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65. IA, le pétrole du XXI siècle au Moyen-Orient ? - Yasmina Asrarguis

49m 55s

65. IA, le pétrole du XXI siècle au Moyen-Orient ? - Yasmina Asrarguis

L'intelligence artificielle est présentée comme un outil de pouvoir crucial au Moyen-Orient, transformant les capacités de renseignement, la guerre et l'influence. Elle est devenue un objet de gouvernance et de compétition, chaque acteur cherchant à imposer sa vision du monde. Dans cette région, l'IA est perçue comme une infrastructure stratégique, comparable au nucléaire, que les États veulent acquérir pour diversifier leur économie au-delà du pétrole. Les pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, investissent massivement dans l'IA pour créer une économie de services et renforcer leur légitimité. Cependant, la guerre en cours a perturbé ces plans, en remettant en cause la dépendance aux garanties de sécurité américaines et en redéfinissant les priorités sécuritaires. Les attaques sur les infrastructures pétrolières et les data centers ont souligné la vulnérabilité de ces pays. Les Émirats ont adopté une stratégie d'anticipation avec un ministère dédié dès 2017, tandis que l'Arabie saoudite mise sur des incubateurs comme "The Garage". Les projections économiques indiquent que l'IA pourrait représenter 261 milliards de dollars du PIB cumulé du Golfe d'ici 2030. Malgré des objectifs similaires de diversification, les approches diffèrent, reflétant une compétition pour l'influence et la souveraineté. L'IA est ainsi au cœur des dynamiques géopolitiques, économiques et sécuritaires de la région.

Transcription

7486 Words, 44455 Characters

French
l'intelligence artificielle plus dans cette région qu'ailleurs, c'est vraiment un outil de pouvoir. Elle vient vraiment transformer et les capacités de renseignement et la manière dont on fait la guerre et la manière dont on influence et les acteurs et la manière dont la guerre est racontée. Donc, c'est véritablement devenu un objet de gouvernance et un champ dans lequel tu as une véritable compétition. Donc, on pétition pour une vision, du monde, une vision, du moyen-orient particulier. Bonjour et bienvenue sur les deux souglia, le podcast qui tente de mieux comprendre les évolutions de l'intelligence artificielle et leurs impacts sur notre société. Bonne écoute. J'aime bien commencer les épisodes dans le monde en personne de se présenter. Toi, t'as travaillé pour la série diplomatique de l'Élysée, t'as travaillé ensuite à Lunezco. Aujourd'hui, tu es chercheuse à associer à Princeton. Peut-être que tu puisses raconter, c'est quoi le fil rouge de Sparkours et aussi ton rapport à Lyam parce que, du temps moins comme ça, c'est pas forcément ton sujet de recherche. Donc, hot, t'as aussi cadé ton rapport à Lyam avant qu'on ne creuse un plus tujet. Le lien quelque part, ça a toujours été pour moi comprendre la manière dont la décision publique et la puissance se construisait, puis se mettaient en place. Dans mon parcours, j'ai d'abord commencé en diplomatie, notamment, effectivement, je sais pas si parler de Lyam, puis surtout, Lunezco et une entreprise aux États-Unis, qui s'apparient chez Latia, à sa société où là, on a vachement organisé de conférence économique dans lesquels sur les dernières années, Lyam est devenu un enjeu central, notamment Lyam et la Tech, avec, d'une part, un grand intérêt des gouvernements, un grand intérêt des fonds d'investissement et un grand intérêt de la part de différents PDG, même de grands groupes. Ils ont été quelque part obligés de se moderniser, et Lyam a été un langage qui nous ont dû eux-mêmes adopter et donc, dans le champ du plomatique et politique, depuis Lunezco ou Loneux, on a eu à traiter de la question. Lunezco, ça a été notamment tout un travail qui a porté sur la question de la régularisation et la régulation, mais la création véritablement d'une norme d'étiques de l'intelligence artificielle. Et donc, j'ai pu accepter de grandes négociations entre plus de 180 pays, dont les chinois sur cette question de l'usage de Lyam. Quelle norme partagée à l'échelle internationale et quelle modalité d'implémentation. Et donc, sous la direction générale d'Odres-Odres ou les Lunezco, vous avez effectivement l'ensemble des pays représentés dans cette organisation, qui ont signé cette espace de charte commune d'étiques de l'intelligence artificielle. Alors, la phase 2 est systématiquement l'implémentation et c'est là que Loneux est systématiquement challenge. C'est comment est-ce que vous passez de l'accélépation de règles ou d'une forme d'étiques à sa mise en place rigoureuse et notamment en matière de privacy, donc la protection des données, c'est un énorme jeu, la protection de l'identité des citoyens, c'est un énorme jeu. Et tout ce qui est lié si vous voulez aux technologies duales, donc cette technologie qui est moins à être utilisée à des fins de consommation pour le citoyen l'embedois et qui, un moment, vont être réutilisé pour des enjeux régaliens, donc soit dans le champ militaire, soit dans le champ du renseignement. Donc, toutes ces questions, si vous voulez à son cœur de la complexité intellectuelle du monde dans le qu'elle ont vie et bon diplomatie et en politique, et en politique, ça reste un enjeu et encore plus au moyen orient, puisque il y a bien touché profondément à la question de la souorientée des pays et on a pu le voir pendant la pandémie du Covid, où les citoyens, les Etats et les gouvernements ont dû agérer une autre façon de faire, une autre façon de gouverner une autre façon de vivre, une autre façon de faire tourner l'économie pendant presque un an avec de long confinement, qui ont propulsé ces diplomates et ces gouvernements dans l'air de la tech, alors que vous n'en avez pas mal, qui savait pas, qui savait forcément utiliser un ordinateur avant ça. Donc, ça a propulsé le monde vers une nouvelle air, et aujourd'hui, cette terre, quelque part, est en train de se structurer, et il est important d'en comprendre les dynamiques pour ne pas en France, ou ailleurs être spectateur ou uniquement suger de ces transformations. - Peut-être que je suis une deuxième question complémentaire, mais toi, à titre plus perso, dont on a repart à juste après, tu viens de publier un livre, et par le de recherche, c'est quoi ton rapport à ces outils d'Iyaya et notamment de génératie? - Sur l'IA, d'abord, moi, j'ai eu dans ma métrabeau de test sur les accords d'abrame, à me y pencher, puisque l'un des premiers scandales, mais qui a aussi montré une forme de coopération extrêmement forte entre Israël et Différent Péria Rab, c'est jouer avec le fameux logiciel Pegasus. Et donc, la coopération dans le monde de la tech est cette idée de créer une prospérité économique qui viendrait transcendée l'ensemble des difficultés qui peuvent se jouer sur le plan politique au moyen-orient. Ça a été l'équation et le Joker, si vous voulez, de l'administration Trump 1, avec Jarrett Kushner en particulier, qui a de manière assez froide, cynique et réalpolitique, décidé que les grandes réconciliations politiques mannerait à l'échec, globalement que réconcilié Israël et Palaisin étaient extrêmement compliqués et donc que dans ce contexte-là, va les mieux travailler avec ceux qui veulent de cette coopération. Une coopération qui est passée par le financier l'économique et le technologique. Et moi, j'explique donc dans ma thèse et dans le bouquin dont vous avez parlé le mirage de la paix. J'explique ces accords d'Abraham comme étant un coming out. Donc, c'est véritablement des États Israël et les États-Unis appuyés par une partie des personnalités les plus influentes de la sille iconovalée, de Palo Alto et de Miami en passant par New York. C'est toute une intelligente siya qui s'est éversuée à travailler dans les coulisses depuis bien des années, notamment matière de sécurité et de renseignement. Et donc, si vous voulez certains acteurs de la tech ont précédé leur diplomatie et leur gouvernement. Est-ce que dans les coulisses, ils ont des liens entre des gouvernements, entre des personnalités arabes et des personnalités israéliennes et américaines et parfois certains PDG de la tech israéliennes ont également une nationalité américaine. Donc tout ça, c'est structuré depuis les années 90 dans les coulisses. Et donc, mal quand je commence ma thèse en 2023, c'est vraiment dans le contexte de ce scandale Pegasus, mais aussi de cette grande question qui est fondamentale, est-ce que la tech peut réussir là où la politique et la diplomatie a échoué? Et c'est une grande question qui a été posée par l'administration Trump qui a tenté de venir mettre du profit et de la propriété économique là où les grandes conversations politiques et civilisationnelles ne donnaient aucun résultat de manière extrêmement concrète. Et donc, par la technique, on a essayé de répondre à un certain nombre de questions. Alors, clairement, on est très loin d'avoir pacifié le moyen de l'Orient grâce à la tech. Mais, c'est venu changer partie de la région, une partie de l'émoins du sein opérantie et une manière assez nouvelle et très américaine finalement. Je pensais la chose politique et sa résolution par économique, en oubliant évidemment les enjeux culturels, l'éducationnel, de reconnaissance mutual, dans justice et justice et surtout de territorialité parce que il y a, aussi, cassé la notion de frontière et on bascule dans un monde où la frontière importe peu, je vais vous conner dans l'air du digital et si vous voulez, dans un moyen-orient où palaiscignants comme israignants se battent encore sur cette notion de frontière et que les palaiscignants attendent encore en état, vous avez l'IA qui vient de chalanger la notion de souveraineté et tout ça se produit dans le même temps. Et d'une certaine manière, ça vient impacter ces dynamiques qui se jouent en même temps. On a préparé cette entretien, tu me disais si on veut comprendre ce qui joue sur le juillet d'IA au moyen-orient et on va revenir juste après. C'est important de comprendre un petit peu le contexte géopolitique et de le sujet du livre dont tu parlais de la mirage de la paix ou de tu parles des relations israélos arabes. Est-ce que peut-être que tu peux reposer un peu, ça pourrait prendre des heures, mais en quelques minutes, un peu le contexte géopolitique dans lequel on est et puis la traité d'actualité avec la guerre en Iran parce que nécessairement, ça a des intracts aussi sur les stratégies autour de l'IA qui sont mis en place. Peut-être que tu vas rappeler déjà que l'intelligence artificielle plus dans cette région c'est vraiment un outil de pouvoir. Donc, compétition pour une vision du monde, une vision du Moyen-Orient en particulier et donc, il faut comprendre cette innovation dans la région comme une forme d'infrastructure stratégique que les pays et ses pays et c'est ça. d'acquérir puisqu'ils espèrent s'en doter de la même manière qu'on a pu se doter au paravant de l'internet ou que certains pays n'y font compétition pour obtenir le nucléaire. L'IA aujourd'hui est assez comparable et c'est vraiment quelque chose que ces États veulent intégrer à leur avenir avec des visions de transformation économique d'ici à 2030 dans un contexte où notamment les pays du golf cherchent à sortir de l'air rentière et du pétro-dolard donc l'IA, la technique et investir dans l'intelligence et la re-structuration de l'économie avec une économie de service va venir se vous les répondre à un enjeu de diversification en termes d'investissement pour eux. Donc ça leur permet de redistribuer si vous voulez toute la masse financière qui a été accumulée avec le pétrole et la revient investir dans une diversification qui de leur point de vue permet une transition vers une économie plus durable et une réinvention quelque part de leur légitimité en tant qu'État puisque pendant très longtemps c'est le pétrole qui a permis de payer quelque part et d'offrir des salaires aux citoyens. Aujourd'hui on est dans un engagement au moyen de rien vis-à-vis du citoyen ou on lui demande autre chose, on lui demande de contribuer à la création de valeur ajoutée et de richesse dans cette région et l'IA évidemment la tech fait partie des stègements qui sont investis. Maintenant pour répondre à la question sur le volet géopolitique, faut dire que le moyen organ est entré dans une phase de stabilisation instable pour le dire de manière sans être au pessimiste puisque la guerre actuelle a eu des bœurépères coutions qu'on n'arrive pas encore exactement à mesurer notamment l'impact sur les infrastructures pétrolières mais aussi l'impact et les dommages qui ont été causés sur des data centers et donc on a vu si vous voulez que dans un guerre non seulement on a essayé l'Iran notamment à attaquer sur ce qui a toujours fait la puissance de cette région à savoir sa sécurité, sa stabilité et sa rentre pétrolière mais aussi son futur à travers des attaques ciblées sur les capacités i-a d'avenir etc. Et donc on voit bien que dans ce face à face entre l'Iran et de nouveaux pays qui n'étaient pas ennemis mais en tout cas de manière ouverte mais on voit bien que cette tension du golf bien redefinir si vous voulez les équilibre et sur les premières semaines de la guerre on a assez rapidement aligné les postures géopolitiques d'Israël et des Américains puisque l'axe occidental ne l'oublieront pas et le redistributeur dans la région par le syndicom mais pas uniquement durant ce monument donc c'est eux qui offrent durant ce monument militaire et le distribu au pays arabe et créent une forme de coordination qui leur permet notamment sur le balistique de se prémunir et de protéger leurs airs bien sûr plusieurs grandes voies de ce même plus startup à ce stade mais des voies de campanantir sont au coeur de ces dynamiques et au coeur de cette redistribution d'abord de l'information puis du déploiement d'une certaine action dans la région donc l'Ia la tec la géopolitique et la guerre sont fondamentalement aujourd'hui liés et encore plus dans l'absence de résolution durable des conflits on l'a vu aussi par le fait que dans cette crise plus que dans les précédentes il y a eu un changement d'intensité de forme et de capacité à venir anticiper certains risques notamment ceux qui sont posés par les drones puisque la droneisation de la guerre au moyen-orient à poser un risque fondamental à la sécurité des pays des citoyens et à la capacité des pays du golf à répondre puisqu'il est extrêmement coûte de détruire des drones et donc ça a propulsé si vous voulez ces pays dans une intriple questionnement vis-à-vis de l'Ia en temps de guerre d'abord la question de la souveraineté donc ces états du golf ont longtemps si vous voulez dépendu de garantie de sécurité externe notamment américaine ou d'on lui est attendu et même espéré pour certains d'entre eux que la surveillance la cyber sécurité et l'anticipation des menaces vendrait exclusivement des américains et que globalement indexer sa sécurité sur la technologie américaine leur garantiré une forme de sécurité ça n'est pas le cas donc aujourd'hui on voit bien que même si vous voulez la semaine dernière on a eu des rencontres de très très haut niveau entre les émirats et la chine entre vous avez des dialogues quotidien entre la rabissa ou dites et la Russie tout ça vient répondre à un enjeu de divers efficacion des alliances stratégiques pour ces pays de l'arégion principalement parce qu'ils ne veulent pas dépendre uniquement de la protection américaine ensuite vous avez un enjeu de résilience pour eux la question ça va être comment est-ce qu'une réune région et un certain nombre de pays du moyen-orient peuvent absorber aujourd'hui les chocs militaire énergétique et économique sans perdre le cap et leur capacité à produire sur le très long terme notamment ce dont on parlait tout à l'heure à savoir cette idée de transformation de leur économie pour l'air post post pétrole donc aujourd'hui commence qu'on peut parler de post pétrole ce n'est le sujet des investissements étatiques on ne sait pas dire si les fonds souverains et miratis et saudiens vont mettre principalement de l'argent sur leur armée leurs hôpitaux leur secteur touristique etc plutôt que sur développer la tech et miratis ou saudienne de demain cette guerre si vous voulez à remis en balance certaines priorités et quand vous avez une priorité en matière de réégalien ça change les urgences et donc ces visions de 2030 vont également être repensées à l'hône de nouvelles priorités sécuritaires pour ces pays et puis enfin vous avez la question de l'influence puisque l'IA c'est n'est pas seulement un outil défensive c'est aussi quelque chose qui vous permet pour ces pays de produire d'énormes des récits des successories avec une possibilité de devenir une vitrine quand vous êtes les émirats vos dreves et de devenir la startup nation du Moyen-Orient en quand vous êtes l'Arabie saudite vous crée donc ils ont créé un incubateur qui s'appelle le garage évidemment puisqu'ils veulent créer leur station F quand vous êtes à de région avec une capacité d'investissement vous regardez quotidiennement ce qui se fait à la siloqonvalet et à Palo Alto et vous espérez qu'un jour la génération des jeunes ingénieurs que vous avez financé et formé à Oxford d'Arvard ou à Berkley revienne en Arabie et crée les futures licorne saudienne et émiratine donc l'influence et l'enjeu de l'IAS ça vient aussi répondre à un enjeu de récit national pour ces pays qui veulent montrer qu'ils peuvent devenir une plateforme pour les investisseurs pour l'économie mondiale ils peuvent être un pont entre l'Asie et l'Afrique entre l'Europe et l'Orient entre l'Occident et l'Orient et donc il y a tout un enjeu pour eux de software voilà ça vient répondre à ta question ça répond je suis disais il y a une sorte de pivot où que ça soit la rabie saudite les émirats à Arabie unies se disent globalement on est sur une économie drante on a encore des réserves mais on veut utiliser cette rentre justement pour faire un petit goût être moins dépendant des flux de pétrole de gaz pour investir dans le futur et donc de passer d'une économie de la rentre à une économie plus technologisée tu parlais de l'accompagnement des populations ou dans une économie de la rentre moi je vois ça de l'extérieur mais je prends l'exemple de la rabie saudite et une partie de la population qui est soutenue financièrement grâce au fond qui sont générés par cette vente là demain on est dans le domaine de liat par exemple c'est un autre modèle et il n'y a pas forcément de de rentre comment je vois ça c'est anticiper et notamment sur l'accompagnement et la formation des populations ce que c'est quand même un j'ai l'impression un changement assez même culturellement c'est assez radical déjà une façon même transformation tout à fait et c'est pour ça que enfin moi je parle d'un d'un espace intégré par la technologie et c'est ce qu'ils essayent de créer dans l'imaginaire collectif ces pays avec effectivement des stratégies de doha à d'où baillent en passant par rillade qui sont assez différentes mais qui vise si vous voulez un peu une une transformation similaire puisque c'est certes une transformation silencieuse mais c'est avant tout d'abord que la technologie civile devient un instrument central depuis sens pour chacune de ces capitales et c'est véritablement aussi propulsé par le fait que pour eux liat c'est en train de devenir le pétrole du 21e siècle donc il va l'en faire partie et il s'avent que c'est à la fois un levier de puissance un levier de souveraineté un levier d'influence et que leur citoyen doit de s'armer et contribuer à la création de cette nouvelle air mais comme tu l'as très bien dit parler d'une de l'IA dans le golf et penser que c'est un espace de bloc homogène, ce serait trompeur parce que ils ont certes des objectifs similaires quand on parle de diversification et de monter en puissance, mais la manière dont ils ont approché le sujet est assez différente. Si on compare les émirats à l'arabis, ça a eu typiquement les émirats ont adopté une stratégie qu'on dit d'anticipation puisque très tôt ils ont compris que l'IA allait être un enjeu, un enjeu économique fondamental et donc à partir de 2017 ils ont créé un ministère dédié qui devait à la fois créer une institutionnalisation à l'échelle de leur gouvernement. Les on pour laquelle par rapport à d'autres pays ont beaucoup mieux géré le Covid parce qu'ils avaient déjà appelé "mantéle numérique" à une heure ou même en Europe, on n'avait pas encore digitalisé tous nos services publics, des emplois à la sécurité sociale, au fait payer des amandes, eux ils ont été assez préclurets sur la dent avec une idée de créer un espace d'écosystèmes cohérents qui ne seraient pas uniquement économiques mais qui incurriaient les universités, des modèles au Pen sourds, alors il y a le cas de Falcon notamment aux émirats mais aussi pas mal de partenariat internationaux donc ils ont très vite repéré un peu les talents et les boîtes montantes dans certaines niches notamment aux États-Unis mais pas uniquement. Et on était assez fort à créer des partenariats avec après ce qu'il faut comprendre c'est que cette ambition quand bien même vous avez du partenariat stratégique, elle est infinée un déxé sur votre capacité à investir là-dedans pour te donner des chiffres dans la région investissement global et assez massif. Les projections économiques juste sur ce volet d'intelligence artificielle on parle de 261 milliards de dollars du PIB cumulé des pays du Conseil de coopération du golf à 2030. En Arabie ça ou dit on pense que ça pourrait représenter 12% du PIB soit du 135 milliards de dollars et pour les émirats ce serait potentiellement du 14% de leur PIB. Ça c'était encore une fois avant la guerre et donc toutes les finances soient comme je disais moi d'après mes contacts dans la région notamment les fonds il sembleraient que certaines priorités et liées soient moins fléchées quand les priorités certains font souverain donc on pourrait avoir un ruquel sur ces projections mais pour l'instant on voit bien qu'il y a quand même une ambition qui est basquée et alors pour la période 2025-2027 à Boudhabie uniquement donc pas l'entirter des émirats mais à Boudhabie après vu 13 milliards de dirames donc c'est 3,5 milliards en dollars pour installer ce qu'ils ont appelé un gouvernement qualifié dianatif donc ce que j'ai expliqué tout à l'heure donc cette idée de vraiment numériser entièrement mais intégrer en plus de liat à l'ensemble des activités des ministères et une basquée la puissance publique du NIR c'est pas encore le cas d'ambien des capitaux européennes que ce soit à Londres à Madrid en Italie donc on voit bien qu'il y a une volonté si vous voulez non seulement de de basquée par un énorme investissement mais surtout de devancer le reste du monde et c'est c'est véritablement pas uniquement une course à l'innovation mais c'est une course à la primeur de l'implémentation de cette innovation du côté des émirats puisque leur objectif c'est d'atteindre pour uniquement le marché d'il y a du 46.3 milliards de dollars à l'horizon 2030 peut-être l'arabis audite l'encrage de ce projet c'est la vision 2030 qui a été propulsé par moi à mettre belse bène selman donc le prince héritier raison pour laquelle lors du second mandat de Donald Trump on a vu arriver avec lui lors de son premier voyage officiel à l'étranger qui s'est fait de nouveau en arabie saudite on a vu à ses côtés une délégation de chef d'entreprise américaine pour citer quelques quelques noms Elon Musk donc x espacix tout enfin l'arifing pour les grands fonds sourds américains c'est pas nodin plus que l'arifing qu'a repris la main sur d'avis le word economic forum et on sait à quel point la dette la dette et l'investissement de son fond est extrêmement liée aux projections de développement de l'arabis audite et vous avez un certain nombre d'acteurs comme Alex Corp de Palantir Jeff Bezos etc qui navigue dans ce moyen-orient et pour les pays et leur gouvernement et leur gouvernement c'est d'utiliser sa tia à la fois pour transformer leur économie mais l'utilité aussi pour transformer leur société en arabie saudite ça a été fondamental avec les giga project ces espèces de projets un peu pharaoniques ont été promis et promus par MBS vous avez eu un néhomme qui a été sa tidae de créer une grille futuriste avec une nouvelle infrastructure de nouvelles industries des sous-coups volantes de liat à peu près partout et un autre projet qui s'appelle de l'ine donc cette espèce de ville qui devait traverser l'entirité du désert saudien et là encore liat a été utilisé pour déployer un soft power et un récit de puissance avec cette idée de sortir ces pays arabes notamment pétroliers qui sont regardés comme en champ de sable et les transformer dans une version extrêmement américaine et de de de films de science fiction américain les transformer en ville du futur et donc tout ce discours a été un moment notamment néhomme fortement investi de capitaux étrangers du capital américain en passant par de la ziatie que en passant par de japonais et tout ça est venu contribuer à non seulement une diversification des sources de financement pour ces pays là quand vous êtes la rabie saudite et que vous levez des fonds pour un néhomme et que ça vous met en lien avec la place et le marché de Hong Kong en passant par seoul en passant par sans franciscours en passant par Washington en passant par miami et on parle de la rabie saudite dans ces cercles là déjà vous changez vous changer le regard sur votre pays et vous en créer un espèce de gateway et de point de passage pour pour l'économie mondiale et pour les fonds les fonds ouvrains mais et aussi les fonds d'un investissement de manière générale donc quand bien même si vous voulez ces produits non pas étaient retranspits dans une réalité néhomme aujourd'hui clairement n'existe pas et on peut pas dire que ça existera demain en revanche ça a tout de même propulsé si vous voulez la rabie saudite de manière à ce qu'on pense à cet état comme une puissance de frappe financière et territorial puisque ils ont une ambition et effectivement une ambition à la hauteur des défis de mise en oeuvre mais une ambition tout de même j'ai l'isé un un article je sais plus qui parlait c'était un repréhentant un fonds ouvrein des des emmérape peut-être un financier et qui s'inquiétait de l'impact de la guerre en Iran enfin au Moyen-Aurean sur leur liquidité et eux ils ont beaucoup beaucoup investi via leur fonds ouvrant justement dans leur qui sont plus des startups mais avec sa open AI ou ou autre est en parler tout à l'heure tu dis qu'il y avait des arbitrages qui étaient en train d'être fait sur cette diversification puisqu'il n'y a pas et financer il y a et financer les data centers et financer ta sécurité et réparer les juvines des salinisations qui seraient éventuellement tu vois est ce que on a des premières pistes un petit peu d'arbitrage qui sont qui sont faits ou l'impact que peut avoir la conflit actuelle sachant qu'il est pas prêt à être terminé de ce qu'on peut observer sur cette stratégie de diversification effectivement avant la guerre on avait au Moyen-Aurean cette ambition de venir propulser les économies sur le plan industriel économique énergétique vers une nouvelle phase la question véritable c'est d'abord celle du juve bilan puisque pendant les frais pciblés iraniennes sur les infrastructures pétrolières on a entendu des premières des premières expressions publiques notamment catarie mais aussi Emirati que il ne pourrait pas livrer un certain nombre un certain nombre de contrats notamment vis-à-vis des européens et donc sur la question du gaz et du pétrole il l'aurait un recul de la production et donc de leur capacité à exporter la question aussi du détroit d'ormos et du fait que le commerce aujourd'hui par ce point énervragique du commerce internationale était ralenti et bien ça me semble aussi impacter les capacités de ces états-là à à déjà faire entrer de l'argent mais aussi l'aurait embestir en interne ou en externe donc effectivement aujourd'hui vous avez un double enjeu pour ces pays c'est d'abord savoir combien ils ont perdu combien est-ce que la reconstruction des infrastructures va leur coûter mais en attendant d'avoir un bilan très clair et chiffré ce qu'ils font déjà c'est évidemment avec le beaucoup de précautions, c'est de réfléchir sur l'économie nationale. Donc aujourd'hui, que ce soit le fond souverain, comme Moubadala, aux Émirats ou le PIAF en Arabie Saoudite, ils ont des enjeux très très concrets et urgenres pour lesquels ils vont devoir donner la priorité. On la dit, c'est la défense, le militaire et l'énergie. Donc ça, ça va être évidemment au cœur de leur priorité, mais là où il y a un doublanjeux sur la question de l'IA, et un vrai paradoxe. Cette l'IA aujourd'hui, sans investir véritablement dans une via souveraine pour ces pays, ils retrouvent forcément dépendants dans leur capacité de défense, de technologie étrangère. Et l'infrastructure dont ils ont besoin aujourd'hui doit être créé, si ils veulent sur le long terme, bénéficier effectivement de leur partenariat avec Nvidia ou I, OpenAI et les Google DeepMind. Mais si ils n'ont pas aujourd'hui, sur leur territoire des data centers, alors des data centers par ailleurs hyper coûteux en termes d'hier en termes indriques, mais si ils ne arrivent pas à produire une forme de souveraineté et s'autonomisée pour bénéficier du savoir-faire et expertiste de ces boîtes américaines sans en devenir dépendant, ils va globalement leur arriver la même chose qu'ils leur arrivent lorsqu'ils achètent un F-15 américain qui ne peut pas voler puisque leur devol est élancé depuis Washington. Et donc sur le plan militaire ces pays-là n'ont pas vocation et ne souhaite pas reproduire ce même schéma avec l'IA, et très concrètement, ça s'chirie ce que leur arriver. Si les investissements ne sont pas fléchés correctement sur la production d'un freestructure, si les fonds souverains ne privilégient pas aussi la diversification de l'économie, si les data centers qui ont été détruit par les iraniennes ne sont pas reconçues, et si évidemment sur l'énergie, le sécuritaire et l'urbanisme, il n'y a pas une espèce de coordination puisqu'on voit bien que ces guerres viennent mettre tout en danger. Avec une seule frappe de drones, vous pouvez casser 15 ans de projection, et vous pouvez vous dire que ce n'est pas un moment que vous avez fait, et vous avez fait une question, si vous avez fait une question, si vous avez fait une question, moi le premier, mais les observateurs, j'ai l'impression que quand il est au début du conflit, c'est par le de gens, pensé que ça restrait s'y reconstruire, dis-ran les Etats-Unis, Israël, et on a vu par un, enfin, plusieurs semaines, tu vois, des drones aux Émerats, Qatar, alors même que, alors peut-être qu'on a part une reste stratégique du partage d'information, mais ce sera habisaudite, les Émerats, les Qatarés, n'étaient pas pleinement rentrés dans le conflit, et j'ai l'impression que ça casser un petit peu un mi, tu as typiquement doubaïc, tu as construit ce mit pour les influencers européens, pour les investisseurs de Safe Place, où on pouvait venir, on est en sécurité. Tu parlais d'infrastructures sur le long terme, typiquement sur l'IAS, tu as une reste stratégie, c'est des infrastructures que tu construis pour 5, 10, 20, 30 ans. Tu as comment tu peux construire un truc comme ça sur du long terme, si tu dis, demain, il y a un nouveau conflit qui est clâte, et il y a un drone qui vient détrer ça. Tu vois, est-ce que ces étalates, Bob-Aim, on peut se relever aussi de ce conflit en termes de. Tu parlais d'influence, d'image de. de sécurité qu'ils avaient construit, et qui attirait beaucoup de capitaux, beaucoup de résistissements. Ça, c'est la One Million, d'Hardle, Quachen. Alors, aujourd'hui, c'est compliqué de dire qu'effectivement ces pays vont réussir à redonner pleine et entier confiance en leur économie. En revanche, on peut avoir des signophèbes. Je pense que si on regarde les dernières crises, économiques, qui ont été peut-être de la même ampleur à savoir, difficulté à renait des touristes, difficulté à voir des chefs d'entreprises, des barquets investires, etc. C'est le Covid. Et paradoxalement, les économiques ont été le plus résiliant, ont été, à bout d'habits les Amira, et l'arabisaudite, puisqu'ils ont créé, si vous voulez, dans leur manière, de faire du business et de se projeter, une capacité, une plateforme et un point de passage, sans imposer réellement une présence de ces personnalités-là. Je vous donne un exemple. Quand les Américains ont annoncé la mort de la Yatola, ramener, on nous a expliqué que son fils, allait donc, Moshetaba, était le nouvel Ayatola. L'une des premières informations que sortit, c'est que Moshetaba avait une grande partie de sa fortune sur des comptes et des entreprises qui étaient localisés à Douballe. Aux États-Unis, en Europe, à Londres, en Afrique, vous avez peut-être des milliers, des milliers de boîtes et de chefs d'entreprises qui opèrent depuis Douballe, sans être à Douballe. Et donc, vous avez, ce que les Américains ont réun créé aussi, cette idée du du business vis-à-vis-à-investisseur, etc. Vous avez une capacité par la technique et la technologie, justement, à créer une économie quasi virtuelle, mais en tout cas, qui peut s'adapter aux flux et aux reflux de l'économie. Mais là où le Bables en Dieu met, c'est que ces pays-là, aujourd'hui, dans leur rétourique, vise une sortie de la rentre pétrolière. Sauf que cette idée, en réalité, sur le court terme, elle est totalement trompeuse, puisque dans les faits, c'est le pétrole qui va augmenter leur économie. Puisque c'est les revenus énergétiques qui aujourd'hui financent la transition technologique. Elle veritable en jeu dans ce contexte-là, pour moi, il va être humain et structuruel, à l'échelle de leurs économies. Donc, pour les émirats, ça va être leur capacité à garder les résidents, puisque rappelons que, démographiquement, les émirats, c'est près de 80 % de résidents, des étrangers qui vivent et qui font tourner cette économie, avec une démographie de près 20 % de véritables citoyens et aimerati. La rabie ça ou dites, pour le court, eux, ils ont une grosse démographie et ils ont une population qu'ils va falloir entraîner, former, préparer, pour prendre la relève. Donc, pour moi, l'enjeu fondamental, c'est de ces économies talcales opères aujourd'hui, guerre ou pas guerre, c'est que elles sont encore fortement dépendantes d'une main d'oeuvre étrangère. Les systèmes éducatifs et culturels ils sont encore en transformation. Donc, sur des postes hyper techniques, vous avez des fondations comme misques, qui envoient leurs étudiants à l'étranger, pour qu'ils reviennent avec un beau diplôme, mais c'est encore le système éducatif et encore en transformation et en monté en puissance. Et la culture, si vous voulez, du secteur public est encore trop dominante. Donc, l'idée de d'aller monter une boîte, de prendre des risques, d'utiliser l'IA pour venir répondre à un problème fondamental de la société émiratrice ou saudienne, c'est pas encore quelque chose qui est hyper diffus au sein de la population ou de l'entirter de ces jeunes arabes. Notamment dans la région pour un raison qui est pour moi aussi structuré au delà de l'éducatif et c'est ce qui ressort par mal des entretiens que j'ai pu avoir avec des entrepreneurs et des businessmen dans la région. C'est qu'ils me disent le problème quand vous montez une boîte ou une startup aux émirats ou dans un autre pays de la région, c'est que la capacité à être racheté localement est extrêmement faible. Et donc, il n'y a pas une cette culture de faire une grosse existe, à être racheté et très souvent ils essayent surtout d'adracheter par une boîte américaine. Mais dans ce cas, vous avez pas mal d'entre eux qui se disent, "Otant monter la boîte dans le Deloen aux États-Unis" et à être racheté là-bas. Pourquoi se prendre la tête pour faire ça aux émirats en arame. Donc, si vous voulez, la notion du risque de l'exit et de la venture, donc ces espèces d'entreprise qui sont des startups mais qui ont vocation à être que des startups et pas nécessairement toutes les startups qui n'ont pas vocation à être des grandes entreprises et connaître les transformations énormes que peuvent avoir des boîtes comme "Alan ou d'autres boîtes". Là, vous avez ce besoin de créer encore un tissu de pmul inovente et qui arrive sur ce marché-là. à trouver des investisseurs au bon moment et à pouvoir faire autre chose quand le temps est venu. Donc vous avez des transformations qui vont prendre du temps de génération en génération. Et je pense que ma génération pour parler à aujourd'en de mon âge dans la région sont un peu plus dans ce mindset. Mais il y a forcément un décalage entre la vitesse d'une certaine jeunesse, la vitalité d'une économie et les investissements qui sont principalement des investissements de fonds de souverain dans la région. Donc vous n'avez pas encore des gros fonds de capital risque qui font tourner l'économie. C'est principalement du souverain. Donc, effectivement, quand les fonds de souverain expliquent que les principaux défi aujourd'hui s'ils ménitèrent leur enseignement et je ne sais pas le touristique, vont s'allaisse un peu moins de marge de main-neuve ou de ma d'oeuvre pour déjà une entreprenaire qui va le penser dans la santé, des startups de culture, etc. etc. Donc, raison pour laquelle je dis que le véritable enjeu aujourd'hui il est humain et structuré dans la région. Justement par rapport à cet enjeu humain et tu es historien par exemple aux États-Unis, même si ils sont un système éducatif, qui jusqu'à présent, en tout cas fonctionnait très bien, ils avaient des talents. Alors on se rend compte qu'ils ont attiré, en regardent tous les grands patrons de la psychone valée où il y a beaucoup d'indien, il y a beaucoup de français, donc il y a quand même un enjeu pour devenir un hub technologique ou d'attirer des talents et si on prend d'où-bas et rien, il y a des enjeux pragmatiques qui fait hyper chaud, c'est des sociétés, je ne sais pas comment le dire, mais qui sont relativement sous surveillance, tu vois, en a vu pendant les frappes de drones, où on entendait que les touristes n'avaient pas trop droit de raconter qu'il y avait des frappes de drones, la question des droits, des minorités, la vie politique, c'est des sujets où là globalement on est là pour faire du business, et ça va bien se passer si on essaie de sortir de ces lignes-là, c'est plus compliqué pour autant ce qui s'est passé aux États-Unis dans les années 70, 80, où il y a eu un foisonnement intellectuel, où cette liberté justement a permis de faire immerger plein de choses, tu vois, la question que je me pose, c'est que ces conditions-là qui sont soit climatiques typiquement, en fait, c'est juste une réalité physique, tu peux pas le grand chose, où la réalité politique et géopolitique ne peuvent pas être un frein, tu vois un moment à cette ambition de que ce sera un vrai écosystème technologique mondial, où tu penses que pas tant que ça, avec cette pète, dépassée. - Je suis totalement d'accord avec cette idée qu'en gros, il y a des. que les stratégies IA dans le golf, elles ont été construits dans un contexte de relative ouverture et d'intégration internationale, et que l'étention en plus dans la région vis-à-vis, notamment le bireon, introduise aujourd'hui une espèce de variable d'incertitude qui émance pour ces économies. Et cette insertitude, elle fait que, d'abord, la perception de juriste n'est plus la même, quand vous êtes un mysticeur, aujourd'hui, où vous dites, "Ah ben, le golf, c'est. à quoi avoir semblé l'avenir si diplomatiquement, on n'est pas encore au sortie de cette crise avec l'Iran, avec un véritable accord." Donc là, on ne sait pas dire si l'administration Trump ne parvient pas à obtenir un véritable traité, je ne vous vends pas à plaisser un traité de paix, mais juste un début de mémo-rendum, un d'orchestralité, un début d'accord sur quelque chose. L'impact pour le golf, ça va être effectivement cette perception du risque qui va être un peu décuplée sur le court terme. Ensuite, vous avez, comme on l'a dit tout à l'heure, l'enjeu de la stabilité des infrastructures critiques pour ces pays, puisque le fait qu'elles ont été ciblées et aussi fortement montre que sur le plan dure enseignement, il y a du travail. Sur le plan de l'auto-défense, il y a encore du travail, et il y a eu notamment dans cette région, et c'est ce qu'on disait tout à l'heure, la croyance que l'Occident, notamment les Américains, puisque le Qatar accueille notamment le US and Com, le centre de commandement stratégique américain dans la région, ça leur offrait une véritable protection. Ça n'est pas le cas. Donc ils ont poussé aujourd'hui à repenser leurs alliances à militaires et sécurités. Ensuite, il y a la question de la circulation des talents, puisque ces économies-là sont construites sur le fait que vous pouvez avoir une mobilité, et on voit bien qu'on va aux Amira ou en Arabie Saudite, vous avez énormément de libaniers, de Jordanien, de Palestine, vous avez véritablement. Au-delà des Occidentaux qui sont aussi dans la région, ces pays-là sont des hub pour le monde. Je peux vous dire, je parlais à une amie du bânaise qui travaille à Doubail il y a quelques jours et qui me disait, si vous voulez, on a quitté le Liban pour s'installer à Doubail, en espérant qu'on n'aurait plus à se réveiller sous les drones et à craindre pour notre sécurité, et on a retrouvé ce sentiment ou effectivement quand bien même, alors il reçoit des alafes sur leur téléphone et globalement ils ont été vachement prémunis par une coordination au niveau étatique par l'attaque et cette capacité à encadre drones, et à envoyer des messages sur les téléphones de tout le monde. Il y a quand même eu des craintes et des parts qu'il faut tout à fait comprendre et qu'il va venir créer une tension sur cette idée de la circulation d'étalants, puisque quand vous avez que ça, j'en bats plus 12, vous pouvez décider de vous installer à Doubail, mais en Europe, aux États-Unis, il y a un pauvre partout dans le monde. Et donc, si les salaires et la sécurité ne sont plus garanties par ces gouvernements, mais on en est encore loin aujourd'hui, puisque on voit que c'est quand même conjointuriel, mais le diplomatique doit permettre de clôturer cette parenthèse. Pour l'instant, on n'est pas dans le moment de clôture, donc on reste dans une forme de l'incertitude, qui pousse par ailleurs ces pays-là mieux, managé et adapté le déploiement de leurs ressources financières. Donc ça, on l'a vu avec la manière dont les fonds souvera, on très rapidement dit, "OK, pour l'instant, on fait du régalien." Sur les alliances stratégiques, ils ont bien compris que la alliance israël, l'Amérique-carre, ça n'allait pas suffire, et que dans le monde globalisé et multipolaire dans lequel on est l'Iran, ça n'est pas le Venezuela, donc, faut parler globalement à tout le monde, à voir des bonliens avec la Chine, la Russie, et globalement, les 5 pays représentés au Conseil de sécurité des Nations Unies sa vêtres fondamentales pour ces pays-là, c'est le seul moyen pour eux d'avoir une véritable capacité d'action sur leur propre trajectoire nationale, mais aussi pour leur place dans le monde. Et donc, c'est véritablement l'avenir du Moyen-Orient qui est en train de se jouer devant. On arrive à la fin de l'échange, puis la dernière question de te laisser conclure, je ne sais pas si il y avait 2-3 choses à retenir de cet échange, ou peut-être sur plus globalement, tu vois, toi, c'est quoi les. sur cette question du développement de liat et des stratégies à Rouen-Orient-Orient, c'est quoi les signos à suivre, vous voulez. Alors, les signos à suivre, et si je devais un peu résumer, m'a pensé mon approche sur le sujet, c'est d'abord retenir que les ambitions du golf en y'a à son réel. Vous avez des investissements qui sont massifs, vous avez des infrastructures qui se développent, même si certains n'ont été sibilérésçement, mais ça se développe, et les initiatives se multiplient dans ce domaine. Maintenant, vous avez aussi plusieurs enjeux et des conditions encore un peu incertaines qui viennent challenger cette ambition. On a parlé de l'autonomie technologique, donc la capacité de ces pays-là à ne pas dépendre du liat qui serait importé des États-Unis, ou d'ailleurs, mais être aussi capable par les bergements de leur propres data-saint-eurs de conserver leur data et leur capacité et leur capacité en ces pays-là. Vous avez le enjeux de la stabilité géopolitique qui est fondamental et qui vient remuer ces ambitions en fonction des guerres et des blocus du détroit dormant ou d'autres tensions dans la région. Comment est-ce que ces ambitions peuvent aussi s'adapter au risque géopolitique qui sont fondamentaux et qui changent chaque jour? Chaque jour, vous avez un nouvel enjeu, si ce n'est pas le Yemaine, cette détroit dormant, si ce n'est pas l'irant, ça va être une crise à la frontière entre Israël et Liban. Donc, vous avez une région qui est compréhente à des risques géopolitiques que les États doivent m'onitorer et que l'économie et les investisseurs de liat doivent systématiquement comprendre pour mieux réadapter leurs positions dans la région. Et enfin, la question de la transformation sociale pour moi, elle est fondamentale puisque la capacité à attirer des talents et les garder dans ces pays-là, mais aussi l'enjeu de former la prochaine génération les prochaines et justingénieurs de sa audience, de l'Ibane, de démiratis, ça va être le cœur et le nair de la guerre si ces pays veulent véritablement s'doter d'une ambition qui est à la hauteur de ce qu'ils ont promis à leurs investisseurs, mais aussi à leurs citoyens. L'épisode est maintenant terminée. J'espère qu'ils ne vous a plu. N'hésitez pas à le partager autour de eux et à vous abonner aux podcasts pour écouter les prochaines épisodes. A bientôt!

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'IA est un outil de pouvoir transformant le renseignement, la guerre et l'influence au Moyen-Orient, avec une compétition pour une vision du monde.
  2. L'IA est devenue une infrastructure stratégique comparable au nucléaire, intégrée dans les plans de diversification économique post-pétrole des pays du Golfe.
  3. La guerre actuelle a redéfini les priorités sécuritaires, remettant en cause la dépendance aux garanties américaines et impactant les investissements dans la tech.
  4. Les Émirats et l'Arabie saoudite adoptent des stratégies différentes
  5. Les investissements dans l'IA au Golfe pourraient atteindre 261 milliards de dollars cumulés au PIB d'ici 2030, avec une forte compétition pour l'influence et la souveraineté.

Summary:

L'intelligence artificielle est présentée comme un outil de pouvoir crucial au Moyen-Orient, transformant les capacités de renseignement, la guerre et l'influence. Elle est devenue un objet de gouvernance et de compétition, chaque acteur cherchant à imposer sa vision du monde. Dans cette région, l'IA est perçue comme une infrastructure stratégique, comparable au nucléaire, que les États veulent acquérir pour diversifier leur économie au-delà du pétrole.

Les pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, investissent massivement dans l'IA pour créer une économie de services et renforcer leur légitimité. Cependant, la guerre en cours a perturbé ces plans, en remettant en cause la dépendance aux garanties de sécurité américaines et en redéfinissant les priorités sécuritaires. Les attaques sur les infrastructures pétrolières et les data centers ont souligné la vulnérabilité de ces pays.

Les Émirats ont adopté une stratégie d'anticipation avec un ministère dédié dès 2017, tandis que l'Arabie saoudite mise sur des incubateurs comme "The Garage". Les projections économiques indiquent que l'IA pourrait représenter 261 milliards de dollars du PIB cumulé du Golfe d'ici 2030. Malgré des objectifs similaires de diversification, les approches diffèrent, reflétant une compétition pour l'influence et la souveraineté.

L'IA est ainsi au cœur des dynamiques géopolitiques, économiques et sécuritaires de la région.

FAQs

L'IA est un outil de pouvoir qui transforme les capacités de renseignement, la guerre, l'influence et la narration des conflits. Elle est devenue un objet de gouvernance et un champ de compétition pour une vision du monde.

L'IA est une infrastructure stratégique que les pays cherchent à acquérir pour diversifier leur économie et réduire leur dépendance au pétrole. Elle est au cœur des enjeux de souveraineté, de résilience et d'influence, notamment avec la guerre en Iran.

L'UNESCO a créé une norme éthique de l'IA signée par plus de 180 pays. Le défi principal est l'implémentation rigoureuse de ces règles, notamment en matière de protection des données et de technologies duales, utilisées à la fois pour les citoyens et pour les enjeux régaliens.

Les Émirats ont adopté une stratégie d'anticipation avec un ministère dédié dès 2017, tandis que l'Arabie saoudite mise sur des incubateurs comme 'The Garage' pour former des ingénieurs et créer des licornes. Les deux visent une transformation économique similaire mais avec des approches différentes.

La guerre a remis en balance les priorités, forçant les pays à repenser leurs visions 2030 face à de nouvelles urgences sécuritaires. Les attaques sur les data centers et les infrastructures pétrolières menacent les investissements futurs dans la tech.

L'IA a été un vecteur de coopération économique et technologique, notamment via les accords d'Abraham, où la tech a précédé la diplomatie. Cependant, elle n'a pas résolu les conflits politiques et territoriaux, et remet en question la notion de souveraineté.

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