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Introducing | Posh George: The criminal behind Farage

from Posh George: The criminal behind Farage | Times Investigates

1m 32s

Introducing | Posh George: The criminal behind Farage

Dans cet épisode 297 du podcast « Devenir écrivain », Lucie Castel s'attaque à une angoisse fréquente chez les auteurs : comment savoir si une idée tiendra tout un roman ? Elle explique que la question de la longueur est mal posée, car le nombre de pages n'est qu'une conséquence. Ce qui compte, c'est le « carburant narratif », c'est-à-dire la capacité de l'idée à générer du conflit en continu. Elle distingue le point de départ, simple concept accrocheur, du moteur, qui fait avancer l'histoire et complique sans cesse le problème du personnage. Beaucoup d'auteurs débutants possèdent un bon point de départ mais pas de moteur, ce qui conduit au fameux « ventre mou » vers la page 80. Elle souligne ensuite que la quantité d'événements ne fait pas tenir un roman : c'est la profondeur qui compte, à travers les enjeux, les complications, la transformation du personnage et les sous-intrigues. Elle propose six tests concrets pour évaluer une intrigue avant l'écriture : la question dramatique centrale, le conflit renouvelable, l'escalade, l'arc du personnage, les sous-intrigues et le test du « et ensuite ? ». Enfin, elle présente son offre de formation « Devenir écrivain, projet best-seller », incluant relecture professionnelle, liste de maisons d'édition et carnet de plus de 250 bêta-lecteurs. La conclusion est claire : la vraie question n'est pas la longueur, mais la présence d'un moteur narratif.

Transcription

1640 Words, 9643 Characters

French
0:00 Comment savoir si votre idée tiendra tout un roman ? Vous écoutez le podcast devenir écrivain avec Lucie Castel, épisode 297. 0:16 Personne 2 Bienvenue sur devenir écrivain, le Podcast pour démarrer et réussir votre carrière d'écrivain. Et maintenant, Retrouvez votre animatrice, Lucie Castel, Autrice, publiée à l'International, formatrice et conférence. Laurentière. 0:38 Personne 1 Bonjour et bienvenue. Je suis ravie de te retrouver et j'espère que tu vas bien. Aujourd'hui, on va s'attaquer à une angoisse, une vraie, cette petite voix qui te souffle juste avant de te lancer. Et si mon idée ne tenait pas ? Et si je me retrouvais coincée à la page 80 sans plus rien à raconter ? 0:56 La question de l'épisode c'est donc comment savoir si ton intrigue tiendra 300 pages ou plus ? Façon de parler ? C'est une question cruciale, parce qu'écrire un roman c'est un investissement énorme. Comte des mois. Allez, même une année, même si je ne suis pas fan de cette idée. 1:11 Bref, il n'y a rien de plus décourageant que de se rendre compte à mi-parcours que l'histoire s'essouffle, qu'on tourne en rond, qu'on a en réalité que de la matière pour une nouvelle de 30 pages gonflée artificiellement. Alors comment savoir avant de se lancer si on a une vraie intrigue de roman entre les mains ? 1:30 Est ce qu'on peut le tester ou est ce qu'on ne peut le découvrir qu'en écrivant au risque de se planter ? Certains pensent qu'une bonne idée, une idée forte suffit à tenir un roman, d'autres croient qu'il faut empiler énormément d'événements et de personnages pour remplir les pages. 1:46 Et beaucoup pensent qu'on ne peut absolument pas le savoir à l'avance. Tu vas voir qu'en fait si. Il existe des signes, des tests très concrets qui te permettent de savoir assez tôt si ton intrigue a le souffle nécessaire. Dans cet épisode, on va d'abord comprendre le vrai problème qui n'est pas une question de longueur mais de carburant narratif. 2:07 Ensuite on verra pourquoi tenir 300 pages ne veut pas dire accumuler des événements. Et comme d'habitude, installe toi confortablement, c'est parti. 2:17 Le vrai problème : avoir un moteur, pas juste un point de départ Commençons par comprendre le vrai problème, parce que la question est-ce que ça tiendra 300 pages est en réalité une mauvaise question. Le nombre de pages ce n'est qu'une conséquence. Ce qui compte vraiment c'est de savoir si ton idée génère assez de mouvements, assez de tensions pour avancer sans jamais s'arrêter, ce que j'appelle du carburant narratif. 2:38 Et là il faut distinguer 2 choses qu'on confond tout le temps. Le point de départ est le moteur. Le point de départ, c'est ta situation initiale, ton concept. Un homme se réveille sans aucun souvenir, une petite ville est coupée du monde par la neige, 2 inconnus échangent leurs appartements. 2:57 C'est séduisant, c'est accrocheur, mais ce n'est pas encore une intrigue, c'est une mise en bouche. Le moteur, lui, c'est ce qui va générer du conflit en continu à partir de cette situation. C'est ce qui fait qu'il se passe toujours quelque chose, que le problème se complique et que le personnage doit sans cesse agir. 3:17 Et c'est ça, exactement ça, qui fait tenir un roman. Le drame de beaucoup d'auteurs débutants, c'est d'avoir un bon point de départ, même génial et pas de moteur. Il démarre en fanfare, le concept est excellent, les 50 premières pages filent toutes seules, et puis d'un coup, plus rien, le fameux ventre mou dont je te parle tout le temps. 3:37 Parce que l'idée de départ a livré tout ce qu'elle avait et qu'il n'y a pas de moteur derrière pour prendre le relais. Donc la vraie question n'est pas est-ce que j'ai assez d'idées pour 300 pages ? C'est est-ce que mon histoire a un moteur qui continue de tourner ? 3:50 Ce n'est pas la quantité d'événements qui fait tenir un roman 2e point important, et c'est une erreur extrêmement répandue, on croit que pour tenir 300 pages, il faut accumuler des événements, empiler les péripéties, multiplier les personnages, ajouter des rebondissements par-dessus des rebondissements. C'est faux. 4:06 Et c'est même souvent contre-productif. Un roman qui n'est qu'une succession d'événements sans lien profond. Ça fatigue le lecteur autant qu'un roman où il ne se passe rien. Ce n'est pas la quantité d'événements qui fait tenir un roman, c'est la profondeur. Qu'est ce qui fait vraiment durer une intrigue ? 4:23 Ce sont les enjeux. Plus ce qui est en jeu est important, plus le lecteur reste accroché, ce sont les complications. Chaque tentative du personnage pour résoudre son problème devrait en créer un nouveau plus grand. C'est la transformation du personnage qui offre à lui seul une trajectoire qui occupe tout le roman. 4:43 Et ce sont les sous intrigues, ses fils secondaires, qui s'entrelacent avec l'intrigue principale, qui lui donnent du volume et de la richesse. Autrement dit, un roman ne tient pas parce qu'il se passe beaucoup de choses. Il tient parce que ce qui se passe compte, s'enchaîne, s'aggrave et transforme les personnages. 5:01 Une seule intrigue, solide, bien tendue, avec des enjeux qui montent, tiendra bien mieux. 300 pages que 10 péripéties collées bout à bout. Retiens ça, on ne remplit pas un roman, on le fait avancer. 5:13 Évaluez votre intrigue avant d'écrire avec ces 6 tests Alors voici les questions que tu peux te poser avant même d'écrire pour évaluer si ton intrigue a le souffle nécessaire. Premier test, la question dramatique centrale essaie de résumer tout ton roman en une seule question à laquelle le livre entier va répondre, va-t-il retrouver la mémoire à temps ? 5:32 va-t-elle réussir à s'échapper ? vont-ils finir ensemble ? Si tu trouves cette question et surtout si elle peut rester ouverte longtemps, c'est un excellent signe. Si la question trouve sa réponse en 2 chapitres, tu as probablement une nouvelle pas un roman. 2e test, le conflit renouvelable ? 5:50 Demande toi si ta situation de départ peut générer un conflit sur un autre conflit ou si elle est à usage unique. Une bonne intrigue de roman, c'est une situation qui continue de produire des obstacles. À chaque fois qu'un problème est résolu, un autre surgit logiquement. 6:07 Si au contraire, tu sens que ton idée n'a qu'un seul obstacle à offrir, elle ne tiendra pas la distance. 3e test, l'escalade. Vérifie que tes enjeux peuvent monter. Une intrigue tient quand la pression augmente, ce qui est en jeu devient de plus en plus grand, les risques de plus en plus élevés, les obstacles de plus en plus difficile. 6:30 Si tu ne vois pas comment faire monter la tension au fil du roman, tu es déjà au maximum dès le début, tu vas évidemment t'essouffler 4e test, le personnage regarde ton protagoniste AT il de la marche pour évoluer ? Un défaut à surmonter, une blessure à guérir, une leçon à apprendre. 6:50 Un personnage qui a un arc intérieur porte à lui seul une bonne partie du roman. Parce que sa transformation est une histoire dans l'histoire. Un personnage figé qui ne change pas, laisse toute la charge à l'intrigue extérieure. 5e test, les sous intrigues, demande toi si ton univers et tes personnages font naître naturellement des fils secondaires. 7:14 Une histoire d'amour en parallèle, un secret de famille, une rivalité, une quête personnelle. Si ton idée est tellement étroite qu'elle ne laisse aucune place à des sous intrigues, elle risque d'être trop mince pour un roman. 6e test tout simple que j'adore le test du et ensuite raconte ton histoire à voix haute et à chaque étape demande toi et ensuite ? 7:37 Si tu as toujours une réponse qui vient naturellement, alors c'est un très bon signe. Si très vite tu butes et tu réponds Ben ensuite je sais pas trop, c'est le signal que ton intrigue s'épuise. 7:50 La vraie question et l'offre de formation pour écrivains Donc, pour résumer cet épisode, la vraie question n'a jamais été, est-ce que ça tiendra 300 pages ? Mais est-ce que mon histoire a un moteur ? Une intrigue tient non pas parce qu'elle accumule des événements, mais parce qu'elle possède une question dramatique qui reste ouverte, un conflit qui se renouvelle, des enjeux qui montent et des personnages qui se transforment. 8:13 Et la bonne nouvelle, c'est que tu peux tester tout ça avant de te lancer sur une ou 2 pages plutôt que de le découvrir douloureusement à mi-parcours. Voilà, merci de m'avoir écouté. Si ça t'a plu, n'hésite pas à commenter et à liker. Et si jamais tu es intéressé par notre offre d'accompagnement concernant ton projet d'écriture et ton rêve de voir ton livre publié, inscris toi à la nouvelle session de formation devenir écrivain projet Best Seller. 8:39 On a une super offre de lancement pour des nouveautés qui sont celles de faire relire tout ton manuscrit par un lecteur professionnel, d'avoir une liste des maisons d'édition que tu peux actionner et un carnet d'adresses de plus de 250 noms de bêta lecteurs. Si ça t'intéresse, rends toi à lycar.fr Slash formation licarlicares.fr slash formation. 8:58 Quant à nous, Ben on se retrouve dans le prochain épisode. Si tu veux apprendre à écrire un roman de qualité professionnelle et séduire les éditeurs, si tu veux qu'une équipe complète de professionnels t'accompagne dans ce projet, tu dois rejoindre devenir écrivain. 9:21 Projet Best seller. C'est la formation la plus complète et individualisée. Pour t'aider à concrétiser ton rêve d'écriture, inscris toi sur lycar.fr slash formation licares.fr slash formation pour avoir toutes les informations. 9:39 Beaucoup de nos anciens stagiaires réalisent actuellement leur rêve d'être écrivain professionnel. Alors toi aussi rejoins les sur lycart.fr slash formation.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La question centrale de l'épisode est de savoir si une idée d'histoire possède assez de matière pour tenir un roman de 300 pages ou plus.
  2. Le vrai problème n'est pas la longueur mais le « carburant narratif », c'est-à-dire la capacité de l'idée à générer du conflit en continu.
  3. Il faut distinguer le point de départ (le concept séduisant) du moteur (ce qui crée des complications permanentes), car un bon concept sans moteur mène au « ventre mou ».
  4. Un roman ne tient pas par l'accumulation d'événements mais par la profondeur
  5. Six tests permettent d'évaluer une intrigue avant l'écriture
  6. Une intrigue solide repose sur une question dramatique qui reste ouverte longtemps et un conflit qui produit de nouveaux obstacles à chaque résolution.
  7. Lucie Castel propose une formation « Devenir écrivain, projet best-seller » avec relecture professionnelle, liste de maisons d'édition et carnet de bêta-lecteurs.
  8. L'épisode se conclut sur l'idée que la vraie question n'est pas « est-ce que ça tiendra 300 pages ? » mais « est-ce que mon histoire a un moteur ? ».

Summary:

Dans cet épisode 297 du podcast « Devenir écrivain », Lucie Castel s'attaque à une angoisse fréquente chez les auteurs : comment savoir si une idée tiendra tout un roman ? Elle explique que la question de la longueur est mal posée, car le nombre de pages n'est qu'une conséquence. Ce qui compte, c'est le « carburant narratif », c'est-à-dire la capacité de l'idée à générer du conflit en continu.

Elle distingue le point de départ, simple concept accrocheur, du moteur, qui fait avancer l'histoire et complique sans cesse le problème du personnage. Beaucoup d'auteurs débutants possèdent un bon point de départ mais pas de moteur, ce qui conduit au fameux « ventre mou » vers la page 80. Elle souligne ensuite que la quantité d'événements ne fait pas tenir un roman : c'est la profondeur qui compte, à travers les enjeux, les complications, la transformation du personnage et les sous-intrigues.

Elle propose six tests concrets pour évaluer une intrigue avant l'écriture : la question dramatique centrale, le conflit renouvelable, l'escalade, l'arc du personnage, les sous-intrigues et le test du « et ensuite ? ». Enfin, elle présente son offre de formation « Devenir écrivain, projet best-seller », incluant relecture professionnelle, liste de maisons d'édition et carnet de plus de 250 bêta-lecteurs.

La conclusion est claire : la vraie question n'est pas la longueur, mais la présence d'un moteur narratif.

FAQs

C'est la capacité d'une idée à générer en continu du mouvement et de la tension, et non pas sa longueur. C'est ce qui permet à l'histoire d'avancer sans s'arrêter.

Le point de départ est la situation initiale ou le concept accrocheur, tandis que le moteur est ce qui génère du conflit en continu à partir de cette situation. Un bon point de départ sans moteur mène au « ventre mou ».

Si la question dramatique centrale trouve sa réponse en deux chapitres, ou si votre idée n'a qu'un seul obstacle à offrir, c'est probablement une nouvelle et non un roman.

Il s'agit de raconter son histoire à voix haute et, à chaque étape, de se demander « et ensuite ? ». Si vous avez toujours une réponse naturelle, c'est bon signe ; si vous butez rapidement, l'intrigue s'épuise.

Un roman qui n'est qu'une succession d'événements sans lien profond fatigue le lecteur autant qu'un roman où il ne se passe rien. Ce qui compte, c'est que ce qui se passe compte, s'enchaîne et s'aggrave.

La question dramatique centrale, le conflit renouvelable, l'escalade, l'arc du personnage, les sous-intrigues et le test du « et ensuite ? ».

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