Jusqu'où peut-on aller pour être ami avec ses voisins? [DIX ANS DE TRANSFERT]
21m 56s
Cet extrait commence par une présentation du podcast "Transfert" et de son sponsor, Corot. Il annonce la rediffusion d'un épisode plébiscité par les auditeurs, intitulé "Jusqu'où peut-on aller pour devenir ami avec ses voisins", présenté par Emma et Bonne. L'épisode raconte l'histoire de Hugo, qui, après avoir emménagé, cherche à créer du lien avec un jeune couple voisin. Face à leur indifférence et leur refus de contact, son désir initial glisse vers une obsession. Hugo entreprend alors des recherches en ligne pour les identifier et les espionner, allant jusqu'à reproduire leurs décorations, fréquenter leurs lieux habituels et tenter de s'introduire chez eux via des sous-locataires. Son comportement culmine lorsqu'il se rend, non invité, à leur mariage pour les observer. L'histoire explore les thèmes de la solitude, du besoin d'acceptation, du rejet et des frontières de l'intimité à l'ère numérique. Elle se conclut par le déménagement des voisins, laissant Hugo avec un sentiment de honte et le constat d'avoir franchi des limites inacceptables.
Cette épisode de transfert vous est présentée par Corot. Vous connaissez Corot? C'est l'épicerie en ligne qui donne envie de repenser ses petits déjeuner et ses snack. Des produits de qualité, des grands formats pratiques, des emballages minimalistes et des infauclaires. Bref, patichi. Chez Slate, on adore piocher dans leur snack quand on travaille sur transfert. Ça transforme les longues heures d'écriture et de montage en vrai petit plaisir gourmand. Sur Corot.fr, vous trouverez plus de 900 références avec un large choix de produits d'origine naturelle dont beaucoup d'options, veganes et bio. Et si vous avez envie de tester, vous pouvez utiliser le code transfert pour bénéficier de 5 % de remises sur chaque commande sur Corot.fr. Comme on va bientôt fêter les 10 ans du podcast, on a voulu remettre certaines histoires à l'honneur. Elles vous ont témus, ferrires, pleurés, questionnés et toujours passionnés. Mais c'est quoi votre transfert préféré? On vous a demandé à vous de choisir votre épisode favori. Voici le choix d'Emma et Bonne. Jusqu'ou peut-on aller pour devenir ami avec ses voisins. Salut je me présente, je m'appelle Emma et Bonne. Et je voulais vous parler d'un de mes épisodes préférées de transfert. C'est épisode raconte l'histoire de Hugo qui vient tout juste d'oménager avec sa copine dans un nouvel appartement. Juste en face, au même moment, des voisins du même âge en ménage eux aussi. Hugo se dit parfait, je veux avoir peut-être des nouveaux amis, ça peut être cool. Et cet envie plutôt anodine et banal de vouloir juste créer du lien avec ses voisins a commencé doucement à glisser vers une obsession. Pourquoi j'avais envie de parler de cet épisode? Parce que déjà c'est le premier que j'ai écouté de transfert et c'est celui qui m'a rendu complètement à croix à spot cast. Et en même temps c'est celui qui m'a le plus marqué. Qui est intéressant dans cet épisode, c'est qu'en fait on a aussi vraiment entre en patie en vert Hugo et profond malaise. Parce que parfois il fait des choses, on se demande si on serait allé jusque là. C'est épisode et l'aborde pleins de thématiques qui parlent de faits de vouloir créer du lien. Ce besoin d'être aimé, accepté, se rejait aussi la solitude et aussi les traces qu'on peut laisser sur les réseaux sociaux. Bref, je vous en dis pas plus. En tout cas, vous m'en direz n'y nouvelle. Merci encore au transfert et j'ai eu les anniversaires. En fait, le problème c'est que c'est une histoire qui est assez embarassante. C'est-à-dire qu'elle donne une image de moi à ses effrayantes. En général, c'est une histoire que je raconte quand je suis très ivre et un peu que je veux faire mon intéressant, ce qui est souvent malheureusement le cas quand je suis ivre. Elle est embarassante parce que je sens que c'est une histoire dans laquelle j'ai vraiment beaucoup dépassez les bornes. Et j'ai fait des choses qui sont proprement inacceptables du point de vue du respect d'individu. J'ai un peu honte. Il y a un truc de perversion en fait. C'est une histoire de perversion. On pourrait commencer comme ça. C'est une histoire qui date de quand j'ai emménagé dans l'appartement dans lequel nous sommes. J'en ménagais en couple à l'époque. J'avais 21 ans. J'en ménage dans cet appartement qui est un appartement bourgeois. Moi, j'avais toujours vécu dans un studio. Ça représentait un truc de s'installer en couple, arriver dans un appartement. Et un truc de réussite. J'entremble tellement géante. Et donc, il s'avère qu'au moment où je m'installe ici avec ma compagnie de l'époque, on se rend compte que dans l'immeuble dans face, c'est l'immeuble qui donne dans la rue derrière, mais on a une cour commune avec eux. On se rend compte qu'il y a un couple qui est en train d'en ménager aussi. Donc nous, on est dans nos cartons et en train de poser des jetagères dans la cuisine. Et eux, ils font la même chose. Manifestement, ils ont le même âge que nous. On allère un peu pareil. Et je me dis, tiens, ça peut être sympa un truc qui se crée. Moi, j'ai grandi beaucoup en regardant Friends. Je me suis toujours dit qu'il fallait avoir des relations intimes avec les gens à côté desquels on vit. Et je me disais, ça pourrait être cool. On va être voisins de cuisine pendant peut-être de longues années. Moi, je me voyais vivre dans cet appartement pendant longtemps et aussi. Et je me disais, tiens, c'est rigolo. On va pouvoir un peu vivre des vies parallèles comme dans la chanson de Vincent de l'Herme. Et donc, je me dis, on va créer du lien. Et moi, je suis assez comme ça à me dire. On peut parler aux gens. Tu vois, on se voit de fenêtre à fenêtre. Et donc, je leur dis bonjour et je n'ai pas de réponse. Et là, je me disais, si il y avait un problème, peut-être qu'ils m'ont pas entendu. Puis, je les croisais. À plusieurs reprises, à chaque fois, je fais des signes de la main. Et en fait, ils m'ont jamais vraiment répondu. Une fois, ils s'étaveraient qu'ils m'ont répondu. Et je leur ai dit, bah, écoutez, on pourrait peut-être faire connaissance. Vous venez dans ménager, on vient dans ménager. Ça pourrait être sympa. Je serais curieux de voir chez vous. Et j'ai senti qu'ils étaient assez réticents qu'il y avait un truc, on va pas se mélanger, quoi. Et en fait, ça m'a rendu fou. Ça a duré sur plusieurs années où cette folie n'a fait qu'empiret. Et où j'ai eu un vrai, vrai besoin visérale de mimiser dans la vie de ces gens qui me refusait accès à leur vie. En fait, je trouve qu'il y a un truc particulièrement absurde dans l'architecture collectiviste et le fait qu'on visit proche les uns des autres. Et j'ai cette image qui me revient assez souvent de si on vous a tombé les facades de tous les immeubles. En fait, on nous verrait tous dans nos petites cellules les uns à côté des autres. Et en fait, on ne se voit pas, on ne se parle pas. On n'existe pas les uns pour les autres. Alors que si on imagine les immeubles en facades, mais c'est allurissant de voir à quel point on est proche. Et en fait, tu vois, quand je suis dans mon lit qui donne sur le mur mitoyen avec mon voisin de palier, en fait, je sais que parfois mon voisin est à 20 cm de mois. Et c'est un voisin qui m'a parmûti un bon jour, n'entretient aucune forme de rapport avec moi. Et ça, c'est un truc que je trouve absurde. Et quand, sur Croix, j'avais cet intérêt pour mes voisins, on va les appeler Stéphé de Jo. En fait, c'est le surnom que je leur ai donné avant de savoir qu'ils étaient. Je trouvais qu'elle avait une tête à sa place de Fanny et lui, qui pouvait s'appeler Jonathan, qui sont de près nous que j'aime pas particulièrement, mais bon, Stéphé de Jo, je trouvais que ça leur allait bien. Et Stéphé de Jo, je me disais, il y a un truc de symétrie. De par le fait qu'il y a cette symétrie centrale au centre de la cour qu'on a commune. Et du coup, il y a eu une vraie violence pour moi. Et du coup, j'ai eu un jour la curiosité d'aller regarder leur nom sur leur boîte de lettre. Et j'ai appris qu'il s'appelait pas Stéphé de Jo. Donc, il y avait effectivement plein de noms. Et en fait, c'est là, au moment, en fait, où j'ai commencé à faire des recherches pour savoir lequel de ces noms ils pouvaient être que j'ai commencé à briller. En fait, j'ai enregistré plein de noms. J'ai pris en photo le nom de toutes les boîtes de lettre ou potentiellement, ça pouvait être eux. Il s'avère qu'on a vite à Belville, donc il y avait beaucoup de noms asiatiques et qu'elle ne l'était pas. Et je suis rentré chez moi avec ces photos sur mon téléphone. Et c'est non potentiel. Et j'ai commencé à regarder tous les couples qu'ils vivaient dans l'image d'en face. Et puis, je suis tombée sur. Par elimination, majoritairement, enfin, en fait, en tapant les noms dans Google, tu vois que, en fait, non, c'est enbrier né cédric, c'est d'autres gens. Et quand je suis tombée sur leur vrénom et que j'ai vu que ça pouvait corresponde, j'ai un petit peu creusé. Et voilà, j'ai su que c'était. Et j'ai su leur vrénom. Et puis donc, j'ai commencé à regarder. J'ai commencé par leur profil Facebook et puis j'ai vu qu'ils avaient un blog et puis j'ai vu qu'ils y aient de la musique et donc, il avait encore un peu sur MySpace à l'époque. Ensuite, j'ai vu son soundcloud. Au début, je m'en suis tenu là à me dire "Bah, j'ai des informations sur eux et c'est bien." Sauf qu'en fait, je me suis rendu compte que c'était des gens de par leur activité professionnelle. Lui, il était un peu graphiste. Il est toujours un peu. Elle, elle le tenait un blog, un peu voilà, lui, il faisait de la musique. Enfin, des gens, des gens branchés, comme on dit, qui, comme moi, sont nés à la fin des années 1980 et qui, donc, ont eu une vie sur internet assez présente. Et je me suis rendu compte que c'était possible d'avoir de plus en plus d'informations sur eux et de surcroit de suivre leur quotidien. Et donc, en fait, par le biais d'internet, j'ai réussi à avoir, en fait, tout ce qui m'interdisait d'avoir, notamment des photos de leur appartement parce qu'ils aiment bien chiner, y'a, y'a, y'a, y'a. Et donc, je voyais de temps en temps, ils ont acheté un photo, et je voyais leur salon, et effectivement, je voyais ce photo, et je pouvais en voir plus, en fait. Et puis ça, ça m'a suffis pendant un temps, jusqu'au moment où je me suis dit, en fait, j'ai besoin de plus. Et je voyais que, dans un rapport humain réel, ça ne fonctionnait toujours pas, il refusait toujours de me dire bonjour. On s'observe vraiment énormément, vraiment, surtout lui, d'ailleurs, Joe. Vraiment, on se regardait de cuisine à cuisine et de chambre à chambre avec un truc de, à un moment, il va falloir qu'on se parle, sauf que lui, il refusait toujours. Et un jour, je les ai croisés dans la rue, et je les ai appelés par leur prénom. Et j'ai vu, en fait, un vrai blocage. J'ai vu qu'il détestait ça, vraiment. Et en fait, c'est là où il s'est à nouveau passé un truc en moi, où je me suis dit, en fait, c'est possible de rentrer dans leur vie et d'arriver à créer quelque chose, en fait. Même si c'était une réaction désagréable, j'ai vu qu'il réagissait. Et du coup, j'ai poussé le couteau sur assez loin, et puis, j'en suis venu à aller loin, quoi. Par exemple, lui, j'ai donc découvert qu'il était DJ, et qu'il mixait. Et en fait, le jour où il a sorti une espèce de paix, où je ne sais pas quoi, évidemment, comme j'avais plein d'informations sur lui, je savais que cet paix elle est sortir, et donc on pouvait trouver sur Internet la musique qui mixait. Et je me suis dit, "Bon, ma tiens, mais lâchez-toi à fond avec les fenêtres ouvertes, et regarde ce qui se passe." C'est ce que j'ai fait. Et donc, évidemment, ils étaient chez eux, ils ont ouvert les fenêtres, et ils ont vu que ça venait de chez moi. Et donc, il a vraiment fallu que je veux mettre un moment au diner à quatre pattes pour traverser l'appartement et remplir. Et en fait, de me voir faire ça, ma copine m'a dit, "Qu'est-ce que tu fais?" Et j'ai dit, "Ben, en fait, la musique qu'on entend, là, c'est la musique des voisins." Donc en fait, ils sont à la fenêtre, en train d'essayer de savoir où ça vient, et je ne peux pas nous voir. Donc, du coup, je suis dit, "Si tu veux traverser, en fait, à moins d'être à le paquet, par eux, il va falloir que tu te mettes à remplir." Et là, elle m'a dit, "Non, en fait, c'est pas possible, je vais pas mettre à remplir dans mon propre appartement, parce que tu es dans un délire, il faut étérer leur rotation d'une façon ou d'une autre." Et là, pour le coup, elle était assez. Moi, elle était en colère contre moi, et elle n'a pas trouvé sa drôle du tout, quoi. Peut-être que je me serais arrêté à un moment donné, si elle m'avait dit, "Écoute, là, mon pauvre ami, tu vas vraiment trop loin, on ne fait pas ces choses-là, c'est dire, respectueux." Peut-être que, "Ouais, ça aurait été en fringh, elle m'a jamais dit, c'est mal saint, mais je sais que ce jugement était là, rétrospectivement." À une époque qui avait à Beaubourg, une exposition d'un artiste dont j'ai oublié le nom, et il y avait un photo matin à cette exposition, où tu pouvais te prendre en photo, et sortir avec une grande affiche de toi, avec un point indien entre les deux yeux sur le front. Et ils y étaient allés, et Steph avait mis au dessus de son lit cette photo de cette exposition. Et il s'avère que nos cuisines sont face à face et nos rechambres sont face à face. Et donc, je voyais cette photo tous les jours, et en jour, je me suis dit, "Bah, je vais faire pareil, quoi." Et donc, je suis allé à l'exposition, et j'ai fait le photo matin, et je l'ai mis au dessus de mon lit en évidence, pour qu'il le voit, et puis je les ai fait les fenêtres ouvertes, et je restais près de la fenêtre, et quand on se voyait, je me doutais bien, tu vois, et je pense qu'ils ont vu cette photo, et ils ont forcément dû se dire, "Bah, c'est le type d'en face, qui a vu qu'on avait ça et qu'on voulait faire pareil, et pareil, aucune réaction." C'est-à-dire que, au jour, je les ai vu, à ce moment-là, ils ont de nouveau fermé l'arido, et moi, j'ai dit, "Mais, élo, on va en parler, et non, toujours pas." Et en c'était à une période où ils sont partis en vacances, ils ont donc souloué leur appartement, et je me suis dit, "Il y a un truc à jouer à ce moment-là, quand ils vont rentrer de leur vacances, je serais chez eux, je serais dans leur appartement le jour où ils rentreront." Et c'était un défi que je me suffixait. Et je me suis dit, c'est très simple, il suffit de sympathiser avec les gens qui occupent leur appartement en leur absence. Et donc, j'ai su se aller, j'ai sonné, et je dis bonjour, je suis un ami de Staphé de Joe. Ils m'ont dit qu'ils partaient en direct du sud. Et voilà, comme moi, je suis dans le quartier depuis longtemps, on s'entend bien, ils m'ont dit de venir vous saluer, si vous avez besoin de trucs et tout. Et en fait, la légende m'ont dit, non, mais en fait, on sait qui tu est. Et je dis comment ça, et me dis "oui, t'es le voisin d'en face, on sait quoi." Et je dis "mais, n'importe quoi, on est amis." Tu vois? Et je vais commencer à essayer de leur raconter une histoire et en fait, ils m'ont refusé l'entrée. D'un côté, ça m'a vraiment véccé et d'un autre côté, ça m'a terriblement excité. Je me suis dit, en fait, Staphé de Joe, on peur de moi, et Staphé de Joe parle de moi, et en fait, ils ne sont pas dans le déni de mon existence, c'est-à-dire que j'ai une place dans leur vie. Et ça, j'ai trouvé, ça génial d'avoir une place dans leur vie. Et donc, j'ai essayé, enfin, j'ai commencé à fréquenter les endroits qui fréquentaient. Il y a pas très loin de chez nous, un restaurant de Campbell Chien qui est vraiment très sympa. Et je savais qu'ils y allaient assez souvent le week-end, et je me retrouvais là au barre d'enfasse avec vue sur la terrasse. Et je les regardais. Et en fait, ce qui est terrible, c'est que. Je sais pas ce que je cherchais. Peut-être que je cherchais à un point dans la gueule ou qui me disent, écoute, dégage, laisse-nous tranquille. Mais je voulais qu'ils se passent quelque chose. Et en fait, plus ça allait moins, ils se passaient quelque chose. Et je me rendais compte que, "Mais oui, en fait, j'étais présent dans leur vie, mais qu'ils faisaient des normes et forts pour ne pas laisser transparente ça." Tout cela s'était terminé le jour où je suis allé à leur mariage, alors que je n'avais pas été invité. Comme on habite dans un arondissement, il s'avère que j'avais vu la date, et je me suis dit, "Bon, bien, il suffit d'aller traîner à l'amérée de l'arondissement le jour de leur mariage, et je pourrais être à leur mariage, quoi." Je suis partie d'ici à pied. Je me suis habillé normalement. Dans mon idée, j'allais pas assister à un mariage, c'est-à-dire que je me voyais pas comme l'inviter de leur mariage. J'avais juste envie, j'avais envie d'être spectateur de ça, mais je savais que je pouvais pas participer à cette fête. Et donc, je suis allé, j'avais pas de renseignement sur leur exacte, donc je suis allé en fin de matinée. Je me rappelle, si quand même que. C'est à la où c'est un peu tard du, c'est que j'avais mis un réveil, parce que c'était un samedi, et en général, le samedi, je dors. Pour pour le coup, j'avais mis un réveil, il sort d'yêtre en fin de matinée, je me suis installé dans un café qui fait l'angle en face de la mairie d'arrondissement. Et puis, j'ai attendu, et je les ai vu arriver. Et j'étais quand même assez excité de me dire, "Bon bah, en fait, si ça y est, j'y suis, et ils sont là, et même si j'avais pas l'impression de partager quelque chose, parce que vraiment, j'étais à part. j'avais une espèce d'excitation, et je me suis dit, "Bon, qu'est-ce que je fais la salle des mariages? Elle devrait être ouvert à tous, est-ce que je y vais, est-ce que je ne disais pas?" Et donc, j'ai attendu, en fait, dans ce café, que la cérémonie se passe, et c'est simplement au moment où ils sont sortis, ils étaient sur ce parvies, et où je me suis dit, "Bon bah, je vais juste me rapprocher." Donc, j'ai traversé, il y a un terre plein, en face de ce poulet-là, j'ai traversé le terre plein, je sais pas, c'est. c'est pas à nos attentions, piéton, traversé en deux fois, ou traversé en deux temps. Et donc, il y a vraiment eu ce truc de la traversé en deux temps, où j'ai d'abord traversé le premier truc, et je me suis dit, "Bon, je me rapproche ou pas?" Et à ce panneau qui dit, "Travé, en deux temps, tu dis pour me le deuxième temps, et l'étape de plus que j'ai franchi." J'y suis allé, et je suis resté là, juste en bas des marches, avec un vrai sentiment de malais, quand même. Moi, c'est à ce moment-là où je me suis dit, quand même, ça va loin, quoi. J'étais là sur ce trottoir, il y a les marches du parvies de la mairie, et en fait, juste monter ces marches, ça aurait été vraiment sans doute franchir une limite à ne pas franchir vraiment rentrer physiquement parlant dans cette fère de l'intime à ce moment très précis. J'ai pas l'impression qu'il m'est vu, peut-être qu'il m'ont vu. Sous j'aurais-t-il que là, en étant juste au pied de ces marches, c'est là où j'ai vraiment senti qu'il y avait une frontière à pas dépasser, où je suis parti avant la fin de la séance photo, qui était sans doute très belle, j'ai vu les photos, c'était magnifique. Je crois que j'étais content de ne pas assister à ça, en fait. Et que je t'ai content de voir les photos simplement. Ils avaient l'air tellement heureux que je me suis dit, ma place n'est pas ici, quoi, ne s'abotons pas ça. C'était un peu, en un sens, le paroxysme de cette vie merveilleuse qu'il me donnera voir, sans vraiment me la donner à voir. Et là, je l'avais sous les yeux, ce truc de bonheur réussit, de concrétisation. Tout était si beau, quoi. [Musique] Je pense que ça a été aussi, comment dire, en fait, au début de Stéphet J. Il y avait ce côté, on est deux jeunes couples qui s'installent ensemble, et en fait, ça a commencé à prendre des proportions vraiment importantes quand mon histoire à moi a raté, en plus de ce truc de "il me refuse" un accès qui du coubre un peu fou, c'est-à-dire que j'avais tous les jours aussi sous les yeux, l'image de mon histoire à moi qui a raté, c'est-à-dire que eux, je les voyais semer de plus en plus, continuer à faire du sexe, quand toi, tu fais plus de sexe, parce que de toute façon, ton couple est merdique, et du coup, tu vois, t'es là et tu te dis, "Mais c'est bon, d'accord? Ok, c'est bon, moi, j'ai raté, vous vous avez réussi." Et puis après, c'est vrai que le mariage, ça a été un peu le coup de gras. "Mais ouais, super, vous vous avez réussi, et moi, je suis tout seul, ouais." "Mais ouais, mon appartement à moi, il est un moitié vide, parce qu'elle est parti avec toutes ces affaires, et donc ouais, j'ai bien l'intention de venir à votre mariage pour vous faire payer." La conclusion de cette histoire, c'est que ils ont déménagé, ils sont partis peu de temps après leur mariage. Je sais pas si ils connaissent les nouveaux locataires qui, entre temps, sont aussi repartis, mais la première chose qu'on fait les nouveaux locataires après le départ de Stafet Joe a été de mettre des films au pacifiant sur les fenêtres, enfin toutes les fenêtres avec lesquels il y a un vis-à-vis avec moi. Et donc aujourd'hui, je peux plus voir dans la cuisine des gens qui sont en face et je peux plus voir dans leur chambre. Donc je pense qu'il y a une espèce de volonté de mettre un point final en disant "Bon bah voilà, cette histoire s'arrête là." Et là, les nouveaux qui sont arrivés, ils sont exceptionnellement beaux, ils sont vraiment encore plus beaux et ils s'avèrent qu'ils ont déménagé en été, donc ils étaient chauds et qu'ils avaient toutes les fenêtres ouvertes et que tous les garçons étaient hors-senus pour le déménagement et genre j'écrude venir ouf, mais vraiment, enfin, je ne savais plus où donner de la tête absolument terrible et ils étaient là à voir des bières à toutes les fenêtres et que des mecs qui perdent hyper musclés trop bien goler avec des tatouages. Je me suis dit "Oh putain, mais ça va hyper mal se passer." Et en fait, mon bâtote, c'est ce truc de "finement pacifiant" qui fait que c'est très difficile de rentrer dans leur vie et puis, non, je crois que je suis passé à autre chose, mais bon, ils sont quand même très beaux. Oui, en ce moment, je fréquente plutôt des garçons, mais. Après, ils avaient fait que Staf et Joe continuent à mettre beaucoup, beaucoup de choses de leur vie sur Internet et que très régulièrement, je vais encore prendre de leur nouvelle, mais en arrêtant de vouloir rentrer en contact avec eux, au dernier, nouvelle Staf était enceinte et de Jumelle. Je crois que c'était une grossesse assez compliquée et donc j'espère que ça s'est bien passé, et l'accouchement était prévu là, il y a peu de temps. Donc vraiment, tu fonds du cœur, je lui souhaite que ça soit bien passé, là, tant que tu fumerais. En fait, voilà, maintenant, c'est devenu un peu comme des espèces de copains de loin en loin, dont je prends des nouvelles de temps en temps et ça m'arrifrait assez souvent de penser à eux et de me dire, "Batien, qu'est-ce qui devient?" Mais par chance, ils continuent comme des grands malades à mettre énormément d'informations à leur sujet sur Internet et je continue à avoir de leur nouvelle, d'ailleurs, même parfois, j'ai plus de nouvelles deux que de gens qui sont mes amis au quotidien et qu'on est ménagés dans un autre pays. Mais je pense que de toute façon, j'aurais jamais développé cette relation si Joe n'avait pas commencé et toutes les fois où je me suis dit, peut-être que tu vas un peu loin, je me suis dit en même temps, "Il l'ont bien cherché", et en fait, ils sont d'une certaine manière aussi pervers que moi, parce que quelle idée, en fait, même encore à leur actuel, tu vois quelle idée d'aller raconter sur Internet à n'importe qui, que, "Bah oui, t'as un problème avec ta grossesse et tu mets des photos de ton ventre énorme, mais je crois qu'à un moment donné, j'aurais dû laisser tranquille, c'était fait Joe, mais peut-être à un moment donné, les gens qui publient à T'ouvre, exposent à T'ouvre, ils peuvent aussi laisser tranquille des gens qui ont rien demandé, c'est-à-dire que ma perversion, en un sens, elle a été nourrie par leur truc, et peut-être j'aurais été, sans jusqu'à la fin de ma vie, si ils n'avaient pas fait ça, c'est eux qui sont toutes qu'on fait grandir le monstre. [Musique] Merci à Baptiste Tchaigara, qui a interviewé Hugo, à Lola Costantini pour la réalisation à Paulint Thompson, du groupe Teodor Paul et Gabriel, qui a composé la musique, d'Aurian Fiselle et Pierre Joirès pour le Jingle, Mélissa Boudnoux pour la direction musicale et Jean-Baptiste Abonnet pour le mixage. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Présentation du podcast et du sponsor Corot, une épicerie en ligne.
Annonce de la rediffusion d'un épisode préféré des auditeurs, choisi par Emma et Bonne.
Récit de l'histoire de Hugo, qui développe une obsession malsaine pour ses voisins après un refus de contact.
Description de l'escalade des comportements intrusifs de Hugo (recherches en ligne, espionnage, tentatives de manipulation).
Point culminant avec la présence non invitée de Hugo au mariage de ses voisins, suivie de leur déménagement.
Summary:
Cet extrait commence par une présentation du podcast "Transfert" et de son sponsor, Corot. Il annonce la rediffusion d'un épisode plébiscité par les auditeurs, intitulé "Jusqu'où peut-on aller pour devenir ami avec ses voisins", présenté par Emma et Bonne. L'épisode raconte l'histoire de Hugo, qui, après avoir emménagé, cherche à créer du lien avec un jeune couple voisin.
Face à leur indifférence et leur refus de contact, son désir initial glisse vers une obsession. Hugo entreprend alors des recherches en ligne pour les identifier et les espionner, allant jusqu'à reproduire leurs décorations, fréquenter leurs lieux habituels et tenter de s'introduire chez eux via des sous-locataires. Son comportement culmine lorsqu'il se rend, non invité, à leur mariage pour les observer.
L'histoire explore les thèmes de la solitude, du besoin d'acceptation, du rejet et des frontières de l'intimité à l'ère numérique. Elle se conclut par le déménagement des voisins, laissant Hugo avec un sentiment de honte et le constat d'avoir franchi des limites inacceptables.
FAQs
Corot est une épicerie en ligne offrant plus de 900 références de produits naturels, bio et végans, avec des emballages minimalistes. En utilisant le code 'transfert', vous bénéficiez de 5 % de réduction sur chaque commande.
L'épisode raconte l'histoire d'Hugo, qui développe une obsession malsaine pour ses voisins après avoir été ignoré par eux, explorant les thèmes de la solitude et du besoin d'être accepté.
Hugo est frustré par le refus de ses voisins de communiquer avec lui, ce qui déclenche un besoin viscéral de s'immiscer dans leur vie. Cette obsession grandit avec le temps, alimentée par sa propre solitude.
Hugo a fouillé leurs informations en ligne, joué leur musique fort, imité leur décoration et tenté d'entrer chez eux. Il est même allé jusqu'à se rendre à leur mariage sans y être invité.
Sa copine est en colère contre son comportement, le trouvant irrespectueux et malsain. Elle refuse de participer à ses actions, mais Hugo admet qu'elle n'a pas suffisamment condamné son comportement pour l'arrêter.
Les voisins ont déménagé peu après leur mariage, mettant fin à l'obsession d'Hugo. Il réalise rétrospectivement l'absurdité et l'inacceptabilité de ses actions, éprouvant de la honte.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.