Inutiles ? Trop chères ? Face aux fake news, les énergies renouvelables se défendent
24m 39s
Ce podcast de RTL, consacré à la désinformation climatique, déconstruit cinq idées reçues sur les énergies renouvelables, en s'appuyant sur un entretien avec le président du Syndicat des énergies renouvelables. Premièrement, contrairement à l'affirmation courante, les renouvelables ne font pas exploser les prix de l'électricité. En France, leur production à coût marginal quasi nul et la part importante d'électricité décarbonée (nucléaire + renouvelables) protègent même des fortes hausses du gaz, maintenant des prix inférieurs à ceux de nombreux voisins européens. Deuxièmement, les soutiens publics, bien que critiqués par la Cour des comptes pour leur gestion, sont présentés comme un amortisseur nécessaire pour développer ces filières et réduire la dépendance aux importations d'énergies fossiles, dont le coût est bien plus élevé. Troisièmement, l'intermittence des renouvelables est un défi surmontable grâce à la prévision météo, au stockage (batteries, stations de transfert d'énergie par pompage) et surtout à la complémentarité avec d'autres sources comme le nucléaire, assurant la flexibilité du système. Enfin, le nucléaire seul ne suffit pas ; il est complémentaire aux renouvelables pour couvrir l'ensemble des besoins énergétiques et renforcer la résilience du mix électrique français, qui reste très décarboné.
[Musique] Bonjour à tous, bonjour à toutes et bienvenue dans ce nouvel épisode de ces notre planètes le podcast d'RTL, consincré à l'environnement et au climat. Je suis Natan Bocard, journaliste à la redaction de RTL et je vous propose un épisode un peu particulier aujourd'hui. On va parler et au lien, on va parler solaire, on va parler hydraulique, bref, on va parler énergie renouvelable et pourquoi, parce qu'elles sont la principale cible des fake news, de la désinformation climatique. Cette conclusion, ça n'est pas la mienne, ce sont les statistiques de l'association COTA-ClimA, association qui s'intéresse à la manière dont les médias parlent des sujets climatiques. On va donc décortiquer cinq affirmations, celle qui domine ce classement des fake news médiatiques pour une bonne et simple raison, elles concernent toutes sans exception les énergies renouvelables. Et pour preuve, voici ces cinq affirmations selon COTA-ClimA. Numéro 1, les énergies renouvelables font exploser les prix de l'électricité. Numéro 2, le soutien que l'Etat, le raccord et gigantesque numéro 3, elles sont inefficaces, car elles sont intermitantes. En France numéro 4, pas besoin de renouvelables puisque le nucléaire suffit amplement. Et enfin, cinquième affirmation, les éoliennes sont un désastre pour la biodiversité. Voilà le menu, bien entendu, ne pourras pas parler de tous les sujets liéreux renouvelables. On va se centrer sur ceux qui font le plus de bruit médiatiques et pour répondre face aux bruits, Junicene, bonjour. Bonjour, Nathamboka. Vous êtes président du syndicat des énergies renouvelables pour les présentations en un mot. Qu'est-ce que c'est le syndicat des énergies renouvelables? Est-ce que tout est dans le nom? Oui, tout est dans le nom, peut le dire comme ça. C'est la structure qui regroupe tous les gens quand quelque chose ava avec la production, cette énergie renouvelable. Et j'ajouterai à la liste de celles que vous avez déjà cités, mais qui ont comme caractéristiques d'être toute électrique que notre syndicat représente aussi les gens qui font du gaz renouvelable, du boi énergie, de la géothermie, et tout de suite, c'est des autres ressources énergétiques renouvelables. En tout, il y a 12 filières. Cette fois-ci, on va s'intéresser principalement. Vous l'avez dit à celle qui concerne la production électrique. Et je vous propose d'aller dans le grand bain, tout de suite avec notre première affirmation. Elle est particulièrement importante en cette période, en haut coeur de la crise de l'énergie où les factures flambent, la fermation suivante, les énergies renouvelables font exploser les prix de l'électricité. En un mot, oui ou non? En un mot, non. Je me dis à temps d'être un petit peu. On peut détailler un petit peu. On va le faire puisqu'on a encore une petite vingtaine de minutes devant nous. Alors voici quelques faits. Les factures de l'électricité se sont en effet en volé. Si d'un et un zané, si on prend le tarif réglementé devant l'électricité, il a grimper de 20% en euro constants, c'est-à-dire hors inflation, entre 2015 et 2025. En euro courant, ça fait plus 45%. Ce qui vous nous dit, c'est que les énergies renouvelables n'ont rien à voir avec ça. Les énergies renouvelables directement non, ce qui peut avoir avec ça, c'est l'évolution d'une autre système électrique. Et puis, puisque vous avez appelé tout à l'heure qu'on a cette échange au moment où depuis quelques semaines, il y a un conflit majeur qui perture les approvisionnements d'énergie fossile. Je dirais même que, au contraire, la facture d'électricité pour les Français est maintenue à des niveaux relativement bas par rapport à ce que peuvent expérimenter nos voisins. Je pense en particulier aux italien et aux Allemands. Alors, c'est vrai que la facture d'électricité, elle comporte à la fois la chale de la fourniture, ça a l'électricité elle-même. Et puis également quelque chose qu'on appelle le "turpe" et qui vient financer l'utilisation du réseau électrique et enfin, il y a les taxes qui viennent s'ajouter à tout ça. Mais enfin, si on regarde juste la fourniture, c'est-à-dire qu'elle est le prix de l'électricité aujourd'hui, et j'ai regardé tout à l'heure avant de venir, l'électricité française aujourd'hui, elle se négocyne pour l'année prochaine à 59 euros, au moment où on allemagne elle est à 87 euros et on italie à 108 euros. Alors qu'elle est le rôle des renouvelables là dedans? Et bien, elle remette pour baisser justement ce prix. D'abord, il contribue à ce que la production électrique française soit légèrement supérieure à la demande d'électricité en France, qui est la France-Édimentatrice en effet. Et ça permet à la France d'exporter. L'an dernier, c'est 5 milliards d'euros, on peut faire le pari, je pense que je ne me trouvais pas trop pour qu'en 2026, malheureusement, d'ailleurs, parce que c'est lié à la circonstance internationale, c'est mon temps soit supérieur. Et puis les installations d'énergie renouvelables, une fois que le coût d'investissement initial a été payé, elle produise pour pratiquement rien, elles ont ce qu'on appelle un coup marginal égal à 0. Quand une éolienne tourne, elle ne coûte pratiquement rien, puisque c'est le vent qui l'a fait tourner. Et c'est le grand intérêt de ces énergies. Mais là tout de suite, elle garantit sa la France des prix bas et surtout, au-delà des chiffres que j'ai donné tout à l'heure, ce qui est intéressant de noter c'est que depuis le début du conflit en Iran, le prix de cette électricité de gros a augmenté de 7, 8 euros en France, là où il a augmenté de 18 euros, en Allemagne, où on a eu au muni, ce qui pousse que c'est aussi une protection contre les alliés à. Et pourquoi ces écart en fait tout simplement parce que la France a une autre caractéristique, c'est que grâce à la combinaison d'une nucléaire et des énergies renouvelables qui sont les éoliennes, les panneaux solaires, mais aussi l'hydroélectricité, 95% de la électricité produite en France est totalement décarbonée, c'est-à-dire qu'elle ne dépend pas du fossile hors. Dans le marché européen de l'électricité, ce qui déterminent le prix, c'est notamment les unités qu'on utilise pour produire l'électricité quand on en a vraiment besoin et en général les dernières unités qu'on met en service, c'est celle qui fonctionne au gaz et quand le prix du gaz augmente très fortement sur les marchés internationaux. Et c'est exactement ce qui se passe en ce moment, ça fait augmenter le prix de cette électricité, sauf si on a chez nous de quoi répondre sans avoir besoin d'appeler des centres à la gaz, et c'est pour ça que peut-être féliciter d'avoir autant d'électricité dans nos pays. En France, c'est en effet extrêmement rare d'avoir recours à cette solution de cette dernière solution que son celles des centrales à gaz et même des centrales à charbon, d'ailleurs une ciel ferme en France. Mais vous l'avez dit dans cette facture, il y a quelque chose d'un acronyme barbare, qu'on appelle le "turpe", qui sert à financer notre réseau électrique. Alors, ce réseau électrique il faut l'adapter, vu qu'on y inclut de plus en plus de renouvelables, est-ce que, en ce sens-là, une partie de nos factures, on paye pour adapter aux renouvelables. On paye pour adapter le réseau électrique. Et le réseau électrique, c'est la connexion évidemment, le raccordement des unités de production d'énergie renouvelable. C'est aussi les nouveaux réacteurs nucléaires, mais c'est aussi, et surtout, les nouveaux consommateurs d'électricité, parce qu'on en parlera certainement tout à l'heure. Aujourd'hui, l'électricité, c'est qu'en cas de ce qu'on consomme en matière d'énergie, et comme on a beaucoup et qu'elle est décarbonée, on peut faire de la décarbonation en augmentant l'utilisation de l'électricité, à la place d'énergie fossile. Et donc, pour faire ça, pour raccorder plus d'utilisateurs, il faut que le réseau soit développé. Et puis, enfin, on a un réseau qui est de très très bon niveau, très grande qualité, mais qui a quand même un certain âge et qui fait face, lui aussi, aux effets du changement climatique, sur lequel il faut faire de la maintenance, et il faut faire de l'adaptation, pour qu'il soit plus résillant. Mais je précise que les sommes qui sont prévus, c'est à peu près 100 milliards d'euros, pour le réseau de transport et 90 pour le réseau de distribution. Tout ça, c'est très inférieur à ce que sont obligés de faire nos grands voisins européens qui ont des réseaux qui sont bien moins instaucurés et résiliens que les nôtres. - Justement, par long, grosso ou par long, sommes avec la deuxième information qui est intimement liée à la première. Je la cite "Le soutien de l'Etat aux énergies renouvelables est gigantesque de l'ordre de dizaines voire de centaines de milliards d'euros dans les prochaines décennies". Alors, à ce sujet, il y a un rapport de la cour des cantes qui est sorti récemment, qui est réparable de bruit dans les médias. Je vais essayer de le résumer le plus simplement possible, ce qui est toujours une chose difficile avec les rapports de la cour des cantes. Elle estime que le soutien de l'Etat aux producteurs d'énergie renouvelable est mal ajusté, qui n'est pas maîtrisé. Elle critique surtout un dispositif de soutien aux renouvelables qui permet aux producteurs, corriger-moi si je me trompe, mais de vendre leur énergie à un prix relativement stable et supérieur parfois à celui du marché, quand ce marché est volatile. Donc, selon la cour des cantes, l'Etat a dépensé trop d'argent de 4 à 7 milliards d'euros par an via ce dispositif là. Elle considère que ça encourage les producteurs à sur-produir. Alors, après, on a dit "on exporte" en effet, quand on produit beaucoup. Elle considère aussi que ces prix sont sur-évalués parce qu'on ne connaît pas encore assez cet écosystème des renouvelables. Est-ce que ces affirmations-là, est-ce que cette critique de la cour des comptes, vous la contestez, ou est-ce que vous y voyez toute même une part de vérité? - Est-ce que vous pouvez contester? C'est la façon dont on peut lire ces résultats. Parce que je voudrais dire d'abord, c'est que si la cour des comptes peut facilement faire des constats comme cela, c'est parce que le secteur de l'énergie en ouvlable est soumis une très grande transparence puisque tout est régulé. Et que les producteurs, qu'elles qui soient petits et gros, doivent ont des comptes qui sont audités par la commission de régulation de l'énergie, qui est un organisme indépendant, c'est l'équivalent de l'arcombe pour l'audiovisuel. C'est un peu le jandarme de l'énergie. Et donc, les données sont disponibles. La deuxième chose que le rapport de la cour, c'est que ces mécanismes de soutien public, ils ont été utiles, parce qu'ils ont permis de développer considérablement la part des énergies renouvelables, notamment électriques, mais elles parlent aussi gas renouvelables, dans ce qu'on appelle le mix énergétique, c'est-à-dire le bouquet d'énergie qui est disponible pour la consommation. Et enfin, ce que la cour fait comme critique principale, c'est surtout la manière dont l'étape pilote se dispositif. Et le manque de visibilité qu'elle déplore sur la façon dont les dépenses qui sont liées à ce programme sont prévues dans le budget de l'État. Alors, là, il faut s'arrêter deux minutes pour définir de quelle manière ça fonctionne. En gros, le principe consiste à garantir au producteur que son prix de ventre sera un certain niveau, ce qui lui permet de financer sur 20 ans un investissement.
panneaux solaires et au liens, installation hydroélectrique, métoniseur. Et ensuite l'Etat vient compenser à ce producteur, en fait les carres entre le prix où l'électricité ou le gaz se ravendut sur le marché et se pris garantie. Et évidemment ça veut dire que le soutien public dépend complètement du niveau du prix de marché. Et en 2022 et 2023 lors de la précédente crise énergétique, qui était liée à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, se dispositif, il a rapproté presque 5 milliards d'euros à l'Etat justement parce que les prix de marché étaient montés très haut et que les producteurs vendaient plus cher que le prix garantie et ont emboursé la différence à l'Etat. Donc ça marche dans les deux sens. Alors c'est vrai que ça coûte de l'argent quand le prix de l'énergie est relativement bas. Pour autant ça reste de notre point de vue une nécessité parce que tout ça, ça vient soutenir des énergies dont l'avocation est de se substituer aux énergies fossiles qui sont justement responsables de ces effets dieux-yaux. Donc c'est un amortisseur. Et qu'il faut par ailleurs importer ce qui coûte de l'argent à l'Etat aussi et nous sommes bien placés en cette période pour le savoir par ailleurs pour les énergies fossiles. Et puis c'est pas juste quand on en a besoin. Plus égretement on a besoin tout le temps puisque la facture énergétique française, c'est derrière ce qu'elle paye à l'étranger pour se fournir en énergie et qui est quasiment que à l'importation de fossiles, c'est les bonnes années, c'est à dire quand il n'y a pas de crise 60 milliards d'euros, c'est à dire à peu près le budget de la défense pour vous donner un ordre de grandeur. Et puis c'était 124 milliards en 2022 et cette année je ne sais pas combien ce sera mais ça risque d'être assez élevé donc il faut sans doute mettre les choses en rapport les zunes avec les autres. Troisième affirmation, maintenant, je une icène celle-ci est particulièrement intéressante et on l'entend beaucoup. Les énergies renouvelables sont inefficaces parce qu'elles ne fonctionnent pas tout le temps. On dit qu'elles sont intermétantes. Du moins pour certaines d'entre elles en effet la nuit on ne fait pas d'énergie solaire. Quand ils n'y a pas de ventes, ne fait pas d'énergie et hôlienne, ça c'est un fait. Et ça crée un décalage entre d'une part la production et d'autre part la consommation. Alors comment est-ce qu'on utilise les énergies renouvelables malgré leur intermitance? Ah bien, il y a beaucoup de moyens pour le faire mais c'est sûr que si vous avez une maison avec un panneau solaire et une et hôlienne et rien d'autre vous risquez d'avoir des difficultés pour avoir une alimentation électrique en continu. Maintenant si vous mettez une batterie ça va peut-être aller un peu mieux. Et puis si vous êtes au niveau d'un village où il y a plusieurs hôlienne et plusieurs panneau solaire et qui vous avez des systèmes de prévision météo, un petit à petit, vous pouvez couvrir le plus possible de vos besoins avec la production et ce qu'on peut dire c'est que ces énergies qu'on qualifie parfois d'intermitantes elles sont surtout variables puisqu'elles dépendent des événements météorologiques et que au fond ces événements météaux on peut les prévoir. Et l'intérêt, c'est surtout de regarder comment le système énergétique dans sa globalité est capable d'absorber des variations de la production liée au vent de la production liée au solaire. Au solaire, pardon mais également la production liée au central nucléaire qui peut être affectée soit de part le réchauffement d'une évoe d'une rivière soit de part une sujet de maintenance et c'est ce qu'on appelle un peu la résilience et la fixibilité du système dans son ensemble. Donc ce n'est pas du tout une difficulté, c'est un domaine dans laquelle ils y novait son technologique à manchacres jours des solutions et à évidemment les batteries qui permettent de stocker l'électricité mais sur des pas de temps assez court. Mais ça permet d'étaler, par exemple la production solaire, le matin très tôt et le soir très tard, ça permet pas forcément de faire une bouc de 24h, mais il pri de batterie diminue beaucoup. Il y a aussi des stockages qui peuvent se faire avec de l'hydroélectricité, c'est à dire ça s'appelle des steppes, encore un acronym. Mais en fait d'une steppe ça représente un double bassin, un bassin en bas, un bassin en haut. Et quand l'électricité est abondante, on utilise cette électricité pour pomper l'eau qui se trouve en bas et la rembîner dans le bassin supérieur. Et puis quand on a besoin d'avoir de l'électricité, on la tourbine, c'est à dire qu'on a fait redessendre dans l'autre sens, ça fonctionne dans les deux sens avec beaucoup d'éficitité et beaucoup de steppes en France parce que finalement cette question de la variabilité, elle existe depuis très longtemps parce que la consommation est variable. Elle est pas la même en hiver en été, elle est pas la même la journée et la nuit, elle est pas la même dans l'industrie ou chez les particuliers et que quand la France a décidé de se doter d'un parc nucléaire conséquent, elle est d'assurer l'essentiel de sa production d'électricité avec le nucléaire, elle a eu ce sujet là aussi, il a fallu le gérer du côté de la demande. Parce que en effet le moment où le consomme le plus en France se sont, elle est soir divers, soir au part des finitions, il n'y a pas d'énergie solaire par exemple. Donc c'est cette complémentarité au-delà du stockage puisque le stockage, c'est déjà quelque chose d'assez répandu en France, c'est encore marginal. Non c'est qu'il est stocké cette électricité. Le stockage, il est très ancien quand il est hydroélectrique comme celui que j'ai vôqué tout à l'heure, il a vraiment été développé à partir des années 80. Le stockage batterie est débarme et ça avec des croissances qui sont extrêmement fortes. Et puis au-delà de cette approche purement électrique du sujet, on peut imaginer d'autres systèmes qui fonctionnent bien, notamment dans des pays scondénaves. Par exemple vous pouvez tout à fait imaginer pour la question du chauffage, puisque c'est ça qui tire beaucoup sur le système électrique le soir, donc que vous combinez une pompe à chaleur ou un poids à bois, ou un système thermique à flammes, comme on dit, avec un système électrique qui va assurer un peu la base, et puis le surcroit de chaleur est fait avec un autre rapport. Et en foisonnant les filières énergétiques, on arrive à gérer la flexibilité de façon très efficace. Et je crois que la conclusion qu'il faut en tirer, c'est que le système énergétique, c'est pas une énergie, c'est un ensemble de solutions énergétiques, et c'est en les combinants que l'on réglue à la fois ces questions de flexibilité. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on se protège contre un accident qui fréquit tout d'un coup une source d'énergie, deviendrait à pauvrer ou disparaître, quand le système est résilient, c'est parce qu'en fait il faut raison beaucoup de filières différentes et pas électriques. Et la complémentarité est assurée justement par notamment ce parc nucléaire particulièrement important en France, le nucléaire produit encore la majorité de l'électricité que l'on consomme, et c'est justement notre quatrième affirmation. Une question plutôt, pourquoi avoir des renouvelables si le nucléaire suffit, le nucléaire est décarboné, c'est-à-dire qu'il aime beaucoup moins de CO2, presque rien, en comparaison au central thermique, au gaz ou au charbon, il est très répandu en France. Alors pourquoi cette complémentarité, vous avez du coup commencé à y répondre, mais à certains pourfandeurs les énergies renouvelables sont aussi des défenseurs du tout nucléaire. Pourquoi est-ce que le tout nucléaire n'est pas souhaitable selon vous? La question, c'est pas de savoir si il est souhaitable ou pas, où ça indica des énergies renouvelables, nous on trouve que c'est une chance que la Français se patrimons en de central nucléaire, et on n'a pas de problème avec le réinvestissement dans le futur, simplement ce n'est pas une solution universelle. Et aujourd'hui, c'est vrai que le nucléaire représente exactement 72% de la production d'électricité. Donc c'est beaucoup, enfin, 72%, c'est pas tout à fait les trois quartes, donc il faut bien couvrir le quart restant. Et surtout tout ça, l'électricité, ça représente 25% de la consommation finale d'énergie. Ce qui faut se dire, c'est qu'en moyenne, un français dans ses consommations énergétiques, il va utiliser l'électricité pour simplement un cas de ses besoins. Tout le reste, ça vient en grande partie du fossile. Et c'est ça dont il faut arriver à se débarrasser petit à petit, et on le voit bien malheureusement aujourd'hui, avec les difficultés grand contre les gens qui ont besoin d'utiliser une voiture pour se déplacer notamment sur le plan professionnel. Si ces gens-là avaient une voiture électrique, qui ne subirait pas du tout ce contre-coup. Maintenant, c'est facile de le dire comme ça, j'ai bien conscience que c'est compliqué. Ça veut dire changer des habitudes, mais ça veut dire aussi se protéger pour la suite, donc il faut sans doute un programme d'accompagnement, des incitations, des aides pour ceux qui sont les plus exposés, mais c'est ça l'enjeu. Et si on veut passer de 25% de consommation d'électricité à 50, 55, peut-être 60, comme le prévoit à les scénarios qui nous amène à la neutralité carbone en 2050, je pense que tout le monde peut comprendre qu'il faut plus d'électricité. Et puis il en faut plus assez vite. Et le parc nucléaire français, il est ancien. On est en train d'arriver à sa 40e année, certains réacteurs ont déjà dépassé. On pourra aller prolonger un certain temps mais pas indéfinement. Donc les nouveaux réacteurs qu'on est en train de construire, non seulement ça va prendre du temps, pour qu'ils soient mises en service, mais ensuite ils vont se retourner en place des réacteurs parmi les plus en 5 qui devront être arrêtés. Et on ne peut pas compter que sur le programme nucléaire pour satisfaire un doublement des besoins en électricité. Et voilà, la raison pour laquelle ce n'est pas une question de souhaitable, c'est qu'on a beaucoup de moyens pour en produire autant se priver d'aucun de eux. Un doublement de la production qui est au coeur de l'actualité de cette guerre au moyen-orient qui montre notre dépendance aux énergies fossiles mais qui est plus globalement, vous l'avez dit particulièrement important dans la logique des carbonations, notamment de nos train d'industrie qui doit s'électrifier. Et donc la demande en électricité devrait être explosée. Mais on va arrêter de parler d'électricité pour cette dernière affirmation. Le bilan environnemental des éoliennes est négatif et elles sont, je cite, un désastre pour la biodiversité. C'est mon là, ce sont ceux qui ont été trouvé en rassemblement, toutes les désinformation qu'on a pu voir dans les médias sur ce sujet-là. Il y a une part ici qui est factuelle, c'est que les oiseaux sont victimes par exemple des éoliennes plusieurs espèces en France. Alors, sont en fort déclin. Rappelons que le déclin des oiseaux en France n'est pas lié aux éoliennes mais à l'agriculture intensive. C'est un fait scientifiquement rétablis, mais il s'avère que les éoliennes tuent aussi des oiseaux. Alors souvent directement, c'est-à-dire ce sont les pales des éoliennes avec lesquels les oiseaux entre collision. Elles peuvent aussi dévier leurs routes migratoires. Alors comment est-ce qu'on concili et aoliennes et biodiversités en l'occurrence à l'ifone ou à l'auveau en France? Il y a plein de façons de concilier tout ça, mais avant ça, il faut peut-être dire que dès lors qu'on implante une infrastructures quelque part et quelle qu'elle soit, une activité économique, une activité industrielle, elle a forcément un impact et une empreinte environnementale. Donc, c'est un impact zéro, ça n'existe pas. Et ce dont on parle ici, c'est l'énergie. Et ce dont on parle, c'est subtitué petit à petit de l'énergie renouvelable, donc produite sur notre sol, à de l'énergie fossile qui est imprôtaie dont on ne voit pas les conditions de la situation.
d'extraction. Donc évidemment que ça, toute chose égale par ailleurs, ça a un impact visuel, tout le monde le voit. Et si on explique pas, qu'est-ce que ça amène en contre-partie, c'est normal que la réaction soit mais qu'est-ce que c'est que ça, à quoi ça sert, à quoi ça amène pas des dégâts qui sont supérieurs aux bénéfices. Bon ça, c'est ce que je voulais dire en ouverture. Après, c'est pas en blancs-saint. Ça peut pas dire qu'on peut faire en importe quoi. Pense que les installations des hôliennes en particulier qui sont soumis à un régime qu'on appelle ICPE, installation classée pour la protection de l'environnement extrêmement strict sur le plan de la préservation de l'environnement. Et il y a ce qu'on appelle la séquence ERC, évité, réduire, compensée, qui consiste à se demander d'abord si on peut pas faire le projet ailleurs que là où il est imaginé. Ensuite, quels sont les mesures de réduction de l'impact qui peut avoir sur la biodiversité et enfin quels sont les mesures de compensations si on ne peut pas éviter ça? Ça gissant des hôles où vous l'avez rappelé merci, mais j'ai regardé tout à l'heure avant de venir. On estime qui est entre 200 et 600 millions de décès doiseaux par an en France. Les hôliennes là-dedans représentent moins de 1 décès sur 10 000. C'est-à-dire de 0,05 à 0,055. Je vous parle pas d'échins en dizaines de millions, des vitres, en centaines de millions. Et l'agriculture à cause des pesticides, c'est beaucoup plus indirects mais ça joue aussi un rôle important. Et en tout de bonnes fois, sur ce que vous vous n'êtes dire, la ligne de protection des oiseaux qui a beaucoup étudie cette question reconnaît que la mortalité faible a fait près de 38 000 prospections et découvert 1 000 sans cadavres sur 38 000. Donc la question de la quantité mais je le rappelle, les hôliennes ne sont pas la principale cause de mortalité des oiseaux mais c'est intéressant d'ailleurs de savoir pourquoi votre avis cette question prend autant de place, pourquoi est-ce que c'est un argument à cheval de bataille des entiers renouvelables? Et bien ça, j'aimerais bien savoir parce que ça a un côté un peu irrationnel comme si il fallait définir les hôliennes un peu comme le mal absolu, ça saccage le paysage, ça détruit de la biodiversité. Je pense que ça vient du déficit de complet d'explication sur quelle est le rôle que joue une hôlienne dans un système énergétique. Et évidemment on peut pas s'en réjouir mais quand il y a une crise énergétique comme celle convien en ce moment, il en est quand même dans un contexte qui permet de recituer un petit peu tout ça. Puis ça gissant des oiseaux dans les mesures qu'on appelle des mesures de réduction, il y a des choses. Moi j'ai vu fonctionner qui sont assez spectaculaires. Aujourd'hui on installe les petits radars sur des petites caméras sur le main d'une hôlienne qui détecte l'arrivée d'un oiseau et qui arrête l'hôlienne en quelques dizaines de secondes dès lors que le oiseau est à moins de une certaine distance un kilomètre à peu près et ça fonctionne vraiment très très bien. Donc il y a vraiment maintenant une acculation de connaissance scientifique sur tout ça pour essayer de réduire cette mentalité qui malheureusement pourrait jamais être nulle mais vraiment au strict nécessaire. Mais qui prend beaucoup de place dans le débat et qui devient l'un des symboles on va dire des entier hôles. Oui parce qu'on touche à l'émotion et que quand on parle de la mort d'un oiseau n'importe qui moi le premier évidemment est touché par le fait qu'un animal décide à cause d'une installation humaine mais ça prend une importance qui me semble être sans en y et l'importance un peu disproportionné par rapport à l'enjeu qui est devant nous mais ça s'a des questions et complètement liées à la question que vous m'avez posé avant sur est ce qu'on n'a pas trop d'électricité et tant qu'on raccontra aux gens et que les gens croiront que on a trop d'électricité évidemment ça sert à rien d'aller rajouter encore des éoliennes ça coûte cher ça détruit les paysages ça abîme la biodiversité dans le franchement pour qu'on le fait. La réponse est là que c'est la solution, c'est une des solutions et la solution principale pour essayer de trouver des choses qu'on maitrise mieux des ressources énergétiques qu'on maitrise mieux et pas être dépendant du blocage d'un des trois sans compter les dégâts sur la biodiversité que génère un forage pétrolier ou un forage gazier au fond en produisant des énergies renouvelables on rapatrie sur le sol national des choses que l'on importait on crée de la richesse on crée de la valeur on crée de la sécurité c'est une assurance pour le futur ça a des routes tombées locales et puis j'évoquais tout à l'heure 60 milliards de balances commerciales pour l'âge à d'énergie fossile si petit à petit j'arrive à produire sur le sol national l'équivalent en énergie nationale non seulement je me serai sécurisé mais je récris beaucoup de richesses localement merci beaucoup Julenissaine président du syndicat des énergies renouvelables de vous être prêté à cette exercice pour RTL merci à vous chers auditeurs chers auditrices d'avoir écouté spotcast jusqu'ici j'espère que vous avez appris quelque chose si c'est le cas n'hésitez pas à le partager en parler autour de vous et quant à moi je vous dis à la semaine prochaine [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Les énergies renouvelables ne sont pas responsables de la hausse des prix de l'électricité ; elles contribuent plutôt à les modérer.
Les mécanismes de soutien public aux renouvelables, bien que coûteux par moments, sont nécessaires pour développer des alternatives aux énergies fossiles et peuvent aussi rapporter à l'État.
L'intermittence des renouvelables (éolien, solaire) est gérable grâce à la complémentarité des sources, au stockage (batteries, hydroélectricité) et à la flexibilité du système énergétique global.
Le nucléaire, bien que majoritaire et décarboné en France, ne peut couvrir seul tous les besoins ; la complémentarité avec les renouvelables renforce la résilience et la sécurité du système.
Summary:
Ce podcast de RTL, consacré à la désinformation climatique, déconstruit cinq idées reçues sur les énergies renouvelables, en s'appuyant sur un entretien avec le président du Syndicat des énergies renouvelables. Premièrement, contrairement à l'affirmation courante, les renouvelables ne font pas exploser les prix de l'électricité. En France, leur production à coût marginal quasi nul et la part importante d'électricité décarbonée (nucléaire + renouvelables) protègent même des fortes hausses du gaz, maintenant des prix inférieurs à ceux de nombreux voisins européens.
Deuxièmement, les soutiens publics, bien que critiqués par la Cour des comptes pour leur gestion, sont présentés comme un amortisseur nécessaire pour développer ces filières et réduire la dépendance aux importations d'énergies fossiles, dont le coût est bien plus élevé. Troisièmement, l'intermittence des renouvelables est un défi surmontable grâce à la prévision météo, au stockage (batteries, stations de transfert d'énergie par pompage) et surtout à la complémentarité avec d'autres sources comme le nucléaire, assurant la flexibilité du système. Enfin, le nucléaire seul ne suffit pas ; il est complémentaire aux renouvelables pour couvrir l'ensemble des besoins énergétiques et renforcer la résilience du mix électrique français, qui reste très décarboné.
FAQs
Non, les énergies renouvelables ne sont pas responsables de la hausse des prix. Au contraire, elles contribuent à maintenir des prix bas en France par rapport à d'autres pays européens, grâce à une production décarbonée abondante.
Le soutien public, bien que critiqué pour son manque de visibilité budgétaire, a été essentiel pour développer les renouvelables. Ce mécanisme fonctionne dans les deux sens, rapportant même de l'argent à l'État lorsque les prix de marché sont élevés.
Non, leur variabilité peut être gérée grâce à des solutions comme le stockage (batteries, hydroélectricité) et la complémentarité avec d'autres sources d'énergie. Le système énergétique dans son ensemble est conçu pour absorber ces variations.
Le nucléaire couvre environ 72% de la production électrique, mais l'électricité ne représente que 25% de la consommation finale d'énergie. Les renouvelables apportent une diversification nécessaire pour décarboner l'ensemble du mix énergétique et renforcer la résilience du système.
Cette affirmation n'est pas détaillée dans l'extrait, mais il est généralement reconnu que des études d'impact et des mesures d'atténuation sont mises en œuvre pour minimiser les effets sur la biodiversité lors de l'installation des parcs éoliens.
Le réseau est adapté et renforcé pour raccorder les nouvelles installations renouvelables, mais aussi pour répondre à l'augmentation de la consommation électrique due à la décarbonation. Ces investissements restent inférieurs à ceux de nombreux voisins européens.
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