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IBDP Geography - Unit 3 - Global resource consumption and security​ Part 1

28m 25s

IBDP Geography - Unit 3 - Global resource consumption and security​ Part 1

Paul Otschakowski-Lorance, éditeur fondateur de la maison du même nom il y a 30 ans, explique comment il a transformé sa passion pour la lecture en métier. Pour lui, l’essentiel réside dans une « vérité formelle » – une justesse d’écriture qui, au-delà du style, révèle une vérité plus profonde sur l’auteur. Il compare la découverte d’un manuscrit exceptionnel à un choc immédiat, comme lorsqu’il a lu les premières lignes de Patrick Laper, où une simple phrase (« comme sur une photographie du temps ») ouvre une dimension métaphysique. Il reçoit plus de 3000 manuscrits par an, mais seuls quelques-uns le bouleversent. Il refuse de rencontrer les auteurs avant d’avoir lu leur texte, préférant un face-à-face avec l’écrit seul. Dans son travail d’éditeur, il se montre très attentif à ne pas empiéter sur le territoire créatif des écrivains, tout en sachant leur dire, avec tact, qu’un texte mérite d’être approfondi. Il valorise la curiosité, l’ouverture et l’acceptation d’être déconcerté par un livre. Enfin, il insiste sur la nécessité de maintenir une distance professionnelle : une maison d’édition n’est pas une bande d’amis, mais un lieu de travail où les relations, bien qu’intenses, restent fondées sur le respect et la confiance mutuelle.

Transcription

3966 Words, 22297 Characters

French
. franç culture. Avoi nu. Tout cette semaine, Virginie bloclénait rencontre Paul Otschakowski-Lorance. Ce soir, les dons d'un éditeur. Paul Otschakowski-Lorance-Bonsoir. Vous êtes né en 1944. Le nombre de dédiants de la maison de la maison de l'édition, vous avez créé, voici 30 ans, 1983. Vos bureaux sont dans le 6e arrondissement de Paris. Les livres que vous éditez ont une couverture blanche, avec en bas cette pastille, figure du jeu de goût que l'on trouve dans la vie mode d'emploi de Georges Pérek. Vous avez été d'un des éditeurs. Vous êtes aujourd'hui l'éditeur de Marie-Dario Sec, Robert Bober, Olivier Cadio, René Belleto, entre autres. Vous faites de la lecture votre métier. Vous êtes doué pour lire et pour recevoir une histoire. Ce soir, c'est sur votre allant de lecteur, sur ce qui vous touche. Vous bouleversent en découvrir un ministre que j'aimerais vous poser des questions. Nous lisons tous, nous sommes tous les lecteurs. Alors qu'est-ce qui fait que vous, vous êtes plus doué que nous, et que vous avez fait de la lecture votre métier? Oui, je sais pas si je suis plus doué que qui que ce soit, mais je j'aime lire et au point d'avoir fait mon métier de ce plaisir. Donc c'est un, voilà, j'ai cette chance que n'a pas tout le monde de faire ce qui me plaît. Il y a un texte d'entraune vitesse qui dit, je cite de mémoire, donc ce n'est pas littéral, c'est pourquoi nous aimons la poésie, parce que la poésie dit la vérité. Et j'ai parlé de ça la dernière fois, la dernière fois que je suis très sensible, quelque chose qui est de l'ordre de la vérité dans les textes, non pas parce que ce qui est dit a existé ou est vrai, au sens le plus immédiat du terme, mais parce que la manière dont c'est dit est vrai et juste. Et c'est cette justice que j'essaie de trouver dans les textes, et c'est ce qui me magique quand je l'ai dit un texte. C'est juste, ou c'est pas juste, ça dit la vérité ou ça ne l'a dit pas? Je veux dire pas là, c'est une vérité formelle, mais qui renvoie évidemment une autre forme de vérité plus profonde, la vérité de la personne qui écrivant un texte, ne sort pas de ce sillon qui va le plus profondément dans son histoire, dans sa sensibilité, dans ça. Et ça, j'ai l'impression de le sentir quand je lis un texte qui me plaît. Autre chose, c'est. bon, je suis comme tout le monde fait d'une histoire très complexe, qui a voir avec l'enfance, avec les rencontres, avec certaines formes des rédités intellectuelles, etc. Et quand un texte fait bouger tout ça, à des répéructions sur cette espèce d'ensemble, sur ce magma que j'ai du mal à analyser ou à décrire, mais qu'on a tous en nous, plus ou moins, quand quelque chose se passe à cause du texte, là, je commençais à me l'intéresser beaucoup. Donc il y a deux aspects, il y a une espèce de vérité formelle, de justice, et puis il y a aussi un effet produit par cette vérité, cette justice, qui y a des implications plus fortes que d'autres textes. Donc il n'y a pas que le style, il n'y a pas que la formée. Il n'y a pas que la formée, mais c'est d'abord la forme, je dirais, c'est essentiel. Bon, j'adore, j'ai la site souvent cette phrase que, en taille avait dit à Simon Antaille, avait dit à un ami, il avait dit. il n'y a pas de forme sans contenu, enfin voilà, c'est tout, c'est pas une question, la forme, elle font, c'est pas. Mais à partir du moment où il y a une forme, je sais qu'il y a un contenu derrière. C'est pour ça que vous aimez Bequette, c'est parce que c'est une. Oui, mais je ne saura pas d'histoire, parce que vous nous avez dit hier soir que vous aviez des écrivains, des otaires qui racontaient des histoires, mais qui ne sauraient qu'on t'aider. Oui, exactement, c'est ça, mais c'est ça, c'est. Je pense que c'est. Voilà, qu'ils savent ce qu'ils font, qu'ils sont conscients de ce qu'ils font, qu'ils ne sont pas dans une. dans un abandon du même par rapport à leur vérité, à la forme de leur art. Ce qui est un plaisir particulier pour l'autre chagosqu'il a renseigné, à découvrir les premières lignes d'un manuscrit. C'est vraiment. Je cite, et l'autre soir, Jean-Kéroll, la découverte, c'est extraordinaire. A pratiquement tous les autres oeuvres que j'ai publiées, sont arrivés, enfin, beaucoup d'auteurs, j'exagère, mais beaucoup d'auteurs que j'ai publiés, sont arrivés par la poste. Je sais pas, bon, Martin Rackler, Marie-Darieu Sèque, il n'y a plus d'autre. Non, il n'y a plus d'autant. Il n'y a plus d'autant. Et donc, à un moment, je vais ouvrir l'enveloppe, et puis je suis tombé sur ces textes, et je me suis dit, mais voilà, c'est y'a. L'indom raconte ça, d'ailleurs, aussi avec Bequette, il raconte qu'il a reçu ça à son bureau et qu'il était dans un état d'excitation telle, qu'il a emporté le manuscrit dans le métro, et qu'il lisait le manuscrit dans le métro. Voilà, c'est ce qui arrive de temps en temps, on s'amarive. Alors, il y a, j'en reçois, des manuscrits qui sont intéressants, que je mets de côté pour les lire plus à profondie, pour éventuellement contacter leur auteur, voir un petit peu, discuter avec eux. Puis, il y a des textes qui surgissent comme ça, immédiatement, qui sont immédiatement exceptionnels, qui ne relèvent pas de la routine, aussi intéressantes qu'elles soient. Alors, ça m'arrive quelquefois par an, on va dire. Sur combien de manuscrit, vous enlisez combien par. C'est actuellement, il m'en arrive un peu plus de 3000, oui. Par an. Et alors, je vous les prends d'un exemple avec. Je propose deux débuts de roman, soit celui de Patrick Laper, la vie est braève et le désir s'enfin, ou alors le début de princesse de des manuels by amactame. Est-ce que vous voulez bien en lire "CalcoLin" et me dire là-dedans dans ces quelques lignes, ce qui vous a tout de suite mis en joie? Vous prenez des livres qui ne sont pas les premiers de l'auteur. Donc, c'est pas tout à fait la même chose. Je connais déjà l'auteur, je connais déjà son oeuvre, et il a le plaisir régrand de avoir un nouveau livre d'un auteur, mais c'est pas tout à fait la même chose que quand il arrive par la poste, et que je le découvre. C'est le premier roman de Patrick Laper et c'est le premier paragraf. Et je vous dirais pourquoi ça m'a aimé être mensouthé aux yeux. Il était assis au fond du bureau, juste en face de la fenêtre, le corps légèrement tassé sur une chaise, comme s'il riait tout seul. Il avait posé à côté de lui les gants et le blouson en cuir qu'il devait porter pendant le film, car c'était longtemps après le commencement du tournage au mois de novembre. Et il essayait visiblement d'écrire une lettre, de temps à autre, et se redressait pour écouter des voix qu'il appelait du couloir, mais ne répondait jamais. Ces yeux maquillés gardaient quelque chose de rigide. Il n'arrêtait pas de fixer devant lui cette fenêtre, dont on avait tinté les carreaux, de sorte que tout semblait brin et rose. Les nuages, la route nationale, les camions, comme sur un photographe du temps. Donc, moi, j'ai été mis d'être m'en frappé par le dispo, de la manière dont les divers éléments du décor et de la personnalité du héros sont posés. Et puis, il y a cette chute comme sur un photographe du temps. Et ça, c'est tout la peur, c'est-à-dire qu'il arrive à faire entrer du métaphysique dans les phrases les plus ordinaires. Cette phrase, alors déjà le début, m'avait pas eu très bien, mais comme sur un photographe du temps, tout de suite, je me suis essayé de ça y avec quelque chose, parce qu'il y a une manière de raccrocher des éléments qui sont un photographe du temps, ça n'existe pas. Voilà, c'est tout. Et tout d'un coup, ça devient réel et vraisemblable et ça ouvre sur une autre dimension. Vous avez eu hâte après avoir lu ces lignes de rencontrer Patrick Lapeur. Vous avez envie de savoir qui est derrière. Oui, tout à fait. Alors, la pandémie, la vérité, En fait Patrick Lapeur, je l'avais connu pour un autre manuscrit qui me l'avait envoyé chez H Hatt. Et je l'avais rencontré l'époque parce que je trouvais ça intéressant. Mais là quand j'ai reçu ce manuscrit, je me sauvais plus de lui. Je me suis rappelé de lui en lisant le texte parce que, mais bon, j'en. C'est quelqu'un qui écrit très lentement et il avait dû m'apporter son livre en début en 80, je pense chez H Hatt. Et où, 79, quelque chose comme ça, parce que oui, en effet, je visioulyais bien le bureau où j'étais. Donc c'était en dire 79, 80. Et. Et. Ce livre-là, il me l'a donné en 1984. Donc voilà, j'avais un petit peu perdu le contact avec lui. Et donc c'est vraiment comme si c'était un manuscrit qui m'est arrivé par la poste de toute façon. Et voilà, j'ai. J'ai été immédiatement. Alors, je l'ai vu, je l'ai re-review. Et voilà, on a. Bon, c'est mis d'accord pour la publication. Et voilà, c'était l'époque où je faisais des coulisses d'industrie, comme vous voyez. C'est important, la personnalité d'un écrivain, elle compte, par vous. Je ne veux jamais voir les écrivains, évidemment, les nouveaux, avant de voir l'une leur livre. J'ai souvent des demandes comme ça quand on va en manusquer. Je voudrais vous rencontrer pour vous expliquer ce que j'ai fait. Je refuse toujours systématiquement gentiment, bien sûr. Mais je ne veux pas voir les écrivains avant de. Alors, c'est plus la même chose quand j'ai publié. Je les connais, on se connaît. C'est un autre type de rapport qui s'installe. Mais, comment dire, je préfère être en face du texte. Alors ce qui arrive souvent, c'est que. Envoyant les auteurs, j'ai cette espèce de stupéfaction à quel point il ressemble à leur livre. C'est même ça peut être même dans la. Dans la basse, il ressemble à leur livre, il y a quelque chose. Mais voilà, c'est très rare qu'un écrivain ne ressemble pas à ce qu'il a écri. Vous, Paul O'Chacovsky, le rends vous imaginez l'écrivain, mais vous savez aussi que l'écrivain va vous imaginer vous et que vous êtes quelqu'un très important pour lui parce que vous changez la vie des écrivains qui commencent à être édité. D'ailleurs, c'est un. Bon, alors là, c'est un. Est-ce que c'est pervers? Je ne sais pas, mais je n'ai jamais non plus au téléphone ou par l'être que je vais publier l'écrivain. Je tente le voir pour lui dire. Et c'est toujours un grand bonheur que de voir sa joie ou son émotion. C'est un gros-là, c'est un petit moment de. Je ne suis pas une pouvoir, peut-être, je ne sais pas. Mais c'est un pouvoir positif. Ce n'est pas. Il y a deux écrivains, des éditions de minimie qui ont raconté. L'importance qu'avaient eu gérôme l'indom pour eux, c'est Jean-Philippe Tousain et Jean-Hachinose. Et. Et on se. Jean-Philippe Tousain écrit par la maman de la sentiment d'urgence, de curiosité, de vivacité qui font de. J'ai rôme l'indom, le grand éditeur qu'il est. Et donc, vous sentez parfois le. Je sais pas si c'est de l'amour, mais presque. -Oui, mais. -Vous avez l'importance? -Vous avez l'impression que. -Vous avez bien sûr. Voilà, je sais très bien que. Je joue des factos comme ça, un rôle important dans la vie des écrivains que je publie, parce que. Bon, puis, aussi, je joue un rôle important dans la vie, parce que c'est pas censu unique, et je parle pas simplement de la marche économique de la maison, même de sa marche intellectuelle. Moi, je suis dans un rapport comme ça, une forme d'intensité dans les rapports. Il me donne ce qu'ils ont de plus précieux. Donc, je suis investi d'une tâche qui est énorme, et c'est impressionnant. Donc, je sens leur confiance, puis je sens leur doute aussi, parfois, je sens leur satisfaction. Ça peut arriver, bien entendu, et ça arrive. Et bon, c'est un mois de faire le mieux possible, mais c'est toujours quelque chose de très. Comment dire, très engoissante, très. -Vous trouvez les bons mots pour dire. -Oui. -A différence de ce que je viens de faire. Pour dire qu'en ça ne va pas, ça vous arrive de lire un livre qui est en train d'être écrit où lescrivants n'arrivent pas. Il n'en j'y n'en passe. Et ils vous montrent à manuscrit en train de se faire. -Tout les quatre figures sont possibles et celui-là, entre autres, c'est déjà présenté, ou un écrême, nous nous demandent conseils. Mais je suis extrêmement. -C'est comme dire. Attentif à ne pas en piéter sur le territoire de l'écrivain. En plus, il y a des écrivains qui ont passé des commandes. Il y a ce que je ne fais jamais. Il y a des écrivains qui ont peut-être dire, "Non, tu te trompes, il ne faut pas faire comme ça, où vous vous trompez." Je ne suis pas exactement comme ça, non plus. C'est-à-dire que. Moi, je trouve que les écrivains avec lesquels je travaille sont des gens qui sont suffisamment maîtres de leur art pour que les tâtonnements, les ézitations, ce que je veux. Je ne suis absolument pas orientée selon mes désirs, le travail des écrivains. Je peux leur dire que tel oeuvre mériterait d'être un peu plus travaillé ou approfondi. Je peux dire ça, mais je ne peux pas dire. Je ne sais pas où je ne sais quoi, mais c'est un autre type de métier et un autre type de relation. Ce sont d'autres hauteurs. Et quand il faut dire qu'une oeuvre mériterait d'être un peu plus travaillé, vous le dites comme ça avec ces mots-là, approfondi, on vous dit. Oui, mais j'essaie de le dire de manière pas blessée, d'abord, pas froissée et ne pas créer de malentendu. C'est très variable. On ne parle jamais de la même manière à deux écrivains différents. Ce n'est pas une question de stratégie. Là aussi, c'est une question d'apprédiation. Simplement, c'est un rapport humain à peu particulier, mais on ne. J'ai pas de recettes, en fait, ces chacfois différents et de vous. Les états d'âme des écrivains, pas le chacowski Lawrence. Vous les écoutez. Les états d'âme des écrivains, ils ne sont pas différents. Tout le monde a des états d'âme. Ce n'est pas. Alors, il y a des problèmes spécifiques aux relations entre écrivains et éditeurs qui font que, bon, voilà, on a des problèmes particuliers qui peuvent se poser. Donc, qui appellent des solutions particulières. Mais dans l'édition, il y a des personnes qui estime que les écrivains sont des écorchés vifres, grosses enfants, etc., j'ai entendu tout et davantage encore au cours de ma vie professionnelle. Pour moi, les écrivains sont des femmes, des hommes, comme les autres, simplement ce sont des écrivains et les rapports. Pour professionnel que je peux avoir avec eux, me donne certaines responsabilités. Mais pour le reste, c'est des. Voilà, c'est. Il n'y a pas des qualités propres écrivains. Des qualités humaines? Oui. Oui. Non, les qualités qu'ils ont, ce sont des qualités d'écrivains. C'est. bon, voilà. Bon, bon, c'est. Bon, si bien sûr, il y a des qualités, par exemple, les écrivains, comme tous les artistes, d'ailleurs, sont des gens qui regardent et qui observent et qui comprennent et qui. Et ça, c'est quelque chose que je leur envie beaucoup, effectivement, ce sont. C'est quelque chose de propre aux artistes, en général, je crois, c'est une manière de regarder les autres, le monde plus profond, plus lucide, plus pénétrante, et de le restituer, de le comprendre, de l'expliquer, de l'analyser. Peut-être mieux et d'avantage que vous et moi, mais oui, mais ce sont des qualités d'artistes. Et vous, vous ne les avez pas à vous penser? Vous avez. Ils ont une attention, en fait, ça, oui. Et vous sentez que vous ne l'avez pas au même de graines? Je vais grâce à eux par eux, par leur intermédiaire. Parce que quand l'isant un texte, vous êtes très attentif. Oui, oui, oui, oui, bien sûr, mais je suis attentif au texte et à ce qu'il me dit. Et je pense que tout seul, je ne saurai pas le faire. Et vous arrive pour le check-ups, ce qui leur lance d'être agacé par un texte? Oui, ça peut arriver. Bon, tout dépend des proportions, des limites. Mais je. à travers mon expérience comme ça, comme ça a existé, parce que ça fait comme. 44 ans que je travaille dans l'édition, je. j'ai appris qu'il fallait aussi admettre d'être déconcerté par un texte qui fallait accepter d'être. bon, comme je disais, l'autre fois, bousculé par un texte et comme on dit, ce qui peut apparaître comme un défaut dans un livre, dans un livre, il faut faire attention parce que ça peut. se révélètre une des vraies qualités du livre plus tard. Vous avez des souvenirs de personnage, de livres qui vous ont touché plus que d'autres? C'est pas forcément de personnage et parfois des phrases qui me traînent comme ça dans la tête. Je me suis dans des premiers manuskis que j'avais lu chez Christian Bourgoua où il avait cette espèce de lait motif à travers tous les iraimoutonnements de front des hommes et je ne sais pas si c'était cette phrase dans la tête 44 ans après. Et ça vous plaise? C'était 5 guillets. C'était 5 guillets. C'était 5 guillets et c'était ritumé le texte. Je me suis aussi dans notre texte lui chez Bourgoua où il s'était basé sur la répétition. Il y avait une autre chose, cher, cher, gouradzin qui revenait comme ça. Il a un roman russe, quelque sorte. Christian Angou a écrit un texte pour un colloque qui a été organisé sur l'amour. Un colloque organisé par Jean-Bien de Bomm qui s'occupe du manque des livres. Elle a écrit le thème du colloque, c'est l'amour. Elle a écrit un texte sur son amour de l'écriture et puis elle y parle de ses amoureux et de sa vie. Elle dit qu'elle a beau avoir eu des amoureux qui étaient de grands lecteurs lorsqu'elle a montré un livre qui a été en train d'écrire. Elle avait un livre actif. C'est alors faiser peur. Est-ce que vous comprenez ce qu'elle veut dire? C'est alors faiser peur parce que le livre est été en train de se faire. Oui, je peux comprendre. Je peux comprendre. Je ne l'ai pas cette peur parce que j'ai une certaine pratique. Maintenant, je ne suis pas l'amour et de mes auteurs. Ça change le rapport. Mais quand on a un rapport comme ça, personnelle, un team, ça peut être compliqué. Je le comprends très bien. Déjà, quand on me donne un texte en cours, en train de se faire, etc. Je suis très surconspèche, je fais très attention comme je vous l'expliquais. Je ne me construisent la panique que ça peut être pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude et qui en plus avec la personne, des enjeux amoureux ou autre. Si la qualité d'un écrivain, c'est d'être très attentif et de bien voir la qualité d'un éditeur et qualité d'un écrivain, c'est d'accepter, se laisser des concertés, c'est-à-dire de. Bon, c'est la curiosité, ça s'y sure. C'est bon. Continuer à être heureux d'ouvrir les manuscrits qui arrivent. Ça, c'est une chose. Mais c'est aussi d'être débordé. C'est d'être troublé, d'être mis à mal, d'être mis à la laise et de contester. D'accepter de tout entendre. Exactement. C'est d'être maléable, enfin maléable, c'est pas le bon que vous viez à me. Oui, non, d'être ouvert, tout simplement de tout ouvert. C'est une constellation d'amis, PON. C'est pas. Donc, c'est pas. Vous dire. Bon, je peux avoir avec certains des auteurs que je publie, des rapports plus amicaux qu'avec d'autres, au monde qui sont dans la métier. Ça existe, bien sûr. Mais, comment dire. La maison d'édition, c'est pas une bande d'amis. C'est pas. C'est pas une bande de copains. Ce sont des gens qui travaillent ensemble et qui. Ensemble, c'est pareil, mais enfin, ils ont dans le même endroit qui peuvent interférer les uns avec les autres. Mais. Je pense que ça ne peut pas être ça. Ça ne peut pas être une bande d'amis. Parce que du coup. C'est plus une maison d'édition, c'est une bande d'amis. Vous écrivez un. Vous parle. De ce qu'on fait, les autres dans la nuit. Oui, oui, oui. Il y a une espèce de règles tacites, c'est que personne dit du mal de personne. Elle est tacite, vous ne l'avez jamais. Il m'est arrivé à une reprise de la rappelée, mais je ne supporte pas qu'un écrimment que je publie, mais je m'adresse du mal d'un autre écrimment que je publie. Vous aimez bien qu'il vous dise du bien d'un autre écrimment? Je ne lui demande pas. Évidemment, je ne me demande pas tout le monde des métoulements, parce que là, on sera encore dans un achat. Je ne sais quoi, mais c'est. Je suis content quand on est écrimment. Je me dis qu'il a beaucoup aimé le livre d'un autre écrimment. Ça, j'ai un peu très plaisir. Mais je ne me demande pas ce qu'on vous le dise. Ça, moi, vous avez fait une fête pour les 30 ans de votre maison d'édition. Et qu'elle était l'atmosphère. Je pense que tout le monde était. Oui, c'était quand même un poissime évainier. C'était quand même la chez le mot, c'était très amical. C'était une fête, donc on n'est pas trop gagné dans une fête en principe. Et vous, vous sentiez comment on fait dans les 30 ans de votre maison? Je suis très très raviée. Je suis content. C'est un beau moment parce que quand même 30 ans, ça commence à faire. Et je suis heureux d'être arrivé jusqu'à ce moment-là. Mais il faut tenir encore une année et une autre année après. Une suivante, j'espère. C'est comme ça, quand t'es année par année. Oui, exactement. Exactement, mais j'ai jamais compté autrement. Parce que sinon, c'est pas possible. D'abord, c'est pas une. comment dire? Ça n'est pas une entreprise industrielle, P.O.L. C'est-à-dire qu'on ne prévoit pas le produit qu'on sortira dans 5 ans. Il n'y a pas des bureaux d'études qui sont en train de travailler à la conception. C'est des écrivains qui, à chaque fois, donne quelque chose de totalement nouveau, totalement inattendu. Enfin, c'est ce que j'attends, en tout cas, moi, l'inattendu. Et donc, on ne peut pas faire de plan. Mais on peut même pas se dire, tiens, je vais publier un tel mois parce qu'il m'a dit que. Parce que aussi bien, il aura terminé plus tard, et donc, c'est très très difficile de programmer. Alors, je sais plus, ce qu'elle pouvait être, c'est, mais un jour augmenter d'un jour. Là, c'est une année, augmenter d'une année. Bon, puis au bout d'un moment, ça marche, ça fait quelques années, mais. Merci, Paul O.Cacos, qui leur rend sa demain. Allez-moi. C'était Avonu, toute cette semaine, Virginie bloque l'aîné rencontre Paul O.Cacosky-Lorance. Attaché des missions, Claire Poinsignon, prise de son Bernard Cantin, réalisation un Pascal Divine, coordination Sandrine Trénère. Cette émission restait coutable en ligne pendant une durée de 1000 jours, et pôtes qu'estable pendant un an, sur franceculture.fr. Vous retrouverez demain la suite de cette rencontre de Virginie bloque l'aîné avec Paul O.Cacosky-Lorance. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Paul Otschakowski-Lorance, éditeur depuis 1983, a fait de la lecture son métier, guidé par la recherche d’une « vérité formelle » et d’une « justice » dans les textes.
  2. Il distingue les manuscrits intéressants de ceux qui sont immédiatement exceptionnels, souvent arrivés par la poste, et cite des exemples comme Patrick Laper.
  3. Il refuse de rencontrer les auteurs avant d’avoir lu leur texte, privilégiant le rapport direct à l’écrit, et insiste sur l’importance de la forme comme révélateur du contenu.
  4. Il se montre prudent dans ses conseils aux écrivains, respectant leur territoire créatif, et valorise l’ouverture d’esprit, la curiosité et l’acceptation d’être déconcerté.
  5. Il évoque l’intensité des relations avec les auteurs, tout en affirmant qu’une maison d’édition ne doit pas être une simple « bande d’amis ».

Summary:

Paul Otschakowski-Lorance, éditeur fondateur de la maison du même nom il y a 30 ans, explique comment il a transformé sa passion pour la lecture en métier. Pour lui, l’essentiel réside dans une « vérité formelle » – une justesse d’écriture qui, au-delà du style, révèle une vérité plus profonde sur l’auteur. Il compare la découverte d’un manuscrit exceptionnel à un choc immédiat, comme lorsqu’il a lu les premières lignes de Patrick Laper, où une simple phrase (« comme sur une photographie du temps ») ouvre une dimension métaphysique.

Il reçoit plus de 3000 manuscrits par an, mais seuls quelques-uns le bouleversent. Il refuse de rencontrer les auteurs avant d’avoir lu leur texte, préférant un face-à-face avec l’écrit seul. Dans son travail d’éditeur, il se montre très attentif à ne pas empiéter sur le territoire créatif des écrivains, tout en sachant leur dire, avec tact, qu’un texte mérite d’être approfondi.

Il valorise la curiosité, l’ouverture et l’acceptation d’être déconcerté par un livre. Enfin, il insiste sur la nécessité de maintenir une distance professionnelle : une maison d’édition n’est pas une bande d’amis, mais un lieu de travail où les relations, bien qu’intenses, restent fondées sur le respect et la confiance mutuelle.

FAQs

L'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens ne se considère pas plus doué, mais il a fait de son plaisir de lire son métier. Il cherche dans les textes une vérité formelle et juste, qui résonne profondément avec sa sensibilité.

Beaucoup de manuscrits arrivent par la poste, comme ceux de Martin Winckler ou Marie Darrieussecq. L'éditeur les ouvre et peut être immédiatement frappé par un texte exceptionnel, ce qui arrive plusieurs fois par an sur environ 3000 manuscrits reçus.

Il préfère être face au texte seul, sans influence extérieure. Après la publication, il constate souvent que l'auteur ressemble à son livre, ce qui confirme son approche.

Il joue un rôle important, à la fois économique et intellectuel, en accueillant ce que les auteurs ont de plus précieux. Il ressent leur confiance et leurs doutes, et s'efforce de bien faire, même si cela peut être angoissant.

Il est attentif à ne pas imposer ses désirs et peut suggérer qu'une œuvre mérite d'être approfondie, mais toujours avec des mots non blessants. Chaque relation est unique, sans recette universelle.

Oui, ce sont des gens qui regardent et observent le monde avec une profondeur et une lucidité accrues, ce qui est une qualité d'artiste. L'éditeur les envie pour cette attention qu'il ne possède pas au même degré.

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