donc, des gens que j'admire depuis longtemps, et pour moi, c'est un vrai tremplin, c'est pas évident parce qu'on n'est pas préparé à ça, je suis pas préparé à. à être sollicité à la fois médiatiquement, mais aussi par le milieu. On change un peu statut, donc le regard des autres aussi évolu.
Ça fait partie de l'apprentissage, et puis j'ai la chance, finalement, d'avoir ce week que j'ai battu de 13 secondes qui a l'ingotier, qui n'est pas encuni et qui. et que je suis au moins à la fois.
semaine après, il y a quelques mois après, m'appelle et me dis "cute armel, moi j'ai
un, j'ai envie de faire un peu une pause dans ma carrière sportive, je te propose, si
tu as te dit, de me succéder à la barre du bateau, donc j'accepte, mais assure avec
grand plaisir, parce que c'est une grande chance, c'est comme si je passais du carting
à la formule un ou quelques semaines, je me retrouve vraiment projeter dans un autre
univers, où je vais découvrir vraiment ce qui est le milieu de la course relâche professionnelle
avec la complexité que ça permet.
En 2004, c'est un grand tournant, j'intègre effectivement une écurie de grands bateaux,
de multicocque, un circuit très professionnel, et le hasard des circonstances fait que cette
année-là, je rencontre Aurélique, on se rencontre lors d'une brigade, une course amateur,
c'est un coup de four, donc il y a beaucoup de choses en même temps, c'est-à-dire que
on demande de devenir le skipper d'un trimaran de course avec une équipe de 10-15 personnes
qui, vraiment, va être un peu comme une équipe de sport automobile, je deviens le pilote
et derrière moi, il y a toute une équipe de techniciens d'ingénieurs, et puis il y a
une vie privée, une vie sentimentale qui évolue aussi, donc c'est beaucoup de belles choses
en même temps.
Je pense qu'elle a compris très vite que moi, la voile, c'était, puisqu'à métier, c'était
une passion, je n'allais pas arrêter la voile pour elle, j'avais bien expliqué au départ
et ça, je n'avais jamais été, quelque chose qui était remis en course, il fallait
juste qu'on arrivait à trouver ensemble l'équilibre d'abord d'une vie à deux avec
effectivement moi qui est sous l'absent, on va se mettre à travailler finalement sur nos
projets communs, dans la course large, elle a fait du droit donc qu'elle a une connaissance
de tout ce qui est contrat, gestion d'image, moi qui suis d'abord un sportif et d'abord
passionné de rigate et de voile, tout ce côté là, mais un peu inconnue, un peu loin,
et donc c'est bien d'avoir quelqu'un comme ça qui permet de gérer justement tous ces
à côté qui sont importants, pour pas faire de bêtises et pas se faire complètement
engoutir par des deux mondes particulières. En 2006, je participe à un premier route du
Rome, c'est une course qui est le tous les quatre ans, qui est une transatlantique, donc
ça part de France, à Saint-Malo, en Bretagne, et ça arrive en Guadeloupe, donc c'est
une course qui est en solitaire et c'est une course où il y a plusieurs catégories
de bateaux, il y a des petits, des grands bateaux, des monococques, puis aussi des multicocques,
des trimarrants, catamarrants, je me lance pour la première fois sur la clantique en solitaire,
j'avais déjà traversé la clantique en course en bateau, mais en double ou en équipage,
jamais en solitaire, donc c'est pour moi une première expérience assez incroyable, je
vais découvrir finalement déjà l'ambiance de la route du Rome, en tant que skipper,
en tant que participant, avec l'ambiance d'un départ, l'ambiance du village, et puis
l'arriver en Guadeloupe aussi avec tout le monde qui nous accueille, c'est vraiment une
faite de dingue, je termine quatrième en 2016 la première route du Rome, c'est un
objectif 200% rempli, on est ravis, et tout ça, c'est avec l'ambition d'être au départ
une course encore peut-être plus difficile, deux ans plus tard que sera le vent des globes,
le tour du monde en solitaire. La vie évolue très vite, quand on a, je vais voir,
le vent de 2007, et on rélite en mensainte, et on a notre fille qui n'est Louise, au mois d'avril
de 2007, c'est quasiment en même moment que notre bateau, notre nouveau bateau qu'on
a construit pour le vent des globes et miallo, donc une année bien chargée aussi de ce côté-là,
où moi je vais participer à différents cours, différents entraînements pour pouvoir préparer
le vent des globes. Quand je ne deviens pas à pas, c'est sûr qu'on mesure la
responsabilité qu'il nous incombe. Quand je vais naviguer, et encore plus quand je serais
tout seul sur le bateau, je n'avais plus que pour moi, je n'avais aussi pour ma femme,
mais aussi pour ma fille, et je dois aussi être de faire le maximum pour gérer ma sécurité,
pour être revenu après la course et être avec eux. Je change ma façon d'aborder certaines
manœuvres, de prendre un petit peu plus de temps pour m'habiller, pour m'aider de manger
de softage ou m'accrocher quand je vais à l'avant du bateau, ne pas le faire sur un coup de tête,
parce que j'ai du monde qui m'attend la maison. La course-solage, c'est un sport difficile,
et c'est aussi en solitaire, c'est un sport assez egoiste. On part tout seul
de notre aventure, notre course, notre passion en prenant des risques. Parfois, c'est
dur longtemps, on va très longtemps, tourne du monde, c'est presque 80-90 jours. Et pour ça,
c'est egoiste, dans le sens où finalement, on laisse nos proches à terre. Il subit
un peu ce qu'on fait, à la fois, notre absence, les risques en cours, le fait de pas forcément
avoir une maîtrise de ce que nous, on a en train de réaliser dans le sens où, à chaque
second, il peut arriver tout ce qui peut arriver, donc c'est compliqué. On doit trouver un équilibre,
avec les gens qui nous entourent, avant de prendre le départ, d'une aventure, il faut déjà se
préparer et expliquer qu'est ce qu'on va faire, qu'est ce qu'il va se passer, qu'est ce
les moyens pour pouvoir combiner, faire que justement, pour ceux qui restent à terre, se
ne se trouvent pas du jour au lendemain, un peu prier aux pièges, ou en tout cas, des
pourvus de quelqu'un qui n'est plus là. Il faut anticiper, imaginer un peu tous les
scénarios, sans être non plus dans le côté complètement pessimiste. La communication est toujours
un élément important, et il faut savoir quand on a terminé, quand on a fini, quand on a réussi,
ou par réussi, être disponible à 200% pour les gens qu'on a laissé, parce qu'ils ont besoin
de nous, ils ont besoin d'avoir plus de temps pour eux, le temps qu'on leur a pris, justement,
parce qu'on était absent, il faut leur redonner, et puis, d'un côté aussi, quand on
gagne, on devient finalement pendant un certain temps un personnage public, c'est-à-dire qu'on
est très sollicité, très demandé, et que finalement, c'est un peu facile d'être la star qui
a été absente pendant trois mois à la maison, et quand ils rentrent tout le monde, nous prend
pour un héros, et que finalement, on a oublié un peu les gens qui sont restés à terre
et qui ont géré le quotidien.
Première vendeglamme en 2008, pour moi, c'est vraiment une aventure. Je me lance dans
une course que j'ai suivie quand j'étais plus jeune, mais sinon, je ne connais pas
grand-chose du parcours, parce que j'ai navigué jusque là au maximum jusqu'au large
du Brésil. Le vendeglamme, c'est le tour du monde à la voie, au solitaire, au large,
c'est en assistance. Donc, c'est une course qui part des sables de l'honne. On va vers le
sud. On passe le calme de bonne espérance au sud de l'Afrique du Sud, ensuite, on passe
sous l'Australie et l'Annoise et l'Ande, et on passe enfin le dernier cap qui s'appelle
le Cap Horn, qui est au sud de l'Amérique du Sud, tout en bas, du Chili, et enfin, on remonte
l'authentique et on revient au sable de l'Honne. Donc, c'est vraiment un parcours qui est
très long, se met dans buge. Et donc, moi, c'est parcours, je ne connais pas. On passe
pour trois mois de navigation. Ma plus longue expérience, c'est 20 jours d'affilée. Et là,
Jean-Barrque, un bord, 90 jours de nourriture. Jean-Barrque est d'événement pour trois
mois de cours, mais aussi des conditions extrêmes à la fois de température LV, mes températures
très froides. Quand je serai dans les. Ce qu'on appelle les meurs du sud sont les
l'océan-indiennes, l'océan-pas-sifique, ce qu'on appelle les 40e reggissants, les 50e
meurs lents, ou ça. Ça remue pas mal. Il fait trois, quatre degrés, voire moins. Il
faut être bien habillé. C'est comme si je partais, si on veut faire un parallèle avec
la haute montagne, faire une expédition dans l'immalaïa. Notre objectif avec une équipe,
c'est d'abord de finir, parce qu'on sait que c'est d'abord ça, une victoire. Jusque
là, en moyenne, 40% des concurrents terminent la course sur les déséditions précédentes.
La première édition a lieu en 89, donc ça va être le 5ème ou 6ème devant des glues.
Il y a eu beaucoup d'abandon, il y a eu même une des marins qui sont malheureusement jamais
revenus. Donc c'est comme un sacré change. Donc, moi clairement, quand je prends le départ
au sable de l'un, mon ambition, c'est de revenir au sable de l'un, terminer le parcours,
il le reste au verre. Et je termine deuxième. C'est la souris sur le gâteau. Il y a eu beaucoup
de casse, beaucoup d'abandon sur cette course, beaucoup de favoris. Moi j'étais un vrai
haut de saideur, mais pas un grand favori, mais je profite des malheurs de certains pour
gravier des places au classement. Et puis surtout, d'arriver à la fin, deuxième, c'est
une vraie victoire. Pour moi, pour tout mon équipe, je reviens avec. On est en vécu
quelque chose que j'avais même pas imaginé. Je découvre des océans que je ne connaissais pas.
Je passe par des émotions très hautes et très basse, du grand difficulté, émotionnel
et puis physique. Je me retrouve même à la fin avec manque de nourriture. J'avais
pas forcément bien préparé mon habitailement, donc la quantité de nourriture pour tout
la course. Et donc, à la fin, je me retrouve avec. J'ai plus assez à manger sur les 15
derniers jours. Donc, j'essaye de limiter un petit peu ma façon de nourrir à bord pour
rationner jusqu'au bout, mais ça suffit pas. Et à la fin, j'ai vraiment plus rien
de la manger. Donc, j'arrive, j'ai perdu 8 kilos. J'ai, heureusement, j'ai de quoi
boire, parce qu'on a un des salinisateurs qui me permet de transformer l'eau de mer en
au douce. Donc, je tiens avec ça, mais j'arrive très très diminué, très maigre. Mais
t'as mis de seconde et de l'autre, t'as mis de cette aventure. On est en appris énormément
de choses, et très heureux d'avoir réussi ce premier tour du monde.
C'est le chacal, le chacal c'est un animal qui est assez résilient, persévérant peut-être,
qui a plutôt l'habitude de pas lâcher sa proie, c'est comme ça que moi je le vois, c'est
comme ça que mes amis qui m'ont surnommé me voyaient aussi, c'est un peu ma façon d'être
quand j'ai la vigue en course, avant de me voir vaincu, il faudra vraiment aller me chercher
jusqu'au bout, sur ce vent des globes, il y a un peu de ça, j'ai appris des nouvelles
choses sur moi, parce que passer trois mois seul sur un bateau dans les conditions extrêmes,
c'est pas toujours facile, et ça j'ai appris que j'étais capable de faire ça, quand
on passe par moment difficile, une fois qu'on en est sorti, il y a une satisfaction d'avoir
réussi à passer cet appel, c'est d'avoir gravie ces petites montagnes là, et finalement
quand on revit la même situation, j'ai l'impression que c'est plus facile, et ce vent
des globes-là finalement c'était pour moi, découverte aussi de mentalement le dire, je
suis capable de tenir une course si longue, d'être dans la difficulté pendant autant
de temps, et c'est ce qui va me donner envie à l'arriver, pas tout de suite, mais quelques
semaines après, de dire je veux y retourner, et cette fois-ci je veux y retourner, mais
je veux je veux la gagner.
2010 c'est la fin de l'aventure agricritaire, mon partenaire, on termine cette belle aventure
collective par une route du Rome, avec ce bateau qu'on a construis, ce bateau qui
a fait le vent des globes, ce bateau que je connais bien, on passe pas très loin du
grand-chim parce qu'on gagne la transate en double en vigaro au mois d'avril, je remporte
pour la deuxième fois la solitaire du vigaro au mois d'août, on a gagné trois étapes
sur quatre, et puis à la route du Rome, on passe pas loin de la victoire, je termine
deuxième, donc c'est quasiment un son faute, c'est une de mes mers années sportivement,
et en plus 2010 c'est une année qui se termine en beauté, en tout cas, une année d'ense,
parce qu'on a notre deuxième enfant qui arrive au mois de décembre, donc moi j'arrive
à la route du Rome à Poit-à-Pitre, j'ai dû passer une nuit à l'hôtel, le temps
de prendre une douche et puis j'ai pris l'avion le lendemain pour être tout de suite avec
Aurélie et assister à l'accouchement et l'arrivée d'être gare, donc qui est né quelque
jour après. Alors 2012, moi c'est mon deuxième en déglobe, je viens plus pour découvrir
le vent déglobe, je viens pour essayer de le gagner, et la course va se jouer à Mano Mano
assez vite avec un autre équipeur qui s'appelle François Gabbard, où on va se tirer
la boue en fait pendant 70-80 jours, et c'est François qui gênera la fin avec trois
heures des cartes, voilà, c'était une course incroyable, bien sur une déception l'arrivée
pour moi, parce que passer six proches de l'avitoire après 78 jours de compétition, c'est
pas forcément évident à valer, maintenant ça fait partie du sport, ça fait partie de la
légende cependant déglobe, je suis content d'avoir participé à Suduel, d'avoir mené
la course ici pendant une bonne partie, et je me dis après avoir un peu de recul après
quelques semaines pour digérer tout ça, de dire finalement, je ne suis pas si loin de
pouvoir la gagner, donc en 2014, on a décidé avec un bon populaire, et mon équipe de participer
à la roudure homme, mais sur un autre type de bateau, sur un multicoc, un grand tri marangéant,
pourquoi parce que la roudure homme, c'est plusieurs catégories de bateau, et les multicocles,
les grands multicocs, ce sont les bateaux les plus rapides, donc c'est la catégorie
laine, on sait que c'est l'un de ceux qui arriveront en premier à poids tapis, c'est
ça qu'on veut faire, vous imaginez que ces courses-là, comme le vent déglobe, la roudure
homme, c'est des courses, on n'en fait pas à tous les 15 jours, c'est pas comme des
magieaux-foutes, c'est pas comme des tournettes tennis, on a besoin, nous, dans ce sport,
d'une préparation qui est longue et minutieuse pour arriver, fin près, à des aventures
qui sont un peu hors normes, et je compare souvent, en fait, notre façon de se préparer
un petit peu à ce que font des astronautes qui se préparent quand ils vont partir dans
l'espace ou sur des spéditions, mais c'est vrai que, il faut imaginer que nous, quand
on part en solitaire sur un tour du monde, sur une tournate antique, on demande de passer
des formations sur la sécurité, sur la formation médicale, on doit travailler la metée
ou pendant des semaines et des semaines, pourquoi il y a tous les phénomènes possibles,
on doit avoir des connaissances mécaniques, informatiques, technologiques, on demande aussi
de pouvoir gérer des situations de stress, savoir gérer son sommeil, bref, il y a énormément
de paramètres à maîtriser, et ça, ça prend du temps, il faut aussi bien sûr s'entraîner
dans les conditions réelles, c'est à dire avec le bateau avec lequel on va participer
à la course, il faut aller s'entraîner dans des conditions qu'on va pouvoir rencontrer
pendant la course, pour être sûr qu'on va réussir à passer très vers ces phénomènes
difficiles, c'est une vraie préparation minutieuse que on va réfer en 2014 avec mon équipe,
avec ce bateau qui est un très bon bateau, moi je vais beaucoup naviguer, je vais faire
quatre transatlantiques, entre le mois de janvier et le mois de juillet, donc deux en solitaire,
un bateau que je ne connaissais pas au départ et arrivé au mois de juillet, je le connait
très bien, donc on arrive finalement, moi j'ai un bateau et une équipe et une connaissance
où quand je suis beaucoup de cas et on se dit pour la radio-rome, on est prêt, malheureusement
j'ai un accident, d'être qui m'arrive au mois de dout pendant mes vacances, je me
blesse gravement au poignet, du coup très vite je comprends que la radio-rome ce sera pas
pour moi, je suis obligé de décarrer forfait donc sur cette épreuve, je suis remplacé
par un autre marin qui s'appelle le hyperon qui prend la barre de ce bateau, de mon bateau
avec lequel j'ai préparé cette course et qui va remporter, c'est à la fois très difficile
à vivre parce que je me l'ouvriai bien sûr à sa place avec une préparation qui était
optimale, mais d'un côté, j'ai au moins le sentiment de ne pas avoir raté cette victoire
à l'équipe et aux gens qui m'ont aidé, ce qui me permet en 2014, finalement après
cette rude du rome douloureuse à vivre, c'est de m'accrocher à ce projet Van Deglum
qui est déjà lancé, on a décidé après le Van Deglum 2012 de lancer la construction
d'un nouveau bateau, je vais prendre le départ du Van Deglum en 2016, j'ai 39 ans, c'est
mon troisième Van Deglum donc je suis bien sûr le grand favori, on t'aménit deuxième
en décision précédente, sachant que les deux derniers vainqueurs sont pas là, tout est
vraiment fait pour me mettre vraiment sous pression une façon positive, en tout cas moi c'est
comme ça je m'en sers et que j'utilise ces lucitations avant le départ, ces questions
avant le départ, beaucoup me posent la question à me dire, j'aimais 203, donc en gros pas
trois fois deuxième, le poulident de la voile, ça fait partie aussi du jeu, ça fait partie
aussi de la communication dans le monde de sport, et ça quelque part je suis assez grand
pour faire la part des choses, donc moi j'arrive en 2016 au départ avec mon équipe,
clairement l'objectif c'est la gagnant rien, après on est tous conscients et moi le premier
que la course peut s'arrêter au bout de 24 heures, au bout de jour parce que c'est
ça reste un sport mécanique, ça m'empêche pas de dormir, avant de partir, ça m'empêche
pas de vivre même ma vie de famille, je dirais c'est important de ne pas non plus totalement
oublier le reste, même si effectivement les semaines avant le départ on est commence
à être déjà dans sa bulle, pour dormir sur le bateau c'est en solitaire c'est
compliqué, parce qu'on doit toujours faire que le bateau a été toujours vite, donc même
quand on dort on va pas ralentir le bateau, on va pas s'arrêter la nuit pour dormir,
c'est ce serait contre performant, donc on a un pilote automatique, comme il en place
c'est qu'on a plus la barre du bateau, en tout cas on est plus en train de diriger le bateau,
ce qui nous permet de faire autre chose, et notamment quand on va dormir on essaie de bien
régler ce pilote automatique, de bien régler les voiles, on essaie de trouver un moment où
le vent va pas être trop perturbé donc en général on essaie de bien regarder la méthode
qui arrive dans les deux, trois, quatre prochaines heures, et là dès qu'on peut on va aller
dormir, s'allonger sur une petite banette, voilà, plutôt confortable, on va faire des
petites sièces de 20, 30, 40, 50 minutes au maximum, il faut essayer de s'endormir rapidement,
c'est un fait ça, la difficulté, quand on n'a jamais fait ça, d'accepter, de faire
confiance à ce qu'on a mis en place pour qu'on laisse ce truc y met les raines du bateau,
à toute l'électronique, à toute la système qu'on a mis au point, on a des techniques
aussi pour faire abstraction un petit peu du bruit et du stress, on peut faire de l'autre
et une hausse, on peut faire de l'image mentale, la souffrologie, il y a plein de doutils
qui permettent d'arriver à déconnecter un petit peu avec l'ambiance du bord, et là il
faut s'endormir en quelques dizaines de secondes pour profiter de ces petites sièces,
parce qu'en fait il faut imaginer que le sommeil en mer, en ce état, c'est un élément
de performance, c'est aussi important que de bien régler ses voiles, que de prendre
une bonne stratégie météo, si on ne dort pas bien, si on ne gère pas bien son sommeil,
On va perdre en lucidité, on va. perd en concentration, c'est là où on risque d'être moins performant dans les manoeuvres,
dans la conduite du bateau et même ça peut devenir dangereux.
Ça m'a arrivée d'être vraiment très loin dans le manque de sommeil et là, oui, ça
m'arrive, ça m'a arrivée d'avoir l'impression qu'il y avait quelqu'un à bord du bateau
avec moi qui allait faire ce que je devais faire, c'est-à-dire par exemple de régler
une voile ou de changer un système, je m'imaginais lui dire de faire ça.
Bon, au bout d'un moment, on comprend qu'il y a personne, il n'y a rien qui s'est
passé et qu'en fait, on est en train de faire n'importe quoi, là, il est en allé s'allonger,
quelque part, on est allé un peu trop loin, tant pis, peut-être qu'on sera obligé de
ralentir un peu le bateau ou d'être un petit peu moins performant pendant les 30
prochaines minutes, parce que là, le sommeil est plus que nécessaire.
Il faut imaginer que sur nos bateaux, et encore plus maintenant avec les ultimes, donc
le bateau sur lequel je navigue aujourd'hui, c'est un grand tri marrant qui va très, très
vite.
On a toujours un stress permanents sur le… en fait, on essaie toujours d'anticiper ce
qui va arriver dans 10 minutes à un quart d'heure, une demi-heure, deux heures, trois
heures, etc.
Une fois qu'on a pris le départ d'une course, on rentre dans ce mode-là.
Donc ce stress-là, il fait partie d'autre quotidien, donc c'est husant, en fait, c'est
fatigant, en plus, des efforts physiques, et ce qui peut rendre le stress peut-être encore
plus compliqué et qui peut devenir dangereux, et c'est là où on commence à avoir peur.
C'est finalement ce qu'on n'avait pas prévu, c'est un problème technique majeur,
ça peut être un événement météo qui peut être très violent, ça peut être encore pire
un accident.
Voilà, et là, finalement, la capacité qu'on avait de maîtriser à peu près tout ce qui
se passe à bord, finalement, on la perd un peu, et là, du coup, la peur ne peut nous submerger,
il faut être vigilant, ça peut arriver, c'est rare, heureusement, on est un peu comme
des pilotes de formule 1 sur nos bateaux.
Je pense qu'un pilot de formule 1, il ne faut pas qu'il est peur sur une course de
3 heures, à chaque virage, sinon il faut faire autre chose, comme un skier de descente
qui est à l'ancée à plus de 130 km/h.
Je pense que quand il a de taque un virage, il n'a pas les genoux qui flanchent, et nous
c'est pareil, ils sont des bateaux, il faut qu'on soit toujours très concentré, ça
peut arriver d'avoir la peur, d'avoir peur parce qu'il y a quelque chose qu'on n'avait
pas prévu, mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps.
Et en 2017, donc à l'arrivée du Vendée Globe, mon troisième en déglobe, je gagne la course
et je bas le record en 60-14 heures, trois heures, je sais plus les minutes, mais à la fois
une belle victoire par rapport au temps à la course en elle-même, mais c'est aussi le chemin
pour y arriver.
Moi j'ai mis trois Vendée Globe avant de gagner le Vendée Globe, certains ont le gagné
du premier coup, et c'est toute cette aventure humaine qui a duré presque 12 ans d'avoir
réussi à attendre cet objectif à la fin, c'est, ouais, ça fait partie d'un très bouché
de la pître de Macayah.
La redura 2018, je prends le départ, d'abord un nouveau batouon, un nouveau trimarrant,
qui était construit spécialement pour cette course avec mon populaire, on avait terminé
la redura 2014 avec une victoire, c'était pas moi qui était à la barre, mais par on
s'est dit à l'arrivée, quatre ans après qu'il faudrait avoir un bateau plus récent,
plus performant pour pouvoir prétendre à la gagne, donc on construit ce bateau, on est
au départ à Saint-Malo, dans des conditions qui voient être difficiles au niveau météo
pour le début de course, les annonces du mauvais temps dans le club de Gascogne, au large
de la Bretagne, on a pris un peu de retard dans notre préparation et l'équipe, l'objectif
clairement, au départ dans ces conditions là, on fleu de doron, on passe le mauvais
temps, on prend pas de risques et puis une fois que les conditions s'amèneront, on pourra
un petit peu lâcher les cheveux comme on dit et moi je prends le départ, ça se passe
plutôt bien, je respecte le plan de route que l'on s'est fixé avec mon équipe et malheureusement
le troisième jour de course, je suis à peu près entre le Portugal et les Assorts, donc
un peu au milieu de nulle part, dans l'autre c'est récentique, les conditions soumourvaises,
il y a 5,6 mètres de creux, de vague, 70, 80 km devant, là je vraiment, j'ai régé
le bateau pour qu'il soit le moins solisé, c'était possible, parce qu'on attend que
cette dépression, cette tempête qui est en train de passer, justement, se remonte vers
l'honneur et puis enfin nous le laisser dans des conditions plus faciles, et malheureusement
la termi dit, en quelques secondes, en fait tout bascule, mon bateau se dislocque, il
faut imaginer il y a trois coques, il y a une décocque qui se détache pour une rupture
mécanique, donc c'est comme si vous étiez sur la voie express ou l'autoroute avec votre
bateau, puis vous avez un coup, vous avez deux roues à un côté qui se détachent, donc
là c'est l'accident grave, le bateau n'a plus d'appui, bascule, complètement, puis
se met à l'envers, donc chavir, dans les conditions d'antesque, moi je me retrouve
projeté un peu dans tous les sens, j'arrive à m'accrocher au cordage du bateau, enfin
en tout cas je trouve une main qui permet d'attacher un peu, m'en rattacher à quelque chose,
c'était très dur, parce que en fait je sais pas comment ça va se terminer, j'imagine
de même un moment que je vais y passer, ça va très vite, là pour le coup on est dans un
sens de survie, c'est à dire qu'on n'est plus un trait d'anticipé, comme je faisais
depuis le début de la course, c'est dire ce qui va se passer dans une heure, dans trois
heures, c'est là, c'est à chaque seconde on essaie de réagir, qu'est-ce que je fais,
qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je fais? On connaît des moyens pour en tout cas
se mettre en sécurité, ou en tout cas mettre en place tout ce qu'il faut, si on doit
déclencher une détresse, et mon premier objectif à ce moment-là, quand je suis un peu
dans ce gros problèmeatique de danger, c'est de me mettre dans le bateau à l'envers,
et une fois que je suis à l'intérieur du bateau, je sais que je suis sauvé, entre guillemets,
je suis sauvé dans le fait que je ne vais pas mourir, après, je ne suis pas encore sauvé,
et en le fait que là, je suis au milieu de l'océan, à l'envers dans des conditions
difficiles, que je sais aussi que très vite l'équipatère et les gens qui suivent vont
voir qu'il y a quelque chose d'un normal qui s'est passé, et moi, mon rôle, c'est
de mettre en place justement un système qui est d'abord en aïde d'éballée de détresse,
donc de déclencher cette bale de détresse, pour bien faire comprendre qu'effectivement,
il m'est arrivé à un accident grave, et que je besoin d'assistance, et là, une autre
aventure commence.
Je vais rester une douzaine d'heures à bord de mon bateau, un bateau de pêche portugais
va être dérouté, c'est vrai que ça peut paraître long douze heures, mais finalement,
à l'échelle là où je suis, c'est plutôt une bonne nouvelle, un bateau de pêche
par rapport à un cargo, en plus, c'est beaucoup plus manoeuvrant, donc pour venir me récupérer
en pleine nuit, dans des conditions de mer difficile, c'est plutôt pas mal, et c'est vrai
que je vais être récupéré par cette équipage de pêche portugais qui, à la fois très professionnelle
et puis aussi vraiment incroyable, et qui vont ramener leur port d'attache, ils rentraient
à Vigo, donc on a passé deux jours et demi ensemble, je crois, sur le bateau de pêche.
L'inconvénient, c'est que moi, je parle pas portugais, eux, ils ne parlaient pas anglais,
et encore moins français, donc pour communiquer, c'était un peu compliqué, mais c'est la solidarité
des gens de mer, c'est des gens qui ont pas hésité une seconde à venir me chercher quand
on leur a demandé de venir me chercher, et genre, on doit encore, voilà, c'est une gratitude.
Oui là, il n'y a pas le trop choix d'avander la course, c'est sûr que là, le bateau
est paréparable, on va ramener les morceaux, mais il sera déclaré irréparable, c'est
beau, on reconstruit un bateau pour préparer la route du rem 22, donc c'est une autre aventure
qui commence, et on ne prend le départ la route du rem 22, malheureusement, là, ce serait
une case mécanique, ce n'est pas un accident dangereux, mais c'est une pièce mécanique
qui casse, le premier 24 ans de course, et la course, malheureusement, on est plus la
même, on ne répare, on repart, tirat, et je repartirais plusieurs heures après les autres,
et tu as mis dans la course loin des premiers, mais une route du rem 22, là aussi difficile.
Qui est assez, à la fois, passionnant, et motivant, ou en tout cas, intéressant dans
la course large, c'est qu'on peut toujours nous dire oui, vous allez refaire la route
du rem, et moi, c'est montré à cette année, pour la 5ème fois, j'ai dû faire très
mal à ce soir, c'est de faire du figure haut, j'ai fait trois avant des glum, j'ai très
passé l'authentique plus 35 fois, mais c'est jamais la même chose, parce que, déjà, on
change de bateaux, on change de catégorie de bateaux, moi, c'est un arrivé, j'ai la
chance d'avoir fait des formes monocaux comme une Ticoque, et puis, c'est jamais le même
scénario, la même histoire, parce qu'on a un élément qui est majeur dans notre sport,
c'est la météo, la météo, c'est les conditions de vent, les conditions de mer, on va
rentrer du début à la fin de la course, c'est sûr que cette année, par exemple, sur la
route du Rome, on va prendre le départ le prochain, on ne connaît pas encore la météo
du départ, on ne connaît pas le scénario, on le connaît celui de 2022, on connaît celui
de 2018, et je pourrais même aller jusqu'en 2006, ma première participation, mais à chaque
fois, c'était météo différente, et ce serait météo différente, c'est ce qu'il
[Musique]
fait à chaque fois travailler pour pouvoir être prêt à chaque édition. Même si on l'a déjà
gagné, c'est pas mon capot à la rue Durham mais c'est pas parce qu'on a gagné l'édition
précédente que évidemment ça sera plus facile, c'est de l'après. Pas du tout, chaque fois
c'est une nouvelle aventure, une nouvelle histoire. La concurrence évolue aussi, peut-être de nouveaux
concurrents, des concurrents avec des nouveaux bateaux. Et puis nous on évolue aussi infrasellement,
c'est-à-dire que moi j'ai 49 ans, ma première route Durham, j'en avais 29, donc c'est sûr que,
enfin entre 20 ans, mon expérience allait évoluer, mes capacités physiques aussi évoluées,
ma vie est évoluée, donc c'est aussi là une autre façon d'aborder les courses, une autre façon de
se préparer et à la course large, c'est un sport d'expérience, c'est un sport dont qu'il
en peut durer, à 50 ans il y a encore, on peut encore faire quelques courses. Voilà,
la route Durham, c'est trois dernières éditions compliquées, à 2014, 2018, 2022, ou soit je
ne prends pas le départ, soit je t'aime pas la course, soit je t'amie loin des premiers, donc c'est
une course qui paraît difficile pour moi, dans ce sens. Maintenant, j'ai retourné d'année avec
une grosse ambition, une grosse envie et surtout en profittant de ces expériences passées pour justement
me nourrir, ça nous a permis de progresser avec mon équipe, moi aussi, techniquement, psychologiquement
aussi. Je pense que ça a fait partie de notre histoire, c'est des courses qui, des avant-tout
qu'on s'est dégéré, on a compris ce qui s'est passé à chaque fois, on a toujours analysé les
problèmes, on a su évoluer et je pense que aujourd'hui par cette ambition forte de réussir
ce truc Durham, je sais que des opportunités comme ça, il s'en présentera plus beaucoup dans ma
vie, parce que j'ai 49 ans avec la route Durham, tous les quatre ans, les choses se passent vite,
mais justement, je vais essayer de cette chance cette année et on va tout donner pour y arriver.
J'ai vraiment envie de gagner cette année, j'ai vraiment envie de réussir, on se projette
vraiment vers le preu 9 ans prochain, la route Durham 2016, une nouvelle histoire, une nouvelle
aventure, c'est aussi quelque part pour moi, c'est de boucler la boucle avec ce que j'ai
vu quand j'étais gamin à la télé, les arrivés, très enfants de France Sartreau, Philippe
Popon, Laurent Borneon, j'étais comme un gosse devant la télé, donc pourquoi pas cette année.
Vous venez d'écouter transfert, ce témoignage a été reculé par Nina Paréja, transfert est un podcast
produit par Slate, direction et production éditoriale, Sarah Koskiewik et Benjamin Septem
Horse, chargé de production Astrid Verdun, chargé de poste production Mona de laée, prises de
son, Nina Paréja, musique originale, Arnaud Denzler, l'introduction a été écrite par Sarah Koskiewik
et Benjamin Septem Horse, elle est lue par Aurélie Rodriguez, retrouvé transfert tous les jeux
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