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342. L’ère de l'influenceur est terminée et voilà ce qui la remplace

12m 25s

342. L’ère de l'influenceur est terminée et voilà ce qui la remplace

Le modèle de l’influenceur esthétique, qui a dominé les réseaux sociaux francophones pendant une décennie, est en train de s’essouffler. Ce contenu ultra-travaillé, fondé sur des routines parfaites et un lifestyle aspirationnel, ne répond plus aux attentes des audiences. La cause principale de ce changement est l’intelligence artificielle : depuis 2025, les outils grand public répondent instantanément aux questions factuelles, détournant les utilisateurs des réseaux sociaux pour l’information. Ces plateformes deviennent désormais des espaces dédiés à la connexion humaine, à la reconnaissance et au sentiment d’appartenance à une communauté. Parallèlement, les audiences sont plus sélectives et conscientes de leur temps de consommation. Elles privilégient les contenus qui les font se sentir comprises plutôt que ceux qui les font seulement rêver. L’admiration crée de la distance, tandis que la reconnaissance génère fidélité et engagement. Les marques s’adaptent en recherchant des audiences engagées sur des thématiques précises plutôt que de grands nombres d’abonnés passifs. La distinction entre influenceur, qui met le projecteur sur lui-même, et créateur de contenu, qui le met sur son audience, devient fondamentale. Un format hybride émerge, mêlant partage d’expérience personnelle et contenu utile. L’avantage concurrentiel s’est déplacé de la production esthétique vers la perspective singulière du créateur. Cette évolution ouvre la création de contenu à tous et invite à poster moins, mais avec plus d’intentionnalité et d’authenticité.

Transcription

3102 Words, 17870 Characters

French
Speaker 1Le modèle qui a fait la fortune de beaucoup d'influenceurs francophones sur ces dix dernières années, c'est-à-dire les routines esthétiques, le lifestyle aspirationnel, les contenus parfaits et ultra-millimétriques, que ce soit au niveau de la lumière, de la tenue ou encore de la mise en scène, ce modèle-là est en train de mourir. C'est probablement la meilleure chose qui pouvait arriver aux personnes qui créent du contenu en ce moment. Je suis dans cet écosystème depuis une dizaine d'années, puisque j'ai commencé avec un blog en 2016, et j'ai vu les tendances arriver, se consolider et ensuite s'essouffler. Et ce que je vois là, c'est vraiment différent, dans le sens où on n'est pas sur une micro-tendance ou sur un format révolutionnaire pour les réseaux sociaux, on est sur un changement de fond. Et donc c'est ce que j'ai envie qu'on décortique aujourd'hui. On voit ensemble ce qui se passe, pourquoi est-ce que ça se passe maintenant, est-ce que ça change pour toi si tu crées du contenu ou si t'as envie de te lancer. Avant d'entrer dans le détail, je voulais te dire que ce contenu est également disponible au format audio, si tu préfères, Spotify, Apple Podcasts, etc. Pour comprendre ce qui se passe sur les réseaux sociaux en ce moment, il faut remonter quelques années en arrière, parce que ce n'est pas un changement qui est tombé du ciel, il a en fait une cause très précise. Cette cause, c'est l'intelligence artificielle. Depuis 2025, les outils d'IA destinés au grand public ont littéralement explosé. Alors oui, ça nous permet de créer du contenu différemment, mais ça a surtout impacté la manière dont les gens utilisent les réseaux sociaux. Puisqu'avant, quand on avait une question, on allait directement sur les moteurs de recherche. On allait sur Google et on lui demandait comment est-ce qu'on pouvait faire nos semis de Thomas. Et on était très content de ça, on avait une sélection de réponses. Avec l'avènement des réseaux sociaux et des différentes plateformes de contenu, on a commencé à poser nos questions directement sur YouTube ou sur un réseau social comme celui-là. Comment optimiser le rangement de ma cuisine? Quel processus? Quels produits utiliser pour nettoyer mon four? Voilà, tout ce genre de choses. On était face à beaucoup de contenus éducatifs, informatiques et pratiques. Et ce contenu, il avait une raison d'être très concrète, qui était de répondre à une demande d'information. Aujourd'hui, pour toutes les questions factuelles et structurées, et simples aussi, l'IA est en mesure de répondre en quelques secondes avec un plan personnalisé et adapté à notre situation. Quand avant, on devait regarder une vidéo et attendre que l'intro de 4 minutes passe pour enfin avoir l'information qu'on cherchait. Donc évidemment, ça permet d'aller beaucoup plus vite et c'est pour ça qu'il y a plein de gens qui posent un tas de questions à leur intelligence artificielle. En revanche, il y a une chose que l'IA ne peut pas faire, c'est d'être un être humain. Elle ne peut pas donner à quelqu'un l'impression de la comprendre, d'avoir vécu les mêmes choses, de décrire ses situations en particulier. Tu vois un petit peu ce moment où tu écoutes un podcast ou tu regardes une vidéo et puis tu te dis : "Mais elle est en train de parler de moi, là. Ou alors elle est exactement dans ma tête, je ne comprends pas comment elle a fait parce que tout ce qu'elle dit, c'est ce que je pense." En fait, ce sentiment de connexion que tu ressens là et qui est très réel, ça ne pourra jamais être généré par un algorithme. C'est là que ça devient intéressant, puisque si la plupart des gens vont de moins en moins sur les réseaux sociaux pour de l'information, ils y vont quand même, mais pour autre chose. Ils y vont pour se sentir compris, pour faire partie d'une communauté, pour "passer du temps" avec une personne qui leur ressemble, qui traverse les mêmes choses et qui dit à voix haute ce qu'ils ont tendance à penser tout bas. Ce déplacement de l'information vers la connexion humaine, c'est ce qui est le moteur de la création de contenu à partir de 2026. Et je trouve que ça se combine à quelque chose d'ultra important, c'est que les gens sont de plus en plus conscients de leur utilisation des réseaux sociaux et de leur temps de consommation. On le voit, il y a plein de vidéos qui pop avec des conseils pour réduire son temps d'écran, comment décrocher, comment est-ce qu'on fait des détox. J'ai passé 30 jours sans téléphone, etc. C'est des contenus qui fonctionnent très bien sur les plateformes. Et ce n'est pas pour rien, parce que la plupart des gens se demandent vraiment ce qu'ils ont envie de consommer aujourd'hui et surtout pourquoi. Ils sont beaucoup plus sélectifs et ils n'ont plus envie de perdre leur temps avec des contenus pas qualitatifs. On n'est plus dans le "je scrolle parce que j'ai rien à faire" la plupart du temps. Peut-être que tu le fais des fois quand tu es aux toilettes, dans un train ou quoi. OK, tu scrolles peut-être parce que tu n'as rien à faire, mais la plupart du temps, on est quand même beaucoup plus sélectif sur ce qu'on regarde et le temps qu'on accorde. Ce que ça veut dire, c'est que le contenu qui est créé purement pour être de l'inspiration et pour être beau, il va s'essouffler et surtout, je pense qu'il va vraiment souffrir. Et au contraire, le contenu qui est là pour faire ressentir, pour rassembler, pour créer de la connexion humaine, c'est le contenu qui va prospérer. Alors, pourquoi est-ce que le modèle de l'influenceur esthétique s'essouffle? Je tiens vraiment à faire une petite précision ici avant d'entrer dans le détail, je ne parle pas de l'influenceur de manière générale, je parle d'un cas très spécifique. C'est le cas de l'influenceur ou de l'influenceuse où le contenu en lui-même, il est purement là pour l'esthétique, donc pour créer quelque chose de beau ou pour créer de l'aspirationnel, donc faire rêver les gens, leur vendre un espèce de style de vie ou un environnement qui les fait rêver, que ce soit parce qu'ils voyagent beaucoup, parce qu'ils vivent dans l'opulence ou tout autre chose. Tout ce qui est routine parfaite. Les dimanches reset où tout est soigneusement mis en scène, les appartements immaculés, tu as l'impression que c'est juste un appartement témoin que personne ne vit dedans tellement c'est parfait. Tout ce qui donne l'impression d'être sorti de Pinterest, c'est ce dont je veux parler aujourd'hui quand je parle d'influenceurs esthétiques. C'est un modèle qui a fonctionné pendant des années puisque c'est ce que YouTube et d'autres plateformes mettaient en avant le contenu qui était beau, qui était parfait, qui était harmonieux. C'est ce qui permettait d'avoir de nouveaux abonnés et de se construire une communauté. Et on ne va pas se mentir, les marques suivaient ce mood-là. Elles travaillaient avec des contenus pour la beauté de ce qu'ils proposaient. Et je pense qu'au fil des années, il y a quand même quelque chose qui s'est cassé entre ce côté ultra esthétique, ultra travaillé et l'audience, parce que, évidemment, les gens se sont lassés de ce côté pas naturel du tout et du fait que ça ne ressemblait à aucun moment à leur style de vie à eux. Même si je comprends qu'on puisse consommer du contenu sur Internet pour avoir de l'inspiration et de la motivation, je pense qu'il y a un certain équilibre à trouver et que quand tu es trop dans le côté parfait, esthétique, je te vends du rêve, ça a créé une espèce de distance entre toi et ta communauté. Quand tout est mis en scène et quand tout est parfait, ça ne fait pas naturel. Alors oui, on va regarder ton compte. On va regarder ton contenu. On va peut être admirer ton parcours, ce que tu fais, etc. On ne va pas se reconnaître. Et aujourd'hui, les gens le disent de plus en plus sur les réseaux sociaux. Ils ont besoin de créateurs dans lesquels ils peuvent se reconnaître. Ils ont besoin de personnes qui se posent les mêmes questions qu'eux, qui ont les mêmes doutes et qui partagent les mêmes imperfections. Alors, dans le cadre de ma création de contenu sur Internet, je suis régulièrement invitée à des événements. Ce que j'ai pu remarquer des marques qui intervenaient, c'est qu'en fait, elles ne cherchent plus le contenu parfait. Elles ne cherchent plus l'audience énorme. Si ça reste important, je veux une audience de femmes entre 25 et 34 ans. Elles le disent, mais c'est devenu un critère secondaire où avant, c'était la priorité. Aujourd'hui, ce que les marques recherchent, c'est une audience qui est très engagée sur un sujet précis. Elles veulent toucher des personnes qui s'intéressent vraiment à une chose. Et donc ça, ça veut dire qu'un créateur de contenu qui a 30 000 abonnés, mais sur une thématique précise et avec une audience qui est ultra engagée, devient un profil beaucoup plus intéressant qu'un influenceur à 300 000 abonnés qui sont assez passifs de manière générale et qui n'interagissent pas, forcément. Et je trouve que c'est un renversement qui est ultra intéressant parce que pendant des années, on a couru après les vues, après le nombre d'abonnés, c'est un petit peu la course à celui qui en avait le plus, alors qu'aujourd'hui, ça compte plus du tout. Ce que les marques nous disent, c'est que ce n'est plus le critère principal, que donc il vaut mieux s'attarder sur le fait de créer une vraie connexion, une vraie relation avec son audience, plutôt que de la faire grandir tous les jours sans objectif précis. Et c'est en ça que le modèle de l'influenceur esthétique, qui est là pour vendre du rêve, va s'essouffler. Parce que quand notre contenu est centré sur l'image que l'on projette de nous-mêmes, on va avoir des gens qui vont nous admirer, c'est sûr. Mais l'admiration, c'est différent de la connexion. L'admiration, ça crée de la distance, alors que la connexion, ça crée de la fidélité. Ça crée de l'engagement réel et surtout une communauté qui reste. Alors la question maintenant, c'est si ce modèle-là s'essouffle, qu'est-ce qui nous reste maintenant et surtout, qu'est-ce qui compte? Il y a une distinction qu'on va devoir faire tout de suite pour avoir un peu plus de contexte là-dessus et mieux répondre à cette interrogation qu'on se pose tous. C'est la distinction entre l'influenceur et le créateur de contenu. Et je ne parle pas de nuances sémantiques, je parle d'une différence fondamentale dans la façon dont on va aborder le contenu. L'influenceur met le projecteur sur lui-même quand le créateur de contenu met le projecteur sur son audience. Je vais te donner un exemple très simple et très facile. On va prendre un contenu mode. L'influenceur, ce qu'il va créer comme contenu, c'est un outfit of the day. Sa tenue du jour, sa vie et son esthétique. Alors que le créateur de contenu, lui, il va te créer une vidéo « Comment se créer une tenue avec un budget de 50 euros ». Le sujet est le même. Par contre, la posture est complètement opposée. C'est la même chose dans la nutrition. Un influenceur va te montrer ce qu'il mange, il va te parler de sa relation à la nourriture, il va te créer des contenus avec de la nourriture qui seront hyper esthétiques, il va avoir des gros bols avec des petits fruits qui sont bien coupés, bien alignés, etc. Alors qu'un créateur de contenu va t'expliquer comment construire une alimentation équilibrée quand tu travailles de chez toi et que tu manques de discipline. Encore une fois, le sujet reste le même, la nutrition. Par contre, la personne qui est au centre du contenu change complètement. Et attention, ce n'est pas un jugement de valeur que je suis en train de faire. Je regarde des outfits of the day, je regarde des what I eat in a day. Mais d'accord, les deux approches fonctionnent. L'influenceur et le créateur de contenu, c'est juste qu'elles ne vont pas faire la même chose. Maintenant qu'on a fait la distinction entre les deux, il faudrait qu'on se concentre sur un format hybride parce que c'est ce qui est en train d'exploser en ce moment. C'est la personne qui crée du contenu, mais qui partage quand même son expérience, qui met en scène aussi son propre parcours, mais qui le fait depuis un angle ancré dans ce que l'autre personne, ou en tout cas son audience, vit également. On n'est ni dans le regarde ma vie, ou voilà un contenu didactique, on est plutôt entre les deux. Je suis en train de traverser, voilà ce que je suis en train d'observer, voilà les questions que ça soulève et que je me pose, et peut-être que tu te reconnais aussi dedans. Pour moi, c'est une distinction qui est hyper importante. J'ai regardé l'épisode de podcast Tonks d'Arthur Perticoz avec Gaspard G. Gaspard G, qui est un créateur de contenu, d'information et de politique principalement, et en fait, ce qu'il expliquait en cette interview qui était très intéressante, c'était que de par le contenu que lui créait, il n'avait pas d'audience fidèle et ultra engagée. Quand il travaillait avec, quand il travaille aussi, on va dire ça de manière générale, avec des marques, en fait, la campagne, ça ne peut pas être un objectif de conversion, ça ne peut que être de l'awareness, parce que les gens ne cliquent pas sur le lien. Les gens ne cliquent pas sur les liens des sponsorisations que lui fait, comme le font d'autres audiences pour certains influenceurs et créateurs de contenu. Parce qu'en fait, la relation n'est pas la même. Son contenu fait qu'il y a une certaine distance qui se crée avec son audience, donc il manque ce côté un petit peu marque personnelle et apprendre davantage qui est Gaspard pour que les gens soient attachés et cliquent sur ces liens sponsorisés. Donc c'est un petit peu à nous de faire ce job hybride de je crée du contenu, et je te partage quelque chose qui peut t'aider et qui répond à ton besoin, mais en même temps, je te partage qui je suis, ce que je suis en train de traverser, et toutes ces choses-là. C'est vraiment un format hybride de ces deux-là. Parce que ce qui fonctionne aujourd'hui, c'est le contenu qui est le plus humain. Et attention, ça ne veut pas dire faire du contenu un petit peu n'importe comment, pas qualitatif, sans lumière, etc. C'est vraiment juste le fait de créer de la connexion humaine. C'est partager ses opinions, toutes les perspectives qu'on peut avoir sur lui. différentes choses. Et c'est surtout, je pense, montrer qu'on n'est pas en train de jouer un rôle. Alors, qu'est-ce que ça veut dire pour toi, maintenant, tout ça? Ça veut dire que l'avantage concurrentiel sur les réseaux sociaux, il s'est déplacé de la production à la perspective. Avant, ce qui comptait, c'était d'avoir le meilleur équipement, le meilleur éclairage, faire des petits jeux de lumière. C'était toute l'ambiance et tout le côté papier cadeau. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est ce qu'il y a dans la boîte de ton cadeau. C'est ton point de vue singulier. C'est le fait de t'adresser à une audience précise qui partage les mêmes centres d'intérêt que toi ou les mêmes situations. Et surtout, c'est de construire quelque chose de durable. Je trouve personnellement que c'est une bonne nouvelle parce que ça permet d'ouvrir la création de contenu à tout le monde. Il y a quelques années, tu vois, je n'ai pas pris le train de l'influence parce qu'en fait, je n'habitais pas dans un environnement esthétique. Je n'avais pas des beaux meubles et un bel endroit dans lequel vivre quand, sur Instagram, c'était ça qui fonctionnait. Peut-être que c'est l'une des choses qui a fait que j'ai loupé le coche, mais ce n'est pas grave parce que ça m'a forcé à utiliser ma petite caboche et à aller chercher un petit peu plus loin. Et au final, si ce qui compte aujourd'hui, c'est juste que tu sois en mesure de partager ton point de vue sur des choses, en fait, ça rend la barrière à l'entrée beaucoup moins importante. Donc la question à te poser maintenant, c'est quand tu crées du contenu, demande-toi, est-ce que ce que je suis en train de partager là, ça permet à mon audience de se reconnaître? Est-ce que mon audience va avoir l'impression que je me pose les mêmes questions qu'elle? Est-ce qu'elle va avoir envie de revenir? Non pas parce que je raconte des choses absolument incroyables, mais parce que c'est juste du vrai et du concret. Et ce petit glissement de l'admiration vers la reconnaissance, c'est la chose la plus intéressante et la plus importante qui est en train de se passer actuellement dans la créateur-économie. Et ça, les créateurs qui l'ont compris ont arrêté de chercher à impressionner tout le monde et ils ont vraiment fait cet effort de créer du contenu qui est là pour connecter avec les gens, pour construire une audience solide et surtout ultra-fidèle. Et ça, c'est ce qui permet de durer. Ce que je retiens de tous ces contenus que j'ai pu analyser, écouter, consommer pour préparer cette vidéo, c'est une chose ultra-sain. Ton avantage unique, c'est ta perspective unique sur les choses que tu es en train de traverser et d'observer. Tes plateformes, que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur YouTube ou sur ton podcast, c'est un espace où tu peux partager des choses quand t'as vraiment quelque chose à dire. Pas pour occuper l'espace. Et honnêtement, je trouve que c'est une bonne nouvelle pour à peu près tout le monde parce que ça va peut-être nous aider à sortir du rythme de publication effréné que nécessitent les réseaux sociaux pour poster moins mais avec beaucoup plus d'intentionnalité et de perspective. Avec une réflexion qui est beaucoup plus réfléchie, on va dire, que quand on est dans un rythme de publication 4 à 6 fois par semaine. Si cette vidéo t'a parlé, n'hésite pas à me dire dans les commentaires ce que toi tu observes dans les comptes que tu suis. Est-ce que toi aussi tu vois un petit peu ce glissement qu'on est en d'avoir de l'admiration vers la reconnaissance. Je suis un petit peu curieuse de savoir ce qui se passe dans ton fil d'actualité.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le modèle de l’influenceur esthétique, fondé sur des routines parfaites et un lifestyle aspirationnel, s’essouffle au profit de contenus plus humains et authentiques.
  2. L’essor de l’intelligence artificielle depuis 2025 détourne les recherches d’informations factuelles des réseaux sociaux, qui deviennent des espaces dédiés à la connexion humaine.
  3. Les audiences sont plus sélectives et conscientes de leur temps d’écran, privilégiant les contenus qui les font se sentir comprises plutôt que les contenus purement inspirants.
  4. L’admiration crée de la distance tandis que la reconnaissance et la connexion génèrent fidélité et engagement réel auprès des communautés.
  5. La distinction entre influenceur (projecteur sur soi) et créateur de contenu (projecteur sur l’audience) structure les nouvelles approches de création.
  6. Les marques privilégient désormais une audience engagée sur une thématique précise plutôt qu’un grand nombre d’abonnés passifs.
  7. Un format hybride émerge, mêlant partage d’expérience personnelle et contenu utile ancré dans le vécu de l’audience.
  8. L’avantage concurrentiel s’est déplacé de la production esthétique vers la perspective singulière du créateur, rendant la création plus accessible.

Summary:

Le modèle de l’influenceur esthétique, qui a dominé les réseaux sociaux francophones pendant une décennie, est en train de s’essouffler. Ce contenu ultra-travaillé, fondé sur des routines parfaites et un lifestyle aspirationnel, ne répond plus aux attentes des audiences. La cause principale de ce changement est l’intelligence artificielle : depuis 2025, les outils grand public répondent instantanément aux questions factuelles, détournant les utilisateurs des réseaux sociaux pour l’information. Ces plateformes deviennent désormais des espaces dédiés à la connexion humaine, à la reconnaissance et au sentiment d’appartenance à une communauté.

Parallèlement, les audiences sont plus sélectives et conscientes de leur temps de consommation. Elles privilégient les contenus qui les font se sentir comprises plutôt que ceux qui les font seulement rêver. L’admiration crée de la distance, tandis que la reconnaissance génère fidélité et engagement. Les marques s’adaptent en recherchant des audiences engagées sur des thématiques précises plutôt que de grands nombres d’abonnés passifs.

La distinction entre influenceur, qui met le projecteur sur lui-même, et créateur de contenu, qui le met sur son audience, devient fondamentale. Un format hybride émerge, mêlant partage d’expérience personnelle et contenu utile. L’avantage concurrentiel s’est déplacé de la production esthétique vers la perspective singulière du créateur. Cette évolution ouvre la création de contenu à tous et invite à poster moins, mais avec plus d’intentionnalité et d’authenticité.

FAQs

Parce que les audiences se lassent des contenus parfaits et mis en scène dans lesquels elles ne se reconnaissent pas. L'admiration crée de la distance, tandis que la connexion crée de la fidélité.

L'IA répond désormais en quelques secondes aux questions factuelles et simples, ce qui réduit le besoin de contenu purement informatif sur les réseaux sociaux. Les gens y viennent donc davantage pour la connexion humaine que pour l'information.

L'influenceur met le projecteur sur lui-même, tandis que le créateur de contenu met le projecteur sur son audience. Par exemple, l'un montre sa tenue du jour, l'autre explique comment composer une tenue avec 50 euros.

Le contenu le plus humain, qui crée de la connexion et permet à l'audience de se reconnaître. Il ne s'agit pas de négliger la qualité, mais de partager ses opinions et son vécu de façon authentique.

Le nombre d'abonnés est devenu un critère secondaire. Les marques privilégient une audience engagée sur une thématique précise, même si elle est plus petite.

Le format qui combine contenu utile et partage d'expérience personnelle. Le créateur répond à un besoin de son audience tout en partageant qui il est et ce qu'il traverse.

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