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L'Allemagne leader de l'Europe : une ambition contrariée

24m 4s

L'Allemagne leader de l'Europe : une ambition contrariée

Cet épisode du podcast analyse la politique européenne de l'Allemagne et ses relations avec la France, en s'appuyant sur une étude de Janette Zeus. La discussion s'ouvre sur les divergences franco-allemandes concernant l'accord commercial UE-Mercosur, où l'Allemagne privilégie l'accès aux marchés et la géopolitique, tandis que la France insiste sur les protections agricoles et environnementales. Ce différend illustre des approches stratégiques contrastées. Le cœur de l'analyse porte sur les blocages internes allemands, symbolisés par le "German vote" (abstention ou retard), qui résultent du système fédéral, des gouvernements de coalition et du principe fort d'autonomie ministérielle, entravant une prise de position claire à Bruxelles. Le chancelier Friedrich Merz cherche à redonner à l'Allemagne un rôle de pilier européen, en mettant l'accent sur la compétitivité, la politique industrielle et un renforcement géopolitique de l'UE. Cependant, son action se heurte à la persistance des réflexes ministériels et à la complexité de la coordination, même si une volonté de centralisation via la chancellerie est observable. Enfin, la relation avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, bien que facilitée par des affinités politiques, reste pragmatique et institutionnellement encadrée, sans garantir une convergence systématique des positions.

Transcription

4184 Words, 25614 Characters

French
Bienvenue dans le monde selon Liffry, un podcast de l'Institut français des relations internationales. Je suis Marquette Éker, directeur exécutif de Liffry et rédacteur en chef de la revue politique étrangère. L'objectif de ce podcast est de vous donner un aperçu de la richesse de la production de Liffry et de transmettre des clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons. Pour cet épisode, j'ai le plaisir de recevoir Janette Zeus, chercheuse au comité d'études des relations franco-allemands de Serfah. Elle vient de publier une étude intitulée la fabrique de la politique européenne de l'Allemagne disponible sur le site Internet de Liffry. Nous enregistrons cet épisode le 21 janvier 2026, la veille de la journée franco-allemande, qui commémore la signature du traité de l'édisère 1963. Il m'assemblait que c'était une bonne occasion de parler de l'Allemagne, les relations entre Paris et Berlin et de l'Union européenne. Janette, bonjour et merci beaucoup d'avoir accepté de venir à ce micro. Bonjour Marquette et merci pour l'ambitation. Avant de parler de votre étude, commençons par une question d'actualité. La Corde de Libréchange entre l'Union européenne et les pays du Mercosour a été signé il y a quelques jours. Paris et Berlin ont eu des positions opposées sur ce dossier. Pourriez-vous nous expliquer les raisons de cette divergence? Alors vous avez raison, dévoqué cet accord commercial qui figure sans aucun doute parmi les différents, vraiment les plus fondamentaux. Je pense qu'on peut se mettre d'accord là-dessus entre la France et la MN. Donc cette divergence sur la Corde Ue, Mercosue, est explique notamment pas des priorités économiques qui sont très différentes entre la France et la MN. Donc du côté à MN, on a cet accord qui perçu avant tout, comme un instrument de politique commercial et géopolitique. La MN qui est une économie fortement exportatrice, voilà, le Mercosour en débouché important pour son industrie, notamment, bien sûr dans le taux mobile, mais aussi dans la chimie, par exemple, mais aussi des moyens de déduire sa dépendance stratégique vis-à-vis de la chimie. Et à cela, ça ajoute une traditionnellement plutôt favorable en libre et échange, largement partagé dans une milieu économique et au sein de l'accelerou de Friedrich-Matz. La France en revanche, et met l'accent plus sur les risques agricoles, environnementaux et sociaux. Donc le Mercosour est d'autant plus perçu comme une menace pour les agriculteurs français d'abord, et comme un accord en suffisamment grand-traignant en matière climatique. Et c'est cette sensibilité qui est d'autant plus forte dans un contexte politique entérieur tendue où les questions agricoles sont autrement politisées. Donc cette opposition entre les deux pays illustrer bien en phénomène central, c'est que Berlin est raisonnement, priorétirement en termes d'accès aux marchés et de compétitivité, tandis que Paris privilégie plus volontiers, la régulation et la protection de certains secteurs stratégiques. Au-delà de ce dossier du Mercosour, quels sont les principaux objectifs du chancelier Merthe pour l'Allemagne et pour l'Europe? - Et alors, premièrement, ce que je vois, c'est que Friedrich-Matz il veut vraiment réarçonner le rôle de piste en investiture de l'Allemagne, qu'empissance de taille au sein de l'Europe. Et cela arrive après une période qui était plutôt marquée par une certaine hésitation et l'abstention parfois, notamment, donc sous les dernières années, de Angélamerica, et puis sur la coalition qui était appelée « feu-tri-colore » sous « love-shows ». Donc Merthe, qu'est-ce que je cherche à faire? Il cherche à faire de l'Allemagne en pidier, de la compétitivité européenne, en mettant l'accès sur le marché antérieur, la politique industrielle ou la discipline budgétaire. Il a une approche plus offensif de commerce en d'un national, en déjà vu avec le mercredi. Troisièmement, il entend aussi renforcer la capacité géopolitique de l'Europe, je pense, c'est ce qui est aussi assez nouveau, c'est novateur. En particulier dans les domaines de la sécurité de la défense et les relations transatlantiques, il veut passer de site, une main de port-ne-brouh, dans une véritable rupture d'époque, en grand forçant le pilier européen, au sein de l'OTAN, ce qui est comment le sait, une ligne de crête. Donc, il veut rendre avec une amène et perçu parfois comme trop prudent, voire paralyser le n'a prise de décision européenne, et une amène qui s'est souvent fait remarquer parce qu'en appel, le « Drum and World ». Justement par l'onzet, vous avez parlé des éthitations allemandes sous « Olaf Schultz ». Effectivement, cette expression « Drum and World » elle est peut-être assez peu connue en réalité, en dehors de la sphère Bruxelles-Ois et en dehors de l'Allemagne. Les cheveux qui va falloir l'expliquer et parce qu'elle est au cœur de votre étude, en fait ce que vous montrez, c'est que le système politique allemand a bouti à des blocages qui sont liés à des positions divergentes entre les parties qui composent les gouvernements. Vous avez mentionné notamment cette coalition dite « feutre et color ». Est-ce que vous pourriez en fait illustrer cette incapacité allemande à se positionner sur des dossiers européens en développant quelques exemples bien choisi de ces blocages? - Oui, donc tout d'abord pour rapidement revenir sur le « Drum and World » c'est vraiment cette idée qu'il peut y avoir une sorte d'abstention en retardement des positions à Bruxelles en particulier au Conseil de l'Ur-Opaine, le Conseil des ministres qui regroupent des ministres et des différentes états membres. Et ce qu'il faut peut-être savoir aussi surtout pour des auditeurs français, c'est qu'à la différence de la France, la France qui possède dans le secretariat général des affaires européennes, ce qu'on appelle « SGAE », elle a une haine, n'a pas en telle instrument. Donc il y a le ministère des affaires étrangères et le ministère de l'économie qui sont principalement les deux ministères responsables pour la coordination des affaires européennes, mais il ne tranche aucun cas des conflits en thame ministérielle. Et dans ce cas, il est plutôt d'usage de recourir à ce qu'on appelle une réserve d'examen en thame ministérielle, c'est-à-dire que la haine a pas encore arrêté de position commune et se réserve le droit d'examinie d'avantage le dossier. Dans l'espoir, éventuellement, de parvenir à un accord ulturérentement. Mais c'est n'est pas gagné. Donc c'est cette réticence, ce qu'on appelle de façon peu péjorative dans des cercles notamment journalistiques à Bruxelles, comme vous vous l'êtes dire, German vote, qui représente le défi, le défaut principal du système. Oui, parce qu'en fait, le German vote, c'est un nom vote. Exactement. Alors, vous montrez quand même qu'il y a une différence entre une abstention et puis le fait de paître là et de passer prononcer. Exactement. En plus, le voir, justement, très bien des exemples très parlants dans le passé, j'en ai choisi trois, il y en a plusieurs, mais je trouve que les exemples les plus parlants, concernant l'emprévisibilité à le monde à Bruxelles. Donc tout d'abord, et ce sont des sujets qui sont toujours d'actualité, c'est là aussi intéressant, éventuellement. C'est la fin des moteurs thamiques en 2035. Donc il y avait déjà un accord entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil du Ue, en le turn de 2022. Donc on est vraiment sous l'ancienne coalition fétricola, et le vote final, les États membres étaient prévues pour mars 2023. Et c'était d'une peu re-reformalité. Mais à ce moment-là, le FDP, donc les libéraux démocrates aiment qui faisaient partie de la coalition avec le SPD et les Verts. Ils ont ouvert le compromis en exégion des garanties pour ce qui a appelé les "if-youtes". Et le dossier était donc retiré de l'ordre du jour. La main a amensé d'abord son abstention, donc on ne jomme le vote. Et ce signal était par su comment blocage un monde potentiel. Avant que finalement, il y a eu un compromis de dernière minute ce qui ne permettent finalement à Berlin de voter pour. Le deuxième exemple, c'est la directive européenne sur le devoir de vigilance dans les chaînes d'approvisants de ment en notre sujet qui est toujours d'actualité. Et après donc trois ans de négociation, et malgré un accord préalable, c'est encore le parti libéréal de concrètement, l'EVDP qui opère en revirement à ces tardif en début du 9.2024. Ce qui a provoqué plusieurs reportes de votes au Conseil avant l'adaption de la directive en mars 2024. Et donc la main a été retrouvée encapable à se positionner, et de nommer une nouvelle fois une image d'empêcher en décis. Mais surtout ce qui est intéressant, c'est que la directive a été adoptée, sans que Berlin ait pu gérer en rôle majeure dans la négociation. Et alors est-ce que votre troisième exemple, c'est le glyphosate? Non, ça va pas être le glyphosate. Vous voudrez accoller en cas. Ça devrait être un très très bon exemple parce que c'est arrivé dans l'ancienne coalition, la grande coalition sur Anguella Merkel. Où c'est un ministre à M.A. qui est revenu sur la position officielle qui a été tranchée au parabien et qui est en peu en lui-même décidé de la position à M.A. S'en vraiment se concerter avec les autres. Le troisième exemple que j'avais, c'était encore sur la coalition Feu-Truc-Olan. Et pourquoi j'en ai choisi celui-là? C'est parce que ça renvoie au droit de pré-rogative, en fait, du chancelialement. Qu'est-ce que c'est le droit de pré-rogative? Peut-être revenir là-dessus, mais c'est dans le pacte européen sur la migration et la zine. Et là, en certainembre, égainement en German vote en 2023, parce que c'était cette fois-ci des verts qui étaient pas. D'accord avec ce qu'on appelle la directive de crise au sein de ce pacte sur l'immigration et la zine. Et finalement, c'est Olaf Schoetz, qui a tranché, qui a finalement utilisé son droit de pré-rogative, mais très très tard, dans le processus, pour em poser donc une position commune et pour éviter justement le nouveau blocage. Mais ça a été perçu, perçu, quand très tardif et très ézitant de la part de la MN, encore une autre illustration des façons. 50 facettes du German vote. Entrons maintenant dans les coulisses de la politique européenne de l'Allemagne, la coordination de cette politique repose sur trois principes que vous développez dans votre étude. La direction par le chancelier, l'autonomie des départements ministériels et la collégialité. Est-ce que vous pourriez s'il vous plait nous expliquer brièvement ces trois principes? Oui, donc je pense que tout d'abord, ils ont bien me rappelé que le fonctionnement politique aiment, ils reposent historiquement vraiment sur l'idée du partage de pouvoir, plutôt que sur sa concentration. Donc cela tient évidemment à plusieurs facteurs, il y a le fédéralisme. Donc là aussi la MN est bien sur très différentes, par exemple par rapport à la France. Il y a le rôle central du Parlement, au sein du système politique aiment, le Bonne-de-Stac, qui est en remingueur, au centre du système. et surtout la nécessité de gouverner par des coalitions. Donc là, on a une coalition de ce sont les OUTS ou avec l'ASPD. On va dire deux parties de mis, mais avant, on était vraiment à trois parties, donc ça a pas facilité les choses. Mais il y a quand même pour organiser la gouvernance en un ennemi, il y a trois grands principes qui structurent l'anglection du gouvernement. Vous l'avez déjà mentionné. Et donc, c'est ce principe de direction par le champ sedier qui lui donne, bien, théoriquement le dernier mot. Mais il faut relâtir un peu, il peut l'utiliser certes, mais il faut qu'il utilise avec prudence pour ne pas fragiliser sa coalition en entermes. C'est pour ça que, par exemple, la chose, là, fait vraiment dans des situations urgentes et exceptionnelles. Et ensuite, le principe d'autonomie d'immister, qui est fort de la montagne en pratique, on parlait par rapport au diffusette, mais là, ça a été plutôt détourné. Donc, on soit en peut dire que chaque ministre, et donc chaque parti qui conduit le mystère, il conduit en quelque sorte sa propre politique. Enfin, le principe de collégialité, qui en canée par le conseil d'une ministre, qu'on appelle "cabinage" en la même, et qui est donc censé assurer une cohérence de l'ensemble politique de la même. Mais dans les faits, ce qu'on peut constater, c'est que c'est le principe, surtout de l'autonomie ministérielle qui domine parmi ces principes, contrairement à la France. Et ça, ça rend la coordination, notamment sur les questions européennes, particulièrement complexes, et parfois, en plus laborieuse. Là, du chancelier Mertz lui-même, pourriez-vous, s'il vous permet nous présenter quelques personnalités clés de la politique européenne de l'Allemagne. Effectivement, le chancelier aement au sein du système politique n'a jamais été seul. On est à faire européenne, et cela vaut également pour Friedrich Mertz. Mais ce qu'on peut voir avec Friedrich Mertz, c'est qu'il témoigne une volonté d'avoir choisi de façon plus stratégique et soigneuse, sans personnel politique, à la fois barrin et à Bruxelles. Donc, tout d'abord, le rôle du chef de la chancelerie fédérale, c'est "Torsten Fry", qui joue en rôle essentiel de coordination en thème ministérielle, quand il s'agit de faire remonter le cas échéant des dossiers un peu brûlants, en ma vie, vers le conseil du ministère allemand, donc le cabinet, et lui dépend d'autant plus de chers pas, en fait, Europe, et tout d'abord, il s'agit de la chancelerie fédérale, qui est une volonté de la chancelerie fédérale, qui est une volonté de la chancelerie fédérale, qui est une volonté de la chancelerie fédérale, X, Claus, au soft-skiff-fry, qui sortit un peu comme canal de communication dans mon étude, j'ai changé avec des practiciens, des administrateurs, des affaires européennes avec celles éparies, et ça, c'était vraiment mentionné comme l'axe clé stratégique dans le long de tourage des acteurs clés de la plupart des groupés de l'Aimaine. On a compris, Frédéric Mert, qui veut redonner à l'Allemagne un rôle de leader dans l'Union européenne. Cela fait environ 9 mois qu'il est arrivé à la chancelerie. Quel premier bilan peut-on tirer de cette ambition européenne? Alors, sans grande surprise, le bilan est très fortement contrasté, vu les enjeux aussi qui se présente, pas seulement à l'Aimaine, mais à tous les états membres du européen. Mais je dirais que, globalement, certains ont dit l'an plus dynamique sur la période précédente, par rapport au point positif, on peut définitivement voir en temps plus clair, en plus affirmé sur l'Ilargie européen. Frédéric Mert, il a déjà dû faire ses preuves aussi, que ce soit dans la gestion, par exemple, la guerre nucrène, où il s'est engagé dans laquelle la coalition des volontaires, dans sa façon de tenir tête dans notre Trump, qui semble plutôt le prendre au sérieux, en tant que chef d'État, une sorte de porte-parole aussi, une européenne. Et en tant que acteur très proactif, au sein des chefs d'État et de gouvernement, au sein de l'UE, et en le voir à travers ses relations un peu plus structurées, je dirais, mais à des géométries variables, avec des partenaires multiples, comme des formats mini-nateraux, telles triangles de Ben-Mar, Ben-Mar plus, ou bien sûr, la concertation franco-amende. Mais dans les limites, de ce qu'il reste encore à voir, bien sûr, la HMN il reste en quelque sorte la HMN. Donc il y a une persistance des réflexes ministériels, donc ce principe d'automine ministérienne, auxquels Mertse Hort, peut-être aussi parfois, certainement aussi à sa propre co-addition, de temps en temps, il y a encore une certaine cacophonie de voix aussi, qui est paspable quand on demande les diplomates à Bruxelles, c'est quoi la position à Mando? Mais il n'y a plus, le scompe N'appelait le German vote, comme dans une co-addition précédente, parce que Fredric Mert, il essayait vraiment d'empliquer aussi beaucoup plus la chancellerie et aligner la chancellerie avec le ministère des affaires étrangères. Mais pour l'instant, moi, j'aime bien aussi voir une initiative majeure franco-amende, parce que, pour l'instant, il n'y a pas encore vu le jour, on est un jour plus la journée franco-amende, donc c'est vrai qu'en mettant encore une grande repense franco-amende face aux enjeux qui se présente plus l'univers. Peut-être qu'il y aura des annonces demain, c'est-à-dire jamais, j'aimerais quand même revenir au début de notre podcast et sur le Mercosour et lier cette question à celle que je viens de vous poser, est-ce que la signature de cet accord a été présentée comme une victoire de l'Allemagne, notamment face à Paris? Alors, c'est vrai que c'est, en des différents majeurs entre les deux pays et qu'on t'en regarde sur quel sujet la main n'a pu s'imposer, le Mercosour en fait partie effectivement, en même temps, Mert, il n'a pas réussi à s'imposer sur tous les sujets, et par exemple, il y a eu des conseils européens Bruxelles où il s'agissait de mobiliser les jels russes qui étaient, donc, je l'ai par la Belgique et là, il n'a pas su s'imposer. Donc, c'était une minute de crête, la main n'a essayé de convaincre la France, tout en conséquent aussi aux exigences formulées par Paris. Donc, je dirais que c'est pas non plus ni noir ni blanc, la main n'a essayé de tendre la main vis-à-vis de la France, mais, à peut-être sous-estimer aussi les enjeux qui se présentaient pour la France à l'intérieur du paix au niveau domestique. Donc, elle mesure le fait que la présidente de la Commission européenne ou sous la Vonderlayen soit elle-même allemande d'une part, mais qu'elle appartienne en plus à la même famille politique Frédéric Merz peut-elle aider l'Allemagne à retrouver ce rôle de leader sur la scène européenne et de manière peut-être plus individuelle, quelle est la nature des relations entre ces deux personnalités? Oui, donc, c'est une question intéressante parce qu'effectivement, aux olaphondalins elle est allemande et elle fait partie de la même famille politique, mais là aussi, comme ça, de se rappeler, comment elle a été mise en place et ce n'était pas sous-en Mondat ou Frédéric Merz, c'est couvainner, mais bien à l'époque, où il y avait encore olaphond et notamment, il m'a même à croire en fait, qu'il y a essayé de l'enstaller en quelque sorte et qui s'est prononcé contre Manfred Véban à l'époque, qui est le chef de fil du groupe PPE pour la même aussi, écrit provient de l'atelier, ou donc là aussi, il y a des différences à voir. Donc, ce qu'on peut voir, c'est qu'elle fiche souvent des simétudes plutôt avec les positions françaises, en fait, notamment par rapport à ce terme de l'autonomie stratégique, même si le gouvernement a accouché de ce concept de plus en plus et parle même maintenant ouvertement aussi de souverainité européenne, ce qui n'allait pas de soi à l'époque. Bien sûr, le fait qu'elle soit à Mond peut faciliter des choses, notamment, dans le cas des dialogues un peu plus informels, une compréhension mutuelle pour les enjeux, par exemple, des secteurs clés, aéments, le secteur de l'automobile. Donc, quand on regarde par exemple le débat autour de la voiture thermique et la fin de la voiture thermique et des éventuels, à supplissements, on a bien vu que c'est ce prise, vraiment, qui prédoumine encore en quelque sorte à Bruxelles. Mais toutefois, je dirais que c'est une relation quand on peut décrébe plutôt comme pragmatique, comme respectueuse, mais aussi assez institutionnellement encadrée et dans les rois de l'administration à Mond, on a pu percevoir aussi en certains sectes cismes, par rapport à ce rôle grand d'issants qui essayent occuper la commission européenne à travers ces différentes initiatives, notamment dans la défense, où les acteurs aiment, se sentent parfois un peu froissés, et elle a bien plutôt gardé les compétences à l'échelle nationale. Pour finir, puisque nous sommes au début de l'année 2016, et qu'à lieu demain la journée franco-allemande, quels sont les principales perspectives de coopération entre Paris et Berlin pour les 12 mois à venir? - Il enlequait comme je l'ai déjà dit. Pour l'instant, j'ai pas encore vu de Big Bang, franco-allemont, voir le jour, mais on n'est jamais à l'abri de surprise. À l'horizon de 2016, selon moi, il y a plus à zèques, qui pourrait se dégager. C'est le sens peut-être pas les sujets les plus faciles, les plus simples, mais ce sens un peu les sujets qui donneront potentiellement en vrai coup d'envoi. Un futur en integration européenne. Je pense que c'est d'autant plus important, parce que si c'est pas la même année la France qui va en faire avancer ce genre de sujets, puis à qui d'autre, plus le faire. En premier lieu, je pense à la politique industrielle, et au sujet de la compétitivité européenne, car le dernier conseil d'un ministre franco-allemande qui s'est tenu en été dernier, en 2025, à tout l'an, il a accouché d'une feuille de route justement franco-allemande sur la compétitivité entre les deux pays. Donc il nous manque pas des propositions, il faut vraiment les mettre en œuvre. Puis à la défense et la sécurité, en mode suivi pas simple, certes, notamment face à la France. en Ukraine, bien sûr, mais aussi aux en certitudes transatlantiques, avec l'adoption de programmes importants à l'échelle européenne, il y a le E-Dup, the European Defense Industry Programme et the Safe Security for Action Europe. On a bien vu que la Commission européenne a la présenté des nouveaux programmes d'une européenne, et c'est une affronte cinéma en fait en grand pas l'un vers l'autre. Mais maintenant, comme on peut le voir, dans le fameux débat autour de l'avion de chasse du futur, le SCAF, on attend encore vraiment des avancements concrets quand on a la collaboration entre les défenses et un membre. Oui, j'ai même cru en temps de qu'il avait sérieusement du plan d'Orl-L. Absolument, bien, ça s'achope sur les questions de telles que la propriété intellectuelle, par exemple, et notamment la question de l'hiderarchie pour côté français. Donc là aussi, ce n'est pas gagné, mais c'est vraiment un domaine crucial pour l'avancement dans l'intégration européenne. Et dernièrement, énergie clumage, dirait, avec les comprimés à trouver entre approche française et à Monde à reconcilier, parmi cette construction d'une lumière de l'énergie et de nouvelles technologies pour une transition énergétique et des industries des carbonais. Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvaises augures, mais si le projet du SCAF venait à être plus loin et simplement abandonné, est-ce que ça pèseraient très négativement plus largement sur l'avenir de la coopération franco-alemande? Alors il faut rappeler que les relations franco-alemantes sont très très larges. Il domaine de l'aléfance et de la sécurité. C'est vraiment un petit volet au sein de cette coopération qui s'étend sur tous les domaines possibles politiques. Il compris la société civile aussi qui travaille et traitement toutes les echelons. Donc c'est pas que la collaboration entre les chefs d'État et d'augmentation, bien entendu. Cependant, effectivement, c'est en des projets phares quant à cette volonté de construire une Europe de la défense. Et si cela tombe dans l'eau, ça peut faire de l'embre pour de futures à projets. Toutefois, je pense que l'Europe est la souvent avancée à Petipa et à travers des petites formations, des termes membres qui étaient volontaires et qui voulaient aller de l'avant. Et donc je pourrais aussi voir d'autres configurations et puis reviendra peut-être sur notre format franco-alemande dans d'autres domaines. Peut-être une toute dernière question j'en aduse pour conclure vraiment ce podcast dans votre étude. Vous mentionnez plusieurs recommandations, est-ce que vous souhaitez en mettre une en avant? Alloral. Je veux bien, donc je pense en plus. En plus, c'est maitre d'accord que le couple franco-alement ira, c'est bien sûr, indispensable pour l'UE, mais n'est pas son faille. Il ne va probablement jamais le laître. Et en constamment d'en étudie, c'est le manque qu'il peut y avoir entre la collaboration d'un côté bilatéral qui peut être très dynamique, un difond de échelle et le franco-alement à Bruxelles, dans l'autre côté. Le niveau européen est national, il n'est pas toujours aligné, et c'est rendu souhaitable que les diplomates et négociateurs échangent davantage avant d'arriver à des positions conjointes entre les deux pays, aux conseils, notamment pour faire avancer les dossiers européens. Est-ce que vous expliquez de manière très concrète qu'il y a des diplomates français qui sont détachées ou je sais pas si ils sont mis à disposition, je sais pas quelle est le terme exact dans ce cas ils sont insérés dans des administrations allemandes, à l'inverse, il y a des diplomates allemand insérés dans des administrations françaises, mais à Bruxelles par exemple, la représentation permanente de la France, il n'y a pas de diplomates allemand. Donc votre proposition serait de prolonger ces échanges de diplomates à Bruxelles. - Effectivement, vous avez tout compris. - Et va, t'en mieux. J'en ai de zeer, merci beaucoup d'avoir participé à ce podcast. Chers auditeurs, je vous recommande vivement de lire son étude, intitulé la fabrique de la politique européenne de l'Allemagne qui est disponible sur le site Internet de l'Efry. Par ailleurs, n'hésitez pas à vous abonner au monde selon l'Efry sur votre plateforme préférée et à suivre l'Institut France et des relations internationales sur les réseaux sociaux. À bientôt pour un prochain épisode.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Divergences franco-allemandes sur l'accord UE-Mercosur, illustrant des priorités économiques et géopolitiques distinctes.
  2. Le "German vote" comme symptôme des blocages internes allemands, dus au fédéralisme, aux coalitions et à l'autonomie ministérielle.
  3. Ambition du chancelier Merz de redonner à l'Allemagne un rôle de leader européen, avec une approche plus offensive sur la compétitivité et la géopolitique.
  4. Persistance des défis structurels dans la coordination de la politique européenne allemande, malgré les efforts de centralisation sous Merz.

Summary:

Cet épisode du podcast analyse la politique européenne de l'Allemagne et ses relations avec la France, en s'appuyant sur une étude de Janette Zeus. La discussion s'ouvre sur les divergences franco-allemandes concernant l'accord commercial UE-Mercosur, où l'Allemagne privilégie l'accès aux marchés et la géopolitique, tandis que la France insiste sur les protections agricoles et environnementales. Ce différend illustre des approches stratégiques contrastées.

Le cœur de l'analyse porte sur les blocages internes allemands, symbolisés par le "German vote" (abstention ou retard), qui résultent du système fédéral, des gouvernements de coalition et du principe fort d'autonomie ministérielle, entravant une prise de position claire à Bruxelles. Le chancelier Friedrich Merz cherche à redonner à l'Allemagne un rôle de pilier européen, en mettant l'accent sur la compétitivité, la politique industrielle et un renforcement géopolitique de l'UE. Cependant, son action se heurte à la persistance des réflexes ministériels et à la complexité de la coordination, même si une volonté de centralisation via la chancellerie est observable.

Enfin, la relation avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, bien que facilitée par des affinités politiques, reste pragmatique et institutionnellement encadrée, sans garantir une convergence systématique des positions.

FAQs

Le podcast vise à donner un aperçu de la production de l'Institut français des relations internationales (Liffry) et à transmettre des clés de compréhension du monde actuel.

L'Allemagne, économie exportatrice, y voit un instrument géopolitique et commercial, tandis que la France met l'accent sur les risques agricoles, environnementaux et sociaux, perçus comme des menaces pour ses secteurs stratégiques.

Merz cherche à renforcer le rôle de leader de l'Allemagne en Europe, en mettant l'accent sur la compétitivité, la politique industrielle, la discipline budgétaire et le renforcement des capacités géopolitiques européennes, notamment en sécurité et défense.

Le 'German vote' désigne l'abstention ou le retard de l'Allemagne à prendre position au Conseil de l'UE, souvent dû à des blocages internes entre ministères ou partis de coalition, ce qui affaiblit son influence dans les négociations européennes.

Ces principes sont la direction par le chancelier (qui a théoriquement le dernier mot), l'autonomie des ministères (chaque ministre conduit sa politique) et la collégialité (via le conseil des ministres), avec l'autonomie ministérielle dominant souvent, rendant la coordination complexe.

Le bilan est contrasté : Merz a montré un leadership plus affirmé sur des dossiers comme la guerre en Ukraine et les relations transatlantiques, mais des blocages internes persistent, et des initiatives franco-allemandes majeures restent à concrétiser.

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