86. L'été le plus doux du reste de nos vies : la démocratie peut-elle survivre à la crise climatique ?
15m 30s
Cet épisode du podcast "La politique en mieux" aborde la crise climatique estivale en France, marquée par des records de chaleur et d'incendies (80 000 hectares brûlés fin juillet). L'auteur refuse de répéter les appels à agir, mais cherche à comprendre pourquoi l'humanité n'agit pas face à ce danger. Il écarte deux fausses pistes : le capitalisme, car le communisme a aussi causé des désastres écologiques, et la dictature écologique, car les régimes autoritaires polluent tout autant. Le vrai problème réside dans la démocratie elle-même, fondée sur des principes humanistes (l'humain au centre) et des cerveaux de primates, adaptés aux problèmes immédiats, pas aux crises lointaines. La démocratie est une "tyrannie du présent sur le futur" : elle donne le pouvoir aux vivants, ignorant les générations futures qui subiront les conséquences. L'auteur souligne que la société industrielle est une parenthèse récente et insoutenable, avec une croissance physique impossible à long terme. Pourtant, il refuse le fatalisme : chaque fraction de réchauffement évitée compte, et la démocratie peut se lier les mains (comme avec les banques centrales) pour protéger l'avenir. Il conclut que lutter contre la crise climatique est toujours mieux que ne rien faire, par réalisme et responsabilité envers les générations futures.
Bonjour et bienvenue sur la politique en mieux. J'espère que votre été se déroulent pas trop mal. En tout cas, j'interrompe un peu le mien pour venir sur l'événement marquant de celui-ci au niveau de notre beau et vieux pays. L'expression la plus pure de la crise climatique. On enchaîne les cadres et que l'extrême de plusieurs mois maintenant et juillet et devenu le plus chaud de l'histoire de notre pays. Mais ce qui est peut-être encore plus marquant, c'est évidemment les incendies de forêt. Au 28 juillet, on avait pu le vériser le record de surface brûlé en France 80 000 hectares félicitations tout le monde. Milésimes d'exception puisque le précédent record de 2022 était 2,73 000 hectares et tout ça alors qu'on est à peine en août. C'est évidemment le résultat de connards d'Iz-Mdan qui jette leur méga par la fenêtre de leur voiture, mais qui trouve aussi un terrain bien fertile avec trois canicules successives, 99 départements sur ça, actuellement en restriction d'eau. Alors je pourrais vous dire que tout ça a été exceptionnel, mais en fait pas du tout, c'est le nouveau, normal. On va pas refaire le débat climato-sceptique, je vous respecte trop pour croire qu'il y en a vraiment parmi vous dont le plat préféré serait la colforte et qui pourrait croire que le réchauffement climatique d'origine humaine n'existe pas. Si vous êtes encore du genre, adhoutez d'un tel consensus scientifique dont on voit se materialiser des prédictions chaque année, alors franchement ça sert à rien de rester ici. Ce qu'on vit, cet été c'est probablement exceptionnel par rapport à ce qu'on a vécu. Dans le passé, mais c'est probablement tout à fait normal par rapport à ce qu'on vivra dans le futur, voire presque banal comme une scientifique la très bien résumée. On vit probablement l'été le plus doux du reste de notre vie et il faut s'y faire la science, nous le dis. Mais, une fois que j'ai dit ça, je ne vais pas non plus vous faire un énième podcast pour vous expliquer qu'il faudrait agir tout ça. Tout ceux qui n'ont pas été versés trop prédumés, on le savent déjà. Je ne suis pas là pour répéter ce qu'on sait déjà. Par contre, je peux vous répéter de partager cet épisode autour de vous d'activer les notifications pour le suivant et de vous abonner. Merci. Mais surtout, je peux aller un petit peu plus loin que le faux agir classique pour me demander. Pourquoi on n'agit pas? Parce qu'il faut pas trop en douter. On va les applaudir les pompiers et dire qu'il faut installer des climes, mais ça sera à peu près tout. Cette étaie ne modifira pas les équilibres politiques et quasi tout le monde aura oublié quand il s'agira de voter en mes prochains à la sortie de l'hiver. Donc, la question n'est pas d'agir mais de pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas? Et c'est une question que je me pose sur ce sujet depuis de nombreuses années. On a une crise climatique annoncé par la totalité des scientifiques qui nous disent qu'elle va avoir un impact absolument désastreux sur la qualité de vie de notre espèce entière. Et ça, ça passe quand même au second plan. Et en plus de ça, le consensus de manque de réaction est quasiment mondial à un certain pays avance plus vite que d'autres mais globalement, l'humanité ne répond pas à l'ampleur du danger. Et pour commencer, je pense qu'il y a deux fausses pistes qu'on en se temps souvent et que j'aimerais écarté directement. Parce que de façon empirique, je trouve que ça ne marche pas. La première, c'est de dire que la crise climatique est la faute du capitalisme. Si c'était effectivement le cas, je serais le premier à dire qu'il faut changer le mode de propriété des moyens de production parce que le capitalisme est bien moins important que la conservation du seul environnement connu dans l'univers qui peut abriter la vie humaine. Mais si on regarde l'effet, c'est pas vraiment le capitalisme le sujet déjà. Parce que le communisme a produit des désastrécologiques sans commune mesure. On pense à la disparition de la mer d'arale sous l'action du RSS. On pense à Chernobyl, qui c'est aussi produit sous l'RSS. On pense au politique des news-ypes de Mao qui ont ravagé des écosystèmes entiers et on pense aux émissions de carbone des pays de l'est qui étaient majeurs. Et lesquels que pays qui ne sont pas capitalistes sur terre aujourd'hui ne s'en sentent pas du tout mieux que les autres à son niveau. Ce que les gens dénons en fait, je pense en parlant du capitalisme, c'est pas le capitalisme en lui-même, c'est la société industrielle. Et comme on avait eu le féodalisme pour les sociétés agrères, plusieurs modèles conclurants se sont proposés au 19e et au 20e siècle pour organiser les sociétés industriels nouvelles qui commencent à émerger. On a eu le nazisme, le communisme et la démocratie libérale capitaliste en gros. Après, avoir testé empiriquement ces trois modèles, il a semblé quand même que la démocratie libérale capitaliste était encore celui qui offrait le moins d'un conveniant pour accompagner les spécumènes dans l'air industrielle. Mais de toute façon, la cause de la crise climatique qui est la société industrielle n'est pas vraiment le sujet. Le sujet aujourd'hui, selon moi, c'est pourquoi le système politique qui la compagne n'arrive pas à répondre à cette crise alors qu'elle a réussi à répondre à bien d'autres crises. La deuxième fouspice qu'on peut entendre à ce sujet, c'est l'idée de la dictature écologique. Rien, n'indique que les dictatures soient plus vertueuses écologiquement que les autres. La Russie pollue énormément, la rabie ça vous dit pollue énormément, la Chine pollue, concentré le pouvoir sur un homme ou un petit groupe d'homme ne change rien à ce manque de réponse. Donc le problème n'est ni le capitainisme en lui-même ni la démocratie en elle-même. Mais quelque chose d'internes à ce modèle démocratique, dans sa façon de gérer les conséquences subalternes du capitalisme auquel la démocratie est très souvent rattachée d'une façon ou d'une autre. Et c'est pour ça que je pense que la crise écologique n'est pas seulement un défi pour l'humanité en tant que tel, même si c'est sûrement le plus grand défi qu'elle a eu à relever depuis l'invention de l'écriture. Bien, un défi aussi pour la foi qu'on peut avoir dans le modèle démocratique. Et pour ça, il faut retourner à skéter la promesse démocratique. Et comprendre en quoi cette promesse peine aujourd'hui face à ce défi climatique. Et là, évidemment, pour résumer l'histoire des idées, je vais devoir y aller à la grosse truelle, sinon on va faire un cours chiant de sciences politiques, donc je vais devoir simplifier au-delà du possible. La démocratie, en gros, c'est d'abord la fille des lumières, qui sont elle-même les filles de l'humanisme. L'humanisme de Descartes, c'est cette idée de remettre l'homme au centre de tout, en fait, le métrique principal de nos sociétés. C'est-à-dire pas Dieu, pas des forces sur naturelles, mais bien l'humain. En lui-même, et c'est sur lui que tout doit se construire. Et en plus de ça, il y a une idée qui est que l'humain est dotée de raison et donc d'une capacité à réfléchir de façon rationnelle. Sur la base de cette réflexion, les lumières, elles vont construire une double légitimité origine démocratique. D'abord, une légitimité morale, parce que si l'humain est au cœur de notre monde, alors c'est pour lui qu'on doit prendre des décisions et elle se rend bonne si elles sont bonnes pour lui. Mais il existe aussi un deuxième principe, lié au modèle démocratique, qui est un principe d'éfficacité pour légitimer la démocratie. Des décisions collectives sont meilleures que les décisions individuelles. Ce condorsé a démontré mathématiquement dans un essai que si chaque personne dans un groupe est pas trop demeuré, alors plus le groupe est grand, plus la majorité, tant vers la bonne décision à prendre. La démocratie est mathématiquement un système efficace pour prendre des décisions collectives si le groupe qui décide est belle et bien dotée de raison, comme des cartes et condorsé la firme. Sauf que t'accepter le twist actuel face à ce pari démocratique de l'humanité. Il suppose qu'on est des êtres raisonnables, ce qui est à peu près juste dans l'ensemble, mais ce qui empêche pas nos cerveaux de gros primates d'avoir des billets irrationnels très très forts. On est tous neurologiquement câblés pour la vie en petit groupe dans une grotte, en mangeant des baies et en châçant des lapins. Donc on garde des cerveaux de chimpanzés sous créatine avec une préférence pour ce qui est proche de nous à la fois physiquement et dans le temps. Alors évidemment on est raisonnable, parce que quand on met la main dans le feu, on voit que le feu s'affait mal, parce qu'on a une action et une réaction immédiate. Donc on arrête de mettre la main dans le feu très petit. L'humain comprend ce qu'il faut pas faire. C'est raisonnable. Sauf que la crise écologique s'amait au défi, ce fonctionnement cérébral de babo. Il s'agit de comprendre que nos petits actes individuelles du quotidien, comme prendre la voiture, faire des cours sous maitlet clime, ont des conséquences invisibles très distantes de nous et agrégés à l'échelle de 8 milliards d'autres baboins qui finissent par faire des feux de forêts et faire monter le niveau des océans. C'est donc le fondement humaniste même de l'acte démocratie qui est interrogé par cette distance nouvelle entre nos petits actes et leurs conséquences. Et dans le cadre démocratique, ça pose un gros problème. Ce qu'on appelle le souverain, c'est-à-dire le peuple, cette masse légitime sur laquelle le pouvoir politique s'appuie pour exister et que personne pratiquement ne remet en cause. Bon, en réalité, c'est juste la masse des individus qui vont voter aujourd'hui ou demain. C'est le peuple présent vivant en âge de voter. Ce n'est pas les gens d'hier, mais surtout, et ce n'est pas les gens de demain. Le démocratie, sur ce principe humaniste constitutif qu'on a décrit, dit que ceux qui subissent les décisions sont légitimes à l'épreuble. Donc le peuple et légitime a décidé par son vote de ce qui va lui être infligé. Mais ce principe en fait marché dans une société où les décisions du jour n'avaient que très peu de conséquences pour les générations futures. Le problème de la démocratie à l'air de la toute puissance industrielle, et c'est une tragédie, c'est qu'on continue à demander la vie des gens qui vivent aujourd'hui pour prendre des décisions pour les milliards et milliards du main qui vivront demain et qui suberont les choix dramatiques sans avoir été consulté. Si la dictature, c'est la domination de certains surtout, la démocratie, c'est la dictature du présent sur le futur, c'est la tyrannie des vivants sur ceux qui ne vivent pas encore. Alors là dessus, des gros manins parmi vous vont pouvoir me retorquer que la démocratie à déjà était capable de gérer du long terme et de mettre le présent au service du futur. Par exemple, elle a créé les banques centrales indépendantes plus être sous mise à la préférence des dirigeants pour imprimer toujours plus d'argent au risque de l'inflation de demain. Elle a aussi été capable d'investir dans le nucléaire dans les années 70 pour qu'on en bénéficie aujourd'hui. Et je te dirais dans ce cas-là, qui était effectivement très malin et en plus d'être très beau et très musclé. Mais ce qui est inédit ici, c'est l'ampleur de la crise climatique et un défi entièrement nouveau pour notre humanité. D'abord, parce que c'est planète terre, il faut que tout le monde s'y mette, ça ne peut pas être un sujet national. Ensuite, parce que c'est séculaire, ça veut dire que c'est un horizon au-delà de toute vie de votant ou de toute vie politique, c'est très diffus. Ensuite, parce que ça joue dans nos petits comportements du côté de Thedien et pas juste par un vote, au parlement ou indécré. Mais surtout, et c'est la dimension la plus dramatique, je trouve du sujet.
il n'y a pas de possibilité de rattraper nos erreurs. Si on prend donc toutes ces spécificités ensemble, celle que je viens de décrire, alors jamais, et j'ai cherché sur le sujet, jamais, l'humanité n'a eu à faire à une telle crise. Et personne peut me dire que même le meilleur système politique jamais pensé par l'homme peut être capable de la fronter. Parce que quand on a construit ce système démocratique, on ne l'a jamais conçu pour une chose d'une telle ampleur. On l'a conçu pour nos cerveaux de singe qu'on fontait à des problèmes à taille humaine, c'est-à-dire de grands singes. Alors est-ce que je dis que tout est foutu et qu'on va tous mourir? Non, pas du tout. Enfin, on va tous mourir, c'est sûr, mais pour plein de raisons, et c'est pas le sujet. Mais nous, je ne dis pas que la démocratie est incapable de relever le défi actuel. Donc c'est mort autant profiter des dernières bonnes saisons de ski avant de crever de chaud. Non, je dirais jamais ça, parce que moi, personnellement, je refuse déjà la dimension binaire du sujet. Soit on relève le défi, soit on le relève pas. Chaque dixième de décoré de réchauffement qu'on évite est un enjeu en soi, et une chance de plus pour l'humanité et pour nous de vivre vieux et mieux. La croissance économique exceptionnelle, liée à la révolution industrielle, qui a connu l'humanité, d'abord en Occident, puis en Asie et progressivement dans le reste du monde, n'est pas un système éternel. C'est une parenthèse dans une histoire bien plus longue de notre espèce, avec en gros, pour faire très simple, 290 000 années, où on était des chasseurs queilleurs, sans croissance, avec une petite population comme tous les autres animaux. Ensuite, il y a 10 000 ans, une révolution agricole qui a eu pour effet à la fois d'augmenter notre population de façon considérable et de structurer nos ancêtres en groupe de plus en plus fixés, qui a créé l'état et toute l'histoire qu'on connaît ensuite. Et enfin, juste depuis pas très longtemps, de siècles environ une révolution industrielle. Et à l'échelle de nos petites vis-humaines et celles de nos parents et grands-parents, on a l'impression que c'est un monde normal, c'est un société industrielle, mais c'est faux. La société industrielle, c'est une expérience très récente, qui même si elle a permis de tripler l'espérance de vie, d'accélérer notre savoir, et de décupler notre population, aura eu des conséquences aussi colossales que désastreuses à l'échelle de l'histoire de notre espèce. Les humains et leurs bétails représentent aujourd'hui quatres 26% de la biomasse de tous les mammifères, c'est-à-dire que les balaines, les éléphans, lesours, les serres, les rongeurs, ce que vous voulez, c'est que 4% selon le nu. Entre le 18e siècle et maintenant, 85% des onus mit sur terre ont disparu. Bref, la révolution industrielle a permis un développement rapide au prix d'une destruction encore plus rapide et dans un lap de temps ridicule à l'échelle de notre histoire. Mais surtout, la croissance n'est pas soutenable, parce que physiquement elle ne peut pas être un modèle de long terme. Je ne vais pas vous inonder sous les calculs, mais un simple raisonnement permet de s'en rendre compte. Si on suppose une croissance du PIB mondial de 3,5% par an, ce qui a été le cas depuis 1945 jusqu'à aujourd'hui, et qu'on suppose que cette croissance continue pendant juste 1000 ans, ce qui est pas très long à l'échelle de l'histoire humaine, alors le PIB mondial serait de 10 puissances 29 milliards. C'est-à-dire 1 million de milliards de fois ce qu'il est aujourd'hui. C'est inconcevable. Selon les lois de la physique actuelle, vu que ça nous a coûté en ressources sur cette terre pour le PIB actuel, d'imaginer un PIB d'une telle ampleur. Donc, la croissance qu'on a connu depuis quelques décennies n'est qu'une petite parenthèse dans notre histoire. Et il n'y a qu'une conclusion possible et la crise écologique en est le reflée. L'humanité vit une période unique. Avoir si c'est positif ou négatif, mais en tout cas, elle est unique. Ça, c'est indéneable. Durant presque 300 000 ans, les humains n'ont pas connu ça. Et tout permet de penser que ceux qui suivront ne pourront pas connaitre ça non plus. Mais ils en subiront, par contre, les conséquences. Et pourtant, nous, on est encore là, à raisonner avec exactement le même cerveau du ming qu'il y a 300 000 ans. Et dans le même système démocratique, conçu avant l'air industriel. Et c'est ce des phases qui créent l'impossibilité aussi bien pour les individus que pour le système démocratique, de digérer et traiter les conséquences de la société industrielle. Et nos descendants nous détesteront sûrement d'avoir profité d'un tel monde en leur légant des ruines. Mais nous, on a quand même un devoir simple, malgré tout, qui est de limiter la casse qu'on va leur léger. C'est l'idée connue de Hans-Jonnaissance, c'est in principe de responsabilité. Ou comme dirait, on clobède dans Spiderman, un grand pouvoir implique de grande responsabilité. Ici, la grande puissance industrielle moderne implique une grande responsabilité vis-à-vis de l'avenir de l'espace-humain. Et même si l'aspect inédit de cette crise dans notre histoire implique, qu'on est su forcément déplattre, nous n'avons pas d'autre choix que de continuer en limiter les conséquences. La démocratie a déjà su se lier les mains à une autre échelle avec les banques centrales, avec des règles constitutionnelles, avec des traités, avec des droits de l'homme, ces mécanismes qui visent à créer des principes supérieurs à la petite majorité du moment de la dernière élection. Et même si c'est pas parfait, on peut que faire au mieux et continuer de se battre pour que l'humanité vive un autre jour. C'est pas de l'espoir, ce que je disais du réalisme, parce que l'alternative, c'est juste de foncer tête-bécée vers la fin de notre espèce, soit pire, absolument pire, que toutes les autres options à notre disposition, il n'existe pas un monde dans lequel lutter contre la crise climatique même si elle est bien entamée, même si c'est dur et même si on n'échappera pas entièrement à toutes ces conséquences, il n'existe pas un monde qui serait pire que de neuf pas lutter contre. Bon, sur ces mots, je vous souhaite quand même un bel été pour ce qui en reste, je retourne au minin, mais d'abord, oublier pas de partager cet épisode autour de vous activer les notifications pour le prochain épisode et évidemment, n'oubliez pas de me suivre. Ciao!
Podcast Summary
Key Points:
L'été 2023 marque un record de surfaces brûlées en France (80 000 hectares) et de chaleur, avec trois canicules successives.
L'auteur rejette deux fausses pistes
La crise climatique est un défi inédit pour la démocratie, conçue pour des problèmes à taille humaine et pour les générations présentes, pas futures.
La démocratie est une "dictature du présent sur le futur"
La société industrielle est une parenthèse historique récente, avec une croissance insoutenable physiquement à long terme.
Malgré l'ampleur de la crise, il faut agir pour limiter les dégâts, selon le principe de responsabilité (Hans Jonas), et la démocratie peut s'adapter en se liant les mains (comme les banques centrales).
Lutter contre la crise climatique est toujours préférable à ne rien faire, même si l'issue est incertaine.
Summary:
Cet épisode du podcast "La politique en mieux" aborde la crise climatique estivale en France, marquée par des records de chaleur et d'incendies (80 000 hectares brûlés fin juillet). L'auteur refuse de répéter les appels à agir, mais cherche à comprendre pourquoi l'humanité n'agit pas face à ce danger. Il écarte deux fausses pistes : le capitalisme, car le communisme a aussi causé des désastres écologiques, et la dictature écologique, car les régimes autoritaires polluent tout autant.
Le vrai problème réside dans la démocratie elle-même, fondée sur des principes humanistes (l'humain au centre) et des cerveaux de primates, adaptés aux problèmes immédiats, pas aux crises lointaines. La démocratie est une "tyrannie du présent sur le futur" : elle donne le pouvoir aux vivants, ignorant les générations futures qui subiront les conséquences. L'auteur souligne que la société industrielle est une parenthèse récente et insoutenable, avec une croissance physique impossible à long terme.
Pourtant, il refuse le fatalisme : chaque fraction de réchauffement évitée compte, et la démocratie peut se lier les mains (comme avec les banques centrales) pour protéger l'avenir. Il conclut que lutter contre la crise climatique est toujours mieux que ne rien faire, par réalisme et responsabilité envers les générations futures.
FAQs
Au 28 juillet, la France a battu son record de surface brûlée avec 80 000 hectares, dépassant le précédent record de 2022 qui était de 27 300 hectares.
L'auteur explique que le communisme a aussi produit des désastres écologiques, comme la disparition de la mer d'Aral ou Tchernobyl, et que la cause profonde est la société industrielle, pas un système économique spécifique.
La démocratie est une 'dictature du présent sur le futur' : elle donne le pouvoir aux vivants actuels, sans consulter les générations futures qui subiront les conséquences des décisions prises aujourd'hui.
La croissance n'est pas physiquement soutenable à long terme : une croissance de 3,5 % par an pendant 1000 ans mènerait à un PIB mondial inconcevable, et la révolution industrielle a déjà causé la disparition de 85 % des ongulés sauvages.
C'est l'idée de Hans Jonas : la puissance industrielle moderne implique une grande responsabilité envers l'avenir de l'espèce humaine, et nous avons un devoir de limiter les dégâts pour nos descendants.
Non, l'auteur refuse la vision binaire et affirme que chaque dixième de degré de réchauffement évité est un enjeu, et que lutter contre la crise climatique est toujours préférable à ne pas lutter.
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