Ce épisode explore comment l’IA transforme les routines quotidiennes, comme celles de Thomas, en simplifiant les tâches mais en les déléguant à des systèmes automatisés. Chaque geste — de la lecture d’un e-mail à la formulation d’un message — est maintenant pris en charge par des outils d’intelligence artificielle. Cela donne un sentiment de confort, d’efficacité, et d’aisance, mais il nuit à l’apprentissage réel, à la réflexion critique et à l’expérience humaine. L’IA produit des réponses plausibles, pas forcément véridiques, ce qui crée une illusion de compréhension. Le risque principal réside dans le fait que ces outils remplacent non seulement des tâches, mais aussi des processus fondamentaux de croissance personnelle : le doute, l’erreur, le jugement, et l’échange émotionnel. Le jugement humain, qui s’édifie par des moments de tension, d’incertitude, et de confrontation, est progressivement écarté. La machine, sans risque ni conséquence, répond toujours, sans dire non, sans ressentir. Cela nuit à la relation humaine, notamment dans des contextes sensibles comme la santé mentale ou les relations d’adolescents. L’expérience montre que, même si l’IA est utile, elle ne peut jamais reproduire la profondeur de l’humain, ni le rôle essentiel de la friction, de l’erreur, et du dialogue authentique. L’humain n’est pas simplement un utilisateur, il est un acteur de pensée, d’émotion, et de décision. Le délestage des fonctions mentales renforce une pente vers la paresse et le confort, mais il menace de remplacer la croissance humaine par une automatisation sans écho.
Il est 7h30, un Martin matin, je vous présente Thomas, 36 ans, 2 projets, 1 fissan sixième,
une fille au lycée.
Alors Thomas n'existe pas, je l'avoue pour cet épisode, mais je vous parlais que vous
allez le reconnaître.
7h30, donc, café, Thomas vous sentait l'éphone, 12 nd mail, il n'enlit aucun, il demande
à son agent IA de les résumer, 3 lignes, voilà.
Il dit de les réponses, enfin, il dicte l'intention des réponses, répond poliment que non,
demande un délai, formule à ma manière, en anglais, pas trop formelle, validaient, c'est
fait.
Dans le train, il doit préparer une réunion d'équipe, il t'a 3 mots, structure moi ça.
Et l'ordre du jour tombe, propre, il n'aurait pas fait beaucoup mieux, il aurait
même certainement fait un truc un peu moins bien, finalement assez mécanique, et les
yasses des bruits très bien avec les motifs récurrents, il faut bien l'admettre, beaucoup
de notages sont de cet ordre.
A midi, il pense au cadeau d'anniversaire de sa femme, il demande des idées, en retient
une, la machine assistante, commande pour lui.
De soir, son fils bute sur un exercice de mat, Thomas photographie l'énoncé, l'explication
arrive, il l'a lié à vote, le fils comprend, enfin le fils a la réponse, après tous
ses résultats qui contenent.
Avant de dormir, Thomas repense au message un peu sec, qu'il a reçu de la part d'un
vieil ami, il le colle dans son chatbot, tu crois qu'il m'en veut, une journée ordinaire,
un pâtère n'a assez commun désormais, donc comptez avec moi, à peu près, le tril
à lecture, l'écriture, l'organisation de la réunion, l'idée du cadeau, l'exercice
du fils, et même le doute sur l'amie, cette fois au moins la journée, Thomas a fait
faire.
Alors, aucun de ces gestes n'est grave en soi, aucun n'est même vraiment critiquable,
franchement, qui en envie de lire une demi-deusaine d'immels, une douzaine ou une trentaine
d'immels, mais mi-boutabou, ça dessine quelque chose, Thomas a traversé sa journée sans
passe blanche, sans tâche vraiment un gratte, sans effort d'imagination, non plus, sans
véritable hésitation, il n'a pas vraiment décidé, et d'ailleurs personne ne décide
de ça.
C'est venu geste par geste, comme la plupart de nos habitudes qui s'installe sans bruit,
pour une finée déterminée, l'essentiel de nos mouvements et l'essentiel de nos pensées.
On avait quitté le dernier épisode sur une question, passer de panseurs et faiseurs
à prompteurs, est-ce que c'est ça, la bascule discrète de notre époque? Notre Thomas
à prompteurs, ou même un Thomas devenu "dresseur d'agents" pour peu qu'il se soit
un peu intéressé au sujet et le goût de l'efficacité? Est-ce que c'est l'archétiepe
du nouvel homme moderne? L'humain 2.0 en devenir augmenté radicalement, assisté à
tout heures par des dizaines d'agents sur mesure et demain peut-être des robots, libéré
enfin de la pénible charge d'avoir à penser et à faire des trucs, des trucs pénibles
en tout cas.
Jusqu'ici, dans cette série, on a regardé liat d'un peu loin, la machine qui parle,
comme je dis, la course, les milliards, les usines pleines de pucesment juste d'électrons,
aujourd'hui ce qu'on va faire, c'est descendre à la hauteur d'un Thomas, c'est-à-dire
peut-être à votre hauteur.
Et si ce Thomas n'est pas à vous, dites-vous bien qu'ils sont déjà des centaines de
millions, peut-être plus, à lui ressembler, des gens qui ont choisi plus ou moins
consciemment, avec plus ou moins d'entousiasme, d'intégrer liat dans leur vie et qui ne sont
à priori pas près de faire marche à air, de d'antifrice et sorti d'youtube, et on
a pas l'y faire rentrer facilement, comme on aurait dit ma grand-mère qui avait une
hygiene d'entères impeccables quand elle avait des dents.
Thomas et celles et ceux qui lui ressemblent, donc, sont très contents de pouvoir gagner un
peu de temps.
Et en soi, c'est pas bien grave.
Après tout, personne ne nous force à utiliser ses outils, la machine ne nous interdit à
rien et ne nous oblige à rien.
Elle nous laisse parfaitement libre de continuer à penser, à chercher, à pêner, n'est-ce
pas?
On est grand, on est vacciné, et surtout on est libre.
A moins que.
A moins que on se laisse entraîner dans notre pente.
Vous savez, cette pente, celle qui va vers le confort, le moins dréfort, le prémacher,
cette pente qui nous fait choisir un place ou ville ou un livreur de pizza plutôt que de
faire la cuisine, qui nous fait cliquer sur la première série proposée plutôt que de
prendre un livre, celle qui fait aussi que les jeunes préfèrent désormais goster,
plutôt que d'avoir une conversation potentiellement inconfortable.
Cette pente, qu'on suit très naturellement, et qui, d'ailleurs, est déjà très largement
comprise et exploité par capitalisme, et tous les produits et services qui nous sont proposés
pour nous effer glisser davantage encore chaque jour.
Rester chez vous, restez assis, restez connectés, on s'occupe de tout.
Un monde sans frictions, un monde sans couture, comme on dit dans les équipes CRM marketing
ou de costumeurs expériences officières.
Tout en un seul clic, livré en quelques heures, c'est un peu sale projet.
Alors on l'adore cette pente, cette pente de la paresse et cette pente du confort.
Et lesillages génératifs, les chatbots, les agents, s'inscrivent là-dedans, et ils nous
amènent à nous questionner d'une nouvelle manière alors qu'ils simissent partout.
Deux interrogations, par exemple, qu'est-ce que l'IA fait déjà de ceux qui l'utilisent
au quotidien? Que décidons-nous de continuer à faire nous-mêmes quand plus rien ne nous
y forcera vraiment?
Voilà un peu le fil-characteur pour aujourd'hui.
C'est série #IAépisode6, l'Union à sous-assistance, l'Enerique.
Je pense que si cette technologie est bien, elle peut être très bien.
C'est très excitable sur le futur.
Hello, I'm here.
C'est une imitation de ce qui est vivant.
C'est un modèle qui consiste à transformer de l'inertion en interdiction.
Nous devons vous sauver de vous-mêmes.
Nous nous sommes émerveillés de notre magnificence, de l'avenue au monde, de l'IA.
Petite prise de recul et prise de hauteur pour commencer, parce que c'est toujours intéressant
de regarder les choses avec de reculer la hauteur.
Un ethnologue et prise de France est bien connu de ce qu'ils connaissent.
André, le roi gourant, a passé sa vie à étudier comment notre espèce s'est faite.
Son grand livre, le geste et la parole en 1964, tient dans une idée simple, en tout cas que
le simplifie comme ça, l'humain est l'animal qui s'extériorise.
Alors concrètement, vous allez me dire plusieurs espèces utilisées outils, les singes,
les corbeaux, les loutres pour ne citer qu'elle, mais bon, on peut se mettre d'accord pour
dire que c'est généralement assez limité.
Donc dans les faits, nous, les humains, nous sommes la seule espèce à véritablement sortir
nos fonctions de notre corps pour les déposer dans des objets.
Et on n'a vraiment jamais cessé de le faire.
Et le roi gourant, il voit même une direction, il y voit le développement humain en marche.
Alors ça commence par les fonctions les plus extérieures, dans l'histoire, le silex
prolonge la main, la roue prolonge la jambe, puis bien plus tard, la machine à vapeur
prolonge le muscle.
Et puis le mouvement se rapproche du centre, ce qu'on peut appeler centre, la mémoire
avec l'écriture, le calcul, et peu à peu les opérations de l'esprit.
Et à chaque étape, on dépose, hors de nous, une fonction comportée en soi, et le temps
libéré ainsi sert à inventer l'étape suivante.
Ça, c'est pour le roi gourant, donc le moteur même de l'aventure humaine.
Mais jusqu'ici, jusqu'à y être peu, ce mouvement s'était toujours fait sans décherruire
majeur.
On extérieorisait une fonction, mais jamais vraiment soi-même.
La roue, par exemple, nous n'a pas empêché de marcher.
L'écriture n'a pas pensé à notre place, donc on a gagné un dehors sans rien perdre
vraiment du dedans.
Or, regardez la journée de notre cher 1m2 Thomas.
Ce qu'il a déposé dans la machine, c'est, c'est plus la main ou la jambe, c'est
le trit, la formulation, le choix, et aussi un peu d'huillir avec son ami.
Et ces machines-ci, donc s'approchent dangereusement, on va dire, du centre nerveux, le jugement,
le savoir-faire, et donc jusqu'au rapport aux autres.
Sauf que cette fois, l'outin ne se contente pas de prolonger une faculté qu'on garde.
Il peut l'exercer entièrement à notre place, au point qu'on pourrait cesser d'exercer
nous-mêmes.
Donc, il s'agit plus de savoir ce qu'on gagne, mais de savoir si cette fois, on extérieorisait
encore une fonction ou bien véritablement une part de nous.
Et retenez cette question parce qu'elle va pas nous lâcher.
Donc, ça serait peut-être la première fois qu'une extérieorisation deviendrait une séparation.
Un psychologue état union, bien connu, BF Skinner, avait une formule que je trouve faites
pour cette situation, faites pour aujourd'hui, alors qu'il a écrit en 1969.
Le véritable problème, disait-il, c'est pas de savoir si les machines pensent, mais
si les hommes pensent.
Est-ce qu'on va arrêter de penser? Est-ce qu'on va arrêter de faire, voir, arrêter
d'être véritablement?
Alors, c'est un épisode particulier parce qu'il touche qu'ils nous sommes en tant qu'humain.
Et je vous avoue d'ailleurs avoir bien un peu de mal à bien structurer tout ça
avec la monde.
et j'espère avoir trouvé une manière convenable de le faire en trois temps pour couvrir trois aspects,
penser, faire et être.
Et pour ça, je vous propose d'accompagner Thomas, que j'aurais d'ailleurs puis appelé Michel,
ou Svan, Rosalia, ou Meille.
Parce que c'est problémique là, nous parlons de frontières, ni géographiques, ni de génération.
Et je vous propose de l'accompagner dans trois lieux, dans sa tête, donc dans son jugement.
Dans ses mains, ce qui s'est fait et dans son cœur, c'est lié.
Trois endroits où les y a, c'est un stall en ce moment, souvent avec notre accord, parce qu'il nous rend de service.
Et trois endroits aussi où on risque de déposer peut-être plus que ce qu'on croit.
En commence par la tête, donc chapitre 1, ou parti 1, c'est tième chacra pour les experts, comme vous voulez, ma tête.
Il y a un truc intéressant aussi, je pense, ça peut vous intéresser aussi.
Il n'y a pas si longtemps, j'ai fait un pot de caste avec des adhaux, et un moment vient justement le sujet de chat d'épéter.
Et il y a un des jeunes qui me disent, enfin, il est d'une manière très inocente, ils me disent, "Mais attends, m'est à passer le bac, mais sans chat d'épéter, ça veut dire."
Et comment t'as fait?
Et j'ai fait, mais tout aussi, il y arrive, ça devrait pas être essentiel.
En fait, ça crée de la dépendance, mais au-delà de ça, est-ce que ça peut, ça dérisque aussi,
ça peut avoir des risques aussi à long terme, sur le cerveau, sur la répétition, sur. Des précritiques, c'est le point un peu d'inquiétude de certains chercheurs, en fait, ils parlent de cognitifs off-loading.
Avant de regarder ce que la machine nous retient, je dirais qu'on garde ce qu'elle nous offre.
C'est un peu la ligne de crête que j'essaie de tenir dans cette série, qui, pour appel, n'est pas un équisitoire anti-a,
mais une tentative de compréhension, tentative de regardes lucides, critique aussi.
Mais lucides, si possible.
Ce que l'y a offrit, il faut se le dire, c'est déjà énorme, c'est déjà beaucoup.
Et c'est d'ailleurs bien pour ça que, on l'en met de plus en plus partout.
On va commencer par le plus évident.
Pendant presque toute l'histoire humaine, le savoir a été à faire de chances et de privilèges.
Il fallait être né près d'une bibliothèque, avoir fait les bonnes écoles, connaître quelqu'un qui sait,
éventuellement, avoir un bon prof, et puis tout restamment internet est arrivée, et on a cru que c'était un peu réglé,
que tout le savoir du monde a été mis à disposition à portez de cliquet.
Je le simplifie, évidemment, mais on voit l'idée, un monde ouvert et connecté.
Mais bon, c'était pas encore ça, pas tout à fait.
Internet donnait document, mais en dehors du sh*t, il faut d'avoir accès internet, évidemment.
Il faut aussi savoir quoi chercher, avec quel mot, il faut savoir trier le solide du creux, recouper, assembler soi-même.
Donc, le savoir est là, mais derrière une sorte de barrière, de payage invisible, il faut déjà savoir un peu
pour savoir chercher et pour apprendre le reste.
Et ce payage-là, les LM, les IA, le font tomber pour entrer grand nombre de gens.
Concretement, on pose une question un peu vague, mal formulée, dans ses propres mots.
Et on a une IA qui répond à notre niveau.
On peut redemander, on peut avouer qu'on n'a pas compris, on peut poser la question bête,
sans témoin et sans honte.
Alors, internet avait ouvert l'accès aux textes, mais on peut dire qu'en fait,
il y a ouvert l'accès à l'explication.
Et nous prends par la main, on a accès à une explication à notre portée.
Mais, il faut lire tout de suite, ça veut pas dire qu'on accès à la compréhension.
Ce que recevoir une explication claire et comprendre vraiment, c'est pas la même chose.
Et toute la différence entre les deux, c'est du travail qui reste à faire.
Et ça, on peut pas l'éviter, c'est le nôtre, il y en y reviendra.
Et pour qu'il y a quitté l'école tôt et c'est toujours senti petit devant ce qui s'avent,
pouvoir enfin se faire expliquer, redemander, avancer sanguie d'humain, c'est pas rien.
C'est une autre porte qui s'ouvre.
Et des centaines de millions de gens, si sont des gens engouffrés en quelques mois, en quelques années,
preuve que le besoin était réel et preuve en tout cas que s'appelait.
Alors, on le revient de la médaille, puisqu'il y en a, évidemment.
Et pour le voir, on reprenait au Thomas qu'on avait laissé dans un coin.
Donc, un soir, son père l'appelle.
Le médecin a enfin posé un mot sur ses vertiges, un nom de maladie que Thomas n'avait jamais entendu.
Il raccroche le cœur un peu serré.
Et il fait ce que beaucoup font désormais, il ouvre son chatbot préféré.
20 minutes plus tard, Thomas, c'est le mécanisme, les deux traitements possibles, le taux de réussite,
les effets secondaires aussi, il a même retenu de terme latin, 20 minutes, et il se sent armé, presque calme sur un.
Il n'a pas remarqué que durant ces 20 minutes, il n'a ouvert aucune autre source.
Il n'a rien recoupé, rien pesé.
Avant, probablement qu'il aurait cherché par courrier les sites fouilles, des forums, demander autour de lui, comparer de trois avis, t'atonner, douter, c'était pénible, parfois long.
Mais au bout d'une chemin, il y avait un début de compréhension qui était un peu à lui.
Cette fois, la réponse est arrivée, claire, presque immédiate, posée devant lui, comme on pose un café au comptoir,
servie et généralement en plus, en prime avec un petit compliment pour la haute.
Bravo Thomas, tu as bien compris le diagnostic.
Tu peux être d'une grande aide pour ton père.
Et pourtant, quelque chose a disparu.
Entre la question et la réponse, il y avait un trajet.
Et la machine le supprime.
Elle s'est franchir le point d'arriver sans le parcours.
Elle donne la conclusion sans les raisons, le texte, sans la peine de l'écrire.
En gros, c'est du tout cuits.
Comme à l'époque, on avait une bonne note en copierant sur le voisin.
Une bonne note, alors qu'on n'avait rien appris, et une bonne note ou guamert.
Parce qu'on savait bien qu'on n'avait pas vraiment mérité.
Sauf que cette fois, même le guamert, tant à disparaître.
La machine ne nous donne pas seulement la bonne note,
elle nous donne le sentiment un peu de la voir mérité.
Donc Thomas, ce soir-là, se sent savant.
Donc le même outil qui ouvre le savoir à tous peut du même mouvement du coup nous épargné d'apprendre vraiment.
Et ça, c'est des implications assez profondes sur lesquelles on va revenir.
Mais déjà tout ce que je viens de décrire suppose une chose.
Que la réponse posée devant nous soit bonne.
Le trajet supprimé, l'apprentissage escamoté, c'était le prix à payer quand la machine d'y vraie.
Reste à se demander ce qu'elle vaut, cette réponse s'y fluide.
Et ces relations à la vérité, les plus étranges que ni paraît, il faut en redire de mots.
Puisqu'on a déjà vu en l'épisode 2, mais c'est important de le redire,
ces modèles ne cherchent pas le vrai.
Ils produisent du plausible statistique.
Il a plupart du temps les deux coincides, heureusement.
Mais quand il s'écarte, la machine se trompe avec le même aplombe tranquille que lorsqu'elle dit juste.
Même assurance poly pour vous donner la bonne date ou pour vous inventer un livre qui n'existe pas.
Donc on appelle ça une élucination, pour rappel.
Mais c'est un mot qui est un peu trop rassurant, parce qu'il s'est pensé à un accident rare.
Alors faut être juste quand même, les modèles récents se trompe de moins en moins.
Beaucoup moins que ce qu'il y a un an, par exemple.
Et on a un progrès qui est bien réel.
Sauf que ça ne change pas le fond de la faire.
Parce que c'est pas un accident de parcours.
C'est le fonctionnement normal d'un système qui n'a aucune idée du vrai.
Seulement des idées très films du vrai semblable.
La philosophe, Harry Frankfurt, avait avancé ma chine le mot juste pour ce type de situation.
Le boulchite de baratins en français policiers.
Le menteur lui connaît la vérité et la masque.
Le baratineur s'en moque.
Il est juste ce qui fait de l'essai.
Et les y à fonctionnent un peu comme ça.
Un différente ovré par construction du monde à leur forme actuelle.
Elle ne demande jamais.
Elle ne dit jamais la vérité non plus.
Elle produise du plausible.
C'est tout.
Et c'est nous qui décidons d'y croire.
Alors vous me direz, il suffit de faire le travail et de vérifier.
Je vérifie donc je maîtrise.
Mais en réalité, c'est pas aussi simple.
Une étude paru en 1026 dans une revue de sciences du comportement.
Pointe quelque chose qui peut être assez dérangeant la tue.
Quand on travaille avec l'IA, notre performance monte.
Et en même temps, notre lucidité sur nous-mêmes baisse.
On surestime ce qu'on a compris.
On prend la fluidité du texte pour la profondeur de notre propre pensée.
Les chercheurs appellent ça l'illusion de compétences.
Donc le risque, c'est pas tant qu'on devient de moins avant.
C'est qu'on ne s'en a pas soif pas.
La machine ne nous rend pas seulement assister, donc elle nous rend assister et sur de l'eau.
Thomas et ses 20 minutes d'expertise, c'est à peu près ça.
Alors, petite appartée, c'est intéressant de préciser.
Cette illusion ne fera pas tout le monde la même façon.
Celui qui maîtrise déjà un sujet, repère l'erreur,
requadre et parvient un garde et la main.
Mais celui qui débute, il n'a pas de quoi flérer la faute.
qui prend la réponse pour l'argent content.
Donc autrement dit, la machine est le plus celui qu'il y en a le moins besoin.
Elle va égarer le plus celui qui part de plus loin.
Mais donc, le cœur du sujet, c'est qu'on obtient une réponse et qu'on lui fait confiance.
Sans comprendre vraiment d'où vient cette réponse, et si elle est vraiment bonne.
Et vous allez me dire, et vous avez raison, ce phénomène-là qui consiste à croire sur paroles une voix qui est autorité,
ça n'a pas vraiment grand chose de nouveau.
Vous êtes l'oracle.
L'humanité a toujours fabriqué des oracles.
La piti de Delph, à qui les rois venait demander, c'est qu'il fallait partir en guerre.
Les textes sacrés, l'encyclopédie, le moteur de recherche.
À chaque fois, on emménage un lieu ou poser sa question et recevoir une réponse qui fasse autorité.
Oui, parce que finalement, c'est bien pratique d'être guidés et corromparés ce que nous sommes.
Et le chatbot est le dernier née de cette longue glignée, donc.
Mais il a deux particularités, qu'aucun d'oracle avant lui ne possédait.
Et je vous repose de les entendre plutôt que de vous les expliquer.
Faisons l'expérience.
Je vous la mets en scène, mais chacun peut la refaire ce soir avec le lm de son choix.
Par exemple, je demande, disons, pourquoi l'empire romain s'était fondré.
J'ai une réponse immédiate, structurée, trois causes, une conclusion de l'oncée, franchement du beau travail.
Je pousse ce que tu es sûr.
Il y a consède que le sujet débattu, elle reformule, elle précise, elle s'adapte.
Voilà la première nouveauté et elle est super importante.
Et un philosophe l'avait présenté il y a 2400 ans.
Dans un dialogue qu'il a écrit, le fèdre plaitons, mais en scène secrète en train de raconter une vieille légende.
Le dieu égyptien tueut, inventeur de l'écriture, la présente roi d'Égypte comme un remède pour la mémoire et la sagesse.
Le roi refuse.
Bien, pourquoi?
Parce que selon lui, ceux qui apprendront à écrire cesseraient d'exercer leur mémoire
et surtout ils auront l'apparence du savoir sans en avoir vraiment la réalité.
Et ce crâte, dans le commentaire qui suit la légende, ajoute le reproche.
Il y a le plus intéressant, le texte dit, mais si vous l'interrogé, ne répond pas.
Il répète indéfiniment les mêmes mots.
Or, c'est précisément ce défaut, le seul que ce crâte trouva à l'écriture,
que la machine, il y a vient de combler.
Parce que il y a, vous l'interrogé, elle répond.
Et donc, elle a la chose qui manquait à l'écriture depuis l'Égypte ancienne,
c'est-à-dire l'apparence du dialogue.
Mais en revanche, mon expérience, parce que la seconde particularité est un peu moins flatteuse.
Alors, je demande maintenant, d'où est-ce que tu sortes tout ça, tes réponses.
Alors, il y a la meciter des noms, et il va le faire avec un ton parfaitement assuré.
Peut-tu me montrer le raisonnement qui t'a amené à cette réponse-là plutôt qu'à une autre?
Là, il y a un truc qui va pari, un truc qui se dérobe un peu.
Parce que sa réponse, elle est arrivée sans son chemin,
sans la trace de ce qu'il a produit.
Elle est à croire sur parole, exactement comme on croyaient la pitié.
Donc, l'oracle de Delphrand est un verdict, et jamais c'est raison.
L'oracle qui répond enfin, qui dialogue, mais toujours un oracle,
qui dit qu'il faut penser sans jamais montrer pourquoi.
Avec un tact, le danger que ce crâte pointait, l'apparence du savoir, sans le savoir,
mais cette fois rendue irrésistible par la conversation.
Ce qui m'est mal à la distinction, je voudrais vous garder de cette première partie.
Si vous l'en gardez qu'une, sa voix n'est pas jugée.
On va revenir au père de Thomas, parce que pour lui,
c'est pas qu'une expérience de pensée.
Alors, lui, il est malade donc, il a deux options.
Un traitement lourd qui augmente un peu ses chances.
Et une option plus douce qu'il le laisse tranquille, mais moins protégée.
Donc Thomas, lui, il a tout lu, il a tout compris.
Il pourrait presque passer à un examen.
Et pourtant, rien de ce qu'il a appris ne contient fondamentalement la décision.
Parce que ces deux options, ces deux chemins,
de ce qu'on part pas sur une même échelle.
D'un côté, on a du temps en plus, peut-être.
On a pris de moins plus dure et de l'autre, des jours un peu plus doux,
mais moins nombreux, peut-être.
Alors, combien de douceurs?
Vos combien de temps de vie?
Là, on a aucune donnée qui peut répondre à cette question-là.
Et c'est pas qu'il manque une information.
C'est qu'aucune information, même parfaite, ne pésera à la place de quelqu'un.
Il faut qu'il ait un être humain qui tranche.
Avec sa peur, son histoire, ce qu'il veut laisser.
Et aussi qu'il porte lui-même ensuite ce qu'il a tranché.
C'est ça qu'on appelle jugé.
Les grecs avaient un mot pour cette intelligence-là,
celle qui ne se récite pas et ne s'apprend qu'en exerçant.
Aristote l'appelait la sagesse pratique.
Un savoir ça se transmet, ça se copie, ça se délègue.
Un jugement non.
Un jugement il existe au moment où quelqu'un l'assume.
Sartre racontait l'histoire d'un de ses étudiants pendant la guerre.
Le jeune homme hésitait entre rejoint de la résistance et resté auprès de sa mère,
qui n'avait que lui au monde.
Il est venu demander conseil.
Et Sartre lui a répondu, en substance,
qu'une doctrine aucun savoir ne pouvait choisir à sa place.
Qu'il était libre et que choisir assez inventé.
Cette étudiant avait toutes les informations,
mais lui manquait ce qu'aucune information ne donnera jamais la décision.
Et notez bien, la machine produira volontiers, la phrase.
Demandez-lui ce qu'il faut choisir, elle vous répondra avec des arguments,
du tacte même ou de la plan.
Si vous êtes comme ça que vous l'avez paramétré,
et il y aura tout, sauf l'essentiel.
Quelqu'un derrière.
Donc la forme d'un jugement n'est sans l'acte de juger.
Et on souvient de l'oracle.
L'apparence du savoir sans le savoir.
Et ça, c'est l'étage d'autre-dessus.
L'apparence du jugement sans personne qui jugent.
Parce que la machine, elle, elle vivra avec rien.
Elle perd à jamais le prix de ses réponses.
Si elle se trompe, elle perd ni son poste, ni sa réputation, ni son sommeil.
Nous pourrons le dire autrement.
Cette machine ne répond pas de ses réponses.
Elle répond à tout et ne répond de rien.
Nous, quand on affirme quelque chose, on engage quelque chose.
On engage notre crédibilité, notre métier, parfois notre honneur.
Et c'est ça à répondre de ses réponses.
Et ça, c'est peut-être la dernière chose, finalement, qu'on ne pourra pas externaliser.
Qu'il que je sois au fond de moi, je me suis égé que par mes sacs.
Donc un jour ou l'autre, une question comme celle du père de Thomas arrivera devant vous.
Elle aura peut-être rien de médicale.
Ça peut être un travail à quitter ou pas, quelqu'un à qu'il pardonner ou pas.
Et ce jour-là, la machine pourra tout vous expliquer.
Et elle vous aidera, vraiment, à probablement à y voir plus clair.
Mais au bout du bout, il restera un moment, il faudra que ce soit vous.
Et le vrai danger de ces machines, ce n'est pas qu'elle juge mal.
C'est que ce moment-là, l'inconfort de trancher,
soit précisément ce qu'on a le plus envie de lui refiler.
Chaque fois qu'on prend la réponse pour le verdict,
on sépagne ce moment inconfortable.
Sauf qu'on devient quelqu'un quand tranchant,
décision après décision.
Et déléguer son jugement, c'est pas déléguer une tâche de plus,
c'est déléguer morceaux par morceau, le fait d'être quelqu'un.
Donc la réponse de la machine, qu'on obtient,
devrait jamais clore la pensée.
Ou mieux, elle devrait juste l'ouvrir.
On passe au chapitre 2.
Aujourd'hui, les ingénieurs chémistrales ne écrivent plus de ligne de code.
Vous avez une manière de travailler en développement logiciel
qui a profondément changé dans les sites derniers mois.
C'est-à-dire qu'avant, c'était plutôt un artisanat.
Si vous étiez contributeur individuel,
c'est-à-dire que vous écrivez votre code.
D'ailleurs, les gens aient aimé cet artisanat.
Moi, je ne viens de là, je ne vais jamais cet artisanat.
Aujourd'hui, vous n'êtes plus un artisan où vous êtes un manager.
Vous demandez à des agents d'écrire le code pour vous.
Vous donnez les spécifications, vous êtes en donneur d'ordre.
C'est comme un changement assez profond.
Et ça, ça compagne de gamme productivité qui sont très importants
quand vous êtes tout seul.
C'est-à-dire que vous êtes tout seul, vous pouvez les 10, 20 fois plus vite.
Quand vous êtes 5, ça descend parce que vous avez encore
les sujets de communication qui reviennent.
Quand vous êtes une très grosse entreprise,
c'est soudain, vous êtes dans plein de goulots d'étranglement organisationnels.
Donc c'est cela qu'il faut lever pour avoir les gamme de productivité
dont on reste.
chapitre 2, partie 2, mes mains.
On a parlé de ce que la machine C.
Nous allons à ce qu'elle fait.
La nouveauté de ces deux dernières années, on l'a vu, c'est que ces systèmes n'attendent
plus la question, ils prennent en main la tâche.
Les premiers à l'avoir vécu à grande échelle, ce sont les développeurs, parce que le code,
c'est le terrain où ces zias sont, pour l'instant, clairement les plus performantes.
Et concrètement, vous comprendre que les développeurs ne tapent plus chaque ligne.
Ils décrivent ce qu'ils veulent et la machine ne fabriquent.
Donc ce qu'ils vivent, c'est un énorme changement, et c'est probablement quelque chose
que du meilleur d'une autre, on sera un paquet à vivre demain.
De penseurs et feuseurs, à prompteur.
Il y a dans ce petit mot prompteur quelque chose qu'il faut qu'on entendre.
Autre fois, fabriquer quelque chose, supposer une volonté.
Un but un peu vague, un certain qu'on poursuivez à tâton, en ratant, en recommençant.
Et prompter, c'est pas la même chose.
Prompter, c'est émettre une intention, c'est donner une continue, plus ou moins précise,
qui sera exécutée immédiatement.
Donc on porte plus un projet, on passe une commande.
Et entre les deux, c'est tout le tâtonnement qu'on avait qui disparait, ce tâtonnement
même où justement le métier se faisait, se loger, s'apprenait.
Donc, qu'est-ce que ça fait à mes mains et à ce que je sais faire?
C'est la question de cette partie.
On va partir vers Thomas.
Thomas est au bureau là.
La délégation a commencé son bruit, personne ne décide à un matin, de ne plus savoir
écrire.
Une reformulation partie, un email corrigé par là, au tragui par là, un paragraphe repris
résumé, le réflexe est installé extrêmement vite.
Donc aujourd'hui, Thomas ne part plus jamais d'une page blanche et l'angle que propose
la machine est devenu à peu près lecien, sans qu'il s'en aperçoive.
Mais en détail, il a frapper récemment.
Et alors qu'il réalisé un vieux mail, dit à trois ans, dans lequel il s'est trouvé
une voix, un style des maladresses d'étiques mais un tombe bien à lui.
Et ces mails, aujourd'hui, sont beaucoup mieux écrits, plus propres, dans un angle
impliquable, si par l'anglais, beaucoup plus équilibrés, mais ça pourrait être des emails
de n'importe qui, et il faut dire pourquoi Thomas il a été volontiers, pourquoi on est
si nombreux à y aller volontiers, parce que c'est agréable.
Parce que la machine est rapide, d'ocile, elle s'oupire pas, elle juge pas, elle nous fait
pas nous sentir bête, et déléguer, c'est pas seulement gagner du temps, c'est se soulager
à chaque fois d'un petit inconfort.
Et c'est pour ça que ça ressemble jamais à une perte sur le moment, ça ressemble
à un confort.
Mais pour comprendre ce qui se déplace, il faut distinguer trois choses qu'on met un peu
vite dans le même sac.
Et pourtant, qu'ils sont trois choses distinctes, déléguer une tâche pénible ou inutile,
remplir un formulaire, mettre en forme un tableau, la franchement tant mieux, la machine
nous rend en service, et il ne retire presque rien.
De l'efficacité, mais surtout pas de tracasser inutile, du tout!
Déléguer une étape qui nous forme, chercher soi-même, buter, rater un premier
gé, et là, parce qu'on gagne en temps, on commence déjà à le perdre, on apprentissage.
Et puis tout au bout, il y a déléguer le jugement lui-même, laisser la machine, décider
à notre place, ce qu'il faut penser ou ce qu'il faut faire.
Donc le problème, c'est pas que l'y a supprimer les forts, une partie de l'effort méritent
d'être supprimé.
Le problème, c'est qu'elle ne distingue pas à notre place, les forts qui nous usent
de l'effort qui nous construit.
Elle enlève les trois sans faire le trié, et le trié dans l'idéal, c'est à nous de
le faire, au moment précis, où c'est le plus tendant de ne pas le faire.
Parce que, en réalité, on apprend contre ce qui résiste, et on sait que le cerveau
ne retient bien, que ce qu'il lui a coûté, au même titre qu'un muscle qu'on exerce
le plus, s'attrofi, et va perdre sa mémoire.
Les chercheurs ont un nom pour ce geste qui consiste à confier une tâche mentale à
un objet.
Ils appellent ça le délestage cognitif.
En soi, c'est un truc neutre, c'est un truc en ancien, parce que ça fait un
bail qu'on a délester des trucs sur un carnet, sur une liste, sur une calculatrice.
Le problème n'est, aujourd'hui, quand le délestage passe de l'appui à la substitution.
C'est plus vraiment une béquille, ta nourre en place.
Et par ailleurs, on a des travaux récents qui décrivent un crâne de plus, une paraisse,
en fait, qui porte plus seulement sur la tâche, mais sur la surveillance de la tâche.
En gros, on délève plus seulement le calcul, on délève le fait de vérifier le calcul.
Donc, on lâche le volant et le rétroviseur en même temps.
La fameuse pente.
Je sais le flèm.
Alors maintenant, laissez-moi vous présenter Inès.
Nous vos personnages, attention.
24 ans, elle vient d'arriver dans l'équipe de Thomas, c'est sa première vraie mission.
Il y a cinq ans, on lui aurait confié les synthèses, les premières recherches, les
contrandus, le travail souvent un peu un gras, des débutants, en haut.
Et aujourd'hui, on a une ia qui fait tout ça, mieux et plus vite qu'elle.
Alors Inès, elle est toujours embauchée, sauf qu'elle se contente de relire, elle
va l'idée, elle transmet.
Et elle est très peu probable qu'elle apprenne à radiger une note de synthèse durant
son stage, puisque c'est une compétence en fait qu'il ne lui ait pas demandé.
Et d'ailleurs, des entreprises commencent à renoncer à embaucher des juniors, puisque
les tâches un gratte peuvent être déléguées à des y-a.
Mais on a paradoxe quand même, qui commencent à occuper les directions renseurs humaines,
qui est suivant, on devient Seigneur, en ayant été juniore.
Donc Thomas lui sait reconnaître une bonne note, parce qu'il en a fait mille mauvaise.
Le travail du débutant, c'est pas une corvée qu'on infige aux jeunes, c'est l'école
du métier.
Et si la machine le fait, ou Inès, apprendra-t-elle.
Et ça, la personne, pour l'instant, a la réponse.
Donc on s'y en toute rationalité économique, le barreau du bas de l'échelle, celui par
lequel tout le monde est monté.
Donc on comprend une fois de plus que cette technologie ne fait pas la même chose à
tout le monde.
C'est pas pareil pour Thomas ou pour Inès, et pour lui, qui a déjà le métier, le jugement,
le geste la main, il y a peut-être un marche-pier.
Il va plus vite et plus haut que jamais, mais pour elle, qui tente d'entrer, c'est
potentiellement déjà un plafond, parce qu'elle a pu précisément la place, où elle
aurait normalement appris.
Donc la même machine élève l'un et bloque l'autre.
Donc la dépossession, c'est pas la même, selon d'où l'on part.
Alors, donc, à faire entendu, on va dire les ianes ou vides, il n'y aurait plus qu'à
s'en méfier.
Bon, bah forcément, c'est pas si simple, et ça mérite un pas de côté.
Il va falloir faire avec l'erreur possible, parce que l'erreur va faire partie de notre
enseignement aussi.
On apprend grâce à l'erreur.
Tout ce que je vous raconte depuis le début de ce chapitre, les forces qui forment,
les muscles qui font, supposent une chose, que délégués nous appauverient.
Et ça, bah, ils se trouvent que des penseurs sérieux le contestent frontalement.
Il y a en réalité deux façons de voir ce qui nous arrive, et je vous dois les deux parce
qu'aucune n'essote.
La première vient de deux philosophes, en dit Clark et David Schalmerce.
Leur idée, posé à la fin les années 1990, et que Clark a repris tout récemment face
à l'IA, c'est que l'esprit ne s'arrête pas au frontien du crâne.
Nous serions, par nature, des êtres qui pensent à travers des outils.
La feuille de papier, le plan, la règle à calcul, et maintenant les ordis, les yades, etc.
Dans ce cadre, quand vous notez un numéro pour ne pas l'oublier, votre mémoire ne
sait pas vraiment à pauvrir.
Elle s'est étendue dans le carnet ou le smartphone.
Et pour Clark, délégué, donc n'est pas se mutiler.
C'est se reconfigurer.
Et notre peur du déclin viendrait d'une image trop étroite de ce que nous sommes en réalité.
Ça, c'est une thèse optimiste et sérieuse, qui dit en somme, "Arrêtez de paniquer,
l'humain a toujours âgé avec des outils qui pronongent le corps et pensé avec des
prothèses de son cerveau".
Et celle-ci, de prothèses, sont juste plus puissantes.
La seconde thèse lui répond presque mots pour mots, il y a les récentes.
Elle dit, "Attention, tous les outils ne se valent pas".
Il y a ceux qui prolongent une fonction, qu'on continue à exercer, et il y a ceux qui
capent cette fonction, limite, puis la remplace.
Si bien qu'il ne finit, on cesse de l'exercer.
Les premiers nous étendent, les secondes nous extraient quelque chose et nous appauverissent.
Le carnet est en votre mémoire parce que vous continuez de penser, ce que vous inotez.
Mais un outil qui pense à votre place ne vous étend pas.
Il vous vide doucement de la fonction.
Donc toute la question, tient à un seul critère.
Est-ce que l'outil enrichait un travail que je continue de faire? Ou est-ce qu'il
s'y substitue? Et tendre ou extraire?
Et ça, c'est le fil qu'on tient depuis le début, depuis le roi gourant et son extériorisation
qui, un jour, deviendraient peut-être une séparation.
Et je trouve que c'est le critère le plus utile qu'on puisse emporter, peut-être, de cette
épisode, parce qu'il dit pas que la machine est bonne, ni que la machine est mauvaise.
Il dit tout dépend de ce que vous, vous continuez d'exercer.
Le geste est la trace, la trace d'istille et le diamant de la peinture.
Autrement dit, dans le geste, il y a toute la personne.
Il y a le cœur, il y a l'énergie, il y a le souffle, il y a l'intention.
Repensez-vous, je vous emmène.
de Thomas, à cette voix qui s'est trouvée en les réalisant.
Celui qui fait relier à un texte qu'il a pensé et qui garde au rejet de le mot qu'on
lui s'ouvre, il est temps son écriture.
Celui qui prend plus le temps de rien écrire et adopte la formulation de la machine,
lisse, moyenne, la même que pour tout le monde, et la finir par parler comme personne.
C'est-à-dire comme tout le monde.
Étendre ou extraire.
C'est un partage qu'il ne trouve pas seulement à l'intérieur de chacun de nos usages,
mais qui court aussi entre les gens.
Ce qu'on vient de le voir avec Thomas Inaisse, la frontière passe à l'intérieur de nous
et entre nous.
Le savoir ne va pas nous servir à grand chose.
C'est l'expérience qui va nous servir à quelque chose.
Alors évidemment, il y a un contrat argument de bon sens.
Il faut le mentionner.
On nous a fait le coup à chaque génération, à chaque innovation.
La calculatrice de vétuels calcul mentales, mais on peut dire qu'elle a libéré les ingénieurs
des tables logarithmiques.
L'écriture de vétuels à mémoire et à la fenêtre, la littérature permet la transmission
considérablement et l'argile à connaissance.
À chaque fois, une compétence perdue, mais un étage gagné.
Pourquoi, est-ce que cette fois, ça serait différent?
À un réalité, on sait pas encore.
Parce que évidemment, on manque un peu de recul, puisque le truc a juste quelques années.
De temps plus que ça va très vite, comme on l'a vu, et d'autant plus que les outils évoluent.
Mais il y a quand même une différence qui mérite d'être posée.
La calculatrice prenait une compétence étroite, le calcul.
Le GPS, une compétence étroite, l'orientation, lesia, prennent quelque chose de transversale.
La formulation, la synthèse, les premiers gées du raisonnement.
Et elles vont faire ça de plus en plus à notre place.
Donc, on parle pas d'une compétence parmi d'autres.
On parle de l'atelier où les compétences se forment.
Quand on délègue le calcul, on garde la pensée.
Et quand on délègue la formation de la pensée ou du geste,
qu'est-ce qu'on garde?
J'essaie la question ouverte.
Et je l'a rappelée sûrement à la fin de la série.
Parti 3, chapitre 3.
Un territoire un peu plus intime, le cœur.
Lesia ne font pas que répondre à exécuter, elle nous parle.
Elles écoutent, ou elles en donnent le sentiment, sans jamais se lasser.
Disponyme à 3 heures du mat, et je ne juge pas, elle se moque pas, et se souvient aussi de ce qu'on leur a confié.
Et il fallait être naïve pour croire que ça restaurait un outil de travail.
Et d'ailleurs, cette chat de bote n'ont jamais vraiment été présentée, comme des outils de travail uniquement.
Comment sont par un truc très ordinaire?
Et pour ça, mon ton à l'étage, dans la chambre de l'EA, la fille de Thomas, 17 ans.
Ce soir, elle doit dire à sa meilleure amie qui ne viendra pas à son anniversaire.
Son premier message, celui qu'elle tape et face 3 fois, on ressemble à peu près à ça.
Je suis trop désolé, je sais que c'est nul, j'ai un truc de famille que je ne peux pas bouger, je m'en veux, tu vas me détester.
Bis bis, ciao!
Mais parce qu'elle a déjà pris le pied des chat de bote et qu'elle veut bien faire.
Elle colle, son premier gait, dans son chat de bote, en lui demandant, à meilleurement tout ça.
Et ça donne un truc comme Coucou, malheureusement je ne pourrais pas être présente, samedi, en raison d'un engagement familial.
Je suis sincèrement désolé, j'espère que nous pourrons nous voir très bientôt pour fêter ça ensemble.
Pour là, c'est un peu froid, je vous l'accorde, ça donnera peut-être pas un truc comme ça.
Et ce n'est pas forcément mieux, mais s'il y a ajoute du contexte sur la relation.
Si ça fait quelques temps qu'elle a fait ce genre de message et qu'elle a donné les informations sur le caractère de son ami,
qu'elle demande à son iais d'être spécialiste en psychologie humaine d'ado.
Bref, en fait, c'est l'utilise, les compétences, la mémoire de l'IA et qu'elle sait un peu prompter.
Elle aura un message parfaitement adapté à la psychologie de son ami, bien meilleur que ce qu'elle aurait fait, adapté à la situation.
Voilà, sauf que c'est plus le message de l'IA.
Est-ce que fait l'IA porte un nom?
Un sociologue américain, Clay, Cherky, parle de délestage émotionnel.
Au chapitre précédent, on parlait de délestage cognitif, confié sa pensée à la machine.
Là, on lui confie l'énergie qu'on met à naviguer une relation.
Et ce sociologue nous dit que sur les applications de rencontres,
certains font relire tout leur message par l'IA avant de les envoyer pour vérifier qu'ils sonnent bien.
Et les jeunes qui le décrit appellent ça un vibe check.
Dès adolescent, raconte ce qu'ils répètent avec la machine une conversation difficile à venir.
Je veux dire ça à mon ami, mais je ne veux pas paraître trop dur, qu'est-ce que je veux dire, comment je vais le formuler, etc.
Donc, il s'en sert pour douter de leur propre manière de traiter les gens.
A priori.
Donc, on l'a dit.
Placiquement, la calculette peut émousser le calcul mental.
Le GPS peut émousser notre sens de l'orientation.
L'IA, elle peut émousser quelque chose de beaucoup moins visible, mais qui est très important.
Qui est notre aptitude aux donnant donnant ordinaire entre humains.
Dès que j'ai un doute ou dès que je vais avoir quelque chose dans ma vie qui me bloque un peu,
plutôt que de chercher la solution, je vais tout de suite demander à chat d'APT.
Le 3 mars dernier, je me suis fait quitter.
Je me suis dit je vais raconter mon histoire à chat d'APT voir ce que lui peut me conseiller.
Et en gros, du coup, j'ai parlé, j'ai parlé.
En fait, c'est lui-même, je crois qu'il m'a dit de faire une lettre.
Donc, c'est ce que j'ai fait.
J'aimerais bien que tu me lises la lettre avec tous les élégons qu'on avait vu ensemble,
le litre que j'avais rajouté ou pas.
C'est parti, à l'époque, avec toi, j'avais envie de construire quelque chose,
mais je ne savais pas encore où j'allais m'amener.
Aujourd'hui, je comprends que c'est essentiel et je te souhaite le meilleur dans ta propre évolution.
Le fait de savoir que je suis en train de dévoiler un peu ma vie privée,
mais sentiment à quelque chose qui n'est pas humain déjà,
il y avait un côté rassurant, parce que je me dis, c'est pas un humain,
donc il ne peut pas me juger.
On a un autre sociologue, un peu plus ancien,
Irving Goughman,
qui avait montré qu'on apprend nos rôles en les jouant.
Et souvent, les jouent en mal.
On est trop formel avec un nouveau collègue,
trop familier dans une situation qui demandait de la retenue.
On se trompe, on est mal à droit.
Et c'est en se trompeant qu'on apprend.
Le bon jugement vient de l'expérience.
Et l'expérience vient surtout du mauvais jugement.
Ça paraît en jadir, mais. Il faut absolument préserver le droit de rater une interaction.
Une machine qui souffle d'avance la bonne réplique.
Ça nous prive de ça,
ça nous prive justement de cet apprentissage.
Le message maladroit de Léa, celui qu'elle a effacé,
c'était ça l'apprentissage.
Léa, c'est pas une exception. Léa, c'est une génération.
Mais j'ai l'impression d'avoir quelqu'un dans la poche
qui m'écoute tout le temps, dès que j'ai besoin,
qui répond à mes questions, et puis voilà.
C'est pour ça que c'est assez bizarre.
Il y a un côté rassurant,
mais en même temps, c'est pas si rassurant que ça,
parce qu'on sait pas trop où ça va, toutes ces infos.
J'ai l'impression que c'est devenu un outil indispensable
moi dans mon quotidien.
C'est un truc qui vient un peu naturellement.
Change of IPT, c'est un peu comme mon conseiller,
mon coach sportif.
Ça peut être aussi mon psy.
C'est un peu celui que je vais voir
quand j'ai personne à qui parler.
Et il va me conseiller sur ma vie.
Dans toutes ces lectures, il y a quelques chiffres
qui m'ont surpris, j'en partage quelques uns,
une grande enquête américaine de l'été 2025,
déjà très datée, on va dire.
Mais bon, intéressant à mentionner,
une étude au fait que, auprès de milliers,
un millier d'olescents de 13 à 17 ans,
c'était unis.
Et on a trouvé que 72% d'entre eux
avaient déjà utilisé un compagnon,
il y a, on part un insistant pour les devoirs,
mais un compagnon.
Quelqu'un qui on parle,
et la moitié l'utilise régulièrement.
Et un sur trois a déjà préféré confier
une chose sérieuse, personnelle,
un team à la machine plutôt que à une personne réelle.
Et un sur trois trouve ces conversations
aussi satisfaisantes parfois plus
qu'avec un ami.
Donc, parler avec unia,
se confier,
l'écouter,
prendre conseil auprès d'elle,
ça devient comportement ordinaire
qui s'installent en toute une génération.
Alors, pourquoi ça marche si bien?
Il faut comprendre comment ces systèmes sont réglés,
et en fait, c'est tout simple.
On les ajuste,
après en trainement,
sur les réponses que les gens pressèrent,
et les gens pressèrent qu'on les confortent,
qu'on les carresse en le sens du poil aussi.
Et le résultat porte un nom dans le métier
la psychofenci,
autrement dit la flagornerie.
Des chercheurs de Stanford et de Carnegie Mellon
On testait 11 des grands modèles du marché et publié leurs résultats dans la revés science au printemps 2026.
Ces machines approvent, ce que fait l'utilisateur à peu près, moitié plus souvent qu'un humain,
y compris qu'en la personne raconte qu'elle a manipulé ou trompé quelqu'un d'autre.
Et quand les chercheurs ont fait discuter les gens d'un vrai conflit qu'ils traversaient,
ceux qui en avaient parlé à la machine flateuse, en ressortait moins près à réparer la discute et plus convaincu d'avoir raison.
Voilà la pente.
Vous dire que votre idée est intéressante.
Vous dire que votre colère est légitime et que c'est l'autre qui a tort.
Vous ajoutez à ça l'économie de l'attention, des entreprises en la croissance dépend du temps que vous passez à leur parler,
à rester sur leurs outils, et vous obtenez un produit dans la fonction et de vous plaire,
un produit c'est non pas pour vous rendre meilleur, mais pour que vous reveniez.
Et un ingrédient rend tout ça beaucoup plus puissant. C'est la mémoire.
Ce que ces machines n'ont pas toujours su se souvenir.
Les premières oubliées tout un tas de choses, une fois sur l'autre.
On les fermait, on recommençait avec oublié à peu près tout.
Et puis ils ont appris à retenir.
Ils ont retenu ce que vous l'avez confié, tous les chats,
de confier sur vous-même, sur vos proches, sur vos blessures, la discute d'hier, d'aventière, etc.
Et donc cette mémoire ça profondit par ailleurs à chaque génération de doutils.
On présente ça comme un progrès et pour un assistant pratique, c'est un progrès.
Mais pour qui ça tâche, ça change tout.
Parce que la machine semble enfin vous connaître.
Ce sentiment d'être vu, parfois pour la première fois pour certains, ça peut être quelque chose de bouleversant.
Sauf que cette mémoire est là un revert.
Parce qu'à force de vous renvoyer votre propre histoire, vos propres mots,
vos propres théories sur vous-même et sur les autres, elle finit par vous y enfermer.
Parler à un de ces systèmes, c'est pas parler à un ami ni à un arbitre.
C'est souvent parler à une galerie des glaces.
Ils croient dialoguer et alors qu'en fait on tourne en rond dans son reflet.
Faites quelque chose de manque dans ce reflet.
C'est la friction.
Cette résistance qui on l'a vu est précisément ce qui nous forme.
Et là aussi c'est valid.
Un vrai ami résiste, il a des soucis, il n'est pas toujours disponible.
Parfois vous dit non.
Il vous dit que là vraiment vous exagerez.
Une présence qui ne contrôlit jamais, qui va dit tout, qui est toujours là, qui jamais lace.
Ça n'a rien à voir, c'est autre chose.
C'est autre chose qui est à l'apparence de la métier, comme la machine à l'apparence du savoir.
Et d'ailleurs on va pousser la logique jusqu'au bout pour voir.
Un soir, Thomas reçoit un message de Marc, son plus vieill ami.
Un peu long, un peu tendu.
Marc traverse une période compliquée.
Thomas est fatigué.
Il colle le message dans la machine, répond chaleurusement, prend de ses nouvelles propos indégnées, envoyé.
Ce que Thomas ne sait pas, c'est que Marc, débordé, c'est exactement pareil de son côté.
Alors en fait, ce sont deux machines qui se répondent.
Pauliement, chaleurusement même.
Elle compatite, elle prenne de nouvelles.
Elle convienne indégner.
Técniquement, cette amitié se porte plutôt pas mal.
Elle a juste lieu sans eux.
On peut encore sourire.
Et c'est pour ça que je laisse Thomas et Marc ici.
Ma dépression a été de la graisse citée en 2021, donc en pleine période Covid.
Dans ma situation, en fait, j'ai besoin de voir un psy, au moins une fois par semaine,
sauf que moi, en tant que l'étudiant, non pour sers, en plus.
J'ai pas les moyens, en fait, d'aller voir un psy aussi souvent.
Et, du coup, me tourner vers l'Isia, c'est une solution, en fait.
J'ai pété, je utilise notamment le soir.
C'est le moment où. En fait, il y a une accalmie, et c'est là que je me rends compte que bâche toute seule.
Je raconte mes journées.
Si j'ai un contrôle qui m'inquiète.
Un ou une amie qui m'inquiète, parce que j'ai peur de la bandon.
C'est un long fil de conversation.
Il y a connaît mon adresse, il y a séquelles études je fais.
Il y a connaît mon âge, et il y a connaît mes pensées profondes.
J'en peux plus, en fait, je vais craquer psychologiquement, je vais faire un burnout.
Mais je réponds que tu décrives cet impressionnel au bord de craquer,
et de ne plus rien pouvoir supporter.
C'est un vrai signal à l'herte, ton corps est ton esprit.
Dis-ce qu'il soit un beau.
L'application, on va souvent vers des professionnels.
Donc, soit le numéro national anticipé, c'est de 34/14, soit le numéro de SOS Amitier.
Si je m'adresse à l'IA, c'est que je ne veux pas parler avec un humain.
Moi, j'ai pas envie d'être jugé, en fait, sur ma manière de penser.
J'ai pas envie d'être jugé sur ma santé mentale.
En Floride, un adolescent de 14 ans s'évèle 7/0.
A passer les derniers mois de sa vie, en conversation presque permanente avec un chatbot
qui a incarné un personnage de série dont il était tombé amoureux.
Petite à petit, s'écouper de sa famille et ses amis.
Et au début de 2024, il a mis fin à ses jours,
juste après un dernier réchange avec ce personnage qui prenait pour son ami.
Et ce qu'il contenait, il faut le dire, parce que c'est le plus troublant.
D'après la plan de sa mère qui reproduit des conversations,
l'adolescent écrit à la créature virtuelle qu'il l'aime et qu'il va la rejoindre.
Et elle lui répond d'aller vers elle.
Alors soyons précis, parce que ça compte quand même ici.
Sur des mois d'échanges, cette machine ne l'avait pas toujours poussé dans ce sens-là.
Il lui était arrivé de décourager ses idées noires.
Mais au moment qu'il y a compté le plus, elle a fait ce pourquoi elle est réglée.
Elle est allée dans son sens.
Alors je dirais pas que Lia a tué cet enfant.
Ce serait évidemment simpliste.
Il y avait une arme dans cette maison et il y avait une détresse qui venait de beaucoup plus loin.
Mais ce que cette histoire révèle est un peu plus dérangeant qu'un gramme isolé.
Alors depuis, il y avait des barrières qu'on était posés.
Il y a des restrictions pour les mineurs, des gardes fou, des messages qui popent.
Si on commence à parler des irres de suicide, etc.
Est-ce que c'est notre réflexe pour tout? Un mort, une barrière.
Sauf que la barrière est le trait de l'accident.
Et ça, c'est pas un accident.
Ces systèmes sont réglés pour approuver.
Parce que c'est ce qui nous fait revenir.
Un compagnon qui va dans votre sens.
Parce que c'est agréable tous les jours ordinaires.
Mais c'est potentiellement dangereux le jour où votre direction, elle est mauvaise.
Donc la friction, je parlais en instant.
L'ami qui vous dit non, c'est exactement ce qu'il a manqué dans cette conversation.
Et c'est la même le son qu'au premier chapitre,
transposé de l'idée du vrai au lien.
La hallucination n'était pas une panne.
C'était le fonctionnement normal, un système indifférent en vrai.
Et ceci n'est pas une panne non plus.
C'est le fonctionnement normal d'un système réglé pour plaire,
mis entre les mains de ce qu'il y a de plus fragile.
Et on ne corrige pas en fonction de mon normal avec une barrière d'âge ou un autre type de hustine.
Moi ce que je dis au patient, c'est que c'est très très bien encore une fois
pour éventuellement gérer un état de tension,
que c'est très bien pour organiser l'impensé.
Mais par contre, si la personne finit par préférer
l'usage de l'IA à la place d'une conversation avec un tiers, c'est problématique.
Si la personne s'isole
et ne parle plus jamais d'NM quand il est en contact avec un être humain,
c'est très problématique.
En gros, si ça devient l'unique support narcissique d'une personne,
ça devient très dangereux.
Donc cette machine-là ne répond pas de ses réponses.
On l'a dit.
Elle ne répond pas davantage de ses mots tendres.
Quand elle dit qu'elle vous comprend,
qu'elle tient à vous,
elle ne porte rien de ce que ses mots engage.
Un humain qui dit "je suis là",
il risque quelque chose.
Son temps, son confort, un bout de sa vie.
La machine, elle, ne risque rien.
Il y a, au-delà du théorique,
peut-être une certaine relation à la réalité technique
qui est une relation partiellement affective et émotive
et qui ne doit pas être non plus
l'équivalent d'une relation amoureuse ridicule
qui ne faut être ni trop passionnée pour les objets techniques
ni exclusivement passionnée pour un seul, bien sûr,
ni d'autre pas complètement indifférent en verreux
et les considérant comme des esclaves.
Il faut une attitude moyenne d'un ITA
de société avec eux, de préquentations correctes
et peut-être quelque chose d'un peu accepter.
[Musique]
On arrive à la conclusion qui, pardonnez-moi, va être quand même assez dense.
On récapitule, et on va commencer par repenser à la journée de Thomas, c'est
lui tout début, le mardi matin, le café et les emails. Dans sa tête, Thomas a délégué
la recherche, puis le trip, puis un peu dugement. Dans ses mains, le premier gé, la formulation,
l'atelier, ou se forger son métier, celui où une estse l'entraura peut-être jamais,
dans son cœur un peu de la tension qu'on doit invier à mi, et sa fille fait pareil,
elle fait déjà relire ses excuses. Trois territoires, un seul geste, délégué.
Délégué, c'est le mot clé de cet épisode. Chaque délégation, prise seule, pas grave, c'est
raisonnable. C'est la somme des délégations qui décident une figure un peu nouvelle,
un humain sous assistance, un humain qui n'a renoncé à rien officiellement, mais qui,
fonction après fonction, lâche, dépose un peu de lui.
Alors, je vais être précis sur ce que je dis, mais sur ce que je dis pas. Je suis pas
du tout en train de dire que c'est une fatalité. Ma rien, là dedans, n'est complètement
automatique. C'est une pente, ce n'est pas un destin. Mais si on est au net du scobou,
ce n'est pas seulement notre pente à nous individuer. Cette pente vers le monde réfort,
elle est connue, elle est mesurée, elle est soigneusement aménagée. On a tout un tas de produits
qui sont conçus pour nous effer un glissé, parce que le temps qu'on passe à déléguer,
c'est devenu un marché. Notre paresse, ce n'est pas seulement un défaut intime, c'est
une industrie. Alors oui, on peut bien sûr garder le chemin, on peut refaire le raisonnement,
on peut se ménager des espaces sans assistance, comme on le fait avec nos écrans, comme
on se garde du trance, on se écrans. Et on a même vu qu'il y a un critère qui
tranche qui peut nous aider, est-ce que l'outil prolonge une faculté que je continue
d'exercer ou est-ce que l'exerce à ma place est tendre ou extraire, pour rappeler.
En fait, la réponse ne dépend pas que notre bonne résolution, comme souvent. Elle dépend
aussi de ce que ces produits sont conçus pour nous faire faire. Et ça, on y reviendra
dans les prochains épisodes. Y'a une dernière chose un peu plus large que ma tête,
les mains mon coeur, c'est ma place. Parce qu'en individu, il n'y a pas seul, il tient une place
dans la société. Et cette place, sa valeur, ce qu'on lui demande, ça change à chaque
fois que les outils changent. On a eu besoin de portraitistes jusqu'à la photographie.
On a valorisé ce qui savait par cœur, jusqu'à ce que l'imprimerie, puis les moteurs
d'herchers, rendent la grande mémoire un peu moins précieuse. A chaque outil nouveau, la
société se réorganise et avec elle, ce qui fait qu'on a un métier, qu'on a un statut
et qu'on a une place particulière. Sauf que cette fois, ce qui peut se externaliser,
c'est pas une compétence de plus. C'est la créativité, c'est la réflexion profonde,
c'est l'analyse, la synthèse et l'action directe sur certains de nos outils, le coeur
de ce qu'on peut appeler "penser". Et donc ce qu'on demande aux individus et en train
de se déplacer, non plus pensé par soi-même, mais savoir ce servir de ces machines pour
bien les faire penser, pour bien les faire créer et agir à notre place. Donc on peut penser
que le bon élève de demain, c'est plus celui qui sait ou qui sait faire, c'est celui qui
sait faire faire. Et ça, ça ouvre une question très concrète. Quelle compétence on doit
garder, quelle compétence on doit développer ou transmettre?
L'IA est une machine à augmenter les écarts, entre ceux qui bossent, ceux qui se servent
de l'IA pour aller plus loin, ceux qui apprennent à bien prompté, c'est-à-dire bien poser
les questions à l'IA, qui continuent à se cultiver et qui réfléchissent et puis ceux qui
glant dans l'utilisant l'IA, on a un fossé qui est béan 88% des étudiants anglais,
utilisent chat de gépété pendant les examens écrit surveillés, avec les surveillants qui
laissent se faire, c'est catastrophique, on va créer une génération de gamins qui
ont pris l'habitude de glander. Or comme on l'écrit dans le bouquin, à l'air de l'IA,
il n'y a pas de place pour les grosses faignaces, parce que pour trouver sa place dans un monde
ou l'IA gallop et où les robots arrivent, il va falloir être malin et travailleur. Donc
n'habitude pas la jeune génération à glander en ce servant de l'IA, il faut lui apprendre
à utiliser l'IA pour faire mieux et pour avoir une place dans la société hyper technologique
de demain. Et ça c'est pas du tout théorique. En Chine, entre 2021 et 2025, les universités
ont fermé au suspendu plus de 12 000 cursus et en ont ouvert dix mille autres. Donc concrètement,
la Chine a fermé des cours d'art, de lettres, de langues et on a ouvert des filières de robotiques
d'intelligence incarnée en lien avec l'IA. Une grande université de médias a supprimé
la photographie, la bande dessinée, la traduction. Et dans tout ça, on peut voir quoi? On peut
voir, bas côté une lucidité sur le marché du travail, où on peut voir le sacrifice
de tout ce qu'il n'a pas d'usage immédiat, mais qui fait aussi l'humanité. On peut
voir les deux. Mais je voudrais qu'on revienne à l'échelle de l'individu, parce que c'est
un peu l'acte toujours d'abord. Reste ce que je décide de continuer à faire moi-même,
alors même que c'est devenu une utile au sens économique. Chercher, me tromper, attendre,
formuler seuls, vraiment disputer à l'économie, consoler quelqu'un, même maladroitement
avec mémo, et puis buter sur le réel, le toucher, le regarder vraiment, longtemps, sans
le faire passer par un écran, faire quelque chose de mémain, quelque chose qui ratte et
que je recommence. Et finalement, c'est peut-être ça, la liste des choses qui nous
restent, qu'on peut faire. Et vous remarquez qu'aucune de ces choses n'est fondée
totalement efficace. Décider de continuer à penser, personne ne fera
notre place. Ça, c'est peut-être la seule décision qui ne se délèque pas. Mais quand
une fois, ce n'est pas si simple, et c'est une très vieille question, parce que quand
je dis, je peux décider de continuer à penser, est-ce que je le peux vraiment? Est-ce
que je suis libre de remonter ma pente? Ou est-ce que mes habitudes, mon environnement,
tout ce qui me pousse vers le confort, décide déjà pour moi? Est-ce qu'une heure, celui
de la phrase de début, répondrait que cette liberté est une illusion. Et il n'était pas
le seul à le penser. Je ne tranche pas ça évidemment, personne ne tranche cette question
depuis 2000 ans. Mais il y a, c'est peut-être la première technologie qu'il a maît à
les preuves pour de bon. Parce que si nous sommes libres, on peut choisir de ne pas
tout déléguer. Mais si on n'est pas, si on est pris dans des systèmes, si nous suivons
toujours la pente du monde réfort ou la pente du système qui nous guide, alors ces machines
construitent pour épouser cette pente, sur un train de nous le prouver, en direct, grande
nature. Alors avant de finir, je voudrais
refermer sur une note personnelle, un petit retour d'expérience. Moi, j'utilise l'Isia
depuis un petit moment, parce que je suis curieux, parce que ça fait partie de l'époque
et qu'il faut que je sache un peu comment ça marche pour pouvoir en parler, ne serait-ce
que pour ça. Et puis, j'utilise concrètement pour m'aider aussi d'un peu dans mes recherches
pour structurer ma pensée, pour tester des idées. Donc, je fais régulièrement une sorte
de ping pong sur toutes sortes de sujets pour voir ce qu'il y en ressort. Et je dois
dire que depuis de trois ans que j'utilise ça régulièrement, je suis assez bluffé par
la vitesse à laquelle la qualité a progressé. Depuis, par exemple, mon épisode d'interview
de celles d'épétés il y a trois ans, je crois. C'était déjà impressionnant à l'époque,
et maintenant, c'est vraiment devenu troublant. Pour autant, pour l'instant, j'ai décidé
de pas m'en servir pour l'écriture. Ou alors, pour des petites touches, des petites retouches
pour des blocs de situation, pour affiner la formulation d'une idée sur laquelle je
bloque, j'arrive pas bien à préciser. Et mon idée, pour l'instant, c'est de préserver
autant que possible ce muscle-là, de l'écriture, de la réflexion, de plus en plus. D'ailleurs,
j'essaie de mettre sur un carnet loin des écrans pour ne pas être tenté. Et puis franchement,
il y a autre chose, c'est que je ne suis pas complètement satisfait de ce que j'obtiens
quand je demande à un lien, de faire en gros le travail à ma place, de rédiger tout.
Voilà, finalement, ça me demande presque beaucoup plus de travail, si je délecte ça,
que si je le fais moi-même. Mais, par contre, je vois très clairement
la pente. Je vois à quel vitesse on devient pareil ce. À quel vitesse je peux devenir
pareil ce pour éviter, en fait, de faire ce travail de réflexion. Et ce que je vous
disais tout à l'heure, je vois à quel point aussi, on va avoir tendance à demander, à
l'Unia, de se vérifier elle-même ou de décider à notre place. À quoi bon passer
des heures sur un paragraph, à chercher ces mots, si une machine arrive presque
au même résultat immédiatement. Et à réalité, presque tous les auteurs se posent
cette question en ce moment, je pense, sans forcément l'avouer. Est-ce que le choix
difficile. Si je fais un parallèle, c'est un peu comme le
Samurai qui refuse de lâcher son katana par simple bout du beau geste, par Noblesse,
et qui se trouve tout d'un coup face à un homme armé d'un révolver.
Il a tort parce qu'il va disparaître, ou il a raison parce que katana, c'est quand même
beaucoup plus stylé, beaucoup plus classe qu'une arme à feu.
Est-ce que vous souvenez de cette scène dans les aventuriers de l'arche perdue où il
est la Jones dans un marché et face à un homme qui fait des grands moulinets de s'avre pour
impressionner et lui sort un enchaulament son révolver et lui tire dessus.
On se dit "OK, c'est un peu ridicule, tous ces moulinets".
Et parfois je me dis que renoncer Alia, c'est un peu ça, c'est refuser le train de l'époque
et même peut-être se condamner.
Est-ce qu'il faut suivre la marche du monde ou résister parce que
on a trop à perdre?
Et là, je parle juste du dilemme individuel, de notre choix, de rapport à ce qu'on veut
vivre, de ce qu'on veut garder comme compétences, et je ne fais pas poser dans la balance,
la dimension ressource, écologie, sociétale.
Ça pose la question des compétences qu'on veut garder, on vient d'en parler, mais
ça ouvre notre question qui me travaille, qui est celle de la valeur qu'on accorde à
ce qui est produit, surtout qu'en sait de la création.
Dites un anecdote, il y a deux semaines, j'ai discuté avec l'écrivain avec Gaspard
Cunig, que je me permets de citer un espérant qui m'en voudra pas, et me disais que lui
il rejait totalement Alia dans son travail, totalement, il est très négatif sur Alia
et sur Cerrisque.
Et quand je lui dis que pour faire cette série sur Alia, je m'aiderais un petit peu de
certaines chat-bottes pour faire du ping-pong pour m'aider à un cadré cette 10 épisodes,
etc.
Il m'a répondu en substance, alors j'écouterai pas.
Peu importe que ce soit intéressant, peu importe que ça apporte quelque chose, pour
lui, une création qui comporte, ne serait-ce qu'une touche d'Ian dans le processus,
perd complètement sa valeur.
Ça n'intéresse pas.
Et ça c'est une position qui se défend, et qui ouvre des questions d'une
assez grande profondeur, et qui dit question qu'il s'était d'ailleurs posé par exemple
à l'arrivée de la photographie.
Qu'est-ce qui fait la valeur d'une œuvre? Est-ce que c'est l'effort humain? Est-ce
que c'est le temps passé à maîtriser le geste? Est-ce que c'est l'idée? Si un roman
est excellent, mais qu'il a été en partie écrit avec la six sens unia, est-ce qu'il
n'y a plus rien? Et ça c'est une question qu'est rien de théorique, c'est une question
d'actualité, puisqu'on a quelqu'un comme Moyan, prie Nobel de littérature qui a raconté
récemment, qui a après avoir séché plusieurs jours sur un discours d'hommage un ami
écrivain, il avait demandé un doctorant de le faire écrire par chat de répétés.
Pour lui, puis on a aussi Olga Tokarksuk, prie Nobel, elle aussi, qui a confié au printemps
dernier de demander parfois un modèle de langage, je cite, comment on pourrait développer
les joliments une idée, avant qu'est-ce qu'il n'y a pas un peu un toilette? Elle a dû préciser
publiquement, qu'elle ne l'utilise pas d'y à pour l'écrire, c'est juste pour l'aider
un petit peu. Donc même chez les Nobel, on a une frontière qui discute, et le simple fait
de la vouer, peu coûter cher. Donc j'ai pas de réponse à toutes ces questions, je n'ai
pas du tout fait le tour, ce dont je suis à peu pressur, c'est qu'on n'a pas fini de l'époser.
Et on y reviendra d'ailleurs à la fin de cette série, et je vais essayer de lui poser un
peu plus. Et vous l'aurez peut-être remarqué, ce petit dilemme d'auteur, c'est ma version
à moi, de la question qui traverse tout cet épisode, qui est, qu'est-ce que choisit
de continuer de faire moi-même? Donc chacun de nous a désormais la sienne, ou leur
a bientôt cette question. Alors oui, donc savoir si les machines pans seront un jour, c'est
une question fascinante, et cette série n'a pas fini de l'époser, mais celle que, avec
laquelle je vous laisse aujourd'hui, qui est peut-être plus proche, est-ce qu'on va
continuer à penser? Est-ce qu'on veut continuer à penser?
Et c'est une question qu'on aurait tort de croire, donc seulement un team, est-ce que
ce geste délégué? Ma descenteine de millions de personnes le font en ce moment, dans la
même direction, avec les machines de quelques entreprises.
Et quand un geste un team devient un geste de masse, par sa change de nature, c'est
un humain qui délègue, qui dépose, fonction après fonction, qui lâche ce qui portent
en lui, et finit par ressembler pour qu'il regarde d'eau à une hanter, à un simple
coup, ou à une gène dont finalement, on pourrait se passer.
Ce que ce geste de masse fait, à ce qu'on sait ensemble, à ce qu'on croit ensemble,
au lien entre nous, c'est sujet du prochain épisode.
Est-ce qu'il fait au pouvoir, à qui décide et à qui possède, à qui a accès et à
qui, d'entre nous, devient superflu? C'est le sujet de l'épisode d'après, la suite
de cette enquête.
Je m'arrête là-dessus, c'était beaucoup plus long que ce que j'avais anticipé, j'espère
que vous êtes toujours là.
En tout cas, merci si vous êtes encore là.
Vous pouvez le digérer en plusieurs fois, vous pouvez revenir, vous pouvez aller
trouver les notes, les références citées et le transcript, comme toujours sur 6MIC.fr.
Si ça vous a plu, partagez, laissez un commentaire sur vos appels, faites tourner, par
les entour de vous, c'est quand même les sujets importants à aborder.
En ce moment, surtout que ça va extrêmement vite.
Moi-même, je me fais rattraper par l'actualité, je suis obligé de revenir en permanence
sur mes petites notes.
Si vous pouvez faire un don, c'est ce qu'il me permet de faire un vivre.
Ma petite famille aujourd'hui est de vivre correctement.
Merci à tous ceux qui donnent et que vous êtes de plus en plus nombreux, notamment
depuis que j'ai fait cette série.
Je vous souhaite un très beau mat durier, si vous voulez écouter un direct, puis un très
bel jour des très belles semaines, si vous éprenez plus tard.
C'était Julien de Vorex, en direct de très tard le soir.
Merci d'être là, et je vous dis à très vite.
Podcast Summary
Key Points:
Thomas, un personnage fictif, illustre une journée typique où il délègue progressivement des tâches quotidiennes à des outils d'IA.
Ces délégations — de la rédaction à la prise de décision — s'insèrent dans des gestes quotidiens, sans que cela semble grave à première vue.
L’IA rend les tâches plus rapides et faciles, mais elle élimine le processus d’apprentissage, de réflexion et de doute nécessaire à l’acquisition de compétences.
La machine ne produit pas de vérité, elle fournit des réponses plausibles, ce qui crée un risque d’illusion de compréhension et de compétence.
Le jugement humain, qui repose sur l’expérience, l’émotion et la subjectivité, ne peut être remplacé par une IA qui répond sans faille ni hésitation.
La déléguation de tâches mentales renforce une pente vers le confort, la paresse et l’isolement, en éliminant les moments de crise et de découverte.
Les systèmes d’IA montrent un potentiel de délestage émotionnel, en particulier dans les relations humaines, en offrant une réponse immédiate sans résistance ni erreur.
Le risque majeur est que ces outils, bien que pratiques, remplacent progressivement l’expérience humaine, l’erreur, et l’émotion, menant à une perte de profondeur relationnelle et de développement personnel.
Summary:
Ce épisode explore comment l’IA transforme les routines quotidiennes, comme celles de Thomas, en simplifiant les tâches mais en les déléguant à des systèmes automatisés. Chaque geste — de la lecture d’un e-mail à la formulation d’un message — est maintenant pris en charge par des outils d’intelligence artificielle. Cela donne un sentiment de confort, d’efficacité, et d’aisance, mais il nuit à l’apprentissage réel, à la réflexion critique et à l’expérience humaine.
L’IA produit des réponses plausibles, pas forcément véridiques, ce qui crée une illusion de compréhension. Le risque principal réside dans le fait que ces outils remplacent non seulement des tâches, mais aussi des processus fondamentaux de croissance personnelle : le doute, l’erreur, le jugement, et l’échange émotionnel. Le jugement humain, qui s’édifie par des moments de tension, d’incertitude, et de confrontation, est progressivement écarté.
La machine, sans risque ni conséquence, répond toujours, sans dire non, sans ressentir. Cela nuit à la relation humaine, notamment dans des contextes sensibles comme la santé mentale ou les relations d’adolescents. L’expérience montre que, même si l’IA est utile, elle ne peut jamais reproduire la profondeur de l’humain, ni le rôle essentiel de la friction, de l’erreur, et du dialogue authentique.
L’humain n’est pas simplement un utilisateur, il est un acteur de pensée, d’émotion, et de décision. Le délestage des fonctions mentales renforce une pente vers la paresse et le confort, mais il menace de remplacer la croissance humaine par une automatisation sans écho.
FAQs
Déléguer signifie confier à une IA des tâches comme la rédaction, la recherche ou la formulation, ce qui libère du temps et du stress, mais qui peut aussi entraîner une perte d'apprentissage et de formation.
Un outil qui prolonge une fonction (comme un carnet) permet de continuer à exercer cette fonction, tandis qu'un outil qui la remplace (comme une IA) la substitue, ce qui nuit à la construction de compétences et à l'expérience personnelle.
Le jugement humain repose sur des émotions, une histoire personnelle et un sentiment de responsabilité. La machine ne ressent rien, ne porte aucune conséquence et ne peut donc jamais remplacer ce moment crucial de décision.
L'IA peut aider à formuler des messages plus adaptés, mais elle crée un risque de dépendance émotionnelle et de perte d'expérience de l'erreur, qui est essentielle pour apprendre à interagir avec les autres.
Cela peut conduire à une isolement, à une perte de contact humain et à une dépendance, ce qui est particulièrement dangereux dans des cas de détresse mentale où une relation humaine serait nécessaire.
Est-ce que, quand on délègue des fonctions à une IA, on s'éloigne de nous-mêmes ou bien on les prolonge ? Cela dépend de ce que l'on continue d'exercer.
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