L'IA peut-elle être créative ? Interview de Bertrand Misonne, auteur de Mona l'IA
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Bertrand Mizone, chercheur en intelligence artificielle, a publié *Mona Lia*, un livre qui explore la question fondamentale : peut-on dire que l’IA est créative ? À travers une analyse claire et accessible, il démontre que l’IA peut produire du contenu original, mais ne peut pas être considérée comme créative au sens humain, où l’émotion, l’expérience et l’authenticité sont au cœur du processus. Le livre propose une vision équilibrée : reconnaître les capacités impressionnantes de l’IA, tout en soulignant les limites de sa créativité. Il met en avant que la créativité humaine repose sur une subjectivité profonde, une vie vécue et une authenticité que les machines ne peuvent jamais reproduire. Mizone critique aussi la polarisation des opinions autour de l’IA, où les gens sont soit enthousiastes, soit méfiants, souvent sans comprendre le fonctionnement réel des systèmes. Il insiste sur l’importance de ne pas laisser l’IA devenir un guide de pensée, en privilégiant son rôle d’outil d’inspiration. Enfin, le livre souligne une menace croissante : la disparition de l’imaginaire collectif, alimentée par les algorithmes personnalisés, qui fragmentent les sociétés et éloignent les individus des expériences communes. Ce livre, à la croisée de la technologie, de la philosophie et de la société, invite à une réflexion sur l’humain, l’authenticité et la place de la créativité dans un monde de plus en plus numérique.
Salut à tous, salut à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Tech Cafe ou cette nouvelle vidéo.
On va parler d'inténigence artificielle une fois de plus et de créativité.
Regardez, on va parler de ça, on va parler de ce livre monalia écrite par Bertrand Mizone
avec cette promesse lia peut-elle être créative?
Alors on va pouvoir discuter à ce sujet pour un épisode au format interview un peu spécial.
Si vous connaissez pas Tech Cafe, je dirais pas ont à vous mais je le pense un petit peu quand même
mais il y a la possibilité de profiter de Tech Cafe sous deux formats, le format podcast audio.
Voilà, vous êtes en voiture en train de faire du sport de la cuisine du ménage et vous mettez ça sur vos écouteurs et vous en profitez.
Mais vous pouvez aussi en profiter pour regarder Tech Cafe maintenant sur YouTube donc si vous n'êtes pas abonné à la chaîne YouTube.
Allez-y tout de suite, même si vous écoutez l'en podcast de télé sur YouTube et vous abonnez comme ça vous aurez aussi les futures vidéos.
Et puis quand même tout l'intérêt est d'avoir les interactions, les visages, les personnes qui parlent en vidéo pour pouvoir en profiter.
Et puis j'en profite aussi pour dire que si jamais vous n'avez pas encore confié, tenez vous bien ces nouveaux les points de boosts que proposent YouTube.
Ben là aussi, dans l'application YouTube vous faites glisser les commentaires sur le côté, faut un peu courageux pour les trouver un peu.
Vous voulez être glissé vers la gauche et vous avez au bout d'un moment un truc qui apparaît ça un peu magique.
Vos, ce sont les vôtres vos points de boosts et vous pouvez les attribuer à trois vidéos par semaine, maximum, des vidéos, vous pensez qu'elle mérite un petit peu d'être retenue par l'algorithme.
À vous de jouer, je compte sur vous pour faire remonter cette vidéo sur YouTube. Je suis Guillaume Vendée, podcasteur technophilentouilliste.
Et je retrouve alors pour la seconde fois dans Tech Café Bertrand, Mison, Salut Bertrand.
Salut Guillaume, merci de me recevoir du coup.
Avec grand plaisir donc tu vois ça veut dire que la précédente fois où on a échangé, voilà on n'est pas parti fâché, en claquant la porte
et puis les gens ne nous ont pas insulté de cette échange donc c'est bien on peut continuer.
Tu es chercheur auprès des institutions européennes tu es spécialiste des IA et de leurs impacts sociétaux.
Tu es cet un élément très important qu'on doit souligner. Auditeur de Tech Café, un auditeur historique et tu as écrit précédemment un roman.
Mais bon je le mets avec dégimé il faut vraiment lire le livre le nouveau Michel H dont on a déjà parlé.
Alors je vais faire comme les vrais youtubeurs, tu vois je vais le lien là vers la précédente vidéo sur Youtube.
C'est pas disponible en vidéo je crois mais en tout cas c'est disponible sur Youtube et puis il y a l'épisode de podcast qui sera dans les notes de l'épisode.
Mais surtout tu sortes donc tu as sorti des armes et ce livre là je l'ai en papier.
J'ai pris le temps de le lire, merci beaucoup de me la voir en voyant Bertrand, Mona Lia.
Lia peut-elle être créative avec cette couverture qui tout de suite interpelle parce qu'on voit évidemment Mona Lisa.
Mais on s'en vient qu'elle n'est pas comme d'habitude notre Mona Lisa.
Alors j'ai décré en quelques mots le livre, il y a trois grandes parties.
La première partie c'est l'équivalent en quelques dizaines de pages d'un excellent exposé à la Guillaume Podiaspala de vulgarisation de ce que c'est Lia.
Mais oui, mais alors mais c'est vrai, franchement quand tu regardes la première partie quand tu la lis,
ça peut tout à fait répondre à des besoins de personnes qui veulent comprendre vraiment comment marche sans bagage technique et sans vulgarisation, sans excès de vulgarisation technique.
Comment marche une Lia? Alors ça merci, c'est un truc de référence qui est hyper intéressant et qu'on va pouvoir inciter auprès de nos auditeurs à partager.
Je le dis vraiment parce que je l'ai lu et je pense vraiment que ça a des vertus pédagogiques auprès deux mais auprès de leur entourage.
Donc sur la partie 1 c'est le What et ensuite il y a alors je ne veux pas me trop m'attarder dessus parce que je pense que les personnes qui écoutent tech café et qui ont l'habitude de consommer le Podiasp est tech café.
On déjà un petit peu ses connaissances mais vraiment la manière dont c'est vulgariser est intéressant.
Je pense notamment pour l'entourage encore une fois des gens qui sont fans de la tech et qui veulent partager cette info.
Donc on pourra revenir dessus évidemment si tu le souhaites Bertrand mais quand même pour présenter l'entierté du livre. On a une seconde partie qui est So What qui parle de la créativité.
C'est aussi on va revenir dessus et surtout une partie un peu analyse le So What qui est captivante, qui est un petit peu ton regard issu de tes travaux.
Sur qu'est ce que ça nous amène dans notre rapport à la tech, dans notre rapport à l'individu, à notre rapport sur la société. En tout cas dans ce livre tu nous invite entre ton travail, même tes discussions de famille à table,
ne aussi est surtout sur les réflexions sur le drôle de Dia et l'attitude à avoir en tant qu'individu et société. Première question Bertrand, pourquoi tu as inventé ce mot de créativité? Tu l'expliques dans le livre. La manière dont c'est formulée c'est créativité mais avec il y a plutôt de parler simplement création assistée par Ria. Pourquoi un mot dédié comme ça?
Alors le mot je l'ai inventé pour ma sécurité personnelle avant toute chose, parce que quand on nous dit que un système Dia peut être créatif, les opposants évidemment, c'est pas possible, l'art, la culture, l'émotion tout ça c'est humain et donc Lilla n'a rien à voir là dedans et bon c'est un bon début de conversation mais en général il faut quand même pas trop, je vais dire ce bagarrer avec ce qu'on a dit toi.
Donc j'ai un peu atténué les choses en disant c'est de la créativité, donc c'est de la créativité machinique évidemment ça change tout, c'est le sujet du livre. C'est vrai que dans ma pratique de chercheur en Yage, j'avais l'habitude d'utiliser cet aphorisme donc Lilla ça parle, ça connaît et ça résonne mais pas tout à fait comme nous. Mais je trouve que décomposer ces trois éléments de l'intelligence humaine sont intéressants.
Voilà quand on rend dans des considérations plus techniques de fenêtres, de contexte, de hallucination etc, c'est bien de comprendre comment ça connaît et j'ajoute avec mon alliage et aussi ça crée mais pas comme nous et donc il y a toute cette thèse effectivement qui est développée dans la seconde partie du livre où on te challenge un peu les limites de ce qui est justement la créativité de ce qu'elle processus créatif dans le cerveau humain et on explique par analogie.
Il y a en fait limite très bien puisque Lilla limite l'intelligence humaine c'est ça, ça définit sur même.
Alors justement là tu entrain de mettre le doigt dans le cœur du livre alors il faut qu'on arrive à faire en sorte quand même que les gens ont envie de lire le livre donc on va pas donner toutes les réponses mais quand même est ce que tu peux nous donner des embrions de réponse et en tout cas un petit peu ta vision
on nous laissez un petit peu transparentre ce que les personnes vont pouvoir lire dans le livre en évoquant le fait que Lilla est créative le sous-titre c'est Lilla peut-elle être créative alors.
Bon j'ai l'impression que tu répondais déjà un petit peu à la question c'est oui mais est ce que tu peux nous détailler ce oui mais.
Alors tu disais que le livre mette en scène des discussions de famille mais je pense qu'on les a tout tu c'est dit oh oui tellement et donc voilà c'était une idée aussi de montrer que voilà on est tous face aux même challenge et à travers ces discussions de famille je voulais expliquer ce qui s'est réellement passé au sein de mon auditoire familial c'est que j'appelle mon comité éditorial personnelle.
D'un mot vraiment pris c'est d'un qui me trouvait par certains moments trop trop d'humour d'entraux à la tech attention c'est dangereux etc négatif voire rétro grade je crois que tu lâches le mot un moment rétro grade voilà et donc il a moi la la je n'est plus enthousiaste mais c'est vrai qu'il y a les opportunités Lilla évidemment je l'ai je l'ai n'y pas et c'est aussi mon mon boulot que de l'effet à devenir.
Mais mais c'est vrai que à l'inverse j'avais pas envie de venir dans plus un un pur technoptimiste dans le sens voilà il n'y a pas de danger tout va bien ça est l'autre masque là pour nous montrer la voie il n'y a plus qu'à le suivre et tout ira bien et donc voilà le le propos du livre se situe un peu entre les deux donc l'idée de mettre une question ouverte et de d'avoir ces réponses de norme en tête bain quitte et bain que non c'est quelque part une ambivalence je pense qui est qui est fait compte quoi qui permet.
Mais réellement de d'atteindre l'objectif qui est de d'avoir une compréhension fine des enjeux de ses a créatifs.
Ouais tout à fait je vois dire que tu évoques toi une situation familiale où tu es présenté tu te présentes pour de manière un petit peu en tout cas
perçue comme pas forcément favorable à des progrès récents à tout va par les membres de ta famille. Je dois dire je vais être honnête avec toi moi de mon côté je n'ai pas
ce même sentiment dans la mienne. J'ai plutôt le sentiment que c'est moi l'entousiasque et que c'est mes enfants alors qu'il pour l'anecdote on dit ses 14 ans mais
sont un peu sinon critique au moins des déneux de l'intelligence artificielle et que moi j'ai pas parlé de ce sujet avec eux j'ai pas eu l'occasion mais je vais le faire d'ailleurs je
renverrai la vidéo comme ça une front des vues supplémentaires mais je leur poserai la question de qu'est ce qu'ils pensent de l'IA peut-elle être créatif ou pas je suis à peu près persuadé qui vont dire non toi c'est
j'imagine que tu discutes avec beaucoup de personnes que ce soit à titre évidemment perso mais aussi évidemment pro sur l'intelligence artificielle qu'est ce que tu
persois autour de toi globalement que les gens sont plutôt un peu enthousiasque de ba critique critique par principe ça c'est quoi ta perception un petit peu de du regard des gens sur la
créativité lia je donne pas mal de de conférences sur l'IA et souvent je commence effectivement par un petit sondage pour voir dans quel cas les gens rentrent j'en
identifier quatre à force de côtoyer vraiment dans mon boulot des centaines de personnes qui ont découvert l'IA et c'est vrai que très schématiquement il y a il y a les bleufs qui pour moi représente quand même la
majorité et le mot bleufant pour a y revenir n'est pas à nos dins je trouve mais c'est ce côté ou c'est incroyable malgré tout bleufs et voilà c'est le mot il y a les cirques
qu'on se paye alors sans les rencontres plus dans le monde du travail.
quand le Big Boss a passé tout le lunch de Noël, il a dit à tout le monde, il y a il faut y aller les gars,
il faut qu'il y ait pour l'équimité, il y a les circonstruites, mais il y a ceux aussi qui croient,
donc les boss en question, les start-ups etc, qui se disent mais c'est incroyable, toute ma promo
est faite avec l'IA et c'est trop bien, et puis il y a les fameux doumeurs qui disent mais enfin c'est pas
possible, l'environnement est déjà foutu, et là on nous rajoute en plus des détats centeurs,
et évidemment le but c'est pas de se dire, voilà les uns aux raisons, les uns aux hauteurs,
mais c'est dépâtouiller un peu tout ça, alors moi je suis peut-être un peu ski-zo mais je passe par
les quatre attitudes en général 4 fois par jour de manière différente, mais c'est vrai que je pense
quand même que je le disais la majorité est bluffée, et donc pour répondre à ta question par rapport à
c'est quoi la attitude, je pense que beaucoup de gens pour de bonnes et de mauvaises raisons sont
tout simplement impressionnés et prêtes à ces systèmes d'IA, des capacités quasi magiques,
donc de nouveau l'auditoire de tes cafés, on est plutôt des gens qui bidouillons, qui regardent
sous le capot etc, mais pour le commun des mortels, en tout cas pour la plupart de nos amis, de
notre famille, de nos collègues, je crois que ça reste quelque chose d'assez magique, et ça c'est
d'ailleurs un des enjeux que j'essaye de mettre en avant, c'est que prêter des capacités humaines,
voir surhumaines à ces machines, c'est faire le jeu finalement de certains, je vais dire, chante
de ces tiens surpissantes, avec des vrais enjeux de pouvoir qu'on discute, desquels on discute
souvent dans tes cafés. On va être tout à fait? Est-ce que tu dirais que c'est le reflex quelque part
la polarisation de la société un peu ces comportements? Tu sais, moi je garde toujours en tête,
on avait abordé ce sujet, tu avais dû le suivre l'entendre, de l'oeuvre de monnaie, la vraie
fausse œuvre de monnaie, avec ce type qui diffuse sur les réseaux sociaux, une vraie toile de monnaie
recadré, et qui dit, voilà ce qu'une y a à faire, quand je vais demander une œuvre dans le style
de monnaie, dites-moi en quoi c'est pas de l'art, et là il avait eu des sauts de vomi qu'il lui avait
été répondu, en disant "ah mais enfin ça n'a rien à voir avec une œuvre de monnaie",
en certain, avec quand même bien identifié le truc, il dit bah si, ça allère d'être une vraie,
t'es sûr que tu es nous bloussmas, bref, il y avait une vraie polarisation, est-ce que tu penses
que c'est tout simplement le reflet de la polarisation de la société, qu'on retrouve là où il y a
quelque chose de plus profond sur l'IA et la créativité? Alors c'est sûr qu'il y a vraiment
cet attente maintenant qu'on soit pour ou contre, quel choix le sujet, j'ai d'ailleurs écrit une chronique
récemment effectivement sur le usage de l'IA en littérature où j'avais une réponse vraiment,
je suis pour écontre à la limite, c'était un mot qu'on a eu d'un neurologisme, mais donc il y avait
eu un petit commentaire aux deux, en disant "vous vous mouillez pas trop quand même, mais je trouve
que c'est ambivalent, elle est précieuse, surtout quand on parle justement d'art de créativité,
d'émotion donc pourquoi pas, ce que ça m'évoque, ce vrai faux monnaie ou ce faux vrai monnaie,
c'est finalement justement une perte de repère qui est un des effets effectivement très clair
de ces yas génératives, plus vrais que nature, en fait, il y a eu ça aussi récemment
justement dans le petit monde littéraire avec un roman hfé de Flobert qui a été hfé de manière
crédible, disantique, par l'IA et donc effectivement les grands journaux intellectuels français,
il y a fait ça très bien et pourquoi c'est un problème, donc c'est vrai qu'on rentre dans
autre chose, et c'est ça aussi que je trouve que la créativité, le concept de créativité,
aide un peu à situer, on rentre dans un autre monde où la créativité, vraiment l'acte de
produire du nouveau avec une certaine qualité, n'est peut-être plus forcément la panneche de
lui-même, mais ça veut pas dire, prostérenez-vous devant vos dieux les machines qui sont
meilleures artistes que nous et d'ailleurs elles sont meilleures que tout, que nous, donc tout
ce qu'on a à faire, c'est à sa soeur sur la chaise et à attendre que notre nouveau maître nous
dit ce qu'on a à dire, on est bien bien d'accord et c'est là que la discussion de bien,
évidemment la plus passionnante quoi. Tu parlais du mot bluffant tout à l'heure et effectivement tu
t'attarde dans le livre, j'ai trouvé ça assez intéressant, effectivement on peut s'affaire
partie de ce vocabulaire qu'on entend, on dit "ouah ou c'est, moi j'entends souvent des "ouah ou c'est
ouf" et là, il y a "ouah ou c'est bluffant" et c'est vrai qu'on utilise ça dans notre langage
souvent, pas que, mais souvent aussi pour les créations faites par hier, bien souvent quand on est
plutôt enthousiasse, quand on est plus critique, on n'utilise pas le mot bluffant d'ailleurs, mais
pourquoi ça t'interpellait ce mot bluffant toi? Parce que quand on y pense bluffé au départ,
c'est faire croire à une chose fausse au poker, c'est faire croire à son adversaire qu'on a
un carré d'asse alors qu'en fait, on a deux pour une petite paire de deux quoi, donc c'est vrai
que je trouvais que c'était intéressant que ce mot moins personnellement alors c'est peut-être aussi
générationnel ou régional mais c'est vraiment le mot qui a été associé pour moi à chat GPT 2022
quoi, c'est-à-dire tout le monde disait, c'est ce truc c'est bluffant et j'ai trouvé ça marrant
que ce soit précisément ce mot là, parce qu'après impressionnant, enthousiassement, incroyable,
voilà, je sais pas moi, millions, enfin il y a d'état de manière d'imprimer son enthousiasme,
mais c'était bluffant quoi et c'est vrai que bluffé c'est porter un masque et c'est faire croire
peut-être qu'on a plus que ce qu'on a et c'est là que je trouve ça intéressant puisque c'est
technologique qui nous imitient bien et nous font croire qu'elles ont plus que ce qu'elles ont,
par exemple, ils nous font croire qu'elles ont des sentiments, c'est complètement idiot, il y a un
pas de sentiment et on n'arrête pas de tomber dans le piège, on est encore tombé dans le piège avec
la dernière annonce d'open AI où il y a réussi à s'évader à rien, voilà, celui de protocole, non de non,
non d'une pipe, j'ai envie de être voilà, mais donc voilà, je crois que le mot bluffé veut dire ça,
veut dire ça nous impressionne et en même temps, on se dit qu'il y a une petite tromprie, quoi, voilà.
C'est génial parce que tu l'es imaginé que selon toi, il y a quelque chose de l'ordre du
conscience, de la part du grand public qui arrivant, voyant arriver ces outils-là, voyant,
j'imagine tout le monde a vécu effectivement 2022 à un collègue, un peu précurseur qui arrive et
qui dit "Oh, regarde, je suis demandé une analyse financière ou que c'est, regarde ce qui me sort" et
quelqu'un effectivement qui en face où nous disons "Ouais, c'est vrai que c'est bluffant" et toi,
et toi, tu parles du postula que ce bluffant, il est, bon, il caractérise le fait que c'est
effectivement impressionnant, mais qu'une partie de la population assez grande et quand même assez
éduquée maintenant pour consciemment ou inconsciemment savoir qu'il y a de quelque chose de l'ordre du
turc mécanique derrière ces outils, parce que moi j'ai une vision plus critique et plus négative du
grand public qui ne connaît pas bien les fonctionnements et qui n'est pas conscient, mais ça me laisse
imaginer que t'as une vision plus positive de la perception de la tech par le grand public, justement,
en soulignant ce mot de bluffant. Alors attention que le turc mécanique c'était une fraude total
puisque là c'était un humain qui se cachait pour faire croire une intelligence unique, mais ici c'est
plutôt l'inverse, c'est plutôt une intelligence machinique, c'est vrai que c'est l'inverse, pour humain,
mais de nouveau en termes de superchurie entre guillemets, moi c'est plus là dessus, parce que par exemple
sur ces capacités de nouveau, ça parle, ça connaît, ça raisonne, si on l'utilise correctement et
encore plus avec l'illage antique aujourd'hui, j'espère que ça c'est pas du bluff, je veux dire ça
analyse réellement 220 papiers scientifiques hyper précisément et ça va te donner réellement
matière à réfléchir, donc je dis pas que c'est du bluff justement, par le bluffant c'était
plus effectivement l'idée de se dire, voilà, je me laisse impressionner, je me laisse emporter et
notamment par rapport au caractère réellement conscient, au caractère sentiant, au caractère que toutes ces
machines à mon sens n'ont pas et n'auront jamais, on ne doit jamais se laisser justement avoir sur le
fait qu'elles pourraient devenir des consciences, mais ça c'est un positionnement qui m'est propre,
on pourra y revenir, par contre, je pense que par rapport à la perception du grand public,
oui c'est là qu'elle défaut, c'est à dire là aussi, on parlait tout à l'heure de la attitude
générationnelle, moi pour le coup, mais ça, alors là je vous l'être assuré guillôme, les ados,
ils prennent toujours le contre-pied de leur père, c'est vrai, tu as raison, il est enthousiage, ils sont
qui sont pensés, c'est quelque part tous les infiniens, de cette manière là, maintenant, et t'as tellement
raison, l'aurait dû le voir venir, ça veut qu'ils pensent, ça est à tout gagner, donc, maintenant,
fermez la parenthèse, le truc par rapport à ça, c'est que moi je joue toujours le rôle du
mec circonspé, j'ai beau savoir que c'est un raison neural de Neuron impressionnant qui connaît
tous les concepts qui peuvent aller chercher maintenant sur le web ou sur des bases de données spécialisées
n'importe quelle information en deux secondes et l'analyser est tout, moi je fais toujours le truc
de dire, mais attention, attention, il se trompe, tu vas voir, il est pas si malin que ça, et c'est vrai
que je trouve que c'est une attitude qui est malgré tous scènes, est-ce que même quand il fait d'analyses
financières, même quand il fait un plan de développement pour ta chaîne YouTube, pour ton entreprise,
malgré tout, ça reste quand même assez convenu, mais c'est normal, c'est pour ça que c'est fait,
et donc ça fait des choses très très bien, c'est extrêmement intelligent d'une certaine manière,
et donc c'est important de cuire,
cultivé notre spécificité par rapport à ça, d'où l'intérêt dans mon alia de parler
vraiment d'arrêt de culture, parce que là on est quand même au cœur du sujet quand
il s'agit d'y dire "oui mais finalement c'est quoi l'intelligence humaine alors si
c'est pas faire des multiplications plus vite que tout le monde ou aller chercher une
info sur le web plus vite que tout le monde, je crois qu'il y a d'autres choses dans
les tous d'accord". Une des préconisations que je crois
avoir retenue de ton livre Bertrand c'est que tu proposes d'utiliser
l'IA, alors dans les domaines créatifs mais j'ai l'impression même de manière générale
d'utiliser l'IA, plutôt comme un élément d'inspiration, une espèce de musymatériel
ou mus du méric, plutôt que comme un dictate ou un GPS de la pensée, ça paraît convenu
surtout quand j'utilise le mode dictate mais GPS de la pensée, plutôt, mais comment
est-ce qu'on reconnaît selon toi le moment où l'assistance, l'inspiration devient
une dépendance intellectuelle et c'est marrant parce que tu décris très bien dans le
livre à quel point l'influence qui peut être amenée par ces outils peut être quelque
part subtile, même si elle peut être très clairement mise en lumière mais elle peut se diluer
comme ça dans nos usages. Est-ce que, donc ça, en tout cas ta recommandation à toi,
c'est d'utiliser plutôt ces outils comme des espèces de musymatériels, plutôt que
des GPS de la pensée mais comment est-ce qu'on peut identifier le moment où on bascule
de l'un à l'autre? Est-ce que tu as des idées de garde-foot point de repère qu'on
pourrait préconiser? Oui, je pense et de nouveau quand on parle de l'utilisation grand-public,
je suis toujours un peu choquée par ces gens qui disent "achat, m'a dit que" et c'est
vrai qu'est parfois même sur des questions très, très humaines, très intimes, etc. sur
les amitié et tout ça. Je me souviens qu'il y avait eu un philosophe ici en Belgique
sur un podcast très connu, les clés de la télé-public-belge qui avait dit, en fait,
lesia, elles sont là pour leur force, elles sont entraînées pour régler des problèmes.
Mais la vie n'est pas toujours une question de régler des problèmes, la métier, l'amour,
la poésie, ce n'est pas spécialement régler un problème, voilà, je dois faire ça pour
lui de la quoi. Donc je trouve que là, il y a quelque chose de très intéressant à creuser
pour expliquer un petit peu, je vais dire le positionnement qui pourrait être encore plus
concret. C'est vrai que tu parles de GPS de la pensée, c'est analogique, j'aime beaucoup
que j'avais déjà utilisé aussi dans mon bouquin précédent et que j'ai repris ici. C'est
parce que, voilà, pour les vieux comme moi qui a eu le monde sans GPS, mais on se perdait,
où on lisait des cartes, où on avait une connaissance beaucoup plus intime de la géographie.
L'anecdote de ton papa, d'ailleurs, que tu citais la fin du nouveau Michel H, qui m'avait
marqué aussi. Exactement, où j'expliquais, effectivement, toute la poésie de partir en vacances
avec mon père qui planifiait le trajet comme la grande aventure de notre vie, et puis il
a acheté un GPS, voilà. Et donc, effectivement, le GPS va nous dire où passer, peut-être,
nous éviter la peine de comprendre qu'elle est le territoire entre un point B, mais quand
on transpose ça au monde des idées, on a souvent vite se perdre un peu en chemin, typiquement,
pour ceux par exemple qui ont fait un doctorat. Le doctorat, elle est de première semaine,
c'est, je suis au point A, je vais aller au point B, voilà, mon expérience, chac-chac-chac-chac-chac-chac,
et puis on passe 2 qui a de 6 ans à se perdre, et puis après, on fait quelque chose de
valable et de nouveau, quoi. Donc, il y a toute cette question de dire. Alors, c'est
pas mauvais d'utiliser un GPS, ça ne me dis pas, voilà, ça fait gagner du temps et tout,
mais ça doit être utilisé justement pour, je trouve, plus des petits trajets du quotidien
précis, ok, bon, mon boss me demande un petit pot sur le projet, prend toutes les infos
que t'as sur le team, sur le Slack ou je sais pas quoi, et fait-moi un petit pot, j'ai
pas besoin pour ça de le faire, mais si c'est vraiment un truc qui nous demande de réfléchir
en profondeur, il faut le faire soi-même, quoi. Donc, je dirais, pour pas se faire avoir
par l'autopilote entre guillemets du chatbot, il y a déjà un parentré dans des discussions
de valeurs, d'émotions, d'étiques avec la machine, et si on l'utilise vraiment pour
faire de la synthèse d'information et des faire des recommandations, on garde la main,
quoi, on se dit juste, ok, c'est un brainstorming. Moi, j'ai un bien par exemple ce qui
dise, je l'utilise pas mal aussi, par exemple, pour parfois pour affiner des formulations
de phrases ou des métaphores, mais à ce moment-là, je ne demande pas un exemple, je ne
demande pas de résumons problème, je ne demande 50 exemples, et puis comme ça, ça m'inspire,
quoi, je pense qu'on le fait tous. Donc voilà, machine à brainstorming, machine à synthèse
en information absolument incroyable, mais on reste l'acteur moral de premier plan,
on reste celui qui décide où on va, d'abord, et puis après on décide comment on y va,
quoi, voilà. Ça parle aussi sur notre façon de vivre, et notre société, j'ai l'impression
finalement cette observation qu'on est en train de décrire et que tu décris de ton côté,
parce que, quelque part, si on a autant envie ou si on a tellement l'opportunité de
poser tout ce temps qu'on est, des questions bien trop profondes pour ces outils-là,
des questions sur les valeurs, comme tu le dis, sur la morale, sur des relations assez profondes,
c'est qu'il y a quand même un désir d'avoir des réponses et qu'on n'est pas satisfait aujourd'hui
en tant qu'humain, dans nos échanges avec d'autres humains en viande, pour satisfaire ces objectifs-là.
Et quelque part, je me dis que ça en dit long aussi sur nos modes de vie, sur nos points de repère,
sur l'impact du numérique. Je ne vais pas aller plus loin parce qu'on pourrait dériver très longtemps
sur ce sujet, mais ça m'a fait beaucoup réfléchir aussi sur ces aspects dans le livre en tout cas.
J'en profite, tu sais que depuis notre dernier échange, je suis revenu à ce sujet de planifier le
trajet des vacances comme une aventure de la vie et j'ai compris, j'ai eu une épiphanie de
pourquoi j'ai mai utilisé un véhicule électrique au quotidien. C'est que ça ramène un peu ça,
tu peux plus maintenant partir en l'ensemble GPS avec une voiture électrique, il faut que t'entissie
pas un peu là où tu vas faire dépose, là où tu vas faire un pic nié, là où tu vas charger.
Bon voilà, je ferme la parenthèse en tout cas.
Il y a une. Tu insiste donc pas mal aussi dans le livre sur la notion d'authenticité parce que c'est
une caractéristique essentielle pour définir un élément créatif, un élément artistique.
Pour toi, comment est-ce qu'on va mesurer aujourd'hui et comment on va observer une œuvre ou une idée
authentique là où tout est d'une part très synthétisée, très imité mais aussi extrêmement
crédible. Je reviens au sujet qu'on peut voir arriver dans l'actualité, les fakes, les images
qui sont plus vrais que nature, quoi. Comment est-ce qu'on va les identifier selon toi?
Oui oui, alors il y a simplement l'identification basique, il y a païa qui est compliqué parce que
déjà on peut utiliser l'IA dans le processus créatif, mais on va dire un pur produit liat à
l'armat position, elle est très alignée avec celles des institutions européennes, évidemment,
puisque l'AIA acte prévoit du watermarking, du filigranage, on va dire des productions liées,
simplement pour qu'on puisse faire le tri, que ce soit d'un point de vue automatique ou pas,
parce que je pense que s'il n'y a aucune intervention humaine, très très vite, on le voit
avait déjà avec la prolifération de l'IAisplope ou des livres entièrement générés paria,
qui submergent le marché, c'est quand même très intéressant et j'espère qu'on est plus ou moins
tous d'accord là-dessus, ce n'est pas forcément tous d'accord, mais juste justement il y a des bas,
et ce débat c'est celui de l'authenticité. Il faut savoir que même légalement, en fait,
pour être reconnu comme une œuvre d'art sujeto copyright, donc c'est légal mais c'est très sérieux
parce qu'on parle d'argent, il faut que l'œuvre reflète la personnalité de son autor,
c'est un arrêt de la cour européenne qui le dit, c'est pas moins, mais donc c'est vrai que ça
traduit finalement cet attente qu'une œuvre d'art ce soit effectivement quelque chose fait par un
humain en viant d'adresser à des humains en viant, j'aime bien la formulation, et que ça attest
quelque part d'une personnalité, d'une vie d'un témoignage, et je pense que c'est, c'est
très important, c'est une notion qui diffuse et qui pourtant, effectivement comme je dis dans mon
alias, toute son importance, dans l'avènement de ce qui va venir, qui sera soit unia qui
rabaisse l'humain, soit unia qui élève l'humain, et je pense que là c'est très important de se
dire que l'authenticité, ce sera la panage de l'humain, pourquoi? Parce qu'on est
humain, on a besoin de ça, on a besoin de cette connexion. Maintenant, il suffit pas les
trhumains pour être authentiques, et je donne l'exemple effectivement dans le livre de l'énorme
continuum qui a entre une star bling bling vendu au marre, qui n'a jamais rien fait que de la
télé-réalité, et puis quelque part un poète modi et roïque qui a éclairé son temps à titre
postu, etc. Enfin, on imagine un peu les stéréotypes des deux côtés, mais je pense qu'il faut
vraiment essayer de pencher du côté de la recherche de l'human authentique qui fait quelque chose,
finalement, de sa vie, qui fait de sa vie un témoignage, de la beauté, de l'humanité.
C'est les grandes phrases, mais je suis sûr que ça pêche colle.
Oui, bien sûr, puis attend, les gens peuvent faire pause, remonter, et surtout, je pense que
ça parle parce que ça fait éco à des CG et à des thèmes qu'on a bord très régulièrement
dans ta café de toute façon. Alors tu sais, concernant la régulation, il y a un passage où
tu m'as fait rire, donc comme quoi, on peut faire rire en parlant de régulation, mais c'était
rire. Le rofe, c'est fun. Le rofe, c'est fun. Bon, non, mais tout on peut être fun,
hein, quelque part. Mais c'est vrai que tu parles de régulation et. tu évoques cette opposition qu'on entend souvent dans le monde de la tech sur la régulation,
cette discours qui dit que régulée, c'est tuer l'innovation. Et alors là où ça m'a
fait rire, c'est que tu as dit en quoi en péché, je sais plus comment c'est cité exactement,
mais en quoi en péché les gens de sélectrocuité avec leur lave vaisselle, en péché l'innovation
de la vaisselle, j'ai trouvé ça génial et je trouve que c'est extrêmement parlant.
Mais pourquoi tu penses que ce discours il reste aussi puissant? J'ai l'impression même
que tu sais pour faire un petit extension de sujets, je repense notamment à Syrie A et tu sais
le nouveau Syrie d'Apple qui ne va pas disparaître en l'Union européenne au moins dans un premier temps.
Et ça ça donne du grand amoudre à des voix que j'entends régulièrement pointés qui sont pourtant
des voix de personnes qui se disent en tout cas assez hermétiques aux influences et aux lobbies
des géants de la tech. Donc j'ai l'impression que ce n'est pas la seule réponse qu'on va
pour ramener, mais pourquoi est-ce que ce discours régulé c'est que l'innovation il est toujours
aussi puissant selon toi? Ah ben c'est la force du marketing, j'ai cette film culte
idiographique que j'adore dans le site d'un livre d'ailleurs. À chaque fois que je le cite
effectivement, à chaque fois que le héros qui vient du passé veut boire de l'eau, on lui réponds,
mais pourquoi tu veux boire de l'eau? C'est pour les toilettes l'eau. Et donc voilà, je pense
qu'il y a vraiment et on se rend compte dans le film que c'est le lobbying du Coca-Cola de l'époque
qui a réussi à faire comprendre qu'il fallait absolument boire que des boissons énergisantes et
pas du tout de l'eau comme dans les toilettes. Donc je pense qu'on est de l'ordre, je suis désolée
de le dire, de ce genre de mantra quoi. Voilà, l'église, c'est une énovation. Alors bien sûr,
moi, je n'aime pas remplir des formulaires, je n'aime pas le reddit, je n'aime pas de voir engager,
engager un cabinet d'avocat de 25 personnes pour ma startup avec 10 000 euros de chef d'affaires.
Donc je comprends tout à fait ce que le problème de la surboucoute bureaucratie, mais en même temps,
c'est dire pas de règle, c'est la liberté pour tous, c'est faux, pas de règle, c'est la liberté
pour les grands boss, mais je m'en fait pour les chefs de gang de Mad Max. Et donc il y a tout un
discours et je vais pointer dans la direction de nouveau pour faire plaisir à l'autre Guillaume
du podcast, à la grande échelle de la Silicon Valley, qui en fait nous ont vraiment façonné
sur mesure un récit, le progrès humain, vient de la tech, etc. Mais en fait, si on retourne,
si on prend un petit peu le tendre et fichir à tout ça, bien sûr que le progrès technologique
est absolument incroyable, excellent. Mais en fait, il est surtout là pour nourrir une certaine
forme de capitalisme où il y a toujours plus de concentration, où il y a toujours plus de,
finalement, des faits néfastes. Alors ce n'est pas l'intention, je ne suis quand même pas par anomé,
où il y a un effet néfaste sur les libertés individuels, sur la vie privée, sur l'autonomie,
etc. Et donc je pense qu'il faut vraiment retourner tout le truc. Donc je m'en bats la partie
ou du simple, exemple du DAVC, mais effectivement, comment est-ce qu'on peut en arriver à se dire?
Ah oui, heureusement que bochez-la avec les DAVC, qui nous électrocute, parce que sinon franchement,
ce serait nul les DAVC, c'est un incroyable. On pourrait quand même pas dire ça. Donc pourquoi est-ce qu'on
dit? Ah oui, c'est génial d'avoir des réseaux sociaux qui nous addiquent, ou qui nous espionnent,
comment est-ce qu'on peut dire que c'est génial d'avoir des IA qui nous bluffent et qui nous trompe.
Alors voilà, je retire la casquette d'humeur. Maintenant, évidemment, le progrès technologique est
incroyable. Il y a des promesses notamment dans l'IA, dans la science qui pourrait faire vraiment du
21e siècle, un siècle absolument merveilleux, mais il y a aussi des tendances qui sont, je vais dire,
périphérique à la tech, qui sont très inquiétantes. Et mon message, puisque je me suis emballé jusqu'au
bout de mots plaidoillés, mon message c'est que tout est une question de récit. Et là, c'est vraiment
l'écrivain qui parle. Il faut se réapproprier les réseaux autour de la tech, et il faut pas laisser
partir les choses comme elles sont maintenant, elles partent dans la dystopie. Tous les récit dystopiques
desquelles on s'est nourris pendant ces dernières décennies, on dirait qu'ils sont en train de se
réaliser, et que quelque part, on est là, on est écrasés, on est fatalistes. En fait, il faut
inventer des nouvelles utopies, des cultes qui libèrent l'humain et qu'ils élèvent. Et pour ça, il faut
réguler l'IA et il faut valoriser l'authenticité humaine. Voilà, vautez pour moi.
En tout cas, si les gens veulent symboliquement voter pour toi, je leur propose de liker cette vidéo
ou de partager cet épisode à leur entourage. Mais on va continuer à échanger encore un petit peu,
juste pour terminer sur cette régulation, il y a aussi un autre argument critique en regard d'une
régulation jugée excessive. Et j'évoque le sujet vraiment pour qu'on s'ouvre, on essaye d'être
complets sur le sujet, c'est de dire, ouais, ok, donc j'ai bien compris la régulation, c'est vrai
que c'est nécessaire. Mais enfin quand même, factuellement, quand on tourgarde, on se rend bien compte
que les Etats-Unis, ils avance beaucoup trop vite avec l'innovation, avec l'intelligence artificielle,
on va se faire distancer. Et d'ailleurs, c'est pas un valable que pour l'intelligence artificielle.
Et est-ce qu'on a aussi des arguments valables à donner aux personnes qui critiquent la régulation jugée
selon eux, excessive, dans cette espèce de regard de compétition international, compétition mondiale?
Oui, je pense que les gens qui disent ça ne connaissent pas l'acte et ne connaissent pas l'état de
l'art de LIA. Je vais aussi cage que ça, parce qu'en fait, je pense que de name of the game,
ça a été ces dernières années, d'avoir le plus gros modèle, le modèle le plus puissant,
le plus de paramètres, le plus de 2 millions de dollars d'entraînement et en allignement, etc.
Mais je pense que depuis maintenant, les modèles chinois, open source qui sont arrivés,
qui mireaient ça mal, mais. Les dipsyques notamment. Les compagnies, quoi, en avant. On a compris
que cette partie-là, en fait, n'était pas vraiment le cœur du réacteur. Et je pense qu'avec l'avènement
liage antique aujourd'hui, c'est encore plus vrai. C'est-à-dire, on se rend compte maintenant,
qu'il y a plus en plus une modularité dans l'IA, etc. Et ça, par exemple, c'est un discours,
c'est une vision qui n'est pas fort vendu du côté américain, parce qu'il veut justement donner
l'impression. On a le plus gros, on a le plus fort, on a l'armatomie, qu'on a mythos. Alors,
il en a même appel mythos. Donc comme ça, vraiment, si vous savez pas lire des sous-titres, vous avez
quand même compris le truc, c'est que, voilà, il y a un mythe, un récit autour de ces hier-colossales
et super intelligentes, qui de nouveau jouent à l'ICEF avec Multivac, avec Isaac Asimov. Mais de l'autre
côté, on a des petites liens plus légères, open source, autonome, etc. Et non, on va vivre un âge
intéressant maintenant. Si tout se passe bien, parce qu'en fait, avec l'IA antique, on pourrait retrouver un
peu ses rêves premiers de l'internet, de quelque chose de beaucoup plus décentralisé, de
beaucoup plus multipolaires, de beaucoup plus coopératifs sans empêcher des business modèles,
quoi. On le voit avec les services MCP, par exemple, ou je ne sais pas, on a une plateforme comme
elle y cite, par exemple, dans la science, elle vendait son outil, et maintenant, de plus en plus,
en fait, elle vend son MCP. Comme ça, vous utilisez votre propre que ce soit. Alors, je sais,
plein de marques, comme ça, il n'y a pas de favorité, vous utilisez code, code ou open code,
ou quoi, que ce soit. Vous payez juste pour avoir l'accès à la connaissance, AI ready, quoi.
Donc, je pense qu'il y a vraiment moyen de faire des choses. Et non, je dis tout ça, pourquoi?
Parce que quand on dit, il ne vait les grosses plateformes, il ne vait les gens de la tech,
régler les gens de la tech, ça tue l'innovation. Je pense que c'est exactement l'inverse, en fait,
c'est en faisant l'antitresse, c'est en découpant un peu ces grosses monopolisiques qu'on pourra
avoir un vrai ecosystem créatif et intellectuel qu'on ne peut pas avoir sinon, ou qu'on peut pas avoir,
uniquement enversant une grande monopolisstique de fou, comme c'est le cas sur la pelstor ou des trucs
comme ça. Il y a un moment dans le livre. J'ai eu une épifanie un peu quelque part de réflexion sur
mes grandes visions du moment Bertrand. Un truc qui m'a beaucoup parlé et je me suis demandé
dans quelle mesure, est-ce que ça pourrait pas expliquer beaucoup d'évolution de notre société?
Je veux bien que tu t'as terre d'un tout petit peu dessus. Tu parles dedans de la destruction
de l'imaginaire collectif. Dans gros, ce mouvement qui amène à voir des contenus qui sont ultra
personnalisés combien de fois dans ta café, on a évoqué le fait qu'on pourrait avoir, je pense,
ça va arriver assez vite, des séries où on choisit le visage de l'acteur principal et ça génère
la série à la demande. Bref, pourquoi pas l'histoire? Vous voyez, ça va arriver. Finalement, si chacun
regarde ses propres films, ses propres séries, ce qui est finalement le cas, parce que tu le dis aussi
dans le livre. Finalement, il y a peu de chance que toi et moi, hier soir, on est regardé à
même chose sur Netflix. Ou même qu'on est regardé quelque chose sur Netflix. Bref, on sent qu'on a moins
d'imaginaire partagé, évidemment, si on fait la caricature ou le parallèle avec votre
enfance où on avait tous vu l'épisode de Dragon Ball Z du mercredi matin, où les épisodes
de Dragon Ball Z du mercredi matin ou qu'on les avait enregistré sur VHS pour les regarder après
me dire, parce qu'on n'avait pas école en France. Il y a quelque chose qui se passe et on n'a plus le
même imaginaire partagé. Je veux bien que tu t'aterres sur ce sujet. Est-ce que tu as pu mesurer
ça? Parce que je trouve qu'il y a quelque chose d'intuitivement hyper intéressant, mais je sais
pas si ça relève d'une espèce de nostalgie individuelle ou de quelque chose que tu as pu recouper
dans tes observations. Alors, à ma connaissance, j'ai pas encore trouvé des travaux scientifiques
qui bossaient là-dessus, donc effectivement, on est plus dans l'ordre de l'intuition et du
écrit du cœur, mais c'est vrai que c'est lié, évidemment, avec des travaux très sérieux
et très respectés, notamment par rapport à la place, justement.
des récits collectifs dans le notion-mêmes de faire société, de faire civilisation.
Moi, je suis un grand lecteur du professeur à Harry, un sapien, son modélice, n'excusent,
bon, je suis pas le seul, on est quelque chose, c'est très bon.
C'est à recommander, si vous ne les avez pas lui, il faut lire ses fondamentaux, c'est clair.
Voilà, voilà, exactement, mais donc effectivement, ça son grand message, c'est les récits collectifs,
la société, c'est le super pouvoir de l'être humain, c'est de pouvoir partager des récits,
donc des croyances communes, donc de fonder, des monnaies, des empires, des sociétés cotés en bourse,
etc. tout ça, de son que des fictions partagées. Et donc, effectivement, à travers ce, je veux dire,
cette mécanique un peu sociétale et civilisationnée, mais ça place aussi la réloculture d'une manière
beaucoup plus intéressante, que juste dire "Oui, c'est ce truc bidule, là c'est ce ministère,
il n'interessant qu'il claque du pognon gagner du roman par le mystère de l'économie".
Non, en fait, la réloculture sont au centre des récits communs, et donc des civilisations.
Effectivement, à partir du moment où la réloculture sont médié par des algorithmes personnalisés,
on a un problème, c'est un problème qu'on est tous en train de découvrir, c'est notamment pour
ça, de nouveau, je ressort la manière étoilée et désolée, mais l'Europe avec son digital service acte
qui travaille énormément sur la transparence des algorithmes de recommandation des réseaux sociaux,
parce qu'il disait qu'il y a peu de chance qu'on a gardé la même chose sur Netflix, mais c'est pire que ça,
puisque la même chose, c'est qu'on n'a pas consommé les mêmes narratifs là.
Ouais, etc.
Que nous ont donné les réseaux sociaux, donc voilà, en fonction de comment je me serais à tarder,
ou comment les data croisés entre ce que j'ai acheté ou je suis allé, etc.
Or on décidait que j'avais besoin d'un bon vieux récit conservateur en disant la France par an,
par un que nous il faut absolument réagir, ou à l'inverse, me dire, bon Dieu, tout est bien,
tout est bien, il faut absolument dépenser plus d'argent public, donc je vais dire tout ça,
et aujourd'hui médié par de nouveaux des algorithmes opac qui sont possédés par quelques personnes.
Non, c'est pas nouveau, c'est pas novateur, mais quand tu me dis, et je suis très content,
voilà, j'écris pour ce genre de moment que ça t'a donné une épiphanie, c'est de connecter finalement
tous discours un peu sur les enjeux de la tech, avec un discours réellement sur l'importance de l'arrêt de la culture, quoi.
Mais je pense, je pense même d'ailleurs que c'est valable, enfin moi, j'ai vu ce petit féroe,
y compris à l'échelle, bon d'une société, ça paraît intuitivement valable, effectivement,
et source d'explication, mais je pense même qu'à l'échelle de foyer, à l'échelle de groupes d'amis,
d'avoir, comme ça, des imaginaires collectifs partagés, ça semble aussi hyper intéressant.
J'ai l'impression, de plus en plus, peut-être que c'est ma situation individuelle de père qui voient de plus
ses enfants s'adoïfiers et donc se retrancher dans leur chambre comme dans des camps retranchés romains,
plutôt des camps directives le golois, tous les uns à côté des autres.
Mais effectivement, j'ai l'impression que c'est devenu de plus en plus important de chercher d'investir de l'énergie
pour avoir des espaces imaginaires collectifs partagés, des sorties aussi némats en famille, des visites ensemble,
des jeux de société en famille, ça paraît comme ça un peu rétrograde,
vous ne mevez pas peut-être un peu boomer de l'affirmer comme ça, mais c'est un petit sentiment que je peux avoir, en tout cas.
Ça m'amenaient à ça.
Je rejoins avec plaisir le club des papa technos enthousiasme, mais quand même concerné,
parce que tout à fait raison, je vais donner un autre exemple qui va complètement dans ton sens.
Là aussi, la recherche a montré qu'il y avait tendance dans la génération plus jeune,
à avoir finalement les filles plus progressistes et les garçons plus conservateurs.
Personnellement, je l'ai dit que justement grâce à des discussions de repas ou on confrontait un peu nos idées,
ou c'était des algorithmes des plateformes,
qui nourrissaient ma fille avec des trucs Black Lives Matters, et l'autre côté, mon fils, avec des trucs, il y a trop de québap.
Je pense qu'il y a réellement, et on commence seulement à prendre la mesure réellement de la manière dont vraiment l'utilisation inconsiderait des algorithmes de recommandation,
à réellement un pouvoir de fractionnement comme ça de la société, comme tu dis.
Au sein d'aime des familles, j'avais pas été jusqu'à me rendre compte qu'en fait, il n'y a pas besoin de penser société,
il n'y a juste besoin de penser autour de soi, t'as tout à fait raison.
Penser un petit moment de réflexion, je sens que je vais tirer le fil un peu au fil de mes réflexions sur les relations sociales.
Et puis, pour conclure, et puis de juste apposer ces sujets-là, encore une fois, ça donne l'impression d'être vraiment rétrogra,
vraiment, si vous découvrez ta café, si vous découvrez Bertrand, si vous me découvrez, ne prenez pas ces quelques échanges au pied de la lettre
ou comme des sentiments universelles de notre part, parce que je pense que ça ne représente pas assez, mais il y a aussi un autre truc que tu mentionnes dans le livre.
C'est que tu dis qu'il y a un retour technologique aux années 90/2020.
Passe, ce serait peut-être pas forcément toujours une catastrophe. Alors oui, il y a eu des programmes médicaux, il y a eu des programmes sur la santé,
sur les évolutions des droits individuelles et theta, il y a plein de choses bien, mais finalement des vraies progrès numériques qui ont réellement amélioré nos vies.
Est-ce que finalement, il y en a tant que ça qui sont si essentielles?
Et c'est intéressant parce que tu mentionnes ça justement en disant que c'était a priori un élément de consensus dans la discussion familiale que tu évoques.
Effectivement, je me suis dit mais finalement, compte tenu de ma consommation aujourd'hui.
Si je n'avais pas de plateforme digitalisée de jeu sur ma PlayStation, mais que je n'avais qu'une étagère billie avec des boîtes en plastique, avec des disques qui ne nécessitent pas de téléchargement.
Si je n'avais pas de jeu en réseau, si je n'avais pas de Apple music, mais qu'à côté, je n'avais que décédé.
Bon, là, je ne prends que de la consommation de médias, mais on peut le prosposer à plein d'aspects.
Finalement, est-ce que ce serait si grave que ça? Et même, je me suis demandé. J'arrive à me demander si il n'y a même pas un retour au désir de ces supports physiques, de la matérialité, de la consommation même un peu raisonnée.
Je le vois au travers du retour dont on a déjà parlé dans ta café en force des vignils.
J'ai même vu tout dernièrement. Alors, c'est incroyable. Il y a un rebond probablement qu'au bout d'un moment, c'est normal.
Il y a un rebond, mais de la consommation des CD, des supports CD, c'est incroyable.
Voilà, ça, c'était quelque chose aussi qui m'a marqué.
Bon, il ne faut pas qu'on synthétise encore une fois notre vision, ta vision et la mienne à ces regards-là,
mais j'ai l'impression que c'est quand même quelque chose de très fort qui semble faire consensus chez toi.
Non, non, mais c'est super intéressant, parce qu'en fait, déjà le fait de devoir de se s'excuser et d'anticiper un procès en raison.
Oh, t'as raison! C'est vrai, t'as raison.
On est déjà dans le cœur du sujet, parce qu'en fait, c'est vrai.
C'est vrai qu'on fait là, alors que d'où toi et moi, on a les mains dans le combo, on connaît la tech intime, on l'utilise, on l'apprécie.
Tout ce qu'on est en train de dire, c'est qu'on peut avoir une critique du progrès en réalité.
Et c'est vraiment intéressant quand je parlais du récit de la Silicon Valley, en fait,
toutes les grandes inventions finalement que la Silicon Valley offerte à l'humanité.
Prosterné vous, c'est vraiment génial, sont finalement des progrès futiles, c'est ça que je voulais dire par rapport à ça.
C'est-à-dire qu'effectivement, combler ces désirs en un clic et sans même parler, effectivement, tout l'a fait pervers des plateformes,
combler ces désirs en un clic, en fait, ne fait pas avancer l'humanité mieux de la même manière que faire son bullshit job deux fois plus vite.
De toute façon, on en nous en demandera deux fois plus, n'est pas non plus un vrai progrès humain, quoi.
Donc, je pense que c'est important d'avoir une vision critique du progrès.
Maintenant, effectivement, tu parlais de la santé, on ne peut pas l'énergie, etc. Il faut quand même le dire aussi.
Si on gratte un petit peu tout ce côté justement, c'est d'aube pour grand public, pour vendre encore plus d'appareil qui ne sont pas du tout recyclable, etc., etc.
Il y a quand même des progrès qui sont absolument incroyables, justement, dans le domaine de la santé, dans le domaine de la sens des matériaux, dans le domaine de l'énergie.
Et donc, de nouveau, l'idée, c'est d'avoir une vision critique de la technologie et de ne pas se prosterner devant le mec qui va nous faire un appareil photo encore meilleur, alors qu'en fait, on s'en fout, c'est déjà. Et qu'on a déjà des appareils photos qui font des photos plus belles que la réalité, donc c'est quand même assez dingue.
Donc, pourquoi est-ce qu'on investirait pas plutôt ça? Je ne sais pas moi pour régler la fin en le monde ou d'être comme ça?
Tout ce temps de génie humain disponible, donc en fait, je suis perpositif, je suis perproprogré, je dis juste, si on arrêtait de définir le progrès à l'hône de ce que la Silicon Valley est capable de faire, voilà.
J'en profite et c'est quelque chose que je répète, donc je suis désolé pour les auditeurs, les vueveurs fidèles de Tech Café, mais là aussi, je fais une petite référence en lien, il y a l'Histoire ni un François Jarrige qui a bossé sur le progrès.
Et cette regard sur le progrès dans l'Histoire, je trouve que c'est un super, vous pouvez regarder à peu près n'importe laquelle de ces interventions, il faut qu'il y a du runeur, parce qu'il faut qu'il développe un peu les réponses à ces questions.
Les contenus longs c'est bien, François Jarrige, vous allez regarder ce qu'il fait sur le progrès, ce qu'il dit sur le progrès avec son regard historien, c'est hyper intéressant.
Est-ce que avant, est-ce qu'entre le moment où tu as commencé à écrire ce livre et le moment où tu l'as sorti Bertrand, tu es plus optimiste ou plus inquiets sur l'IA ou est-ce que non, ça n'a rien changé, parce que quelque part, c'était justement la synthèse de tes réflexions?
Ce qui me surprend bien, c'est que je me sens pas du tout seul, justement dans cette critique consultive du progrès,
je trouve qu'il y a vraiment tout un faisceau et un troteur, on se rencontre, on se reconnaît, etc.
Il y a vraiment un faisceau comme ça de gens qui pensent la tecque et qu'on va
que tout justement dans cette direction de la réhumaniser, de refaire un discours plus humano-centré sur la tête.
Donc, ouais, je pense que ça, c'est quand même vraiment positif.
Trop bien, y'a un an.
Excellent, bon, ben ça, c'est des notes aussi très positives.
On a Bertrami-Zone, un roman, été 99.
On a, je le mets avec dégimé, mais c'est un roman aussi, le nouveau Michel H, et maintenant on a donc
monalia, c'est quoi la suite Bertram?
Parce que je vois ça un peu comme une continuité, t'as d'autres projets déjà où tu te mets en stand-by sur les écritures, quels sont tes projets à venir?
Oui, je fais partie de ces écrivains qui ont toujours deux, trois projets dans les tiroirs, et c'est souvent plus les rencontres et les matchs qui font que je vais
poursuivre l'un ou l'autre, j'ai scotté un peu, parait ce, mais j'aime pas écrire dans le vide, donc voilà, j'aime pas écrire, sans savoir qu'elle va être un petit peu la perspective du produit fini.
Donc, voilà, je pense, retourner à la fiction, parce que ça va vraiment s'améclater, et en même temps, je sens que j'ai encore des choses à dire,
justement ce néxus IA et démocratie, donc voilà, il va falloir que tout ça, que les planètes s'alignent, mais j'espère qu'on s'enverra encore Guillaume dans ce format excellent d'interview, d'être café pour un nouvel opus, pourquoi pas?
Ce sera avec grand plaisir, puis alors, si tu as rire à faire le singral de mixer la fiction et les messages, il y a démocratie avec les valeurs qui vont derrière, pour te connaissance, ça doit pouvoir être jouable dans une certaine mesure, je sais pas si ça te satisfaira.
Bertrand, si jamais, les personnes qui te découvent des cuff-techs qui a fait que sègent veulent acheter un tel livre ou te suivre, ou est-ce qu'ils peuvent aller, j'en profite pour dire que cet épisode n'est absolument pas sponsorisé, tu m'as juste envoyé le livre au passage, mais c'est parce que juste j'apprécie aussi le travail que tu fais, voilà, si les personnes veulent en savoir plus te lire te suivre, quel lien on peut leur recommander.
Oui, je pense que pour l'actualité, je suis tout bêtement sur un stade, donc ça c'est facile, si c'est un public un peu plus pro, je suis aussi sur LinkedIn, mais là ils vont découvrir aussi le côté scientifique, donc je suis les deux personnes là sur LinkedIn, j'ai un site web aussi à l'ancienne, j'aime beaucoup ça, j'ai le maintien avec mes blanches humains.
Donc là aussi, en me cherchant sur la moteur de recherche, on me trouve et pour trouver le livre, il est très bien distribué, c'est qu'à des séditions, c'est un super editor, c'est notamment l'éditeur de Philippe Boxo qu'on s'alluie au passage, et donc on le trouve vraiment dans tous les librairies, la plupart de les librairies indépendantes, les grandes chaînes sur les plateformes, etc., donc il est très facile à trouver.
Très bien, merci infiniment d'avoir passé ce petit moment en notre compagnie, et pour nous avoir partagé un petit peu ton regard Bertrand, donc je vous rappelle effectivement Monalia qui est disponible partout, tu le l'as dit.
Pour ma part, je suis Guillaume Vendée, comme vous l'avez compris, je suis derrière Tech Café qui vient rythme un petit peu différent avec l'été, c'est pas les formats habituels que vous avez l'habitude d'entendre, le reste de l'année avec Guillaume Pogja Spala, mais vous savez, c'est un peu comme les émissions téléfarges, il y a toujours les animateurs qui partent un peu en vacances, et donc il y a d'autres personnes qui viennent aussi.
Vous faire découvrir d'autres choses, l'été, et ça c'est cool, et puis de manière générale, vous pouvez vous abonner, comme je vous l'ai dit à la chaîne YouTube, je pense que depuis le début de la vidéo vous l'avez fait, c'est absolument incontournable.
Et je pense que vous n'avez pas manqué à cet appel, vous pouvez aussi vous abonner au podcast pour profiter des épisodes de Tech Café, ça s'écoute très bien sans la vidéo aussi.
Et puis surtout, si vous voulez que ça continue, parce que maintenant c'est mon job, c'est mon boulot.
Vous avez une action à faire, et vous pouvez déjà première action transmettre un lien vers Tech Café à votre entourage, que ce soit votre entourage pro ou votre entourage perso. Par exemple, tiens, astuce.
Vous pouvez offrir pour un diversaire solide, et vous mettez dedans ou dessus un QR code qui renvoie sur Tech Café.fr, vous vous dites tiens, j'ai découvert ça dans le podcast ou dans la chaîne YouTube Tech Café, c'est trop bien.
Tu vas voir comme ça, ça fait d'une pierre de coup, et puis si jamais vous avez la possibilité aussi de vous abonner à un abonnement payant sur Patreon.com/Tech Café, c'est impossible de faire en sorte que cette épisode ne dure pas trop longtemps sans vous listez les multes avantages dont vous pourrez bénéficier en vous abonnant sur Patreon.com/Tech Café, mais aussi et surtout le principal élément positif, c'est que vous ferez en sorte que Tech Café, il y aura le plus longtemps possible, parce que c'est de genre même mon job et c'est mon gagne pain.
Merci beaucoup d'avoir regardé ou écouté cette épisode jusqu'au bout. Bertrand, je te souhaite une excellente continuation, à très bientôt.
Ciao à tous et à tous.
Podcast Summary
Key Points:
Bertrand Mizone a écrit *Mona Lia*, un livre qui explore si une IA peut être créative, en proposant une réflexion accessible sans jargon technique.
Le livre décompose la créativité en trois parties
Le mot "créativité" est utilisé comme un terme adapté à l’IA, pour éviter de dire qu’elle est "consciente" ou "artistique", soulignant la différence avec la créativité humaine.
L’auteur observe une forte polarisation dans les réactions au sujet de l’IA
La perception du "bluffant" (impression d’incroyable capacité) est analysée comme un symptôme de tromperie, où les gens sont impressionnés mais se disent que l’IA ne possède pas de conscience.
Une recommandation clé est d’utiliser l’IA comme un outil d’inspiration (machine à brainstorming), pas comme un guide de pensée, pour préserver l’humain comme acteur moral.
L’authenticité humaine est présentée comme un pilier fondamental de la créativité, et une œuvre n’est authentique que si elle reflète une personnalité, une vie, un témoignage.
Le livre souligne une crise de l’imaginaire collectif, due à la personnalisation des contenus par les algorithmes, menaçant les récits partagés et les liens sociaux.
Summary:
Bertrand Mizone, chercheur en intelligence artificielle, a publié *Mona Lia*, un livre qui explore la question fondamentale : peut-on dire que l’IA est créative ? À travers une analyse claire et accessible, il démontre que l’IA peut produire du contenu original, mais ne peut pas être considérée comme créative au sens humain, où l’émotion, l’expérience et l’authenticité sont au cœur du processus. Le livre propose une vision équilibrée : reconnaître les capacités impressionnantes de l’IA, tout en soulignant les limites de sa créativité.
Il met en avant que la créativité humaine repose sur une subjectivité profonde, une vie vécue et une authenticité que les machines ne peuvent jamais reproduire. Mizone critique aussi la polarisation des opinions autour de l’IA, où les gens sont soit enthousiastes, soit méfiants, souvent sans comprendre le fonctionnement réel des systèmes. Il insiste sur l’importance de ne pas laisser l’IA devenir un guide de pensée, en privilégiant son rôle d’outil d’inspiration.
Enfin, le livre souligne une menace croissante : la disparition de l’imaginaire collectif, alimentée par les algorithmes personnalisés, qui fragmentent les sociétés et éloignent les individus des expériences communes. Ce livre, à la croisée de la technologie, de la philosophie et de la société, invite à une réflexion sur l’humain, l’authenticité et la place de la créativité dans un monde de plus en plus numérique.
FAQs
Le livre explique que l'IA peut être créative, mais pas comme l'humain. Il introduit le concept de « créativité assistée par IA » pour décrire un processus qui reproduit des résultats créatifs sans être conscient ni émouvant, en soulignant les limites de cette créativité par rapport à celle humaine.
Il a choisi ce mot pour éviter de dire que l'IA est « consciente » ou « humaine ». Le terme « créativité » permet de distinguer les processus d'inspiration mécanique de la créativité humaine, qui implique émotion, expérience et sens.
La majorité du public est impressionnée par les capacités de l'IA, utilisant des termes comme « bluffant » pour exprimer leur émerveillement, ce qui reflète une forme de fascination et de tromperie vis-à-vis de la conscience des machines.
On le détecte lorsque l'IA remplace la réflexion profonde, notamment dans des domaines humains comme les valeurs, les émotions ou les relations. Il est préférable d'utiliser l'IA comme un outil d'inspiration, pas comme un GPS de la pensée.
L'authenticité désigne une œuvre ou une idée qui reflète une personnalité humaine, une vie vécue et une expérience personnelle. C’est une caractéristique essentielle pour une création véritable, même si l’IA peut produire des contenus crédibles.
Il croit que la régulation est indispensable pour protéger l'authenticité humaine, prévenir les abus, et empêcher que les algorithmes personnalisés détruisent les imaginaires collectifs partagés par la société.
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