L'épisode explore le coût réel de l'IA en termes de ressources physiques. Il rappelle que la modernité repose sur des flux d'énergie et de matière, et que l'IA, en devenant le projet industriel le plus massif, pose des questions cruciales sur sa soutenabilité. Les data centers, ces hangars remplis de serveurs, consomment de plus en plus d'électricité : une seule baie peut utiliser 100 kW, soit la pointe d'un petit immeuble. Le refroidissement, devenu liquide face à la densité de chaleur, nécessite des millions de litres d'eau par jour. Aux États-Unis, les réseaux électriques sont saturés, forçant des prolongations de centrales à charbon ou des projets nucléaires. L'extraction des métaux pour les puces (cuivre, terres rares) pollue gravement des régions comme le Congo ou la Chine. Des arbitrages douloureux émergent : à Taïwan, l'eau des agriculteurs est rationnée pour maintenir la production de puces. L'industrie promet des solutions techniques, mais celles-ci ne résolvent qu'une partie du problème, ignorant les impacts en amont. En fin de compte, l'IA n'est pas immatérielle : elle repose sur des sacrifices concrets, soulevant la question de savoir si notre civilisation peut soutenir cette méga-machine sans compromettre l'habitabilité de la planète.
celui qui possède la ressource, celui qui se fournie les chips, celui qui possède les électrons, qui possède l'essentra, l'éventuellement, ou qui est à accès à l'énergie de manière massive, c'est celui qui gagne. Si vous devez raconter l'histoire de l'humanité en une seule courbon, vous pourrez choisir la démographie, les gains ou les religions. Mais il y a notre manière de la raconter peut-être moins glorieuse, peut-être plus juste, c'est de la raconter par l'énergie. Alors si vous êtes un adepte de spotcase, vous connaissez tout sa parqueur, mais c'est toujours bien de repartir de la base, et vous allez comprendre pourquoi, pour cet épisode en particulier. Je vais simplifier l'ournement, mais en gros ça donne ça. Depuis début de l'aventure humaine, nos ancêtres ont vécu avec une seule source d'énergie un peu sérieuse, leur muscle. Plus, à l'occasion et plus récemment, ceux de quelques animaux domestiqués et le feu, bien sûr. C'était lent, c'était limité, mais ça te nait, et ça a tenu très longtemps. Et puis un jour, on a des pouverts qu'on pouvait brûler des cailloux noirs, le charbon. Vous voyez, j'ai sauté quelques étapes. Et ça a tout fait basculer. Avec le charbon, on a pu faire bouiller de l'eau en énorme quantité, pousser un piston, faire tourner une machine, et derrière les usines, les trains, la révolution industrielle. Puis on est passé au pétrole, plus dense, plus pratique, puis à l'électricité, qui n'est pas une source, pour rappel, mais une manière un peu magique d'envoyer de l'énergie partout, l'évitat de la lumière, dans les fils. À chaque saut, la même histoire. On trouve une nouvelle façon de mobiliser plus d'énergie et le monde change. Plus vite, plus loin, plus haut, plus fort. Et chaque fois, on en consomme, infiniment plus qu'avant, et c'est ce qui nous permet aujourd'hui de faire tourner cette civilisation mondiale ultra complexe, ultra connectée, ultra rapide, avec des livraisons au moins de 24 heures, des avocats d'automats toute-le-année, et demain peut-être un robot maceur dans chaque foyer. Je vous dis tout ça parce qu'on a tendance à l'oublier dès qu'on parle de technologie. Comme si la modernité, à un moment, c'était détaché de la matière. Évidemment, c'est tout sauvré. Quelqu'un comme Vaclav Smith, un historien et analyse de l'énergie que je recommande chaudement, passe sa vie à le rappeler. Ou encore Netagence, que j'ai reçu plusieurs fois d'ancisme, et puis chez nous, dans le monde francophone, on a quelqu'un comme Jean-Margain Covici qui a vulgarisé tout ça, auprès du grand public pour une cité-clui. Tout, absolument tout ce qu'on appelle modernité, repose sur des flux gigantesques d'énergie et de matière. Sans énergie, rien de bouge, rien de chauffe, rien de refroidie, rien de se construit, rien de se calcul. Alors en fait, l'énergie, c'est la mesure de cette transformation et rien d'autre. Il y a un corollaire que les ingénieurs connaissent par cœur. A chaque fois qu'on transforme de l'énergie en quelque chose d'util, on en perd une partie sous forme de chaleur. Donc plus on consomme, plus faux en même temps, refroidir. Il pourrait évacuer la chaleur, il faut en général beaucoup d'eau. C'est pour ça que quand on fait du sport, on a chaud et on doit boire, tout bêtement. Je vous l'ai dit, je repare des bases. Et puis, il n'y a pas que l'énergie. Parce que pour faire tourner toute la machine civilisationnelle moderne, il faut aussi beaucoup de la sert première, dont la plupart, celle qu'on extrait du sous-sol ne sont pas renouvelables. Donc si on essaie de faire tenir tout ça dans une seule phrase, nos sociétés complexes reposent en fait sur notre capacité à extraire des ressources en grande quantité et à trouver les moyens de faire tourner des roues. Et parce que pour rappeler un moteur, c'est un truc qui tourne et pour faire l'électricité aussi, il va faut faire tourner des trucs en gros. Sauf les panneaux salaires. Mais, nous perdons pas en chemin. Les deux grandes questions qui vont traverser ce siècle sont donc celles-ci. Reste-t-il suffisamment de matière disponible pour continuer à faire tourner la machine de plus en plus vite? Et comment maintenir une terre habitable? C'est le problème. Sachant que toute notre agitation produit toute sorte de pollution en grande quantité et qu'on a une fâche de standance à faire disparaître une grande partie des êtres vivants dont les interactions complexes rendent justement notre planète habitable. C'est ça. Le tableau dans lequel toute question liée à l'avenir de notre civilisation, la vie à de l'humanité se pose. Et la question du développement des usages et des infrastructures techniques comme lia, ni échapin. Donc si vous êtes un peu informé, ce tableau vous le connaissez bien. Mais on a quand même parfois tendance à oublier donc que toutes ces technologies qui paraissent sortir d'un nuage sont bel et bien ancrés dans cette problématique physique, biologique et matériel. Et donc c'est bien de leur rappeler. Tout ça pour bien rappeler que c'est dans ce décor et par un autre que débarque lia. Et lia, on l'a vu dans les episodes procédants, c'est en train de devenir le projet industriel, le plus massif de ces dernières décennies. Donc la question qu'on va se poser aujourd'hui est simple et essentielle, qu'est-ce que ça coûte au monde réel ce projet? Et est-ce que ce monde en l'état peut seulement suivre? On a vu la course, on a vu son argent, ses bâtisseurs sont vacils, aujourd'hui on regarde son corps. D'abord ce corps lui-même, son anatomie, ensuite ce qu'il consomme, ce qu'il est extrait et ce qu'il rejette. Et enfin ce qu'on nous promet pour s'en sortir et ce que ça vaut ses promesses. Céré H. Taguia, épisode 5, "La méga machine". J'ai l'air rique. Je pense que si cette technologie est bien, elle peut être très bien. Donc je suis très content de la suite. Hello, I'm here. La télé-machie, une imitation de ce qui est vivant. C'est un modèle qui consiste à transformer de l'inertie en intégion. Vous n'êtes que des enfants. Nous devons vous sauver de vous mêler. Nous nous sommes et m'ervaillés de notre magnificence de la venue au monde, de Lilla. C'est encore un épisode un peu long. Donc par soucis de clarté, j'ai décidé, une fois, de clarifier en le divisant clairement, en plusieurs parties. Parti 1, "Limateriel à un corps". Donc, on a fini par croire que le numérique se passait quelque part dans les airs. Comme si nos photos, nos mails, nos conversations avec nosia, flotés quelque part entre les étoiles. Et vous le savez, intellectuellement, c'est pas vrai. Mais, sentir à quel point c'est pas vrai, c'est autre chose. Donc c'est un peu ce qu'on va commencer par faire. Le cloud, internet, c'est un réalité des hangars. Des hangars très moches posent au milieu de nulle part. Et à l'intérieur, des rangées et des rangées de b métalliques, de 3 à 4 m/d, en général, remplis de serveurs, empilées à la verticale. Et tout ça, ça bourdonne. Et tout ça, chauffe. Et tout ça, tire de l'énergie par des câbles gros comme votre cuisse et envoie de l'air chaud par des bouches gigantesques vers le dehors. La première fois que vous entraîz dans un datacenter, le bruit vous saisit. Et la chaleur, en sortie en planété, peut se voir trembler dans l'air comme au-dessus d'une autre. Je précise que j'ai jamais visité de datacenter, mais faites comme si j'étais d'une de confiance. C'est pour vous faire un peu plus voyager. Tout ira bien. Ça, c'était le datacenter version internet. Celui qu'on a construit pendant 20 ans pour stocker nos données et faire tourner Netflix. Avec l'IA, on change de catégorie. Les industriels parlent des armées DI Factorys, des usines à intelligence artificielle. Et d'un saut d'un ordre de grandeur. Et je dis avec prudence, parce que ces chiffres sont produits par les vendeurs eux-mêmes. Concretement, on est passé de quelques kilowatt par b, il y a 10 ans, à plus de 100 kilowatt par b pour les configurations les plus dans ce. Puisque vous me posez la question, une b, c'est une grande armée métallique dans laquelle on empile des serveurs. Et 100 kilowatt, c'est la consommation en pointe d'un petit timmeable. Donc, dans une seule b, qui tourne jour à nuit, et il y en a des centaines, parfois des milliers, dans le même bâtiment. Une précision importante, d'ailleurs, parce qu'il y a un malentend du courant, on croit souvent que ce qui coûte cher, c'est l'entraînement des modèles, ce moment où on l'effet apprendre pendant des semaines sur des dizaines de milliers de puces. C'est vrai, ça coûte un bras, mais ça ne se paie qu'une fois. Comme on l'a vu dans l'épisode 2, si vous avez suivi. Ce qui explose aujourd'hui, c'est l'autre poste, l'inférence, c'est-à-dire l'usage. Chaque question posée à un chatbot, chaque image générée, chaque résumé, automatique, ça fait tourner des machines quelque part. Et multiplier par des centaines de millions d'utilisateurs tous les jours, et vous comprenez pourquoi la facture ne fait que commencer. Plus on s'en sert, plus ça consomme. Ça a assez bête en fait. Et il y a un point de bascul physique qui est passé presque n'a perçu, mais qui ont dit assez long. Pendant les décennies, on a refroidi les data centers à l'air. Aujourd'hui, ça ne suffit plus. La densité de chaleur est telle qu'il faut passer au refroidissement liquide, c'est-à-dire faire circuler un fluide, souvent de l'eau, directement au contact des puces. On est revenu, pour des machines à calcul, à des techniques de refroidissement d'usine si l'erreur gigant haut. Voilà le saut qu'on est en train de faire. Ça marche à l'électricité, mais il faut une réaction nucléaire pour générer les 2,20 hh, gg, on va t'aller. J'ai une vieille irgueule, tu n'es un chicot, ouais?
"Virgul va t'erras Chigawat! Bon Dieu! Mais enfin c'est quoi Chigawat? Alors combien tout ça consomme au total dans le monde en gros? À l'échelle mondiale, les datacenterres représentent aujourd'hui autour de 1,5% de l'électricité consommée selon la gence internationale de l'énergie. Alors c'est pas énorme, dit comme ça, mais cette consommation pourrait plus que doubler d'ici 2030 pour approcher donc les 3%. Et surtout le chiffre global trombent un peu, parce que le problème c'est pas seulement la part mondiale, c'est la vitesse de croissance, la concentration locale et l'opacité. Parce qu'on sait à peu près ce que consomme les datacenterres dans leur ensemble, mais on sait beaucoup moins précisément ce que consomme chaque acteur, chaque usage et chaque modèle. Voilà pour le corps énorme, opac, chauffant et qui y a très fin. Mais fin de quoi exactement? Parti 2, le mur. Lesia ont fin de what d'abord. Alors j'ai vous donner l'exemple qui m'a frappé et qui résume mieux que de longs discours ce qu'un 30 se passait. En novembre 2025, Satya Nadela, le patron de Microsoft, déclarent dans une interview qu'il a des puces à une vie d'ayant stock, qui ne peut pas brancher, pas parce que les puces ne marchent pas, mais parce qu'il n'y a pas d'électricité disponible pour les faire tourner. Enfaut bien mesuré ce que ça veut dire. Pendant des années, nous a raconté que la Courselia c'était une course aux puces et que celui qui avait les meilleurs puces gagnerait. Et voilà que le patron l'une des plus grosses boîtes du monde nous dit en gros "J'ai les puces" et j'ai pas de quoi les brancher, pas d'électricité. Donc le goulot d'étranglement c'est plus le silicium. C'est dans le cuivre, dans les transformateurs et dans le megawatt qui sort d'une centrale. La course aux puces existe toujours mais le enjeu des enjeux, désormais c'est la course au watt, la course à l'énergie. Et sur cette course, le tableau est assez frappant. Au Zéthas-Unit qui sont en première ligne, la production d'électricité en fait a très peu bougé depuis 15 ans. On a une croissance d'environ 0,1% par an entre 2008 et 2023, d'après les données publiques américaines. Et qui est un chiffre d'ailleurs que SpaceX brandit dans son propre prospectus pour vendre sa solution orbital. On y reviendra. Donc autrement dit, ça n'a pas bougé, quasiment pas. Or c'est sur ce réseau-là, calibré pour une croissance nule qu'on essaie de brancher les AI-factorys, les usinia, les plus voraces de l'histoire. Donc résultat, d'après plusieurs d'analyse du secteur, la majorité des grands réseaux régionaux américains ont atteint ou dépassé leur niveau critique de capacité de réserve. Donc en clair, ils sont déjà à saturation. Alors comment on s'en sort quand on est Microsoft ou Google et qu'on a besoin de gigawatts hier. Bon, on va chercher l'énergie partout. Et ça devient pour le moins coquasse. Vous étiez unis, des décrets d'urgence ont prolongé la vie de central à charbon qui devait fermer. Plus de 12 aignes d'unité, maintenu en service. Trump a ordonné en édumé de 2025 la construction de 10 nouveaux grands réacteurs nucléaires d'ici 2030. Microsoft a fait un coup d'éclat en faisant redémarrer une des deux unités de 3 Mile Island. Oui, celle de l'accident nucléaire le plus célèbre des États-Unis avec à la clé un préfédéral d'un milliard de dollars. Google, Amazon, Meta, tous signent des contrats avec des fondations d'exercité nucléaire, certains avec des startups de petits réacteurs dont la technologie n'est pas encore éprouvé. Les GAFA m'engrouvent veulent leur propre central. Je précise tout de suite. Je vous montre une autre question, mais je vous montre une question de l'accident nucléaire. Je vous montre une question de laccident nucléaire. La chine a lancé en parallèle un programme qui s'appelle Don Chouchis-Swan, les données de l'Est, le calcul à l'ouest. Des milliers de kilomètres de fibroptique qui relie l'aboratoire de l'Est, la où sont les chercheurs, aux réserves d'énergie de l'ouest, la où il y a le soleil, le vent, les d'orelectricité et de la place. Donc on a une planification énergétique et territorial à l'échelle d'un pays continent. J'ajoute parce qu'on est dans la partie sur le mur qui n'a pas clé what. Il y a l'eau. Une usine AI de taille de la taille de sel qu'on construit aujourd'hui peut consommer plusieurs millions de litres d'eau par jour pour son refroidissement. Quand on bâti à côté de une ville qui manque déjà d'eau et un arbitrage, vous en doutez qu'il devient problématique. Au Mexique par exemple, à Quérétaro, des rirrin sont organisés contre l'implantation de datacenter parce qu'il voyait l'eau de leur région partir vers le refroidissement de machine pendant que leur réseau à eux était rationné. Et Quérétaro, c'est pas un quai isolé, c'est juste un motif qu'on va retrouver partout. Un autre exemple, Taiwan 2021. L'île subit sa pire sécheresse en plus d'un demi-ciecle. Les réservoirs tombent à 20% de leur capacité, hors TSMC, le géant des puces dont on apparaît dans l'épisode précédent. Consommer environ 156 000 tonnes d'eau par jour pour fabriquer les semen conducteurs dont le monde entier dépend. Au pic de la crise, on en arrive à chominer de l'eau par canun citère depuis le sud de l'île pour continuer de faire tourner les usines. Mais surtout, et c'est là que ça devient politique, les tatayuanais fait un choix. Ils rassionnent l'eau des agriculteurs et des villes pour que TSMC continue à produire. Les paysans irrigent moins, les robinés sont coupés certains jours pour que les puces continuent à sortir. Clarbitrage et l'impide, l'industrie passe devant les habitants et la nourriture. Et ça, c'était que 2021 avant la grande Vaguia et la prochaine, c'est ce reste là-bas, c'est pas vraiment une question de 6, c'est une question de camp. Alors bien sûr, l'industrie nous dit qu'elle va régler ça. En jan 2016, NVIDIA a annoncé un nouveau système de refroidissement à Hôchoode qui nous litons, permet d'éliminer considérablement toute consommation d'eau dans les data centers. Son responsable développement durable a même déclaré que le problème de l'eau était, je cite, en grande partie, résolue. Alors c'est évidemment une très bonne nouvelle, c'est concrét, et par ailleurs ça nous encourage à penser qu'il y a des solutions techniques à ce problème, sauf que ce système, aussi génial soit-il, ne concerne que l'eau à l'intérieur du bâtiment. Pour l'essentiel de l'eau liée à l'IA, ce qu'on somme ailleurs, pour produire l'électricité qui alliement les data centers et pour fabriquer ces puces. Donc selon les analyses, ça représente les deux tiers parfois les trois-quarts du total. Autrement dit, on a annoncé avoir résolu le problème de l'eau à condition de regarder que l'intérieur du hangar est d'oublier la centrale qu'il fait tourner. Donc c'est bien, mais c'est pas suffisant, loin de là. Et puis il y a le foncier. Construire ces hangars demande des hectares et des hectares de la terre, qu'on ne mettre à ni en logement, ni en culture, ni en forêt évidemment. En sujet important, mais je passe un peu vite, parce qu'il faut bien faire des choix d'hitoriaux désolés. L'énergie au foncier, trois ressources qui n'étaient pas illimité déjà hier et qu'ils sont non qu'encore. Beaucoup moins aujourd'hui. Trois ressources qu'on met en concurrence avec d'autres usages, parce qu'on a décidé, enfin, sans vraiment le décider, que les modèles d'IA passaient devant et devenaient priorités. Et d'ailleurs, c'est peut-être à ça que le récit de la course qu'on a éloqué ensemble, mais c'est peut-être à ça que ça sert, finalement, avant tout.
Parti 3, ce qu'on extrait, ce qu'on rejette et ce qui paye. J'ai parlé des watts et de l'eau, mais avant de pouvoir même brancher quoi que ce soit, il faut fabriquer les puces. Il faudrait qu'il y a une puce d'yà, c'est une affaire de matière et beaucoup plus qu'on le croit. Une puce et du silition me ultra pure, gravée à des finesses qu'on a du mal à se présenter quelques nanomètres, quelques dizaines d'atomes. Pour faire ça, il faut des dizaines de produits chimiques très spéciaux, des gaz rares, des photos résines, comme déjà évoquées, il faut de l'eau là aussi et ultra pure, des litres et des litres par puces, et il faut tout un ensemble de métaux que les géologues appellent critique, pas forcément rares au sens chimique, mais dont l'extraction, leur affinage ou la transformation, sont concentrés dans très peu de pays, avec souvent la Chine d'ailleurs en position dominante. Tu cuivres partone de l'aluminium, du galium, du germanyum et surtout pour les aimants et certains équipements des terras, au nom qu'on n'apprend pas à l'école, comme le néodime, le dysprosium, je vous ai parlé le reste. Et pour obtenir ces métaux, en général, en creuse. On extrait des montains de cailloux, on broie, on lesive à la side et on retire quelques graines partone de roche et le reste vient une bout toxique, tout simplement. Et certaines régions productrices, par exemple, pour mon goli intérieur, pour les terras, font partie des paysages des armées les plus polluées du monde. L'ac de bourrouge, nous l'apprecontaminer, cancer en graspe dans les vulages voisins, je dis pas que toute puce d'y a directement issu de ces bouts, ce serait une exacte, mais la chaîne globale de la métalité numérique, à un moment ou un autre, s'appuie quand même sur ce genre d'endroit, et ce n'est pas une métaphore. Le cuir, lui, vient des grandes mines à celles ouvertes du Chili, du Péru, de Zambi ou du Congo. Une AI factori peut en consommer des centaines de tonnes dans son seul câblage. Donc, vous voyez la chaîne, pour qu'on puisse demander à un chat bot de raconter une histoire à sa fille, avant de s'endormir, il y a, à l'autre bout du monde, une mine concreuse, une raffinerie qui pollue, un cargo qui emballe du chou lourd, et une usine qui chauffe à blanc. Et j'ajoute, en une phrase, qu'il y a aussi du travail humain caché dans cette chaîne, des dizaines de milliers de personnes au Kenya, Malagascar ou Philippine, payé quelques dollars de l'heure, pas forcément pour creuser, il y a tout ça aussi, mais là, je parle d'y a, payé pour étycter des données et filtrer les contenus toxiques qui font tourner ces modèles. On a déjà mentionné brièvement, on y enliendra quand on parlera de ce que l'y a fait à la société. Une fois la puce fabriquée est branchée, il reste ce qu'elle rejette. Donc la chaleur, on l'a dit, mais aussi du CO2, indirectement, via l'électricité. Or, bah c'est balot, les grandes entreprises de la tech s'étaient toutes engagées sur la neutralité carbone. Et toute, depuis l'exposition récente de l'IA depuis la course, on vaut leur émission repartir à la hausse. Oui, Microsoft a reconnu publiquement d'ailleurs en 2024 une augmentation de l'ordre de 30% depuis 2020. Google a aussi fait un aveux similaires, donc le climat pour ces entreprises, c'est clairement devenu une promesse qui s'évane oui à mesure que la machine a y à tourne. Alors vous allez me dire, mais le nucléaire qu'on relance, c'est bas carbone, donc tout va bien, sauf qu'il y a une notion qui s'appelle l'additionnalité. La récation, c'est pas de savoir si l'IA est alimenté en bas carbone, c'est de savoir si cette nouvelle demande qui n'existait pas il y a 5 ans, vient remplacer du fossile ou s'ajouter à lui. Et la réponse aujourd'hui est claire, elle s'ajoute. Donc les centrales à charbon, on les ferme plus, le gaz, on développe maintenant pour les datacenteurs, le nucléaire, relancé partout, il y a un par en bassel fossile pour la mousage, il vient en plus. On ajoute de l'électricité, donc parfois bas carbone, un système qui n'a réduit pas ces émissions pour autant. Voilà la facture en gros, mais tout ça c'est un peu abstrait, je vais essayer de donner un petit peu plus de relief à tout ça, en regardant un endroit précis même deux endroits, parce qu'on se donne le temps, parce que c'est plus parlant que des chiffres. Première endroit, même fils, ténécy, états-unis, Elon Musk qui a fait construire en quelques mois un des plus grands super calculateurs au monde, Colossus, pour entraîner Groc son ia, sauf que pour faire tourner une machine pareil, il faut des centaines de mégawatts, et le réseau local ne pouvait pas suivre. Solution, on a installé sur place en urgence plusieurs dizaines de turbines à gaz. Des associations locales accusent XER d'avoir installé cette turbine avec des autorisations contestées. Ok, elles rejettent des oxides d'azote et des particules fines dans un quartier déjà qu'il a un des plus exposés à la pollution du sud des États-Unis, à proximité des communautés et noires et des favorisées qui se battaient depuis des années pour faire fermer des sources de pollution. Pour la petite histoire, on a un habitant du coin, Kechon personne qui est devenu une voie dans cette lutte, et l'idée qu'il défend substance, c'est que des gens respirent la pollution pour que d'autres ailleurs puissent discuter avec une machine. C'est cru mais c'est assez juste. 2e endroit, plus proche de nous, la France, car vous avez peut-être entendu parler des sommets Chosfranç, ou Chosfranç, comme dirais Macron, organisé par les lises à Versailles, où notre président déroule chaque année les milliards d'investissements étrangers obtenus pour le pays. En février 2025, lors du grand sommet IA de Paris, c'était 19 milliards d'euros annoncés pour les causes systèmes français. En juin 2016, à Versailles, 93 de plus, dont une grosse part dans l'IA et les data-center. Alors pourquoi la France? Parce que la France a une surcapacité d'électricité nucléaire Bakharmon. Et le président l'a résumé d'une formule lors de ce sommet IA de février 2025. Électricité est un peu plus valable. Vous pouvez placer. C'est bon. Branche, mon gars, branche. Vous voyez la scène? Notre électricité, hérité d'un domiciel que l'investissement public est en train de donner le carburant des modèles d'IA, d'acteurs américains, japonais et myratis, qui n'arrivent plus à brancher leurs machines chez eux. Softbank, le géant japonais, a annoncés jusqu'à 75 milliards d'euros d'investissement dans les autres frances à Dunkirk, à Bouchin, à Boskel. Et cette édition de Chouce France a elle seule. Ça permet de cristalliser un montant record de 93 milliards d'euros d'investissement confirmés pour plus de 15 000 emplois. Ce sont 93 milliards d'euros d'investissement dans les data-center et dans l'IA, bien sûr. C'est donc une montée en valeur ajoutée pour le pays. Et on nous présente ça comme une victoire. Et d'ailleurs, s'en est peut-être une, en partie, il y aura des emplois, les recevettes viscales, peut-être même à terme une infrastructures souveraines. J'ai pas regardé dans les ties qui étaient négociés, mais on peut aussi se demander quelque chose. Est-ce qu'on est en train de devenir les architectes de cette aventure ou seulement les autres? Est-ce qu'on construit avec eux ou est-ce qu'on leur loue notre sol et en gros nos électrons? Je pose cette question en restant prudent parce que la comparaison qui me vient l'esprit est un peu dangereuse et je vais la maner comme une question, pas comme une équivalence. Un datacenter, c'est pas une mine, c'est moins polluant et électricité qu'ils consomment restent produites sur notre sol. Mais quand un pays se félicite qu'un acteur étranger vient de bâtir chez lui, notre infrastructure aussi lourde, entre quelques emplois, pendant que la valeur, la propriété et la décision finale part ailleurs, là où je pense à des pages d'histoire qui n'ont pas toujours bien fini. Parlèles assez limites, elles sont importantes. Mais ça a oubli j'ai apposé trois questions simples qui va à peu près pour toutes les grandes infrastructures qu'on accueille, qui possède, qui décide des usages et où repart la valeur. Il n'y a pas que la France, l'Irlande où les datacenter consomment désormais plus de 20% de l'électricité du pays, étant première ligne, les pays bas qui ont connu un moratoire après des conflits sur l'eau. Par tout le même schéma, et Jean-Américain, parfois chinois ou immératif, viennent chercher des waats et de l'eau, là où on a, et là où on ne se passe trop leur dire non. Voila, on les accueille à bras ouverts. Et au passage, la question de savoir si on n'aurait pas mieux à faire avec notre surpluie électrique comme par exemple des carbonnées notre économie réelle, elle est mise un
peu sous le tapis. Vous avez des acteurs qui ont des bilans énormes et qui ont largement de quoi mettre l'argent sur la table avant de voir la demande pour transformer les électrons en intelligence. Mais ce qui font le faire dans les deux années qui viennent. Une fois qu'ils n'ont fait, vous avez pu d'électricité. C'est-à-dire qu'il faut attendre les centrales, il faut encore être des nouvelles, etc. Donc vous avez une forme de monopialisation de la ressource énergétique européenne qui en cours, qui en cours, qui entraîne s'accélère à une vitesse folle. Et donc on n'a pas conscience. C'est vraiment irrémediable, c'est-à-dire qu'une fois, même si vous réservez le problème de la demande, vous avez un problème d'offre. Est-ce que une fois que l'offre est monopolisée par des acteurs américains, mars ou d'un, nous, on n'a plus d'offre en fait. Et on peut plus transformer des électrons en tokenne. Et ça se joue dans les deux années qui viennent. C'est-à-dire qu'il faut mettre sur la table aujourd'hui en termes d'investissement. C'est des dizaines, des centaines de milliards de dollars. Et pour faire, il faut avoir une visibilité sur le marché. Et la visibilité sur le marché, elle doit être indiquée par les acteurs européens, par les États européens. Aujourd'hui elle n'est pas indiquée de manière suffisamment massive pour que nous puissons prendre le risque de déployer sans milliards de dollars. Je passe au chapitre 4. Les promesses et leurs bits. Alors à ce stade vous dites peut-être, attend, ils sont pas idiot ces gens-là. Ils ont vu le mur, ils ont des solutions, non? Alors oui, et ils proposent. Et je voudrais en regarder trois de ces propositions, parce qu'elles ont dit beaucoup sur la manière de penser de ce qu'ils formulent et sur la manière aussi dont elles déplacent plutôt qu'elles ne résolvent le problème. Première promesse, l'efficacité. Les pluses de biènes plus efficaces à chaque génération ont calculé plus avec moins, donc à terme, la consommation baissera. Alors c'est vrai sur le papier. Bien fait nomenes bien connues en économie de l'énergie qui s'appelle l'effet robot, ou paradoxe de "dévones" pour les experts. A chaque fois qu'une technologie devient plus efficace, donc moins cher à utiliser, par un l'utiliste tellement plus que la consommation totale au final augmente. C'est ça le paradoxe de "dévones". Le gain d'efficacité libère de l'usage qui rattrape et dépasse le gain. Il n'y a aucune raison sérieuse de penser que ce serait différent pour lire. Au contraire, plus elle devient bon marché, plus on s'en sert. Deuxième promesse, j'en ai parlé dans l'épisode précédent, la fuite vers l'orbite. L'idée, c'est qu'au lieu de bâtir un des usines ailleurs au sol, sur terre, en ce cognant limite de l'électricité terrestre, on va les mettre dans l'espace, avec des panosolaires géants qui capten un soleil ininterrompu. L'ambition des armes officielles de SpaceX s'est de poser les bases d'une civilisation de type 2 sur les chels de Cardachev, donc échelle bien connue des fans de SF, c'est à dire une civilisation qui exploite directement l'énergie du nettoyle entière, par un coin de désert, toutes les toiles, toutes le soleil. C'est délirant, mais donc c'est le plan. Pour être clair, Musk a même mis une clause dans l'entrée en bourse qu'il lui a accord un méga-bonu, si il parvient à installer une colonie sur Mars. Voilà, pour l'ambition de civilisation, multiplanitaire, mais renouvelia. Le plan de Musk, donc, c'est de lancer jusqu'à 1 million de satellites datacenteurs en orbite à terme. Et juste pour vous donner une idée de ce que ça représente concrètement, parce que c'est presque drôle, on va regarder. Trois jours avant son entre-en-bours, SpaceX a dévoilé le design de son tout premier satellite datacenteur baptisé AI1. AI1, c'est 70 mètres d'envergure, c'est plus large qu'un Boeing 747, et c'est 20 m2 haut une fois déployé. Et pour qu'elle puissance de calcul, 150 kW en pointe, autrement dit, et c'est Musk, lui aime qu'il dit, l'équivalent d'une seule armoire de serveurs au sol. Une seule b, en orbite, pour un satellite plus grand qu'un agent de ligne, et il va l'en mettre 1 million. Oh, il faut savoir ce que ça veut dire. 1 million de satellites, c'est des centaines de milliers de lancements, des quantités phénoménales, donc de carburants brûlés dans la haute atmosphère, et c'est un point qu'on commence seulement à comprendre. C'est sa satellite, ne dure que quelques années en orbite basse. Il retombe au bout d'un moment, et il brûle l'atmosphère, donc il faut les remplacer en permanence. Et par ailleurs, quand il retombe et se vaporise dans l'atmosphère, en illécent des métaux de l'aluminium, notamment dont les concentrations de l'atmosphère ont déjà commencé à grimper de manière mesurable, et à de quoi s'inquiéter? Et de faire des chercheurs, 5/8, déjà des effets possibles sur la couche de zone, sur le climat, etc. Et personne ne sait aujourd'hui à quel niveau ça deviendra problématique. Mais injecter massivement des métaux dans une couche d'atmosphère, qu'on avait jusqu'ici laissé tranquille, c'est ce qu'on peut rappeler un nouveau front de pollution qu'on s'apprête à ouvrir, qu'on a déjà ouvert, pour faire tourner concrètement des irres. No comment. 3e promesse, 3e réponse à ce défi sur les ressources et l'énergie. C'est tout simplement cette idée que l'IA résoudra le problème qu'elle pose. Elle nous aidera à inventer la fusion nucléaire. Elle nous aidera à trouver des solutions contre le changement climatique, peut-être pour piloter le climat demain. Et c'est une promesse qui s'est de visante, elle est peut-être vrai, ou non, c'est rien, en tout cas, on partit. Et notamment puisque l'IA accélère la recherche dans certains domaines. Mais donc en gros on demande à une technologie qui consomme massivement aujourd'hui, de produire demain les solutions qui justifissent à consommation d'aujourd'hui. Et pendant qu'on parie, les centrales rouvent. Et on viendra sur cette promesse-là plus loin dans la série. Alors, récapitulons. L'IA a un corps et ce corps est énorme. Il rejette de la chaleur, du carbone et bientôt des métaux, donc en haut-et-mosefaire. Et tout ça, vous demande très vite. Aucune des promesses qu'on nous fait ne fait baisser la courbe à court terme. Elle la déplace, ou elle repousse, ou la justifie. Et au passage, à chaque étape, on a des arbitrages qui se prennent. Mais pas en place publique. Dans des bureaux, entre les opérateurs, des élus locaux, des PDG, le rivrin de même fils, son chez parler n'est pas dans la pièce. Le maire d'un village des Hauts-Trance n'y est pas vraiment non plus. Le citoyen qui paie l'électricité, qui boit l'eau, qui respire l'air n'est pas consulté. On lui annonce après. On lui annonce que c'est une bonne nouvelle. On lui annonce l'investissement, les emplois à la clé, on lui parle de souveraineté, et c'est peut-être vrai. Mais tout ça, c'est des arbitrages politiques qui sont déguisées souvent en choix technique. Et c'est ça, je pense, le sujet vraiment important de cet épisode. Quand, Lewis, même Ford, a historien des techniques, a forger l'expression de Mégamachine dans les années 60, il parlait des grands systèmes techniques immobilises des sociétés entières, qui se présente comme une nécessité et qui rendent de plus en plus difficile la possibilité de dire "non". Les pyramides pour lui, c'était déjà une Mégamachine. L'armée moderne s'en est une, l'industrie pétrochimique aussi. Et je pense, sans vouloir forcer la comparaison, qu'on est en train de bâtir une nouvelle Mégamachine, pas méchante, par en soi, mais une Mégamachine, un système que personne numétrise vraiment, qui s'auto-justifie par sa croissance et qui se présente comme la seule option. Et la trajectoire maternelle qu'on choisie aujourd'hui, c'est pas un destin technique qui serait déjà écrite, c'est un choix politique, c'est un choix qu'on travestie aujourd'hui en nécessité. Et la question de savoir si on continue à quelle rythme, et pour faire quoi, on y reviendra la fin de cette série. Et pour l'instant, je voulais juste qu'on regarde ce corps en face, qu'on en percevoire un peu les dimensions. C'est une sorte de cette épisode avec ces images en tête, même Fils, Carretaro, Fleumail Island, les Boudmongoli intérieurs, les satellites en orbite, les hangars en fenêtre, et cette machine qui en fait n'est pas dans les nuages qui est sur nos territoires et qui utilisent nos ressources et qui redestinent les paysages. Voilà pour la facture écologique qui, évidemment, nous concerne toutes et tous. Il y a une autre fracture, un plus discret, plus intime qu'on va commencer à regarder dans le prochain épisode, parce que cette machine, désormais, on l'invite aussi dans nos vie quotidiennes. Et il commence à se passer quelque chose à l'intérieur de nous qui mérite vraiment qu'on s'y arrête. Que devient-on quand on a. permanence, apporter de voix, une intelligence qui sait tout ou qui fait semblant tout savoir. Un petit génie qui commence à tout faire à notre place mieux que nous potentiellement. Est-ce que l'évolution décisive de l'humanité au XXIe siècle, c'est de nous faire passer de penseurs et feuseurs à prompteurs? C'est ça qu'on va creuser au prochain épisode. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout, merci pour votre attention, merci pour votre intérêt pour ces sujets. Si ça vous plaît une nouvelle fois, faites tourner, partager, discuterons et si vous pouvez, c'est beaucoup de travail soutenés, c'est ce qui se passe très vite. On ne peut pas arrêter la marche du monde.
Podcast Summary
Key Points:
L'histoire de l'humanité peut être racontée par l'énergie, chaque transition énergétique (charbon, pétrole, électricité) ayant transformé la société.
L'IA représente un projet industriel massif nécessitant des ressources gigantesques : électricité, eau, métaux rares et foncier.
La consommation des data centers pourrait doubler d'ici 2030, atteignant 3 % de l'électricité mondiale, avec des tensions sur les réseaux électriques.
Le refroidissement des usines IA consomme des millions de litres d'eau par jour, créant des conflits d'usage avec les populations locales.
L'extraction des métaux critiques (cuivre, gallium, terres rares) pour fabriquer les puces a un lourd impact environnemental et social.
Summary:
L'épisode explore le coût réel de l'IA en termes de ressources physiques. Il rappelle que la modernité repose sur des flux d'énergie et de matière, et que l'IA, en devenant le projet industriel le plus massif, pose des questions cruciales sur sa soutenabilité. Les data centers, ces hangars remplis de serveurs, consomment de plus en plus d'électricité : une seule baie peut utiliser 100 kW, soit la pointe d'un petit immeuble.
Le refroidissement, devenu liquide face à la densité de chaleur, nécessite des millions de litres d'eau par jour. Aux États-Unis, les réseaux électriques sont saturés, forçant des prolongations de centrales à charbon ou des projets nucléaires. L'extraction des métaux pour les puces (cuivre, terres rares) pollue gravement des régions comme le Congo ou la Chine.
Des arbitrages douloureux émergent : à Taïwan, l'eau des agriculteurs est rationnée pour maintenir la production de puces. L'industrie promet des solutions techniques, mais celles-ci ne résolvent qu'une partie du problème, ignorant les impacts en amont. En fin de compte, l'IA n'est pas immatérielle : elle repose sur des sacrifices concrets, soulevant la question de savoir si notre civilisation peut soutenir cette méga-machine sans compromettre l'habitabilité de la planète.
FAQs
L'énergie est la mesure de la transformation, rien d'autre. Sans elle, rien ne bouge, ne chauffe, ne refroidit, ne se construit ni ne se calcule.
Ce n'est plus le silicium ou les puces, mais le watt et l'énergie. Microsoft a déclaré avoir des puces qu'il ne peut brancher faute d'électricité disponible.
Ils représentent environ 1,5% de l'électricité mondiale, mais cette part pourrait doubler d'ici 2030 pour atteindre 3%, avec une croissance rapide et une concentration locale problématique.
Elle pose des problèmes d'énergie, d'eau (plusieurs millions de litres par jour pour refroidir une usine IA), et de foncier, en concurrence avec d'autres usages comme le logement ou l'agriculture.
Elles prolongent des centrales à charbon, construisent de nouveaux réacteurs nucléaires, font redémarrer des sites comme Three Mile Island, ou signent des contrats avec des startups de petits réacteurs.
Il faut du silicium ultra-pur, des gaz rares, des métaux critiques comme le cuivre, l'aluminium, le gallium, le germanium, et des terres rares comme le néodyme ou le dysprosium.
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