Cette transcription aborde le rôle central mais souvent négligé de l’eau dans l’économie mondiale. L’invitée, Esther Crosé del Bo, économiste de l’eau, explique que 90 % de l’eau prélevée sert à produire des biens économiques – agriculture, industrie, énergie – tandis que l’usage domestique ne représente que 10 %. Pourtant, l’eau reste largement invisible dans les échanges commerciaux : elle est la ressource la plus échangée en volume, mais la moins valorisée, car son prix est bas et sa comptabilisation absente. La disponibilité de l’eau devient un facteur de tension économique et géopolitique, comme le montre la sécheresse de 2022 en France, où des usines ont dû fermer.
Le rapport de l’ONU sur la « faillite hydrique mondiale » souligne que la surexploitation des nappes phréatiques et la sécheresse des sols – accélérée par le réchauffement climatique – compromettent la régénération des ressources. Un sol sec ne capte plus le carbone, ne recharge plus les nappes et menace l’agriculture. L’eau est donc un levier clé pour agir sur le climat et la biodiversité. Pourtant, sa gouvernance reste difficile, car elle est à la fois très locale (dépendante des territoires) et mondialisée (via les chaînes de valeur). L’invitée insiste sur la nécessité de reconnaître l’eau comme un bien économique pour mieux la gérer et éviter des crises futures.
On parle pas mal d'énergie, de pétrole, d'éliomes, d'anglais, de terrares, bref de ressources, surtout en ce moment, et on a déjà abordé le sujet de leur réfaction dans un seismique, mais il y a une ressource encore plus fondamentale qu'on a tendre à s'a oublier et dont on parle beaucoup moins, c'est l'eau, sans eau, pas l'air et culture, pas d'industrie, pas d'énergie, évidemment pas de vie. Et pourtant elle reste largement absente de notre manière de penser l'économie et plus largement le fonctionnement de notre civilisation au sens large, parce que l'eau est partout, mais souvent invisible. Elle est dans ce que nous mangeons, dans ce que nous portons, dans ce que nous produisons, un café, un t-shirt, un kiloderie, un smartphone, bah tout ça, c'est aussi une histoire d'eau, souvent prélevée à l'autre bout du monde. Et pendant longtemps, cette dépendance n'a pas posé problème, ce que l'eau semblait abondante, local, et presque évidente, pas partout, évidemment, mais en tout cas chacun met ses habitudes. Mais c'est plus tout à fait le cas, c'est plus aussi simple, parce que la disponibilité de l'eau commence à influencer les prix, les chaînes de valeur et les stratégies industriels, et ça devient un facteur de tension, parfois un enjeu de pouvoir, et de plus en plus une contrainte économique. Autrement dit, une partie de notre prospérité, ou simplement de notre stabilité actuelle, repose sur une ressource qu'on comprend finalement assez mal. Pour éclérer ces dynamiques, j'ai reçu Esther Crosé del Bo, qui est économiste de l'eau, et qui travaille précisément à rendre visible ce rôle central que joue l'eau dans notre économie, dans nos dépendances et les transformations en cours. Je suis Julien de Vorax, sixmi qui est un podcast indépendant, qui a besoin de votre soutien pour exister. Donc partagez l'épisode, parlez du sujet si ça vous plaît, et faites en don, si vous pouvez. Merci d'être là, et bon écoute. Je ne sais pas si vous êtes encore en bas, mais le monde est vous attend pas. Le nom dit bouge, et bouge vite. Bienvenue sur Sixmi. Rien de tout sa nérée. Qu'est-ce que le réel? Quelle est ta définition du réel? Chaque génération sans doute se croit pourrer à votre heure de mort. Vous trouvez savoir nous à fait devenir cynique, le sombre s'il humain à force d'intelligence. We are in the beginning of a mess extinction. Tu dois trouver dans tes rêves l'avenir pour lequel il a envie de te bal. Bonjour, Astéan. Bonjour, viens. Merci d'être là. Merci de n'occuarder de ton temps. Est-ce que tu peux commencer par te présenter brillamment, brisement, parler un petit peu de ton parcours? Et m'a compter ce que tu fais aujourd'hui? Non, et pleasure. Alors je suis économiste de l'eau, de formation. J'ai fait une école de commerce à longtemps et après un doctorat d'économie sur l'empreinte de l'eau pour l'économie, en gros l'agriculture, l'industrie et l'énergie. J'ai fait ça à une époque où l'eau n'intéressait pas grand monde, et c'était le tout début du changement climatique et même du CO2. Bref, à l'époque, j'ai essayé de monter une petite boîte sur le sujet, ça n'a pas pris. Du coup, j'ai passé huit ans chez AXA à travailler sur plein de sujets dont la biodiversité est le climat. Et puis, depuis 2022, la grande sécheresse qu'on a connu en France que j'ai quitté AXA et que j'ai refondé le cabinet que j'avais entêt il y a 15 ans, qui s'appelle Waterwayser et qui aujourd'hui accompagnent les grands groupes dans leur compréhension des enjeux de l'eau. Voilà, sinon je suis passionné de vin et de neuf chi. Exactement, l'eau est le vent et donc c'est mon hobby à côté des sujets de l'eau. Ok, donc on va parler d'eau. Et on va essayer d'en parler de plein de manière parce que effectivement, non seulement on leur trouve partout, mais compréhée dans la vie pour rappel, d'où c'est la vie. Et puis, on leur trouve sur les enjeux climatiques, on leur trouve les enjeux économiques, on leur trouve les enjeux géopolitiques, donc dans les entreprises on va balayer tout ça. À quel moment, t'as eu cette espèce de déclic qui consiste à voir de l'eau partout, donc il est à se dire qu'en fait, justement c'est un sujet absolument central et que tout autour de cette problématique-là. J'en ai eu deux des déclics. Le premier, c'était en fin des colles de commerce où j'étais passionné de géopolitique et je me suis dit, "Bon, je vais me tourner vers ce qui concerne et qui concentre la géopolitique, à l'époque c'était le pétrole. Le problème, c'est que le pétrole et l'énergie de façon générale, c'était complètement saturé et j'ai commencé à regarder l'eau et j'ai pas trouvé grand chose, il y avait les livres d'Orsena qui faisait un peu date et qui étaient un peu les seuls, en fait tout ouvrage vraiment important en France. Aux États-Unis, il y avait pas mal de littérature mais c'était tout et je me suis dit, tiens, ça me donne envie de creuser. Et après, je suis tombé sur un chiffre qui a absolument faramineux et qui a tout changé et qui m'aperçoit des cas que l'eau c'était la bombe du siècle. C'est que dans le monde, en fait, 90% de l'utilisation de l'eau qu'on a, c'est pas pour boire, nous doucher, tirer la chasse d'eau aux cuisiner, mais 90% de l'eau sert à produire des biens économiques, donc de l'agriculture, de l'industrie et de l'énergie. C'est faramineux, ça veut dire qu'en gros notre consommation à nous domestique, ce n'est que 10%. Et là, je me suis dit, mais en fait, il y a plein de pays qui sont déjà en stress hydrique, qui ont des problèmes de production et donc c'est ça la prochaine grande crise économique sur nos chaînes de valeur. Il faut que je m'y mette, il faut que je compte et il faut qu'on dise quelque chose sur le sujet. On va aller dans le détail, mais en gros, comment tu te cas de le sujet, puisqu'il y a plein de dimensions, nous devons même quand on regarde l'actualité, on voit de l'eau dans la guerre, on va en parler aussi, dans l'écrisaire, l'école, dans le choc dépris. Quand tu regardes la géopolitique, quand tu regardes l'actualité avec ce prisme-là, c'est quoi les points saillants, qu'est-ce que ça a changé dans ta grille de lecture? Je vous propose des lunettes, en fait, que t'as au travers de ces lunettes tintés par l'eau, qu'est-ce que ça donne? C'est vrai qu'en fait, on parle de l'eau tous les jours, mais ce n'est pas toujours forcément la même haute, en fait, l'eau, bon d'abord, c'est une ressource, donc 4 milliards de personnes sont privées à travers le monde entier. Et pendant les guerres, on voit ces gens qui, bien en du mal, accédés non tellement à l'eau et puis à l'eau propre, donc à la ressource domestique. Après, à la ressource économique, que moi, je vois absolument partout, c'est à dire que je vois une matière première, dès que je regarde ton t-shirt, dès que je vois une table, je sais qu'il y a eu de l'eau derrière et je me demande d'eau à l'vien. Et puis après, ta l'eau moyenne transport, je le dis là, mais c'est vrai qu'on en parle pas souvent, mais sans l'eau, en fait, 80% du commun certain national ne pourrait pas fonctionner. Et puis après, ta l'eau en tant que menace, qui est celle qu'on voit le plus, c'est notamment, il y a eu les grandes idondations en France en début d'année 2016. Et donc là, l'eau en tant que menace, c'est souvent le trop d'eau. Et quand on a trop d'eau, on s'imagine pas qu'on puisse en manquer après. Et donc en fait, moi, quand j'ai vu les idondations engendvées, je me suis disut, tout ça, nous empêche pas potentiellement d'avoir un printemps sec et un étudiant écaniculaire. Et donc c'est possible qu'en fait, on est exactement laverse en quelques mois. Donc voilà, c'est un peu ces quatre facettes que je vois partout et c'est vrai que j'ai un peu ce bien de me dire, bon bah des quatre eaux ou pas assez d'eau, économiquement, qu'est-ce qui va se passer derrière quoi? Ok, comment on. pour rester sur l'idée d'économie d'eau, comment est-ce que tu définis ça? Peut-être on peut prendre des exemples pour ce que ça veut dire dans les jugages, dans ces 90% ou est-ce qu'ils vont déjà pour commencer à voir quelques quantités en tête, dans les t-shirts, dans la viande, dans tous ces trucs-là, dans la production industrielle. Pour qu'on se rend compte qu'en fait, effectivement, sans eau, il n'y a pas d'économie, il n'y a pas de vie, mais il n'y a pas non plus d'économie et à quel point c'est important pour comprendre l'anactuelle. Oui, mais en fait, si tu veux la plupart des choses qu'on a autour de nous, là aujourd'hui, elles ont demandé de l'eau à un moment donné, alors c'est très vrai pour tout ce qu'à nécessiter, par exemple, de l'agriculture à la base. Donc ton t-shirt, c'est du coton, je ne vais pas dire forcément, je ne sais pas d'ouïvir, mais il y a un peu forcément de coton qui était passée par Louis Bécquist, en parlant, ou pour la Chine, et tout ça, ça a demandé de l'eau et en particulier de l'eau d'irrigation. Donc, il y a lui à peu près 2000 à 2500 litres d'eau qui ont été nécessaires pour produire ton t-shirt. C'est pas grave, hein, simplement pour dire qu'il y a de l'eau derrière et pareil ce matin, si tu as bu un café, le café, il n'y a pas de France, il n'y a forcément, je sais pas du Kenya, la Colombie, du Pérou, et donc virtuellement, tu as déjà consommé l'eau qui a servi à faire pousser les grains de café, et en fait, par jour, tu vas consommer l'eau d'environ 10 à 15 pays différents. C'est inévitable, en fait, même en essayant de bien consommer, on est dépendant de l'ensemble des ressources en eau dans le reste du monde, et c'est pareil, une partie du reste du monde consomme de l'eau française, tous les jours, à travers ce qu'on exporte. Donc en fait, cette hôla fait qu'aujourd'hui, elle n'est pas calculée, mais moi pendant ma tesse, c'est une ébromère chose que j'ai faite, l'eau est aujourd'hui, la ressource la plus échangée en volume dans le monde, mais la dernière en valeur, parce qu'on peut être un apas de prix, elle n'est pas comptabilisée dans les agents de l'internation. Et changer en volume, parce qu'il faut la compter dans chaque avocat qu'on importe, en fait, c'est un certain volume d'eau qui a été pris au pays, qui le produit, etc. Oui, c'est ça. Quand on est exportateur industrielle ou la léculture, on est exportateur net d'eau. Et comment t'explique que ce soit pas contact, ce soit pas bien compris, parce que c'était considéré comme une ressource, en fait, infinie, en abondance, et qu'il ne pose pas de problème? Oui, c'est ça. Alors en fait, il y a plein de raisons à cela et elles sont géographiquement différentes, mais la première, c'est que de toutes les façons, la plupart des grands pays développés, dont la France fait partie, n'ont pas réellement eu de problème, d'eau jusqu'à récemment. C'est un peu 2022, un autre déclencheur, quand on a vu des communes dans les piernes orientales, qui avaient plus d'eau et qui ont dû être alimentèques en camion citerne, donc quand on a lu des usines s'arrêter, parce qu'il y avait des arrêtés préfecteaux sur l'eau, donc un, on avait de l'eau jusqu'à récemment. La deuxième chose, c'est que on a du mal à concevoir cette idée que l'eau est à la fois un bien essentiel à la survie humaine et en même temps un bien économique. Si vous voulez la définition de bien économique, on en parle facilement aujourd'hui, mais elle n'est pas encore ancrée, elle n'est pas encore gouverneux ni conceptualisé en tant que tel. Et donc du coup, étant donné que c'est d'abord un sujet humanitaire, comme moi je parle d'eau économique, on me dit "m'attendez, vous voulez financier Islo, vous voulez en faire un objet économique, donc ça ça fait peur encore." Donc on n'est pas encore prêt à assumer ce statut, c'est pareil dans le monde entier. Et puis il y a une troisième raison très forte, c'est que pour compter, pour gouverner, il faut qu'on sache à quel échelle on met cette gouvernance. Et en fait, l'eau, c'est à la fois quelque chose de très très local, donc tu vois ce qui se passe en ce moment, dans le sud de la France, qui se passe en Inde, dans un californie, nous en ce moment ça ne nous impacte pas, mais l'eau c'est complètement mondialisée, à travers le fait que tu portes aujourd'hui sur toi de l'eau indienne et que t'as mangé de l'eau du pérou peut-être ce matin, et ton café. Donc c'est à la fois très local et immensément global, et donc on ne sait pas vraiment pas comment on va faire.
forcément à quel échelle il faudrait qu'on mède cette fameuse gouvernance de l'eau. Et donc tout ça fait que, bien, mi-moutabou, on n'a jamais vraiment calculé, il faut dire aussi que l'élément principal, c'est que le prix de l'eau, ça ne vaut pas grand-chose dans la plupart des pays, donc à partir du moment où quelque chose ne vaut pas grand-chose, on ne compte à de bidisse pas, et donc on utilise un peu n'importe comment, un peu n'importe où quoi. - Et on va voir les problèmes que ça peut créer en local aussi, alors la manière qu'on a d'utiliser l'eau ou l'eau, la manière dont on a d'utiliser l'eau, je fais des phrases un peu étranges, pardonnez-moi. Alors, il se trouve que l'eau n'est en parait du sujet, qu'on commence à parler de l'eau comme bien économique aussi, en tout cas, à la compter, et l'eau n'a sorti un rapport sur le fait qu'on était maintenant en faillite idrique mondiale. Est-ce que tu peux me parler de ça, de ce constat, de ce que ça sort, et ce que ça crée aussi comme conversation? - Ça me met beaucoup plus rapport parce que enfin, en fait, il parle des daux en termes économiques, il a mis, il a expliqué que la faillite idrique mondiale, c'est une question d'eau avec un bilan, il y a un passif, un actif, et qu'en fait aujourd'hui, on a dépassé nos réserves, tel qu'elles sont disponibles aujourd'hui. Le mot faillite, il est important parce que l'eau n'y dit qu'on ne peut plus utiliser les termes de crise ou de stress idrique, qui supposerait qu'on puisse revenir en arrière. Là, on parle de faillite, ça veut dire qu'on ne peut plus revenir. Là où je mets un bémol sur le mot, c'est que c'est pas la faillite partout, et qu'on peut re-générer à certains endroits. Mais globalement, c'est vrai que la plupart de nos préatiques ont été vidé et polluées, on a perdu 50% de nos ennemis, c'est très grave, 50% des là aussi, on perdut à peu près 30% de leur capacité. Donc, de façon générale, on a moins d'eau dans le monde disponible à l'instant T, et il dit que tout ça est largement dû à la sécheresse des seuls. Et ça, c'est très intéressant parce que jusqu'avant, on parlait du climat uniquement à travers le prisme du CO2, et là, l'ONU dit que c'est la sécheresse des seuls qui est responsable de tout, cette sécheresse, elle est entièrement dû à l'homme, parce qu'on est allé prendre de l'autre hôpite, parce qu'on a réchauffé l'atmosphère, et donc le sol transpire beaucoup plus vite que autrefois. C'est comme ta peau, quand tu transpires, enfin, quand tu fais du sport, tu transpires, mais là, les seuls ont chaud, donc ils perdent plus rapidement l'orot, ça fait plus ou non l'atmosphère, donc c'est pour ça que quand elles retombent, on a de plus en plus d'événements climatiques très très forts, mais de l'autre côté, elle a des seuls de plus en plus secs, et un sol sec, c'est un sol qui n'absorbe plus d'eau, c'est un sol qui ne recharge plus, c'est une apfractique, c'est un sol qui ne crée plus d'agriculture, et surtout c'est un sol qui ne sait plus capturer de carbone, et il se trouve que les sénais du Gèc reposent sur une hypothèse fondamentale, qui est que chaque année, nos seuls vont capturer à peu près 30% du CO2 mondial et mis. Donc, pour ça, il faut qu'un sol soit vivant, donc qu'il soit humide. Donc la sécheresse des seuls fait qu'on en train de se priver d'agriculture, on en train de se priver de notre haut dans les seuls, et on en train de se priver de cette captation naturelle du carbone. Donc en gros, la sécheresse des seuls est très très majeure dans ce rapport, et le troisième élément qui est intéressant, et ça, je l'adore celui-là, c'est qu'il dit que si on s'attaque à l'eau, on fait un peu d'une pierre 3 coups, parce qu'en fait, de l'eau dans nos seuls, c'est de la captation carbone, donc à travers l'eau, on touche le carbone, et 50% de la biodiversité évolue dans l'eau. Donc, si on touche à l'eau, on touche à la biodiversité aussi. Donc ce rapport, il a fait date pour nous, en vrai, avec tout ce qui se passe dans le monde, ça fait un peu pchite maintenant, mais c'est très important qu'il était publié, et potentiellement ça va ouvrir la voix à une vraie reconnaissance des sujets de l'eau, par l'eau, par l'écoppe, etc. Parce que c'est un peu la grand oubliée aujourd'hui. Oui, donc ça n'a pas de sur le climat, sur la capacité, sur la biodiversité, et c'était complètement central dans toutes ces problématiques-là. On peut peut-être faire un point sur le cyclolo d'une air générale, mais la manière dont c'est tôt et pas utilisée, mais doit le provier plutôt. Je parlais de n'importe qui, cette idée que, en fait, il peut y avoir une faite, c'est que donc à mon donner, on a épuisé un stock qui ne se régénera pas. Je pense que c'est pas forcément clair pour tout le monde. Le fait qu'il peut y avoir ces n'importe qui qui sont prêts historiques, historiques, et à certains endroits, les qualiforts n'y dépendent ça, tout le reste américain n'y dépendent ça. On aura aussi des choses qui dépendent, puisqu'on a plutôt tendance dans notre imaginaire. Je pense à penser que c'est une espèce de cycle éternelle, et qu'en fait, on va prendre l'eau dans les rivières et voir des salinis de l'eau à certains endroits. Mais en fait, de ce que je comprends, il y a quand même une grande partie de la réculture mondiale, en tout cas, et de la consommation d'eau d'humér général, qui dépendent ces naps ratiques. Oui, même celui-là, c'est vrai que c'est un cycle, tel qu'on l'a appris à l'école, simplement c'est pas un cycle parfait qui se régénère parce qu'on l'a rompu, c'est ça qu'on n'a prendre plus à l'école pour le coup. On l'a rompu parce qu'on a consommé trop vite, au même endroit, et on l'a rompu parce qu'on a aussi beaucoup pollué. Donc en gros, ce qu'il faut savoir, c'est que d'autre haut, elle peut venir soit des ressources que l'on voit, c'est-à-dire des ressources en surface, les naps, les rivières, etc. Elle peut venir des naps fréatiques, c'est ce qui est en dessous et qu'on va venir récupérer quand on fait un forage, par exemple, et puis elle vient aussi de la pluie. On peut capter cet autre pluie directement, ou alors cet autre pluie, elle va venir alimenter, les mêmes rivières, les naps fréatiques, etc. Et en fait, ce qui se passe, c'est qu'aujourd'hui, en prélvant plus vite par exemple dans une nap fréatique, en fonction de sa rapidité de recharge, et bien on peut la sécher. En fait, une nap fréatique, elle peut soit se recharger très très vite, soit se recharger très lentement. Et puis on est allé creuser de façon profonde pour trouver l'eau, notamment dans les pays du moins énonérients, notamment au Mexique, au Pégrou, etc. Plus on a empêché ce n'able de se remplir parce qu'elle se remplit sélentement, et plus on a allé toucher une eau, qui avait mis des milliers d'années à se recharger. Donc forcément, en allant la prendre, on sait qu'elle ne vont pas se remplir de sito. Donc ça, c'est un premier phénomène, c'est qu'on est allé assécher une partie de naps fréatiques, ensuite en construisant, et en aménageant le territoire, et forcément en le bétonisant, et bien on n'arrive plus à ce que l'eau de plus qu'il tombe, arrive à récupérer, au arri de la rejoindre sa nappe. Donc c'est pour ça qu'on dit que la ménage en urbain est le béton, et dangereux pour la recharge des naps, attention, je suis pas en train de dire qu'on a plus d'audre d'avant des villes, parce qu'on s'effère des espaces urbains avec du béton drénant ou du béton pour eux, et puis ça allait retrouver, on dirait sa maison pour qu'elle puisse aller charger les naps, et puis l'autre sujet, c'est qu'en fait le changement climatique, vient rabattre les cartes de quel eau nous avons et à quel moment. Et en fait aujourd'hui, il s'est fait qu'il y a des gagnants et des perdants, l'eau qu'on avait autrefois, typiquement une année typique en France, il y avait forcément des changements, mais, et d'ailleurs le vin représente bien ça, puisque les millésimes représentent les différentes disponibilités d'accès à l'eau, mais l'agriculture a connu des années plus ou moins banne, mais on a toujours eu un apport un peu réguliant, nous, ça veut dire qu'on avait un peu de pluie, temps en temps, un peu de soleil, on avait ce qu'il fallait. Aujourd'hui, le problème, c'est qu'on a des événements trop intenses sur une courte durée. On va avoir beaucoup d'eau à un moment, avoir beaucoup d'enginvier, c'est pas pratique parce qu'en fait c'est le moment où la terre est à nu, il n'y a pas de végétation, donc du coup, si à trop d'eau, allez, seules se gorge, et ensuite elle ne peut plus rentrer, à l'inverse, si on n'a pas assez d'eau en été, alors que c'est le moment où la végétation on a besoin, et elle va te boire tout le cas d'une affriatique, et on n'a pas assez. Donc en fait, la question c'est, le cycle de l'eau, on a besoin d'un peu d'eau un peu tout le temps, et nous l'avons rendu, parce que cette eau, elle tombe un peu de façon imprévisible, et de façon très intense, à des moments qui ne nous arrangent pas forcément. Voilà un peu une image, jusqu'le de l'eau, pas si mal. Je vais comprendre un peu mieux cette faillite idrique, mondial, et ce qui se dit dans la rapport de l'eau nue, qui va être significatif, et tout le monde devrait avoir en tête. Quels sont les lieux les plus importants où il y a cette faillite idrique? Qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Les lieux qui sont les plus intentions, ou ce n'est pas encore tout à fait le cas, mais ça ne serait tardé, et où il y a des nœuds, ou il y a des points de bascul, aussi, je voudrais comprendre ce que ça veut dire, aussi pour une région ou un état, lorsqu'ils se déclarent en faillite idrique. Aucun état, c'est vraiment déclaré en état de faillite idrique, même si on sait qu'il y a des endroits qui sont plus en plus vulnérables, c'est toujours une combinaison du climat, et de ce que les hommes ont fait sur place, parce que tu peux avoir des endroits qui sont très secs, mais si les hommes sont pas allés chercher à mettre des activités économiques des lierrandes sur place, c'est pas très grave. En gros, tu as des hub qui sont aujourd'hui complètement rouges quand tu regardes les cartes de stress idrique, t'as évidemment le Moyen-Orient, t'as le nord de l'Afrique avec tous les pays du magreb, t'as une grande partie de l'Amérique centrale, et puis aux états-Unis, t'as des zones rouges, notamment comme la Californie, et puis après, tu vas avoir l'Australie qui est pratiquement entièrement rouge, qui l'a toujours été depuis longtemps, et en Europe, on a un peu de chance, on est un peu mieux l'auti. Et ça, c'est une combinaison de climat, changement climatique éventuellement, mais aussi, et surtout, de la manière dont l'on l'a eu utilisé pour ce soit clair. Alors là, ce que je viens de dire, sur les cartes qui sont très rouges, c'est surtout ce qu'on appelle les indices de stress idrique, c'est-à-dire les besoins sur ce qui est disponible. Ça prend pas en compte les technologies, en fait, l'Espagne est globalement rouge aussi, mais l'Espagne arrive à survivre comme le Maroc, parce qu'elle est en train de ne mettre en place les technologies de désalinisation, de réétudier son désoléusé, etc. Donc le rouge, il est un peu partout, maintenant, il faut rajouter ensuite de suces au cette carte du monde, il faut rajouter la carte des hommes qui arrivent du coup par les technologies à son sortir. Et en fait, c'est là que tu te rends compte que, typiquement, le Moyen-Orient ne pourrait pas avoir ce niveau de prospérité économique. Notamment l'Arabie Saoudi, Tisrael, évidemment les Emirats Arabes Unis, le Co-Wet, qui sont les plus riches, eux, ils y arrivent parce qu'ils ont désalinisé à fond, sans c'est au désalinisé qui coûte très cher, on ne pourrait pas avoir des villes comme d'Oubaï Oriade, qui prospèrent avec une consommation qui est presque trois fois plus élevé que celle d'un français par jour. Voilà, donc ça, c'est un peu la partie à quoi ressemble les cartes. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, il ne faut pas se dire que le technosolutionisme va venir nous sauver la vie. Typiquement, Israël survit parce qu'ils ont 90% de l'euro qui est réutilisé et ils ont 90% de l'euro qui est désalinisé. Donc c'est énorme. C'est un petit état qui a réussi à s'y faire. Il ne faut pas se dire que, parce que nous avons accès à une large côte Atlantique, une large facha d'Alentique, en France, on va pouvoir aller désaliniser un peu n'importe comment. En gros, il faut d'abord regarder
regarder l'état de nos ressources, comment on peut moins la gaspier, comment on peut mieux utiliser, mieux la recycler, etc. Peut-être être plus somme avant d'aller regarder les solutions techniques, parce que un est très cher. - C'est l'énergie aussi, oui. - Voilà, exactement. Un c'est très cher, parce que c'est l'énergie, parce que c'est l'infrastructure très lourde, etc. Mais deux, il y a aussi des conséquences. On a parlé de salinisation, mais la salinisation, il faut bien deux litres d'eau salée pour produire un litre d'eau douce. Et une fois que t'as récupéré ton eau douce, il faut bien faire quelque chose de l'eau salée. - C'est très bien régulé sur ce qu'on peut faire et comment on la relâche. Donc à moins d'être sûr d'avoir des acteurs extrêmement responsables, on en a en France, potentiellement, c'est une eau extrêmement salée qui va au bord des côtes des pays-là et qui peut venir impacter dangereusement par exemple la pêche. C'est le cas à maillote ou en fait la salinisation a fait reculer les bons de poisson. Et donc en plus des désasses-reux qui ont connu, les bons de poisson sont moins accessibles qui avons, etc. Donc attention aux solutions techniques. - La Californie comme exemple de point de basculpe potentielle, c'est pertinent parce qu'on sait qu'il y a un stress-hydréque de plus en plus important que toute une agriculture, c'est le gournier en fait des États-Unis qui repose, si j'ai bien lu sur cette nappe, cette gigantesque nappe réatique, un qui est sur l'Ouest américain et qui commence à être épuisé. Est-ce que c'est déjà déclaré en étant une situation d'urgence, comment s'est commencé à anticiper et après on pourra parler du prix de l'eau aussi parce que je comprends comment ça fonctionne. - La Californie est intéressant parce qu'elle symbolise en fait toutes les contrats d'icccions américaines sur la gestion des ressources. Déjà la Californie est puis qui est alimentée par une partie du fluff colorado qui n'arrive plus à la mer. - Qui n'arrive plus à la mer exactement qui s'arrête au niveau, juste avant d'arriver au Mexique. La Californie selon la plupart des livres des historiens n'en avaient pas dû exister, c'est dire qu'il y avait tellement peu d'eau que tout ce qu'on a fait autour et la Californie est tendue avec le Nevada, etc. Il n'y a aucun sens dans un désert où il y a très peu d'eau dans les nappres atiques où il fait très chaud la plupart de l'été et on n'aurait pas du voir en fait des pollures bains et des zones comme ça arrivées. - Ça c'est la première chose. Donc on a réussi à construire là où normalement l'homme n'aurait pas réussi à survivre autrefois parce qu'il n'y avait pas assez d'eau. - Ensuite la Californie, il y a des pollures bains très importants, il y a de l'agriculture intensives massives irrigées, en beaucoup de vin qui est irrigée avec son appel du goutagout, et il y a aussi des énormes cultures. Et notamment par exemple des amandes, la Californie produit 80% des amandes dans le monde, et ça demande quand même beaucoup de les amandes. Notamment les amandes qu'à l'iffranienne demande presque 4 fois plus d'eau que les amandes françaises ou espagnols parce qu'ils y riga font. Donc on est dans un endroit où on n'a pas assez d'eau, mais on a des pollures bains massifs et explosifs en termes de consommation et puis on a des cultures agricoles qui demandaient énormément d'eau et puis on a tous les data centers etc qui commencent à s'installer. Donc tout ça demande beaucoup d'eau et le problème c'est qu'on a vu que chaque année maintenant on a des régulièrement des feux, des canicules qui font que la situation devient inténable. Donc c'est tout rouge aussi d'un point de vue si tu superpose la carte ressource disponible et puis ce que peut faire les hommes et d'ailleurs il commence à désaluer sur place. Donc qu'est ce qu'on voit? On voit deux phénomènes. Un, ils ont créé un marché financier de l'eau. C'est un cas d'école que j'enseigne, c'est qu'en fait c'est le premier marché financier avec un indice qui bouge tous les jours et tu peux investir, tu peux y aller aujourd'hui et mettre de l'argent sur ce t-in-dis-la. Ce qui est un peu effrayant c'est qu'en fait c'est un dis forcément il s'envole pendant les mois de juin juillet ou t-in-fait plus chaud et tout le monde veut de l'eau. Ce qui fait qu'on a des moments complètement absurdes où les fermiers qui ont des allocations d'eau préfèrent revendre leur haut parce que le prix est beaucoup plus intéressant que si jamais il l'utilise pour cultiver. Donc on arrive à l'inverse de ce qu'ils ont voulu faire. C'est-à-dire qu'on a des fermiers qui abandonnent leur terre, d'ailleurs des terre qui sont plus en plus difficiles à irriguer. Donc dans certains endroits des terre qui sont abandonnés ou qui deviennent d'ailleurs des fermes solaires ou autres. Ils ont en droit l'agissation de l'eau. Donc c'est ce premier chose de qu'il y a l'absu. En épieux le deuxième exemple c'est par exemple sur les amandes. Les fermiers qui allifent en lien qui se demandent bien compte que ça y a une plus en plus compliquée de produire là. Qu'est-ce qu'ils font? Bien dans l'espagne par exemple pour reproduire ce qu'ils s'affaire. Donc reproduire le modèle californien des amandes en espagne qui est largement irrigué. C'est tout un système qui vous fait rattention parce que c'est pratique à récoler. Elle ne peuvent pas être épliqués telle qu'elle chez nous, surtout dans un pays comme l'espagne qui est déjà très très rouge, qui a déjà été très abîmée par l'agriculture intensive qui essaie de se récupérer, qui fait de la désalinisation etc. Mais voilà donc la californienne est en train de s'exporter parce que sur place l'eau est moins en moins disponible. Voilà. C'est pas pour autant que la vie de le sang de gelathe a réussi à diminuer un petit peu sa consommation domestique, mais c'est pas pour autant que les pratiques ont changé. Il n'y en est pas loin de soy en fait. Est-ce que c'est anticipé? Est-ce que voilà, est-ce que c'est un impensé? Est-ce qu'on continue justement d'installer des industries ou des agricultures qui consomment beaucoup d'eau? Est-ce qu'à un moment donné, en fait, le truc s'arrête et du jour l'endant on peut se rendre compte qu'il y a plus rien dans l'obini. C'est quand même pensé aux Etats-Unis, bon, parce qu'ils sont quand même très fortes dans les infrastructures. Ils ont à la désalinisation qui est très importante dans certains quartiers de le sang de gel, sous le sang de francesco? Si tout le rebiné, c'est de l'odésalisé. Et notamment, par exemple, Las Vegas, qui consomment énormément d'eau, a commencé à mettre des restrictions sur la face ou de remplir les piscines, c'est dans un certain endroit et de l'eau réutilisée, a commencé à mettre des restrictions sur la face dont tu sais c'est pelouse magnifique américaine, verte qu'on voit partout, après une instantane quartier on n'a plus droit de les abois, etc. Mais t'avais des guerres, on va dire, froid de l'eau parce qu'on sait que pendant un grand moment, Las Vegas est allé pomper l'eau qui revue des populations de navaro qui était juste à côté, et puis il faut savoir que le Colorado traverse à peu près 11 états, ce qui m'a 7 états. Donc, imagine, arriver à 100 tendres dans 7 états même américains, c'est très, très compliqué. Donc, c'est un cas d'étude encore très intéressant, aussi intéressant que le nil qui traverse 11 pays ou que l'arrivière Colombia, qui part du Canada, pour arriver au USA et que Trump n'a essayé de menacer le Canada en disant si nous n'avons pas plus de flu d'eau pour alimenter nos barragies droits électriques, venant du Canada, ça sera un motif de guerre. On va revenir sur la question géopolitique aussi après. D'arme, comprendre sur le fonctionnement de la tarification de l'eau et le marché de l'eau du meilleur général, est-ce que c'est local? Est-ce que c'est pays par pays? En fait, que ça se passe? Et voilà, est-ce qu'il y a des choses qui se passent au niveau européen? Est-ce que des choses qui se passent au niveau mondial? Comment ces prix là sont fixés? Comment est-ce que l'eau est changée sans parler forcément de l'eau dont tu parlais qui va se retrouver dans l'eau virtuelle? Déjà sur l'eau, avant qu'elle soit transformée, est-ce que comment ça se passe? Alors déjà, est-ce que toi, tu connais le prix de ton eau? Non, je crois peu près que ma facture m'en suelle, mais par rapport au l'eau. Parce que la plupart des gens ont eu qu'une idée, et moi j'étais la première, ne pas savoir combien je payé l'eau, surtout quand t'habites dans un immeuble, t'as pas de compteur individuel, on pourrait en avoir, mais bon, ça ne peut pas dire le prix au litre. Oui, tu peux me dire le prix au litre. Sachant que ce prix là, il n'a absolument aucune gouvernance internationale, aucune gouvernance régionale, c'est vraiment déjà par pays, et ensuite elle interdépée, surtout en France, ça dépend de ta commune, ça dépend dans l'endroit au tué, ça dépend de qui tu es, et de qui gère ton eau? Est-ce que t'es en réagit public? Ou est-ce que t'es en déligation de sa vie publique? Ça dépend de plein de choses, ce qui fait que nous à Paris, on paye tous plus ou moins la même eau, mais si je vais à Nier sur scène, si je vais à Fontainebleau, et puis il y a ce genre de Marseille, on change complètement le prix. Le prix moyen, en France, pour répondre à la question, c'est environ 4 euros du maître cube. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que si t'en consomme, je vais dire tout à l'heure, mais j'avais demandé si tu savais combien tu consommer d'eau par jour. En gros, la moyenne française, c'est à peu près 150 litres par jour par personne. Ça comprend ta douche, les toilettes, laverlée de main, cuisine, etc. Si tu es 150 litres à 4 euros du maître cube, ça fait à peu près 60 centimes par jour. Pour tout ce que l'eau va t'apporter, donc 18 euros par mois. Ce qu'intéressant, c'est que si tu bois tes deux litres d'eau par jour, comme tu devrais le faire, elle a dû robiner pendant un an, t'en as dépensé 3,15 euros. Donc en 3,15 euros, c'est un an d'eau robiner juste pour voir, sachant que on a tous acheté notre bouteille d'eau à l'aéroport, à la gare, pour l'équivalent, donc on a acheté à chaque fois que tu achètes un an d'eau quand tu l'achètes. Voilà le prix et aujourd'hui se pose la grande question du prix en France. Intéressant, tu l'as dit au début, il faut bien qu'on distingue quand même l'eau domestique de l'eau économique. Mais là, si je reste uniquement sur l'eau domestique, le plan O qui est sorti en 2023, parle du fait qu'il va falloir revoir cette terrification parce qu'en fait, on n'a pas payé assez cher, au regard de tout ce qui se passe en termes de tension, en termes de pollution, en termes de maintenant ces réparations de toutes les infrastructures qui fuient, etc. Donc on est sur l'impris qui ne vaut pas grand chose, et d'ailleurs si la plupart des gens ne le connaissent pas, c'est que c'est un signal faible sur le fait que c'est un prix qui est suffisamment raisonnable. Il y en a l'imagine qu'il y a des endroits du monde au loup, couter beaucoup plus cher. Alors justement c'est intéressant, quelques pays de rade du nord, la paille plus cher autour de 10 euros du mètre cube, ça me choque pas, ce serait un grand changement sur notre facture, mais c'est pas choquant, mais dans la plupart des pays du monde, c'est pas cher du tout l'eau. Et même au Moyen-Orient, alors en ce moment c'est un gros sujet, mais au Moyen-Orient, l'eau désalinisée, beaucoup de moins cher, qu'à Paris. Parce qu'on va être allé largement subventionné, pari en Espagne l'eau est globalement moins cher que l'eau française. Donc en fait, on n'a pas une hausse cher, on a une eau dans la moyenne, mais l'eau est quelque chose qui n'est pas du tout valorisé, en fait, à son juste prix. Petit remarque là dessus pour la suite de notre discussion, là on parle du prix domestique de l'eau. Mais après, si je te demande combien paye les industriels ou les agriculteurs, là on tombe dans un autre monde encore. C'est pas le même prix. Pas du tout le même prix. Ok. Ok, pourtant on se dit c'est les mêmes tuyaux, finalement. Ah oui, alors ça dépend, tu as raison, c'est vrai que. Pour certains industriels, notamment pour les usages de bureau, etc. Ça va être les mêmes tuyaux. Après, le problème, c'est les volumes, un industriel pour ainsi-t-in-du-striels ou pour un agriculteur. On est sur des volumes qui dépassent largement nos 150 litres par jour par personne. Et donc c'est normal que les prix soient plus faibles. Mais ils sont vraiment, vraiment plus faibles. C'est-à-dire que nous, on paye 4 euros du mètre cube. Un industriel va la payer. C'est une moyenne. On peut trouver un peu moins en dessous, mais entre 20 centimes et 50 centimes du mètre cube. Donc de 4 euros à 20 centimes. Et un agriculteur, les agriculteurs en France, la paye entre 0, pour beaucoup qui ont des forages ou qui ont accès directement à des ressources gratuitement. La paye entre 0 et le max qu'on a pu voir, nous, c'est 30 centimes du mètre cube. Donc sachant que nous, on est tout petit, finalement, on est une goutte d'eau dans l'utilisation de l'eau en France, on est quand même ceux qui la payent les plus chers. Ça demande beaucoup d'entretien. L'eau industrielle n'est pas toujours potable, pareil pour l'eau agricole. Mais c'est quand même fou ces différences sont très fortes. Sachant qu'aujourd'hui, la seule façon de financer l'eau, c'est par le prix. Et donc aujourd'hui, les agences de l'eau, quand elles recevent de l'argent, 80 % de ces agents viennent de nous. Ils viennent de le domestique. Ils viennent pas de l'eau économique. 90 % de l'eau va, en fait, serre la production de bien et qu'on s'échange après. Soit agriculteur, soit industrie. Je voudrais avoir une idée des grandes masses, en fait, qu'elle pourcentage de cet autre qui est utilisé pour l'économie, sert à produire la agriculture, et qu'elle type de bien et agricole, sert à produire des vêtements, etc. Pour qu'on se fasse une idée, en fait, de où est-ce qu'on va à quel moment, on va apporter de l'eau à quel moment, on va être en exporté, qui sont les exportateurs d'eau nette, aussi parfois, ce qui se rende compte d'ailleurs. Et après, on va aller sur les nouveaux enjeux, en fait, à partir du moment où on consomme de plus en plus de telle ou telle chose. Il y a une problématique de disponibilité de l'eau derrière qui est en train de changer, finalement, la structure l'économie mondiale aussi en partie. Oui, bien sûr. Alors dans les 90 % à l'échelle mondiale, la segmentation, c'est 70 % pour la agriculture, et 20 % pour industrie énergie. - Non, les cultures tu mets, l'elle va, j'ai aussi, hein. - Donc tu mets tout ce qui est au niveau d'une exploitation agricole, et qu'après, on y a plein de secteurs. La agriculture, c'est pas que la alimentation, c'est une majoritamment de l'alimentation, mais ça va être le textile, la pharmaceutique, la cosmétique, tout ce qui demande, en fait, un amour agricole. - Ok. - Ensuite, cette segmentation-là, elle est un peu différente en France. Alors, c'est un peu technique, mais il y a cette question de quand on parle d'utilisation de l'eau, est-ce qu'on parle de pré-lèvement ou de consommation? On va rester sur les pré-lèvements, pré-lèvement, ça veut dire, je prends, et à un moment donné, je vais rentre. Quand je rentre, je rentre pas forcément toujours dans la qualité optimale, je peux la rentre plus chaude, je peux la rentre un peu polluer, mais je la rentre comme à m'aumilleux. Donc si on parle de pré-lèvement, aujourd'hui, en France, les premiers pré-lèves-heures à 51 % de l'eau qui est pré-lèvement, c'est l'industrie nucléaire, c'est l'énergie. C'est les premiers à prendre de l'eau pour refroidir les réacteurs. Après, tu vas avoir tout ce qui est. - Ça c'est plutôt fleuve, mais ça n'a pas dans les naps réactiques après l'hôpital. - Non, ça n'a pas. Après, au-c'est pas dans les naps réactiques, c'est vraiment de l'autre surface qui est récupéré, qui est rendu, mais qui en général est rendu un peu plus chaud. - Des choses. - Parait pour les datacenteurs, qui devront refroidir, qui vont la rendre. Ça rentre aussi dedans. Et ensuite, tu vas avoir tout ce qui est canalisation et au potable, qui est un très gros post, qui sert à alimenter l'ensemble de l'eau pour t'apprenez pour l'ensemble de nos services, etc. Les bâtiments publics, les maisons et tout. Et après, les deux derniers postes que tu vas avoir en prélèvement, c'est l'industrie, à autour de 9%, et l'agriculture à autour de 8%. Là, je parle de prélèvement. Donc l'agriculture est en fait le dernier prélverdo, en France. Pourquoi? Tout simplement parce qu'on n'a pas une grande tradition de culture irrigée en France. En fait, en France, il y a que 8% de l'agriculture qui est irrigée. Ça, on ne le dit pas souvent parce que souvent, par le d'agriculture, il y a une agriculture qui prend beaucoup d'eau, mais en fait, c'est un peu moins de 8% de la surface irrigée. En revanche, on passe à la consommation. La consommation, c'est l'eau que tu prends avec une rampa. Je suis une usine, je produis des champs points. Je prends de l'eau, j'ai besoin de mettre de l'eau dans mes champs points. Cette eau, elle reste dans mon champ point. Elle n'est pas rendue. Par exemple, je suis un agriculteur gérite du maïs. Voilà, il y a une partie de l'eau qui est captée, je l'ai arrangée. Et voilà, ça s'inverse. Là, c'est l'agriculture qui devient le premier consommateur. Et en tout dernier lieu, c'est l'industrie qui est le dernier consommateur. Tout ça, c'est des chiffres pour dire que c'est important parce que pour nous pouragir sur l'eau, il faut qu'on sache si on parle de prélèvement de consommation. Je veux rappeler quelque chose qui est très important, c'est que c'est pas grave de consommer de l'eau. On a un peu cette idée dans la tête que une empreinte carbone, parce qu'on se référa ça, c'est mauvais. Il faut la publier, c'est obligatoire, c'est en bête tout le monde et on n'a pas envie de la voir. Une empreinte eau, c'est pas grave du tout. Ça veut juste dire qu'on a besoin d'eau, parce qu'on ne s'en a pas fait rien. Mais la question, c'est derrière cet empreinte eau. Est-ce que cet empreinte eau est à risque? Est-ce que je l'ai pris dans un milieu où il n'y avait pas assez? - Comme on l'a rend. - Exactement, comment je l'ai rend. Et puis aussi, un autre sujet qu'on n'a pas encore abordé, mais c'est de quel titre d'eau je parle? Est-ce que je parle d'eau de pluie? Ou est-ce que je parle finalement d'eau d'irrigation? Il faut se rappeler qu'une grande partie de l'agriculture dans le monde elle n'est pas illégée, donc elle dépend uniment d'eau de pluie. - Oui, elle a besoin de beaucoup d'eau, mais c'est de l'eau de pluie. Donc, c'est pas le même histoire, si tu veux, que de m'en déglody d'irrigation. - Ok, vous allez quand on regarde maintenant comment se stressydrique qu'on voit ici et là, et donc au niveau global, en fait, est en train d'impacter aussi les chaînes de valeur. - Oui. - Parce que tu expliques que sa perturbent déjà, en fait, une partie de là du fonctionnement de l'économie mondiale. Donc concrètement, comment ça commence déjà, influencez la production, les prix aussi de certains produits, et même la disponibilité de certaines choses, on peut prendre, je ne sais pas l'exemple, pour du casser des amendes, du cacao, du coton, pour se faire une idée de comment déjà s'immise toute attention, et comment ça va être aussi, être amené à recomposer la géographie, en fait, des lieux de production de tout ça. - Alors, ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui, tu m'as posé une question aussi sur « qu'est-t'exportateur ou important de nette? » Donc, ce que tu dis, ça réfère effectivement à l'eau virtuelle, qui est cette idée que dans le monde, si tu regardes le globe, en fait, tu as des flux d'eau virtuelle qui vont dans tous les sens, qui sont, en fait, intégrés dans les produits qu'on s'échange. Moi, dans ma tête, j'ai, en fait, tradu-le comme un certaine national en nous, pour regarder si effectivement les pays étaient nette ou un portateur ou nette exporter d'eau. Le spoiler, c'est que pour les grandes cultures, c'est quand même les pays qui ont beaucoup d'eau, qui exportent plus d'avantage d'eau, mais pour tout ce qui est un peu culture exotique, le café, les avocats, les mangos ou autres ou les dates, et bah, c'est des pays qui ont très peu d'eau, qui vont exporter énormément d'eau vers des pays comme nous, qui avons l'argent pour les acheter. Et comme on explique alors ce choix de produits à par exemple le maroc qui produit des avocats ou des exportes sondos alors qu'ils en a peu, c'est quoi, des connaissances du sujet ou. Et effectivement, combinez-on la première, il faut quand même se dire que c'est des climats qui sont favorables à la production d'avocats, de mangos, de dates, etc. Il faut quand même de la chaleur, donc c'est naturellement des endroits où en fait, il y a un peu moins d'eau. Et puis surtout, l'autre chose, c'est qu'en fait, c'est des pays où il y a quand même moins de capital, moins de technologie, et une main d'oeuvre, beaucoup moins cher que chez nous. Et donc en fait, avec tout ça, on va dire la seule ressource qui coûte derrière, c'était l'eau. Donc du coup, l'abondance de main d'oeuf pas cher et l'absence de capital ou de techno fait que du coup, tu vas produire des choses qui sont très intensives en eau, parce qu'elles se vendent très très bien. Et c'est pour ça qu'on voit des pays comme le Kenya, produire des haricots verts ou des fleurs exotiques qui demandent beaucoup d'eau, qui vont être envoyés vers des pays comme la Hollande, comme la France, comme l'Angleterre, parce que nous, on est prêt à les payer très cher. Et dans ces pays-là, le problème, c'est que les populations locales, rurales, les fermiers locaux, se font souvent, alors, soit exproprié de leur terre, pour qu'elles soient exploités, pour des grandes cultures qui vont être exportées, soit non plus accès à l'eau ou alors, ils ont accès à l'eau, un peu moins ou alors, à les polluer. Et donc c'est tout l'enjeu, voilà, de ces choses exotiques, ils font que, en fait, on a un impact. Alors moi, j'adore les avocats. J'ai beau savoir tout ça, je continue à en consommer, je continue à acheter d'Aricovard, d'étupie ou du Kenya, c'est compliqué. Mais voilà, c'est un peu ça la réalité, en fait, qu'il y a derrière quand on utilise les ressources en d'autres ces pays-là. Donc, est-ce qu'il y a en train de se recomposer? On avait, on se souvient peut-être, de l'inflation massive qui a vu par exemple sur le cas cas-au. Et peut-être un exemple, ça peut arriver aussi sur, tu dois connaître le même mieux que moi, sur d'autres produits, donc tu peux prendre un exemple. Mais pour comprendre en fait, comment, parce qu'il se passe le bout du monde, va réimpacter toute la chaîne de production à m'en donner, et est-ce que ça se corrige? Ou alors, est-ce que la courante doit s'attendre pour la suite? Est-ce qu'il y a certains produits qui vont deux séries ne plus être disponibles? Et aussi qu'elles sont les conséquences sur place, en fait, de ces choix, de production qui sont faits à m'en donner, par une partie de la population, sur le reste de la population, par exemple. La trois exemples intéressante, il y a le premier, par exemple, c'est les orange qui y a trois, quatre ans, en une maladie liée au trodo, pour le coup, donc qui a fait des petites pourrétures et des champs pignons, ça appelait la maladie du dragon, et donc du coup, le brésil a produit beaucoup moins de range que prévu, et donc ça a provoqué une infaisson sur le range importante pour les fruits, etc, mais aussi très importante pour la pharmaceutique qui a besoin, en fait, de ce qui se passe de petites molécules qui sont à la surface de la peau de range. Donc, typiquement l'industrie pharmaceutique a subi une inflation sur une neceme matière première principale, intéressant comme exemple. L'autre tacité le cacao, effectivement, alors là, le cacao est en train de revenir à la baisse, parce que les grosses indicateurs de producteurs de cacao en côte d'y voir, on dit que c'était devenue trop chère, donc ils ont bloqué les prix, ils ont bloqué les prix pour l'achat au fermier, ce qui devrait faire baisser les prix, c'est pas encore le cas, mais la grosse hausse des prix qu'on a eu depuis deux ans, c'est parce qu'il y a eu des sécheresses très très fortes, et donc ils ont pas pu avoir de rendement aussi fort que d'habitude, et ça, on l'a vu, parce qu'on a vu du plus 400 % sur du chocolat, on en a beaucoup parlé à Noël ou à Pach, et enfin, t'as effectivement les amandes, qui à chaque fois que la Californie connaît des grands épisodes de feu, t'as les amandes Californiennes qui font un foie 3 ou un foie 4 sur le marché, on peut se raviure avec des amandes un peu plus chères, mais du coup, c'est là que ce réveil d'autres marchés, comme le Maroc, comme l'Espagne, comme la France, qui se distient, les amandes Californiennes sont pas forcément soutenables, est-ce qu'il y a un marché à développer chez nous?
C'est qu'il y a 15 ans, quand je me suis dit que je vais travailler là-dessus. J'étais allé voir un distributeur agroalimentaire au niveau de la RSE, du développement durable à l'époque. Et je leur avais dit en bocher moi. Je les cartographiez au risque de l'eau, les amendes ont triplé de prix. Qu'est-ce qu'on peut faire? Et à l'époque cette personne n'avait répondu, ce n'était pas très grave s'il a qualif en hybrulée, parce qu'en fait, il y avait le Chicago Stock Exchange, où on peut s'échanger à peu près n'importe quoi à un moment de l'année et que résurmoins un endroit où il trouverait des amendes moins chères ailleurs. Et je dors cette anecdote parce qu'en fait, elle était très représentative de ce qu'on vivait à l'époque. Cette ailleurs, il existait encore et 15 ans après, il n'y a plus d'ailleurs complètement sûr sur l'eau. C'est-à-dire que maintenant, il n'y a pas un endroit du monde qui n'est pas un problème d'eau ou alors qu'il n'est pas conscience que si les autres en ont, c'est un avantage compétitif pour vivre. - Je ne comprends plus attention. - Exactement. - Ok. - On voit aussi qu'il y a des débats, en tout cas des tensions qui apparaissent à différentes différentes mondes sur l'utilisation de l'eau, entre l'agriculture, l'industrie et, vous dire, les villes. On a eu un cas, par exemple, à Taiwan qui a été assez significatif il y a quelques années où suite à une sèchresse, en fait, ils ont dû arbitrer entre l'industrie des microprocesséseurs, qui est très importante à Taiwan, qui nécessite beaucoup d'eau et l'utilisation de l'eau par la population. Est-ce qu'on voit apparaître ça de plus en plus? Et comment est-ce que ces tensions sont gérées? C'est à ce que l'on parle aussi des cas d'attaçanteur, bien s'installer en France. Ça devient de plus en plus prénient aussi chez nous. - Oui, c'est le gros sujet. C'est très lié au tarif de l'eau, d'ailleurs, parce que est-ce que les tarifs devraient être différenciés en fonction de ce que tu apporte à la société ou en fonction de ce que tu dégages, comme chiffres d'affaires, par l'ître d'eau prélevé? - La question des arbitrages a les clés. On adore nous prendre l'exemple, par exemple d'un bassin où t'as une centrale nucléaire, un agriculteur, un producteur de médicaments, et puis une marocuderie de luxe. Et donc tu te dis, ils ont chacun leur utilité sociale, ils ont chacun une valeur économique en fonction de ce qu'ils apportent au territoire, et si à moins d'eau, qui a le droit à l'eau en premier? Et notamment, je reçuis qui produit des salades, ou qui produit des médicaments, comment tu fais pour arbitrer? Et en fait, ça doit être représenté. En France, on a une gouvernance très spécifique où les comités de bassins et les agences de l'eau sont supposées faire une forme d'arbitrage. En vrai, nous ne modèles pas encore. Nos modèles sont perfectibles, on va dire, sur la façon dont on peut arbitrer sur cette eau. Mais ce qui vient très grave, c'est effectivement, quand tu te dis que une industrie comme Taiwan est très dépendante de ces micro-procéssaires, donc elle ne peut pas aller laisser tomber, se pose la question de commencer à remettre des restrictions sur nos usages quotidien. Et donc ça pose la question, finalement, de qu'est-ce qu'on a le droit de faire à la maison? Qu'est-ce qu'elle est gitime? Nous, on parle des piscines, tout de suite de la vaisse à voiture. Effectivement, c'est une première liberté à restreindre. Elle ne paraît pas importante, mais le fil est très très fin. Entre te dire que tu n'as pu le roi de la vaisse à voiture et que tu n'as pu le roi de prendre un banc, par exemple. Puis le fil est très très fin, entre dire, "Mà tiens, sui qui produit des médicaments, c'est utile, mais sui qui produit des sculptures ou des meubes, ça ça peut attendre pour la société." Et donc en fait, au bout d'un moment, qui sommes nous pour juger de ce qui est utile, et ce qu'il n'y ait pas, et ça, dans les pays comme le nôtre, je pense qu'on aura déjà des tensions, parce qu'on a vu des tensions d'ailleurs, pas toujours très utiles, mais donc des campings avec des piscines se faire taquer ou attaquer. Ce qui, entre parenthèses, n'est pas du tout une bonne solution et notamment les piscines publics. On va vraiment en avoir besoin en été parce qu'il va faire de plus en plus chaud. Donc il faut des endroits où les gens puissent récupérer de la fraîche, soit dit en passant. Mais c'est très grave de se dire qu'on va avoir ce genre de problème. Je nous ai imaginé potentiellement dans des pays, on va dire plus autoritaire, le genre d'imposition qui pourra être faite sur notre utilisation de l'eau. Oui, tout simplement où c'est pas aujourd'hui géré, c'est-à-dire qu'il y aura une priorisation de fête qui existe parce qu'il y a un acáparement de la ressource par l'industrie et le local, en fait qui demande pas son avis aux habitants. Et on voit ça un peu partout, même aux États-Unis, il y a des reportages sur le sujet ou en data center. On pourra nous dire d'ailleurs combien utiliser le data center pour qu'on ait une idée. Mais tout d'un coup il y a moins d'eau ou ruinée et personne n'a été consultée. Et voilà, j'imagine que ça se passe un peu partout. Ça se passe déjà, surtout dans les endroits où en fait les communautés sont socialement plus pauvres ou plus rurales et donc moins organisées, mais on a déjà vu par exemple au Mexique, dans le nord du Mexique, des industries agroalimentaires, assez chées, les naples fréatiques, et de voir être approvisionné en quel nom citerne. Alors que tout les communautés, elles même n'ont pas à avoir. Donc ils commencent à y avoir des manifestations, mais les enjeux économiques sont tellement importants, qu'en fait parfois les manifestations de certaines communautés ne passent pas grand-chose par rapport à ça. Donc en fait on le voit déjà, et tu as raison sur les data centers, on voit plein d'endroits aux États-Unis compris, ou en fait l'installation de la data center a fait exploser le coût de l'électricité ou à provoquer des pâtes, parce que c'est tellement énergivore et il drovre en data center que ça peut être l'équivalent d'une petite ville quand c'est un gros data center en termes de consommation. Donc oui ça va provoquer de plus en plus de des mois. Ce qui met un juste, c'est qu'en fait, on tape beaucoup sur la data center, mais on n'a pas attendu l'IA ou les data centers pour mal utiliser l'eau, et typiquement, ce que fait par exemple la face fashion, en utilisant beaucoup, beaucoup d'eau pour irriguer du coton qui va ensuite être mal utilisé impossible à recycler, ça je comprends pas pourquoi ce qu'on n'a pas plus de manifestation d'interdiction là-dessus par exemple. - Où est-ce qu'il y a le plus de gaspillage? Que l'on soit aujourd'hui, en fait, où est-ce qu'il y a une précédent, ça va être une évaluation un peu subjective, en ce cas, ce produit ne sert à rien ou ce n'est pas utile, etc. Mais quand je dis où c'est en termes de secteur qui vont consommer dans les mandos pour finalement pas une très grande valeur ajoutée en termes de société et puis peut-être aussi en termes de géographie. - Déjà on peut dire qu'à l'échelle mondiale, on gaspille 30 % de notre alimentation. C'est vrai à l'échelle de la France aussi, donc on gaspille tout à la maison un tiers de ce qu'on achète. Donc on pourrait se dire déjà que c'est le premier gachy mondial, c'est un gachydot, parce qu'il a fallu cet autendot, en fait mises à la poubelle, parce qu'elle n'a pas été consommée. Tu peux me dire derrière il y a du compost, etc. Bon voilà, si c'est recycler, c'est bien. Mais pour moi, c'est le premier gachy, c'est le gachy de la agriculture, en fait. Est-ce qu'on produit trop. ou est-ce que la alimentation est mal distribue, comme beaucoup de gens qui m'en ont fait aujourd'hui, c'est une autre question. Le premier gachy, c'est celui-là. Et ensuite, celui que j'ai cité, le textile, pour moi, est un gachy absolument fondamental, parce qu'en fait, le textile ne peut pas se passer de d'amonds agricoles. Quand général, c'est dans des pays où la main d'oeuvre est très peu chère, des pays qui ont déjà beaucoup donné de leur haut, des pays où l'eau est complètement polluée, mon tibiquement mon ticheur, aujourd'hui, a été fait sur moins à base de manière première agricole dans un pays que je ne saurais cité, probablement érigué avec de l'eau déjà un peu salle, et qui a probablement vu la tinture, davantage polluant encore les cours d'eau, et affecté les communautés en aval, les enfants qui jouent à côté, etc. Parce que tout ça, évidemment, sont souvent des infrastructures qui sont mal contrôlées. Donc je dirais que le textile, la face fashion, en particulier, qui n'est pas recyclable, je le rappelle, et qui fait qu'aujourd'hui, on a des montagnes et des montagnes de ces choses qui se retrouvent dans les mêmes pays qui les ont produit, qui n'arrêchent pas à s'en débarrasser, donc il faut le brûler ou l'enterrer, etc. Donc c'est pour le coup, c'est une création de poubelles. On peut le dire comme ça. Et qu'on parle de jeux politiques, je ne sais pas ce pas mal de choses au moment, mais tout ce n'est pas. En tout cas, ça va t'y en d'autres intentions. Il y a plus en plus de tensions sur l'utilisation des naps latiques, sur l'eau des fleuves, que ce soit pour des raisons énergétiques, ou pour l'accès à l'eau d'une mère générale, comment d'abord, est-ce que tu cadres cette problématique de jeux politiques de l'eau, de manière large, par quel bout, en fait, est-ce que tu prends les choses et les différentes catégories de la jeu politique de l'eau, va dire. Alors, en fait, il se trouve que maintenant, l'eau est toujours une composante des conflits, elle n'est jamais la seule, et il y a toujours un moment où, quelle que soit la raison du conflit, il y a un sujet d'eau qui finit par arriver. Ça, c'est intéressant. On parle souvent des guerres de l'eau. On dit, mais elles sont où? Elles sont un peu partout, il y en a des micros, il y en a des macros, il y a une guerre, ce que l'appelle froid de l'eau, qui dure depuis 50 ans, par exemple, sur bassins d'unile, parce que l'Égypte, qui a la position la plus défavorable, parce qu'elle est tout en boue d'unile, à très très peur du barrage de la Renaissance, qui a été construit en Ethiopia, ou tout au début d'unile, et même si toutes les garanties ont été données, l'Égypte a toujours eu une peur bleue, d'être privée de son eau, parce que 90 % de son agriculture dépend de ce que l'onile veut bien lui donner. C'est un conflit froid, on va dire, mais qui existe, et puis, à des conflits, complit plus armés, il y a récemment eu entre l'un des lepacistan, des enjeux, et des menaces de privation de l'eau par l'un de sur le Pakistan. Et puis là, en ce moment, effectivement, alors c'est tout récent, il y a eu deux stations de désalement qui ont été touchées, notamment dans le barrage, et on a rabis saoudite. Il faut savoir que ces des pays qui dépendent largement de la désalinisation, 90 % de l'eau a peu près de Riyadh. Alors, c'est un chiffre, on voit en général, entre 60 et 90 % l'eau qui est désalée, - Par exemple, on a radié sur la péninsule. - Ah c'est ça? - Il n'y a pas grand chose, il n'y a pas grand chose, donc ils ont essayé d'y riguer un beaucoup dans les années 80 avec ces fameux rovers que tu peux voir qui sont assez magnifiques à regarder, mais entièrement désalinisés ou entièrement entre ne pompées dans les naphréatiques et ne peu qu'y rester. Donc typiquement, ça. Alors aujourd'hui, je ne crois pas, mais ça se trouve le. J'espère pas, mais que le conflis ne va me donner tort là-dessus, mais le jour où les stations de désalement - Il y a un propos plais, exactement, oui. - Disons qu'Israël, Les Emirats Arabis à Audite Coïn de Barrain sont largement débatants.
de la désalisation l'Iran et le Liban ne le sont pas encore. Mais le jour où les stations de désalisation deviennent des cibles militaires déclarés, là on passe dans un autre type de conflit, on change complètement de dimension parce qu'on vient toucher à l'eau potable, qui est un droit reconnu par l'ONU. Donc est-ce que c'est un grippe de guerre ou pas, je sais pas le qualifier, mais là on rend dans un conflit où on sera obligé en tout cas de prendre une forme de position et on commencerait avoir des exodes, alors pas forcément des communautés intérieures, mais des grandes villes qui seront coupées de leur haut ou qui devront se restreindre et c'est des pays ou en tout cas c'est des grandes villes des pollures bains. La restriction n'est pas ce qui a fait leur réputation, c'est des endroits d'abondance, mais qu'on somme beaucoup plus d'octubes par jour par personne. Donc qui viendrait menacer le coeur même de l'économie et puis de la survie de ces pollures très forts. En termes de bassins fluviaux, en fait, où est-ce qu'il y a les plus gros risques de tensions où ça en est, ou voilà, pourquoi. - Bonne question académique. Alors, les gros des chins. - Ça vaut bien faire. - C'est carré. - Exactement. - Alors aujourd'hui, les endroits où c'est le plus compliqué, ça reste parce que c'est une zone politiquement instable, ça reste tout ce qui est le bal moyen de proche orient et puis j'étend jusqu'à la zone sur l'induce Pakistan et Inde parce que c'est politiquement instable, il y a un monde où ça va toujours sur l'eau. Le conflit entre Israël et la Palestine, le conflit historique, fait que le mur qui a été bâti est au-dessus de naps fréatiques qui sont en fait partagés entre les deux pays et que seul Israël aujourd'hui est en mesure d'aller creuser le plus de moins possible pour encore avoir de l'eau. Si tu veux, mais à côté du mur, les palestinien n'ont pas de quoi creuser aussi bas. Donc, est-ce que c'est un conflit de l'eau ou pas? On le qualifie pas en tant que tel, il y a des sujets de l'eau, la Chine typiquement en interne, s'est organisée depuis des décennies, depuis des centaines d'années, elle a une place qu'on appelle des autoroutes de l'eau ou le sud donne de l'eau non à travers des zones de autoroutes. L'Australie s'organise à travers des marchés. Le Maroc qui a beaucoup de problèmes d'eau, malgré les très, très grandes plus récentes, lui s'est dit à fond technologie, j'ai envie de tous les pays du monde qui veulent investir chez moi à faire de la désalisation et à construire des autoroutes de l'eau. Donc, en fait, tous ces bassins-là qui étaient, autrefois, les hotspots, on va dire, de désertification, commencent à investir un bastiment dans la technologie. Par exemple, pour l'espagne qui s'est dit, maintenant, je vais désaliniser parce qu'en fait, j'ai trop pu utiliser mes naps réactiques et j'ai pu assez d'eau. Donc, je t'éciterai un peu plein en roi dans le monde, mais en fait, chacun commence à s'organiser avec des modèles. Celui qui aujourd'hui est plus menacé, ça reste, prochain, rien, non, ça reste, ça n'a pas besoin de la zone là, mais parce qu'elle est naturellement politiquement instable. Il y a d'autres points essentiels que tu fais, ok, sur la géopolitique, en qu'on passe aux entreprises, dont on n'a pas parlé, en fait, d'une autre dimension. Je sais pas si il y a un lien à faire avec le climat, dont on a beaucoup parlé, notamment. J'ai hâte qu'intéressant, je vais revenir à cette notion de d'eau qui se balane un petit peu dans le monde un peu partout. Aujourd'hui, l'OMC typiquement, l'organisation mondiale du commerce ne va pas intégrer au calcul des sites quantis d'eau qui se balalent à travers le monde. Ce qui fait qu'aujourd'hui, il y a des pays qui sont littéralement traînés de ce vidé de l'orot pour nous apporter ces fameuses avocats, ces dates, ces manges, etc. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ils ne sont pas rétribués pour cet eau. Cet eau qui est si précieux chez eux n'est pas rétribué dans le prix du produit, donc un avocat à 2,50 euros, ne reflète jamais le fait que chaque litre d'eau qui vient du pérou est extrêmement précieux. Autrement dit aujourd'hui, un litre d'eau qui vient de Normandie par exemple, vaut autant, enfin, à le même prix qu'un litre d'eau qui vient d'une région séchaupée au Péron. Et donc en fait, pour moi, c'est un conflit un peu latin qui nous attend la dessus, c'est qu'en fait, si on ne vient pas réguler, si on ne vient pas regarder le coma certain national sur les grandes cultures, potentiellement, on va avoir des pays qui vont vraiment être en faillitie drique, mais qui ne vont pas avoir pour autant l'argent pour pouvoir importer des biens qui auraient été produits ailleurs. Donc ce qui fait qu'on va provoquer des exodes, on va provoquer des familles ponctuelles parce que c'est Jöran, vous pouvez pouvoir produire lequelement ce dont ils ont besoin pour manger. Comment tu peux réguler ça au niveau international puisqu'on va attendre ça dire que ça serait le choix stratégique d'un pays de se mettre à risque sur cette problématique-là en décident d'aller sur telle hôtel culture et de même qu'il y a des mauvais choix en fait qui sont faits un peu partout sur d'autres ressources? Oui. Oui. Et en même temps, et je suis d'accord que le modèle, je vais te parler, il met un peu loin un temps, mais pourtant il faudrait qu'on commence à s'y intéresser, c'est qu'aujourd'hui, quand des fermiers opéru, produisent des avocats pour nous, ils n'ont pas fait le choix de délibérer de se dire tiens, c'est la vocate ce qui a mieux. Simplement c'est la vocate gagne, il y a des centaines d'éctaires d'avocats, il y a toute la distribution, tout le système qui fait qu'on les achète, on se pose pas les questions de se dire tiens. J'ai changé. C'est à z'en, je le produis. Il y a d'ailleurs même une mafière de la vocation émistique tellement ça n'importe de l'argent. Les fermiers, il faut se dire qu'aujourd'hui, c'est souvent des petits exploitants qui vont être mis en masse en coopérasie et qui vont vendre en gros. Donc ils ne peuvent forcément ne pouvoir de changer ça. Donc on revient à, est-ce que c'est à nous d'arrêter d'acheter des fraises en super marché ou est-ce que ce super marché d'arrêter de les mettre? Malà pour le coup, c'est plutôt au niveau des grandes entreprises de faire des choix responsables sur qu'est-ce qui produise et où? Et donc tout l'enjeu serait de se dire, par exemple si on prend les grandes cultures, je sais pas le ry, le maïs, le blé, le saujard, etc. On regarde la production mondiale, on a besoin à peu près X, d'accord? On va la répartir dans tel endroit. Cette année l'un d'acconnus ne s'échresse très forte. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on rebalance et qu'on récupère la quantité de blé qu'elle ne pourra pas faire ailleurs pour lui permettre de ne pas assez chez ses seuls et de pas privé de ses communautés. Donc on va se reposer sur un autre pays qui va produire un peu plus parce qu'il a une mère condition. En fait, organisé ce, on les culture, des espèces de pleins de productions par année, qui peuvent s'adapter à l'agir par un peu au condition climatique de façon à ce que aucun pays ne se met en situation de faillite idrique parce qu'il a démarché qu'il attendre. C'est un peu salisé. Mais ça, ça suppose une organisation mondiale, là dessus et quand on l'a dit tout à l'heure, aujourd'hui il n'y a rien qui régule l'eau au niveau mondial parce que l'eau c'est local et qu'est-ce qu'on serait d'accord que les États-Unis y a de nous dire qu'il va faire avec notre roue? Oui, mais sûr. Ça, je suis en compte d'à du mal à le faire sur le carbone qui concerne pour le coup tout le monde et qui vont impacter tout le monde, c'est ça, non? Il n'y est pas encore quoi. Le droit international, c'est encore une autre question. Tu travailles beaucoup avec les entreprises? Oui. C'est une petite transition justement sur l'impact que ça peut avoir les discussions, tout qu'il peut y avoir au sein de une entreprise. Tu peux en parler aussi de dire comment tu travailles avec ces entreprises, mais en quoi, en fait, pour un comité exécutif, ces sujets-là deviennent de plus en plus stratégiques en dehors de cette préoccupation qu'on pourrait avoir pour ne pas gravez de situation d'un pays presque étique entre guillemets. Mais en quoi, ça est de plus en plus des sujets que tu vois discuter? Alors, c'est un sujet qui commence à arriver, souvent il est pris par le biais de la responsabilité sociale de l'entreprise, on parle à l'aéresseux, parce que c'est eux qui ont eu le carbone et parce qu'il y a cette idée que. Ce qui comprend de l'enjeu aussi, oui. Exactement, mais il dit que c'est le prochain enjeu, ça a d'ailleurs que la plupart de mes conférences intitus l'eau, le nouveau carbone, c'est complètement fait exprès, c'est pour dire bon voilà, ça arrive, il y a farphale à même chose. A cette différence près qui est très importante, c'est que l'eau, c'est une ressource opérationnelle sans elle, une usine ne tourne pas, il n'y a pas d'inriculture. Alors que le carbone, si on en est métro, c'est pas bien pour le changement climatique, mais l'usine elle continue de tourner. Donc en fait, souvent, ça m'a de l'aéresseux et très vite, parce qu'on a un discours très économique, on a accès au coméne ex ou au conseil d'animisation qu'on forme pendant lesquels j'ai raconté, non, mais mon des choses qu'on s'adite aujourd'hui, et on leur fait rendre compte qu'ils sont face à une ressource opérationnelle majeure qui n'ont jamais compter, alors qu'ils ont compter le pétrole, le gaz, l'énergie, etc. Et qu'en fait, si il vient d'en manquer, ce sont la chaîne de valeur, l'essite de production, qui peuvent être menacés, et peut-être même l'utilisation de leur produit par les clients, si les clients eux-mêmes me m'emmentent, si les clients eux-mêmes me m'embrant d'eau. Donc, comment est-ce qu'on les a, on les a, on les a enle en montrant que ça va leur coûter de l'argent. Il y a des risques opérationnels, des risques financiers, des risques réglementaires, parce que sur l'eau, quand même, il n'y a pas mal de réglementation, et puis des risques réputationnels, parce qu'elle, plus en plus de scandales de l'eau, et un scandale sur l'eau, ça fait très peur. Autant une entreprise qui est métro de CO2, ça n'est pas une étonne personne, mais de l'eau polluée, de l'eau compte à le millier dans des produits, tout de suite, ça fait très peur, et ça a un impact. Donc, c'est comme ça qu'on les convain, qu'il faut agir, et évidemment, il y en a qui sont plus ou moins matures que d'autres, il y a des secteurs qui sont déjà très rapides, et puis il y a des secteurs, où c'est plus lent, ici, intéressent, mais il faut leur expliquer, il y a un gros gros travail de sensibilisation, mais comme ça a été le cas pour le carbone quand le sujet est arrivé, il y a 15 ans en fait. Il y a là qui commence à cartographier un peu la risque, à regarder la impact, et avec quel conséquence ça va avoir sur leur décision. Peut-être si t'as des exemples à partager. Oui, mais ça fait deux ans que la plupart des entreprises ont commencé à s'y mettre. Les secteurs les plus matures telles qu'on les voit aujourd'hui, c'est vraiment la cosmétique, de luxe, la pharmaceutique, et puis la gros alimentaire. Mais c'est vraiment ces quatre-là presque dans cette ordre-là que j'ai cité qui sont conscients des sujets. Et donc oui, la première chose à faire, c'est déjà regarder sur toute sa chaîne de valeur, où est-ce qu'on a besoin d'eau à quel moment de la production agricole, si t'industrie et le water, on a besoin d'eau, et de cartographier comme tu l'as dit. En fait, où sont tes bassins d'approvisionnement et d'ajouter deux cartes et de superposés deux informations dessus? Est-ce que c'est où elle a risc ou pas? Et de quel type d'eau on dépend? Est-ce qu'on dépend d'eau depuis, si elle est la moins agricole ou est-ce qu'on dépend beaucoup de l'eau de irrigation ou simplement de l'eau du réseau? Une fois que t'as fait ça, tu commences à avoir une image, une idée de, ben où est-ce que tu as besoin d'eau? Par exemple, si je prends les champs points, les champs points, et l'histoire du champ point, on va dire que tu vas trouver un grande distribution, ça commence en indonée.
en malaisie avec de huit de palme. Donc on sait qu'il y a besoin de beaucoup d'eau pour huit de palme. Après il y a tout un processus, etc. Ça arrive dans les usines, il faut un peu d'eau. Et puis après il faut de l'eau à la maison pour qu'on puisse se mouiller les cheveux. L'huit de palme, typiquement, c'est intéressant, ça demande beaucoup d'eau, mais c'est pas irrigué. Donc c'est 98% de l'eau de pluie de palme. C'est terrible pour la déforestation et pour la biodiversité, mais d'un point de vue économique sur l'eau, c'est pas risque aujourd'hui et sauf à moins que les précipitations on a d'un donnesiaire, mais les y changent rastiquement. Mais pour l'instant, chez nous, c'est plutôt un go sur la partie au huit de palme. Mais donc ça rassure quand on montre ça, parce qu'on n'est pas en train de dire, il faut tout arrêter, il faut tout changer. On en train de dire, attendez, vous utilisez beaucoup dans le monde entier et si on ne voir ce qu'est ta risque, et sur ce qu'est ta risque, comment on peut venir changer vos pratiques, faut savoir que la plupart du temps est assez hyper positif. On trouve souvent entre 30 et 40% de réduction d'utilisation de l'eau pour une entreprise, quel que soit son niveau d'utilisation de l'eau. Donc ça veut dire que pour des géants de la cosmétique du luxe, du textile, du BTP, de la finance, etc, si on les fait tous baisser de 40% à leur empreintôt à l'échelle du monde, on a quand même fait un sacré gros travail pour aider les ressources si tu veux. Et c'est comme ça qu'on les aide. Tu l'as un petit peu évoqué tout à l'heure, mais tu voudrais mieux comprendre comment la gestion de l'eau est organisée sur un territoire comme la France en France. Et où est-ce que tu vois émerger les principales tensions, je pense notamment aux histoires de bassines qui ont fait beaucoup parler d'elle, avec des tensions très concrètes. Voilà comment tu vois évoluer la chose et commencer gérer, est-ce que c'est bien gérer selon toi, ou son les failles en fait. Alors on a un système assez particulier en France qui tunique avec la France qui a été répartie en bassin, ça a des années 60, 1967, pour une dernière de bêtises, dans laquelle on a écrit la France. Ça appelle des bassins versants. Ça fait un bassin versant, c'est un ensemble, ce qu'on appelle d'unité hydrogéographique, ça veut dire l'ensemble des rivières, des lacs, des cours d'eau, qui vont chacun converger vers un même endroit. Ça c'est un bassin. Pour ça, qu'on voit souvent tous ces images qui ressemblent à des arbres, des racines, c'est un bassin. Et donc chaque bassin, à son agence de l'eau, donc tu vas avoir l'agence de l'eau l'ouarbretagne, tu vas avoir l'agence de l'eau sède Normandie, l'agence de l'eau vainne Ronaldo, etc. Donc qui vont parfois d'ailleurs, qui ne suivent pas les découpages forcément de communes ou départements, etc. Elles vont englober plusieurs départements pour que ça fasse sens d'un point de vue bassin. À l'intérieur de ça, on a effectivement, tu as l'état, après l'état, je espère que je le dire dans l'ordre, mais après l'état, effectivement, tu as l'ensemble des directions environnementales, tu as les agences de l'eau, tu as les comités de bassin, qui vont eux-mêmes émettre ce qu'on appelle des schémas d'aménagement de gestion de l'eau, qui ensuite vont être mis en schéma directeur de la gestion de l'eau, donc les dages. À côté de ça, tu peux avoir aussi la dreale, tu peux avoir d'autres types d'institution étatiques qui vont venir contrôler. Ça allère confus comme ça, parce qu'en fait, j'ai en tête le rapport de la cour des comptes qui est sorti à deux ans, qui a ce fameux schéma absolument génial, qui s'appelle schéma simplifié de la gestion de l'eau en France, et quand tu regardes le truc, tu sais pas simplifié du tout, mais il est compliqué, mais d'ailleurs, il fait beaucoup de sens parce qu'en fait, il est fait aussi pour s'adapter à notre mille feuille administratif, avec les départements, les communes, les intercôles, les communes, les mairies, etc. Donc oui, c'est une forme de gros mille feuilles qui fait sens, qui mériterait, il ne faut pas se le cacher d'être modernisé, peut-être, et surtout qui mériterait d'être modernisé avec tous les outils comptables dont on t'a aujourd'hui. Une des choses moi qui me dérange dans ce système, c'est qu'aujourd'hui, au niveau d'abassin, déjà on connaît mal nos empreintes, donc au niveau d'abassin, si je reprend la centrale nucléaire, le camping, celui qui fabrique des médicaments, celui qui fait des salades, la chance de l'eau aujourd'hui peut pas te dire qu'on vient chacun et qu'il utilise de l'eau, ce que c'est pas obligatoire, forcément de calculer son empreinte, alors tu peux récupérer les factures, etc. mais on n'a pas de vue précise, et on n'a pas vu de précise non plus de. Tiens, l'industrielle, il a investi dans un système de recyclage, donc il a baissé son séprélèvement de "x" pour sang, Tiens, du coup ça veut dire que ça change mon budget haut, et peut-être que du coup je pourrais donner un peu plus d'eau à la réculteur ou je pourrais en donner un peu plus à la centrale nucléaire. Donc on manque aujourd'hui d'outils économiques, et donc c'est ça qui me fait aujourd'hui dire, et parfois je sais que ça ne plait pas quand je le dis, que notre système n'est plus adapté aux trois grands défis qu'on a, qui sont le défis de quantité, ou prêts à le trop d'eau, on n'est plus nombreux à en consommer, de. On l'a trop pollué, ça va couper très très chard de dépolluer, et trois changements climatiques qui viennent à rabattre les cartes de tout ça. Donc aujourd'hui je trouve ce système peut-être trop compliqué et peut-être pas assez centré sur l'essentiel à savoir les scénarios de sensibilité pour savoir comment est ce qu'on fait quand il y a trop d'eau ou pas assez d'eau. Et les bassines dans cette confiduration là en fait pourquoi c'est un point de tension à ce point-là? Alors les bassines ça a été très mal gérée d'un point du pedagogie. Je trouve que là-dessus le ministère de l'arriculture a vraiment dû expliquer les choses parce que cette venue, une espèce de bataille à guide culture va se dire su sécologique que je trouve extrêmement dangereuse parce que aujourd'hui les deux ne vrais pas être opposés, les deux devraient aller ensemble. On a un système agricole qui manque de sens qui est hérité des années 90 avec une pâte qui demandait de produire beaucoup de façon intensive, avec une concurrence mondiale qui est devenue impossible à suivre pour les agriculteurs. Évidemment moi je voudrais 0 pesticide mais économiquement qu'est ce que je fais pour dire un agriculteur? Bah arrête d'en utiliser, divise par trois terrains de man. Alors que derrière tout ce qui est important en fait quand on importe des choses on importe les pesticides qui vont avec et mes arrivals vers du Kenya, mon fils les a mangé, il y a plein de choses dedans qui ne sont pas bien quoi. Donc économiquement c'est très difficile. Sur les bassins en particulier c'est le sujet du stockage. Et en fait il y a plein de formes de stockage différents. Il n'y a pas que la méga bassine de Saint-Soline dont on a parlé, il y a plein de façons de venir stocker l'eau intelligemment mais ça on en a pas assez parlé. Il y a une réalité c'est qu'aujourd'hui l'arriculture il y a plus une année qui est normale. Chaque année c'est de l'incertitude, c'est un des métiers les plus difficiles au monde, j'adore le vent et pour rien de moins le chrêve et viticule trice. Mais chaque année il faut trouver des solutions. Il y a une transition clairement qu'il doit s'adapter. On cultive parfois les mauvais choses au mauvais endroit. Comme je t'ai dit tout à l'heure tu ne change pas comme ça du jour au lendemain du maïs à la bétrave ou du maïs aux olives. Mais il faut les accompagner. En attendant qu'on transitionne il faut trouver des solutions de stockage et typiquement il y a la grosse bassine qui pour le coup n'est pas une bonne adaptation selon moi parce qu'elle va prendre l'eau des naps fréatiques, c'est pas l'autre pluie. C'est l'eau des naps fréatiques dans un moment où une nap se recharge et elle a besoin de garder son eau. C'est pas juste une bénouare qu'on va venir vider, il y a quelque chose qui a besoin de garder son eau parce qu'elle va nourrir un tas d'autres écosystèmes. Donc prendre cet eau et l'armette au dessus, c'est pas du tout anodant. En plus il y a ce système de qui pu y accéder etc. Et c'est de l'eau qui reste un bien commun et qui devient du coup un bien propriétaire. En revanche des bassines plus petites, des retenus collinaires comme on les appelle qui vont lire capter l'eau de pluie naturellement dans le paysage, qui vont lire prendre un peu de la nap ou un peu de débordement du fleuve qu'en c'est possible. Ça c'est tout à fait acceptable, j'en ai visité plein et ça je ne comprends pas pourquoi est-ce que du coup dans l'imaginaire bassine a été associée à Megabassine qui ne faut pas faire alors qu'il y a plein d'autres solutions de stockage qui sont bien. Et là je trouve que je trouve vraiment que c'est très dommage que le ministre de la Réculture, l'économie et l'écologie n'est pas une façon transverse par les dôles-dessus parce que du coup la communication a été ratée et les agriculteurs ont été très morterie par cette crise-là. Et donc ça a les rendu tant plus syndicalisé ou en tout cas vindicaliste dans leur recommandation et ça a allié dans plus une partie de la population qui se dit "Bah tiens les agriculteurs sont pas pour l'environnement" etc. Vindicaliste c'est un doliment. - Non, c'est un peu sûr. Ça fonctionne. - Vindicaliste. - Vindicaliste. - Vindicaliste. - Vindicaliste. On arrive à la fin, on pourrait creuser chacun de ces sujets, temps, et ça serait nécessaire de le faire parce que je pense qu'il y a beaucoup de choses qui sont subtiles et qui mérite d'être mieux comprises et qu'ils ont jeu pour le coup sont énormes. On a déjà fait une heure. Qu'est-ce qui, quand tu regardes au niveau mondial ou choisitons, on a les limites, choisitons les chèles, niveau d'intéritoires ou niveau mondial? Qu'est-ce qui te inquiète le plus dans la manière dont ce sujet-là est en train d'évouiller, que ce soit quand on regarde les faits de manifysique ou la manière dont les humains regardent ça ou gère ça? Ou est-ce que tu vois au contraire des choses qui vont vraiment dans le bon sens? - Souvent, les champions de la gestion de l'eau, c'est des petits états comme Israël ou Singapour. Pour le coup, c'est tellement ancré dans la culture qu'il faut s'occuper de l'eau qu'on se pose même plus la question. La bière locale de Singapour, la taille de orbire, elle est faite à partir d'eau issue de la réutilisation des ausées, c'est de l'eau très propre, mais nous en France, on en fait très peu. Et quand j'en ai parlé un peu aux gens, on me dit "Ah, mais c'est dégueulasse" etc. Donc on a une vision un peu tronquée de l'eau parce qu'on en a tellement eu, on en a toujours beaucoup, qu'on a un peu dégoûté par ça. Donc quand je regarde ces pays-là, je me dis, bon bah eux, ils ont tout compris. - C'est vrai qu'on a un peu de l'ultrugestion des ausées en France, par rapport à de pays qui sont promés de la classe aussi. - Donc, on ne pourrait pas aller trop loin non plus parce que typiquement les fleuves ont besoin qu'on leur rentre cet eau, sinon on n'aurait plus de paysage, on n'aurait plus d'eau, on n'aurait plus de poisson. Mais oui, effectivement, on pourra aller plus loin. Donc ces pays-là, on fait des jolies choses et en fait qu'ils ont une culture de l'eau que on retrouve par exemple dans des plus grands pays comme les pays-bas. Ou là bas, c'est ancré, cette enseignée. C'est pas quelque chose qu'on cherche à cacher chez vous, typiquement qu'il n'a pas eu une suite.
qui ne n'a pas entendu "pluck-pluck" et qui se dit "oh je verrai si ça se résorbe" parce qu'en fait c'est quelque chose qu'on connaît mal, qu'on a caché derrière les murs, on ne veut pas avoir cet ombh, ne pas comprendre comment elle marche. Et donc je trouve que remettre cette culture de l'eau comme l'on fait les pays bas. Israël, Singapour, ça serait déjà une première chose pour arriver déjà à savoir réparer, à savoir d'où vient l'eau, comment ça marche, pourquoi elle est propre ou pourquoi elle est salle. Et puis petit à petit ça va donner des idées aux générations futures qui vont inventer les nouveaux immables demain, les nouvelles entreprises de demain, ça va leur apprendre à toujours avoir l'eau en tête. C'est incroyable nombre de décisions qui sont pris par les grandes entreprises qui inclus systématiquement le regard sur l'énergie, sur le pétrole, sur le cou de la terre, mais on ne regarde jamais l'eau avant de faire un amestissement. Donc on a un peu passé à côté de ça et donc c'est cette culture là qu'il faut remettre en fait en place et puis évidemment donner des métriques économiques, mettre des euros derrière parce qu'en fait il y a que ça qui fait bouger, on va dire le monde privé quoi. Et plus de plombier. Et le plombier ce sont les stars. Et qui mettent les nouvelles stars pour le coup c'est un métier pareil qui n'est pas du tout assez valorisé pour ce que ça nous amène. Ok et donc ça ça répond à ce qui te fait flipper et ce qui te donne espoir en même temps. Alors ce qui me fait flipper on va dire récemment alors j'ai fini le livre de Gasparconique qui s'appelle Aqua, qui est une jolie fable en plus sur l'eau parce qu'il parle à la fois du très micro et puis du plus macro, donc d'un village jusqu'au niveau de l'Etat. Après humus, c'est la terre là. Et il se trouve que ce village vient à manquer d'eau, je ne sais pas il n'y a rien du tout, on sait que ça va arriver. Et la première fois que je me suis dit bon, qu'est ce que je fais, est ce que maintenant je veux super un marché acheté, acheté dix bons bonnes d'eau et je les garde chez moi au cas où. Ce qui me frappe heure aussi c'est tout simplement une contamination de l'eau. Ce n'est pas des sites bien gardés mais ça pourrait être mieux gardé. On va dire typiquement si on a plus accès à l'eau du robiné, si elle nous en poison, ça me fait un peu ça. - Ça s'y n'a rien à dire au catastrophe. - Oui c'est ça, c'est un peu ça qui me l'a fait. - D'un intercation, deux livres à lire absolument dans sa vie, deux livres que t'emmènes sur une île des hertes, ça peut être en lien avec ça ou pas du tout. - Oui, le club de lecture cis-mique. - C'est ça, justement. Bien, j'ai rélus récemment à ce que ça leur c'est les trois muscotaires qui en fait je me suis rendu compte que j'avais rien compris quand j'étais petite. - C'est pas forcément très bien écrit mais c'est un regard de la France avec des gens qui font finalement que ce bâtre est boire. Je n'ai pas vu quand j'étais petite mais j'ai pris beaucoup de plaisir. Et puis l'autre qui m'a beaucoup plu mais je reviens à l'eau, c'est la série de livres d'Orsena, des rikorsena sur les sujets de l'eau. Parce qu'il a à la fois ce regard d'économiste, en même temps de géographes, c'est poétique, c'est bien écrit. Et donc j'apprend toujours, c'est-à-dire que quand je lis au lit soir, je suis obligé de prendre un stabilo parce que, effectivement, je me souviens de tout ce que je lis. - Merci beaucoup Esther. - Merci à toi. - Voilà cet épisode est terminé, j'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas et que vous souhaitez me soutenir pour m'aider à continuer, vous avez trois moyens de le faire. Le premier c'est de laisser une note ou un avis sur la plateforme de podcast que vous m'écoutez. Le deuxième, c'est de partager le podcast autour de vous via vos réseaux sociaux ou simplement en en parlant. Et enfin le troisième moyen, c'est de me faire un don sur Patreon ou Tipeee. Les liens sont sur le site ou dans la description d'épisode. Je vous invite aussi à rejoindre la communauté grandissante des auditeurs sur le serveur Discord. Nous sommes déjà plus de 1000 à discuter quotidien de tous ces sujets essentiels. À très vite, merci. - Changer le monde. - Quel nom l'idée, il est vrai bien comme ça le monde pour qu'elle changez.
Podcast Summary
Key Points:
L’eau est une ressource fondamentale mais souvent invisible dans l’économie, représentant 90 % de l’eau utilisée pour produire des biens (agriculture, industrie, énergie), contre seulement 10 % pour l’usage domestique.
La disponibilité de l’eau influence désormais les prix, les chaînes de valeur et les tensions géopolitiques ; elle est échangée en volume plus que toute autre ressource, mais sans valeur comptable.
Le rapport de l’ONU évoque une « faillite hydrique mondiale », due à la surexploitation des nappes phréatiques et à la sécheresse des sols, qui affecte le climat, la biodiversité et la captation du carbone.
Summary:
Cette transcription aborde le rôle central mais souvent négligé de l’eau dans l’économie mondiale. L’invitée, Esther Crosé del Bo, économiste de l’eau, explique que 90 % de l’eau prélevée sert à produire des biens économiques – agriculture, industrie, énergie – tandis que l’usage domestique ne représente que 10 %. Pourtant, l’eau reste largement invisible dans les échanges commerciaux : elle est la ressource la plus échangée en volume, mais la moins valorisée, car son prix est bas et sa comptabilisation absente. La disponibilité de l’eau devient un facteur de tension économique et géopolitique, comme le montre la sécheresse de 2022 en France, où des usines ont dû fermer.
Le rapport de l’ONU sur la « faillite hydrique mondiale » souligne que la surexploitation des nappes phréatiques et la sécheresse des sols – accélérée par le réchauffement climatique – compromettent la régénération des ressources. Un sol sec ne capte plus le carbone, ne recharge plus les nappes et menace l’agriculture. L’eau est donc un levier clé pour agir sur le climat et la biodiversité. Pourtant, sa gouvernance reste difficile, car elle est à la fois très locale (dépendante des territoires) et mondialisée (via les chaînes de valeur). L’invitée insiste sur la nécessité de reconnaître l’eau comme un bien économique pour mieux la gérer et éviter des crises futures.
FAQs
L'eau économique représente 90% de l'utilisation de l'eau dans le monde, servant à produire des biens agricoles, industriels et énergétiques. Elle est cruciale car sans elle, l'économie ne pourrait pas fonctionner.
L'eau est invisible car elle est intégrée dans les produits que nous consommons, comme un t-shirt ou un café, mais n'est pas comptabilisée dans les échanges commerciaux. De plus, elle a longtemps été considérée comme abondante et gratuite.
La faillite hydrique mondiale signifie que nous avons dépassé nos réserves d'eau disponibles, avec des nappes phréatiques vidées et polluées. Cela est dû à la sécheresse des sols, causée par l'homme, qui réduit la capacité de recharge en eau.
L'eau dans les sols capture le carbone et soutient 50% de la biodiversité. En s'attaquant à la gestion de l'eau, on peut agir sur le climat et la biodiversité en même temps, car un sol humide est essentiel pour ces processus.
L'eau est locale car chaque région a ses propres ressources, mais elle est mondialisée via le commerce : un t-shirt ou un café importé contient de l'eau prélevée ailleurs. Ainsi, notre consommation dépend de l'eau de nombreux pays.
La surexploitation des nappes phréatiques, surtout celles qui se rechargent lentement, peut les assécher définitivement. De plus, le bétonnage des sols empêche l'eau de pluie de recharger ces nappes, aggravant la pénurie.
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