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L’exception Diptyque : conversation rare avec sa CEO Laurence Semichon #334

81m 2s

L’exception Diptyque : conversation rare avec sa CEO Laurence Semichon #334

Cet épisode présente un entretien avec Laurent Sémichon, directrice de la maison Diptyque, qui revient sur l'histoire et la philosophie de la marque. Fondée dans les années 1960 par un trio d'amis aux backgrounds artistiques, Diptyque a débuté avec des imprimés textiles avant de se diversifier en bougies et parfums, devenant une référence de l'art de vivre parisien. Sémichon explique son choix de quitter LVMH pour rejoindre Diptyque, attirée par sa créativité hors des canons du marché et son indépendance. Elle décrit la mission de croissance contrôlée de la marque, refusant les expansions rapides ou les canaux inappropriés pour préserver son âme et sa désirabilité. L'entreprise s'appuie sur une plateforme de marque interne, partagée avec ses 1300 collaborateurs, pour maintenir une cohérence créative et une identité poétique. L'objectif est que les clients ressentent l'esprit de Diptyque à travers ses produits, ses boutiques et ses expériences, plutôt que de le comprendre intellectuellement, illustrant une vision à long terme où la qualité prime sur la croissance immédiate.

Transcription

13921 Words, 78121 Characters

French
[Musique] Cette épisode en est rêvé durant des mois, voire des années, Diptique est une maison jadmire depuis que petite, je m'est merveillée devant la créativité des vitrines du 34 boulevard Saint-Germain. Si au Diptique, Laurent Sémichon est la gardienne de cette maison qui a réussi le Paris le plus difficile du luxe, croître de manière spectaculaire, sans jamais perdre son âme, sans jamais se trahir, sans jamais se banaliser. Laurent Sémichon est une femme de l'ombre ultra sollicitée qui prend rarement la parole en public. Elle fait partie de ses rares personnes qui parait l'églance refuse de se mettre en avant, et c'est tout à son honneur. Toutefois, je vois bien que vous avez vu que j'ai dû batailler pour qu'elle ait cet épisode, mais je ne regrette pas au contraire car ce que vous allez entendre ne se trouve tout simplement dans aucun autre podcast. Vous allez découvrir le point d'inflexion qui a fait passer d'yptique d'une marque initiée, d'une marque confidentielle à une maison mondiale, 40 ans pour temps après sa création. L'exigence de chacun instant pour préserver la cohérence d'une marque d'être d'yptique, l'art de se réinventer sans se renier, et de manière plus personnelle le beau, comme acte de résistance à la standardisation, l'importance des moments de ressourcement, et pourquoi se contraindre à prendre des risques et nécessaires pour accéder à plus grand que soi? Cet épisode est plein de sensibilité, de créativité, de respect et de poésie, tout ce que j'aime. J'ai hâte d'avoir vos témoignages, mais je ne vous en dis pas plus, et laisse place à ma conversation avec Laurence Sémichon. - Mme cher Laurence, bonjour et merci mes fold-au-abidations. Ça me fait très plaisir d'être avec toi aujourd'hui. - Moi aussi, bonjour Pauline. - J'ai beaucoup étudié à la fois ton parcours et puis d'yptique, qui marque J'adore, que je trouve fascinante, et je suis sûr que beaucoup de personnes vont adorer et écouter cette épisode. Parce que je pense que d'yptique est une marque assez mystérieuse en réalité pour beaucoup. Et donc j'ai envie de commencer par comprendre déjà pour toi Laurence, après qu'ils y vint années si je ne me trompe pas passer chez LVMH. D'abord chez G20Shi, ensuite chez Vuitton, en plus t'as mené la création du segment parfum, donc franchement une histoire assez extraordinaire. Tu quitte le groupe pour rejoindre d'yptique, qui a l'époque et quand même une beaucoup plus petite marque en plus. Pourquoi ce choix de quitter un groupe en plein essor, mondialement connu, pour rentrer chez Yptique alors que ta carrière chez LVMH était florissante? - Alors il se trouve que ça a été beaucoup d'intuition et un peu de hasard. En fait j'étais chez Vuitton depuis 8 ans et j'étais heureuse, j'avais pas du tout de la hété de partir. Et puis une chasseuse que je voyais très rarement, une fois tous les deux ans prenait un café. Là je reviens de courger ma tournité. J'avais encore une fois aucune intention de partir et la chasseuse me dit, "OK, j'ai compris, vous n'êtes pas partir." Mais si y avait une marque, une seule pour laquelle vous partiez, ce serait la quelle. Et là je lui dis, mais sans réfléchir une seconde, d'yptique. - Et c'était pas un plan de vie, quoi, tu l'as dit. - Parce que tout, mais pas de tout, c'était juste, c'était un cerge, c'était pas primédité. Je me n'avais aucune arrière pensée. Elle me dit, "Pour qui vous partiez, j'y, pas pour d'yptique." Et il se trouve que c'était cette chasseuse qui chassait pour le type de poste qui collait parfaitement à mon profil à mon parcours, à ce moment-là. Donc c'était l'alignement des planètes parfaits. Et voilà. Et donc après pourquoi je lui ai répondu d'yptique, j'ai toujours toujours regardé cette marque avec beaucoup d'admiration pour leur liberté. J'ai toujours trouvé que c'était une marque hyper créative en dehors des canons du marché qui avait une fantaisie, une inventivité que je ne trouvais pas ailleurs. Et donc j'ai toujours suivi avec beaucoup d'intérêt, voilà, leur travail, les produits, les images. Et je trouve que cette, voilà ce côté, indépendance, cette liberté était complètement à part sur le marché. Et puis peut-être assez aligné avec qui tu étais aussi. Oui, je pense que ça me parlait. D'yptique, moi j'étais pas familiar de la marque, je vivais pas dans Paris. Voilà, j'ai une tante qui a toujours été une femme de très grand goût et qui un jour m'avait offert une bougie d'yptique. Et pour moi, c'était un peu le saisame parisien. Et puis, oui, ça correspondait bien, une forme de sensibilité, un goût pour le beau, un goût pour l'art. Voilà une forme de douceur aussi, un peu je pense, en tout cas, de délicatèse qu'on trouvait dans la marque qui me parlait, je pense. Douce, voilà, cette intuition de, je partirai pour d'yptique. Et donc elle te dit, "Bah, ça tombera". Elle me dit, "Bah, ça tombe bien". Peut-être intéressant que je vous fasse rencontrer quelqu'un. Donc là, j'en rencontre Fabienne Moni, qui était l'assie ou à l'époque. Franchement, super entre tiens. Je me dis, "Ah oui, ce que je vois de la dirigeante est alignie avec ce que je perçoit à l'extérieur. J'ai envie de travailler avec cette femme. Ensuite, je rencontre les actionnaires. Je me dis, "Bah, je m'en super. C'est des gens avec qui j'aurai vraiment envie de travailler". Et donc, ça s'est fait assez, enfin, pour moi, en tout cas, ça s'est fait de façon fluide et pernaturelle. Et quand tu arrives chez d'yptique, quelle est ta mission et où on est la marque? La marque est connu dans un cercle assez restreint. Elle a quand même été déjà bien développée, parce que quand j'ai zérogens en 2019, c'était plus une toute petite marque. C'est une marque qui a été très petite pendant très longtemps parce qu'elle a été créée et ensuite gérée et chéri. J'ai envie de dire pendant 40 ans par les fondateurs qui étaient parisiennes, tous les trois, parisiennes d'adoptions pour deux d'entre eux. Et ensuite, quand ils ont été trop âgés ou qu'ils ont pu, en vie de. J'ai été trop âgés pour s'occuper de la marque. Ils ont cherché à la confie à quelqu'un d'autre. Et c'est à partir de là que la marque c'est plus développée. Donc, il y avait déjà un énorme travail sur la marque, sur les produits quand je suis arrivé, qui faisait que la marque était très alignée, très cohérente, très désirable. Et moi, mon mandat, c'était de la faire grandir, sans lui faire perdre son âme, de lui apporter, aussi une fraîcheur, un dynamisme qui était déjà là mais qui fallait poursuivre, c'était un vrai challenge. J'aimerais défi. J'imagine, et puis, comme on en discutait juste avant de lancer leurregistrement, faire grandir une marque sans qu'elle perd son âme, qu'elle challenge, parce qu'effectivement, faire grandir une marque déjà, c'est pas facile. Mais en plus, en gardant une désirabilité forte, comme ça a été le cas dès le début, elle est indiptique, c'est un vrai challenge. Alors, du coup, je suis obligé de te poser la question, parce que c'est vraiment ce que je trouve assez incroyable, chez d'yptique, cette capacité que la marque de garder sa désirabilité, malgré une expansion qui est quand même assez énorme, surtout depuis, donc que tu es arrivé, et d'yptique pour moi, c'était pendant longtemps une marque niche, je te racontais, quand j'étais petite, j'habitais à côté de la boutique mère, Saint-Germain des Prés, et effectivement, on sentait que c'était une petite marque, et d'ailleurs, ça plaisait aussi pour ça. Et pourtant, maintenant, la marque a beaucoup grandit, et malgré tout, je trouve qu'elle a vraiment réussi à garder ce côté désirable, affiné, délicat, parisien, que tu décris, avec un côté presque boutique brand, pour utiliser des termes un peu marketing, mais ça, c'est quelque chose qui est très difficile à garder. Je pense que beaucoup de marque vous envie justement tout ça, et donc ma question numéro 1, est-ce que c'est un choix d'avoir réussi à garder tout ça, et puis, deux, comment est-ce qu'on fait, parce que franchement, ça paraît presque impossible. C'est un choix, c'est un choix de chacun instant, c'est un choix de chaque jour, et c'est un choix de chacun. Je pense que tout le monde, quelle que soit son métier chédiptique, a vraiment cheville au corps la conscience du trésor qu'on entre les mains, que ce décalage se tombe différent, on ne peut pas le sacrifier, et même au de là-t-à, on ne doit pas le sacrifier pour pouvoir grandir, du moment où on abandonnera, on fera un compromis, on sait qu'on est mort. Franchement, donc, c'est des gens, dans l'entreprise qui sont aussi hyper habitées, c'est aussi une direction globale de grandir, de façon contrôlée. On aurait pu, à n'importe quel moment de notre histoire, aller beaucoup plus vite, ouvrir plus de boutiques, aller sur d'autres canaux, ouvrir plus de catégories. Je pense que ça aurait été hyper facile de le faire, et ça, toujours, était le choix stratégique, de contenir cette croissance. Pour autant, il y a une croissance qui est soutenue, qui est hyper régulière depuis 15 ans. Mais c'est un choix. Et c'est une forme de discipline aussi, de garder ça sous contrôle. Et après, sur la créativité qui se renouvelle, c'est notre obsession. C'est de se dire comment est-ce que, on grandit sans perdre notre âme, donc on doit rester absolument fidèle à qui on est au départ. Et c'est une anecdote assez rigolote, c'est que les fondateurs qui avaient ouvert cette boutique au 34th Boothard Saint-Germain, que tu connais, vivait au dessus, vivait dans l'appartement au dessus. Et donc c'était la boutique, c'était quasiment l'extension de leur intime, de leur domaine privée, de l'appartement, qui descendait, voir les clients tous les jours, y remontait, ils descendait, ils invitait, le personnel de la boutique à venir manger un gigoldiement. C'était hyper familial et ils ne croyaient qu'on une chose, c'était leur intuition. Et eux, ce projet, quand ils me demandaient, n'ont créé au début des années 60, n'avait qu'un objectif, c'était suivre leur imagination, suivre leur instinct, ils avaient absolument aucun business plan. A telle point que quand des acheteuses venaient pour la féchonouille de Berghdorf, de Barnais et passer toujours une petite tête au 34 pouvoir Saint-Germain pour voir ce qui était potentiellement nouveau, mettez un point de neur à ne rien leur présenter. Donc en disant, nous on ne se fait pas, c'est pas le marché qui nous dict la façon dont on fonctionne, c'est nous. C'est nous qui décidons quand c'est le bon moment de sortir un produit, quand la création est prête, quand ça a du sens. - Et puis si je ne me trompe pas la base, c'était même pas forcément des bougies qui petits? - Non, non, alors absolument au départ c'était pas du tout des bougies et c'était pas le projet de départ parce que eux étaient donc c'était un trio d'amis, en fait c'était un couple avec une amie, un anglais, de français et qui avait tous un background artistique. Ils avaient tous été formés dans des écoles d'art différents, donc à l'école des arts décoratifs, écoles du Louvre, et puis Bazaar. Et puis de d'entre eux dessiner des imprimé textiles, et c'est par ça qu'ils ont commencé au début des années 60 par commercialiser des imprimé textiles qui dessinerent eux-mêmes. Et au début ça a été un four. Pas du tout marché. Et comme il voyageait beaucoup, il rapportait des objets hyper variés de leur voyage, donc c'était l'enterne, c'était des appelants bois, c'était des cravades, c'était des plaides, enfin c'était. Et en fait c'est ça que les gens ont commencé à demander. Et c'était juste de la décoration de boutique, et en fait les clients commencent à demander si ils pouaient les acheter. Et puis donc ça a révélé aussi un intérêt pour leur goût. Et finalement ça pouvait. C'était des objets hyper hérosclites qui n'avaient rien dans commun, ni en fonction, ni en matière, ni en origine, sinon le fait qu'ils avaient été sélectionnés par ces trois personnes comme étant des objets signifiant, enfin qui avaient un sens, ce qui avait un intérêt. Et à un moment ils ont fait ça avec des bougies, ils ont commercialisé des bougies, et puis au gré des rencontres quelqu'un leur a dit mais en fait pourquoi vous n'essayez pas qu'ils bougie par fumée, vous vendez un peu de parfum, on essayons, ils essayent et donc en 63, ils créent cette bougie qu'on n'a pas touché jamais depuis le départ, se verre tout simple qu'ils avaient trouvé au BHV. Voilà, ils travaillent avec un syrié, ils ont dessiné l'étiquette. Voilà donc cette ovale qui est devenue un signe de reconnaissance incroyable de la maison, et puis ils ont dessiné tous les étiquettes à la main. Donc les lettres qu'on appelle nous les lettres d'encente, qu'on ne comprend pas toujours ce qui était écrit encore quand on est français, ça va mais quand on est non francophone, c'est là carrément un challenge. Et voilà ils ont commencé à vendre ces bougies et là ça aussi contribue à faire faire plus connaître la boutique. Et ça c'était en 63 et en 68 ils ont commencé à créer du parfum. Voilà et donc là comme il voyagait beaucoup, ils avaient aussi envie de restituer, de partager les parfums qu'ils avaient vécu pendant leur voyage. Donc on a par exemple philosophie cause qui est ce parfum, je pense si vous connaissez philosophie cause, ça sent le figuer, ça sent à la fois le bois, le côté de la feuille, le côté très très vert, et cette histoire, elle vient du fait qu'ils allaient beaucoup en méditerrané et qu'ils avaient se souvenir d'être un moment sous un arbre au bord de la mer et donc les efflux marins traversant les feuilles du figuer et en Beaumont complètement l'espace et donc ils rentrent à Paris et ils demandent un leurs amis parfumeurs de reconstituer cet odeur. Et donc voilà donc ça a été toujours ces désestates artistes qui ont exprimé aussi leur créativité, leur sensibilité, au travers de ces produits fabriqués pour du p'tit. Et donc on sent une énorme intuition mais ce qui est fou c'est que les fondateurs ne sont plus dans l'entreprise depuis maintenant, quand même en certains temps et pour autant comme tu dis en fait toutes les personnes qui collabore chez des petits visibles, visiblement ont envie de garder cet état d'esprit mais comme les fondateurs ne sont plus là pour en être les garants alors que ça avait l'air d'être très intuitif, très artistique, ça doit être quand même un sacré challenge de garder cet état d'esprit. Alors deux choses, on a fait un gros gros travail sur la marque, la plateforme de marque, on est de plus en plus nombreux, aujourd'hui on est 1300 collaborateurs, on est dans 60 pays donc arriver à garder cette flamme juste et vivante auprès de 1300 personnes, ça demande un peu plus de p'tode forcément. Et donc on a posé en fait tout ce qui était plus intuitif donc c'est un travail qui avait déjà été fait, moi avant que j'arrive, évidemment et on l'a raffiné, on l'a aussi fait un tout petit peu évolué, contenu de lampler qu'avait pris la marque, évolué aussi un peu par rapport à l'époque, de façon à faire résonner aussi ce qui dans la marque, à le plus de sens par rapport à aujourd'hui et ensuite on la partagé et ça c'est aussi un gros travail, d'être sûr que chaque personne peut devenir un ambassadeur de la maison, les mots, donc on a fait ce travail sur la plateforme de marque et plus globalement sur la bronde équiti qu'on a ensuite décliné, en fait on a partagé les valeurs, les pitchs, la façon dont on parle de la marque, de façon à ce que chacun est bonzouti, et après puissent les appliquer dans son domaine, donc ça va, évidemment, qu'est-ce qu'un produit d'yptique, comment je suis, comment je me comportent en tant que vendeur et on a encore plein de choses à dérouler mais c'est un exercice passionnant. Et ça, alors je suis assez passionné, moi par les plateformes de marque, ça paraît bizarre de le dire comme ça maintenant, je réfléchis à vos hautes mais je trouve que c'est fascinant parce qu'en fait, c'est comme de comprendre la DNA, c'est comme si les marques avaient des personnalités, c'est un peu de la psychologie de la marque, donc ça va vraiment passionnant. Est-ce que dans votre cas, c'est un secret gardé en interne ou est-ce que, au contraire, les quelques mots-clés, alors il y a plus que des mots-clés, mais par exemple les valeurs, si on parle de quelque chose de concret, sont des choses qui sont publics et partagés, est-ce que c'est un peu inconsciemment placé partout? Je trouve ça intéressant parce qu'en fait, je crois qu'il y a plusieurs écoles, tu vois à ce sujet, il y a des gens qui sont assez ouvertes, en fait, sur les plateformes de marque, il y a des gens pour lesquels, c'est un peu le secret, mais il y a garder, etc. Et donc je ne sais pas comment vous avez abordé les choses sur le diptique. Nous, on a un corps, en fait, on a un corps qui est interne parce que ça n'a pas vocation à être communiquée à l'extérieur parce que c'est pas. C'est un outil qui est utile pour des professionnels qui doivent transformer ce cœur-là en expression différentes. Donc l'objectif, c'est pas que les clients, les gens qui aiment le diptique ou le public en général, comprennent intellectuellement ce qui est fait, l'objectif, c'est que les gens ressentent ce qu'on fait. Donc pour moi, c'est plus important que ça passe par l'objet juste, l'image juste, la boutique juste, et même le comportement de chaque collaborateur vis-à-vis d'un fournisseur, vis-à-vis d'un candidat, c'est par tout ça que chacun doit comprendre quelle est l'esprit de la maison. Est-ce que par exemple, les valeurs, c'est quelque chose que tu pourrais partager ou ça, c'est pas possible? Oui, ce que je peux dire en substance, c'est que diptique, c'est une maison parisienne qui a été écrit au début des années 60, qui fait à la fois des parfums pour soi, des parfums pour la maison, des soins pour le corps et des objets de décoration, et qui propose aussi des expériences, parce que je considère que notre réseau de boutique et toutes les expériences qu'on peut proposer par ailleurs font partie de l'expérience diptique au-delà du produit. Donc on est une maison d'art de vivre qui infuse de beauté poétique le monde de façon à inviter chacun à habiter poétiquement le monde. Mais oui, donc le terme poésie, d'ailleurs, on comprend inconsciemment quand on voit les produits et quand on voit en fait tout ce travail graphique et créatif, magnifique, c'est vrai que quand tu le dis, on se dit, c'est ça, en fait, c'est la poésie de l'art de vivre, en fait. Voilà, mais qui est une poésie du coup, qui, comme tu le dis, est une histoire de sensibilité, de culture, d'énergie, de décalage aussi, et c'est ça qu'on a envie de que les gens ressentent, y a une dimension presque spirituelle aussi. Donc voilà, mais l'objectif c'est que les gens le ressentent plus qu'ils ne l'incomprènent à l'exister. Tu disais tout à l'heure, et c'était très intéressant que vous aviez pas choisi de pourchaisser la croissance à tout prix. Et c'est assez contreintuitif, comme idée. Souvent on arrive, on devient si ou d'une boîte ou voilà, on travaille dans une équipe marketing, notre job en fait, c'est juste de chercher la croissance, quasi moi à tout prix, j'en vais te dire. Vous vous inscrivez, j'ai l'impression dans une visure beaucoup plus long terme, est-ce que tu peux m'expliquer pourquoi? Donc et puis aussi, en quoi ça se traduit? Par exemple, comment est-ce qu'elle choisit? Vous avez fait de ne pas faire, à quoi vous avez renoncé pour le dire mieux, justement, pour ne pas faire de la croissance et pourquoi? Alors, ne pas faire la croissance à tout prix, c'est ne pas ouvrir autant de magasins qu'on pourrait en ouvrir, c'est ne pas aller sur des canaux, sur lesquels on n'a pas envie d'aller. C'est ne pas c'est des formes de facilité. sur les lancement produits, des centeurs, il y a des centeurs, par exemple, qu'on s'interdit. - Vous savez que ça allait marcher, mais vous le faites pas. - Mais on sait que ça marchera, mais on ne le fait pas, parce que ce sera un choix court terme. Donc, on ne fait pas de choses très sucrées, on ne fait pas de choses chocolatées, on ne fait pas. Qui serait vraiment des ventes ultra facile. Mais on sait que ce serait un choix de court terme parce que ce qui compte pour nous, c'est la fidélité à une signature olfactive, à une identité olfactive. Et ces choix-là, c'est pas les autres. - Oui, il y a une certaine fraîcheur. - Et on n'est plus sur d'une naturelle, on est sur des parfums qui sont pour soi, ce comporte sur soi, qui sont assez composés, mais qui gardent une élégance dans le sens où le siage est comme une bulle autour de vous, mais c'est pas un siage qui va rester dans la senseur une heure après que vous soyez passé. - Voilà. - Pas de déranger les autres. - Voilà. - Exactement. Mais c'est une forme d'élegance aussi de vivre avec son parfum, que ce soit senti quand les gens sont en proximité avec vous, mais de pas envahir l'espace. Et voilà, il y en a aussi un attachement au naturel qui est vraiment important et qui font qu'il y a des notes qu'on s'interdit. - Et ça, la raison pour laquelle vous ne le faites pas, c'est pour garder si je comprends bien la cohérence de marque, parce que fondamentalement, vous pensez et tu penses que si jamais vous faites un mauvais pas de côté et que vous s'aidera la facilité entre l'imméde de la vente rapide avec un parfum chocolaté, ça va se traduire ultérieurement dans une dégradation de la marque de l'image et des chiffres. - On a, ça, j'en suis persuadé. Je pense qu'on a une communauté de clients ultra fidèle et ultra exigeant. Et c'est génial parce que c'est une communauté qui aussi nous oblige à une forme d'exigence. Et donc je pense que oui, on désevrait beaucoup de nos clients si on allait sur des terrains qui ne sont pas cohérents avec ce qu'on est. - Malgré tout, vous êtes énormément développés. Et je t'avoue, moi, quand je regardais, l'histoire d'une heure de d'yptique, en jouant où vous en étiez, il y a 15 ans, quand j'ai découvert la marque. Et maintenant, je ne sais pas, fois combien l'entreprise a fait, mais c'est que le sale, à l'époque, on ne s'en bat contre il y a 15 ans de d'yptique, c'était assez de petites marques. Et pourtant 15 ans, c'est pas il y a si longtemps. Et maintenant, c'est une entreprise que je lui ai dit avec une 300 collaborateurs, quand je ne sais pas combien de pays, etc. - Quelles ont été les points d'infliction pour toi? Je sais que tu en as fait partie, mais ça aussi commencez même avant, on a fait. - Bien sûr. - Quelles ont été les points d'infliction et qu'est-ce qui a été fait pour avoir cette envolée? Parce qu'en plus, l'entreprise elle existait quand même depuis les années 60? - Alors, il y a eu effectivement l'entreprise existe depuis 61. Et pendant 40 ans, c'est une entreprise qui a été très tenue et chérie et nourrie par ses fondateurs. Et puis, ils ont passé la main aux actionnaires actuelles qui sont en fait une famille, il y a 20 ans. Donc, c'est les mêmes depuis 20 ans. Donc, c'est vraiment une histoire de fidélité. C'est une famille qui adore d'yptique, qui est elle-même grande collectionneuse d'art. Donc, on est totalement aligné sur les valeurs et c'est pour ça que les fondateurs ont confié d'yptique. Donc, ça, j'ai déjà que c'était un premier point d'infliction parce que ça a permis d'aller plus vite sur l'exposition de la marque en termes de réseau. On a été dans deux, trois, quatre magasins maximum pendant 40 ans. Puis ensuite, vous avez ouvert plus de magasins. - Et ensuite, on a ouvert plus, mais on a toujours ouvert là où vous voulez ouvrir. - Et ça a été un mix, alors c'est un peu business comme question, mais je trouve ça quand même intéressant. Ça a été tout de suite un mix à la fois avec de la distribution, par exemple, Travelle Ritail. Donc, pour les personnes qui nous écoutent, c'est-à-dire les doutifries dans les aéroports et aussi des boutiques en propre et aussi un peu de franchises. Enfin, tu vois, on s'en croit qu'il y a quand même beaucoup de moyens en fait de faire de la distribution de parfums. - Oui. - Et là, est-ce que ça a évolué cette manière de le faire chez vous? - Alors, on a toujours toujours privilégé le dit aussi, donc le Ritail en propre, donc nos propres boutiques parce que. - Ce qui est rare dans le monde de la parfumerie, tout à fait. C'est très rare. C'est plus le modèle des marques de niches, clairement. C'est plus ce seconde marché-là, celui dont on vient et donc on a été des pionniers au début des années 60. Donc, la boutique essentielle comme l'huide expérience pour les clients, ça c'est clair. Et puis, pour autant, le Holesl, donc les department store, les magasins multimarkes, quand vous les choisissez bien parce qu'elles sont coerantes avec qui vous êtes et qu'on vous force pas à faire des disquantes tous les deux jours. - Ce qui est un vrai sujet, je pense, ce qui est un vrai sujet. Les champs qui ne draient pas dans le monde de la beauté ne savent pas forcément, mais pour avoir quelques copines qui travaillent dans le monde. Donc nous, en joyerais, évidemment, on n'a pas trop le problème. Mais c'est vrai que dans le monde de la beauté, si j'ai bien compris, il y a des distributeurs, en fait, t'es même pas au courant et te fondez moins 60% sur ton produit. - Ça peut arriver. - Mais en choisissant bien, c'est partenaire. C'est aussi des très bon réseaux parce que ça permet de recruter des gens qui ne ne seraient pas forcément franchir le seuil d'une boutique qui connaissent pas la marque, forcément au délice. - Non, à la marque. Donc moi, juste avant Noël, j'étais en boutique parce que tout le siège à Paris est en boutique avant Noël pour prêter main forte aux équipes qui sont sur le terrain toute l'année. Noël, c'est évidemment la période avec un trafic incroyable. Donc moi, j'étais le 23 décembre, j'étais au guerrer la faillette et c'est génial parce que vous voyez la diversité, la diversité des gens qui viennent acheter du diptique, des jeunes, des vieux, des toutes nationalités, avec des jeunes ultra-experts qui connaissent l'immitieux les parfums vous parce qu'ils se sont, ils ont déjà tout testé cinq ans de fois des coupes qui viennent ensemble, lui qui lui apprend à elle, c'est assez magique. J'ai une petite question un peu, peut-être, triviale, mais je te l'appose quand même. Moi-même, je fais assez régulièrement de la vente en boutique dans mes boutiques parce que un peu comme ce que tu décris, j'adore être encore au contact du client et puis comprendre en fait, c'est un moment qu'est ce qu'il les amène là. Est-ce que toi, quand t'es face à un client, tu dis qu'il tuais ou non? - Alors, non, je le fais jamais. Non, je le fais jamais. Je le fais là où il y a rien de faillette parce que j'ai senti que c'était des clients un peu spéciaux et c'était des wedding planheurs du Texas qui venait acheter des bougies pour un mariage qui s'organisaient 31 décembre à Paris. Et donc là, je me suis dit je tente la carte quand même pour voir et mais super parce que du coup, on est en contact et puis peut-être que quand j'ai reut Texas, ça a prochain de fois, on pourra se croiser. - Ouais, ça va pas. - Mais sinon, on en je le dis pas. - D'accord. - Tu gardes la carte secret. Je suis au même niveau que reste de l'équipe. Je suis là pour les aider, découvrir les clients, mais non, je lui dis pas. Et donc pour revenir à la question où je te demandais comment avait eu lieu en fait cette expansion colossale, si tu résumais, tu dirais quand même la distribution qui a été ouverte, malgré tout. - La distribution plus largement, on est présent sur tous les continents aujourd'hui et on a un chiffre d'affaires assez équilibré entre les régions. Ça, c'est quelque chose aussi qu'on surveille de très près pour ne pas être dépendant d'une région plus que d'une autre et on voit que, étant donné, le climat actuel, c'est vraiment quelque chose d'important. - Oui, et puis je me permette t'interrompes, mais il y a quand même beaucoup de marque luxe aujourd'hui qui vend principalement à des pays émergents et en fait, avec un problème, qui le retombe dessus, que tu connais, qui est que du coup, les pays émergents quand ils viennent en France, par exemple, qui est le pays normalement du luxe se disent, "Ah, mais en fait, je ne comprends pas dans les boutiques, il n'y a pas de français", et du coup, ça pose un peu des problèmes. Et je dis ça parce que chez Diptique, j'imagine bien qu'il y a quand même encore beaucoup de français qui viennent dans les boutiques. - On a beaucoup de français. On a beaucoup de français. On a quelques boutiques qui sont plus touristiques que d'autres, mais on a toujours beaucoup de français. On a beaucoup, beaucoup de clients français fidèles. Donc on s'est étendu en termes de distribution et après, on a fait évoluer aussi notre proffre de produits. Donc en France, notamment, mais c'est vrai aux États-Unis, on a été surtout connus pour cette bougie blanche, il conique, il y a de vignes, il conique. Mais on sait aussi beaucoup, beaucoup déployer sur le parfum pour soi, qui est un marché beaucoup plus important et qui est, voilà, complémentaire de la bougie, mais aussi de tout, le système de diffusion pour parfumer son intérieur, parce que la partie est la plus visible, c'est la bougie blanche, mais on a plein de dispositifs pour parfumer plus ou moins longtemps avec des diffusion plus ou moins intense. Et on est très inventifs sur ce sujet-là. - Justement, je voulais te parler d'un peu les contours de cette diversification bougie par fin. Mais finalement, en sang qu'à chaque fois, vous êtes assez strict et vous gardez, vous êtes ouvert à une diversification, mais en même temps, vous faites pas tout une importe quoi, vous n'avez pas fait de la marque au kynry, vous n'avez pas. - Non. - Vous avez pu vous lancer dans des hôtels, je sais pas, il y a la même. maintenant les marques tu sais ce que l'on s'effort un peu tout, c'est tous les marques lifestyle. Et donc je voulais savoir là aussi comment est-ce que vous définissez la frontière pour faire quelque chose et à l'inverse dire non, là en fait on dit "bap"? - Alors on a fait par exemple, on a fait du soin pour le visage. - Je ne sais pas, tu vois. - On a fait du soin pour le visage. Et là c'était une frontière, bah qu'on a franchi parce qu'on essaie des choses, mais qu'il n'a pas du tout marché. Et ça n'a pas marché parce que le moteur de l'achat pour le soin visage, c'est la performance et du tic, c'est pas de la performance. Donc là on a testé, ça n'a pas marché. Après on a relancé plutôt des objets de décoration, donc non parfumés, donc on a des vase, des photos forts, des objets pour la salle de bain. À mon moment, on avait mis des pizjamins. Voilà pour renouer avec l'esprit départ de la boutique du 34 boursin German, qui était un espèce de concept store avant l'heure, en fait, parce que avec tous ces objets rapportés par les fondateurs de leur voyage, où les objets qu'ils avaient choisi de montrer, c'était devenu l'endroit dans Paris où on savait qu'on allait trouver là l'objet qu'on trouverait nul pareil. - C'était pépite. - La petite pépite. Et donc voilà, les objets de décoration ont été ressuscités. J'ai envie de dire, en 2019, avec cet esprit aussi, comme ça, plus écléctique. Donc là, on y va ou continue, on développe les collections. On les voit complètement dans nos formats de boutique qui s'appelle les maisons. On en a une appare une allonde, c'est des boutiques qui sont grandes. Donc c'est un format quasiment 400 m², dans lesquels on peut enfin exploser tous les objets d'yptique. Tous les objets, puis faire vivre des expériences, on a un espace d'exposition, on a une galerie héritage où on explique l'histoire de la marque, avec des objets qui ont marqué notre histoire et compris des objets d'archives. On a un espace de workshop pour, voilà, apprendre aussi à nos clients comme on parfumait son intérieur, on a des workshops pour dessiner sur la céramique, voilà, on a un espace seconde vie, on peut venir recharger son flacon et recharger, on a une grosse partie de notre portefeuille qui est rechargerable. Donc c'est un lieu de vie dans lequel on peut tout exploser. Et on a plein de clients qui redécourent, ou qui découvrent tous les choses qui n'avaient jamais vu, alors qui sont clients depuis des années et des années. C'est à me donner envie d'explorer. Mais ce que je trouve intéressant, plus dans ce que tu dis, c'est que je ressens que vous gardez cet âme créatif dans le produit et que vous n'avez pas peur de tester des choses et si ça marche pas, bon voilà, à l'arrière ça ne marche pas, on arrête, on passe à autre chose. Mais vous êtes pas enfermé, en fait on va dire dans quelques produits baissèleurs et ensuite on les matra qui ont continué à les faire quoi. Non, non, parce que alors déjà notre souci majeur, c'est qu'on a beaucoup d'idées. Donc on a plutôt un problème pour la priorisation, de choix, de renoncer, ça c'est plus difficile. Mais bon, c'est plutôt un bon problème à avoir. Et alors comment est-ce que vous vous dites, ok, c'est mon salcion, là, là. Je ne sais pas t'appelais un exemple, une idée que vous avez lancé. Qu'est-ce qui fait que celle-là vous l'a lancé et toutes les autres vous le faites pas? Alors, on essaye, je dis bien, on essaye beaucoup d'humilité parce que parfois on s'aide quand même à nous envis. On essaye de garder les idées qui ont une vraie résonance, soit sur l'image, soit sur le business. Bon, on a, attends, qu'est-ce que je peux donner comme exemple, on a récemment lancé un cul buto. Un cul buto par fumée. C'est un cul buto par fumée, donc c'est un très joli objet en bois, qu'une base ronde, une base boule avec une tige en serrame, par fumée. Donc c'est un objet méditatif qui parfume ton espace relativement en proche quand tu le, quand tu le galles. Il continue en accès à la méthode. Mais à bouger. Exactement. C'est vrai que c'est original. Ça, c'est un peu de développement. On se dit pas qu'on va faire un gil d'affaire énorme avec cet objet. Mais c'était tellement au coeur de la marque qu'on s'est dit, même si on en fait quelques dizaines ou quelques centaines de pièces. Ça a du sens pour la maison et ça nourrit à la fois le côté fantaisiste, le côté ludique, le côté un peu enfant, mais aussi le côté expert parce que arrivé à parfumer un espace avec une tige en serrame que par fumée, c'est aussi un enjeu de d'innovation. C'est un super exemple. Je trouve parce que je suis un peu confronté à la même chose. Finalement, quand même, entre les produits, quand même plus commerciaux qui sont nécessaires et qui sont très bien par ailleurs. Et parfois, en fait, accepter de faire un pas de côté avec un objet plus créatif où on sait très bien que ça va être pas quelque chose qui va très très bien marcher commercialement parce que c'est un peu fou en fait. Mais on le fait quand même parce que, parce que tu dis que ça c'est sympa. Et puis dans votre cas, parce que je pense que ça cultive cet esprit fantaisiste qui est professeur. Là, on a fait aussi un projet avec Yonna Votrein. On voulait refaire le poupourri parce que dans la boutique de départ, il y avait des vrais poupourri avec des mélanges de plantes et de fleurs séchées. Et on s'est dit, on a envie de faire vivre cet art du poupourri, mais pas comme ça, à d'une autre façon. Et donc, on a contacté Yonna qui a produit une pièce en céramique avec un mélange d'objets comme des petites galettes qu'elle fait à la main, qui est absolument magnifique. À la base, on s'est dit, on va essayer d'en faire une série de plusieurs centaines de pièces. On a juste pas réussi. Et on s'est dit, "Bah, au final, tant pis, mais c'est tellement beau qu'on en a fait 10 pièces, parce Yonna qui les a fait à la main." Et puis, c'est pas grave parce que, encore une fois, ça a du sens pour nous et que, en vrai, on a tellement adoré cet objet, qu'on s'est dit qu'il ne pouvait pas ne pas exister. Et puis, au final, c'est là presque plus une démarche artistique. Oui, tout à fait. Et qui sert la marque différemment, en fait, tout à fait commercialement. Alors, ça me fait une belle transition, ma chère Laurent, c'est parce que je voulais parler de ses collaborations et d'iciens limités, incroyable, qui honnêtement sont fascinantes franchement. Et ma question, c'est comment est-ce que vous choisissez vos artistes? Alors, tu vas me dire, c'est en infinité avec la marque, mais je ne sais pas t'as peut-être un exemple parce que je trouve que c'est assez fou. Vous arrivez à avoir des artistes quand même qui sont très variés et pourtant qui se ne très juste avec la marque. Pourtant, ce n'est pas toujours des personnalités très connues. Enfin, je n'ai pas d'impression que vous pourchassez, alors que dans le monde du luxe, traditionnellement, on va chercher des artistes déjà très médiatiques pour bénéficier justement de leur notoriety. On sent que c'est assez différent dans du p'tit. Donc, est-ce que tu veux bien m'en parler? Alors, en effet, il n'y a aucune recherche de notoriety vial et collaboration qu'on fait. Pour autant, on collabore parfois avec des gens qui sont très connus. En 2021, on a fait des 60 ans de la maison avec une grande opération qui s'appelait le grand tour. On avait demandé à des artistes avec une certaine notoriety d'interpréter, de donner leur vision des grandes destinations d'yptique. Donc beaucoup le bassin méditerranien, mais aussi le Japon. Là sur le Japon, par exemple, on a eu un objet dessiné par Hiroshi Sugimoto et Inaudor, et un parfum. Trà vie avec lui. Donc, on est capable de trailler avec Hiroshi Sugimoto ou avec Jean-Michel Otoniel, qui nous avait fait une bougie et un parfum, Rosa Otoniel, une année en accord avec une œuvre qu'il avait faite pour le Louvre et qui est toujours au Louvre. Et puis, après, on travaille avec effectivement des gens beaucoup plus confinantiels, des artistes émergents. Donc, comment on les repère? Je pense qu'on a tous beaucoup de curiosités. Donc, il y a des gens dont on sait déjà qu'on a envie de travailler avec eux. Vous avez, enfin, j'imagine qu'il y a une équipe, des gens. Oui, voilà, il y a une équipe marketing qui réplifie assez, directeur artistique. Et puis, on partage les équipes, on le cure, on se partage leurs idées, et il y a un élèrent à l'étude. J'ai vu une telle expo, j'ai repéré tel artiste ou sur Instagram. Ça peut venir de n'importe où. Et après, on se réunit et puis eux me proposent des collaborations avec des personnes. Et puis, voilà, souvent ça marche, parfois ça marche pas, mais souvent ça marche. Et en plus que je trouvais assez dingue, c'est que Malgré le fait qu'il y ait beaucoup de collaborations, il y a quand même une adhaine de marques qui reste très forte. Quand tu regardes, enfin, c'est assez flagrant sur le compte Instagram. En fait, ça respire d'yptique de A à Z, mais en même temps, effectivement, tu vois bien qu'il y a plein de collaborations. Et donc, ça, je trouve ça assez forte. Donc, c'est aussi beaucoup lié à la charte graphique, d'yptique, logo, etc. Qui sont souvent utilisés comme un moyen, justement d'exprimer le travers artistique. Mais quand même, je trouve que c'est vraiment. Honnêtement, je te dis, moi je trouve qu'il n'y a pas d'autres marques qui a réussi à faire ça aussi bien. -Bien, merci. -Bah, ça n'est qu'un avis personnel, on s'en fait émercious équipes qui font ça. -Bah, bravo. -Bah oui, bravo, c'est équipe qui s'occupe de ça. Est-ce que ce qui est un arbitrage quand même entre cohérence et créativité, c'est quand même pas facile? -Non, non, non, c'est pas facile et c'est vraiment des questions quotidiennes. Et on a souvent des débats sur est-ce que cette personne est cohérente? Est-ce que son expression, son art, est cohérent avec une expression d'yptique ou pas? Est-ce que ça va trop loin? Sachant que pour rebondir sur la question que tu posais tout à l'heure, on a vraiment à cœur de se réinventer en permanence. Donc comment on se réinventent en permanence, il faut forcément prendre des risques. -Ouais. le principal risque pour nous c'est de n'en prendre aucun. Donc, j'espère que souvent on est juste parfois non ou parfois un peu moins, ça peut arriver. Mais voilà, on pense qu'en étant très habité et très clair sur ce qu'est la maison, on arrive à faire l'amusque parce que vous ayez pris dont est fier. Aoutu dit, là quand même c'était osé notre truc. Alors, écoute sur la collection de Noël de 2024 qui est toujours un moment pour nous d'expression très importante, on a fait appel à une artiste de la Feutrine, qui s'appelle Lucie Sparrow et qu'on a adoré. Et en fait, Lucie faisait des reconstituailles, des boutiques entièrement en Feutrine. Donc des super marchés, des pharmacies, des magasins de Bégol et tout étaient en Feutrine. La caisse, le ticket caisse, les Bégol, les feuilles de salade, les rendez de cornichon enfin je suis pas tue. C'était vraiment totalement délirant. Et là, cet univers ultra pop, est-ce que une match avec des petits coups pas, c'était une vraie question, on avait envie, mais on se disait bon, est-ce qu'on y va ou pas. Et ils m'ont contacté Lucie qui se promène systématiquement avec une grande banane en Feutrine qu'elle appelle Sébastienne, on est un personnage. Et en fait, on parle avec elle, on a vu que le côté de Crave, elle fait les objets, elle est coup, elle-même, même si quand il s'agit de milliers de pièces, ce côté ludique c'est cette fantaisie douce et c'est une artiste avec aussi une certaine érudition. On s'est dit, "Bah oui, en fait, ça marche." Et quand on le traite à la diptigue, donc on a traité ces feuilles de la Céphétrine en motif et nous, comme on vient, il y a beaucoup de motifs chez nous en fait en traitant, ces motifs de feuilles de la Céphétrine en motif sur les produits, ça a très bien marché. Et on a reconstitué une fausse par fumerie, dans notre parfumerie tout en Feutrine. Et au final, ça a hyper bien marché. Mais c'est marre parce que du coup, on se dit qu'en fait, c'est pas des évidences. Si on pourrait imaginer derrière, on est de l'autre côté comme ça du micro et on se dit, "Bon, en fait, Laurent, c'est ce qui est diptique ou ce qui n'est pas diptique avec son équipe et du coup, vous contactez quelqu'un, vous savez que vous allez faire et tout." Et ce que j'entends, c'est qu'en fait, il y a pas mal de doute et pas mal de dialogue et de questionnement et que vous tentez des choses, mais que vous n'êtes pas toujours sûr à 100%. En fait. Non, on sait qu'on a des envies, on sait qu'on sent quand les gens ont une sensibilité, quand les artistes ou quand les partenaires plus globalement ont une sensibilité commune. Après, parfois, c'est aussi des personnes en travaillant ensemble, qu'on peut laisser dans leur domaine de départ où on peut ensemble décider d'aller plus loin et souvent, c'est pas non plus des artistes qui ont une expression unique. Ils ont aussi une palette d'expression. Donc, c'est dans toute leur palette d'expression, que c'est ce qui résonne le mieux avec nous et comment même on peut ensemble aller un grand plus loin. Voilà, donc c'est beaucoup de dialogue, en fait, c'est beaucoup de discussion. Je saute du coquelane, mais tu es évoquée le fait que vous êtes une entreprise qui est possédée par une famille, donc il y a aussi un fonds à bord à Mande de Sanitai capital. Mais je trouve ça quand même intéressant de se dire qu'il y a cette vision non-terme, et qu'il y a une vision familiale, tu dirais que tu vois des avantages, peut-être aussi des inconvénients à cet aspect de famille qui est oumanette. Alors, honnêtement, je vois vraiment beaucoup d'avantages. Parce que toi en plus, tu vas me dire à le même âge, c'est aussi une famille, mais c'est un grand groupe, c'est quand même un peu différent. C'est assez différent. Après, moi, chez LVMH, j'étais dans des petites. D'abord, j'ai vanché par fin qui était une petite maison dans la galexie LVMH. Et après, chez 8 ans, je m'occupe du parfum qui était aussi une petite entité dans la grande organisation à l'époque. Ce qui est différent, c'est le rapport autant. Clairement, c'est l'affection, aussi. La perfection est l'intérêt profond que la famille a pour la maison. Ils ont par ailleurs d'autres investissements, etc. Donc, le diptix, c'est un choix de cœur et d'alienement de valeur. Donc, il est au rapport autant, c'est par rapport à ce que tu disais tout à l'heure, le fait de être plutôt sur un temps long et de pêtes dépendant, notamment de la bourse, tout simplement. Exactement. Donc, ça nous donne beaucoup de liberté. Ça nous donne beaucoup des changes, vraiment riche, intéressant. Et c'est une famille qui est là pour accompagner. Il faut qu'ils nous accompignent. Moi, c'est vraiment des guides, des conseillers, donc, c'est très très précieux. Je l'ai du mal à trouver des inconvénients parce que je vois vraiment que des avantages. Si on parle maintenant de fabrication et de produits, tu me disais. Discutage, justement, et tu me disais, diptique, c'est en très grande partie, donc fabriquée en France. Et c'est vrai que c'est marrant parce que je te disais que je suis client de diptique depuis quand même des années maintenant. Et pour autant, je vais être honnête, je ne le savais pas. Je suis sûr qu'il y a plein de personnes. Vous nous le direz dans les commentaires. Mais je suis sûr que vous ne le savez pas forcément non plus. Donc, à la fois, on sent un côté artisanal de la maison. Et en même temps, je trouve que c'est pas quelque chose que vous mettez énormément avant. Alors, peut-être que tu as mis à vous essayer, mais c'est peut-être pas assez visible. Mais quel est ton essaye, mais ça n'est pas un choix de le caché. Non, non, non. En fait, les produits d'iptique sont fabriqués à 90% en Europe et 80% en France. Donc, on est résolument en créé en Europe et plus particulièrement en France. La fabrication des bougies, la fabrication de nos parfums, tout ça, et fin de France. Et ça a toujours été un choix. Donc, et c'est tellement naturel que je pense du coup, on a jamais ressenti le besoin d'aller beaucoup plus loin dans la communication de ça. Mais c'est le cas. Parce que tu as mis à l'aise. On se dit que diptique est une maison parisienne. Ça, c'est sûr, en termes d'état d'esprit, face que tu disais, cet art de vivre à l'aparisienne. Maintenant, je ne m'étais pas posé la question, peut-être, et c'est pas bien, je vais me faire taper sur les doigts. Je ne m'étais pas posé de la question de la fabrication, mais j'étais un peu partie du principe que, comme beaucoup de maisons, avec la croissance, bon, ben, en fait, c'était plus fabriquée en France. Alors, ça l'est toujours parce que le meilleur savoir-faire, il est en France. Un cerrier du niveau des personnes avec qui on travaille ailleurs, c'est un défi. Et on est vraiment soucieux de préserver cet écosystème, ce savoir-faire. Donc, c'est vrai aussi des potes, des grand potes bougies en cérame. Ça va être plein d'objets, le cul plutôt dont je te parlais tout à l'heure. Il est fabriqué en savoir. Donc, voilà, on a. ça a toujours été un choix de privilégier les productions et le savoir-faire français. Et vous n'avez pas eu des difficultés, justement, avec l'expansion de la marque, à recruter en fait de nouveaux artistes, en fait, réussir à suivre la production quand elle reste quand même français et arténal. Je suis dit, parce que même nous, dans la joyerie, en réalité, ce n'est pas si évident de réussir à trouver des artistes ans. C'est plutôt un des métimes, alors, heureusement, où il y a de moins en moins de personnes qui s'y intéressent et s'y fordommage, d'ailleurs. Mais donc, ce n'est pas si facile, en fait, de réussir à trouver suffisamment d'attelier avec de la capacité de production. Vous ne sais pas si vous avez le problème aussi. Alors, on a sur les bougies, on a réussi à monter en cadence, en volume, pour pouvoir suivre la demande. Non, franchement, non, on a pas eu trop de soucis sur ce plan-là. Alors, justement, parce qu'on a l'impression que d'yptique et ton parcours chez d'yptique, c'est quand même un parcours qu'elle m'en a incroyable avec tellement de succès qu'on se dit, c'est pas possible, il y a quand même un peu des choses qui doivent être pas faciles. Donc, quelle sont les challenges que vie, en fait, la marque aujourd'hui? Alors, les challenges, il y en a plein. Le premier, c'est, comment grandissant perdre notre âme, ça, c'est clair. Comment on est sûr que. En fait, c'est une vigilance, c'est une exigence, c'est une vigilance de tous les jours pour être sûr qu'on est juste, non, tout ce qu'on fait. Donc, ça veut dire que chacun des 1 300 collaborateurs doit être aussi garants et porteurs de ça. Et donc, ce que je te raconte au début, voilà, tous travaillent sur être sûr que chacun est en bas, ça dort et porte ça. Les enjeux, c'est aussi la gouvernement, ça vécu, il y a, puisque ça a complètement des boules dans nos vies à une vitesse. - Et donc, est-ce que en quoi, en quoi? - Est-ce que c'est un pacte d'yptique, par exemple? - C'est un pacte beaucoup de choses. C'est un pacte, ça pose des questions sur la nature de nos métiers, ça pose la question de aller plus vite sur certaines tâches, versus mettre du temps et privilégieux. le craft. Par exemple vous vous posez la question est-ce que c'est d'y petit ou pas de faire un truc entre guillemets vite fait mal fait? Bah oui. Bah toujours très bien fait quand même. Non, c'est pas toujours très bien fait mais la vitesse à laquelle ça va montre que sans doute que dans six mois ce sera super bien fait. Mais nous, et c'est une vraie question sur énormément de domaines. Donc c'est comment on intègre liat dans nos pratiques tant qu'elle serve à faire mieux et tant qu'elles sont tant que séries au service derrière du client, du craft, etc. Le service client par exemple vous pouvez avoir des réponses toutes faites recrachées par de liat et qui arrive directement de la machine jusqu'au client. Nous on met un point de d'honneur. Est-ce que si ça nous permet de traiter des demandes fonctionnelles plus vite? Pourquoi pas? Pourquoi pas? Mais en lanche ça doit nous permettre de traiter les clients qui ont besoin de questions de réponses plus profondes ou de discussions plus longues de passer un temps beaucoup plus qualitatif avec ces clients-là. Donc quand c'est un facilitateur de qualité, si c'est à l'hiver du temps pour faire des choses plus qualitatives, pourquoi pas? Mais on n'abandonne pas. Ça ne se fera jamais au détriment de l'humain, de la sensibilité, du craft etc. Tu penses fondamentalement et peut-être philosophiquement que liat va avoir assez peu de place dans le monde du luxe et quand je dis du luxe, c'est de tout ce qui est création, exigence parce qu'en fait on voit bien que c'est un petit productivité incroyable aujourd'hui quand même avec une base de qualité et puis une standardisation quand même un peu. C'est vrai que c'est intéressant parce que dans le cas de diplique particulièrement où c'est l'inverse, l'artisanat, c'est l'inverse, l'inverse l'artisanat littéralement. Et donc je suis heureuse de savoir où est ce que tu penses en fait si tu penses que ça va polariser. Non, franchement. Aujourd'hui c'est un outil de productivité, je pense, mais pour dégager du temps pour faire des choses, des tâches, des missions qui permettent de passer plus de temps sur de l'humain, sur du sensible, j'en ai de dire. C'est plus des outils, c'est plus un outil de productivité. Demain, je pense qu'il faut vraiment, pour nous, en tout cas, le sens, c'est pas du tout de commencer à faire des vivailles produits et d'ailleurs, on l'a fait une fois. On a fait une campagne pour nos bougies qui s'appelle les Citicandles. Donc c'est des bougies qui sont achetables uniquement dans la boutique de la ville. Donc on a la bougie par-y la bougie en compte, etc. Et on travaillait, on a toujours travaillé sur cette collection avec un artisan. Un artiste depuis 10 ans et cet artiste était mis à l'IA. Et donc c'était à deux ans et on s'est dit, "Abètiens, explorons." - Voilà, Chris de risques. - Chris de risques, explorons. Et donc on a fait une campagne visuelle sur ça, avec ce partenaire. Et franchement, on était assez content parce qu'on s'est dit, "On explore aussi de nouveaux médiums avec cette amie de la maison." Et alors on s'est pris des commentaires sur les réseaux. - Ah oui. - Pas hyper nombreux, mais ce qu'on avait était virulent. Parce que vous avez vies communiquées sur le fait que c'était l'IA. - Pas du tout. - Ah oui. - Mais ça se voyait un peu. - Ça se voyait un peu. - Donc les clients exigeants étaient là. - Et les clients exigeants étaient là et nous on dit, mais c'est pas du tout diptique. Et en fait, on se dit, "Bas, super, on a des clients super vigilant, super attachés à la marque." Et qui attache une vraie importance au craft dans l'absolu. Donc, ils se dis "Bas, très bien." Et puis ils se dis "On fait, oui, on s'est enthousiasmé aussi sur un nouveau médium, voilà, on a testé quelque chose. On n'avait pas bien anticipé, la rapidité à laquelle l'IA allait évoluer. Donc, en fait, quand vous faites une campagne et qu'elle sort six mois plus tard, en fait, c'était déjà un place-bîne. En fait, c'était déjà un peu décalé. Donc voilà, on n'a pas. Et bon, c'est intéressant, c'était un bon enseignement. - C'est intéressant. Vous mettez à peu près six mois, en fait, à développer une campagne comme ça pour vos noblesencements. - Et quoi, ça dépend vraiment? - Oui, ça dépend vraiment des. - C'est quand même un jeu sujet. On va plus ou moins vite. Mais on essaye le prendre le temps. Les équipes vont me dire "T'as à quitter n'importe quoi" parce qu'on court dans tous les sens. Mais bon, on essaye d'être plus en amont pour un peu plus de temps, de réflexion, sur la façon dont on produit les choses. - Alors, c'est bien tu me fais une belle transition, parce que je voulais parler un peu plus de toi et de ta gestion du temps, genre, rigole un peu maintenant. Mais comme tu sais, quelle est cette interview, et t'es un challenge. Pour moi, en tout cas, et pour mes équipes. Et du coup, je voulais te demander assez simplement, quelle est l'état de ton agenda aujourd'hui, l'orance? Est-ce que t'en es satisfait? Est-ce que c'est un challenge pour toi cette gestion du temps? J'imagine un peu "qu'ui", mais tu peux me dire plus? - C'est un challenge. Non, c'est un vrai challenge, parce que. Moi, j'ai pris mes fonctions de CEO, il y a un an et demi. C'est une entreprise qui a 12 milliards de projets qui est en avance à 100 à l'heure et en même temps, c'est comme si on était une voiture lancée à 100 à l'heure, et qui fallait qu'on change en rouleant certaines pièces de la voiture, parce que, comme on grandit, relativement vite, il y a plein de choses qui font qu'on adapte dans la structure de façon à pouvoir permettre les phases de croissance qui suivent. Et donc, c'est pas facile. Et c'est un plique mon agenda. C'est à la fois traiter des sujets stratégiques de fonds, comme tu connais, j'ai rélopérationnel, être avec les équipes, à des moments de représentation. Et donc, tout ça, mis bout à bout. Et puis, moi, je suis passionné, j'adore ce que je fais. Et donc, j'ai envie de faire des choses et que cette maison grandit, saux bon rythme, de façon juste, etc. Donc oui, mais je dirais que le défi, au-là, de la gestion du temps, c'est de gérer son énergie. Gérer son énergie, parce que c'est ça qui fait que vous pouvez aussi, au quotidien, passer l'énergie aux équipes. Voilà, être sûr de garder la dynamique. Donc, c'est gérer son énergie, je trouve, donc tu dirais son temps, oui, gérer son énergie. C'est une discipline quasi physique. Alors justement, qu'est-ce que tu fais pour gérer ton énergie pour en avoir? Parce que je vois très bien ce que tu veux dire. En fait, on peut passer 12 heures par jour à travailler, mais ce n'est pas tout à fait la même chose si tu as vraiment ton énergie au maximum. En fait, la densité de ta journée est ce que tu produis. Et ce que tu donne et délivre n'a rien à voir, en fait, avec cité, juste fatigué et en fait, c'est normal. Voilà, et puis, quand t'es dans la construction de l'anterme, l'énergie, il faut la gérer aussi sur les années. Dans un exercice de marathonien et pas dans un sprint, tu sais, il y a beaucoup de contenus aujourd'hui sur la longévité. Et moi, je m'interroge de plus en plus sur la longévité dans le business. Parce qu'en plus, si on met un peu les pieds dans le plat, on va pas avoir de retraite. Et d'ailleurs, personnellement, je vais pas me faire que des amis, mais j'ai bien envie de travailler moi le plus tard possible. Donc en fait, ça me dérange pas. Oui, j'ai pas un métier pénible, etc. C'est un autre sujet à notre débat. Mais ce que je veux dire, c'est que, en fait, je pense qu'il y a un vrai enjeu aujourd'hui de comment est-ce que tu fais pour garder une non-gévité dans ton travail, quand t'as une carrière en plus qui, comme les nôtres et très chronophages, et prend beaucoup temps. Et enfin, je pense que c'est un vrai sujet, de pas le burnout, ou en fait, c'est plus de comment tu fais pour garder une énergie au top pendant 30, 40, 50 ans. Ah, c'est clair. Moi, déjà, je te disais, j'ai dorms ce que je fais. Je pense que je n'aurais plus, et je suis toujours dit dans ma vie, j'aurais pu travailler et limiter pas être payé parce qu'en fait, je. Mais, c'est. Donc, point numéro 1 quand même, t'es ce que tu fais, et ça s'accueule. Ah, oui, c'est ça que je fais. J'adore ce que je fais, et j'ai aussi beaucoup d'intérêt personnels communs avec la maison. Oui, j'aime la nature, voilà, donc, en fait, il y a plein de pourosité entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle. Et je suis passionné parce que je fais une. Je pense que c'est la chose numéro 1. Après, je pense qu'il faut avoir des sous-papes, ou avoir des sasses. Donc, voilà, moi, je marche. C'est vraiment basique, mais le matin, le soir, appier au bureau, j'ai cette chance-là d'être une demi-heure. Donc voilà, je marche. Mais quand même, une demi-heure, une demi-heure. Ouais, mais je l'apprends. Ouais, je l'apprends, c'est vraiment hyper important. Parce que c'est mon sasse. Donc voilà, je passe de la maison au bureau. Quand on s'est chargé toute la journée, voilà, de penser, d'impression. C'est important de rentrer chez soi. On n'étant pas complètement chargé de tout ça. Et tu écoute des podcasts de la musique. Tu m'aies dit. Ouais, j'appelle. C'est vraiment le créneau pour appeler l'écopin, l'écopine. Voilà, donc on s'appelle souvent 8h30, ou à 19h30. C'est, mais j'écoute des podcasts, j'écoute de la musique, j'écoute radio. C'est le moment à moi où je sais que je peux être. Et je suis en mouvement en même temps, mais je sais que je peux être. Je peux avoir l'esprit concentré sur une chose. Et je pense que c'est ça aussi, c'est qu'on passe nos journées à zapper d'un sujet à l'autre. Et donc avoir des plages de temps que l'on peut dédier à une seule tâche. C'est sans être intempère. c'est ça le luxe pour moi. Donc je lis aussi le soir, je lis pas mal de presse mais je lis aussi de livres, c'est aussi rar. Ce qui est aussi hyper important d'avoir des moments de penser profondes, des moments où on est sur un sujet, on a l'esprit concentré sur une chose et qu'on peut retrouver, voilà, d'un soir à l'autre quand on est pas sorti, ou puis t'es pas obligé de lire deux heures, même un quart d'heure. Non, même un quart d'heure, même une minute, c'est déjà un temps qui est long par rapport à tout ce qu'on fait. C'est intéressant parce que dans les deux choses que tu me dis, qui donne de l'énergie, ce sont en fait paradoxalement des choses qui sont plutôt des éléments, on va dire de relaxation, de penser profondes comme tu dis, alors qu'on pourrait dire, "énergie, bon bah il faut que tu prennes des complément alimentaires que tu fesses du sport et compagnie tu vois là dans ton cas, on est quand même plutôt sur presque un moment d'artre-spectsion en fait et méditatif". Oui, c'est comme des bules, en fait, pour moi, c'est vraiment des sasses, voilà, c'est des moments où j'arrête d'être de penser à ça, mais tout à fait, à la fois, et c'est des moments de, voilà, deux chances. Donc il y a ça, après, il y a, bah, être avec mes amis, ma famille, évidemment, qui sont là des moments de convivialité, qui sont des moments de relâche complètement. C'est des moments de nature, donc on va régulièrement le week-end à la campagne, et il ne campagne pas très loin, mais juste être dans un univers qui n'est pas entièrement minéral comme un Paris, plus vous avez mis dans un quartier où il y a, je pense, deux arbres, donc c'est voilà, ça me manque, et je le sens, je le sens dans le corps, quand à un moment, je ne suis pas allé pendant quelques semaines, je sens que ça me manque cette respiration. Et après, voilà, il y a après, c'est, et après, au quotidien, ce qui me donne de l'énergie, c'est créer, enfin, c'est réfléchir, trouver des solutions créées avec les équipes, ça j'adore. Voilà, je trouve que avoir plusieurs personnes dans une pièce et réfléchir un sujet que soit une stratégie, un produit, l'avenir, l'en réfléchir à d'yptique en 2050, qu'est-ce qu'on va être avec tout ce qui se passe? Ça, c'est du travail, mais ça me donne énormément d'énergie. Oui, parce que c'est créatif, c'est ces inspirants, ce projet, et on le fait ensemble, donc c'est aussi créer les conditions pour que chacun se sente à l'aise pour s'exprimer. Et voilà, qui est la confrontation, l'immulation, mais de l'échange d'idée. Mais ça, c'est intéressant que t'en parle aussi, parce que je pense que souvent quand on a des boîtes qui vont à 1000 à l'heure, et c'est le cas avec d'yptique, en a de moi, c'est le cas avec j'ai mis aussi, je trouve que bien souvent, il est pas facile d'avoir des moments de prise de hauteur, il faut vraiment se les imposer, en fait. C'est une vraie discipline, et typiquement, cette exemple de d'yptique en 2050, voilà, on a fait comme toutes les entreprises de notailles, l'exercice de l'ACSRD, donc avec la maîtrise de double matérialité, donc qui consiste à identifier nos impacts sur l'environnement, et inversement, quels sont les changements d'emme dans notre environnement qui vont avoir de l'impact sur nous, et à partir de ça, d'identifier les risques et aux opportunités. C'était une contrainte, qui est en partie levé maintenant du fait du recul de ces considérations niveau européens que je déploie fortement, mais nous, on continue, ce n'est pas grave, on se fine au trout, et donc à partir de ce travail qui était une exigence et une demande de l'Europe, on en attire un exercice stratégique. Donc on sait, isoler, on a dédié du temps avec le comité de direction pour réfléchir à ça et identifier un, les risques contre lesquels on doit se prémuer, et puis deux, plutôt que de voir les choses de façon défensive, comment nous on pouvait aussi inventer des nouvelles choses, et faire évoluer un business model, etc, en fonction de ce qui est en fait déconcentrant une opportunité. Mais effectivement, c'est une discipline et on a dédié du temps et des ressources à ça, et c'était pas évident dans les agents d'atollement, mais c'est important de le faire. Il vous arrive de temps en temps de couper des projets, de dire non, en fait, là ça fait trois mois, six mois, je ne sais pas combien de temps, un an, qu'on boit sur quelque chose, et en fait, c'est pas adiptique, et du coup on ne fait pas. On n'a jamais coupé, mais on fait évoluer, voilà quand il y a des choses, quand il y a des choses qui sont pas ou dont on s'en avec le temps qu'elles ne sont pas justes ou alors qu'elles ont dérivées, on les recadre, mais j'ai pas en tête d'exemple de choses qu'on n'a y compris. - On est annulés, non? - J'ai une dernière question sur la question du gestion du temps, c'est est-ce que tu as déjà eu dans ta vie professionnelle des moments où en fait tu t'en sortais pas, t'étais complètement dépassé par les événements, et ou de là de ça, comment est-ce que t'as fait pour t'en sortir? Parce que bien souvent dans ces moments-là, en fait on se enferme un petit peu, on se sent un peu seul, des personnes qui passent par des cauches et des personnes malheureusement qu'ils font un burnout et qui s'arrêtent carrément et tout, je pense qu'on les vit tout ça un peu quand même ces moments-là, et donc j'étais curieux de savoir si tu l'avais pu, et comment t'as fait en fait pour être en pleine forme et pleine d'énergie comme tu l'es aujourd'hui? - Alors comment je fais quand ça arrive, parce que ça arrive de temps en temps? - Ça revient, c'est un mal qui revient, ça peut revenir, - Oui, c'est. Alors j'ai plusieurs solutions qui marchent pour moi, en tout cas, c'est en discuter, voilà, je pense que avec l'âge on arrive aussi à identifier les moments où là il faut consarrètes, en plus moi j'ai toujours beaucoup travaillé, j'aime beaucoup ça, honnêtement j'ai toujours beaucoup travaillé parce que c'était un choix et il y a des moments où en fait c'est plus possible, et il y a des moments où il faut, du coup, je moto-discipline, j'ai envie de dire, non, là ça suffit, ça suffit, alors, ça suffit, après j'ai des solutions avec mon conjoint qui lui-même parfois me dit ça suffit, et c'est très précieux d'avoir quelqu'un à côté de soi qui est capable de vous cadrer aussi un peu dans votre avard, voilà, et puis qui voit, d'un point de vue plus extérieur, voilà, que l'on s'est dit, mais voilà, c'est trop loin, mais après avec les journées qu'on a et les enjeux, etc, et quand on peut plus t'épassionner, c'est parfois compliqué de s'arrêter, donc c'est précieux d'avoir quelqu'un qui me s'en miroir, c'est les discussions avec les amis aussi, voilà, on est en des amis depuis des décennies qui sont capables de repérer aussi chez vous, elle est un peu fatiguée, voilà, donc c'est bien entouré, je pense que c'est essentiel. Pour terminer, j'ai des questions signatures qui sont, tu verras un peu personnel, un peu, on va dire philosophique, la première, c'est, est-ce que tu as déjà vécu dans ta vie un échec qui serait en quelque sorte ton plus bel échec, dont tu pourrais me parler, ou de l'aide cet échec si m'intéresse, c'est qu'elle enseignement en attirée. Alors, un gros échec, je veux dire que j'ai la chance d'une pase en avoir vécue, j'étais plutôt chanceuse, je veux dire dans ma vie, après j'ai fait des erreurs, certainement des erreurs que je connais, et puis certainement des erreurs dont je n'ai même pas conscience, donc voilà, et après, je sais que je suis assez pourreuse sur la méroration de moi-même, j'essaye vraiment de prendre en compte les erreurs que j'ai faite pour avancer, et puis me dire, ça je ne le refrais pas, donc voilà, j'essaie d'apprendre de ça, et comment tu fais? T'as un processus le terme, un peu rébarbatif, mais tu prends le temps, en fait, si il y a des gens qui s'écritent tous les jours, c'est quoi? Les enseignements que j'ai aujourd'hui, ou tous les mois, ou tous les ans? J'ai écrit une fois par an, je sais décrire un bilan, en fait, de ce qui a été bien cette année, de ce qui a été moins bien, donc de poser, je pense, c'est important de prendre un temps à un moment pour poser les choses, pour prendre un peu de recul, et essayer d'avoir une perception objective de ce qu'on a fait, donc ça c'est un exercice annuel. Tu le fais quand, général? Je le fais, écoute, à une rentrée, soit en janvier, soit en septembre, c'est le bon moment du retour de vacances. Retour de vacances, voilà, on repart pour une nouvelle période, donc ça pour moi ça marche assez bien. Voilà, après, en termes de correction d'erreur, enfin tu vois comment je peux. Je sais pas, il ferait que je réfléchis ça, ça. C'est bien ce podcast à te faire réfléchir. Si tu pouvais faire quelque chose différemment, qu'est-ce que tu refrais différemment? Ça peut être alors complètement un titre personnel professionnel chez DeepTi, qui ailleurs, d'ailleurs, aucun problème. Écoute, pas grand chose, parce que d'abord, je suis hyper heureuse dans ma vie professionnelle aujourd'hui, donc je dis que tout ce qui est arrivé avant, si ça m'amenerait tant mieux, Et voilà, donc, non, je. Et après, il y a des choses que je refraite différemment dans des façons de gérer des situations, mais sur mon parcours, je considère que les choix que j'ai fait, ou ce que la vie m'a apportée, m'a permis d'arriver là. Et donc, voilà, je suis très pleine de gratitude pour ça. Cette question, je pense qu'elle va te plaire. Moi, le médecin ta cœur, c'est une question sur ce que tu trouves beau, ce qui t'aimeuse, qui te touche au sens complètement littéral, sa pète culture, un objectuel que tu le souhaites, ou même philosophique métaphorique. Alors, moi, ce que j'adore et ce qui me touche, et je l'ai vécu récemment, c'est l'assemblage de choses hétéroclites qui a priori non rien à avoir les unes avec les autres et qui ensemble forme le beau. Donc, j'ai par exemple été à Londres, je sais pas si c'était allé au Storauss de Victorien d'Albert Musium, donc Victorien d'Albert Musium, c'est l'humus et des arts décoratifs londoniens. Et ils ont ouvert au public un endroit qui est absolument incroyable qui est leur entrepôt de stocage. Et donc, c'est en métro vraiment bord de Londres, près du stade construit spécialement pour les géaux de Londres. Donc, c'est totalement accessible. Donc, en fait, on rentre dans cet espèce de cathédrale d'entrepôt et à l'intérieur, sont stocués. Les objets qui ne sont pas visibles dans le musée lui-même, qui est au coeur de Londres, et sans aucune logique. Il n'y a aucune logique, aucune explication. Et donc, c'est un rapport à l'objet qui est parfaitement intuitif. C'est disposé sur des étagères, c'est sur 5 étages avec un grand espace au milieu. Quand vous êtes au centre, vous pouvez voir tous les objets d'un seul coup d'oeil avec des couloirs. Et tout est en métal. C'est un peu la fin d'Ikea, quand tous les cartons sont là, là, c'est le espace de stocage. Et donc, c'est ce côtois, un vase au londat du 17ème bleu, à côté d'un fauteuil des années 60, rouge hyper pop, à côté d'un soutien gorge de Vivienne-Ouest-Wood, à côté d'un gif dessiné pour Weechat, l'écosthume de Sainte de David Bowie, un violoncelle. Et en fait, cette ensemble est absolument magnifique. Moi, ça a été vraiment un lieu d'hémerveillement totale. Et je trouve que c'est un lieu où on se perd, l'imagination se perd aussi, à Gabon, de chacun peut parcouir celui comme il le souhaite. Et chacun, en fait, son interprétation. Et donc, voilà, donc, c'est. C'est un espace d'hémerveillement, comme ça. - Oui, de l'incongruité, presque. - L'incongruité qui était un moment très beau. - Et alors, à l'inverse, qu'est-ce que tu trouves, le « qu'est-ce qui tiret? Qu'est-ce qui t'énerve? Qu'est-ce que tu n'aimes pas observer? Alors, ce que je n'aime pas au sein de lui, le manque d'empathie. J'ai pas mal de mal avec ça. Je pense que dans le monde actuel, en avoir un peu de jugement, ne serait pas du luxe. Donc, le manque d'empathie est assez. Quelque chose, avec lequel j'ai beaucoup de mal. - Est-ce que tu as une maxime ou une citation qui a un moment ton idée portée, peut-être des mots que tu te répètes de temps en temps, parfois c'est la famille, parfois c'est une citation d'un auteur connue qui parle. Alors, il y en a plusieurs que j'aime bien. J'aime beaucoup cette citation de Tony Morrison sur le beau, qui est une citation dans laquelle elle dit que le beau est aussi indispensable à la vie que les rêves ou l'oxygène. Et je suis mille fois d'accord avec ça que le beau, je pense aujourd'hui, qu'une forme de résistance au lait, la standardisation, à la penser toute fête. Et donc, j'aime beaucoup cette citation comme un mantra. C'est pas futile. Le beau, c'est nécessaire pour avoir une vie équilibrée, belle, amplifiée, une forme de spiritualité, tout ça. - C'est une forme de spiritualité, exactement. Et dans ce sens, il y a une autre citation qui est de l'auteur Patrick Chamoiseau, qui dit qu'il faut élever nos enfants dans un état politique. Et je trouve que c'est très beau. Donc, de les exposer au beau à l'art, à la création et aussi de l'érande pour eux au monde, pour qu'ils aient aussi du respect et de l'attention aux autres, à leur environnement. Et je trouve que c'est un très beau mot. - Est-ce qu'il y a un sujet sur lequel tu as déjà changé des vies qui te viendraient à l'esprit? Ça peut être récemment, ça peut être même des années où tu te rends compte et c'est rigolo en erre pensant. Je pensais différemment avant. Je trouve ça toujours intéressant, tu vois te se dire. Finalement, ouais, j'ai évolué sur quelque chose. Alors, oui, je me suis toujours dit que le travail payé. Et puis, j'ai été une fois sur le départ dans une entreprise. Je savais que j'allais partir, bon, ça avait que j'allais partir. Tout ça a été tout à fait préparé, etc. Et puis quand je suis parti, il va dire, en fait, vous savez, le lance où n'avait jamais été meilleur que depuis que vous partez. - C'est dingue. - Et là, ça m'as coûté. - Est-ce que je me suis dit? Mais je trouve que je travaille vraiment moins en fait. - Non, et. - Tu sais, la surqualité va du surcontrôle. - Oui, je pense du surcontrôle. Et en fait, le fait d'avoir un regard plus extérieur, parce que je j'allais partir. Et donc sans doute un regard plus frais sur les choses, lui, il m'a trouvé meilleur. - Parce qu'il fait ça. - Je sais, de temps en temps, de me dire, si je m'extrait un peu de mon corps, là. Et si je regarde ce que je suis en train de faire, est-ce que c'est le plus juste? Est-ce que c'est le. - Est-ce que tu travailles trop? Est-ce que tu te metées trop la pression? - Oui, il y a une question de ça aussi, je pense. Je pense que les deux. Mais en tout cas, je les gardais en me disant que c'était un bon mantra de se dire que c'était bien de garder un esprit frère et qu'il fallait garder une forme de distance, qu'il fallait faire des allerts tout en fait, être complètement dedans. Et en même temps, garder une forme de distance pour être pertinent. - Parce que t'es obligé d'être dedans pour connaître le sujet. - Exactement. - Mais tu dis quand tu vas en boutique littéralement. Et en même temps, à avoir cette hauteur. - Et ce, c'est à t'exercier, sans t'es dirigeant d'une entreprise. Après, ça s'applique, je pense. - A n'importe qui. - D'être perpetuellement dedans et un peu dehors pour être sûr que ce que tu fais est juste à du sens. Donc c'est cette exercice que je suis intéressante. - D'un air question pour toi, est-ce que il y a un livre ou des livres d'ailleurs que tu aimerais recommander parce qu'ils tombent un moment dans d'avis particulièrement marqués, touchés et mu aussi? Alors, j'ai dit d'un autre personne qui continue à dire "Voilà, dit bon, tout comme moi." Écoute, j'ai lu récemment un livre qui m'a vraiment beaucoup marqué qui est un livre de sociologie, de Eva Yluse, qui s'appelle Exposition Modernité. Je l'ai pas lu. Et qui est génial. Faites et qui relis, ou qui te donne une autre interprétation des grands mouvements de fonds contemporains au travers des émotions. Et c'est une lecture qui est très rare de des grandes tendances de notre société. Donc comment la peur peut avoir des conséquences géopolitiques. Voilà, et je trouve que c'était une lecture très éclairante en tout cas de ce qui se passe actuellement. Ben, chaleurance, je te remercie mille fois d'avoir accepté mon invitation. Je suis un merci d'avoir pris le temps déjà. Justement, tu vois, moi, j'aime bien cet exercice du podcast parce que je trouve qu'il permet de prendre un peu de hauteur quand on l'écoute et quand on le fait aussi. En tout cas, ça m'a fait réfléchir. Je te remercie d'avoir accepté de répondre à toutes mes questions sur toi et sur cette belle marque et d'yptique. Est-ce qu'il y a peut-être à l'autre de tout ce qu'on s'est dit? Un dernier message que t'as envie de faire passer à l'audience? Il y a un message que j'aimerais bien faire passer. Et c'est quelque chose qui, je pense, j'ai appris aussi, c'est que je me suis toujours dit qu'il fallait se battre pour obtenir ce qu'on voulait. C'est souvent vrai, mais parfois il faut ne pas se battre pour obtenir ce qu'on veut. Qu'être à l'écoute, qu'être ouvert et parfois plus efficace, ou en tout cas, amène des choses qui sont différentes et être ouvert, être pour eux. Et aussi, une façon d'arriver là où on en vit, d'arriver. Tu veux dire qu'on n'est pas obligé de toujours arner au dernier stade. Ça a côté négatif arner, mais tu vois ce que je veux dire, d'aller chercher un peu le truc difficile, se forcer à ce vermal de temps en temps. En fait, il faut accepter que ça soit plus facile. Il faut accepter que ce soit plus facile, et que ça vient à vous, et qu'envers, il faut être capable de reconnaître ces moments, il faut saisir sa chance, saisir des opportunités, et pour ça il faut aussi les créer. Il faut créer les dispositions mentales pour pouvoir être prêt à accepter ça et être prêt à saisir les opportunités. Mais parfois, les planètes s'alignent plus souvent qu'on ne le pense, et il faut être comme ça. tu vois avec cette chasseuse, voilà, tu as mené la hautez aujourd'hui, si vous n'avez pas accepté de faire un café un peu inutile, puisqu'à l'époque, tu envisais j'ai pas de quitter ta boîte. Voilà, exactement. Donc voilà, ne vous battez pas forcément. Merci beaucoup, ma chère Lawrence. Merci. Et voilà, c'est terminé pour aujourd'hui. Je crois profondément que rien n'est impossible à ceux qui rêvent assez grand. C'est pourquoi tous les lundis, je parle à la rencontre de personnalité, y en construit une vie extraordinaire pour vous inspirer au travers de ces conversations, à inventer la vôtre, à vos rêves. Si jamais cet épisode vous a plu, il vient penser à le diffuser autour de vous, sur l'intin sur Instagram, sur YouTube, bien sûr, on pouvait d'ailleurs aller consulter la version vidéo de cette conversation. J'en serais enchantée, n'hésitez pas à me laisser des commentaires. Et puis si jamais vous avez des idées d'inviter des suggestions, vous pouvez me joindre moins mon équipe à é[email protected], c'est très simple. À bientôt et merci pour votre écoute.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Diptyque est une marque de luxe parisienne fondée dans les années 1960, connue pour ses bougies, parfums et objets de décoration, ayant réussi à croître sans perdre son âme.
  2. Laurent Sémichon, directrice de la marque, a quitté LVMH pour rejoindre Diptyque par admiration pour sa créativité, son indépendance et sa liberté artistique.
  3. La croissance de Diptyque est délibérément contrôlée et stratégique, privilégiant la cohérence et la désirabilité plutôt que l'expansion rapide.
  4. La marque maintient son esprit créatif et intuitif grâce à une plateforme de marque interne, partagée avec les collaborateurs pour préserver son ADN.
  5. L'approche de Diptyque met l'accent sur la poésie, la sensibilité et l'expérience, visant à ce que les clients ressentent la marque plutôt qu'ils ne la comprennent intellectuellement.

Summary:

Cet épisode présente un entretien avec Laurent Sémichon, directrice de la maison Diptyque, qui revient sur l'histoire et la philosophie de la marque. Fondée dans les années 1960 par un trio d'amis aux backgrounds artistiques, Diptyque a débuté avec des imprimés textiles avant de se diversifier en bougies et parfums, devenant une référence de l'art de vivre parisien. Sémichon explique son choix de quitter LVMH pour rejoindre Diptyque, attirée par sa créativité hors des canons du marché et son indépendance.

Elle décrit la mission de croissance contrôlée de la marque, refusant les expansions rapides ou les canaux inappropriés pour préserver son âme et sa désirabilité. L'entreprise s'appuie sur une plateforme de marque interne, partagée avec ses 1300 collaborateurs, pour maintenir une cohérence créative et une identité poétique. L'objectif est que les clients ressentent l'esprit de Diptyque à travers ses produits, ses boutiques et ses expériences, plutôt que de le comprendre intellectuellement, illustrant une vision à long terme où la qualité prime sur la croissance immédiate.

FAQs

Laurent Sémichon est la directrice de Diptyque, une femme discrète qui veille à la croissance de la marque tout en préservant son âme et son identité unique.

Elle a quitté LVMH par intuition, attirée par la liberté créative et l'indépendance de Diptyque, une marque qu'elle admirait pour sa fantaisie et son inventivité hors des canons du marché.

C'est un choix quotidien de chaque collaborateur de préserver le trésor de la marque, en contrôlant sa croissance, en évitant les compromis et en maintenant une discipline stratégique pour rester fidèle à l'identité initiale.

Sa mission était de faire grandir la marque sans qu'elle perde son âme, en apportant fraîcheur et dynamisme tout en préservant sa cohérence et sa désirabilité.

La marque effectue un travail approfondi sur sa plateforme interne, partage ses valeurs et son ADN avec tous les collaborateurs pour que chacun devienne un ambassadeur, garantissant ainsi la perpétuation de l'esprit intuitif et artistique des fondateurs.

Pour préserver son identité, Diptyque renonce à ouvrir trop de boutiques, à exploiter certains canaux ou à lancer des produits faciles, privilégiant une croissance contrôlée et durable plutôt que des gains à court terme.

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