INTERVIEW - Fabien Masson - La série d'été pour être belge à la plage - Episode 4
25m 5s
Dans cet entretien, Fabien Maçon, coordinateur du centre Alpha d’Ixelles et ancien formateur chez Lire et Écrire Bruxelles, partage son parcours. Après des études d’histoire et une expérience en coopération au développement en Inde auprès de femmes analphabètes, il découvre la méthode de réflexion-action et l’éducation populaire. De retour en Belgique, il s’engage dans l’alphabétisation, qu’il conçoit comme un levier de transformation sociale. Depuis 12 ans, il coordonne le service alphatique de Lire et Écrire Bruxelles, qui vise à intégrer le numérique dans les formations d’alphabétisation plutôt que de créer des ateliers séparés. Son équipe de trois personnes offre un soutien technique, de la co-animation et des formations aux formateurs, ainsi qu’un site internet rassemblant des scénarios pédagogiques. Il cite deux projets marquants : un film en stop motion réalisé par des apprenants migrants, qui a mobilisé des compétences numériques (Google Maps, photographie), et une correspondance orale via codes QR pour des groupes débutants à l’oral. Enfin, il évoque la campagne « L’humain d’abord », qui a abouti à une loi imposant aux administrations bruxelloises de maintenir des alternatives physiques au numérique (guichets, téléphone, courrier). Validée par la Cour constitutionnelle en 2025, cette loi garantit que le numérique ne devienne pas un facteur d’exclusion supplémentaire, et l’équipe vérifie désormais son application sur le terrain.
Chers auditeurs et chers auditrices, vous êtes bien sur entre deux séances. Nous sommes au Roor-Barrot et au Philippe Asmar. On se retrouve pour une quatrième et dernière interview dans notre mini-seriedété pour être belge à la plage. Aujourd'hui, je vous propose une rencontre avec un formateur engagé, un acteur de terrain, quelqu'un qui pense la formation au plus près des réalités sociales et humaines. On va parler alpha-vétisation bien sûr, mais aussi numérique et surtout de ce moment charnière que beaucoup d'entre nous vivent. Cette bascule vers des sociétés de plus en plus dématérialisés, parfois trop. Pour en discuter, j'ai le plaisir d'accueillir Fabien Maçon, nouvelment coordinateur du centre alpha d'Ixcel, ancien formateur en alpha et longtemps coordinateur du projet de lutte contre les inégalités numériques à lire et créer Bruxelles. Dans cet épisode, on va revenir avec lui sur son parcours, ses engagements et notamment sur les enjeux et les modes d'action pour lutter contre les inégalités numériques avec une commission forte. Une numérique ne doit jamais devenir en facteur d'exclusion supplémentaire. C'est parti! Oui, du coup, moi, mon parcours à la base, comme la plupart des personnes, je pense qu'ils travaillent en alpha en Belgique, j'ai pas un parcours de formation en alpha. Moi, je voulais le journaliste. Je voulais le journaliste et pour y aller, j'ai fait des études d'histoires, du coup pour dans l'idée de devenir journaliste après, puis j'ai fait des rencontres durant mes études. Il fait moi, je me suis orienté vers la coopération au développement et j'étais travaillé trois ans IT avec des groupes de femmes paysanes vraiment dans la campagne ITienne et dans ces groupes de femmes, la plupart étaient des femmes en alpha-bête, c'est-à-dire que c'était des femmes qui avaient pas été à l'école, qui avaient été de trois ans à l'école mais qui avait pas vraiment suffisamment à prier à lire et à écrire que pour être encore autonomes par la lecture et l'écriture à la jadulte. Et tous ces groupes de femmes étaient accompagnées par des hommes, du coup, il y avait toujours un conseiller. Vraiment dans tous les groupes de femmes, il y avait cette figure du conseiller qui lui était un homme, qui lui avait été scolarisé, qui tenait un bique, un cahier qui pouvait noter tout ce qui se passait dans le groupe en termes des changements de solidarité, de près. C'était lui qui te met le cahier et toute la conta et du coup c'était évidemment lui qui avait tout le pouvoir, mon seulement parce que c'était un homme, il y avait aussi ce facteur quand même de compétences, de scolarisation. Ça m'avait quand même frappé, après quand je suis revenu en Belgique trois ans plus tard. Oui, et peut-être dire aussi que c'est là que j'ai émoins, j'ai découvert un petit peu parce que je me suis, bon, je ne sais pas, vraiment outillé pour travailler avec ces groupes de femmes et donc j'ai découvert la méthode de réflexe d'action qui est en fait une actualisation de par l'offrère et de de la manière de concevoir l'alphabetisation comme éducation populaire et comment l'alphabetisation était un prétexte aussi pour analyser son environnement, comprendre ce qui se passe et puis essayer de retrouver un peu de pouvoir d'agir dessus. Et d'où m'as-je me suis beaucoup inspiré des dynamiques, des démâches proposées par la méthode réflexe d'action. Et puis donc quand je suis revenu en Belgique, d'abord j'ai créé dans soutien scolvère les daux de voir, une école de voir pendant quelques mois et puis après assez vite dans le centre d'alphabetisation qui va côté parce qu'en Belgique on a souvent à côté des écoles de devoirs, on a souvent un centre d'alphabetisation parce que on se rend compte qu'à accompagner les enfants, les soutenir dans leur scolarité, ça nous amène souvent à soutenir les parents aussi. Et donc là je suis rentrée comme ça dans l'alphabetisation. Et ben du coup je me suis. je me suis remongé dans un gersorti bon bouquin de la réflexe d'action et c'était comme ça aussi dans cette ligne là que je voulais inscrire mais démarche d'alphabetisation comme éducation populaire, quoi pas juste de l'apprentissage de la langue, mais vraiment une démarche plus globale d'éducation populaire. Et bien c'est comme ça que petit à petit, je me suis retrouvé à lire et écrire. D'abord peut-être dire que dans l'association où j'étais, on avait bénéficié d'ordinateurs et donc j'avais mis en place un petit atelier numérique. Alors ça c'était. on était avant 2007 par là, 2007-2008 et donc je avait une conception des numériques, comme. c'était du traitement de l'ex du PC, c'était assez classique comme approche. Mais finalement c'est comme ça que je suis arrivé à l'irique, parce qu'il y a bien besoin de formateurs en lien avec le numérique et donc je me suis retrouvé à animer des ateliers numériques à l'irécrire Bruce Celle et puis de fil en négui, de formateurs, je suis venu coordinateur après de toutes les actions de renforcement des ponds répétances numériques des apprenants. Sur Bruce Celle et là ça fait. ça fait 12 ans que je coordonne. que je coordonne ce dispositif là et le service alphatique de l'irécrire Bruce Celle. Alors l'irécrire Bruce Celle peut-être en deux mots quand même pour préciser donc on est régional, on est l'anquiété Bruce Celle-Oise d'un mouvement qui est plus large, le mouvement l'irécrire qui lui est active sur l'ensemble de la fédération Bruce Celle, donc à la fois Bruce Celle mais aussi la voile umie, la partie sud et les francophones de la Belgique et c'est un mouvement d'élication permanente, réélication permanente en Belgique, c'est l'élication populaire en France. C'est un dispositif public, c'est un financement public qui reconnait les actions d'éducation populaire et qui les finance en tant que l'éducation populaire et donc nous on est un mouvement d'éducation populaire, ça veut dire qu'on fait à la fois des actions avec le public mais on fait aussi de la formation des intervenants, la formation de formateurs ici, on fait de la recherche et de la sensibilisation et donc on a pas mal d'actions en tant que mouvement et au niveau de Bruce Celle on a une reconnaissance de la région Bruce Celle-Oise qui nous amène à soutenir tous les acteurs d'apprentissage du français et d'alfabetisation sur Bruce Celle. Les recherches à un cours de français peuvent se présenter dans un point d'accueillir chez nous et nous on va l'orienter vers un centre qui correspond à ces besoins et si c'est une personne qui en situation d'alfabetisation alors après on peut l'effort passer un test de positionnement et l'orienter soit chez nous, on a aussi opérateur de formation soit dans une association partenaire àilleurs sur Bruce Celle. Et puis on a des actions, on a un service d'accompagnement à la recherche d'emploi pour personne en situation d'un alphabiquisme. Nous avons une grande campagne annuelle qui est menée au niveau du mouvement mais qu'on décline sur Bruce Celle et nous on est en même depuis Covid quasi un grand campagne qui s'appelle le Lumin d'abord qui est une campagne pour revendiquer un accès physique aux administrations communales et régionales. En gros, la numérisation d'accord mais ça ne peut pas être la seule voie d'accès au droit il faut que les citoyens puissent également pouvoir en train de contacter et réaliser leurs démarches auprès des administrations via un guichet accessible par voie téléphonique ou par voie postale. Donc là on a une grande campagne qu'on mène depuis le plus pas mal d'entre 3-4 ans maintenant avec l'ensemble du secteur associatif, social, Bruce Celleois mais aussi des chercheurs, des universités qui nous soutiennent dans ces démarches. Le service à l'Epatique on est une petite équipe de 3 personnes l'objectif c'est de soutenir en fait d'outiller les équipes, les formateurs en alphabetisation pour qu'ils intègrent les compétences numériques dans leurs dispositifs d'apprentissage. Et donc ça va se dépiner en différentes manières on a un soutien technique, on a un format qui apporte un soutien à la fois en interne mais aussi aux associations puisque on soutient aussi toutes les associations actives.
sur Bruxelles, il y en a une centaine qui font de la fabétisation sur Bruxelles. Et donc on a un technicien qui peut faire de la maintenance du dépanaage du Conseil d'achat au niveau informatique, parce que si on n'a pas des outils en or de marche, c'est quand même compliqué de proposer des formations. Ensuite, on a un collaborateur, la Michael qui est lui soutien en souffrant de coanimation. Il va avec les formateurs et les formatrices, c'est beaucoup des femmes, dans les groupes pour rapporter un soutien, parce que souvent les formateurs et les formatrices ne se sont pas suffisamment à l'aise ou tirer que pour aborder le numérique en formation. Ou bien, c'est qu'est-ce que je fais si il y a un écran qui ne marche pas, ou si j'ai un apprenant qui ne m'arrive pas à se connecter ou il fie, un soucier son téléphone, la mémoire et le plaine. Je ne sais pas quoi faire, faire face à des difficultés. Ça peut être assurant d'avoir la présence de Michael pour faire face à ces difficultés et pour se concentrer pleinement sur mon travail pédagogique. Moi, je coordonne l'équipe, je donne aussi des formations pour les formateurs, pour les formatrices, sur comment intégrer le numérique dans nos formations d'alphabétisation. Donc, il faut savoir comment ne faites pas des ateliers numériques à côté, des formations d'alphabétisation. Mais c'est vraiment. On essaie d'intégrer le numérique dans les autres apprentissages de la alphabetisation, pas avec des apteliers à côté. Donc, je donne des formations là-dessus, je coordonne lequel il y a signes. On a un site, aussi, à site internet alphatique.dv, qui regroupe des démarches pédagogiques qui ont été testés, soit chez nous, à l'irrécribe Bruxelles, soit dans des d'autres associations, des pratiques intéressantes qui ont donné des choix de résultats, d'intégration du numérique dans l'alphabétisation. Donc, il y a un site internet qui regroupe, je ne sais plus très bien, il va avoir une cinquantaine de scénarios pédagogiques et d'outils pour faire ça, pour faire du numérique en alphat. Et puis, après, je donne des tas trucs administratifs qui n'intéressent personne. Par l'alphatique, c'est un site internet. Mais, sur lequel on va trouver, par exemple, deux projets de moi, je trouve inspirants, avec lesquels j'en viens dans mes formations, par exemple. Le nain qui a été développé en interne à l'irrécribe Bruxelles, qui est un film en stock motion et qui raconte le parcours d'un migrant, d'un paysan, du rif Marokin, et de comment il décide de partir, de quitter son pays et comment ça se passe, son arrivée en Belgique et comment, petite à petit, il arrive à se repérer, trouver les soutiens et faire sa vie ici. Et ça a réussi, qui a été construit par un groupe d'apprenants sur base de leurs procuréries. Et en fait, on avait d'abord lu un compte et sur base du compte, qui est un compte où, c'est le fait que chacun apporte un petit quelque chose pour faire infestin. Ils ont réfléchi eux à, "Qu'est-ce qu'ils les avaient aidé dans leurs parcours?" Et ils fait qu'ils avaient en commun d'avoir tous un parcours de migratoire derrière eux. Et à partir de là, ils ont construit un récit d'un parcours de 2 migrants. Et avec toutes les difficultés, bien sûr, mais aussi toutes les aides, tout ce qu'ils leur avaient permis eux de trouver de l'aide du soutien dans leur vie. Et avec ça, on a ils ont fait un film en stop-mochum. Et donc, à travers le film, ils ont dû aller photographier des lieux pour faire les décors. Ils ont accusé Google Street View pour identifier à l'avance des lieux où ils pourraient prendre des photos. Du coup, ils ont vu aussi comment se repérer sur Google Maps pour calculer leurs itinéraires et voir comment faire leurs parcours pour aller prendre des photos, voir la manipulation des appareils photographiques. À l'époque, c'était les appareils photoïdes, on repas avec leurs téléphones, mais c'était il y a quelques années, c'était avec les appareils semi-professionnels. C'était assez complexe, mais comment avoir confiance, parce qu'on voulait lâcher. Ils sont partis au pas groupe de 2-3 avec des supers appareils dans Bruxelles pour aller faire des photos. Donc, il fallait qu'ils. Nous, il fallait qu'on ose leur confier et puis eux, ils osent le manipuler sans avoir peur de le casser, non plus. Donc, il y a eu toute une série d'apprentissage, l'engager, parce qu'il a fallu construire le récit, l'analyse de leurs propres parcours, la construction de ce récit sur cette base-là. Et puis, les apprentissages numériques aussi pour créer ce stop motion. Donc, ça, je crois que c'est un projet assez chouette. Et où on voit aussi, eux, ils avaient du volonté avec ce film de pouvoir le projeter aussi à des personnes primois arrivants, ils me disent "Vais voilà, ça te donne aussi un peu une idée de t'adètes d'endroit où tu peux aller chercher du soutien pour ton installation dans ton nouveau pays." Et alors, un autre projet qui, que je trouve très inspirant, ça ne s'est pas un projet qui a été réalisé par l'irécrit, mais par deux associations partenaires. Ce sont deux amis qui travaillent dans des structures différentes, mais avec des groupes débutants à l'oral. Et qui voulait faire quelque chose, on va monter un projet de correspondance, comme on fait parfois à l'école, on a une classe qui correspond avec une autre. Sauf que ici le problème c'est que c'était des personnes qui maîtrisent pas du tout l'écrit et ni tellement le français oral, donc des, ce que nous, on appelle des alphas débutants. Et donc, ils ont l'idée de créer des cartes postales, donc avec des pratiques artistiques pour créer des vraies cartes postales, sur lesquelles elles collèrent un code cuaire qui renvoyait un message enregistré par l'apprenant. Et donc l'idée c'était d'avoir une correspondance oral entre des groupes qui sont pas du tout encore en mesure de faire de l'écrit, mais d'avoir ces systèmes de correspondance. Et tout en ayant un rapport physique aussi au chaud, donc l'intérêt du code cuaire, c'est d'avoir accès à l'audio alors enregistrement des apprenants, mais en même temps, on fait des vraies cartes avec des timbres qu'on va mettre à la poste. Et on attend le facteur pour voir le retour de la réponse, donc de jouer aussi avec ce côté matérieuse, physique, du plaisir de l'accords correspondance, mais avec une correspondance oral. Et donc là aussi, il y a eu du numérique pour la question des enregistrements, héberger des enregistrements, générer des codes cuaires, toute une série de manipulations là qui ont été faites. Et je trouve aussi que c'était un projet assez aspirant parce que souvent on se demande aussi mais comment on commence qu'on peut faire du numérique dans des groupes d'orales alors que le numérique repose encore beaucoup sur l'écrit du manier ou du nôtre. Et donc je trouvais un projet inspirant de voir comment le numérique peut vraiment venir soutenir cette type de démarche, y compris avec des groupes d'orales. Donc par rapport à la campagne l'humain d'abord, l'origine du mouvement c'était un projet de loi au niveau de la région Bruxelles-Lois qui visait à imposer le digital barail des folts, c'est-à-dire que le mode de communication par des frontes, l'administration et le citoyen, c'est la voix numérique. Et donc il y a une grosse mobilisation à laquelle on s'est retrouvé un petit peu malgré nous mais on s'est retrouvé finalement à la coordonnée pour arriver à imposer dans la loi, le numérique mais à côté de ça le maintien obligatoire d'alternative physique pour toutes les démarches administratives. Et donc ça a été obtenu, ça a été confirmé par la CODE constitutionnelle l'année passée, le défi maintenant et c'est ce qu'on est en train de faire, c'est de vérifier l'application et que effectivement les communes, les différentes administrations proposent bien des gichets. Alors c'est des gichets qui sont accessibles, accessibles ça veut dire des heures d'ouverture correcte en nombre suffisant pour qu'il n'y pas non plus 2 heures de fil pour y accéder. Et donc c'est ce qu'on a en train de faire, on va tester certaines démarches, certains services avec des groupes d'apprenants, on va à la commune, on va tester, on regarde comment ça se passe, parfois on teste aussi les outils numériques des communes et on organise des rassemblements, des manifestations devant les administrations communales pour matir la pression et faire comprendre ce qu'on a fait. Et faire comprendre aux autorités que le mouvement ne s'essouffle pas, qu'on est toujours bien là, qu'on est toujours bien attentif, à ce que la loi est bien respectée. Alors quand je dis qu'on s'y retrouve un petit peu malgré nous, c'est parce que ce mouvement. de résistance par rapport à l'imposition de la voix numérique comme canal unique de communication entre l'administration et les citoyens. Mais nous, notre port d'entrée, ça a été la difficulté rencontrée par notre public, les personnes en situation d'analfabitisme et on sait bien que par rapport au numérique, ça peut bloquer. Mais ce n'est pas le seul public, ce n'est pas les personnes concernées par les difficultés du numérique. Et donc on va en retrouver dans les premières actions, des associations qui défendent les personnes âgées, les personnes situations handicap et toute une série d'autres acteurs, les acteurs de l'inclusion numérique. Sauf que ce seront beaucoup des petits structures et nous l'irrécrire et brûler celles, on a une assez grosse structure, on est 130 travailleurs, on a différents services. Et donc les gens sont nous nous trouvés en disant "nous vous soutiens mais nous on n'est pas en mesure d'organiser ces rassemblements, on n'a pas l'infrastructure humaine, matériel que pour faire ça". Et à l'esif, faites-le, on vous soutient, on est derrière vous. C'est comme ça qu'on s'est retrouvé un petit peu à coordonner cette tempagne alors que ce n'est pas directement lié à notre object, la l'alphabétisation. Mais c'est une l'alphabétisation comme je disais, qui est dans une accroche d'iditation populaire, donc on ne soit pas l'alphabétisation sans finalement une transformation des rapports sociaux qui produisent. L'exclusion qui produise de l'alphabétisme. Et donc dans cette optique là, mobiliser les apprenants pour accéder à leurs droits, pour exiger leurs droits c'est tout à fait normal, c'est ce qu'on fait normalement avec nos apprenants. Et donc ici, on a appliqué ça au numérique, on dit "en fait, là ça devient trop compliqué, l'acceler droit est encore plus compliqué et qu'avant avec le numérique". Et donc nos apprenants se sont mobilisés et on a mobilisé, on a amené nos apprenants avec nous, l'idée n'est pas de parler en leur nom, mais de les soutenir et parler avec eux. C'est ça qui est assez enthousiasment et extraordinaire, ce projet de loi au départ qui était d'imposer le numérique par défaut. Et bien on a vu comment ça s'est transformé quand le ministre a adapté son discours progressivement et au bout du compte, la loi c'est une loi qui fait qu'il manque cadre l'usage du numérique et qui consacre le maintien d'alternative aussi au numérique. On impose même aux administrations le maintien d'alternative physique dégichée ou apostate à courrier des téléphones pour toutes les démarches. Et donc oui, on est assez content parce qu'on a réussi vraiment à affluer une loi et être connu dans nos droits par la co-constitutionnelle. Donc ça a été une belle victoire, mais maintenant l'idée c'est de vérifier sa mise en œuvre. Mais on peut maintenant s'appouiller sur cette loi qu'on a combattu au départ, mais maintenant on peut s'appouiller dessus pour exiger le maintien d'aider gichée dans les administrations. Sans que les premiers brouillons du projet de loi ont en a dû les avoir en mai 2022, la loi a été finalement promulguée en 2024, en 2025, on a la vie de la Cour constitutionnelle, donc ça fait plus trois ans là qu'on est là-dessus. Il ne semble que cet entretien avec Fabien démontre que les questions d'alphabétisation et de numérique sont aujourd'hui indice aux siens. Mais aussi à quel point elle doit être pensée avec nuance, avec vigilance. Derrière à des matériels et des services publics, il y a des enjeux très concrets pour les apprenons, les accès aux droits, à l'autonomie, à la dignité et ça on ne peut pas l'ignorer dans nos pratiques. Alors à vous qui nous écoutez, formateur, bénévol, coordinateur, peut-être que cet épisode vous donnera envie de repenser votre place face au numérique. Comment vous l'intégrer, mais aussi comment vous en parler avec vos groupes pour que l'objectif ne se limite pas à développer des usages, des savoir-faire, des techniques, mais que les ateliers numériques en alpha restent bien aussi aux développements de l'esprit critique, tant au niveau individuel que collectif. Merci pour votre écoute. On se retrouve très bientôt pour un prochain épisode à quatre voix. Consacrits à l'éducation populaire pour terminer "en beauté notre série d'été pour être belge à la plage".
Podcast Summary
Key Points:
Fabien Maçon, nouveau coordinateur du centre Alpha d’Ixelles, revient sur son parcours : du journalisme à la coopération au développement, puis à l’alphabétisation comme éducation populaire.
Il coordonne depuis 12 ans le service alphatique de Lire et Écrire Bruxelles, qui intègre le numérique dans les formations d’alphabétisation sans en faire un atelier séparé.
Le service soutient les formateurs via un technicien, un co-animateur, des formations et un site internet (alphatique.be) proposant des scénarios pédagogiques testés.
Deux projets inspirants
La campagne « L’humain d’abord » a obtenu une loi obligeant les administrations bruxelloises à maintenir des alternatives physiques (guichets, téléphone, courrier) en plus du numérique, validée par la Cour constitutionnelle en 2025.
Summary:
Dans cet entretien, Fabien Maçon, coordinateur du centre Alpha d’Ixelles et ancien formateur chez Lire et Écrire Bruxelles, partage son parcours. Après des études d’histoire et une expérience en coopération au développement en Inde auprès de femmes analphabètes, il découvre la méthode de réflexion-action et l’éducation populaire. De retour en Belgique, il s’engage dans l’alphabétisation, qu’il conçoit comme un levier de transformation sociale.
Depuis 12 ans, il coordonne le service alphatique de Lire et Écrire Bruxelles, qui vise à intégrer le numérique dans les formations d’alphabétisation plutôt que de créer des ateliers séparés. Son équipe de trois personnes offre un soutien technique, de la co-animation et des formations aux formateurs, ainsi qu’un site internet rassemblant des scénarios pédagogiques. Il cite deux projets marquants : un film en stop motion réalisé par des apprenants migrants, qui a mobilisé des compétences numériques (Google Maps, photographie), et une correspondance orale via codes QR pour des groupes débutants à l’oral.
Enfin, il évoque la campagne « L’humain d’abord », qui a abouti à une loi imposant aux administrations bruxelloises de maintenir des alternatives physiques au numérique (guichets, téléphone, courrier). Validée par la Cour constitutionnelle en 2025, cette loi garantit que le numérique ne devienne pas un facteur d’exclusion supplémentaire, et l’équipe vérifie désormais son application sur le terrain.
FAQs
Fabien Maçon a d'abord étudié l'histoire pour devenir journaliste, puis s'est orienté vers la coopération au développement. Il a travaillé trois ans en Italie avec des groupes de femmes paysannes analphabètes, ce qui l'a sensibilisé aux inégalités liées à l'illettrisme.
Il utilise la méthode de réflexe d'action, qui est une forme d'éducation populaire. Cette méthode vise à analyser son environnement et à retrouver du pouvoir d'agir, plutôt que de simplement apprendre la langue.
Il a commencé par animer des ateliers numériques à Lire et Écrire Bruxelles, puis est devenu coordinateur des actions de renforcement des compétences numériques. Il intègre le numérique dans les formations d'alphabétisation plutôt que de proposer des ateliers séparés.
Le service AlphaTIC est une petite équipe de trois personnes qui soutient et outille les formateurs en alphabétisation pour intégrer les compétences numériques. Il propose un soutien technique, de la coanimation et des formations, ainsi qu'un site internet avec des scénarios pédagogiques.
La campagne 'L'humain d'abord' vise à garantir un accès physique aux administrations, en plus des services numériques. Elle a abouti à une loi obligeant les administrations à maintenir des guichets accessibles, et vérifie maintenant son application.
Un projet est un film en stop motion réalisé par des apprenants, racontant le parcours d'un migrant. Ils ont utilisé Google Street View, des appareils photo et la construction de récit, combinant apprentissages numériques et analyse de leur propre expérience.
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