L'Atlantique a-t-il bouleversé le monde aux XVIIe-XVIIIe Sc. ? avec Eric Schnakenbourg [3/3]
from Storiavoce, un podcast d'Histoire & Civilisations
21m 34s
L'histoire du monde atlantique, étudiée par Eric Schnellen-Bourg, s'inscrit dans une dynamique de mouvement et de circulation constant, où des flux d'hommes, de biens et d'idées transforment les sociétés européennes, africaines et américaines. Ce mouvement, qui s'étend du 15e au 18e siècle, est au cœur d'un processus économique, mais aussi anthropologique et violent, notamment à travers l'esclavage, la domination et l'exploitation de l'environnement. La notion de "race" est analysée comme une construction sociale, utilisée pour classer les peuples et justifier des hiérarchies, ce qui a conduit à des formes de racisme, notamment au XIXe siècle. La violence, tant sur le plan humain que naturel, est une réalité partagée, touchant les autochtones, les esclaves, les Européens et l'écosystème. L'âge d'or de l'Atlantique n’est pas une période universellement positive, car elle a causé des désastres pour les populations colonisées, notamment par la perte de vies et la dégradation des terres. Les échanges ont profondément influencé les économies françaises et européennes, en particulier via les ports comme Nantes ou Bordeaux, et ont impliqué des acteurs non européens comme la Suède ou l'Italie. Enfin, bien que l'idée d'une "civilisation atlantique" soit présente dans les discours du XXe siècle, elle reste problématique en raison des différences fondamentales entre les régions, ce qui souligne que l'histoire du monde atlantique doit être comprise comme un espace en mouvement, où les interactions sont incessantes, complexes et inégalitaires.
court d'histoire une émission de la rédaction de Storia Votcher on retrouve
Marie-guen Carichon. Bonjour Charles Edither bienvenue dans notre
troisième et dernier cours d'histoire dédiée à l'Atlantique je reçois Eric
Schnellen-Bourg qui est professeur d'histoire moderne à l'université de
Nantes, directeur du centre de recherche en histoire internationale et
atlantique. Eric Schnellen-Bourg est donc un spécialiste de l'Atlantique.
Bonjour, bonjour. Merci d'avoir répondu à notre troisième invitation.
Je rappelle donc que vous avez publié un ouvrage aux éditions armancolins.
Le monde atlantique en espace en mouvement 15e et 18e siècle, donc aux
éditions armancolins et vous insistez sur cette idée de flux et de
mouvement et c'est sur cette thématique que j'aimerais que nous nous
attardons aujourd'hui après avoir donc parlé de la géographie de ce monde
atlantique. Comment il a été découvert par les Européens, puis nous
avons parlé de la colonisation de la manière de coloniser. Pourquoi est-ce que les
Européens quittent leur patrie pour aller vers des mondes inconnues et enfin
donc j'aimerais que Charles Auditeur qu'on prenne conscience que il est
absolument. ça paraît évident, en fait, mais c'est bon de le redire que
cette entreprise de colonisation est de découvert d'appropriation de l'espace et
donc toute la diversité des échances qui s'en suivent. On
forcément participer à changer non seulement les peuples colonisées, mais
également ceux qui ont été vers cette colonisation puisque ces échanges ont
essayé, on ne le sait que trop bien, c'est les échanges qui permettent de
façonner les civilisations. Une première question, Eric Gnaconbourg, sur la
couverture de votre ouvrage. Donc sur cette couverture, on voit un jeune
noir habisé plutôt à l'European. Ce jeune noir, c'est Dominical Del Castro, et
vous expliquez dans votre introduction l'histoire absolument fascinante que ce
tableau est un vrai morceau d'histoire de cette période-là qui nous permet de
comprendre un pému, la réalité, la diversité de ces circulations au sein du
monde. Alors c'est effectivement ce tableau, quand je l'ai découvert, je me suis
illustré parfaitement ce que je voulais faire. Donc ça gie de Don Miguel de
Castro. Alors Don Miguel de Castro, c'est un ambassadeur, un envoyé du Congo,
un Congo qu'on écrit avec un cas, un oréum du Congo, qui, dans un premier
temps, se rend pour chercher une médiation auprès des néerlandais dans le cadre
d'une guerre civile, je n'entre pas trop dans les détails, donc dans le
royaume du Congo, et qui se rend auprès des néerlandais, donc pour obtenir une
médiation. Or le Gouverneur naît un oréum du Brésil, Jean-Maurice de
Nassau et il est alors celui qui peut le plus intervenir dans cette
querelle. Il se rend au Brésil, donc premier traversé de la clantique, et puis
finalement il obtient l'autorisation d'aller à Amsterdam. Donc il va Amsterdam,
il va rencontrer les membres de la double VIC, qui accompagnent les néerlandaises,
qui intervient dans le monde atlantique, et là il va se faire portraituré, donc
pas de représenter, donc vécu à l'European, et ensuite il va bien rentrer au
Congo, donc il fait une navigation, enfin une circulation triangulère, donc Afrique,
Brésil, Brésil, Europe, Europe, Afrique, et il l'est représenté, vécu à l'European,
et j'ai trouvé que à la fois son histoire et cette représentation illustrée pour
moi parfaitement cette idée de la rencontre des mondes et de l'adoption même si ce ne
fut que l'instant d'un portrait de code différent, et je trouve que c'était une belle
illustration. On sait que vous l'avez très bien
expliqué dans notre première entretien, que la première chose qui pousse les européens
à traverser ce monde atlantique, c'est la volonté de découvrir, de s'approprier
des richesses. Alors au début, ils veulent aller en Asie, vous avez bien insisté là-dessus,
donc si ils veulent aller chercher des richesses, c'est bien parce qu'il y a un intérêt
économique. Est-ce contre le 15e et le 18e siècle, le fait de découvrir ce monde
atlantique et de partir à sa découverte, à profondément changer l'économie, les
systèmes économiques des sociétés européennes? Alors c'est effectivement extrêmement
important puisque on a un basculement de l'économie européenne, alors si on prend sur
la longue durée à partir du Moyen-Âge qui passe de l'espace méditerranéen vers l'Europe
du Nord-Ouest. Alors très important pour des villes comme Bordeaux, pour des villes
comme Nantes, par exemple, ou en Espagne que l'on pense par exemple à CV ou à Cadix,
ou en Angleterre avec des portes comme Bristol, Liverpool ou même comme Londres, donc
ces échanges atlantiques sont très importants et vont devenir de plus en plus important
au fil du temps. Cependant, il faut malgré tout les relativiser et les historiens ont
bien montré que si on prend le cas de la France, la majorité de la richesse, on peut
appeler le PIB, ce qui correspond à le PIB aujourd'hui, la majorité de cette richesse
est davantage liée au commerce européen à la production agricole française. Cependant,
le commerce européen par exemple de la France est aussi largement annulé par la réexportation
de produits venus des antiques. Donc, c'est vraiment un commerce, une activité qui va
irriguer les échanges atlantiques, le commerce européen, mais aussi il ne faut pas l'oublier,
le commerce avec l'Asie. Et en ce sens, c'est une véritable interconnection à l'échelle
globale, puisque on voit par exemple que les anglais, par exemple, font fabriquer des
toiles en Indre. On appelle donc des Indiennes qui sont échangés en Afrique contre des
esclaves où on voit que l'argent, notamment de la mine du Potosi, donc il y a la grande
mine qui produit de l'argent en Amérique, qui se situent actuellement dans le Oopérou,
enfin en Bolivie, et bien l'argent qui va être extrait de cette mine du Potosi va servir
à solder les achats de produits en Chine, par exemple. Et donc, l'histoire du monde atlantique,
histoire des flux économiques du monde atlantique, c'est une histoire atlantique, mais c'est aussi
une véritable histoire globale, puisque l'on a également des produits qui passent par ce
qu'on appelle le Ganymomanis, c'est-à-dire cette navigation entre les Philippines d'un côté,
donc qui traverse le Pacifique, jusqu'à Capulco, sur la côte occidentale du Mexique, qui traverse
en quelque sorte le Mexique pour ensuite arriver en Europe. Donc c'est vraiment une histoire globale.
On imagine qu'à partir du moment où le monde atlantique est devenu une vraie réalité à conquérir,
les sociétés se sont adaptés de nouveaux métiers ont émergés, les ports ont pris plus d'importance.
Est-ce que vous pourriez vous concentrer sur l'exemple de la France, quelle est pour vous les
événements les plus symboliques qui montrent en quoi ces flux du monde atlantique ont mis un impact
direct sur le territoire français?
Eh bien, pour nom effectivement l'exemple de la France, c'est ça va nous ramener une réflexion
qu'on avait dans la première émission à savoir jusqu'où va le monde atlantique et finalement
qui est concerné par le monde atlantique. Et j'ai envie d'y dire si on prend l'exemple de la France
ou de l'Europe, finalement le consommateur de sucre, le consommateur de café à la fin du
18ème siècle, il est aussi acteur du monde atlantique parce que précisément, comme vous l'avez
fort justement rappelé, la réalité de ces circulations atlantiques, ce sont d'abord des réalités
économiques, ce sont des réalités économiques, c'est bien parce qu'il y a une demande en Europe
et une demande solvable que l'on va produire en Amérique. Finalement, en Amérique aux antiques,
par exemple, on consombre relativement peu de sucre. Le sucre qui est produit, il est décidé
à un marché, c'est le marché, c'est le marché européen. Donc les flux, vont se développer,
on va voir l'évolution dans les modes de consommation, des espaces qui vont se développer,
par exemple, l'antébordeau pour prendre les deux portes les plus connues, mais aussi à l'intérieur
des terres, on a, par exemple, des toiles qui sont fabriquées dans le nord de la France et qui
vont arriver jusqu'au port atlantique pour être ensuite exporté. Donc il y a vraiment un
drainage et c'est la raison pour laquelle, quand on parle aussi de cette réalité du monde atlantique,
il ne faut pas s'arrêter simplement au puissance coloniale à la France, au Portugal, à l'Angleterre,
à l'Espagne, bien sûr, mais il y a aussi des puissances de moindre envergure qui ont joué un rôle
très important, c'est un petit peu connu comme les nerfs landés, les pays scandinaves, mais il ne faut
pas oublier que des toiles de silaisie, la silaisie appartenait à la Prusse, par exemple, et bien,
et t'es aussi exporté, on a dû faire de suède qui servait pour la traite, et ça amène aussi à penser aux
au rôle finalement de chirrer de ce qui n'était pas encore l'Allemagne, voire de l'Italie,
on n'associe pas forcément l'Italie et mon Atlantique, il faut pas biais, par exemple,
que PhysoFcolon était gênouin et que les Itaillans jouent un rôle très important dans
les débuts dans cette exploration du monde Atlantique, donc c'est véritablement une histoire
européenne que cette histoire du monde Atlantique avec des acteurs effectivement principaux,
qui sont un grand puissance coloniale, mais aussi des acteurs secondaires qui ne doivent
pas être négligés. Vous insistez beaucoup dans votre livre et dans ces émissions sur la réalité
anthropologique, philosophique de cette histoire du monde Atlantique et vous consacrez quelques pages
au concept de la race, vous titerez votre paragraphe le monde de la race. Imaginez, chers auditeurs,
que les Européens se connaissent eux-mêmes et découvrent l'autre qui vont essayer de comprendre
et de s'approprier, est-ce que le fait d'inventer la race révèle selon vous une nouvelle conception
de la place des Européens dans le monde. Est-ce que ça leur permet de se recituer et du coup d'avoir
une nouvelle vision, une nouvelle perception de même? Tout à fait, il faut d'abord préciser
qu'en français, la notion de race est une notion qui est utilisée déjà au voyage, mais quand on
parle de race en réalité, on parle de ce que nous on appellerait un lineage, par exemple on va
parler de la race des capéciens, c'est-à-dire la famille des capéciens. C'est-à-dire, je vous coupe
que avant donc cette conquête, on parle de lineage et de famille plus que de différence entre les
capéciens. C'est le terme de race désigne une linee. Par exemple, la linee des capéciens, on parle
encore dans la Constitution 1791, de la race des bourbon. Par exemple, l'idée de race au sens
d'une association entre des caractéristiques, physiques et des qualités ou des défauts,
c'est quelque chose qui apparaît. En français, la première race, c'est un article qui est
paru dans un journal, c'est le journal des savants, 1684, donc c'est assez précis. Il faut
rappeler d'abord que j'entends le terme de race ici, non pas comme une réalité biologique,
puisqu'on sait que les races humaines au sens biologique n'en existent pas, mais comme une
construction sociale. C'est-à-dire comme une manière comme vous l'avez suggéré dans votre question,
finalement, d'ordonner la diversité humaine. Parce que les européens qui vont être confrontés
à des peuples, qui sont confrontés depuis longtemps à des peuples différents, et vont
être encore plus avec l'exploration du monde et du monde atlantique, on va classer les
individus. On le voit par exemple avec l'esclavage, puisque les esclaves qui sont pris en
l'Afrique appartiennent à des peuples différents, ils ont des cultures différentes, ils sont
différents, mais du point de vue des européens, ce sont globalement les noirs carcés,
évidemment, leur point commun. Et du coup, globalement, on va leur assigner un certain nombre
de défauts qui vont et de qualité comme par exemple celles de pouvoir travailler dur
sous le soleil, mais là, cette qualité est en fait évidation pour une malédiction et
qu'il va intégrer le cadre de l'esclavage. Cette notion-là, c'est vraiment une notion
qui est importante, elle est exprimée, elle est parfois sous-jacente, et on va voir que
cette notion de race va être travaillée notamment au XVIIIe siècle, dans le cadre d'une
réflexion sur l'homme, d'une réflexion précisément anthropologique, on va dire mais
au fond qu'est-ce qui explique les différences entre ces êtres humains, on va travailler
sur la couleur de la peau, pourquoi les Africains ont-ils des couleurs de peau, qu'est-ce
que ça implique, qu'est-ce que ça amène et on voit se préparer, le racisme biologique
véritablement du XIXe siècle et du XXe siècle.
Vous parlez du racisme du XIXe et du XXe, c'est-à-dire que cette séparation et cette
volonté de catégoriser en race ne signifie pas forcément que les européens se voyaient
comme supérieure, ou voyez leur séparation comme supérieure.
Il se voyait comme supérieure, mais au fond c'est une manière d'associer des individus
à des tâches subalternes, ceci dit, entre les peuples que ce soit en Amérique, que
ce soit en Afrique ou que ce soit en Europe, et bien il y a aussi l'idée que, par exemple,
nous français sommes supérieures aux Anglais, au fond ça existait entre peuples Américiens
et entre peuples Africains, aussi ça n'est pas la banage des Européens, c'est l'idée
de se penser supérieure à son voisin ou de dénigrer son voisin, là encore c'est
une réalité, je pense, de tous les temps et de tous les espaces.
On est forcément meilleur que son voisin, donc du moins on croit, ça nous aide à vivre.
On ne va pas pouvoir parler de toutes les évolutions des sociétés européennes, si
nous, il nous faudrait descendre des missions, mais vous insistez dans un de vos chapitres,
on n'a pas du tout parlé de la violence du processus colonial, et donc c'est le thème
que vous abordez dans le chapitre III, est-ce que cette violence a eu un impact sur la violence
dans les sociétés colonisatrices?
Alors en effet, je finis mon dernier, la dernière partie de mon dernier chapitre est consacrée
à la violence, et au fond, c'est vraiment quelque chose que j'ai écrit vraiment à la
fin en me disant mais, en réalité, quel est le point de comment entre tout ça? Dans
cette histoire du monde atlantique, qu'est-ce qu'il y a de commun? Et il met à par
rue que ce qu'il y avait de commun c'était la violence, je dirais plutôt les violences.
Alors, violence terrible, celle des Améras liens qui subissent le choc micro bien, violence
terrible, celle de l'esclavage, bien sûr, violences terrible aussi pour les Européens des
phénomènes météorologiques qu'ils ne connaissent pas, les oragants, les tremblements de
terre, et puis aussi, finalement, une violence qui est imposée à l'environnement, imposée
aux animaux, c'est vraiment ce, pourquoi? Parce qu'on est dans une logique d'exploitation
économique, de recherche, évidemment, du profit, et par conséquent, et bien, on exploite
les hommes, on exploite les animaux, on exploite la nature, et il y a déjà, on le voit,
dès le 17ème, dès le 18ème siècle, dès des astres écologiques, par exemple, la culture
du café, participe à des ébullements de terre, on a déjà de la pollution, par exemple,
le mercure qui est utilisé dans les mines, on a des terres qui sont complètement épuisées,
on a des îles qui sont déboisées, par exemple, comme la Barbade, et c'est cette histoire
de cette violence générale qui m'as semblée être une sorte de dénominateur commun de
ce monde, de ce monde Atlantique.
- Entre le 15ème et le 18ème siècle, vous parlez de, enfin, c'est un peu le thème
de votre vage, de l'âge d'or de l'Atlantique, pour vous, on ne peut comprendre l'évolution
des sociétés européennes, africaines et américaines, j'incite vraiment sur les trois
même si elles ont toutes des évolutions très différentes et encore dans l'Amérique,
il y a plusieurs encore civilisations, on ne peut comprendre ces évolutions sans comprendre
l'Atlantique.
- Alors, effectivement, la question de l'âge d'or, ou je pense, c'est quelque chose de
quel il faut faire quand même très attention, c'est une expression que j'emploi, parce
que, au fond, l'âge d'or pour qui est-ce que, pour les 500 000 esclats de Saint-Domain,
on peut considérer que c'était un âge d'or est-ce que pour les millions de, alors,
effectivement, d'Afrique indéportée, mais aussi pour les millions d'Europe 1 qui
sont allés comme engagés, c'est-à-dire qu'ils ont aussi connu un travail extrêmement
pénible.
Donc, la question de l'âge d'or, je dirais, ça dépend, ça dépend pour qui.
Je ne pense pas que, effectivement, les populations américaines décimées par des varieaux
considèrent que cette période, soit un âge d'or, en revanche, ce qui est certain, c'est
que ces influence croisés entre Europe, Amérique et Afrique, eh bien, sont absolument
nécessaires pour comprendre l'évolution des sociétés.
Alors, je dirais, les évolution des sociétés, qu'elles soient économiques, qu'elles
soient sociales, qu'elles soient militaires, qu'elles soient techniques, qu'elles soient
culturels, qu'elles soient religieuses, c'est vraiment cette idée d'un, c'est le
sous-titre de l'ouvrage, d'un espace en mouvement, de circulation d'hommes, d'idées,
de biens, de savoir, de culture, et on, c'est différents espaces qui se distingrent
entre l'Amérique du Nord, évidemment, l'Amérique du Nord, ce n'est pas les antiques.
Eh bien, on ne peut vraiment les comprendre que si l'on les replace dans un contexte
atlantique, c'est-à-dire, en relation direct ou indirect, avec les autres cultures,
les autres espaces du monde atlantique.
On parle de l'Atlantique, on parle du monde atlantique, mais on n'a pas parlé de la civilisation
atlantique.
Ça nous paraît presque absurde d'en parler maintenant, après avoir vu la multiplicité
de ce qu'elles étaient.
Et vous dites quand même que l'idée d'une civilisation atlantique existe, c'est-à-dire
du XXe siècle.
Oui, ça a été, alors effectivement, c'est l'idée d'une civilisation atlantique, et c'est
beaucoup développée au XXe siècle, notamment dans le cas de la guerre froide, pour opposer
finalement le monde occidental.
Alors, en réalité, ici, le monde atlantique, c'est Europe et l'Europe et l'Amérique
du Nord.
Canada est à unis et dans une certaine mesure, dans une moindre mesure, l'Amérique latine.
et d'autre part le bloc de l'Est mais
Mais en fait, moi, ça me paraît, en tout cas, pour l'époque, pour l'époque monère,
c'est difficile de parler de civilisation, de civilisation Atlantique.
Tant, alors, il y a des échanges, il y a des flux, mais l'idée d'une civilisation Atlantique
ne me paraît pas juste, tant les choses sont différentes dans les espaces concernées.
La réalité de l'Europe n'est pas celle de l'Afrique, celle de l'Afrique n'est pas celle
de l'Amérique du Nord, celle de l'Amérique du Nord, n'est pas celle, bien sûr, de l'Amérique
du Sud ou des Antiques.
Et je pense que vous avez été très clair sur cette idée-là pendant donc les trois émissions
que nous avons enregistré ensemble.
Merci.
– C'est moi qui m'enregistre.
– Ce n'est qu'Anne Bourne d'avoir répondu à toutes nos questions.
Je vous rappelle, donc, chose visiteur, que Rick Ce n'est qu'Anne Bourne a publié
un livre aux éditions armes en colonne, le monde Atlantique, un espace en mouvement
15e, 18e siècle, dans lequel l'auteur insiste beaucoup sur à la fois l'impact de ce monde
Atlantique sur les diverses sociétés et en quoi il est important de voir l'histoire
comme un espace en mouvement et pas comme un espace figé, avec des dates charnières
qui font rupture, mais c'est vraiment les choses changent, bougent sans cesse et c'est
ça qui permet à la fois, qui permet plus, plus on perçoit cette idée, mieux on conçoit
avec justice.
L'histoire, je vous remercie Charles de l'État pour votre écoute et votre fidélité.
Et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission de story of objects.
[Musique]
Podcast Summary
Key Points:
L'histoire du monde atlantique est marquée par des flux continus d'hommes, de biens, d'idées et de cultures, transformant profondément les sociétés européennes, africaines et américaines.
Le concept de "race" est une construction sociale, inventée pour classer et catégoriser les diversités humaines, notamment dans le cadre de l'esclavage et des hiérarchies de pouvoir.
Ces catégories de race ont permis aux Européens de se recueillir dans une vision de supériorité, mais aussi de justifier des exploitations violentes et des inégalités.
La violence est un élément central du monde atlantique, touchant les populations colonisées, les Européens, les animaux et l'environnement, notamment par la déforestation et la pollution.
L'âge d'or de l'Atlantique n'est pas une période universellement bénéfique
Les échanges atlantiques ont profondément transformé les économies, les modes de production et les consommations, notamment en France, où des zones comme l'antébordeau ou le nord ont été impactées.
Les pays d'Europe de petit envergure, comme la Suède, la Prusse ou l'Italie, ont joué un rôle essentiel dans les échanges, démontrant la diversité des acteurs du monde atlantique.
L'idée d'une "civilisation atlantique" reste contestable, car les espaces géographiques (Afrique, Amérique du Nord, Amérique du Sud) présentent des réalités culturelles et économiques profondément différentes.
Summary:
L'histoire du monde atlantique, étudiée par Eric Schnellen-Bourg, s'inscrit dans une dynamique de mouvement et de circulation constant, où des flux d'hommes, de biens et d'idées transforment les sociétés européennes, africaines et américaines. Ce mouvement, qui s'étend du 15e au 18e siècle, est au cœur d'un processus économique, mais aussi anthropologique et violent, notamment à travers l'esclavage, la domination et l'exploitation de l'environnement. La notion de "race" est analysée comme une construction sociale, utilisée pour classer les peuples et justifier des hiérarchies, ce qui a conduit à des formes de racisme, notamment au XIXe siècle.
La violence, tant sur le plan humain que naturel, est une réalité partagée, touchant les autochtones, les esclaves, les Européens et l'écosystème. L'âge d'or de l'Atlantique n’est pas une période universellement positive, car elle a causé des désastres pour les populations colonisées, notamment par la perte de vies et la dégradation des terres. Les échanges ont profondément influencé les économies françaises et européennes, en particulier via les ports comme Nantes ou Bordeaux, et ont impliqué des acteurs non européens comme la Suède ou l'Italie.
Enfin, bien que l'idée d'une "civilisation atlantique" soit présente dans les discours du XXe siècle, elle reste problématique en raison des différences fondamentales entre les régions, ce qui souligne que l'histoire du monde atlantique doit être comprise comme un espace en mouvement, où les interactions sont incessantes, complexes et inégalitaires.
FAQs
Cela signifie que les échanges entre Europe, Afrique et Amérique ne sont pas statiques, mais continus et dynamiques, avec des flux d'hommes, d'idées, de biens et de cultures qui modifient constamment les sociétés concernées.
Ils ont été motivés par la recherche de richesses, d'or et de nouvelles marchés, ce qui a conduit à un basculement économique vers des systèmes basés sur les échanges atlantiques.
Il a profondément transformé l'économie des villes comme Bordeaux, Nantes ou Londres, en développant des secteurs comme le sucre, le café et le commerce des esclaves.
Ce concept est une construction sociale utilisée pour classer les populations humaines, notamment pour justifier l'esclavage, en assignant des caractéristiques physiques et des défauts aux noirs d'Afrique.
Elle est multiple : elle touche les populations colonisées, les Européens confrontés à des phénomènes naturels, et l’environnement, avec des dégâts écologiques comme la déforestation ou la pollution.
Non, l'idée d'une civilisation atlantique est limitée à l'Europe et l'Amérique du Nord, et ne s'applique pas aux autres régions comme l'Afrique ou l'Amérique du Sud, où les cultures sont très différentes.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.