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L'infernale dérive du radeau de la Méduse

41m 56s

L'infernale dérive du radeau de la Méduse

En juillet 1816, la frégate française *La Méduse* s'échoue sur le banc d'Arguin au large de la Mauritanie en raison de graves erreurs de navigation. Le capitaine Chaumareys, nommé pour ses liens royalistes et non pour sa compétence (il n'avait pas navigué depuis 25 ans), a ignoré son état-major, fait confiance à un imposteur, et désobéi aux consignes de sécurité. Lors de l'évacuation, environ 150 personnes sont abandonnées sur un radeau surchargé et instable, tandis que les officiers et notables, dont le gouverneur du Sénégal, prennent les canots. Promis d'être remorqué, le radeau est rapidement abandonné à la dérive. Pendant 13 jours, les naufragés endurent la faim, la soif, la folie et s'entretuent, certains recourant au cannibalisme. Seuls 15 survivants sont secourus. Le scandale, révélé par les récits des survivants comme le chirurgien Savigny et le géographe Corréard, ébranla la France et inspira le chef-d'œuvre de Géricault, transformant ce drame en symbole des abus et de l'incompétence du régime de la Restauration.

Transcription

6103 Words, 36300 Characters

French
-Vous êtes vous déjà demandé jusqu'où vous sœuriez capable d'aller pour sauver votre peau. -Nous ne crûmes réellement pas dans les premiers instants que nous étions circuluellement abandonnés. De la stupeur la plus profonde, les matelots et les soldats passent à bientôt au désespoir. Toutes voyaient leurs pertes infaïbles et annoncées par leurs plaintes, l'essombre pensait qu'il les agitait. Ces hommes à la dérive ont vécu l'une des plus importantes tragédie maritime de l'histoire de France. En juillet 1816, un avir français, nommé la Méduse, s'échoue au large de la Mauritanie. Faut de place dans les canaux près de 150 naufragés sont abandonnés sur un radeau de fortune. Pour eux, c'est le début d'une longue descente aux enfers, livré à eux-mêmes, sans provisions, les naufragés finissent par s'entretuer et s'entredévorer. Les récits des survivants boulevers seront la France entière et inspirant aux peintres géricaux son célèbre tableau, le radeau de la Méduse. Cette œuvre majeure contribuera à élever au rendu mite ce drame pourtant bien réel. C'est cette histoire vraie de nos fragés que je vais vous raconter. Je suis Danielle Fiervey, passionné de voyage et d'aventure et je vous emmène dans le sierge de ceux que la maire a emporté loin de la civilisation et qui face à l'impossible, ont commis l'impensable. 17 juillet 1816. Au large des côtes de la Mauritanie, un bateau français, l'arguse, navigue à la recherche d'éventuelles survivants du naufrage de la frégate la Méduse, survenus au début du mois. Vers 10 heures, apparaît au loin entre deux vagues, au radeau, une petite voile. Il s'agit bien de l'ambarcation de fortune qui a servi à évacuer près de 150 passagers de la Méduse 13 jours plus tôt. Un canneau est immédiatement envoyé à sa rencontre. En s'approchant, les saufteurs sont saisis des froidres. Des morceaux de chers humaines pendent accroché au cordage du radeau. Aboire, il n'y a plus que 15 occupants très affaiblis et non à marcher le corps couvert de blessure. Le calvaire que vienne d'endurer ses hommes n'est pas un coup du sort. Cette tragédie, tout comme le naufrage qu'il a précédé, aurait pu être éviter. Elle est la conséquence d'un enchaînement d'erreur humaine et de mauvaises décisions. La première de ses erreurs est certainement d'avoir nommé comme capitaine de la Méduse un homme qui n'avait pas navigué depuis 25 ans, uque du roi de Chomarré. Pour accéder à ce poste, alors qu'il n'avait ni l'expérience ni les compétences sur ce qu'ils chomarrèrent à habillement su profiter du tumultueux contexte historique de son époque. Des crées du 3 avril 1814. Le sénat déclare est décrète ce qui suit. Artique le premier. Napoléon Bonaparte est déchut du trône et le droit d'éréditer établi dans sa famille est abolie. Artique le 2. Le peuple français et l'armée sont délié du serment de fidélité en vers Napoléon Bonaparte. Après la chute de Napoléon et le retour sur le trône de Louis XVIII en 1814, Chomarré se souvient qu'il a été lieutenant de vaisseaux au service de Louis XVI avant la révolution. Les événements avaient brutalement interrompu sa carrière. Avec la restauration, il se redécouvre très opportunément des convictions royalistes et demandent à être réintégrées dans la marine. Sa persévérance et son habileté à faire jouer ses relations s'avère payante. Je me réjouis que vous ayez été choisi par le ministre pour commander la Méduse. Vous savez que la Méduse sera accompagnée par la Corvette Léco, le Brick Largus, la flûte Laloire. Oui, j'en étais averti, monsieur. Il est bien précisé que tout sénavir relève de votre commandement. Chomarré se voit confier la direction d'une expédition importante, l'objectif est de reprendre possession des colonies du Sénégal que l'Angleterre vient de rétrocer des à la France. Le 17 juin 1816, les quatre voiliers de la division navale du Sénégal, Léco, Largus, Laloire et le plus imposant d'entre eux la Méduse, qui clara de l'île d'ex avec à leur tête le commandant Chomarré. Maintenant que nous avons pris la raire, j'ai tenu à réunir l'équipage de la Méduse. Sur les 400 personnes qui ont embarqué 167 font partie de l'équipage. Nous devons conduire à Saint-Louis environ 230 passagers, essentiellement des soldats sous les ordres du chef de bataillon Poisonion. Vous avez constaté que nous avons l'honneur de recevoir à bord une vingtaine de dames ainsi que des fonctionnaires et des savants, chargés de réaliser des cartes d'exploration du Sénégal. Parmi ces savants, il y a un jeune géographe Alexandre Couréard. Et voici notre chirurgia. M. Savini qui est navigue pour la première fois. M. Je n'ai pas besoin de rappeler à votre attention. L'honneur insigne que nous avons d'accueillir M. le Gouverneur Schmals. Le nouveau Gouverneur du Sénégal, qui voyage à compagnie de sa fille et de son épouse, semble particulièrement impatients de rejoindre les comptoirs de Saint-Louis pour y exercer ses nouvelles fonctions. M. Je vous souhaite une bonne croisière. Malgré son apparent assurance, le capitaine Schmals ré, qui je le rappelle, n'a pas commandé le moindre navire depuis 25 ans, ne fait pas élusion très longtemps. Les premières manœuvres effectuées sous sa direction suscite de vives inquiétudes au sein de son état majeur. C'est là tout le paradoxe de la situation. Schmals ré est entouré d'officier bien plus compétent et expérimenté que lui. Première mesure qui aurait sûrement permis d'éviter la catastrophe à venir, Schmals ré aurait pu choisir de s'appuyer sur ses hommes et leur connaissance de la navigation. Il s'y refuse et préfère afficher à leur égard un profond mépris. La raison en est simple. Tous ces officiers ont acquis leur expérience en servant sous la République ou sous l'empire. Pas question pour le monarchiste Schmals ré, de leur faire confiance. Les fractures qui divisent la France en ce début de 19e siècle sont si profondes qu'elles génèrent à bord du bateau jusqu'au plus haut sommet de sa hiérarchie des inimitiés indépassables. Je vous rappelle, messieurs, que vous êtes toujours sur la méduse. La frégate de sa magéstée. L'avez-vous oublié? N'êtes-vous pas aux services de sa magéstée et le Roi de France? De l'ordre messieurs. De l'ordre. Ces tensions à bord conduisent le commandant de la méduse à faire un choix pour le moins azardeux. Il décide d'accorder sa confiance à un simple passage et un certain entouane richefort. Futures commandantes du port de Saint-Louis, l'homme, guayeur et affabulateur s'est fait remarquer en racontant à qui voulait l'entendre ses prétendus exploits de marin. Il se vente d'être un fin connaisseur des côtes du Sénégal. Il n'en faut pas davantage pour convaincre Schmarrer. Je vais partir de maintenant. Je suis richefort, ma cisterat dans la conduite de la méduse. Schmarrer court circuit son état majeur et fait jouer à richefort le rôle d'officier et de navigation. L'une des passagers, Charlotte Picard, témoignera du désordre que cette décision crée à bord. Plusieurs officiers de marine représentaires au capitaine qu'il était honte de mettre sa confiance dans un inconnu et qu'il n'obéirait jamais un homme qui n'avait aucun caractère pour commander. Commandant, au nom de tous les officiers du Bord. Préparez mes fils d'un écoute. Je me permets d'attirer votre attention. Le choix d'un civile est contraire à tous les règlements de la marine. Et bien, monsieur richefort fera partie de la marine, ce que j'en ai décidé ainsi. Quand dans le code est précis? Le capitaine méprisa ses sages représentations. Et husant de son autorité, il ordonna au pilote et à tous l'équipage de faire ce que commandrait richefort. "Fur richefort est un lion. Et c'est un habile marin." Cet homme avait capté la confiance du capitaine qui ignorant lui-même la navigation. Elle était bien naisse d'avoir quelqu'un qui se charge à de faire la besoin. Seul maître à bord de son bateau, le capitaine chômarré accumule les mauvais choix. A peine partie, il prend la liberté de désobéir à une instruction qu'il lui a été formalement donnée par le ministre de la marine. Les quatre bateaux de la division navale du Sénégal ont reçu pour consignes de faire route ensemble. Mais la méduse et l'écho sont plus rapides que les deux autres. Chômarré se lasse vite de devoir attendre. Dès la sortie du golf de Gascogne, il ordonne la dislocation de la flottie. Plus tard, il se justifira en expliquant y avoir été encouragé par le gouverneur. Monsieur Schmalt me témoignant un désir extrême de se rendre promptement au Sénégal. Je jugeais convenable de laisser la flûte la loire et le bric l'argousse faire une route indépendante. Seul l'écho parvient tant bien que mal à se maintenir à la hauteur de la méduse, mais pour combien de temps encore? En renonçant à naviguer en escadre, Schmalt m'arrès se prive de l'assistance que pourrait se prêter mutuellement les bateaux en cas de problème. Peut-être considère-t-il cette précaution super flue, après tout, la traversée qu'il attend ne présente pas de difficultés particulières. A un détail prêt et tout de même, le bandargin. Un ensemble de bandes sables qui se déplacent sans cesse sous les faits de la ou les décourants le long de la côte Mauritanienne. Cette vaste zone de haut fonds n'ouvant constitue un véritable piège pour les bateaux. Pour éviter cette écoïde, Schmalt m'arrès a reçu là encore des ordres très claires du ministre de la Marine. Nous devons reconnaître sur la côte d'Afrique dans l'ordre, le golfe s'incipient, le câble à base et enfin le câble blanc. Une fois passée le câble blanc qui marque la pointe nord-ouest de la Mauritanie, les quatre bateaux ont pour ordre de s'éloigner de la côte et de poursuivre leur route très large pendant 14 lieux, soit près de 70 kilomètres, pour ensuite revenir l'ongélatère en s'assurant d'avoir toujours au moins 100 m de fonds sous la coque. Cette fois, il n'est pas établi que Schmalt m'arrès décide de désobéir délibérément à cette instruction. Il semblerait plutôt qu'une erreur soit commise au moment d'identifier le câble blanc qui doit servir de repère pour contourner le bandargin. Des obéissance ou erreurs de navigation, on ne le sera jamais avec certitude, mais le résultat lui est connu. Schmalt m'arrès mais le câble vers la côte beaucoup trop tôt. De son côté, le commandant de l'écot qui, jusqu'ici, avait suivi la même route que la méduse, ne commet pas la même erreur. Les deux navires se perdent définitivement de vue. Schmalt m'arrès, obnubilé par son désir d'arrivée au plus vite, ne s'en préoccupe pas. Désormais, la frégate vogue seule vers son tragique destin. La couleur de la mer change et vire au verre. Des algues flottent à la surface, les matelots pêchent des poissons en abondance. Tous ces signes sont autant d'indices que la méduse navigue en eau de moins en moins profonde. Tout le monde a bord le constat, mais Richford, en qui le capitaine a placé toute sa confiance, Sopstein a considéré qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Un des officiers finit par oser le ton devant autant de des involtures. "Vous n'êtes pas plus marin que ma soeur, et vous trent être monstres à la cause de notre perte. Je ne sais pas ce qui me retient de vous passer mon épée à travers le ventre." Aussement des peaux de Richford, qui tourne les talons bien résolus à poursuivre sa route comme il l'entend. La méduse continue d'avancer à vie valure sans changer de cap. La mer devient de plus en plus clair et verte. Un qui est, un officier se décide à mesurer la profondeur de l'eau. "A sondé, il que fait le vôtre, pourquoi m'est-vous fait en pénée?" "Mais regardez l'eau, commandant, elle est fasseuse." On jeta à l'eau un plon de sonde et il rapporte à 18 bras d'eau. Nous filmes prévenir le commandant, il vint sur le pont, et peu après, finit venir d'un quart reborn. "Eu quart sur la droite, c'est le bras, c'est réjouvant, c'est le bras, c'est réjouvant." On sonda à nouveau, et le plon donnait d'hybrace. Il fit encore venir de deux cartes. Les ultimes tentatives de changement de cap du capitaine chômarré arrivent bien trop tard. Le sord de la méduse est célé. Une nouvelle sonde nous donna bientôt si bras, pendant qu'on venait encore sur Tribor. La frégate, manquant tout à coup d'eau, talona et arrête à bientôt son air en courant sur le sable. Et moi j'ai vous le compréhé ta, vous touche sur le fond! Le 2 juillet 1816, peu après 15 heures, la méduse s'encastre profondément dans le sable. La frégate vient de s'échouer sur le bandarquin. "Ah, mon pauvre riche fort, dans quel état est de vous? Quel abominable violence." Riche fort échappe de peu au l'enchage. Désormais, il se fera discret. Passer la stupeur, l'équipage de la méduse s'agit, tout espoir n'est pas perdu. Le bateau est intacte, l'américalme, les marins s'affaire pour tenter de remettre le navire à flot. "On attention, mais sur le gouvernement, et de profiter de la marie demain à 4 heures du matin pour virer autour de l'encre." Très vite, il apparaît impératif d'alléger le bateau. Le Gouverneur Schmalt propose alors de construire un rado pour y transférer les nombreux tonneaux de marchandises qui allourent d'ici la frégale. "On s'envoie les gars, n'oubliez pas! Faire qu'un seul bas se les gars." Chaumarré retient l'idée. Soldat et matelot construisent à la hâte une grande plateforme de 20 m de long sur 7 de larges en utilisant une partie des mains. Une noterie, qu'au moment de sa construction, cette embarcation de fortune ne semble pas avoir vocation à transporter des passagers. Deux jours après les chouments, le rado est prêt. On déleste la méduse en y transférant une bonne partie de son chargement, l'opération porte ses fruits. Le soir du 4 juillet, le navire allégé est presque remis à flot. On espère que la prochaine marée le libère a complètement. "Comment dans? La méduse repose à nouveau par le fond." "Ne nous décourageons pas, on commencera de main et avec l'aide de Dieu nous finirons bien par faire flotter la frégate." "Mais le vent s'élevé et la mer se creuse. Si elle devient dur, ce qui n'est pas impossible. La méduse embartera des lames. La frégate sera soulevée et retombra brutalement un peu plus avant sur le vent." "Voyez le raison." L'inquiétude s'avère justifiée pendant la nuit, le vent se lève et la mer forcie. Une lame vient pousser la frégate sur le haut fond. Le bateau s'incline. Son gouverneil se brise et vient défoncer la coque. La calse se remplit d'eau. L'espoir de remettre le navire à flot sans vol. "Quand en je vous dis avec infiniment de peine, il faut abandonner le navire." "Abandonner." L'apanique s'empart des passagers et de l'équipage. Décisions et prises dévacuées en urgence. "Problème, les 6 embarquations dont disposent la méduse ne sont pas suffisamment grandes pour transporter les 4 sortes offragées. Près de 150 personnes vont devoir embarquer sur le rado. Des listes de noms sont établies pour répartir les passagers sur les différentes embarquations, en fonction durant et de la position sociale de chacun. "Oui, si la liste de ceux qui seront sur le rado et ceux qui partiront dans les canaux de sauf tard." A bord de la méduse, le chaos installe. Des soldats et des marins pillent les cabines des passagers et des officiers, tandis que d'autres se jettent sur les tonneaux de 20 pour se souler. Au moment d'embarquer sur le rado vers 5 heures du matin, une partie des passagers affectés à cette embarcation refusent d'y descendre. D'autres tentent de trouver une place sur les canaux. "Vous êtes sûr! La liste! La liste! Je vous fais fusiller tous! Allez! Péros sur le rado! Et bien!" Le gouverneur Schmals a beau promettre que le rado sera remorqué par les canaux jusqu'à la terre, cela ne suffit pas à apaiser les esprits. Les officiers doivent sortir leurs armes pour contraindre les passagers récals citran à embarquer sur la plateforme de bois. "Voilà, vos sous-vides, qu'ils peuvent filer sur le rado, sur le rado." Quel spectacle de voir une multitude de malheureux qui tous voulaient se dérober à la mort et qui tous cherchait à se sauver, ou dans les embarcations ou sur le rado. Les chels de la frégate ne pouvaient suffire alors par commande de temps le monde. On se précipitait du haut d'une avie, se fiant sur un simple bout de corde à peine susceptible de supporter le poids d'un homme. Quelque un tomberte à la mer, il fut rattrapé. Le rado s'enfonce dans l'eau au fur et à mesure que les hommes s'y entassent, ce qui oblige les nos fragés à se débarrasser de la plupart des tonneaux de vivre qu'ils y avaient déposé. Une fois l'embarcement terminé, les occupants du rado ont de l'eau jusqu'à mi-cuisse, voire jusqu'à la taille. Tant bien que mal, ils tentent de tenir debout sur cette structure qui ne possède des nigards de corps ni véritable plancher. Sous leurs pieds, il faut imaginer une sorte de cadriage en bois, avec de nombreuses espaces entre les morceaux de ma et les planches qui le constituent. Parmi les 147 malheureuses occupants du rado, ont compte une centaine de soldats. Beaucoup ont moins de 20 ans. Ils sont accompagnés d'une partie de leurs officiers. Alors, côté, on préplace une dizaine d'ouvriers, quelques membres de l'État major, ainsi qu'une vingtaine de matelots dont plusieurs mousses très jeunes, l'un de n'a que 13 ans. Parmi tous ces hommes, on peut apercevoir une femme, une continueur mariée à l'un des sergents en présent à bord. Le secrétaire du Gouverneur, Grifon du Belet, le géographe Alexandre Coréard et le chirurgien Henri Savini ont aussi embarqué sur le rado, volontairement, selon leur dire. Plus tard, Savini et Coréard racontront. Nous étions tellement serrés les uns les autres qu'il était impossible de faire un seul pas. Sur l'avant et l'arrière, on avait de l'eau jusqu'à la ceinture. Au moment où nous débordions de la frigate, on nous envoya du bord 25 livres de biscuits dans un sac qui tombe à la mer. Nous leur retiram avec peine, qu'une forme est plus qu'une pâte. Pendant l'évacuation de la Méduse, tout le monde n'est pas loger à la même enseigne. Le Gouverneur Schmals se fait descendre confortablement sur un fauteuil dans son canneau, accompagné de sa femme et de sa fille. La petite famille a pris soin d'emporter avec elle deux mal d'effets personnels ainsi que des provisions de biscuits, devins et d'oudous. Elle voyagera dans ce canneau avec 35 autres personnes dont bon nombre de marins chargés de ramets. Le capitaine Schomarré embarque sur un autre canneau sans attendre l'évacuation complète de son navire. Nous vim bientôt que cet homme n'était pas à la hauteur de ses devoirs par la manière dont il abandonne à tout son monde. Les cris des hommes qui restaient à bord redoublaires et un officier de troupes de terre primaient une carabine pour faire feu sur le capitaine. On le retard. Dans la panique de ce sauf qui peut général, 17 hommes renonçent à embarquer. Parmi eux, certains sont trop ivres pour le faire, d'autres choisissent délibérément de rester sur la Méduse pour attendre les secours. Une fois tous les canaux complets, près d'une centaine de passagers doivent se résigner à monter à bord d'une grande chaloupe en très mauvais état. Au matin du 5 juillet 1816, un convoit d'embarcation hétéroclite s'éloigne de la Méduse. 4 canaux reliés entre eux trackent le rado, mais cela ne dure pas. La chaloupe surchargée vient rompre la chaîne en tentant de transférer une partie de ses occupants sur les canaux. Le canaux du gouverneur Schmalt se retrouve seul à tirer le rado, qui, enfoncée dans l'eau, avance très difficilement. C'est alors que la tâche entre les deux embarquations seront. Accidentellement, on prétendront certains, mais la majorité des témoignages s'accorda à dire que c'est le gouverneur qui donne l'ordre de l'arguerlamar. Le canaux du commandant Schomarré se rapproche de celui du gouverneur pour comprendre ce qui se passe. Un officier rapportera leur échange. Lorsque nous fume s'approcher du grand canaux, nous vims effectivement qu'il ne remorque plus le rado. Le commandant lui demanda qu'elle est votre manoeuvre, on répondit la remorque vienne casser. Et bien ajoutez le commandant que faisons-nous. On répondit, nous les abandonnons. Nous vim le grand canaux et les autres bateaux faire route vers le sud-est, nous les suivines. Le commandant Schomarré semble subir les événements, il laisse faire et ne donne aucun ordre. Le rado et ses occupants sont abandonnés à leur sort. Sur le moment, personne ne proteste. Plus tard, personne n'assumera la responsabilité de cette décision. Un crédul, les occupants du rado voient s'éloigner les canaux et la chaloupe. Nous ne crument réellement pas dans les premiers instants que nous étions si cruellement abandonnés. Après la disparition des embarcations, la consternation fut extrême. Tout seconde terrible la soif et la fin se retrassa à notre imagination. De la stupeur la plus profonde, les matelots et les soldats passaient bientôt aux désespoirs. Tous voyaient leur pertin faible et annoncés par leur plainte, les sombres pensaient qu'ils les agitaient. Le rado rebatisé la machine par ses passagers, dérivent aux grédes vents et des courants, sans que l'on puisse le diriger. La petite voile que les nos fragés installent au centre ne se révèlent d'aucune utilité. Si ce n'est celle de rendre visibles l'embarcation depuis loin. Ça y est, ça se détend, parfait. En 2014, une réplique du rado a été construite pour les besoins d'un documentaire, intituler la véritable histoire du rado de la Méduse. Une fois l'embarcation mis à l'eau, ses occupants ont pris la mesure de ce qu'avaient véculé nos fragés. La vue, c'est quand même pas mal en fonction, la flottabilité est correspondant à ce qu'il s'adévètre. On n'est pas encore beaucoup de passagers à bon. Tu dois me durer où tu mettez pieds pour ne pas te casser une jambe. Parce que sinon tu passes à travers. Mais c'est pas l'air. Ravère complet là. Et en plus, c'est fait mal. Tu imagines 150 personnes natu. C'est quand même incroyable et on comprend tout de suite. Et on comprend tout de suite pourquoi ils ont surnommé ça la machine. C'est une machine à broyer les membres. Sur la machine, les meilleurs places, si on peut les appeler ainsi, se situe dans la partie centrale légèrement surélevée par rapport au reste du rado. C'est là que ce sont regroupés les officiers militaires, les haut-gradés de l'équipage et quelques passagers triés sur le volet, comme le géographe Coréard et le chirurgien Savini. Soldats et matelots occupent les places en périphérie, les plus exposés au danger. A bord, les provisions sont maigres, cinq barriques de vin, deux d'eau douce et le sac de biscuits transformé en pâte après avoir pris l'eau. Une première distribution de biscuits et de vin est organisée. Chacun prend un numéro. La ration de vin est fixée à 3/4 de litre par jour. Un semblant d'ordre règne, mais ce calme relatif ne va pas durer. Dès la première nuit, les naufragés font face à une violente tempête. Une lame vient se briser sur l'arrière du rado, conduisant des passagers à se réfugier vers l'avant. Plusieurs hommes tombent à l'eau et ce noix, certains agrippés à des cordes parviennent à remonter à bord. Des vagues extrêmement grosses, déferlées sur nous et nous renversaient quelquefois très rudement. Les cris des hommes se mêlaient alors au bruit des flots. Tandis qu'une mer terrible nous soulevait à chaque instant de dessus l'orado. Et menacé de nous entraîner. Cette scène était encore rendue plus affreuse par l'horreur qu'inspira une nuit très obscure. Une fois la tempête passée, les premières lures du jour dévoient leur néfroidable spectacle aux yeux des naufragés. 12 ou 15 malheureux ayant les extrémités inférieurs engagés dans les séparations que les 7 entrèlent les pièces du rado n'avaient pas pu se dégager et y avait perdu la vie. Plusieurs autres avaient été enlevé par la violence de la mère. Après cette nuit apocalyptique au cours de laquelle une vingtaine de passagers sont morts, trois hommes préfèrent se suicider en se jetant à l'eau. Durant la deuxième journée de dérive, l'Amérique les mante, il fait beau. Le soleil de plomb et les rations de vin plonge les occupant du rado dans un état de torpeur. C'est le calme avant la tempête. La deuxième nuit va être plus infernal que la première. Une nouvelle fois, le vent se lève et la mère se déchaîne. Les officiers tiennent leur position au centre de l'embarcation et en joigne les soldats de passer d'un bord à l'autre pour éviter les vagues. Dans leur récit, Chorea et Savinou prétendent que la tension entre les chefs et leurs troupes montent et que des crises édicieux se font entendre. C'est alors qu'un groupe de soldats échappant à tout contrôle, sans part d'un tonne de vin pour son abrevé sans aucune retenue. Les fumées du vin ne tardèrent pas à apporter le désordre dans des cerveaux déjà affaiblis par la présence du danger et le défaut d'aliment. Ainsi excité, ces hommes devenus sournt à la voie de la raison. Voulure entraîner dans une perte commune leur compagnieur d'affortunes. Il manifestait hautement l'intention de se défaire des chefs et qui, disait-il, "Vous les mettre un obstacle à leur dessin et de détruire ensuite le rado en coupant les amarages qui en unissent les différentes parties." Un de savant ça sur les bords du rado avec une oeuvre d'abordage et comment ça a frappé les liens, ce fut le signal de la réforme. Selon Coréas et Savini, face à l'insurrection, les officiers n'aurait pas eu d'autres choix que de rétablir l'ordre à grand coup de sabre. Cette thèse de la légitime défense est sérieusement remise en question par un document longtemps resté dans l'ordre. Il s'agit d'un exemplaire de leur récit à noter par un autre escape, griffon du bel è, le secrétaire du gouverneur. Ces annotations donnent une toute autre version des faits. Quand on écrit l'histoire, il faut avoir le courage de dire la vérité. Monsieur Savini déguise le commencement d'exécution du projet formé par un conseil dont il était l'âme de se défaire de la plus grande partie des soldats, afin d'alléger le rado et diminuer le nombre des rations de vin à délivrer. Projet est un femme à la vérité, mais auquel il est bien prouvé que nous devons notre salut. Aussi, au lieu de s'opposer à ce que les soldats s'emparase d'un tonneau de vin, il le leur livraire et il en résulta ce qu'il dit. Il n'était plus difficile alors de se défaire d'homme grisé par le vin à fêblie de toute manière. Il ne fallait que les pousser pour les faire tomber à la mer. Les officiers font-ils réellement face à une insurrection, où tente-t-il un piège aux soldats pour pouvoir les massacrer et faire de la place? Ce qui est certain, c'est que cette nuit-là, sur la mer déchaînée, le rado se transforme en champ de bataille. Dans ce déchaînement de violences générales, la cantinière et son mari sergent sont jetées à la mer. Deux hommes plongent pour les se courir et parviennent à les ramener à bord. Au lever du jour, le rado est jonché de cadavres et de mourants. 75 soldats et matelots ont perdu la vie. Mais pas un seul officier nommant qu'à l'appel. Un bilan qui rend difficile à croire la version les présentant en état de légitime défense. Après cette nuit s'anglante, la soixantaine de survivants à gare, peine à croire que ce qu'il vienne de vivre est bien réel. Tout se croyait livrer aux illusions d'un songe effrayant. Nous crûmes sortir d'un rêve pénible. Le cauchemar ne fait que commencer. C'est un cas de la vie. Selon Henri Savini, c'est au matin du troisième jour des rangs du rado de la Méduse que des soldats affamés commettent les premiers actes d'entropophagie. Les infortunés que la mort avait été perniée dans la nuit, se précipitait rapidement sur les cadavres dont le rado était couvert. Les coupères par tranche et quelques-uns même les dévorèrent à l'instant. Beaucoup n'y touchent pas. Presque tous les officiers furent de ce nombre. Mais à la fin, ces dents a besoin plus pressant encore que la voie de l'humanité. Nous viment dans cet affreur pas un moyen déplorable de conservation et je proposais, je l'avoue, de faire sécher ces membres sanglants pour les rendre un peu plus supportables au coût. Là encore, les annotations de griffons du Belet livrent une version différente des faits et attribuent à Savini une responsabilité plus lourde. Les officiers en général ont été les premiers à manger de ces viandes sacrilèges. Monsieur Savini, auquel il faut rendre justice d'avoir conservé le plus de 100 froid. Voulant nous préparer à l'idée de nous nourrir de cher humaine, nous dit d'un ton d'inspiration. Mes amis, nous n'avons qu'un seul moyen de prolonger notre existence et peut-être de nous sauver. Il faut que les morts nourrissent les vivants. Ce moyen me fait frémir d'horreur, mais enfin, ce qui tienne un peu à la vie, doivent l'employer. Il n'est pas aberrant de penser que Savini, chirurgien de Marine, soit le premier à oser découper les corps. Quoi qu'il en soit, on peut s'étonner que les premiers actes de cannibalisme soient commis après seulement 48 heures de dérive. C'est autant la fin que la peur de la fin qui conduit les naufragés assez rapidement transgressés cet interdit. Avant de s'y résoudre, certains hommes tentent de manger des bottriers de sabre, du lin, joudais feutre de chapeau. Un matelot essaie d'avaler des escréments, mais il n'y parvient pas. Pendant la troisième nuit, aucun affrontement ne survient, mais une douzaine d'hommes affaiblis s'effondra et reste piégé dans les interstices de la machine. Nous donnaits malheure qu'à d'avre la mer comme ces culture, non réservant qu'un seul, destiné à nourrir ceux qui l'avaient encore, avait serré ces mains tremblantes en lui jurent une amitié éternelle. Dans la journée, un événement inespéré vient apporter une nouvelle source de nourriture. Un band de poissons volants se retrouve piégé entre les planches du radeau, près de 200 poissons, sont stockés dans une barrique. On en fait cuire une partie en utilisant de la poudra canne. Malgré cette nourriture providentielle, le repas est complété par quelques morceaux deviant du mène. Les passagers retrouvent des forces. La nuit venu, les combats reprennent de plus belles. Au matin d'une oeuvre juillet, il ne reste plus qu'une trentaine de passagers envis sur le radeau, tous dans un état pitoyable. L'eau de mer avait enlevé presque entièrement l'épiderme de nos extrémités inférieurs. Nos étions couverts, ou de contusions ou de blessures, qui irrité par l'eau salée, nous arrachait à chaque instant des cris persains. Au fil des jours, les réserves de poissons et de vins s'amenuissent. Un sergent et un soldat qui tentait de se servir en cachette, sont immédiatement condamnés à mort et jetés par de subords. Un mousse meurt d'épuisement. Une dizaine de nos fragés sombre dans la folie. Leur confusion mentale, sûrement dû à la déshydratation, n'inspire aucune pitié à leur compagnon d'infortunes. Au contraire, il refuse de gaspiller les précieuses rations de vins pour désalienner. Le 13 juillet, un conseil se réunit et décide froidement de s'en débarrasser en les jetant à la mer. Parmi les nos fragés sacrifiés, on compte plusieurs officiers ainsi que la campignée et son mari sergent, qui avaient été sauvés de la noyade quelques jours plus tôt. Les témoignages des rescapés sont assez impréciés sur les auteurs et les circonstances exactes de ce meurtre collectif. Chacun minimisera sa participation et se dédoînera sur les auteurs. Après 8 jours de dérives, il ne reste plus que 15 survivants à bord du radeau. Toutes les armes sont jetées à la mer à l'exception d'un sabre. Cette décision marque la fin des Turis. On jette également les couteaux qui avaient servi à trancher la chair des cadavres, comme pour signifier que plus aucun autre corps ne sera découpé à l'avenir. Avec toutes ces victimes, le radeau s'est beaucoup allégé depuis son départ. À présent, ils s'enfoncent nettement moins dans l'eau. Un plancher est aménagé autour du petit macentral. Il y a suffisamment de place pour que les 15 survivants s'y installent. Mais leurs situations restent extrêmement précaires. Les rations vournalières de 20 minutes. Pour lutter contre la soif, certains boivent de l'eau de mer, au mélange leur propre urine à leur portion de vin. Et pour conserver un peu de force, les nos frajets continuent à consommer les morceaux de chers humaines séchés, issus des massacres de la première semaine. Les jours passent, malgré des phases de découragement, les derniers occupants du radeau tiennent bon et s'accrochent à l'espoir d'être secouru. En soudain. Gorgard. Regarde. Cette tâche blanche. C'est un bateau. Bon, on dit. Un bateau. J'ai l'orgue. Il nous a vu. On est sauvés. On est sauvés. Après 13 jours, l'infernal dérive du radeau de la Méduse prend fin. Les 15 survivants sont immédiatement conduits dans la colonie française de Saint-Louis du Sénégal. Ils sont dans un état physique déplorable et que dire de leur état psychologique. Un officier racontra. Les 15 malheureux sauvés étaient presque tous fous. Ils craignaient qu'après tout ce qu'ils avaient fait, on ne voulait l'effusier. Quatre escaper meurt peu de temps après avoir été secouru. Les survivants du radeau découvrent ce qui est advenu des naufragés qui avaient été évacués sur les autres embarcations de la Méduse. Les canaux du commandant et du gouverneur ont réussi à regagner le port de Saint-Louis en quatre jours. Ils ont alors donné la lerte. Les autres embarcations ont été obligées d'accoster à la hâte sur la côte désertique de la Mauritanie. Lors occupants ont dû se lancer dans une longue et pénible marche à travers le Sahara pour regagner à pied la colonie française. 11 n'ont pas survécu à cette épreuve. Quant au 17h, qui avait refusé de quitter la Méduse au moment de l'évacuation, 14 d'entre eux ont fini par se noyer en tentant de regagner la côte sur un petit radeau. Mais les trois marins qui s'étaient obstinés à rester sur les paves sont recueillis vivants à la fin du mois d'août soit une cinquantaine de jours après le naufrage. Ils s'étaient nourris de biscuits et d'autres villes abandonnées sur le bateau. Pour éviter de s'entretuer, ils avaient choisi de vivre seul, chacun de leur côté dans un recouin de les paves. Le bilan de cette catastrophe aurait peut-être été moins lourd si les occupants du radeau avaient attendu les secours sur la frégate échouée au lieu de prendre la mer. Mais il est toujours facile de réécrire l'histoire après coup. Conceptembre 1816, les Français découvrent dans la presse la catastrophe et son lourd bilan. Un rapport rédigé par Savini destiné aux autorités fuite. Des extraits sont publiés dans un journal important. L'incompétance du commandant Chomarré, qui a conduit au désastre, est les détails de l'effroyable érance du radeau, choc, l'opinion publique. Dans le contexte politique explosif de la restauration, ce qui devient l'affaire de la Méduse est utilisé comme une arme contre le gouvernement par ses opposants. Affaiblit par le scandale, le ministre de la Marine, qui avait nommé Chomarré, est remplacé. Le capitaine de la Méduse, lui, n'échappe pas au procès. Il en cours la peine capitale pour avoir abandonné son avis alors que bon nombre de passagers s'y trouvaient encore. Chomarré est finalement condamné à trois ans de prison. Fassiné par la tragédie du radeau de la Méduse, Théodor Jericho en fait le sujet d'une de ses œuvres majeurs. Sa toile n'est pas tout de suite apprécié à sa juste valeur. Elle bouscule le monde de l'art, on ne suivent pas les canons de son époque, mais surtout les symboles qu'elle véhicule dérange le pouvoir en place. A la mort du peintre, l'historien Julmichelet dira. Jericho opénit le naufrage de la France, ce radeau sans espoir où elle flottait, faisant signe au vague, au vide, et nous voyons nulle secours. C'est la France elle-même. C'est notre société tout entière qu'il embarque à sur ce radeau de la Méduse. Image si cruellement vrai que l'original refuse à de se reconnaître. Cette catastrophe maritime et la déflagration qu'elle a engendré au plus haut sommet de l'Etat n'a pas empêché la marine nationale de donner à 11 de ses bâtiments de guerre le nom de Méduse. Si le but était de conjurer le sort, le résultat s'est avéré peu probant. 6 d'entre eux ont fait nos frages. Nos frages et une histoire vraie est un podcast original de France Inter.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le naufrage de la frégate française *La Méduse* en juillet 1816 au large de la Mauritanie, dû à une succession d'erreurs de navigation et de décisions catastrophiques du capitaine Hugues Duroy de Chaumareys.
  2. L'abandon d'environ 150 naufragés sur un radeau de fortune, où ils subissent un calvaire de 13 jours marqué par la famine, la folie, le cannibalisme et la mort, avec seulement 15 survivants.
  3. Les causes profondes de la tragédie incluent l'incompétence du capitaine (nommé pour des raisons politiques), son mépris pour son état-major expérimenté, sa confiance aveugle en un imposteur, et la désobéissance aux ordres de navigation.
  4. L'évacuation chaotique et inéquitable, où les officiers et notables prirent les canots, laissant les soldats et simples passagers sur le radeau, qui fut intentionnellement abandonné à la dérive.
  5. Le scandale national provoqué par le récit des survivants, qui inspira le célèbre tableau *Le Radeau de la Méduse* de Théodore Géricault et devint un symbole des fautes de la Restauration.

Summary:

En juillet 1816, la frégate française *La Méduse* s'échoue sur le banc d'Arguin au large de la Mauritanie en raison de graves erreurs de navigation. Le capitaine Chaumareys, nommé pour ses liens royalistes et non pour sa compétence (il n'avait pas navigué depuis 25 ans), a ignoré son état-major, fait confiance à un imposteur, et désobéi aux consignes de sécurité. Lors de l'évacuation, environ 150 personnes sont abandonnées sur un radeau surchargé et instable, tandis que les officiers et notables, dont le gouverneur du Sénégal, prennent les canots.

Promis d'être remorqué, le radeau est rapidement abandonné à la dérive. Pendant 13 jours, les naufragés endurent la faim, la soif, la folie et s'entretuent, certains recourant au cannibalisme. Seuls 15 survivants sont secourus.

Le scandale, révélé par les récits des survivants comme le chirurgien Savigny et le géographe Corréard, ébranla la France et inspira le chef-d'œuvre de Géricault, transformant ce drame en symbole des abus et de l'incompétence du régime de la Restauration.

FAQs

Le naufrage de la Méduse est une tragédie maritime française survenue en juillet 1816, où la frégate s'est échouée au large de la Mauritanie. Il est célèbre pour le radeau de fortune avec 150 naufragés, dont seuls 15 survivants, et a inspiré le tableau 'Le Radeau de la Méduse' de Géricault.

Le naufrage résulte d'une série d'erreurs, notamment la nomination d'un capitaine inexpérimenté, Hugues Duroy de Chaumareys, qui n'avait pas navigué depuis 25 ans. Il a désobéi aux ordres, négligé les conseils de son équipage et fait confiance à un passager incompétent pour la navigation.

Le radeau a été abandonné car les canots de sauvetage étaient insuffisants pour tous les naufragés, et il a été remorqué initialement avant que les câbles ne soient coupés, probablement sur ordre du gouverneur Schmaltz. Cela a laissé les occupants livrés à eux-mêmes sans provisions.

Les survivants sur le radeau étaient entassés, avec de l'eau jusqu'à la taille, sans nourriture ni eau suffisantes. Ils ont fait face à la famine, à la déshydratation, et certains ont eu recours au cannibalisme et à la violence pour survivre.

Sur les près de 150 personnes sur le radeau, seules 15 ont survécu après 13 jours de calvaire. Elles ont été repêchées par l'Argus, un bateau français, le 17 juillet 1816, dans un état d'extrême faiblesse et de blessures.

Le capitaine Chaumareys a aggravé la situation par son inexpérience, son mépris envers son équipage compétent, et sa confiance en un passager incompétent, Richefort. Il a aussi désobéi aux ordres de navigation, conduisant à l'échouement sur le banc d'Arguin.

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