Go back

Interview : Venir étudier en France

24m 11s

Interview : Venir étudier en France

Dans cette transcription, Irini, une jeune Grecque originaire de Thessalonique, partage son expérience d'étudiante en France. Arrivée il y a près de 10 ans, elle a d'abord étudié la psychologie à Montpellier (licence), puis à Paris (master). Elle apprécie la liberté et le faible coût des universités françaises, qui permettent de tester différentes disciplines. Bien qu'elle ait atteint un niveau C1 en français avant son arrivée, elle a été surprise par la différence entre le français formel des cours et le langage parlé, notamment l'argot des jeunes. À Montpellier, elle a surtout fréquenté des étudiants Erasmus, ce qui a limité son immersion linguistique ; c'est à Paris qu'elle a construit des amitiés plus profondes avec des Français. Pour les futurs étudiants, elle recommande de se familiariser avec la culture française (films, cuisine, histoire) et de chercher de l'aide auprès des associations ou bureaux universitaires. Son origine grecque lui a parfois permis de décortiquer des mots complexes en psychologie grâce à leur étymologie grecque. Malgré l'éloignement, elle retourne en Grèce deux fois par an pour voir sa famille et ses amis, mais reste convaincue par son choix de vivre en France, attirée par la culture et le mode de vie.

Transcription

3928 Words, 21572 Characters

French
Un petit peu en ingles que vous informez que il y a un autre transcript pour cette épisode. Instead, je fais un vocabulaire en liste que vous vous le trouvez sur Patreon. C'est le succès à tous et je vous mets le link dans le description. J'espère qu'elle sera meilleur que 2021, n'est-ce pas? De mon côté, tout va bien. J'ai passé un très beau moment avec des amis. Je suis à la campagne in the country side avec des amis. Et je suis notamment avec Irini. Salut Irini, comment tu vas? Salut Irini, ça va. Merci d'être là pour première interview de l'année. Merci à toi. Vous l'avez envie. C'est trop chouette. Et du coup, aujourd'hui, on va parler de plusieurs sujets parce qu'il est né à la parcours qui est très intéressant. Tu peux nous dire un petit peu, peut-être en te présentant, d'où tu viens ou est-ce que tu habites? Alors, je m'appelle Irini. Je viens de Grèce. Et puis j'habite en France depuis un peu moins de 10 ans. Et actuellement, j'habite à Paris. La Grèce est Grèce. Tu viens d'où en Grèce? Je viens de Tessalonique. Tessalonique, c'est une ville au nord du pays. C'est la deuxième plus grande ville de Grèce. Et c'est près de la mer et de la montagne aussi. C'est une très jolie ville. Après, je ne suis pas très objective. C'est ma ville d'origine. Mais c'est un peu une ville qui est une grande ville, mais pas une énorme ville. Donc tu peux faire tes choses et au même temps être dans un confort. Je confirme que c'est une très chouette ville. J'avais vraiment bien aimé Tessalonique. Je connais pas assez, mais j'aimerais bien y retourner. A de l'acte Go Back, j'aimerais bien y retourner. Alors, Irini, du coup, tu habites maintenant en France. Pour quelle raison tu es venu en France? Alors, je suis venu en France, il y a un moment de 10 ans. Comme je disais pour mes études. Donc, à la fin du bac à l'orea, la fin du lycée, j'ai décidé de venir en France pour étudier la psychologie. Le lycée, c'est signer high school en France, on dit le lycée. Du coup, tu disais le bac à l'orea. Le bac à l'orea, c'est l'examen final au lycée. Du coup, tu es venu pour étudier. Qu'est-ce que tu as étudié? Ou est-ce que tu as étudié? J'ai fait des études de psychologie et j'ai commencé à Montpellier. Montpellier, c'est une ville au sud de la France. C'est près de la mer aussi. La mer est pas dans la ville, mais avec un petit tram, on n'est vraiment pas loin. Du coup, j'ai passé la bat 3 ans en licence de psychologie. La licence est bachelor. Et ça t'a plu, Montpellier, c'était bien? Alors, c'était très bien, oui. J'avais décidé d'aller à Montpellier. J'ai toujours voulu être en France et puis je rêvais d'être à Paris, comme on rêve souvent avant de voyager en France. Mais j'avais un peu peur d'arriver d'un coup dans une grande ville. D'un coup, c'est all of a sudden. J'ai décidé de choisir Montpellier parce que c'est une petite ville. Le climat méditerranéen, qu'on trouve à Montpellier, ça ressemble un peu au climat de mon pays. Et du coup, j'avais pensé à l'époque que c'était une bonne idée de commencer à aventure de vivre celles dans une plus petite ville. C'est un bon compromis parce qu'en même temps, c'est un nouveau pays, une nouvelle culture. T'avais 18 ans du coup? Oui, mais par contre, il y a quand même la mer, c'est plus petit de ville que Paris, parce que Paris, c'est quand même. C'est la grande ville. Et du coup, t'as passé trois ans là-bas. On peut dire en français à l'université ou à la faque, était en psychologie. Oui. Et après, tu as aidé à Paris, c'est ça? Voilà. Après, je suis montée à Paris pour faire le master pour continuer mes études du coup et faire un master en psychologie aussi. Je précise une petite chose montée à Paris littéralement, c'est "to go up to Paris". Donc, c'est quelque chose qu'on dit, on dit par exemple, descendre à Montpellier parce qu'on va dans le sud et monter à Paris parce qu'on va dans le nord. Donc, t'étais à Montpellier et tu es montée à Paris pour faire un master. Et t'étais à quelle université à Paris? J'ai des apparis 5, par des cartes, par des cartes. D'accord, et ça t'a plu? Le niveau était plus haut. Le niveau des tudes, le rythme de la vie aussi. Ça correspondait à Paris. Oui, bien sûr. Et est-ce que c'était difficile de passer du coup de passer d'une petite ville ou j'imagine que c'est facile de se faire des amis, tu m'as faits de se faire des amis, à une grande ville qui est plus anonyme. On dit souvent que Paris est une ville assez anonyme. Un peu individualiste. Est-ce que tu as ressenti ce choc un peu, fin cette différence? Oui, j'ai ressenti. Et en même temps, c'est ce que je cherchais à trouver. C'est-à-dire que les trois ans à Montpellier, c'était vraiment des belles années. Mais à un moment, je ressentais que c'était un peu limité. Et que je voulais aller, on rencontrait plus grand, plus vie, plus rapide, un peu. Et du coup, j'espérais entre autres que ça allait être un peu plus dynamique. Donc t'as pas été déçu, c'est disent pointé, t'as pas été déçu de Paris. Toi qui voulait aller à Paris? Je voulait aller à Paris et ça m'a oui, ça répondit à mes attentes. Et aujourd'hui, tu es vie encore. D'accord. Et alors, comment t'as trouvé le fait des étudiers en France? Est-ce que ça t'a plus en général? En camp, d'études en France, trois ans à Montpellier, deux en Paris, quel est ton avis sur l'université française? Alors, j'ai beaucoup apprécié. J'ai beaucoup apprécié l'université française. Je m'étais un peu renseigné avant et c'est ce que je cherchais. Je trouve qu'il y a une grande ouverture et liberté dans le fait de choisir de faire ce type d'études que j'ai fait. Oui, juste ouverture, c'est openness. Etre ouvert, donc, tu es open. Donc, il y a beaucoup d'ouverture. Il y a un grand openness. Par exemple, moi, dans mon cursus, en premier année de FAQ en psychologie, on était très, très nombreux. Il y avait des personnes qui venaient en se disant peut-être que je vais aimer la psychose. Donc, je vais tenter. Mais il y avait la liberté de choisir un autre cursus l'année d'après, de bouger un peu dans l'université, de découvrir des différentes disciplines et de aller vers ce qu'il nous intéresse. C'est vrai que ça, on a souvent en France des gens qui vont faire une première année, comme tu dis, soit en psychologie ou par exemple une première année en médecine. Et après, on peut très vite changer d'avis, tu te change à opinion. Donc, on peut très vite changer d'avis et faire un autre cursus. C'est aussi possible parce que l'université française est très bon marché. C'est très cheap. C'est non expensive. C'est pas très cher d'étudier en France. Si je me souviens bien à l'université pour une année, ça coûte 300, 400 euros. - Quelque chose comme ça? - Je ne sais pas, je ne me souviens plus. Mais en tout cas, c'est le coup de l'inscription à la base. Et sinon, tout autre chose est un peu compris de dedans vu que c'est l'université publique. Exactement, c'est l'université publique. Donc, c'est vraiment comme tu dis, d'abord, on paye l'inscription. Et après, on a rien vraiment à payer en fait. Donc, c'est très différent des pays, ou par exemple, l'année, ça coûte des milliers de dollars, ou de rôles, ou de pâns. C'est vraiment très, très différent. Donc, ça donne la possibilité de tester plein de choses différentes. - Oui. - Ça, c'est vrai que c'est une très bonne chose à l'université. Et est-ce que tu as aimé l'enseignement de teaching? Donc, l'enseignement en général, en France? - Alors, j'ai beaucoup aimé, après encore une fois, je me suis pas très objective, parce que j'étais tellement contente d'arriver en France et d'être à 6 ans d'enfiter à être rien que ça. Ça me plaisait beaucoup dans un enfiter à être, où il y a beaucoup de monde, et il y a un professeur qui parle des choses que je ne connais pas encore. Donc, j'avais une admiration énorme. Et j'ai trouvé très intéressant dans le cursus qu'il y avait des. pour commencer. Il y avait des différents cours. On avait la sociologie, l'économie, l'introduction à la psychologie et les différentes approches de la psychologie. Et c'était comme si. On apprenait beaucoup, beaucoup de choses. Il n'y avait pas encore, au tout début, le besoin, l'obligation de passer des examens et de montrer ses connaissances. Au début, c'était juste apprendre, apprendre, apprendre, apprendre des nouvelles choses. Une découverte sur plein de choses différentes. Ah, c'est trop bien. Alors, juste une petite précision ici, donc les cours en enfiter à être. Donc en France, ce serait un peu l'équivalent des lectures. Donc, c'est des grands des enfiter à être. On est très nombreux. J'imagine qu'en psychologie, on est particulièrement nombreux. - Non? - Oui. Et dit « Couc c'est un cours où il y a donc un professeur qui va parler ». Et puis c'est pas trop interactif, c'est vraiment plus comme « ouais, un l'angio se serait l'équivalent ». Donc on peut dire un cours en amphithéatre où très souvent on déjeu un cours en amphie. Donc tu as beaucoup de cours en amphie, j'imagine, une psychologie. Une autre question, j'imagine que tout le monde a remarqué que Elinie parle parfaitement français. Est-ce que quand tu es arrivé en France, tu parlais déjà français? Alors, je parlais, c'est un grand mot. J'avais fait des cours de français. Quand j'étais en Grèce, j'avais fait des cours à l'école et puis l'année avant de venir en France, j'avais fait des cours d'un rythme un peu plus soutenu. Et du coup, pour me préparer, pour l'année à venir en université. Alors pour en train de dans une université française, quand on n'est pas français, il faut un niveau B2. Ouais, je précise juste, peut-être pour ceux qui ne connaissent pas. Donc en effet, il y a plusieurs niveaux. Ça commence par A1, A2, B1, B2, C1, C2, C2. C'est donc le niveau le plus élevé. Donc c'est pour des gens qui se sont vraiment presque bilenques. Donc toi, tu devais avoir obtenir le niveau B2. Voilà, pour rentrer à l'université. À l'époque, mes professeurs ont jugé que je devais faire le niveau C1 parce que le niveau B2, je l'avais déjà, on va dire, mais je n'avais pas passé de diplôme. Donc j'ai fait une année d'un niveau C1. À la fin de l'année, je n'ai pas eu le diplôme parce que c'était trop compliqué, mais à l'université de Montpellier étant donné que je faisais des cours d'un niveau C1, ils se sont dit, c'est sûr que le B2 ça va aller pour elle. Donc j'étais prise, ils sont vraiment trop bien. Alors étant donné, c'est Giving that. Et du coup, tu as arrivé, donc tu as fait quelques cours de français, mais tu ne parlais pas encore couramment. Alors j'ai rapidement découvert que ce qu'on apprend dans les livres et on court, ça n'a rien à voir avec la langue qui se parle dans la rue. Ça n'a rien à voir et tout ça n'a rien à voir. C'est une autre langue. L'histoire de Montpellier Cour a l'université où j'étais très stressée avant y aller le premier jour parce que j'étais surtout très curieuse de voir est-ce que je comprends cette langue? Parce que oui, j'ai fait des cours, mais est-ce que dans la vraie vie, je suis capable de comprendre un cours. Donc, promener cours le matin en amphithéatre, beaucoup de stress et puis je me rends compte que je comprends pas mal de choses. Je me rends compte, je réalise, je réalise. Oui, je réalise que je comprends pas mal de choses, je suis très consente et puis c'est la pose. Et là on sort pour une pose tout s'ensemble et là je ne comprends absolument rien de ce que mes camarades de classe ont en train de dire. Et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe? Donc tu comprends le cours de psychologie? Oui, donc il est quand même un niveau très élevé, mais tu ne comprends pas, t'es la marade de classe. Oui. Parce que ce que j'avais appris, c'était un peu la langue formelle qu'on peut lire dans les livres, donc la langue qu'on utilise dans ces situations. Et puis sinon la langue où on raconte nos vies, le quotidien, etc. Là, j'avais vraiment pas son bon niveau. C'est très, très, très difficile. En effet, comme tu dis, à une énorme différence entre le français Écrie, Witten French, le français un peu formel et le français qu'on parle particulièrement entre jeunes. Et donc on utilise de l'argot, le slang, souvent en contract. Donc par exemple, on lui veut dire, je ne suis pas, on dit, je suis pas. Oui, ça j'imagine que pour toi, au début, t'as arrivé et. Je ne comprends pas. On va dire. Et comment t'as fait du coup? Comment j'ai fait? Je pense que c'est avec un peu d'expérience et puis. T'as réussi à te faire des amis français assez rapidement aussi. Oui, c'est vrai que les premières années à Montpellier, c'était pas. À Montpellier, il y a beaucoup d'universités et il y a beaucoup de Erasmus, donc des gens qui viennent. Ouais, Erasmus, pardon, c'est un European Exchange Programme, c'est un programme d'échanges européens. Donc c'est des étudiants qui peuvent, moi par exemple, j'ai fait Erasmus à Berlin et il y a plein de gens qui font Erasmus dans des pays européens. Pardonne. Et du coup, on avait beaucoup beaucoup de étudiants étrangers. Donc entre nous, on communiquait en anglais. Donc au début, je n'ai pas eu. Je n'ai pas été très en lien avec des gens français. C'est surtout en Allon à Paris. On construisons une vie, on va dire, qui n'était plus une vie très étudiante, qui était une vie un peu plus stable entre guillemets que j'ai commencé à construire des liens avec des gens français et du coup à être beaucoup plus en lien avec la langue française. Est-ce que tu as trouvé que c'était difficile justement de développer des liens plus profonds avec des français où ça s'est fait assez facilement une fois que t'étais à Paris, once you're in Paris? En fait, très souvent quand on, par exemple, j'ai fait des amis assez rapidement à l'université, parce que souvent quand on partage une expérience ensemble, il y a des choses qui nous lient. Donc on a des choses à partager, des choses à raconter, à l'université, c'est un bon endroit pour se faire des amis, parce qu'on partage les mêmes difficultés, parce qu'on va étudier ensemble, on va faire des choses ensemble et puis on va se rendre compte qu'il y a même des personnes français qui ne sont pas chez elles, parce qu'ils sont venus d'un autre ville pour étudier à Paris et là on va, on va rencontrer des gens. Et puis quand on fait des études de psychologie, on peut parler psychologie avec ces balles. Par exemple, j'imagine que vous avez des conversations assez intéressantes, non, avec les amis de la FAC. Ah oui, série, en tout cas pour nous, ce sont très intéressants. Merci, merci. Ok, super, et du coup, est-ce que pour nos auditeurs, il y en a peut-être certains qui voudraient venir étudier en France, donc faire quelque chose un peu de similaires à toi, est-ce que tu aurais peut-être des conseils, des tips, des conseils à leur donner? Moi, dans un rapport à mon expérience et dans mon esprit, la langue est très en lien avec en général la culture d'un pays, les habitudes et tout ça, donc souvent avant d'aller dans un pays. J'aime bien me renseigner un peu, regarder des films peut-être sur ce pays, lire un peu sur l'histoire du pays, pas faire une tese sur l'histoire du pays, mais en tout cas, me renseigner un tout petit peu pour savoir ce qui se passe là-bas, coûter un peu la cuisine, avoir toutes ces infos là pour essayer un peu de me rapprocher à cette culture. Et puis peut-être de voilà essayer de découvrir tout ce qui se passe dans la ville. Moi, je pense que c'est donc ces endroits là où on peut trouver des gens avec qui on peut commencer à être en lien et construire une relation et pourquoi pas une amitié. J'ai à l'université française, t'as pas rencontré de problèmes majeurs, même par exemple justement pour comprendre les cours en français. Alors, il y en avait sûrement des petits problèmes comme il y en a partout, mais j'ai trouvé que les gens là-bas étaient très ouvertes, très avenants et gentils, quand on arrive et on explique qu'on a étudiant étranger, qu'on n'a pas beaucoup dans, c'est pas trop comment ça se passe ici. Il existe des associations de anciens étudiants étudiants, des personnes qui ont étudié avant nous et qui nous aide un peu, qui nous dés un peu comment il faut faire, etc. Et puis il y a un bureau aussi à l'université. Je pense qu'en France en général, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l'aide, on trouvera forcément à un moment quelqu'un qui pourra nous aider. Bien sûr. Et par rapport à la langue française, je te demande d'essayer, ça avait été peut-être difficile pour toi de comprendre les cours, mais j'imagine que en étant grecque, tu as un gros avantage parce qu'il y a beaucoup de vocabulaire qui est utilisé en psychologie que tu connais, en fait, parce que c'est des termes qui viennent du grecque. Oui, c'est déjà arrivé. J'étais assez étonnée de me rendre compte que si un mois était trop compliqué, alors je le connaissais, parce que ça venait souvent du grecque. Donc les Français ne connaissaient pas, mais toi tu le connaissais. C'est déjà arrivé. Oui, c'est déjà arrivé que des motres récompliquées, j'arrive à les décortiquer un peu. Alors juste décortiquer, on va quand même expliquer parce que c'est un super mot pour parler justement de comprendre les mots, alors en fait, décortiquer, donc c'est un peu tu pèles. Donc on dirait ça par exemple, "decortiquer une crevette, tu pèles un pronon, je sais pas ça, je sais pas ça, donc décortiquer une crevette." Mais là, quand on dit "decortiquer un mot", c'est un peu le découpé pour comprendre, on va aller analyser chaque partie du mot. Donc je sais pas par exemple, le psychologie, si tu décortiquer le mot psychologie, toi en tant que grecque, tu pourrais parfaitement le faire. Est-ce que tu pourrais décortiquer ce mot pour le mot? Oui, alors le mot psychologie, ça vient, il y en a deux parties, la partie. psychos elle a partie logique donc ça vient de psycher qui est en grec ça se dit psychie et ça veut dire l'âme ouais l'âme c'est spirit voilà et logique ça vient de grec logos qui alors à plein de manière différente de comprendre ce mot ça peut signifier discours discours c'est speech oui et ça peut aussi signifier études de donc enfin c'est en lien parce que quand on quand on fait un discours sur quelque chose c'est parce qu'on a fait une étude sur un objet donc ça voudrait dire qu'on étudie un certain objet donc dans ce cas là c'est l'étude de l'âme psychologie c'est logose de l'âme donc le study of the spirit voilà exactement c'est très beau c'est beau oui donc voilà vous pouvez utiliser ce terme décortiquer un mot ou décortiquer un texte ça peut le décomposer pour mieux le comprendre et du coup toi tu pouvais décortiquer plein de mots donc souvent la racine de route la racine est grec donc j'imagine que ça t'a beaucoup aidé ça pendant tes études ça peut arriver oui ça donne une en point de vue différent parfois au mot de savoir d'où ça vient et comment le sens du mot a évolué à travers les années bien sûr et ça toujours intéressant enfin moi j'adore connaître l'étimologie d'un mot l'étimologie donc c'est l'origine du mot la racine du mot et bien sûr beaucoup d'étimologie viennent du grec ou du latin en français j'ai une dernière petite question est ce que des fois ton pays te manque quand même vu que ça fait très longtemps enfin ça fait presque 10 ans que tu es en France est ce que la graisse te manque alors oui et non ça m'arrive oui de penser à la vie en graisse et surtout aux gens qui me sont proches mais qui me sont loin qui sont loin mes parents mes amis ma famille qui en graisse mais j'y vais en général environ deux fois par an à Noël bon cette année ce n'est pas le cas c'est surtout Covid qui a changé un peu les plans et puis on était une fois on était ce qui me permet quand même d'être en lien avec tout ça ces gens là les habitus de la culture grec et puis de de revenir ici après je pense qu'il faut garder en tête aussi que moi j'ai choisi de venir dans ce pays j'ai choisi de venir en France parce que j'étais attirée par la culture le mode de vie les idées un peu et puis les habitudes françaises et que finalement je me rends compte de plus en plus que j'ai ramené des choses grec ici donc ça peut être la cuisine ou des petites habitudes que j'ai avec moi parce que même si je lui en France ça fait quand même partie de ma vie et tu les ramènes avec toi et tu les partages avec tes amis français j'imagine donc c'est chouette aussi et j'imagine que la nourriture grec doit te manquer parce que moi je suis pas grec mais la nourriture grec me manque parce que c'est quand même une des meilleurs nourritures au monde mais en même temps ça te manque pas trop parce que donc tu ramènes avec toi des ingrédients tu en cuisine tu cuisine beaucoup je. alors je cuisine maintenant quand on parle je me rends compte que c'est comme si j'ai vraiment commencé à cuisiner pour me rapprocher de mon pays parce que quand j'ai commencé à cuisiner c'était des recettes grec qui m'avait manquée justement que je me disais à dit on s'a fait tellement longtemps que j'ai pas mangé telle chose bah je vais devoir la faire parce qu'il y a une hymer ni grand-mère pour me faire ça en France donc je me l'ai fait toute ça c'est trop beau oui du coup donc la cuisine t'aide à te sentir quand même proche de ton pays qui a un peu loin de nous oui parce que finalement les goûts les odeurs ressentient des choses qui sont les plus proches du coeur et absolument et va merci beaucoup c'était un vrai plaisir de t'intervier merci à toi de la vie ça et puis on vous souhaite à tous encore une fois une belle année et on vous dit à bientôt merci ciao ciao

Podcast Summary

Key Points:

  1. Irini est une Grecque de Thessalonique vivant en France depuis près de 10 ans.
  2. Elle a étudié la psychologie à Montpellier (licence) puis à Paris (master), attirée par la liberté et le faible coût des universités françaises.
  3. Elle maîtrisait le français formel (niveau C1) avant d'arriver, mais a eu des difficultés avec le langage parlé et l'argot, surtout entre jeunes.
  4. À Montpellier, elle a principalement côtoyé des étudiants étrangers (Erasmus) et communiqué en anglais ; à Paris, elle a tissé des liens plus profonds avec des Français.
  5. Elle conseille de se renseigner sur la culture française (films, cuisine, histoire) et de ne pas hésiter à demander de l'aide dans les associations ou bureaux universitaires.
  6. Son origine grecque l'a aidée à comprendre des mots complexes en psychologie grâce à l'étymologie grecque.
  7. La Grèce lui manque, surtout ses proches, mais elle reste attachée à son choix de vivre en France.

Summary:

Dans cette transcription, Irini, une jeune Grecque originaire de Thessalonique, partage son expérience d'étudiante en France. Arrivée il y a près de 10 ans, elle a d'abord étudié la psychologie à Montpellier (licence), puis à Paris (master). Elle apprécie la liberté et le faible coût des universités françaises, qui permettent de tester différentes disciplines.

Bien qu'elle ait atteint un niveau C1 en français avant son arrivée, elle a été surprise par la différence entre le français formel des cours et le langage parlé, notamment l'argot des jeunes. À Montpellier, elle a surtout fréquenté des étudiants Erasmus, ce qui a limité son immersion linguistique ; c'est à Paris qu'elle a construit des amitiés plus profondes avec des Français. Pour les futurs étudiants, elle recommande de se familiariser avec la culture française (films, cuisine, histoire) et de chercher de l'aide auprès des associations ou bureaux universitaires.

Son origine grecque lui a parfois permis de décortiquer des mots complexes en psychologie grâce à leur étymologie grecque. Malgré l'éloignement, elle retourne en Grèce deux fois par an pour voir sa famille et ses amis, mais reste convaincue par son choix de vivre en France, attirée par la culture et le mode de vie.

FAQs

Irini est venue de Grèce en France il y a moins de 10 ans pour étudier la psychologie. Elle a d'abord fait une licence à Montpellier, puis un master à Paris.

Elle avait peur d'arriver directement dans une grande ville comme Paris. Montpellier est une petite ville avec un climat méditerranéen similaire à la Grèce, ce qui était un bon compromis pour débuter.

Il faut un niveau B2 pour être admis à l'université. Irini avait un niveau C1, mais elle n'a pas obtenu le diplôme, ce qui a suffi pour être acceptée.

Elle a trouvé que le français des livres et des cours est très formel, tandis que la langue parlée dans la rue, surtout entre jeunes, utilise de l'argot et des contractions, ce qui était difficile à comprendre au début.

À Montpellier, elle a surtout côtoyé des étudiants étrangers avec qui elle parlait anglais. À Paris, elle a construit des liens plus profonds avec des Français en partageant des expériences à l'université.

Elle recommande de se renseigner sur la culture française à travers des films, des livres ou la cuisine, et de ne pas hésiter à demander de l'aide à l'université ou aux associations d'étudiants.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.