L'ouverture Atlantique: fortunes de mers et sirènes coloniales
from Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
40m 50s
L'émission de Storia Votcher présente un cours d'histoire sur l'ouverture de la France à l'Atlantique et l'émergence de son système colonial sous l'ancien régime. Olivier Grannouillot, spécialiste de l'histoire maritime et coloniale, explique que l'histoire du commerce colonial ne doit pas être réduite à des clichés de retard ou de défaite française. En utilisant une approche du « temps long », il montre que la France a développé un commerce maritime actif, notamment à travers les ports de Nantes, Bordeaux et Saint-Domingue. L'État joue un rôle clé en finançant des compagnies de navigation et en octroyant des privilèges aux négociants, notamment dans les régions traditionnelles du commerce. La noblesse bretonne s'intègre également au commerce, en conservant ses statuts et en participant à l'économie coloniale. Cependant, ce développement reste périphérique, limité par une forte réexportation des produits coloniaux et un faible impact sur l'économie métropolitaine. La traite des esclaves, essentielle au fonctionnement du système, connaît un développement important au 18e siècle, soutenu par des aides étatiques, mais disparaît progressivement après la révolution des esclaves en 1804 et la crise maritime. L'analyse révèle ainsi une économie coloniale complexe, marquée par des dynamiques sociales, politiques et économiques, mais toujours intégrée dans un système mondial où la France occupe une place secondaire comparée à l'Angleterre.
Cour d'histoire.
Une émission de la rédaction de Storia Votcher.
On retrouve Marie-guen Carichand.
Chers auditeurs, bonjour et bienvenue sur Storia Votcher.
Pour une nouvelle édition de nos cours d'histoire,
consacrée aujourd'hui à l'ouverture Atlantique
qui a l'outre-mer, cette émission est proposée en partenariat
avec l'association Outre-mer d'éveloppements.
Nous sommes heureux de recevoir Olivier Grannouillot,
membre du centre Roland-Munier,
connue pour être un grand spécialiste de l'esclavage
et de l'histoire maritime et coloniale
qui vient de publier chez CNRS-édition un livre
intitulé Fortune de Mer, Syrene colonial.
Il nous propose donc aujourd'hui un cours d'histoire
qui sera divisée en deux parties,
une première partie que nous allons traiter aujourd'hui,
une chers auditeur sera consacrée à l'ouverture à l'Atlantique
et la mise en place du système colonial de l'ancien régime,
à la fin de l'ancien régime jusqu'à 1792.
La deuxième partie de ce cours d'histoire
traitera de la France et de ses colonies
au 19e siècle et au 20e siècle.
Aujourd'hui, donc, nous découvrons l'Atlantique par ces trésors
et ses récifs bienvenus chers auditeurs sur Storia Votcher
pour une page d'histoire maritime et coloniale.
-Bonjour Olivier Grannouillot. -Bonjour.
Une première question d'historiographie.
Comment fait-on de l'histoire maritime et de l'histoire coloniale aujourd'hui?
-Comment, je dirais, il n'y a pas de manière particulière
de faire l'histoire maritime et coloniale.
On l'a fait comme pour toutes les autres questions
avec des sources, avec des problématiques.
Et là, peut-être l'intérêt de ce tout ouvrage,
au niveau des problématiques et des questionnements,
c'est l'utilisation du temps long.
L'ouvrage, donc, c'est un petit peu ma manie ou ma méthode,
le temps long, l'ouvrage commence dans les années 1660.
Et finalement, ils se terminent vers 14, voire 140.
Alors, le temps long, l'intérêt c'est que,
avec le recul qu'ils donnent,
on peut mieux remettre les choses à leur place.
Il y a un certain nombre de clichés
qui, lorsqu'on s'intéresse aux temps longs,
l'histoire maritime française, des clichés qui tombent.
Par exemple, celui d'un retard des négosses maritime français
avant Colbert, a volontré dans l'Atlantique coloniale.
-Alors, une gestion un peu générale
qui va concerner plus l'Europe que la France,
à partir de qu'en l'Atlantique va intéresser les Européens.
Est-ce qu'il y a autre mer?
-L'Atlantique et les premières puissances coloniales
sont les Iberriques et les Partugais.
Les Partugais qui, au milieu du XVe siècle,
arrivent dans le golf de Guinée,
et ensuite progressent méthodiquement
jusqu'au cas de bonne espérance vers l'océan indien.
Et puis, il y a des couvertes entre Himé et des Américs.
-Alors? -Dans le XVe siècle,
période de négidérépionnière en matière d'expansionisme coloniale atlantique.
-Alors, quels sont les premières grandes traversées
qui vont marquer ce début d'une conquête outre mer?
-Alors déjà, je dirais que sous France 1er,
il y a des tentatives.
France 1er demandait par quelques clauses du testament d'Adam,
la France aurait été écartée du partage du monde du couvert
que le papa avait célé entre les Partugais et les Espagnols.
Donc, la France de France 1er, c'est intéressant.
Le premier tentative, c'est vers le passage du Nord, vers le Canada.
Et puis, surtout, vers 1625,
un normand au Sainstal à la Martinique.
Et je dirais que entre 1625 et 1660, 1690,
c'est période d'installation des Français
de leur implantation dans en Martinique, on voit de loup et à Saint-Domry.
-Qu'est-ce qu'on veut découvrir derrière les mères?
-L'objectif est simple pour. Il y a plusieurs objectifs pour les négociences
et, évidemment, faire des profits.
Et pour l'Etat, qui favorise ces entreprises,
c'est savoir les intérêts des mercantilismes.
Mercantilisme, c'est de Trin qui veut que finalement
il n'y a de richesses que des métopressieux
qu'il faut pour éviter de débourser des métopressieux,
acheter ne pas acheter des dorés lointaines coloniales
d'autres épicences, mais finalement se les procurer soi-même.
Donc, finalement, l'objectif de la France mercantiliste
c'est d'avoir des colonies pour produire elles-mêmes
des dorés coloniales.
-Alors comment ça fonctionne concrètement?
Est-ce que ce sont avant tous les négociants
qui vont partir et ensuite qui vont demander de l'aide de l'Etat
qui va encourager ces négociants à aller traverser les mères?
-Alors, j'irais qu'il y a aussi un autre cliché.
Le cliché, finalement, d'un État qui aurait stylisé
un petit peu les entreprises individuelles, les négociants.
La réalité est un peu différente.
Il faut bien comprendre qu'au milieu du 17e siècle,
les négociants, dans les pas français,
ont le moyen d'armées des navires au long court.
Mais ce commerce colonial, il vient de se mettre en place.
Il est finalement très aléatoire, très risqué.
Et finalement, c'est l'Etat qui favorise le démarrage
du commerce colonial français.
L'Etat, qui finance très largement la copine des inoxydentales
et qui quelques-uns après n'hésite pas
à octroyer des dérogations,
parce que la copine des inoxydentales à monopoles vers le commerce américain.
Et l'Etat n'hésite pas à accorder des privilèges,
des dérogations à ces monopoles.
Pour pas mettre, par exemple, l'audentait de pratiquer la traite
au bord de l'aide de s'occuper du commerce en droit turverlisile.
Ils ont pourrais se dire, mais finalement, c'est un peu absurde.
L'Etat investit énormément d'un company des inoxydentales.
Puis, il donne des avantages
à des négociants de peurs qui vont contre-carrer les intérêts
à la copine des inoxydentales.
Mais en fait, la luge de l'Etat, c'est
inciter le négoce à se lancer dans cet arrêteur colonial.
Et donc, ce qu'il faut bien comprendre,
c'est bien analyser la politique à long terme de l'Etat.
D'abord, la copine des inoxydentales, puis des avantages d'érogatoire.
Et puis, ensuite, j'irai qu'il y a une sorte de politique
à se bien penser de répartition des tâches.
C'est-à-dire que l'Etat va favoriser finalement les peurs
qui ont déjà des avantages, des atouts pour cet type de commerce.
L'Etat va favoriser le commerce à le levant et pour Marseille.
Marseille, il y a déjà une tradition où il y a ce commerce-là.
Donc, on va favoriser finalement quelque chose qui marche déjà.
L'Etat va favoriser, qu'on ne fois l'identait,
qui se lance dans la traite.
Et donc, une politique très habile,
finalement, beaucoup plus que celle qui se met en place
après 870.
C'est du tout une très pauvre, mais pour comparer, c'est comme un s'intéressant.
Dans la deuxième moitié du 19e siècle,
se développe l'idée d'une crise à marine-marche en française.
Et pour les 8, l'Etat va débourser de l'argent.
2 milliards 600 millions de francs versés,
2 milliards d'une autre, ou pour aux armateurs entre 1710 et 1914.
Mais 2 milliards 600 millions de francs, je dirais, et parpillés partout,
en fonction des intérêts politiques et des députés
qui demandent de l'argent pour leur cité, etc.
Et donc un éparpillement des sommets vestis, alors que revenu en arrière,
milieu de 17e siècle, début 18e,
l'Etat, encore une fois, la planifie le développement maritime et colonial français.
En évident de sous-poudrer justement,
leur donnant des avantages particuliers à des ports
qui sont déjà bien armés pour telle ou telle type de commerce.
On imagine totalement les grands bourgeois, les grands négociants
se lancer dans cette aventure.
Ce que vous expliquez dans votre ouvrage,
c'est que la noblesse s'y est également mis.
Et on a peut-être tendance un peu à l'oublier.
Vous parlez notamment de la noblesse Breton.
Qu'est-ce qu'elle a contribué à ce commerce colonial, la noblesse Breton?
Toujours dans cet optique, l'Etat veut inciter, finalement,
le négoce à se lancer dans le moteur colonial.
Et puis l'Etat veut insister inciter également la noblesse
puisque la noblesse, théoriquement, elle a des relations
et elle peut avoir de l'argent.
Et donc, comment faire?
Un noble qui veut faire du commerce, il dirige.
Il perd sa qualité de nobles.
Et donc, vous trouvez des moyens pour permettre à noblesse
de commercer tout en gardant ces préogatives nobilières.
Et le système, si vous voulez, de moïenage,
d'elle 15ème siècle,
du 15ème à la fin du 17ème siècle,
il y a quantité de textes qui permettent à la noblesse
de faire du commerce sans déroger.
Mais c'est peut-être en Bretagne,
du fait de licence du la coutune de Bretagne qui. qui rend encore les choses plus faciles,
c'est peut-être en Bretagne que la chose est la plus évidente.
J'ai étudie notamment la composition du milieu maritime colloquiale et des grignantes nantes
et une partie la noblesse Bretonne finalement a investi le cercle économique nantes.
Souvent ce sont des familles comme les espivants de la ville Bonnette,
du fou et sont des familles de la petite noblesse Bretonne.
Bref, ils ont une particule, ils ont fait une réputation,
mais ils manquent des spests d'antétribuchantes.
Et pour eux, intégrer le commerce, c'est à moins de se refaire économiquement
pour trouver un équilibre entre leur hausse statue sociale
et leur situation économique qui est un peu moins importante.
On peut dire que cette petite noblesse et les grands bourgeois
ont finalement se retrouvé avec des intérêts qui divergent
mais qui finalement se orientaient vers le même but,
faire du commerce et être finalement tourné vers l'Atlantique.
Alors là, il y a eu un gros débat dans les années 70 et 80
sur ce qu'on a appelé la fusion des élites.
Fusion ou non, c'est-à-dire que les élites aristocratiques et autres
ou bourgeoises de la file ancien régime, est-ce qu'elles se côtoyèrent, on le sait?
Mais, jusqu'au coup, est-à-dire ce rapprochement.
Il y a eu une convergence, etc.
Alors ce qu'on sait aujourd'hui, qui est justement le garret
et la montrer du pelontant, c'est qu'une partie noblesse
est tout à fait éclairé investi dans l'industrie, investi dans l'armement, etc.
Ça, juste en négoce ma rétime,
les grands finis bourgeoises souhaitent être reconnus socialement.
Et dans cette société de la file ancien régime,
la reconnaissance sociale passe par la pertunence à la noblesse.
Et donc, qu'elles achètent ces familles bourgeoises des charges un oublissantes
parfois se font noublier par l'aura.
Et donc, elles intègrent la noblesse.
C'est où vous voulez?
Mais quand on analyse des choses plus dans le détail avec les inventaires après décès
ou quand on étudie par exemple dans une même famille,
une noblesse dans une extraction d'épée et puis une noblesse commerçante nouvelle,
on s'aperçoit que malgré des similitudes,
il y a quand même des cultures différentes.
Bref, il y a rapprochement des modes de vie,
il y a un rapprochement idéologique en partie,
mais je dirais qu'avant la révolution,
ce que souhaitent la haute bourgeoisie négociante,
c'est encore une fois être reconnus socialement.
Elle aspire finalement à ce temps des notables
qui apparaît avec la révolution et ensuite.
Est-ce que ce commerce maritime a eu un réel poids économique en France
au 17e et au 18e siècle?
Alors oui, un poids important.
Je dirais qu'elle aussi avait un autre cliché,
celui d'un négoce matrimfrançais en retard avant le 18e siècle.
Et lorsqu'on tue dit samalot,
entre l'Espagnol à fait, c'est une grande thèse.
On s'aperçoit que samalot est en plein milieu du 17e siècle,
en période de difficulté pour de nombreuses autres régions maritime,
samalot devient un grand port d'envaguer mondial.
Samalot, c'est la pêche Lamorus.
Samalot, c'est la course.
C'est le commerce en Amérique espagnol.
C'est la course aussi pas simplement dans la manche,
ou dans l'Atlantique, mais c'est la course.
Dans l'Atlantique sud et dans nos soins indiens.
Préfins portent en verguer mondial.
Et à Samalot, sur ce rocher de quelques hectares,
il y a toute une bourgeoisie qui s'en réchit énormément.
On pourrait dire la même chose pour au 18e siècle,
pour Nantes, Bordeaux, etc.
Et donc, il y a, c'est une évidence,
en réchissement des négoces maritime.
Et ça, c'est une chose que finalement,
l'histoire graphie anglo-saxon a assez peu développée.
Les anglo-saxons qui ont essayé de voir mesuré les liens
entre commerce coloniales et développement économique,
ont essayé calculer de tout profiment et de telle hôtel activité.
Et du comparer, c'est tout profiment rien avec le PIB de l'époque,
pour voir finalement qu'elle proportion se pouvait faire.
Mais ils s'y sont moins intéressés les anglo-saxons
à gérer à l'étude concrète de famille et de dynastie négociante.
Et lorsqu'on le fait, on sait par ça que l'enregistrement est réel.
Il est réel, pas simplement parce que de grandes familles,
finalement, intègrent le patricia,
mais il est réel parce que c'est développé une sorte de couche moyenne
d'une égoce également.
On voit de petits capétés de navires,
qui deviennent armateurs et qui arrivent finalement à suisser également
dans le haut négoce.
Ce développement, donc il est d'abord un ventrouge social.
Il est aussi économique.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas que quelque port qui se développe,
mais autour de chaque port,
se dessine à l'interlande,
qui se régionalise petit à petit au cours du XVIIIème siècle,
et qui profite également de la croissance des ports.
C'est ce que j'appelle un modèle de croissance reticulaire,
qui profite finalement à un arrière PIB,
plus ou moins important.
Cependant, et là, on arrive à un écoïc,
c'est que ce développement,
c'est un réchissement social,
ce développement économique, plus ou moins régional,
il demeure périphérique pour la France ancien régime.
C'est-à-dire qu'au-delà de ces interlents,
finalement, l'on de développement se propose assez peu.
Donc, périphérique par rapport à l'espace métropolitain.
Pierréphérique aussi, parce que finalement, on a fait. C'est assez s'oprené, on parle de commerce extérieur
à la financière régime pour le commerce perso-domain
comme escolonial.
Alors que c'est territoire,
à partir d'une courne française,
mais on parle de commerce extérieur.
En tout cas, il y a une sorte d'américanisation
du commerce extérieur français,
c'est-à-dire que la part des produits venant des antiques domains
augmentent dans le commerce français total,
mais cette part a l'augmente en partie du fait
de l'augmentation de l'auvent, de l'envoler des prix.
Donc, j'irais que l'augmentation est en partie artificielle
causée par l'évolution des prix.
Et puis, à notre carrétaire artificielle,
c'est que ce commerce colonial est en partie un commerce
qui sert ensuite à la réexportation.
Une grande partie des produits coloniales
qui arrivent dans les ports français
est réexpédiée dans l'Europe du Nord et dans l'Europe centrale.
Il n'est pas transformé si vous voulez sur place.
La part de ces réexportations
est pratiquement de 37 % en l'influence éragime.
Et puis, à notre élément qui est intéressant,
c'est de remarquer que plus on avance
sur le XVIIIe siècle,
plus le commerce colonial se développe,
plus les ports de l'Atlantique se développe,
et plus ces mêmes ports sont dépassés
économiquement par les régions
de l'intérieur de l'aise de la France qui s'industrialise.
Donc, on a l'impression qu'il y a un système
d'enrichissement atlantique
de développement localisé
mais qui est encore une fois certificielle
et qui sont toutes sur les longues termes
à des services même régions.
Lorsque des faits de la guerre m'arrêtient
en 1982, c'est révecoli au Sestonpe.
C'est par l'Atlantique qui sont en partie ruinés.
En partie, parce qu'après,
ils arrivent, on le verra peut-être
à ce référent de santé.
Alors, plus concrètement, Olivier Grenoio,
qu'est-ce qu'on exporte?
Qu'est-ce qui interesse les Français
d'aller chercher dans les terrautres maires?
Alors, on apporte surtout.
On apporte des dents écoloniales.
On apporte du sucre,
mais du café, du cacao,
mais surtout du sucre.
Et c'est la grande richesse de Saint-Domaing.
Et avec sa domaine,
la France détient la. Et Saint-Domaing,
c'est la région qui produit le plus de sucre
dans le monde à la fin du XVIIIe siècle.
La partie West de Saint-Domaing.
La partie française.
Est-ce que ce n'est pas un peu particulier?
À une époque,
qu'il y a quand même quelques 17
qu'on ait cherché du sucre,
c'est quand même pas un aliment de base
pour nourrir une population?
Pour laquelle une bonne partie de ce sucre est réexportée?
Les anglais boivent du thé, le sucre plus ou moins,
les Français consomment du sucre.
Et on consomme plus,
plus en avance dans le XVIIIe siècle,
mais on ne consomme pas suffisamment.
C'est pour ça que ces produits coloniaux
sont en partie réexportés.
Mais ça participe de l'enlochissement
si vous voulez du XVIIIe siècle,
du développement de la bourgeoisie,
des couches moyennes et la bourgeoisie,
et donc d'évolution des modes de consommation.
On boit de plus en plus de café,
de chocolat, une consomme du sucre.
Ce que n'empêche pas,
l'existence de 17e.
Le titre de votre chapitre 5,
c'est une question,
combien faut-il d'homme
pour bâtir un empire maritime et colonial?
J'aimerais vous la poser à notre micro?
Là, c'est une question que l' historien se sont posée.
En se disant,
est-ce que la France aurait été handicapée
dans la Constitution de son père colonial,
l'ancien régime,
par le fait que finalement,
la France a exporti assez peu d'homme.
Deux émotis du XVIIe siècle,
la France est. exportent entre gli et mai 40 000 personnes, 40 000 Français, 6 patries, au cours de seconde
motif du 17e siècle vers l'Amérique. À peu près 51 000 au cours au début du 18e siècle.
Bref, on gros 100 000 personnes, 100 000 Français, 6 patries. Pour comparer, ils sont
746 000 à partir d'Angleterre. Autre élément de comparaison, les provinces
de l'Union. Les premiers unis utilisent plus d'un million, plus d'un million de
personnels, mais qui ne sont pas forcément qui ne sont pas des provinces unis, mais qui
viennent à peu près toute l'Europe, et l'Union est utilisé également des populations locales,
notamment. Bref, la France se distingue par le fait que finalement très peu de Français
sont partis s'installer aux Américains. Alors, est-ce que c'était un handicap? Je dirais
pas forcément. Ou tout début, dans la deuxième mode du 17e siècle, les Français, à
Saint-Domain, il y a hier, dans les Antis, ne sont pas si finalement sous tassées bien
en paszontées par rapport aux autres nations, les Anglais, notamment au départ, les
effectifs européens en Amérique, dans les caribes, sont faibles. C'est après, je dirais,
au 18e siècle, que la faiblesse démographique des Français à l'extérieur, c'est évidente.
Mais à cette époque-là, 18e et deux émotions du 18e, ce quoi, comment fonctionnent les
plantations françaises, ce sont les plantations de sucre qui fonctionnent avec des esclaves,
et donc, finalement, le faible nombre de Français partis à l'étranger n'est pas
handicap pour le commerce qu'une et le français. C'est la traite, finalement. C'est de la
traite où on tourne les coulons et dans les plantes heureux en besoin.
- Est-ce que dès le début, on a ce désir d'empire et ce désir de constituer un empire
lié directement à la France ou, finalement, au début, on conquiert un petit peu au
gré des découvertes et c'est ensuite que vient se décider en fait ce désir d'expansion
avec une administration qui va s'occuper spécifiquement d'écolonie.
- J'irais qu'on ne parle pas d'empire à la fin du 18e siècle. Le mot est rarement
utilisé quand on parle d'empire dans le cercle de la Monarchie. Parfois, d'ailleurs,
on ne pense pas du tout colonie. La notion d'empire colonial, c'est une notion plutôt
du 19e siècle, le deuxième moitié du 19e siècle. On pense plutôt colonie. Ce qui intéresse
l'Etat, c'est finalement d'abord de ne pas se laisser dépasser par les autres, d'avoir
de prendre une place dans cet expentionnisme colonial, d'abord, espagnol et portugais. C'est
pour ça que les Français, simplement d'abord au Canada, puis il y a une tentative
de la France antartique, comme on le dit. Au Brésil, ça ne marche pas. Le Canada, finalement,
ça fonctionne un temps, et puis la France perd le Canada, doit le laisser aux Anglais,
mais finalement, ce qui intéresse l'Etat, encore une fois, ce sont les productions coloniales.
Et sans de humains, les Antilles, c'est la perle du système colonial français. Donc,
si vous voulez pour répondre à votre question, il y a eu des tentatives un peu tous asymutes.
En Amérique du Nord, en Amérique du Sud, puis vraiment, l'Etat, c'est recorguillé sur
les Antilles. Mais sans penser ce construire non pire colonial. Il s'agit encore
une fois, c'est les politiques mercantilistes, de s'assurer un approvisionnement en matière
première colonial sans déboursé de la monnaie.
Pourquoi est-ce que l'histoire coloniale et l'histoire du commerce, Maritime français,
notamment et profondément liée à l'histoire du capitalisme?
L'histoire du capitalisme maritime, je dirais que, alors que vous armez un navire, il faut
ce qu'on appelle une mise hors. Donc, l'avassisme en nécessaire, ou le navire lui-même,
et puis les marches ont dis embarqué. Et ce commerce, c'était un commerce entre Ymir et Riche,
armée un navire à la traite, vers 1780, ça coûte à peu près la même chose que d'acheter un
petit total particulier parisien. Il y a des trafics qui coûte plus loin d'un vers l'un de la
Chine, qui nécessite encore plus, je dirais d'investissement. Donc, ce sont des commerces riches,
il faut des investissements importants. Lesquels, néanmoins, peuvent être divisés? Il y a
tout un chapitre dans l'ouvrage sur le système d'unigance maritime colonial, ce manière dont fonctionnent
finalement les soucis de commerce. La soucis de commerce, elle est familiale, elle est commanditaire,
et il est tiratère. C'est-à-dire que lorsque un navire est armé, il y a personne qui n'y a jamais
à ce l'investisseur, si vous voulez. Il y a des kira, des partes d'un navire, des parts. Il
peut y avoir 10, 20, 40, 50 actionnaires, entre Ymir, pour armé un navire. Ce qui fait qu'on a des
inspirations qui coûte cher, mais on a des capitalistes diraites de moyens en vergure qui peuvent participer à ce
commerce au loin-temps. Alors, dans votre deuxième chapitre, vous vous expliquez qu'on cantonne un peu,
enfin l'historographie, qu'on tonne un peu l'histoire maritime, à son appogée entre 1720 et 1792,
pourquoi vous refutiez cette fauteuse et pourquoi en fait cette réalité sur le graphique? Ah, je ne refis de
pas du tout. Ce n'est pas l'objectif, mais j'irais que l'intérêt du temps long, encore une fois des
660 à 1914 ou 40, permet de mieux finalement répartir les choses. C'est vrai qu'on a été longtemps
ébloué par le 18e siècle maritime écolonial parce qu'on sort du Moyen-Âge, avait été trafic finalement
où on exporte une sorte de cabotage international, le long des côtes européennes, on transporte des
blés, des vins, des celles, à un trafic trans-océanique, le lointain, on va en chimie, on a un,
dans aux Améric, on amène des produits coloniales, tropicaux, on consomme des choses nouvelles, et donc on voit,
comme je disais, des portes qui se développent, des interlents qui se développent, et on est ébloué par
tout cela. Et puis, on s'éperçoit qu'il y a des toutes croissances assez spectaculaires de comérences
coloniales, mais comme je disais tout à l'heure, ils sont partis artificielles parce qu'ils s'expliquent
par le gonflement du prix des dorécoloniales. Et donc, en impression que le 18e siècle, c'est
c'est la projet du commerce maintained français. En fait, quand on regarde les chiffres dans le
détail, on s'éperçoit que le 18e siècle n'est pas un seul, n'est pas un monument, si vous voulez,
il y a deux phases de croissance très importantes au début et à la fin du 18e siècle, et au mieux du 18e
siècle, une période de croissance plus modérée. Donc, la croissance n'est pas tout le 18e siècle d'une part,
et puis surtout, quand on compare les toutes croissances moyennes à noël du 18e siècle et
ceux de la deuxième moitié du 19e, on s'éperçoit qu'ils sont parfois plus élevés au 19e ou 18e.
Pourtant, l'image qui domine dans notre imaginaire, c'est celui d'un 19e siècle
et il m'arrête une colonne français, finalement, en crise. Vous voyez, l'intérêt du temps long, c'est qu'on peut comparer des choses,
et finalement, il y a un mouvement d'accroissement du commerce au 18e siècle, mais il n'est pas si spectaculaire que cela.
Alors, qu'est-ce qui distingue durant ces deux siècles? La France, de ces concurrents, donc l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal, principalement?
Qu'est-ce qui distingue? Beaucoup de choses. Si vous voulez, il y a plusieurs temps, dans cette même risque coloniale d'ancien régime,
est-ce qu'on pourrait plier les guerres d'établissement? C'est-à-dire quand les différentations de représentales s'opposent pour se constituer à des niches coloniales.
Je parlais du Canada, la France s'y implante un moment donné, puis voilà les sous-anglais.
Le sein de main, qui est longtemps disputé, puis à partir de 1687, la France s'implante probablement dans un parti vois, le sein de main.
Donc les guerres d'établissement, 16e, jusqu'à la fin du 17e siècle, et puis après, il y a un temps, je dirais, de coexistence plus ou moins pacifique.
C'est-à-dire que les nations, la France ou l'Hôtel et les provinces unies s'opposent par la guerre, s'opposent par un commerce interlope, de contrebord, etc.
Mais globalement, j'irais que les positions acquises et considérées comme essentielles par les uns et les autres ne sont pas remises en cause.
C'est-à-dire que la France reste maîtresse à partir du vois du sein de main.
Les onlais restent maîtres de l'Amérique unor continental, les portes guédeux brésis, etc.
Et après, il y a une troisième époque, c'est la fin du 19e siècle, où là, on recommence à voir des affrontements gérés au centre.
Quand la France va aider les assurges américains, la France aide.
Finalement, l'indépendance des traces colonies, qui sont considérées comme réguletaires
comme centrales pour elles, vous voyez trois temps, garde établissement, après coïnistence
plus ou moins pacifique des 8e siècle et fin de 18e siècle à nouveau là aux positions
plus frontales.
Est-ce que ce qui se passe dans les colonies se fait les co-directes de ce qui se passe
en métropole ou la logique diplomatique peut être relativement différente?
Alors, je dirais que là c'est la question du lien entre les politiques étrangées entre
Yemay, des liens entre politiques finalement continentales et coloniales.
On a dit que la France, par exemple, pichicantesque des Jeffs en bordel, la France pichicantesque
ouverte sur la miterranée, la lentille, etc. Mais la France aurait été vitine de son gigantisme
et puis aurait regardé trop vers l'intérieur et donc elle aurait consacré moins de moyens
que les autres à l'aventure coloniale.
Bon, quand on regarde les choses de près, c'est pas tout à févrer, j'irais que, encore
une fois, du fait du mercantilisme, l'Etat, le 14e notamment, s'intéresse beaucoup
chez Saint-Colonial, c'intéresse beaucoup Saint-Colonial. Évidemment, il est moins important
que pour l'Angleterre, que pour les îles britanniques qui dépendent de l'extérieur.
Quand est-ce que l'esclavage a été mis en place pour servir, en fait, le commerce
maritime? Est-ce que c'était une élicitable?
Nous, il n'y a rien d'inéluctable. Là, à découverte, entre guillemets des Américes
conduit leur espoiration, cette espoiration se fait vous le savoir d'abord par la mise
de travail forcé de la population mer-Indienne, déjà à Cuba, puis partout. Ensuite, il y a un
temps où ce sont des. ce qu'on appelle les "engager", donc des populations venant
d'Europe, qui partent vers l'Amérique et qui sont les artisans de la première phase
de développement, finalement, du commerce colonial, lorsqu'on plante du tabac. On n'a
pas eu une manoeuvre très nombreuse, on n'a pas eu une capitale très importante.
Et donc, ce sont des "engager". Des gens, souvent assez pauvres, qui rêvent finalement
de réussir ailleurs et qui, pour payer leur frais de transport, acceptent de se vendre
entre guillemets par contrat, c'est-à-dire qu'ils se vendent pour une durée de 3, 4, 5 ou
7 ans, pendant laquelle il dépend d'un colon, qui l'est fait travailler comme il le veut,
l'objectif étant que la fin du contrat, c'est travailleurs, puis finalement avoir un
petit pecule, un petit lopain de terre, quelques outils et se mettre leur compte. En fait,
un plus moitié meurt avant la fin du contrat, et c'est-à-dire des "engager" très important
dans la première phase si vous voulez. A cela, ça ajoute également de ces premières
la phase de la course, la piratrice, qui est un moyen d'accumuler de l'argent dans
les carribes, et en Amérique. Puis, après, il y a le choix. Il faut parler de choix.
Le choix de développer la grand planation. Ce choix n'est pas général. La grand planation,
il y en a dans les carribes, il y en a dans une partie des actualités unies, un petit
peu brésil, mais par exemple toute l'Amérique quantiente à l'Espagne-Ole, la plantation
s'évlope très peu et tardifement, en gros, la fin du XVIIIe siècle. Donc, la représentation
n'est pas tout de tous des Américs. Mais non moins, là où elle se développe, elle nécessite
une main d'oeuvre nombreuse. Et puis, ce pastille, la plantation se met en place, en gros,
dans les entiers, c'est le tournant des années 660 et après. A ce moment-là, les "engager"
font mon nombreux. Mon nombreux, parce que tout d'abord, l'objectif se décidablit
après. Alors, compte, ce n'est pas travailler à vide dans une plantation. Et puis, surtout,
dans les années 660, il y a une sorte de reprise économique en Europe. Et finalement,
il est plus avantageux pour l'épouplation un peu nécessiteuse de Europe, de trouver
de travail sur place. Bref, au moment où c'est même en place la plantation qui nécessite
mon œuvre importante, l'arrivée des "engager" se ralenti, une sorte de crise de main d'oeuvre
en quelque sorte. Et cette crise de main d'oeuvre, elle est compensée par l'arrivée
d'esclaves achetées en Afrique. Il faut bien voir que nous sommes dans les années 660.
Les portugais sont arrivés dans le Colf du Guiné vers des années 1440. Donc, ça fait
plus de deux siècles déjà, que les Européens ont pris contact avec l'Afrique occidentale.
On va acheter quelques esclaves, mais pas simplement. J'occuper les deux premiers siècles
de relations économiques entre l'Europe et l'Afrique sont des siècles de commerce diversifiés.
Ce qui intéresse, en premier lieu, les Européens, ce n'est pas les esclaves, c'est
l'or. On pense au lieu de l'or en Afrique. Et on en trouve un peu d'ailleurs, on en trouve.
La malade, la malade qui a été un faux poivre, etc. Et de ce premier temps, d'ailleurs,
des Européens, des portugais vont enchaîner des esclaves un peu au sud du Colf du Guiné
pour les revendre. Donc, le Colf du Guiné a Illumina, au Ghana aujourd'hui, pour les revendre
contre l'or. Donc, deux siècles de commerce diversifiés. Et puis, à partir du 17e siècle,
on a besoin d'euros pour les confrontations. Et donc, on pense à utiliser les esclaves
que l'on peut acheter sur l'Echo d'Afrique. Et à ce moment-là, à partir de gérer de
la fin du 16e siècle, la traite devient pratiquement le seul commerce, le commerce infame
qui relait la France, l'Afrique et les Américains. On a l'impression plutôt que, avec l'arrivée
des lumières, il y a cette idée justement de l'Albère-Tumaine qui mise en avant et on
voit beaucoup de philosophes que l'air de condamner les esclaves, mais en fait, ça ne s'accompagne
pas du tout d'une réduction, d'une nombre d'esclaves. Et ce commerce, enfin, ça croit,
oui oui, tout à fait. La traite authentique, toute un son confondu d'ailleurs, pas
simple pour la France, mais connaît son appogé dans la deuxième moitié du 18e siècle. Et pour
la France, c'est dans les années 1880, 1810, juste à la fin l'ancien régime, que l'on a le plus
navire à ramener à la traite. Plus, on avance dans le 18e siècle, plus la traite se développe.
Et plus la traite est financée. Il y a en 1884 et 1886 des primes accordées par l'Etat.
Alors, soit en fonction du tonage, il n'a rien égrillé, plus navire et, à de tonneau plus,
il a l'armateur de prime, ou bien des primes en fonction du nombre d'esclaves introduites
à un parti O.S. de Saint-Domain. Et finalement, est-ce que la révolution va mettre un terme à cette
traite négrière? Alors, il y a plusieurs choses qui mettent à un terme entre guillemets à la traite.
La première, c'est la révolution des esclaves de Saint-Domain. En août 1891, elle commence comme
une révolution classique, comme il y a eu, je dirais, dans toute l'histoire de l'émanité.
Il y a une révolution comme le disait, mais c'est-à-dire une révolution, en ce sens que
c'est la première fois dans l'histoire du monde, que des esclaves arrivent à se libérer
et durablement, ou par avant, lorsqu'il y avait une révolte, quelques esclaves se libérer
et le système esclavagiste ne disparaissait pas. À Saint-Domain, l'esclavage disparaît,
et en 1804 apparaît la République Noire de l'histoire du monde, AIT. Donc, une révolte
qui se transforme en révolution. Et quand je sais tout à l'heure, Saint-Domain, c'était
bon, il y a aussi le Martinique, la Wattleoup, l'ancien Indien, mais Saint-Domain, il s'était
la perle finalement du système colonial. Donc, Saint-Domain n'est-à-dire plus en que
que sorte, la traite française a moins perdu son principal dibouché. Ça, sa première
raison. Le deuxième raison, c'est qu'il y a les guerres maritime. Quand la France révolutionne
d'éclare la guerre à la Prusse à l'Autriche et au Roi d'Europe, très vite la méfrançaise
est surclasse au frontière, mais ensuite on rétablit l'équilibre. Il a même la France
révolutionnaire prend l'offensive, mais sur les maires, la marine est très vite défaite.
Et il devient un suicidaire pour un armateur, que d'envoyer un avis à Valécolonie,
simplement parce qu'il va être pris par les anglais. Et donc, la traite, à jeu devant
cela, à la première éclavage, en 1894. Donc, on peut dire que la fin du XVIIIe siècle,
la traite française disparaît. Disparaît. Quelques armateurs ont le seuil, mais c'est
très difficile de trouver parce qu'il faut travailler dans des archives privés. Quelques
armateurs français continuent à remer à la traite, mais ils prennent des parts se voler,
ils investissent sous des navires qui partent à la traite de Belgique, la Belgique actuelle
au d'ailleurs mais mais. Il n'y a plus vraiment de trait de françaises.
La trait de françaises renet, finalement,
dès la première abdication d'Apollion du Saint-Catorce.
-Merci beaucoup, Olivier Granoio,
pour ce premier volet de notre cours d'histoire
consacré à l'aventure coloniale.
Je rappelle le titre de votre dernier ouvrage,
édité aux éditions du CNRS,
fortune de maire Syren coloniale.
Merci, chers auditeurs, pour votre écoute et votre fidélité.
Et je vous donne bien entendu rendez-vous très prochainement
pour le deuxième volet de ce cours d'histoire consacré
à l'empire coloniale et au commerce maritime.
Podcast Summary
Key Points:
L'histoire maritime et coloniale française est analysée au travers d'un approche du "temps long", allant des années 1660 à 1800, permettant de remettre en question des clichés comme le retard des négociants français.
Les premières tentatives de l'ouverture à l'Atlantique sont liées à des ambitions politiques de Louis XIV, notamment vers le Canada, et se développent entre 1625 et 1660 avec l'implantation en Martinique.
L'État français favorise le commerce colonial en finançant des compagnies de navigation et en accordant des privilèges, notamment pour les marchés de Marseille et Nantes, où des dynamiques de croissance économique se développent.
La noblesse bretonne intègre activement le commerce colonial, en conservant ses statuts, ce qui reflète une stratégie d'État visant à réunir les élites économiques et sociales.
Le commerce colonial, bien qu'important, reste périphérique par rapport à l'économie métropolitaine et se caractérise par une forte proportion de réexportation (37 %) vers l'Europe centrale et du Nord.
La traite des esclaves est un pilier économique du système colonial, développée au 18e siècle, et entièrement soutenue par des aides étatiques, notamment à partir de 1780.
La révolution des esclaves en 1804 et les perturbations maritimes après la Révolution contribuent à la fin de la traite française, qui disparaît officiellement à la fin du XVIIIe siècle.
L'histoire du capitalisme maritime est étroitement liée à la structuration de l'entreprise familiale et au système de parts, permettant l'entrée de nouveaux acteurs dans le commerce colonial.
Summary:
L'émission de Storia Votcher présente un cours d'histoire sur l'ouverture de la France à l'Atlantique et l'émergence de son système colonial sous l'ancien régime. Olivier Grannouillot, spécialiste de l'histoire maritime et coloniale, explique que l'histoire du commerce colonial ne doit pas être réduite à des clichés de retard ou de défaite française. En utilisant une approche du « temps long », il montre que la France a développé un commerce maritime actif, notamment à travers les ports de Nantes, Bordeaux et Saint-Domingue.
L'État joue un rôle clé en finançant des compagnies de navigation et en octroyant des privilèges aux négociants, notamment dans les régions traditionnelles du commerce. La noblesse bretonne s'intègre également au commerce, en conservant ses statuts et en participant à l'économie coloniale. Cependant, ce développement reste périphérique, limité par une forte réexportation des produits coloniaux et un faible impact sur l'économie métropolitaine.
La traite des esclaves, essentielle au fonctionnement du système, connaît un développement important au 18e siècle, soutenu par des aides étatiques, mais disparaît progressivement après la révolution des esclaves en 1804 et la crise maritime. L'analyse révèle ainsi une économie coloniale complexe, marquée par des dynamiques sociales, politiques et économiques, mais toujours intégrée dans un système mondial où la France occupe une place secondaire comparée à l'Angleterre.
FAQs
L'histoire maritime et coloniale est étudiée comme n'importe quelle autre discipline, en utilisant des sources et des problématiques. L'approche du « temps long » permet de remettre les faits en contexte et de remettre en question des clichés comme le retard des négociants français avant Colbert.
Sous Louis XIV, la France a tenté d'entrer dans le partage du monde atlantique en s'opposant au partage entre les Espagnols et les Portugais. Des tentatives ont été faites vers le Canada et vers 1625, avec un normand à la Martinique, marquant le début de l'installation française dans les Antilles.
L'objectif était de produire soi-même des marchandises coloniales (comme le sucre) pour répondre aux besoins du marché intérieur, en suivant les principes du mercantilisme, qui valorisent l'accumulation de richesses par la production locale.
L'État a financé largement les compagnies de navigation, octroyé des privilèges et des dérogations, notamment pour les monopoles, afin d'encourager le commerce colonial tout en favorisant les ports et les entreprises déjà établis, comme Marseille ou Nantes.
Oui, la noblesse bretonne a intégré le commerce colonial en conservant ses statuts nobles tout en participant à l'activité économique. Des familles comme les Espivants ont investi dans le commerce, établissant un équilibre entre leur statut social et leur situation économique.
Oui, il a eu un poids économique important, notamment à travers des ports comme Nantes ou Bordeaux, où se sont développés des marchés et une bourgeoisie. Ce développement a été en partie artificiel, lié à l'augmentation des prix, mais il a aussi contribué à une croissance économique locale et régionale.
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