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Journaux intimes : les pouvoirs de l’écriture

22m 27s

Journaux intimes : les pouvoirs de l’écriture

Cet épisode explore les pouvoirs de l'écriture intime, en commençant par le témoignage personnel de la journaliste Esther Michon. Elle raconte avoir retrouvé ses journaux d'enfance et d'adolescence, où les émotions passent de la joie à la tristesse, et où l'écriture semble l'aider à reprendre le contrôle. La pratique du journal intime, bien que minoritaire (7% des Français en 2020), est souvent féminine et débute à l'adolescence. Les recherches de James Pennebaker montrent que l'écriture expressive, même sur des traumatismes, peut améliorer la santé physique et mentale en réduisant le stress et en boostant le système immunitaire. La psychologue Naila Shidiak insiste sur l'effet cathartique de l'écriture, surtout à la main, qui permet de se poser et de penser dans un monde sur-sollicité. Le chercheur Xavier Alario explique que la science peut étudier les effets apaisants de l'écriture, mais pas encore mesurer les émotions en direct. Enfin, le passage du journal intime secret au "journaling" public sur les réseaux sociaux reflète une évolution vers le développement personnel, où l'écriture est perçue comme un outil de transformation et de quête de sens.

Transcription

3794 Words, 22050 Characters

French
♪ ♪ ♪ Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Claire Less et il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, il est toujours là quand on en a besoin. On peut le transporter avec soi, tout lui confier, et puis l'oublier pendant des mois dans un tiroir. Je parle bien évidemment du journal intime. Depuis plusieurs années, un nouveau nom existe pour cette pratique vieille de plusieurs siècles. C'est le journaling. En 2020, 7% des Français de plus de 15 ans tenaient un journal intime. Écrire les apaises et les aide à traverser la vie et ses événements. Alors à l'occasion de la fête de l'écrit, organisée ce mardi-vingt-si-més par la poste, notre journaliste Esther Michon s'est proposé pour tenter de comprendre pourquoi écrire nos émotions sur le papier nous fait autant de bien. Dans cet épisode, elle nous lissait journaux de petit filles, fait un tour par la psychologie et l'éneurot science avant de faire le lien entre écriture intime et développement personnel. Journaux intimes, les pouvoirs de l'écriture, un épisode d'Ester Michon, réalisation Quentin Teno. ♪ ♪ ♪ (musique) -Chère journal, je pensais te commencer d'une manière plus poétique que là entre deux arrangement de bricoles avant d'aller manger. -Ça, c'est la première page du journal de mes 13 ans. -Tu sais je ne te promet rien. -Quand je rédige ces lignes d'une écriture appliquée, on est en 2009. La France est frappée par la récession la plus grave depuis les années 30. Je suis pas sûr de te nourrir régulièrement de mots heureux, douloureux ou crantifs. C'est le pic de la Grousse à. -Puis un jour. -L'MP arrive en tête de ce scrutin, il devance largement le parti socialiste. -Et mon visage s'est transformé. -Caire je serai sûrement sur leur dinateur comme les autres. -La la! -Histoire de m'assurer que je suis normal. -Je vis avec ma mère dans le lot, j'aime lire, écrire et faire du théâtre le mercredi après-midi. J'ai aussi une grande sorte que j'adore, et surtout, je suis accro à mon ordinateur. Je passe des heures à actualiser les blocs des filles que j'admire, à poster des photos sur Facebook et à discuter avec mes amis du collège. Malgré cette addiction, je passe aussi plusieurs heures par semaine à documenter mon quotidien dans un carnet. Et ce besoin d'écrire, il est né bien avant l'adoulezcence. Le plus vieux journal que j'ai en ma possession et bleu, doté dans un cadenas, c'est celui de mes huit ans. Sur la couverture, d'idoles et d'idlina, sans l'as, heureux, à quel il faut chants sur un cheval. -Attends, ça c'est la première page. -Mais à l'intérieur, c'est pas la même ambiance. -Mais tu te rends compte que mon premier mot, ça soit, j'aimerais que quelqu'un même je suis mal aimé. -Quoi que? -Et mon amoureux Nicolas est Thomas. -Comme vous l'entendez, on a beaucoup rire avec ma soeur par téléphone interposée. C'était il y a quelques semaines. En fait, je lui avait demandé de me photographier des extrêmes des journaux qui étaient restés à la campagne pour que je puisse fabriquer cet épisode et ça m'a ravivé plein de souvenirs de partager ça avec elle. Et puis, un réflexe enfant à surgir un peu nulle part quand je me suis surprise à l'une mender. -Et tu promets que tu lis pas un? -Prends-le, je vais l'éducroner, ça va. -Alors que moi, à l'époque, j'avais lu ce journal un timme qu'elle tenait sur Word sur son ordinateur. -On a mangé des fritons de canard bien gras trop trop bons. -Le lendemain de notre appel, je me plonge enfin dans la lecture de mes journaux un timme. -La fête était géniale. -Ce qui m'étonne, instantanément. -Journer trop cool, on a fait des clans. -C'est comment? Je passe d'une émotion à l'autre en seulement calculie. -J'ai tombé une dent, yopi. Bon, pour aller droit au but, on sait embrasser à 16h16 environ. -Alors, il y a de la joie, c'est sûr. -J'ai de la bombe bataume qui est dans le cœur. -Mais je semble aussi impaciente et très vite agacée. -Mais copine sont trop superficielles en ce moment. -Je ne veux absolument pas que le roi des machos passe aux élections. -Ça m'énerve, la maîtresse ne veut pas que je me balance en classe. Et moi, je ne peux pas me contrôler que faire. -Ce qui m'a frappé, c'est la proportion des textes écrits pendant que je suis triste. Des paragraves entiers, remplis de phrases dramatiques et de chagrin. -Je n'en peux plus de pousser mon corps à bous. Et cette année, ça n'en se terrifiente. -Alors, je vous en ai pas à ne la grande totalité par pudeur. Mais voilà des petits bouts de SOS que l'année au fil des pages. -Irge voulait mourir. J'ai pleuré seul dans ma chambre pour toi que j'aime. L'orthodontisme a rajouté deux horribles bars au dessus des bagues et j'ai commencé à pleurer. C'est atroce. Puis je lui ai demandé quand elle me les enlèverait et surprise, elle a répondu à Noël. Je suis super heureuse. -Evidemment, je ne peux pas me souvenir précisément de l'effet qu'elle écriture sur moi à ce moment-là, mais j'imagine que ça m'a aidé car j'ai continué. Tous les soirs, j'ai écrit dans mon carnet. -Tel même chose a raconté la semaine passée a été présentant en mangeant des olives chez Emma. C'est la fête des travailleurs. -Le geste ma pèse. J'ai l'impression qu'écrire dans ce journal mette surtout à reprendre le contrôle sur des émotions qui souvent me dépasse. Et je ne suis pas la seule. Alors pourquoi ça fait autant de bien d'écrire ce qu'on ressent? Pour évoir plus clair, j'ai fait des recherches et interrogez des experts du sujet et je vais tout vous raconter. Si on était au XVIIe siècle, fouiné dans le journal de ma soeur aurait été absolument normal car les journaux à l'époque étaient destinés à être lu. Il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que l'intimité s'invite dans la pratique de l'écriture. Et aujourd'hui, comme il s'agit justement d'un geste solitaire parfois secret, c'est assez difficile de quantifier avec exactitude le nombre de gens qui écrivent aux quotidiens leurs émotions dans un journal. Mais pourtant, il y a des données qui existent. Alors selon les enquêtes du Crédoque et du ministère de la culture, on sait qu'en 2020, 7 % des Français de plus de 15 ans tenaient un journal intime. C'est assez peu parce qu'à titre de comparaison, il y avait par exemple 53 % des Français qui jouaient aux jeux vidéo sur leur temps libre en 2020 et 14 % qui faisaient du montage audio ou vidéo. Donc écrire dans un journal, je vous l'accorde, c'est quand même pas la pratique culturelle la plus récendue en France. Après cette vidéo, vous vous aimez dire que vous ne savez pas quoi écrire dans votre carnet. C'est une pratique majoritairement féminine qui s'encre le plus souvent à partir de l'enfance ou de l'adolescence et un petit tour sur TikTok et son hashtag journaline le prouve bien. Alors qu'il y a plusieurs types de journalines qui peuvent vous convenir en fonction de votre situation. Alors sur la plateforme, je tombe sur beaucoup de vidéos de jeunes filles et c'est intéressant de voir qu'en fait, elle ne écrivent pas que sur leur téléphone mais bien sur un support papier. Je vais vous montrer un petit peu quelque part, je vais vous le donner pour que vous voyez à quel point je mets tout dedans. On les voit qui se filment en train de montrer leur nouveau carnet. Elle donne des astuces pour le décor et ou même le remplir. J'écoute une pochette parce que franchement, pourquoi pas. Je pourrais mettre des petits stickers, des trucs et tout dedans. Selon les chiffres récoltés sur le sujet. La grande majorité des personnes qui tiennent un journal arrêtent en fait, au moment de l'entrée dans la vie active. Ça rejoint les conclusions du mini-sondage que j'ai lancé à mes amis. Est-ce que, par hasard, vous, après ce que 30 ans, vous avez toujours un journal intime ou pas? Non. J'avais un journal intime au collège parce que je lisais journal de une princesse de Mac Cabo et je voulais faire pareil. Et je crois que je les relui à un moment donné quand je t'ai ouliissé et j'ai trouvé tout à l'heure j'ai peur que quelqu'un tombe dessus. Je l'ai jeté et j'ai jamais réussi à recommencer à écrire à la jaducte. J'ai eu plus jeune. Un journal intime d'idoles et puis je les laisse tomber à la dolissante et au début de la jaducte. Et il y a quelques mois, 28 ans. J'ai racheté un carnet pour noter mes pensées. En général, c'est drôle. Je vais acheter un carnet et en fait, je finis toujours par perdre le fil. Ce qui fait que je pense 40 carnets chez moi où seulement les 20 premières pages sont écrites. Je décide donc de demander aux gens qui écrivent tous les jours pourquoi ça leur fait du bien. Comme moi, beaucoup ressent une forme de libération en couchant leurs émotions sur le papier. Certains se sentent paisibles après avoir pris ce temps-là pour eux. Je recueille un témoignage, celui de Faignis 59 ans. Quand j'étais jeune, je tenais un journal pour exprimer tout ce qu'il n'allait pas. C'était une manière de me vider. Ce qu'elle dit m'intéresse particulièrement car je me rend compte que ce qu'on écrit dans notre journal intime peut complètement évoluer avec les années. Et à un moment, j'ai trouvé que ça n'allait plus du tout de faire comme ça. Je trouvais ça extravagant, quelque part, un peu trop centré sur moi-même. Donc j'ai commencé à tenir un journal de dangereux plutôt des dessins, des petites pensées pour la journée. Je mets toujours la température extérieure et puis la température de la mer, parce que j'aime beaucoup enager dans la mer. Et voilà, c'est une espèce de catalogue plus jolie, presque plus artistique, on pourrait dire, mais je sais pas pourquoi j'ai fait ça parce que je ne regarde jamais ce que j'ai fait. Je recueille également le témoignage de Joel qui a 68 ans. Pour cette ancienne enseignante, c'est le passage à la retraite qui l'a motivé à écrire tous les jours. Parce que d'abord, j'aime bien écrire et deux aimants parce que ma mémoire est plus visuelle, conditive. J'écris des banalités, ça dépend. Et quand il y a des trous, comme il y a des trous, je cherche des petits poèmes, je cherche des citations d'auteurs ou je lis, donc je mets aussi des résumés de bouquin que j'ai lu. Le souci, si vous voulez aujourd'hui, c'est que. que ma mémoire est moins. comment dire, fructueuse, et que j'ai plus de mal à retrouver quelque part ce que j'ai fait il y a trois, quatre jours, mais bon, quand je prends le temps d'écrire, en général, je retrouve ce que j'ai fait de vous trois jours avant. OK, écrire ces émotions n'alère d'avoir que des bienfaits. Mais alors, est-ce qu'on l'explique? Quand je cherche quand il a la science, je tombe sur des études qui reprennent les travaux de James Penbecker. Alors, ce chercheur, il se fait connaître dans les années 80, alors qu'il est professeur de psychologie à l'université du Texas, aux États-Unis, et plus de 50 ans plus tard, il est toujours la grande référence quand on cherche à lier l'écriture et le bien-être. Il a surtout travaillé sur le pouvoir de l'écriture sur l'étromatisme. Il a une conviction. Écrire sur une expérience traumatisante pendant seulement 15 ou 20 minutes par jour, sur une durée de trois ou quatre jours, peut produire des changements notables sur la santé physique et mentale. Évidemment, James Penbecker dit pas ça par hasard. En fait, ce chercheur a mis en place un protocole dans les années 80 avec ses étudiants. Il a créé deux groupes de recherches. Le premier devait écrire chaque jour pendant 20 minutes sur des sujets superficiels. Et le second, lui devait écrire sur des traumatismes, donc dans une écriture sincère, en décrivant les émotions, les sensations vécues à l'époque du traumatisme. Dans son livre publié en 2004, Rating to Hill, James Penbecker montre que les conclutants sont assez bluffantes. Selon lui, les étudiants qui ont fait partie de cette expérience des critères extressives, ils sont allés 43 % moins de fois chez le docteur pour maladie, que ceux de l'autre groupe qui parlait de sujets superficiels comme leur repas du soir ou Chopin qui va les faire le lendemain. Un peu plus loin dans son livre, il va détailler les effets de l'écriture expressive sur la santé. Selon lui, de nombreuses études nous montrent que l'écriture expressive peut booster le système immunitaire à m'éleurer certains de marqueurs de santé ou encore réduire le stress. Il explique par exemple, quand écrivant les muscles de notre visage vont se détendre et que notre tension artérielle va diminuer. Comme l'écriture, ça a l'air d'être génial et thérapétique, James Benveka, il va inventer un programme de l'écriture. Alors rassurez-vous, je vais juste vous en résumer les principales règles. D'abord, le traumatisme exploré ne doit pas être trop récent. Ensuite, il faut écrire sur ce traumatisme-là pendant quatre jours, quotidiennement et au minimum 15 minutes. Alors, deux préférences dans un endroit confortable, par exemple, vous pouvez instituer un rituel, à l'humain de bougie en début de sens des critures et l'éteindre à la fin, par exemple. Et surtout, il explique qu'il faut n'écrire que pour soi. Jamais dans le but d'être lu par quelqu'un d'autre. Je trouve l'ouvrage très intéressant, je prends des notes. Et puis là, je tombe sur une petite phrase qui me fait tiquer. Ironiquement, aucune preuve claire ne montre que tenir un journal quotidien soit bon pour la santé. Une explication possible, une fois l'habitude d'écrire chaque jour installé, on consacre de moins en moins de temps à traiter les questions psychologiques importantes. Ah, bah, super! Donc, écrire tous les jours nous conduirait à aborder des sujets plus superficiels. Alors, visiblement, James Penn Baker n'a pas l'humain journal. Un peu vécé, je fais des recherches supplémentaires et je découvre les travaux du notre chercheuse dans un ouvrage intitulé "Les bienfaits de l'écriture, les bienfaits d'émot", publié aux éditions Audile Jacob. Cette chercheuse, c'est Nail Ashidiaq, Dr. En Psychopathologie et Psychologue Clinicienne. La limite qu'elle est identifiée dans l'écriture quotidienne à visiter à la pétique, c'est plutôt la répétition, le fait de ruminer. Je décide de l'intervouver et elle me précise sa pensée. Rumination ou non, le plus important, c'est d'écrire dans son journal ce qu'on veut. Ce qui fait du bien, c'est d'avoir cet objet à soi, cette continuité de soi, où je peux me livrer et où je peux poser mes pensées, même si elles ne sont pas présées la morée. Certains ne sont pas très alaises avec le journal intime. Il y a ceux, j'ai rencontrés dernièrement quelqu'un, qui n'osait pas écrire un journal intime, parce qu'elle avait peur d'être lu. Donc il y a des craintes, ce n'est pas aussi simple. Idealement, je dirais, c'est très important d'avoir un journal intime. Et dans ce carnet, aucune contrainte, aucune, on écrit ce qu'on veut, on veut ruminer et bien on rumin. Et de temps en temps, je trouve ça intéressant d'aller vers des exercices d'écriture et je suis en train de vous parler, uniquement d'un point de vue terapetique. Je vis de monde alors pourquoi c'est terapetique d'écrire. L'écriture de soi, c'est une catarsiste. Vous connaissez des grecs, vous connaissez le mot catarsiste. Pourquoi on se sent bien pour répondre directement à votre question? Surtout si on écrit à la main, j'insiste, et là il y a plé tort d'études qui vous montrent d'un point de vue cérébrale, le bien que ça fait, physique, le bien que ça fait, moi je vous dirais juste d'un point de vue catartique, le corps est engagé. Et mon esprit est engagé en même temps sur un papier, sur un carnet dans un cadre, et là c'est un mouvement catartique. Naila Shidiak a fondé les ateliers d'écriture terapetique au Centre hospitalier Saint-Anne à Paris. Aujourd'hui, elle exerce comme psychologue avec des adultes et m'explique que le désir d'écriture de ces patients est de plus en plus fort. Je fais ce métier depuis très longtemps, depuis plus de 30 ans. Je n'ai jamais eu autant de demandes de journalintime et écriture comme on écrit, alors que bon, ça existe depuis la nuit d'étant. Donc nous sommes aussi dans une période où nous sommes continuuellement interrompus par le téléphone, par le mail, par les appels. Voilà, et donc la pensée n'arrive pas à se dérouler. Moi, j'étais personne qui me dise "J'ai besoin de ce moment d'écriture pour penser tellement je suis arcelé par le bruit et l'agitation." On a donc compris que la pratique d'écriture est une catarsise. Quand écrivant, on dépasse le sujet sur lequel on écrit, on le transforme, et que dans notre haire de sur sollicitations, écrire permet de penser. Maintenant, je me questionne, qu'est-ce qu'il se passe dans le cerveau quand on écrit, qu'on est triste dans notre carnet? Est-ce qu'on sait ce que produit l'écriture sur l'activité cérébrale, notamment quand on est au bout du rouleau? J'en discute avec Xavier Alario. Je suis chercheur au CNRS, et je travaille dans un abattoir d'ex-marcée université que s'appelle le Centre de recherche en psychologie et nos sciences. Ce chercheur, également hauteur de l'esprit d'émot aux éditions Audit Jacob, m'a expliqué des choses passionnantes. Le cerveau, la différence un peu matériel, biologique, électrique. Parfois un peu complexe. Si on arrive à lui donner son interprétation en termes de pensée, en termes de ce qui se passe. Quand je lui demande bêtement, si on peut observer de loin quelqu'un qui écrit et savoir quels sont ces émotions en direct, il m'arrête tout de suite. Est-ce qu'on va poser une fois la question, est-ce qu'avec un espèce de pistolet qui viendrait mesurer à distance comme un radar? Je pourrais savoir si la personne, il jouait les autrices, ça, ça viendra peut-être un jour, il faudrait très loin. Si je comprends bien, on ne peut pas savoir sur le moment ce qui se passe quand on écrit un sentiment heureux ou triste. Mais par contre, on peut étudier à posteriori les effets d'apaisement ou diritabilité que les chrétures nous approcurent. Peut-être que je dois simplement accepter que la science n'est pas encore capable de tout décoder. Tout à l'heure, quand je vous citais les différentes émotions contenues dans mes journaux, j'ai oublié un aspect. Chère journal, j'espère de tout mon coeur que je serais raisonnable et que c'est une nouvelle esthère qui prend la plume. Tous ces passages où je pense qu'écrire va me rendre meilleur et qu'en soigne en mon langage, je vais moi-même transformer. Oui, des phrases un peu ridicules dans ce style-là. Chère journal, je commence ce carnet pour me sentir mieux. D'arrière cette croyance, réside l'idée que le langage est performatif. Quand soit, les chrétures transforment presque immédiatement et que si je dis que j'écris pour me sentir mieux, je vais me sentir mieux. Et ça, est-ce que ce ne serait pas le propre du développement personnel? Ça me fait penser à un article écrit dans le journal par Guillaume Etfort. Elle journaliste, elle chronique mieux que personne, les mutations et les tendances de nos sociétés. Et elle écrit très souvent pour le monde ou aime le mague. Je vais donc profiter d'un jour où elle est à la rédaction pour lui poser deux trois questions dans notre studio. Bonjour Guillaume Ette. Bonjour. Comment tu l'expliques qu'on soit passé du journal intime qui est dans le cliché et une pratique un peu secrète, au journaline, mi-en-sen sur les réseaux sociaux? Qu'est-ce que selon toi, ça dit de notre époque? J'ai l'impression qu'il y a eu plusieurs couches dans la façon dont on a regardé les journaux et les créatures. Un phénomène qui a été très important dans les médias créatifs. C'était le livre d'Hartistoye. Au milieu des années 1990, c'est qu'il propose chaque matin de commencer par écrire trois pages sans réfléchir à ce qu'on écrit. Il y a cette idée de se débloquer. Et puis après, je dirais que de là, il y a une nouvelle couche qui est celle un peu de la culture start up entre preneurs ou tout d'un coup. L'expression intime disparaît complètement, par le plus jamais, de journal intime. Mais il y a l'idée de se raconter par écrit avec un peu L'idée que si on se fixe des objectifs, après on va pouvoir me durer séré. résultat, c'est plus s'idée du capitaine du bateau qui garde le cap. Par dessus tout ça, je pense qu'il y a eu ensuite le côté object stétique qui s'est rajouté, qui a fait que avec le bel être journal, qui est en plein boom autour des années 2015, le journaling se mélange avec la papuetrée de luxe, avec des délésels décoration et du coup aussi, d'idée de montrer ce qu'on a fait. Donc ça devient aussi quelque chose un peu qui est fait pour l'extérieur et dans 1000 feuilles, je rajouterai la dernière couche, je pense que c'est le côté bien être avec toutes ces tangouments pour l'autodieque nostique et la santé mentale. Et finalement, le journal vient comme le remède et le médicament. On sait autodieque nostiquer et maintenant on va s'autospoigner avec de l'écrit. Si l'écriture soulage, elle ne remplace évidemment pas la consultation d'un professionnel de santé et ça, l'apsychologue Naila Shidiak me l'a rappelait elle-même lors de notre entretien. Reste que les données sont là. Réductions de stress, mes régulations émotionnelles, voire effets mesurables sur le système immunitaire, les bénéfices de l'écriture sont documentés et accessibles gratuitement à qui conquent disposes d'un stilo et de quelques minutes devant lui. Dans un monde capitaliste, saturé de solutions payantes pour soigner nos petits et nos grands tracas, le journal intime fait donc figure d'un homalie. Alors évidemment ce n'est pas une promesse de bonheur, mais ça peut être un outil ou un trésor à chérir. Je vous laisse choisir. C'est la fin de l'heure du monde. Si vous avez une question ou une remarque, n'hésitez pas à nous laisser un petit commentaire ou alors dites-le tout simplement à votre journal intime, c'est à vous de voir. L'heure du monde, c'est votre podcast quotidien d'actualité. On se retrouve donc dès demain pour un nouvel épisode. Merci de votre fidélité et bonne journée. 26 mai, 2026, cher journal. Après des heures passées sur cet épisode pour l'heure du monde, je peux enfin lescrire le voilà publié.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le journal intime, ou "journaling", est une pratique ancienne qui connaît un regain d'intérêt.
  2. En 2020, seulement 7% des Français de plus de 15 ans tenaient un journal intime, une pratique majoritairement féminine.
  3. L'écriture expressive, notamment sur des traumatismes, peut avoir des bienfaits sur la santé physique et mentale.
  4. Le chercheur James Pennebaker a montré qu'écrire sur un traumatisme 15-20 minutes par jour pendant 3-4 jours réduit les visites chez le médecin.
  5. La psychologue Naila Shidiak souligne l'importance d'écrire sans contrainte, même en ruminant, pour un effet cathartique.
  6. L'écriture à la main engage le corps et l'esprit, ce qui renforce son effet thérapeutique.
  7. Le "journaling" moderne, souvent partagé sur les réseaux sociaux comme TikTok, est lié au développement personnel et à la quête de sens.

Summary:

Cet épisode explore les pouvoirs de l'écriture intime, en commençant par le témoignage personnel de la journaliste Esther Michon. Elle raconte avoir retrouvé ses journaux d'enfance et d'adolescence, où les émotions passent de la joie à la tristesse, et où l'écriture semble l'aider à reprendre le contrôle. La pratique du journal intime, bien que minoritaire (7% des Français en 2020), est souvent féminine et débute à l'adolescence.

Les recherches de James Pennebaker montrent que l'écriture expressive, même sur des traumatismes, peut améliorer la santé physique et mentale en réduisant le stress et en boostant le système immunitaire. La psychologue Naila Shidiak insiste sur l'effet cathartique de l'écriture, surtout à la main, qui permet de se poser et de penser dans un monde sur-sollicité. Le chercheur Xavier Alario explique que la science peut étudier les effets apaisants de l'écriture, mais pas encore mesurer les émotions en direct.

Enfin, le passage du journal intime secret au "journaling" public sur les réseaux sociaux reflète une évolution vers le développement personnel, où l'écriture est perçue comme un outil de transformation et de quête de sens.

FAQs

Le journaling est le nom moderne donné à la pratique ancienne du journal intime. Il s'agit d'écrire régulièrement ses pensées et émotions, souvent sur papier.

L'écriture expressive, pratiquée 15 à 20 minutes par jour pendant quelques jours, peut améliorer la santé physique et mentale en boostant le système immunitaire et en réduisant le stress.

Cela agit comme une catharsis : le corps et l'esprit sont engagés, ce qui permet de se libérer des émotions et de reprendre le contrôle, surtout en écrivant à la main.

Le journal intime était souvent secret et personnel, tandis que le journaling moderne peut être partagé sur les réseaux sociaux et intégré au développement personnel.

Pas nécessairement : une habitude quotidienne peut mener à des sujets superficiels. L'important est d'écrire ce qu'on veut, sans contrainte, même si cela inclut de la rumination.

En 2020, 7% des Français de plus de 15 ans tenaient un journal intime, une pratique majoritairement féminine.

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