L'amour sonne toujours deux fois : Laurence et Armand
28m 50s
Ce récit raconte l’histoire de Laurence, une jeune fille qui, dès l’âge de 14 ans, passe ses étés à Portivy, sur la presqu’île de Quiberon. Elle y observe Armand, un pêcheur de 32 ans, marié et père de famille, dont elle admire la beauté, les yeux bleus et la gentillesse. Pendant des années, elle se contente de le regarder depuis le quai, espérant un signe, sans jamais oser l’aborder. Elle nourrit son fantasme en lisant des romans d’amour et en écoutant de la musique, préférant rêver sa vie plutôt que de la vivre. À 18 ans, elle ose lui demander de l’emmener en mer, vivant des moments magiques, bercés par la houle, le soleil couchant et les étoiles, où elle ressent une sécurité absolue. Leur relation reste platonique, Armand ne percevant pas ses sentiments. Plus tard, Laurence part étudier à Paris, mais elle n’oublie jamais Armand. À 28 ans, elle le retrouve, brisé par une séparation conjugale et ayant abandonné la pêche. Ils se rapprochent, partagent des sorties en mer et des discussions, jusqu’à tomber dans les bras l’un de l’autre. Leur amour, à la fois extraordinaire et naturel, se concrétise enfin, malgré les différences sociales et les années d’attente. Laurence conserve précieusement un morceau de corail offert par Armand, symbole d’une histoire qui a traversé le temps.
France qu'il tire. Les pieds sur terre, Sonia Cronlonne. Deux grands livres de la littérature française ont marqué, peut-être même influencé l'orance dont on raconte l'histoire aujourd'hui. Le premier c'est la dame au Caméliat d'Alexandre du Mafis, qui raconte l'histoire d'un jeune bourgeois tombant amoureux d'une courtisane atteinte de tuberculose. Un sommet dans le mélodram, lu par des générations d'amouros et d'amouros transis et malheureux, qui est même devenu une expression du langage courant, puisqu'on dit facilement tu fais ta dame au Caméliat. Le deuxième est un bestse-seller de la fin du 19e siècle. Il est signé Pierre Lottie, ce passe en Bretagne, comme l'histoire de l'orance éarman, non loin de Pimpole, et raconte la passion d'une jeune Bretonne, go Mével, issu d'un milieu aisé pour un beau marin pêcheur nommé Yann Gauss. Or ce dernier ne répond pas tout de suite à son amour et perdu Étimide. La jeune femme l'attend pas si amant autour de ses hénérions de pêche en Island, elle attend ingeste, un signe de sa part, jusqu'au jour où, et je ne vous en dis pas plus, il faut lire pêcheur d'Islande de Pierre Lottie, mais avance là, écoutez le récit de Monika Sabolo, l'orance et armant, cinquième épisode de sa série "La Mour sonne Toujours de Foi". Adolescentes, je passais mes étés à tomber amoureuses de garçons inaccessibles et bien trop vieux pour moi. C'était les bogoses du littoral, superbe et indifférents. Le monitor de voile, le prof de sœur, fou de plonger. Je les regardais de loin, planquais derrière mes lunettes de soleil, en attendant de grandir, pour oser leur adresser la parole. On était dans le village de Portivique et sur la presquille de Kibro, qui est un petit village de pêcheur, enfin qui était, parce que les choses changent aussi, mais qui étaient à l'époque un petit village où il restait des pêcheurs qu'avaient leurs petits bateaux qui sortaient en mer à la journée. De son côté, lorsqu'elle avait 14 ans, leur an serait veuze secretement d'armons, un pêcheur de 32 ans de la presquille de Kibro, où elle passait toutes ses vacances. Mon premier souvenir d'armons, c'est le bateau qui arrive en fin de journée et qui arrive dans le port. Avec les moites, c'est très presque cliché, mais avec les moites qui le suivent, qui rentrent dans le port. Et le bateau qui vient et qui met à quel le temps de décharger sa pêche. Un beau monsieur avec des grands et beau cheveux blancs et bouclés, et des grands yeux bleus de marin. Ça, si des yeux de marin, tout le monde sait ce que c'est que des yeux de marin. On connaît tous les marins que c'est l'hébrés et ils ont tous des yeux de marin. Un bleu très clair avec ce petit truc comme ça, un peu irlisé comme ça. J'allais au bout du quai pour être le plus pris. Et le voir vraiment de plus près possible. Et oui, je me souviens que je le trouvais très beau et que j'avais envie d'échanger avec les coix. Je ne sais pas, mais j'avais envie de créer un lien, un contact avec lui. Les parents de Laurent se louchent à quelques pas du port. La adolescente traîne toute la journée avec sa soeur de 4 ans ou moins. En bermuda, elle s'arpente la côte sauvage en espionnant armant qui pose ses casiers à crustacer le long du rivage. Elle se raconte des histoires, rêve, rigole, ramasse des crabes et des big ornaux. En fin de journée, elle se plante sur le quai et attendent des heures durant le retour du beau pêcheur. Ça, c'était vraiment un problème parce qu'en fait, il rentrait jamais à la même heure. Il fallait que je passait un nombre de rinfinis. Ça dépendait des marées. J'ai appris plein de choses sur la mer et la pêche. J'ai appris les marées. J'ai appris la météo. J'ai appris les vents. Je ne savais jamais quand j'allais le voir. C'était toujours l'apparition. Il y avait quelque chose de l'apparition. Je scrutais comme ça du bout du quai. Est-ce que je voyais le bateau et puis un coup il était là. C'était toujours la surprise. Ça s'allait gérer beaucoup ma soeur. En fin, il arrivait. Parce que c'était signé le cas d'aller le pouvoir bientôt rentrer. Il était très carismatique. Il était très exotique pour moi. Il vait de l'autre côté de la France, à l'époque en Borgon. Et surtout, il avait l'air très gentil. Et je crois que ça pour moi, c'était une valeur très importante. Je le voyais parce qu'il parlait avec tout le monde sur le cas, bien sûr quand il arrivait avec sa pêche. Et je. Il dégagait une profonde gentille. C'était pas que les étés. Ça pouvait être aussi en février et à pas, qu'ils étaient beaucoup plus froides. Oui, oui, oui, j'attendais. Alors, bien sûr, la question est, qu'est-ce que tu attendais? Je ne sais pas. Je l'attendais de manière générale. Mais qu'est-ce que j'attendais? Je ne sais pas. Pendant plusieurs années, Laurent et Spion armant ne sont jamais lui parler. Elle se promène sur la plage en écoutant son Vokman, style l'ovignio de Scorpion ou George Michael en boucle. Elle préfère se promener seul ou avec sa soeur, plutôt que de fréquenter des jeunes gens de son âge. Cela larange de pouvoir rêver sa vie sans avoir à la vivre. C'est beaucoup plus romanesque, beaucoup moins dangereux aussi. J'étais une jeune fille heureuse. J'avais deux grandes passions dans la vie. C'était voir des films et lire des livres. Je ne rêvais que à l'amour. Ce sont toutes ces formes, mais bien sûr, je rêvais qu'à l'amour, qu'à l'amour, qu'à l'amour, qu'à l'amour, qu'à l'amour, je crois quand même. Et si possible, un amour, alors un petit peu impossible, un petit peu exceptionnel, un petit peu, voilà, unique. Donc oui, bien sûr, je rêvais à l'amour, je lisais les vaisseaux du cœur, je me rappelle, de Benoit Croult. Et je voyais beaucoup, beaucoup de films. Mais les films que j'avais dans le cœur, quand j'allais me balader, c'était des films qui étaient souvent des grandes et belles histoires d'amour. Ça, c'est sûr. En fait, très vite, ce personnage, qui était comme ça, solitaire, marins pêcheurs, qui s'en allait en mer, comme ça toute la journée. Il y a quelque chose qui fait que, comme je l'ai dit, il était très beau. Donc évidemment, bien sûr, tout de suite, j'ai posé sur lui, ma mérève, en fait. Il a incarné d'une certaine manière mérève. Il a incarné les livres que je lisais, il a incarné les films que je voyais, et le pauvre. Pendant que Lawrence se repasse dans sa tête autofafrica, son film préféré, un rêve angarçon lui lève les cheveux en pleine savane. Arman, lui, ne remarque pas tout de suite sa jeune fille en pulmarin et keuchovane. Les années passent. Lawrence continue de guéter le pêcheur au loin, à la barre de son petit bateau, dans sa salopeide jaune. Enfin, à l'âge de 17 ans, alors qu'il passe à côté d'elle, sans réfléchir, elle lui fait une remarque qualifiée diode sur la météo. Les jours suivants, le cœur bâton, elle se lance et l'interrogent sur son travail. En Ardi, elle l'aide même à nettoyer ses filets. On s'est allé à Paris dans les années, je crois, 83, 84. Oui, je crois que c'est par là. Alors, sur le qui, on l'a promis dit, on nettoyait soit les filets ou on les démontait pour les refaire à neuf. Moi, je m'ai bien parlé avec les gens sur le qui. Il expliquait un peu ce qu'on faisait. C'est sûr qu'il n'y avait pas beaucoup de jeunes filles qui s'intéressaient à nos métiers, ou plutôt des personnes beaucoup plus anciennes qui le tendent en tant que nous posais des questions. Mais elle a. Oui, j'étais un peu surpris et j'étais un peu fier en même temps, parce que je me suis mis en train de trouver de l'intérêt. Je ne suis pas conscient que. qu'il y avait un côté sentimental ou amoureux ou au départ, une conversation. - Elle était très jeune ou débatte? - Elle était très jeune, non, elle n'ait pas un écart par rapport à moi. Donc non, j'étais un peu surpris, même que tous les ans, à peu près en fonction des vacances qu'elle prenait, et tous les ans me voir et je pense que j'étais un peu fier, oufant de moi-même fier pour s'intéresser à moi. Le reste de l'année, Laurent s'y est un journal intime qu'elle dédiait à armant. En rédigant des pages et des pages, elle s'adresse à lui, lui raconte ses espoirs de jeunes filles, ses chagrinzes aussi. Elle a son premier petit ami avec qui s'ignure pas, car au fond, elle ne pense qu'au pêcheur.
L'été de ses 18 ans, Akiburon, elle prend son courage à demain et lui demande s'il veut bien l'emmener en mer. Je crois que la première fois, je suis sorti en mer, et ça m'a conforté pour le restant de ma vie. En fait, on est sorti en mer, le temps était pas très très. Il y avait de la houle, et on était vraiment au proche de la côte sauvage, et franchement le bateau bougait, et la terrienne que j'étais, était pas très très fier. Lui était tout à fait serrant, parce qu'il était dans son monde, donc il n'y avait aucune inquiétude, mais moi j'en avais. Il y a eu deux trois moments où j'ai vraiment vu le bateau qui bougait fort fort, et au lieu d'avoir peur, je me suis dit, "Mais tout va bien, en fait." T'es avec arme, donc en fait tout va bien, il arrivera à ce qu'il arrivera, probablement rien mais qu'on bien-même, tout va bien, et là je me suis dit, "Wow! C'est un sentiment que j'avais jamais prouvé dans ma vie, et c'était. je suis avec la personne avec laquelle je sais que je suis en sécurité, en confiance avec qui je veux être, quelle que soit les conditions, tout va bien, quoi, pourvu que ça dure. Et puis il y en a eu une merveilleuse qui m'a portée quand j'avais des moments dure, une fin de journée d'été, comme on peut avoir ici, on est sur la côte, on est sur le Ouest, on a le soleil couchant, et j'étais sorti en mer assez tard avec lui, et quand on est revenu, le soleil était en train de se coucher, tout était. ochre, orange, c'était d'une beauté hallucinante, parce que je suis tombé amoureuse d'un homme, et je crois que je suis aussi tombé amoureuse d'une presquille et d'un lieu, et tout ça a été indissociable, et l'ai encore aujourd'hui. Et donc on est rentré, et on était tous les deux sur là, et c'était incroyable, on ne parlait pas, il y avait juste les moettes, le soleil qui se couchait, et ce moment là était merveilleux. Et il y a eu un autre moment incroyable aussi, on est parti à trois heures du matin, et là, c'était les étoiles, on est parti, on ne voyait rien, encore une fois, il y avait juste la lumière qui guidaient le bateau, en sortant du quai, et les étoiles, le bruit de l'océan, et le travail qui commençait pour remonter les filets ou les mettre à l'eau, et un espèce de silence qu'elle y a à la nuit, qui était absolument incroyable, de ça, je me souviens. C'est toujours lié avec les éléments, tout ça, plus qu'avec lui, parce que lui il était là, ça, c'était une chose acquise, j'étais là avec lui, et autour, il y avait le monde, quoi. Et ça, c'était beau. Je me demande ce que pensait les parents de l'orance, en voyant leur fille adolescent, obsédé par un pêcheur de plus de 30 ans, par ailleurs mariés et perdent familles. Obsédé jusqu'à photographier en cachette sa maison, décliché qu'elle regarde le soir, dans son lieoudra rose. Il y a aussi une chose qui faut vraiment prendre en compte dans ce que je vous raconte. En fait, c'est que tout ça, ça s'est passé à une autre époque. On était dans les années 80. Je pense qu'aujourd'hui, cette jeune fille de 14 ans, qui va traîner au bout du quai et regarder à un marin pêcheur qu'à 20 ans, de plus qu'elle, et qui essaie d'en rentrer en contact avec lui, à la 14 ans, donc bon, ça serait plus du tout possible une chose pareil aujourd'hui. Mais dans les années 80, il y avait une espèce de. Je ne sais pas quelle bruit il faut employer. En tout cas, il n'y avait pas de regard critique là-dessus. Jamais mes parents m'ont dit, personne n'a jamais m'a dit mon fin de l'orance à 14 ans. En même, allons-y 15 ans, 16 ans, il a vingt ans, puisque toi, il est marié, mais qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que tu fais, qu'est-ce que tu traîne autour de lui? Ça, ça ne me. Jamais, il y a eu de choses comme ça. Parce que ça ne se révenuait à l'esprit de personne. Et je pense aussi que ces liés. Alors, la situation finalement, j'avais avec lui, qui était complètement rêvé et qui n'était pas du tout dans le concret, quoi, franchement, à une fois en mer avec lui, personne n'a jamais non plus y'a un mal. Et même quand on est parti à trois heures du matin pour aller en mer, je ne sais pas, peut-être qu'aujourd'hui, une mer ne les serait jamais, ça a fille partir en mer comme ça, avec quelqu'un qu'elle connaît pas. Je pense que ça n'arriverait plus. Mais à l'époque, on pouvait le faire, et on avait un regard différent. La relation entre ces deux-là est parfaitement platonique. L'orance se contente de fantasmé, tandis carment, heureux en mariage, est simplement ravie de partager son amour de la mère. Mais il y a quelqu'un qui ne voit pas cette relation d'un très bordeuil, la femme d'armons. Elle travaille avec moi, donc moi je vous péché, elle venait, elle venda mon poisson, mais elle venait m'aider aussi, quand il y avait besoin pour. donc elle était constamment avec moi sur le qui aussi. Je pense qu'elle a. elle s'est aperçu assez vite de la présence de l'orance. On avait discuté, et dit "mais c'est quoi?" C'est le personne qui vient pour les ans, sur le qui, discutent avec toi, de quoi vous parlez. Elle s'est commencé à s'inquiéter, pas s'inquiéter, mais elle trouvait un peu. pas normal. Puis il y a aussi. comme on y a les collègues qui, pour nous chambrer, "ah mais c'est qui est avec toi?" Et il trouve ça un peu. un normal que. une femme très tourne matin, vienne en mer avec toi. Mais les rumeurs et les soupçons de la femme d'armons finissent par disparaître, car les années passent, et l'orance vient moins souvent à portivie. Elle fait des études d'histoire, puis commence à travailler à Paris dans une agence de mannequin et de comédien. Elle a un petit ami, qu'elle emmène sur la presquille de quibron. C'est là, dans une minuscule chambre d'hôtel, qu'elle fait l'amour pour la première fois. Mais en réalité, elle reste cette grande sentimentale qui pense toujours à armons. Alors, un été. Alors qu'elle est âgée de 28 ans, elle décide de retourner dans le petit port. ♪ ♪ ♪ Je suis venu comme ça quelques jours, toute seule. J'ai adoré. Le bateau était dans le port, mais arment n'était pas là. J'ai pas vu arment. J'avais ce bateau qui était là, alors je me suis. Comme je veux toujours raconter des histoires, je me suis dit, est-ce qu'il travaille plus, est-ce qu'il a revendu le bateau, est-ce que ça veut dire que cette histoire est terminée qui reste plus que le souvenir du bateau et que vraiment l'orance, cette histoire qui a jamais commencé, est-ce qu'elle est enfin fini? Je ne sais pas. Si moi après, ma mère me dit, écoute, il y a très longtemps qu'on n'est pas à l'éu à Porti-V. On a. ça nous a manqué, on avait envie, on a trouvé une maison. Est-ce que tu veux venir? Donc j'ai dit bien sûr, j'arrive. Et donc là, j'arrive et là, je tombe qui rarment, je manque de ne pas le reconnaître, très amégrit, très. Pas de bateau dans le port. Alors là, pour le coup, c'était l'invertile. Il n'y avait pas de bateau, mais il y avait arment. Et je lui dis, mais qu'est-ce qui se passe? Et ben là, il me dit, ma femme m'a quittée, elle est partie, ça fait. ça devait faire 6, 7 mois, je ne sais plus très bien. Et je suis au fond du. au fond du trou quoi. Arment est si bouleversé par sa séparation qu'il a décidé d'abandonner la pêche. Il a également pris conscience que durant toutes ces années, son travail l'a épuisé. Il se sent vider, et très seul. Il y avait déjà la rupture qui me était tombée dessus, il y a tant de départ. Et je pense que j'ai été plus sonné que je le pensais, et que je t'ai peut-être un tournant de mon travail. J'étais aussi fatigué, et ça a été. ça a été la goutte d'eau, peut-être le trou. Et là, j'ai dit, faut que. faut que je me pose aussi les questions sur moi-même. Donc, je vais arrêter. Quand je dis, arrêtez, c'est-à-dire, je me suis mis en maladie, il fait une forme de déprime, et donc, j'étais arrêté un mois, et puis après, je renouvelais plusieurs fois un mois, parce que je me sentais pas en état de faire face à tout ce qui était tombée un peu dessus, c'est-à-dire, c'était vendre le bateau, donc, on perds ma place dans le port, perdons l'identité. Donc, là, on est arrivé en vacances au mois de juillet, il croit que c'est au mois de juillet, et elle avait loué au bout de la rue, et on s'est croisé dans la rue, et puis, vu que je n'allais pas du tout bien à cette époque-là, et me dis, "Bon, peut-être qu'on pourrait se voir et aller boire un café et discuter un peu, et j'étais tout heureux de trouver quelqu'un qui parlait, du coup, C'est les cotéparations, la famille.
On est un peu sols. Les jours suivants, Laurent s'est armant se voit sans cesse. Ils font des virées en mer dans une petite embarcation qu'on leur apprête. Sera contre leur vie, mange des crustacés en se sourient bêtement. Lui reprend doucement goût à l'existence. Il offre Laurent, un morceau de Coray Rouge, qu'elle conserve aujourd'hui encore, rangée entre deux carnes intimes remplis de ses secrets de jeune fille. C'est lors d'une sortie sur la microscopique ill-dédique, dans les dunes qu'ils tombent dans les bras lins de l'autre. Moi, je veux savoir ce qu'elle ressent alors, tandis qu'elle embrasse pour la première fois, le garçon auquel elle pense depuis qu'elle a 14. Moi, déjà, c'est là que j'ai garé bon. D'accord. Armand dans ma vie en vrai, en vrai. C'était tellement tendre, c'était tellement doux, c'était tout ce que j'avais imaginé, c'était la vérité, en fait. Ce premier moment du toucher, du baiser, c'était exactement comme j'avais toujours pensé que ce serait, j'étais même pas surprise. C'était armant, comme ça n'avait rien de bizarre. C'était tout à fait normal. Et c'est comme si ça avait été le début de quelque chose d'absolument normal, absolument extraordinaire et en même temps, absolument normal. C'est comme si je m'étais retrouvé sur le bateau, le fameux jour où il y avait de la houle et où j'ai eu peur. Et où je me suis dit que pourquoi t'as peur, parce qu'en fait, t'as vécarmant. Et ben, ça a été exactement la même chose. C'est-à-dire que je me suis donné comme il a d'ailleurs fait lui aussi. Et sans. mais il n'y avait rien d'autre que ça, que le plaisir d'être ensemble, en fait, d'être se toucher et le bonheur que ça apportait à l'autre, pas besoin d'autre chose. Il n'y avait rien d'autre. Armant est exactement l'homme que j'ai aimé tout de suite quand je l'ai vu arriver dans sa tenue jaune de Marra-la. Il a toujours été cette personne. Je savais, j'avais vu à son regard que c'était quelqu'un d'extraimement sensible et gentil. C'est vrai. Bientôt, Lawrence rentra pari et armant se met à lui rendre visite. Ses voyages dans la capitale constituent pour lui une véritable expédition. Il est un peu perdu dans la ville, mais son cœur bâle à chamade. Il débarque dans la chance de Lawrence les bras chargés de cadeau, des livres, des parfums et des haumars. Il y avait un épaisement de mon côté, une demande aussi, une forme de révélation, il y a peut-être quelqu'un aussi qui me trouve à son goût. Là, j'ai commencé, mais les alliés venus à prendre le train, à l'appareil. J'ai été un peu jeunée quand même, parce que je n'ai pas trop habitué à mon à peu du fond du mien. C'était plutôt un monde féminin. Il y avait d'autres regards, le directeur ou la société. Et tous les autres, c'était le monde féminin, donc j'étais un peu perdu. Et en même temps, un peu fier aussi. J'ai pu que Laurent me faisait découvrir un monde que jamais est francifique. Je pense que Laurent a eu une vieille tube à faire des études beaucoup plus longues. Moi, j'ai commencé à travailler plus jeune. J'ai arrêté mes études au brevet. Donc en troisième, j'ai toujours été un peu baigné pour la lutte des classes. Les ouvriers avec des ouvriers, et puis le monde, le monde culturel, le monde intellectuel entre eux, ça m'a un peu perturbé, mais ça m'a attiré aussi. Parce que je voyais dans Laurent, comment une vie. mouvementée ouverte à beaucoup de choses, à prendre des choses. Et je pense que j'avais besoin de voir autre chose que les 35 ans devaient sur l'eau, un peu le monde de la mer, qui était différent. Donc ça, c'était vraiment une ébullation, qui était peut-être enfouillant ma personnalité et puis que j'avais plus l'âge d'attendre et qu'il fallait saisir l'occasion. Et je laissais y. Au bout de quelques mois, et alors que sa carrière est en plein boom, Laurent se emportait par un élan irrepressible, en vouait tout promener. Elle décide de quitter son appartement, son travail, sa vie parisienne, pour s'installer à portivie avec armant. Lui non plus n'hésite pas une seconde. Il charge les quelques meubles de la jeune femme dans une camionnette et font la route toute heureux jusqu'à qui bront. Pendant ce temps, les parents de Laurent s'affolent. Que va-t-elle faire là-bas? Ils sont persuadés qu'à ne supportera pas l'hiver, isolés dans la pluie et le vent. Mais Laurent se n'a pas peur. Elle est avec son grand-amour, rien ne peut la battre. Elle se fait embaucher dans un camping, promène les touristes en bus. Les jours de blouse, elles foncent dans sa voiture le lende la côte sauvage, en écoutant les chansons de son adolescence, Michael Jackson ou la bande originale de Top Gun. En 2015, elle reprend la direction du petit cinéma de qui bront, le paradis. Depuis, elle organise des événements, des avant-premières, des festivals, réunissant déshabitués à quelques clôtres de l'eau, Stéphane Brisé, Emmanuel Muré ou Bruno Podalidesse. En juin 2023, pour fêter leur 20 ans de vie commune, Laurent s'est armant se sont mariés. Lors du dîner, la petite sœur de Laurent s'apprenoncer un discours. Finalement, à telle dit, toutes ces heures passées à tendre au bout du quai, n'auront pas servi à rien. [Musique] C'était Laurent s'est armant le 5e épisode de la série de Monica Sableau, qui s'appelle "La Mourson" toujours deux fois et que vous pouvez écouter en intégralité sur le site de France culture et la pire à Diofrance. Évidemment, cette émission a été réalisée par Cecile Lafon, que je remercie particulièrement, ainsi que Herve et que Monica Sableau, remercie le mixage, ses maris, le peintre, la tâche de production, ses valentins rémis et notre stagiaire, c'est Lus Moran. [Musique] [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Laurence, adolescente, tombe amoureuse d’Armand, un pêcheur de 32 ans, lors de ses vacances à Quiberon dans les années 8
Leur relation reste platonique et fantasmatique pendant des années, Laurence se contentant de l’observer et de rêver à lui.
À 18 ans, elle sort en mer avec lui, vivant des moments intenses liés aux éléments, sans que la relation n’évolue.
Armand, marié, ne perçoit pas ses sentiments ; sa femme finit par s’inquiéter, mais la situation s’estompe avec le temps.
À 28 ans, Laurence retrouve Armand, déprimé après une séparation, et ils tombent enfin amoureux, vivant une idylle tendre et sincère.
Summary:
Ce récit raconte l’histoire de Laurence, une jeune fille qui, dès l’âge de 14 ans, passe ses étés à Portivy, sur la presqu’île de Quiberon. Elle y observe Armand, un pêcheur de 32 ans, marié et père de famille, dont elle admire la beauté, les yeux bleus et la gentillesse. Pendant des années, elle se contente de le regarder depuis le quai, espérant un signe, sans jamais oser l’aborder.
Elle nourrit son fantasme en lisant des romans d’amour et en écoutant de la musique, préférant rêver sa vie plutôt que de la vivre. À 18 ans, elle ose lui demander de l’emmener en mer, vivant des moments magiques, bercés par la houle, le soleil couchant et les étoiles, où elle ressent une sécurité absolue. Leur relation reste platonique, Armand ne percevant pas ses sentiments.
Plus tard, Laurence part étudier à Paris, mais elle n’oublie jamais Armand. À 28 ans, elle le retrouve, brisé par une séparation conjugale et ayant abandonné la pêche. Ils se rapprochent, partagent des sorties en mer et des discussions, jusqu’à tomber dans les bras l’un de l’autre.
Leur amour, à la fois extraordinaire et naturel, se concrétise enfin, malgré les différences sociales et les années d’attente. Laurence conserve précieusement un morceau de corail offert par Armand, symbole d’une histoire qui a traversé le temps.
FAQs
Le premier est 'La Dame aux camélias' d'Alexandre Dumas fils, qui raconte l'amour d'un jeune bourgeois pour une courtisane tuberculeuse. Le second est 'Pêcheur d'Islande' de Pierre Loti, qui se déroule en Bretagne et relate la passion d'une jeune Bretonne pour un marin pêcheur.
Armand est un marin pêcheur de la presqu'île de Quiberon, âgé d'environ 32 ans au début de l'histoire. Il pêche en mer et pose des casiers à crustacés le long du rivage.
Laurence, âgée de 14 ans, passe ses vacances à Portivy et voit Armand arriver avec son bateau dans le port. Elle le trouve très beau et commence à l'espionner de loin, sans jamais lui parler.
Elle attendait son retour car elle était fascinée par lui et voulait le voir de plus près. Elle apprenait les marées et la météo pour savoir quand il rentrerait, et chaque apparition était une surprise.
Elle avait 14 ans lorsqu'elle a commencé à s'intéresser à Armand, qui avait alors environ 32 ans. Elle passait ses étés à Portivy et le regardait de loin.
Après des années d'observation, Laurence, à 17 ans, lui a parlé pour la première fois, puis l'a aidé à nettoyer ses filets. À 18 ans, elle a demandé à sortir en mer avec lui, et ils ont développé une amitié platonique.
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