L’Europe, esclave numérique des Etats-Unis ? 1/3 : Omnibus : la directive européenne inquiétante
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La directive omnibus numérique, présentée par la Commission européenne comme une simplification bénéfique pour les entreprises et les citoyens, est en réalité une dérégulation dangereuse selon Thomas Le Bonneyeck, chercheur et lanceur d’alerte. Cette réforme affaiblit considérablement le RGPD, pierre angulaire de la protection des données en Europe. Premièrement, elle permet aux entreprises de refuser les demandes d’accès aux données personnelles si elles les jugent « abusives », supprimant ainsi un droit fondamental qui permettait aux citoyens de vérifier l’utilisation de leurs informations. Deuxièmement, elle introduit une définition subjective des données personnelles, permettant aux organismes de déclarer que des données pseudonymisées ne sont pas personnelles, échappant ainsi à toute régulation. Enfin, elle autorise le traitement de données sensibles (santé, opinions politiques, etc.) pour entraîner des intelligences artificielles, sans garanties suffisantes. Le chercheur dénonce une victoire du « capitalisme de surveillance » sur les droits fondamentaux, où les géants américains, premiers collecteurs de données, seront les principaux bénéficiaires. Il critique également l’incapacité des dirigeants européens, comme Ursula von der Leyen, à résister aux discours des industriels de l’IA, qui promettent des avancées irréalistes. Cette directive, si elle est adoptée, ferait reculer l’Europe en matière de protection des données, alors que le RGPD a inspiré de nombreuses législations dans le monde.
*Musique* À chaque fois que j'entends parler d'un règlement européen qui va être adopté ou d'une directive que la Commission européenne va mettre au vote, l'anmi me submerge immédiatement. C'est pas bien, je sais. Mais je sais aussi que je ne suis pas le seul que les institutions européennes ramollissent significatiquement. *Musique* Le code a sonzé. *Musique* Pourtant, quand j'ai entendu parler en mauvant de derniers de la directive omnibus numérique que la Commission européenne voulait faire adopter, eh bien j'ai eu un léger sur son. Pourquoi donc proposer une simplification des règlements sur le numérique qu'on a mis tant de temps à adopter et qui me semblait plutôt faire la fierté de l'Union européenne? Alors je pense en premier lieu, mon fameux RGPD, le règlement général sur les données personnelles, qui a bien des défauts, mais qui a quand même permis d'imposer dans lieu l'idée que la protection des données personnelles est essentielle et qui a montré au monde quand l'Europe ont été soucieux, des droits et des libertés américes. *Musique* Donc quand j'ai entendu qu'il y avait comme projet de renier sur les droits acquis, eh bien j'ai tendu un peu l'oreille. Avant de la refermer aussitôt, parce que à ce moment-là, en novembre 2025, eh bien on faitait aussi la première année du second mandat de Donald Trump avec un défairelement de déclaration et d'action plus inquiétante les uns que les autres, le Venezuela, le Grand-Land, etc. etc. *Musique* Et puis, j'ai lu un texte qui a provoqué un regain d'intérêt. Il s'agissait d'une tribune qu'à envoyer au nouvel observateur, le journal pour lequel je travaille, un jeune chercheur d'une nom de Thomas Le Bonneyeck. Dans ce texte, Thomas faisait précisément le lien entre cette directive de l'UE et la folie Trumpienne. Tout à coup, tout s'était clair si pour moi. En fait, ce jour-là, quelque chose d'important de très important, voire de crucial. Sans doute, une part de notre avenir numérique, et pas que numérique d'ailleurs. Alors je me suis dit, ok, il faut absolument parler de ça. Et ça m'intéresse d'autant plus que ce soit Thomas qui en parle. Parce que c'est pas un doctorant ordinaire Thomas Le Bonneyeck. La première fois que j'ai entendu son nom, c'est parce qu'il avait lancé la lerte dans une vaste affaire d'écoute illégale qui impliquait Apple et son assistant vocal Syrie. Un lanceur d'alerte devenu chercheur qui se mobilise contre une directive européenne, passé largement sous les radars, et bah ça, c'est allé. J'ai donc demandé à Thomas Le Bonneyeck de venir me raconter tout ça à la maison de la radio, et quand il s'est installé, on est entré tout de suite dans le lieu du sujet. Je dis bon, alors pour toi cette directive homieuse numérique, c'est vraiment un drame. Bah c'est oui, c'est effectivement une catastrophe. L'image qui me est venue en tête la première fois que j'en ai entendu parler, c'est celle d'une marée noire. Marie-Noire sur la vie privée, Marie-Noire sur les données personnelles. Ça a l'air d'être un truc un peu abstraël ou un tint, mais en réalité, c'est quelque chose qui est absolument fondant mental. Et c'est un pilier de la démocratie. En fait, on ne peut pas être un citoyen libre si on est constamment sous surveillance. L'enjeu principal, lorsqu'on est en train de parler de protection des données, c'est celui de la lutte contre la surveillance de masse. Donc la surveillance de masse, quand on l'a d'homme comme ça, on se dit "heu, il s'est le fait des états". Ce n'est pas seulement le fait des états en réalité, c'est souvent aussi désormais le fait de grandes multinationales privées et notamment américaines. En posant ce contexte-là, lorsqu'on parle de la directive homieuse qui est proposée par la Commission européenne au vote cette année, on est effectivement dans un sénien-reu, au noir, en ce qui concerne la possibilité de vivre en démocratie en l'UE. Ah ouais carrément, tout de suite les grands mots, surveillance de masse, démocratie, droit fondamental, il n'y va pas avec le dos de la cuillère, un Thomas. Alors que bon, quand on regarde ce qu'en dit la Commission européenne elle-même, la directive homieuse elle ne viscasse simplifier les règlements. Il s'agit, je cite, d'une série de modifications techniques apportées à un vaste corpus de législation numérique, sélectionné pour apporter un soulagement immédiat aux entreprises, aux administrations publiques et aux citoyens, et pour stimuler la compétitivité. Bon, dit comme ça, on voit pas bien, on croit c'est une menace pour la démocratie. Alors, je demande à Thomas de préciser sa pensée. En gros, son prétexte c'est de dire on va permettre aux entreprises européennes d'être plus innovantes, d'être plus compétitiv, et donc pour ça on va alléger leurs obligations légales en ce qui concerne les droits des personnes concernées. Donc vous, vous avez des données personnelles qui sont appées collectées par tous les sites internet que vous frequentez. Normalement, le RGPD vous garantit le fait que vous soyez au courant, que vous ayez aussi un droit d'opposition, que vous ayez un droit d'accès. Déjà, le droit d'accès est, en fait, et purement est simplement démantelé. Lorsque vous exercer votre droit d'accès, vous écrivez à, par exemple, on va dire, "Iberia", parce que vous avez pris un avion chez Iberia, et vous leur dites, "moi je voudrais avoir accès" ou donner personnelle que vous avez sur moi, je voudrais savoir comment vous les avez traité avec qui vous les avez partagés. Iberia, sur le principe, est censé vous répondre dans un mois, et vous dire, on a partagé ça à 500, 600 autres entreprises, des data broker, des analyses, qui font du pistache sur internet et qui revendent ça pour faire de la publicité cible, notamment. Avec cette réforme, vous vous retrouvez avec un responsable de traitement, donc ici Iberia, qui a le droit de dire "non", qu'à le droit de dire "a mes votre demandes", en fait, elle est exagérée, votre demande elle ne relève pas exclusivement de la protection des données personnelles, vous vous retrouvez avec une entreprise qui est jugée partie, elle peut décider de la légitimité de votre demande. Et ça, c'est particulièrement inquiétant dans le contexte de l'itige potentiel, c'est un des droits principaux qui ont montré le réfectivité, depuis la mise en application du RGPN, parce que avec ça, vous pouvez confronter par exemple les déclarations de l'entreprise par rapport à ces pratiques réelles si vous n'avez même plus accessés vers informations là, c'est fini. Rien que ça, ça enfonce un point dans ce qu'est l'application du RGPD à leur actuel. C'est très important ce que Thomas dit là, ce retournement. Ca signifie que le responsable du traitement de données personnelles, on sait en gros l'entreprise qui récolte ces données, peut refuser une demande d'accès aux données personnelles parce qu'il la considère comme abusive. Or aujourd'hui, quelle entreprise ne récolte pas de données personnelles sur ces clients? Quand on prend une carte de fidélité, on donne plein d'informations personnelles. Quand on badge quelque part, et bien on laisse plein de données personnelles. Et évidemment, à chacun nos actes numériques, c'est la même chose. Quand on commande un truc en ligne, quand on utilise une application de navigation, quand on écoute de la musique sur une plateforme de streaming, etc., etc. Bon, bah, avec le RGPD, on a en théorie du moins le droit de savoir quels sont les données collectées par ces entreprises et de savoir à quoi et à qui elles servent. Alors, ça, c'est précieux individuellement. Mais ça l'est aussi collectivement parce que, en cas de litige, on peut porter plainte auprès des agences de protection des données, comme la Kniele, en France, qui le cas échéant peuvent mettre des amendes. À ces entreprises, ce qui est censé faire changer l'usage. Bon, et bien, c'est tout ça qui risque de changer avec la directive omnibus numérique. Et ce serait une restriction majeure. Et ça, on est fait c'est inquiétant. Et ça l'est d'autant plus, parce que aujourd'hui, il me rappelle Thomas, il y a un nouveau et gigantesque gizement de données personnelles. Il y a un autre élément qui est au moins aussi problématique, qui est toute la modification du RGPD pour y intégrer des modifications relative aux systèmes d'intelligence artificielle. Notamment l'article 9 du RGPD qui décrit quels sont les données à caractère sensible. Et l'article 98. Cette proposition de omnibus consiste à dire qu'il y a désormais une nouvelle exception, une nouvelle justification qui permet à une entreprise de traiter des données. C'est à des fins d'entraînement de l'intelligence artificielle, y compris lorsque ce sont des données à caractère sensible. Je rappelle les données à caractère sensible. Les informations relativement à votre santé, à votre sexualité, au fait que vous apparteniez à un syndicat, vos choix politiques. En fait, en allégeant les obligations des entreprises qui font l'entraînement d'intelligence artificielle, la Commission européenne prétend rendre plus innovante les entreprises européennes. C'est faux. C'est tout l'inverse qui se produit parce que vous ne pouvez tout de même pas vous attendre parce qu'en dérégulant d'avantage un secteur qui est déjà très fortement dérégulé, à ce que les entreprises qui sont en situation de soumission, les entreprises européennes, tout d'un coup, puissent surgir et aller plus avant. Les réalités sur les oligos poles américains qui vont en profiter en premier lieu. Si j'en crois Thomas, donc cette simplification des règlements en laquelle consiste la directive omnibus est en fait rien de moins qu'une dérégulation. Une dérégulation qui est censée profiter vos entreprises européennes pour plus de compétitivité, puisque elle ne serait plus soumise à des contraintes auxquelles ne se soumette manifestement pas les entreprises dans d'autres parties du monde à commencer par les États-Unis. Mais une dérégulation d'Homah qui profitera d'abord aux entreprises américaines qui font déjà de nos données personnelles leurs fonds commerces, parce que l'Europe, et je lui quelque part, est le premier producteur de données personnelles au monde. Mais là, j'ai besoin d'éclercir quelque chose. Si je comprends bien, au-delà d'une dérégulation, c'est un changement de la définition même de ce qui est une donnée personnelle. Oui, ils introduisent en fait l'idée que les données personnelles ont une définition subjectif. Oparamment c'est une définition objective. Une donnée personnelle est définie à l'article 4 du RGPD, il me semble. Et donc c'est tout ce qui peut se rapporter à un individu réel, une personnelle.
des personnes existantes. Désormais, il y a une espèce de modification qui consiste à dire, si seulement une donnée personnelle, si elle est personnelle, selon vous, vous avez un organisme qui récolte des données pseudonymisés, donc, au lieu d'avoir un nom et un prénom, vous avez une série de chiffres, une claim, vous pouvez dire à mesdames, mais ça ne sont pas des données personnelles, puisque moi, je ne peux pas savoir quelle est la personne qui est associée à ça. Vous vous direz, du coup, le RGPD s'applique plus à moi. Bon, c'est catastrophique. En fait, en gros, ça revient à dire la protection des données personnelles, qui a un droit fondamental des citoyens européens n'existe plus. Vous avez plus le droit de savoir à quoi ça revaut de données personnelles, par qui elles sont collectées. Ça a l'air de rien, ça en remme. Mais cette énorme, comme changement de paradigme, certes, le RGPD posait plein de problèmes dans son application, mais la définition de la donnée personnelle. Elle était là solide, objectif. Que ce soit les responsables de traitement, donc, en gros, les entreprises, qui participent à définir ce qu'est une donnée personnelle ou pas, et bien ça, ce serait un goût de versement majeur. Mais là, j'ai une autre question. L'instauration du RGPD a été un long processus, un processus compliqué, mais dont j'avais l'impression qu'aujourd'hui, plus grand monde ne remette à en cause les fondements. Alors, qu'est-ce qui s'est passé pour que la Commission européenne se mettent en tête de détricoter un droit qu'elle avait elle-même participée à établir? Et pour lequel elle avait même été. Pionnière et admirer. En fait, le RGPD a fait des émules dans le monde entier. C'est sûr. Il y a plus une centaine de pays qui se sont inspirés du RGPD pour créer leur propre législation sur la protection de la donnée personnelle. Ce qui crie une situation paradoxale, il est très probable que si cet directif est adopté sous sa forme actuelle, on se retoie avec des pays hors de l'Union européenne, qui sont plus protecteurs d'Union européenne. C'est quand même un sacré coup. Qu'est-ce qui s'est passé? Moi, mon avis est assez simple. C'est que le RGPD, qui est quand même déjà un texte de compromis, n'est pas entré en application. Si on avait une application concrète du RGPD à leur actuel, une application réelle et des sanctions sérieuses, metta aurait cessé d'exister en Europe. Et je pense que c'est ça en fait. L'enjeu principal, c'est que le RGPD a été identifié désormais comme un obstacle très sérieux à la commercialisation des données, personnelles. Et donc en fait, c'est un obstacle au capitalisme de surveillance. Donc c'est très simple. À leur actuel, on a une confrontation entre les droits fondamentaux et le capitalisme de surveillance et la commission européenne a choisi le capitalisme de surveillance. En utilisant ce terme de capitalisme de surveillance, Thomas fait référence à une notion forger par une sociologue américaine qui s'appelle Chochannas-Uboff. Donc j'ai déjà parlé dans plein d'épisodeements. Ce Channas-Uboff est la publie en 2019 un livre nommé "capitalisme de surveillance". C'est un livre important de la littérature sur le numérique et qui a mis un nom sur ce qu'elle appelle "s'boff" un nouvel ordre économique. C'est intéressant de l'écouter le définir elle-même. Le capitalisme de surveillance repose sur une découverte très intéressante et très puissante et sur une grande idée. Cette découverte est que quand quelqu'un est de quelque façon que ce soit effleuré par Internet, il laisse derrière lui des traces de signaux comportementaux, qui ne sont visibles que pour les machines. Ce ne sont pas les données personnelles que nous choisissons de partager. Ce sont des signaux de notre activité en ligne, mais aussi hors ligne. Cela peut être le ton de votre voix, votre mode de vie, si vos épaules sont voutées ou portent votre regard comme conduisées. Tout cela, ce sont des signaux comportementaux qui sont captés sans que les usagers en éconciences, puis qui sont transformés en actif commercial, agrégés et analysés pour faire de la prédiction comportementale. Des signaux comportementaux à haute valeur prédictive, dont personne ne connaît l'existence. Ce signaux-là permet de fabriquer des profils, des profils que vendent les entreprises du numérique à des marchands de données, des data broker, qui les revendent à leur tour à des amonsoires. Mais pour reprendre ces données, il faut nous surveiller. Ce qu'apporte de nouveaux ou bof, c'est de documenter très précisément des outils et des techniques de surveillance qui ont été progressivement installées par tous les services qu'on utilise au quotidien. Elle documente aussi la manière dont ces entreprises, je parle des gafas, mais il y a plein d'autres entreprises du même genre, soit profites de zones de nombreux, soit violentes le droit. Et ben voilà, le RGPD, mais aussi d'autres règlements européens, visaient à réguler ce nouvel ordre économique, ce capitalisme de surveillance. Donc la question, c'est la conversion des leaders européens, un modèle contre lequel ils avaient suffisamment prévention pour avoir l'ambition de le réguler. Qu'est-ce qu'à changer dans les rapports de force au sein de l'Union européenne pour que cette conversion ait pu avali? Je crois qu'il y a quelque part des habitudes qui ont été incorporées dont ils ont beaucoup de malas de défaire. Ils n'arrivent pas à changer de logiciel. Je pense qu'ils sont dans l'incapacité de se dire désormais, "OK, on a changé des punk et les États-Unis sont plus nos alliés." On constate quand même que depuis l'entrée en application du RGPD, il n'y a pas été appliqué comme il le devrait. Là, il s'agit plutôt de modifier le texte pour le faire adhérer à la réalité actuelle qui est l'absence totale de régulation et notamment ce qui concerne les principales entreprises américaines en Europe. Par exemple, cette proposition de l'Ormnibus numérique est portée par une commissaire européenne, qui s'appelle Hena-Virconen, qui est aussi déléguée à la souveraineté numérique de l'Europe. C'est proprement hallucinant parce que justement ce texte va détruire toute véléité de souveraineté numérique en Europe, même si ça fait 20 ans au moins qu'il n'y en a pas. Que ce soit dans les gouvernements nationaux ou au niveau de l'Union européenne, il n'y a jamais eu la moindre politique pour défendre des outils européens, des outils qui ne soient pas soumis au bon vouloir du gouvernement et des entreprises américains. On le sait depuis la fère Edward Snowden que Angela Merkel, François Hollande, était plus ou moins directement mis sous écoute que toutes les données qui sont collectées par Microsoft, par Amazon, par Facebook, par Apple sont accessible à tout moment par les 20 écels que les agents de surveillance américaines et de manière indifférenciée, qu'on soit un allié sur le plenje politique ou pas des États-Unis. En fait, il y a depuis très longtemps une incurie totale au niveau de la Commission européenne et des États-Nationaux là-dessus. Mais c'est compliqué de comprendre pourquoi. Ok, il y a la difficulté à changer de logiciel, comme la dit Thomas, à comprendre que les États-Unis ne sont plus nos alliés. Mais bon, est-ce qu'ils n'ont jamais été sur le plen de numérique, il faudra se poser la question? Alors, est-ce qu'il n'y a pas autre chose que ça? Et là, j'hésite entre deux hypothèses. Soit, l'éliteur européen ne comprenne pas les enjeux. Soit, ils sont victimes d'une forme d'impuissance, le sentiment qu'il est impossible de faire autrement. On pourrait tout à fait faire autrement. Donc moi, je pense que c'est une question d'un compétence, ou assez une question de manque de connaissance sur le sujet. Il y a pas si longtemps, pour ce lavender lion avait prononcé un discours où elle disait, je cite, "Lorsque nous avons négocié l'actuel budget, nous pensions que l'IA n'approcheraient la capacité de raisonnement d'un humain que vers 2050. Maintenant, nous nous attendons à ce que cela se produise l'en prochain." En fait, c'est que des bouts de citations, de discours ou de livres, de Samaltman, ou d'autres, charlatans de ce genre, qui ont un intérêt très clair à raconter que l'intelligence artificielle va tout résoudre tous les problèmes de l'humanité d'ici à 2035. Pourquoi l'exemple que Thomas donne là est intéressant? Parce qu'il montre que la présidente de la Commission européenne, elle-même, pour celui-là, Vendor lion, se trouve prise au piège des discours produits par les industriels du secteur. Quand elle dit que l'IA approchera la capacité de raisonnement d'un humain l'en prochain, et bien, Vendor lion reprend à son compte des prévisions qui ne sont pas celles les scientifiques. E. Ils sont beaucoup plus mesurés sur ce type de projection. De temps qu'il faudrait qu'on se mette d'accord sur ce que cela signifie vraiment pour une machine d'approcher les capacités de raisonnement d'un humain. Mais on voit bien où les entences et discours, le plus souvent chez les gros acteurs de l'IA. Samaltmann, patron de Opene-Aié, mais aussi d'autres patron de boîtes de l'IA, qui ont tout intérêt à les tenir sa discours. Notamment pour attirer les investisseurs, dont ils ont besoin, pour financer les coûts gigantesques que nécessitent l'IA. Et parfois, c'est même assez retort, parce que ces acteurs-là, ils entretiennent une forme d'enguaces à ce sujet. Ça, c'est mon bien-aimé collègue Raymond-Oillon, de notaire récemment dans sa supernousiletteur 420 ppm. Il raconte comment, d'ario à modèille, le patron d'entropique, une des boîtes les plus en avance du secteur, agite le spectre d'une super-IA pour bientôt en effrayant le challenge sur les risques que cela comporte. Et là, le sous-texte, c'est, nous, entrepiques, on fera plus gafes que les autres, alors investissez ces chines. Alors, c'est sûr que c'est un peu étonnant de voir des leaders politiques aussi, important que l'urçue l'avende d'Orléen reprendra à son compte des projections, sommes toutes assez fontaisistes, ou en tout cas, qui ont une utilité essentiellement financier récommerciale. Donc, dans l'aveuglement d'une grande partie des dirigeants opins, il y a de l'incompetence. Mais pas seulement si on en croit,
Ça relève aussi d'une question idéologique. En fait, en gros, j'ai l'impression qu'ils sont trop vieux dans leur tête pour changer de perspective. Et donc, leur perspective est nécessairement néolibérale et par conséquent, dès qu'on est dépassé, dès qu'on se sent dépassé en termes de innovation, obsédé innovation, alors il faut qu'on devienne plus compétitif et puis on va être plus compétitif. Alors, il y a qu'une solution, c'est supprimer les normes qui existent à leur actuel et voilà, ils n'ont pas d'autre solution. Thomas, il est pas le seul à défendre cette idée des lits européens qui sont coincés dans une logique néolibérale. Dans un livre récemment paru, le capitalisme de la finitude, l'historien de l'économie arnau-orain développe à peu près la même idée. Les leaders européens, l'héconomie qui est politique, vivent encore dans un monde néolibérale, pense orain. Un monde où on croit que le marché libre garantit à la paix, ou pour l'organiser, on passe des accords de libre-échange et où au mieux on régule. Mais, selon moi, le monde a changé de paradigme. Et l'Europe fait aujourd'hui face à des adversaires à commencer par les États-Unis et la Chine, qui sont dans un autre capitalisme. Un capitalisme, qu'il nomme donc le capitalisme de la finitude, parce que ce système prend acte du fait que les ressources de la planète sont fini et que la seule solution, c'est de les accaparer. Alors, ce nouveau stade du capitalisme, il implique donc un retour du colonialisme. C'est ce qu'on voit avec Trump et ses ambitions grènes l'endès, mais aussi un état interventionniste et la création de monopole. Alors, ce que orain regarde du point de vue industriel, Thomas lui il regarde dans la technologie. Pour lui, les leaders européens n'ont pas compris que ces entreprises de la technologie n'obéissent plus à une logique néolibérale. Elle cherche plus la libre concurrence, elle vole des positions monopolisstiques qui comportent par ailleurs des éléments de sauvrent été assez proche de ce désétarant. Et quand au gouvernement, qui soit américain au Chinois, eh bien, ils sont super interventionnistes quand il s'agit d'assurer cette domination. Et nous, en Europe, on est encore là à bouger les curseurs de la régulation comme si les normes juridiques s'étaient le problème et comme si ça allait suffire de nous en sortir. C'est sans doute, comme le dit Thomas, parce que les leaders européens ont du mal à sortir de l'ancientémologique. Mais il y a peut-être une autre raison. Les rapports de force politique, et bien ils ont changé au sein de l'Union européenne ces dernières années. Les parties d'extrame droite sont montées partout en Europe. Il y a aujourd'hui un groupe très conséquent au sein du gouvernement européen, avec lequel il faut composer. D'où la question que je pose à Thomas? Quelle idée se font les parties d'extrame droite du numérique et de la protection des données personnelles? Et bien lui, il aurait bien d'adopter. D'un côté, vous avez des gens comme le rassemblement national, où Eric Zémon, qui ont complètement adopté l'idéologie de la surveillance à tout grain, surveiller tout le monde, à la sécurité de tout le monde, c'est un peu ça leur idée, c'est un peu ça leur équestion. Donc il faut absolument multiplier la surveillance partout tout le temps. Donc d'un côté, ils sont très pour la surveillance de Mince. Et de l'autre, j'ai l'impression que par adoxialement, ils se disent, "Oui, c'est peut-être que ça peut se retourner contre nous tant qu'on n'est pas encore au pouvoir." Mais en tout cas, c'est sûr que c'est très inquiétant. En fait, le plus tôt le vrai paradoxe que je constate, c'est que ce sont des gens qui sont très nationalistes exénovables. Et en même temps, c'est les premiers à servir de marche pie, à ce néo-impérialisme américain, qui désormais en train de chercher explicitement à écraser l'Union européenne. C'est pas faux ça. Ce paradoxe, d'ailleurs, on constate dans l'attitude ambigu des extrêmes-routes européennes vis-à-vis du Trumpisme en l'enérant. Entre fascination, parce que Trump applique dans son pays et autour de son pays une politique qui leur s'y est tout à fait, et crainte, parce que Trump c'est aussi une menace pour l'Union européenne, et donc à terme pour les intégrités nationales. Mais c'est vrai que sur le plan numérique, c'est un peu la même chose. D'abord, les parties d'extrême-routes européennes n'ont pas vraiment de position unifiée sur la protection des années personnelles. Certains disent vouloir les protéger, mais en même temps, d'autres, on pourra ambition l'abolition du RGPD, parce qu'il incarne la bureaucracy européenne, qu'il déteste par ailleurs, bon, tout ça au final, c'est pas très clair. Mais ils ne sont pas les seuls à pas être très clair. Le Parti populaire européen, par exemple, qui est la grande alliance de centre-droits, en théorie grande défenseuse d'une Europe forte et soudraine, vient de choisir sa négociatrice pour la directive omnibus. Il s'agit d'une députée finlandaise du nom de Aura Salah. Or, entre demandes à européen, café à Aura Salah. Elle a été directrice des politiques publiques et responsables des affaires européennes chez Meta, l'entreprise de Marc Zuckerberg. Ce qui fait d'ailleurs que le journal politique au l'appelle la femme de Zuckerberg à Bruxelles-en. Alors, c'est assez aéorissant de choisir pour négocier une directive aussi sensible pour les données personnelles, une personne liée à une entreprise américaine qui a tant besoin de toujours plus d'accès à nos données personnelles. Bref, quand on voit des trucs comme ça, on se dit qu'on risque en effet de se soumettre encore un peu plus aux États-Unis. Bruxelles-en était déjà le cas, l'Union européenne et sous-démination complète et totale des États-Unis depuis 20 ans. Microsoft a été accueillé à Brasauver dans l'éducation nationale, que ce soit sous François Hollande ou avant ensuite, le ministère d'éducation nationale a signé des contrats pour plusieurs millions d'euros et pour équiper les enfants avec des tablettes Microsoft. L'éducation en numérique à l'heure actuelle ce n'est pas à prendre ce que c'est le code logiciel libre. C'est Teams, la suite biorotic Microsoft, etc. On a la même chose à l'Assemblée nationale, au Parlement européen. Les coles politecnie qui, il y a encore quelques mois, étaient en train de décider de signer un contrat ou non avec Microsoft pour placer dans ces serveurs les données de ces chercheurs et de ces salariés et de ces étudiants. Ils comprennent des données considérées comme d'intérêt stratégique souvent pour la France. Donc en fait, on est déjà depuis un certain temps dans une situation de valsalisation de l'Union européenne en termes de numérique. Mais par contre, il y a vraiment un changement d'époque avec la réélection de Donald Trump et son arrivée à la maison blanche en janvier 2025. On passe d'une domination vassalisée un peu contractuelle, une administration qui décide clairement, explicitement, qu'il faut démanteler l'Union européenne, ça fait partie de leurs objectifs. Les lois européennes, il faut les détruire. Il faut installer la loi américaine, explicitement, dans l'Union européenne. Et ça, c'est pas très différent en termes d'objectifs de ce qui s'est passé au Venezuela. Parce qu'à leur actuel, le Venezuela, de fait, et devenue un protectorat américain. Voilà, c'est ça qu'il faut que Thomas m'aide à comprendre maintenant. Comment le numérique entre dans une stratégie américaine globale? - Le Craternée sur vous, j'ai. - Et bah, ce sera dans le prochain épisode.
Podcast Summary
Key Points:
La directive omnibus numérique proposée par la Commission européenne vise à simplifier les réglementations numériques, mais constitue en réalité une dérégulation menaçant les droits fondamentaux.
Cette réforme affaiblit le RGPD en permettant aux entreprises de refuser les demandes d’accès aux données personnelles, jugées « abusives », et en introduisant une définition subjective des données personnelles.
Elle autorise le traitement de données sensibles (santé, orientation sexuelle, opinions politiques) pour l’entraînement de l’IA, favorisant le capitalisme de surveillance au détriment des citoyens.
Les experts, comme Thomas Le Bonneyeck, dénoncent une capitulation face aux géants américains, profitant d’une méconnaissance des enjeux par les dirigeants européens, influencés par les discours des industriels de l’IA.
Summary:
La directive omnibus numérique, présentée par la Commission européenne comme une simplification bénéfique pour les entreprises et les citoyens, est en réalité une dérégulation dangereuse selon Thomas Le Bonneyeck, chercheur et lanceur d’alerte. Cette réforme affaiblit considérablement le RGPD, pierre angulaire de la protection des données en Europe. Premièrement, elle permet aux entreprises de refuser les demandes d’accès aux données personnelles si elles les jugent « abusives », supprimant ainsi un droit fondamental qui permettait aux citoyens de vérifier l’utilisation de leurs informations.
Deuxièmement, elle introduit une définition subjective des données personnelles, permettant aux organismes de déclarer que des données pseudonymisées ne sont pas personnelles, échappant ainsi à toute régulation. ) pour entraîner des intelligences artificielles, sans garanties suffisantes. Le chercheur dénonce une victoire du « capitalisme de surveillance » sur les droits fondamentaux, où les géants américains, premiers collecteurs de données, seront les principaux bénéficiaires.
Il critique également l’incapacité des dirigeants européens, comme Ursula von der Leyen, à résister aux discours des industriels de l’IA, qui promettent des avancées irréalistes. Cette directive, si elle est adoptée, ferait reculer l’Europe en matière de protection des données, alors que le RGPD a inspiré de nombreuses législations dans le monde.
FAQs
C'est une proposition de la Commission européenne visant à simplifier les règlements numériques, mais qui, selon des critiques comme Thomas Le Bonneyeck, constitue une dérégulation menaçant la protection des données personnelles et la démocratie.
Elle affaiblit des droits clés du RGPD, comme le droit d'accès aux données, en permettant aux entreprises de refuser des demandes jugées abusives, et elle introduit une exception pour l'entraînement de l'IA, y compris sur des données sensibles.
Les entreprises pourront refuser les demandes d'accès si elles les considèrent comme exagérées, ce qui rend plus difficile pour les citoyens de savoir comment leurs données sont utilisées et partagées.
Elle introduit une définition subjective, permettant aux entreprises de considérer les données pseudonymisées comme non personnelles, ce qui pourrait les soustraire aux obligations du RGPD.
Selon l'analyse, elle cède au capitalisme de surveillance en priorisant la compétitivité des entreprises, notamment américaines, au détriment des droits fondamentaux des citoyens.
La directive réduit la protection des données, ce qui facilite la surveillance de masse par les États et les grandes multinationales, menaçant les libertés individuelles et la démocratie.
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