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Je Sais ce qui vous fait vraiment Peur !

18m 52s

Je Sais ce qui vous fait vraiment Peur !

Dans cet épisode du podcast "Le Film Mental", Fabien Olicard explore la nature de la peur de l'échec. Il remet en question l'idée que nous craignons l'échec en soi, suggérant que ce qui nous paralyse est plutôt la peur d'être vu en train d'échouer et le jugement social qui en découle. Cette crainte est liée à un besoin humain fondamental d'appartenance et à la menace d'exclusion sociale, qui active neurologiquement les mêmes circuits que la douleur physique. L'animateur argue que l'échec n'est pas une fin en soi, mais un marqueur d'un essai à réitérer, un élément inhérent à l'apprentissage. Les seules finalités réelles sont l'abandon ou la réussite. Il illustre son propos par des exemples personnels, comme la fermeture rapide de sa première entreprise, perçue comme un échec par son entourage mais vécue comme une riche leçon par lui-même. La conclusion est que le courage véritable réside dans l'acceptation d'être observé pendant son processus d'apprentissage, erreurs comprises, et dans la transformation de notre perception du regard d'autrui, souvent moins critique que nous ne l'imaginons.

Transcription

2887 Words, 16544 Characters

French
[Musique] Est-ce que vous avez déjà renoncé à faire quelque chose? Alors pas parce que vous pensiez que vous alliez raté et parce que vous imaginez le moment ou potentiellement les autres constaterez que vous aviez échoué. Et c'est la question que je me suis posée ce matin avant d'alumer la console dans l'engestrement pour vous parler. Je suis demandé à ce que j'ai peur dans la vie de raté ou est-ce que j'ai peur d'être vu en train de raté quelque chose? [Musique] Salut, je m'appelle Fabien Olika et vous écoutez le film mental. Chaque épisode est une promenade mentale sur un film sans texte pré-écris, sans montage. Je pars en général d'un mot d'une question d'une idée d'un concept psychologique ou comportemental et je déroule le film avec vous. Parce que je réfléchis avec vous et vous réfléchissez de votre côté. Mais parfois on tombe d'accord et d'autres fois vous me témoignez dans les commentaires que vous aviez une autre vision et finalement elle se rejoigne. Elle se complète et c'est ça qui est génial. C'est qu'ensemble on ouvre des portes mentales et qu'on se donne des clés les uns les autres. [Musique] On dit souvent, j'ai peur de l'échec, j'ai peur de rater, mais c'est la question primaire d'aujourd'hui. Est-ce que c'est vraiment l'échec en lui-même qui nous paralise dans l'action qui fait qu'on ne se lance pas dans certaines choses? La question c'est si personne pouvait le voir. Si personne ne pouvait le savoir, est-ce que je répeur de rater derrière? Alors la question elle est venue parce que j'ai revu une vidéo de mon bon ami Patrick Beaux. Donc je vous recommande de travailler sur Instagram et ailleurs. Mais là c'était une vidéo Instagram, un réel qui l'a fait sur la thématique de s'y un arbre tombent dans la forêt et qu'il y a personne pour percevoir le bruit, donc pas un animal, pas un ami faire, pas un humain, personne personne. Est-ce qu'il fait vraiment du bruit finalement? C'est une grande question philosophique. Et au lieu d'un arbre qui tombent, je me suis demandé si c'est mon objectif qui tombe. Si c'était le but là de ce que j'étais nié d'atteindre, la sculpture de glaise au moment où je suis en train de moduler, est-ce que j'ai vraiment peur qu'elle s'affesse? Est-ce que j'ai peur que les personnes autour voient la sculpture s'affesse? C'est une sacrée image, je trouve, parce que quand on râte, on a l'impression qu'il y a un écran géant surmonté du loup, surmonté d'un projecteur qui diffuse toute nos erreurs en direct. Mais déjà, c'est prêté, je crois beaucoup d'importance à ce qu'on fait. On va en reparler, mais si je prends l'exemple d'un enfant, je pense qu'un enfant qu'après un marché, il tombe 10 fois, 30 fois, 100 fois, personne ne le juge. Tout le monde retient, les tentatives, et la faillie y arrivait. Il a failli traverser la pièce, et la faille versie, en fait. C'est ici, je prends le parallèle d'un de mes métiers, en tout cas, qu'elle assaine, qu'elle était à travers. Oui, je préfère très bûcher dans le noir entre deux changements d'actes. Comme personne me voit, plutôt que de tomber devant les spectateurs pendant la pièce de terre. Donc, c'est bien que dans les deux cas, ça m'en bête de tomber, c'est sûr, mais quoi qu'il arrive. J'aurais bien que j'ai pas le même impact émotionnel, et que l'impact émotionnel y vient quand même, dire, regarde l'autre, je crois que quand l'échec est privé, strictement privé, personne ne le voit, personne ne le sait, je pense qu'il est moins dougoureux. Il a bîme un petit peu l'ego, quand même, d'une brûlure égotique, mais elle est amplifiée comme une loupe sur le soleil, pour le coup, avec le regard de l'autre, cette brûlure égotique. C'est le syndrome de l'enfant qui ne l'aifait pas la main en classe, parce qu'il a peur de ne pas avoir la bonne réponse. C'est pas un comportement normal quand j'y réfléchis, c'est-à-dire que, en classe, quand on nous demande la réponse à tel ou tel truc, ça pourrait être intéressant de se dire, j'ai assez accompagné les élèves qui a devant moi, pour qu'ils lèvent la main sans être certain de leur réponse, mais que la confiance qu'ils ont dans le système fait qu'ils sont ok pour tenter une réponse. Parce qu'on ne fait pas comme ça, en tout cas, moi, quand j'étais à l'école, c'était pas comme ça, je le vais la main, que pour montrer que je connaissais avec assurance la bonne réponse. Sinon, on n'ève pas la main. C'est très dur, sinon il y a trop de personnes qui nous écoutient. Il y a une forme d'humiliation sociale. L'humiliation sociale, neurologiquement, c'est une douleur qui s'apparente à la douleur qu'on ressent physiquement qu'on se fait mal. Il y a une vraie sensation de véritable douleur dans le cerveau. Sachant qu'en plus scientifiquement parlant, le regard des autres dans le cerveau, il active tout un circuit, un peu de raison neurono, et tout un circuit mental de la menace. Quand vous êtes la poroi de quelque chose, ça nous date sur mon de très, très, très, très loin. Mais c'est une menace aussi pas d'être chassée, pas d'être une preuve dans ce sens-là. Je ne sais pas comment l'exprimer. C'est plus la menace de l'exclusion sociale, ce qui m'appelle les travaux de L'Huberman début des années 2000. Ils ont publié avec Eisenberg, l'étude d'InScience, où il montrait que l'exclusion sociale activée par aille une sensation de douleur physique. D'ailleurs, c'est pas qu'une sensation, puisqu'ils avaient fait de l'image récérébrale et de la douleur physique qui s'active quand on est exclu du groupe, pour les afficionnados, on parle du cortex singulaire intérieur. Ok, être rejeté au milieu, que j'essaie de dire, c'est que c'est pas quelque chose de désagréable. C'est plus que ça, le cerveau traite ça comme le menace réel dont le risque déchoué, le risque de se tromper, le risque de ne pas y arriver, c'est peut-être interpréter par le cerveau comme un risque d'exclusion. Je ne suis pas certain à 100 %, je déroule le fil avec vous, mais j'ai l'impression, en tout cas, que. là, en pieds sur l'autre. Donc, c'est à dire qu'il faudrait passer par une phase d'acceptation, d'accepter que. que ce qu'on considère comme la médiocrité en privé n'est pas forcément meilleur que l'exposition. C'est quelque chose qu'on se dit intérieurement. On ne conscientise pas. En fait, on évite des choses pour protéger notre image vis-à-vis du coroutre. Donc le groupe, ça peut être les parents, les amis, les collègues, etc. Mais finalement, on se bloque dans la progression. On a déjà abordé plusieurs fois le sujet pour progresser. Il faut apprendre et que l'apprentissage est quand même l'un des propres de l'être humain. Il y a ce 2° là et que c'est. 2 phases d'une même pièce. L'apprentissage d'un côté est l'échec de l'autre, parce que l'échec. En fait, c'est ça. Le problème, je dirais cela, le problème, c'est que. qu'on nous a appris à considérer l'échec comme la finalité. La finalité, il y en a que 2 qui existent de finalité, c'est vrai. C'est pas l'échec et la réussite. C'est l'abandon et la réussite. Vous voyez ce que je suis en train de tirer là? C'est à dire que la réussite, c'est. je n'ai pas abandonné au point qu'un moment en donné. J'ai réussi. Enfin, porte que ce soit en une minute, en un an, en 10 ans, en 100 ans. Peu importe. J'ai réussi, parce que j'ai jamais lâché. L'abandon, c'est. J'abandonne à. Itéré et réidérée mes essais, en essayant, bien sûr, de nourrir, en fait, de mes tentatives précédentes pour rentir un apprentissage. Ben, ça, j'ai abandonné ça. Donc, ok, l'abandon et la deuxième finalité possible. L'échec n'est pas la finalité. L'échec est un marqueur d'un essai qui doit être réitéré et dont on a sûrement probablement des leçons attirées pour pouvoir atteindre la réussite de ce qu'on était en train de essayer de faire. Ça marche pour tout, excuse-moi. Ça marche aussi pour le gâteau que j'essaie de faire et puis qu'il n'est pas terrible visualement et pas très bon au goût. Et puis il y a quelques fois, des autres fois, après, il est très bon au goût, mais il n'y a toujours pas terrible visualement. Ensuite, il est bon au goût, il est beau aussi, visualement. Et puis ensuite, je le fais les yeux fermés. On adoptant les dosages sans même redire la recette parce que, aller, je sais faire ce gâteau. Et c'est tout, et c'est comme ça. Et puis, ça marche pour le perso, ça marche pour tout, tout, tout. On devrait comprendre ça moi. Je suis en train de comprendre quelque chose. En me disant, les deux fins possibles, la réussite et la bandoncle, Parce qu'on appelle l'échec en vrai, c'est la bande donc. On n'aurait pas dû dire il a raté, il a échoué, on devrait. On a trop chargé émotionnellement les mots échoués et ratés. On les a pondéré de quelque chose d'extrémement pléjoratif, en fait. Et de fin en soi, quoi, c'est très, très compliqué. Moi, j'ai ouvert ma première entreprise. Une de mes, peut-être, c'était ma deuxième embraim. Mais ma première vraie entreprise en 2006, ouverture le premier janvier, fermeture fin janvier. Parce que j'ai reçu la peine de chance de la prochaine, de l'année d'après. L'époque c'était fort fêtaire. Ça représentait le chiffre d'affaires, il avait fait la première année. J'ai dit "Bon, c'est sans moi, je vais revoir la copie". Je me suie de mon entourage, un familial. C'était vraiment la pauvre. Et là, tu vas rechercher un job, quelque part. Et ça va, c'est pas trop dur et tout. Pas va falloir l'annoncer aux autres, la qu'à ta putabouette et tout. Mais c'est fou. Moi, j'étais quand même sur quelque chose qui était plutôt lors de la réussite, parce que j'étais pas encore dans la bandon. Et que j'avais fermé une société qui n'avait pas d'aide. Elle était même bénéficiaire. J'avais beaucoup appris et j'avais adhée remettre l'ouvrage sur la table fort de ce que j'avais appris de cette première société. Et c'était les autres, en fait, qui voyaient quelque chose d'excluant. Parce que c'est ça, l'écheque visible. La menace, la partenance au groupe, mais ça menace pas la performance, en fait. Ma performance restait correcte et j'allais encore la m'éliorer de projet en projet. Mais pour le groupe, j'avais terminé quelque chose. J'avais, je fais, c'était terrible, parce que c'est les travaux, pour le coup de bombes, Mr. dont je faisais déjà parler, à l'heure de 1995, qui ont démontré lui avec d'autres chercheurs qu'on avait un besoin d'appartenance, comme d'affondamental humain. C'est ancré en nous, on est très motivé à maintenir des relations plutôt positives avec les autres et à éviter, d'ailleurs, les signaux de roger. On va se réadapter pour mieux passer socialement. Alors, il y a des personnes qui disent, ben non, moi, je suis quelqu'un qui aime pas les humains. Et puis personne ne m'aime, etc. Alors là, c'est pas toujours vrai. C'est parfois, il se voit une posture. Et non, pêche que ces personnes ont des cercles proches. Donc elles ont une appartenance. Alors que les cheques publics, donc peut-être perçus comme un affaiblissement de son statut social. Moi, des peucs ou de cheveux, ma société, c'était le côté fabien, finalement, est un mauvais entrepreneur. Et donc peut-être un mauvais gestionnaire et peut-être pas très malin, finalement, dans ce qu'on pourrait appeler le business. C'est ça, les perceptions qui ça emmènent autour. Parce que le cerveau, il va pas aller chercher de la donnée. C'est trop fatiguant. Donc il se fait biaiser par les biais cognitifs quand on a ma thémane fois parlé pour avoir un avis. Et la vie qui lui coûte rame le moins d'énergie d'avoir. Ce qu'on appelle la peur de l'échec, finalement, c'est la peur de l'ablée sur social. Je crois que je tire le bon fil en disant ça. On n'a pas de peur d'échouer. On a peur du roger. On a peur que les autres nous fassent, nous malmenent notre estime de nous-mêmes. On a peur, peut-être, pour notre statut social. Comme je t'ai qui, qui soit affiblé, on a peur de l'exclusion sociale. Donc on peut tout globaliser avec cette phrase. On a peur de recevoir une blée sur social en tant qu'un quelque chose, dont on n'est pas certains du résultat immédiat. Je pense que là aussi, je tire le bon fil. C'est pas une question de réussite des checs ou mieux de réussite ou d'abandon. C'est une question de réussite immédiat de le premier essai. Parce qu'en fait, on va se faire juger. Si on n'y arrive pas du premier coup, donc voilà. En fait, j'ai un petit peu eu ça quand j'ai appris à jouer de la guitare, j'ai appris dans ma chambre un peu secrètement, ou même quand j'ai encore plus mieux. Quand j'ai appris à faire des tours de magie, puis plus tard, quand j'ai appris à faire des expériences de mentalisme. En réalité, dans le storytelling, on raconte souvent que j'ai commencé toi, etc. Et c'est vrai. Mais dites-vous qu'au collège, au lycée, personne qui m'a connu à cette époque, ne m'a vu faire un tour de magie ou une expérience de mentalisme. Personne. Mais par an, quand j'ai commencé à professionnaliser ça, je n'habitais déjà pu chez eux, ils ne connaissaient pas cette facette de moi. C'est-à-dire que je me suis entraînée vraiment très seule et très longtemps avant de l'expérimenter devant d'autres personnes, parce que. parce que j'avais peur d'un jugement négatif. On n'antici pas le jugement négatif. Et quand on n'anticiple jugement négatif, notre estime de nous-mêmes baisse drastiquement. C'est marclérique qui l'a démontré en 2001 dans un sociomatercéorie, je veux dire, la française. Et donc il a développé la théorie du sociomètre. Et en le développement, il a réussi à le démontrer que l'estime de soif fonctionnait comme une sorte d'indicateur interne de notre valeur sociale perçue. Donc tel qu'on pense que les autres la perçoivent. C'est hyper intéressant. On n'a pas peur de tomber. On a peur d'être vu en train de tomber. Donc si la peur et du coup, juste la fonction sociale, ou la dérivez sociale de ce qu'on ressent, je ne pense pas que la solution se souhaite être de devenir parfait, absolument parfait. La seule solution, c'est de changer notre rapport au regard de l'autre, notre rapport à cette caméra qui est le regard de l'autre. Je ne pense pas que vous jugiez tous les acteurs qui ont raté leur casting avant de faire les films dans lesquels vous les avez aimés. Je ne crois pas que vous jugiez les atlettes qui n'ont pas performés, par exemple, à Roland Garros, avant de gagner leur premier Roland Garros. Ou même moi par exemple, je me boucoule le jeu de Novac de Jocovic, parce qu'on m'a habitué à découvrir la personne incroyable qu'il est. Et tout comme le son de les autres genres de tennis, évidemment, bon, quand Novac de Jocovic rat un grand schleme, je n'ai rien contre lui. C'est pas grave. En fait, si on arrive à voir que nous, finalement, on n'exclut pas les autres dans leurs échecs en général, en général, on y a aussi un travail à faire sur nous, et moi, des choses qui veulent dire des choses sur nous, quand quelqu'un ratent quelque chose, et qu'on est quand même on a un avis sur la personne ou pire que ça consenrait, oui, ça veut dire de longues choses sur nous, y'a intérêt d'un tre-specté plus que sur la personne qu'on en train de juger. Mais là, je suis en train de tirer un autre fil, carrément, un autre épisode du film mental. Toutes les personnes que nous admirons ont échoué un moment donné et ont échoué probablement publiquement. D'accord, c'est pas la. C'est pas la absence des échecs pour moi qui construit la crédibilité de quelqu'un. C'est sa capacité à ne pas abandonner après cette exposition à l'échec, c'est-à-dire assez marqueur d'apprentissage. Alors, peut-être que le vrai courage, ce n'est pas de faire en sorte d'être parfait, ce n'est pas en sorte de faire en sorte de jamais échouer. Je crois jusque le courage, c'est d'accepter le combat, donc d'accepter d'être vu en train d'apprendre. Et ça va être sa ma conclusion. Ce n'est pas en train d'échouer, ce n'est pas en train de rater. J'appelle ça Être vu en train d'apprendre. Gardons sa en tête. Ok, c'est une peur sociale. J'espère que ça vous a libéré quelque chose. Moi, j'ai la réponse à la question que je me t'ai posée ce matin. Merci de m'avoir écouté. J'ai hâte de voir où ce film nous mènera la prochaine fois. Et la prochaine fois, ce sera vendredi à 6h du matin. Merci de suivre le film mental et de vous abonner. Nombreuse et nombreuse à ce podcast. Je vois les statistiques de temps en temps. C'est très plaisant si vous n'êtes pas encore abonné. Je vous invite à le faire, quelque soit la plateforme que vous utilisez. Je m'appelle toujours Fabian Lica. A prenaissance de vous à très bientôt. Ciao.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La peur de l'échec est souvent en réalité une peur du jugement social et de l'exclusion, plutôt que de l'échec lui-même.
  2. L'échec n'est pas une finalité, mais une étape d'apprentissage nécessaire sur le chemin de la réussite, les seules finalités étant l'abandon ou la réussite.
  3. Le véritable courage consiste à accepter d'être vu en train d'apprendre et de faire des erreurs, en changeant notre rapport au regard des autres.

Summary:

Dans cet épisode du podcast "Le Film Mental", Fabien Olicard explore la nature de la peur de l'échec. Il remet en question l'idée que nous craignons l'échec en soi, suggérant que ce qui nous paralyse est plutôt la peur d'être vu en train d'échouer et le jugement social qui en découle. Cette crainte est liée à un besoin humain fondamental d'appartenance et à la menace d'exclusion sociale, qui active neurologiquement les mêmes circuits que la douleur physique.

L'animateur argue que l'échec n'est pas une fin en soi, mais un marqueur d'un essai à réitérer, un élément inhérent à l'apprentissage. Les seules finalités réelles sont l'abandon ou la réussite. Il illustre son propos par des exemples personnels, comme la fermeture rapide de sa première entreprise, perçue comme un échec par son entourage mais vécue comme une riche leçon par lui-même.

La conclusion est que le courage véritable réside dans l'acceptation d'être observé pendant son processus d'apprentissage, erreurs comprises, et dans la transformation de notre perception du regard d'autrui, souvent moins critique que nous ne l'imaginons.

FAQs

La peur de l'échec concerne l'acte lui-même, tandis que la peur d'être vu en train d'échouer est liée au jugement social et à l'humiliation potentielle. L'échec privé est souvent moins douloureux que l'échec public.

L'échec public active dans le cerveau des circuits liés à la menace sociale et à l'exclusion, provoquant une douleur similaire à une douleur physique. Le regard des autres amplifie l'impact émotionnel de l'échec.

Les deux finalités sont la réussite (ne pas abandonner jusqu'à atteindre son but) et l'abandon. L'échec n'est pas une finalité, mais un marqueur d'apprentissage qui doit être réitéré.

L'apprentissage et l'échec sont deux phases d'un même processus. L'échec fournit des leçons essentielles pour progresser et finalement réussir, comme dans l'exemple d'apprendre à faire un gâteau.

La théorie du sociomètre montre que l'estime de soi fonctionne comme un indicateur interne de notre valeur sociale perçue. Elle baisse lorsque nous anticipons un jugement négatif des autres.

Nous évitons de tenter pour protéger notre image sociale et éviter l'exclusion du groupe. Cette peur nous bloque dans notre progression et notre apprentissage.

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