Hugues Léger nommé président des Roses de Montréal : «Très fier et très heureux d’avoir eu ce poste-là!»
42m 17s
Dans cette émission, Hugues Léger, nouveau président des Roses de Montréal, discute de sa nomination après un processus rigoureux et confidentiel de deux mois. Approché par une firme de recrutement, il a été séduit par l'ambition des investisseurs et le potentiel de croissance du sport féminin. Il compte s'appuyer sur les fondations établies, viser un record d'affluence au Stade Saputo, améliorer l'expérience des fans et créer une académie pour former les jeunes joueuses québécoises. Ensuite, Marco Dubois, centre arrière des Alouettes, aborde le match contre le Rouge et Noir d'Ottawa, une équipe sans victoire. Il insiste sur la nécessité de maintenir les standards élevés de son équipe et de ne pas sous-estimer l'adversaire, tout en soulignant la force de la culture organisationnelle, incluant l'apprentissage du français. Bruno Eppel analyse les dynamiques du match, les retours de joueurs blessés et les risques de complaisance. Enfin, Maverick Rousseau-Hamel, joueur des Remparts, partage sa fierté d'être invité au camp des recrues du Canadien, malgré un parcours non conventionnel, et promet de démontrer son style physique et déterminé. L'émission met en lumière les défis et opportunités dans le sport montréalais.
Vous écoutez les amateurs de sport avec Meeker Guerrier, en direct ou sur Demonde, avec l'applico Gécomédia.
On parle au nouveau président des Roses de Montréal, Hugues Léger, qui est avec nous. Hugues, salut!
Salut Meeker!
Hugues, je suis un peu fâché. J'imagine que tu sais pourquoi.
J'ai dit à tout le monde aujourd'hui qu'on allait te prendre par les oreilles avant cette entrevue-là
parce que tu ne nous as pas donné le scoop. Je fais des blagues parce qu'évidemment,
tu ne pouvais sûrement pas nous annoncer que tu allais être le nouveau président des Roses de Montréal.
Dis-moi, ça s'est fait sur une période de combien de temps, ce processus de sélection?
C'est quand même bien qu'on en parle. Je suis content que tu en parles.
Effectivement, tu peux t'imaginer, c'était très confidentiel.
La communication était sous embargo jusqu'à 10 heures ce matin.
Je l'ai appris à Jean-François Cyr de Cogéco ce midi, que tu connais très bien, un des patrons de Cogéco.
Cogéco.
Je suis maintenant au courant, mais jusqu'à hier, c'était impossible d'en parler.
C'est un processus qui s'est étalé sur plus de deux mois.
C'est un processus extrêmement rigoureux et intense par une grande firme de recrutement connue mondialement.
Je ne la nommerai pas parce que ce n'est pas mon rôle ici, mais c'est un processus extrêmement rigoureux et diligent
avec plusieurs étapes d'entrevue, d'études de cas, donc plusieurs étapes.
Finalement, je me suis rendu jusqu'au bout. Je suis très fier et très heureux d'avoir eu ce poste-là.
Pour moi, c'est un superbe défi.
Intéressant que tu nous parles du processus comme ça, parce que des fois, on a l'impression que c'est comme dans une PME
ou un chef d'entreprise qui cherche un dirigeant ou un bras droit.
Il va regarder dans ses contacts, il va ouvrir le poste ou le poste va s'ouvrir,
puis là, on va recevoir des CV, on va recevoir des gens qui vont approcher.
Est-ce que toi, tu avais manifesté ton intérêt ou c'est vraiment la firme de chasseurs de tête, dans le fond, qui t'a approché?
Exact. J'ai été approché.
Je n'étais pas du tout. Je n'étais pas du tout en mode de charge d'emploi, tu le sais.
J'étais très heureux à Tennis Montréal.
Mes relations dans le tennis sont importantes et sont profondes aussi.
J'aimais beaucoup ce que je faisais.
Mais quand la boîte de recrutement m'a contacté, que j'ai vu l'ambition du projet, le sérieux des investisseurs,
je remercie d'ailleurs Isabelle Chevalier et Jean-François Crevier, les partenaires fondateurs du projet.
Ils m'ont relié à leur ambition et au défi qui est devant nous.
Je suis très heureux de continuer de faire progresser le sport féminin.
On sait que c'est un secteur qui est en pleine croissance.
On a de très bonnes bases à Montréal avec la victoire, avec les roses.
Donc, ça m'intéressait beaucoup.
J'avais déjà frayé dans les programmes d'équité, notamment en 2022 avec Tennis Canada,
quand on avait amené Billie Jean King, qui est peut-être la pionnière dans l'équité, dans le sport au niveau des salaires.
C'est une fondatrice de la WTA, tu le sais.
Donc, on avait amené Billie Jean King à C2 Montréal, qui est une grande conférence.
C'est une grande conférence.
J'ai été un conseiller stratégique pour Tennis Canada sur ce projet-là.
J'ai été sur un board aussi pour un organisme qui s'appelle Ensemble pour la diversité.
Donc, j'ai toujours cru à l'égalité, à l'équité, notamment au sport.
Puis, je pense que ce projet-là, c'est juste une suite logique de ma carrière.
Vous le savez, j'ai été au CF Montréal pendant trois ans, 2014-2017, des très, très belles années pour l'impact à l'époque.
Passage dans les médias à TV, à sport aussi, puis dans les organisations, évidemment, avec Tennis Montréal plus récemment.
Puis, du côté annonceur aussi, avec la base.
Une brève, Intérel Tobacco, des compagnies qui travaillaient beaucoup en commandite avec le sport.
Hugues, ça fait beaucoup de choses.
Tu nous as un peu sorti ton CV, mais je veux qu'on y aille un peu par tranche.
Parce que quand, bon, tu n'as pas manifesté ton intérêt, tu étais heureux, tout ça.
Mais là, on parle de ton cas à toi.
Mais de manière générale, quand une organisation sportive cherche un dirigeant,
le processus se fait parfois avec des firmes externes.
On cherche quoi exactement?
C'est variable.
Ils vont identifier des. Des profils, des compétences qui sont nécessaires pour une prochaine phase de développement, de croissance,
pour des besoins, des objectifs très spécifiques.
Ils vont cibler des profils très précis qui correspondent de manière détaillée
aux compétences qui sont nécessaires pour la phase de développement de l'organisation.
Et c'est ce qui fait qu'ils sont acquéris sur moi.
Il y a eu plusieurs candidats.
C'est un processus qui est long.
Il y a eu sûrement ce qu'on appelle une longue liste, une liste longue au début,
avec une dizaine de candidats qui se. qui se raffinent au fil des semaines pour finir avec quatre ou trois ou deux.
Finalement, ils vont choisir le gagnant du processus.
Donc, voilà, qui correspond le mieux aux profils qu'ils recherchent.
Tu en as parlé dans ton parcours, mais aussi dans tes intérêts personnels.
L'équité, entre autres choses.
Le développement aussi du sport, pas seulement.
Arriver dans des organisations qui sont déjà bien établies
et qui cherchent, par exemple, à changer de direction ou d'avoir une autre vision.
Les informations, exactement.
Tout à fait.
Exactement.
J'ai lancé beaucoup de produits dans toute ma carrière.
Puis le fait d'accélérer la croissance d'un produit ou d'une organisation,
ça a été mon rôle très, très souvent.
Donc, c'était cohérent aussi avec ce que j'ai fait dans le passé.
Ça, c'est vrai.
Tu as raison.
Tu l'as fait longtemps.
Mais il y a des fois des dirigeants ou des. Comment dire?
Des gens qui sont impliqués dans des milieux, milieu d'affaires, milieu du sport, milieu des communications.
Tu te dis, oui, à partir des nouveaux projets,
les nouveaux défis, ça prend un petit peu plus d'énergie,
plus d'huile de coude parfois pour partir la machine.
Peut-être que j'ai plus envie de quelque chose d'établi
puis de regarder quelque chose de plus stable pour le reste de ma carrière.
Qu'est-ce qui fait que pour toi, repartir à un autre projet cette fois avec les Roses,
parce que les Roses sont quand même très, très jeunes.
Qu'est-ce qui fait que ça, pour toi, c'était motivant?
Encore une fois, c'est le sérieux, l'ambition de la Ligue,
la Super Ligue du Nord, premièrement,
et des investisseurs des Roses qui sont un groupe extrêmement sérieux.
Qui sont bien financés aussi.
Donc, on a les moyens de nos ambitions pour faire rayonner l'équipe,
pour recruter les meilleures joueuses au niveau mondial,
les meilleurs entraîneurs au niveau mondial aussi.
On a Marinette Pichon, qui est une actrice technique de très, très haut niveau.
On sait, internationale française, décorer plusieurs titres de son côté.
Donc, il s'abattait sur une équipe de très, très haut niveau
pour performer tant sur la scène locale que nationale,
que continentale, que internationale.
Il y aura sûrement quelques-unes de nos joueuses
qui vont passer à l'équipe.
L'équipe nationale pour le mondial de l'an prochain.
Donc, c'est une ambition de très haut niveau.
Oui, c'est petit, mais moi, j'aime ces compagnies-là
qu'on peut faire grossir, qu'on peut faire monter.
Moi, c'est vraiment ça qui me motive.
Puis, c'est des défis qui sont rares aussi à Montréal.
Il y a pas tant d'opportunités comme celle-là,
puis c'est ça qui m'intéresse.
C'est quoi ton premier défi comme président des Roses?
Premièrement, de bien connaître l'équipe en place,
de rencontrer tout le monde,
de bâtir sur les excellentes fondations
qui ont été mises en place
durant la première année par l'équipe
et par Annie Larouche avant.
C'est un des beaux lancements dans le sport, moi,
que j'ai vu au fil des ans.
Le premier défi à côté. Bon, je commence le 8 septembre.
Je suis encore à Tennis Montréal d'ici là,
mais je vais quand même commencer à me baigner
dans les sujets importants.
Le premier, ça sera de faire une full record
au Stade Saputo le 29 août
pour le match contre Halifax.
Donc, gros mandat dans un grand stade.
C'est un grand stade.
Donc, c'est un. C'est une première présence sur un stade
de cette taille-là pour les roses.
Donc, ça pourrait être un test aussi
pour voir quelles communautés on peut rassembler,
combien de joueurs, combien de fans seront là.
Donc, on voudrait aller chercher un record
qui serait d'aller au-delà du 15 000 spectateurs.
Et c'est bien parti.
Le rythme des ventes est très bon.
Donc, je vous encourage à aller prendre vos billets.
C'est dans 10 jours seulement.
Donc, j'en profite pour faire un petit plug en même temps.
Mais ça risque d'être un très, très bel événement.
Donc, ça, c'est le premier mandat.
Puis après, bien évidemment,
ça va être de continuer de bâtir l'expérience des fans,
que les gens trippent quand ils viennent au Stade Boréal.
À Laval, c'est un stade de 6 000 places qu'on veut remplir.
On est à peu près à 60 %.
En ce moment, on a une marge de croissance sur ce côté-là
pour que quand les gens viennent au stade
et vivent une super expérience,
puis qu'à chaque match, on a un parcours
qui va être le fun avant le match,
durant le match et après le match.
Il y a beaucoup de choses à faire là.
Le Stade Boréal aussi, on peut l'utiliser de plein de façons.
C'est pas seulement les matchs.
Donc, il y aura aussi. On a un volet événementiel sur toutes les saisons
pour qu'on occupe bien notre stade en ce moment.
Là, on l'a dit dans ton CV,
directeur du marketing du CF Montréal,
qu'est-ce que t'as appris chez le CF Montréal?
Parce que c'est l'expérience en termes de sport
qui se rapproche le plus, foot à foot.
Qu'est-ce que t'as appris chez le CF Montréal
qui pourrait vous aider chez les Roses
ou comment tu comptes utiliser cette expérience-là?
Les rituels de match, les rituels de but,
on pense à la cloche au Stade Saputo
que les 16-42 avaient introduit durant mon passage,
avec l'équipe des opérations.
C'est un club de supporters qui est autonome
et qui a travaillé avec le club pour créer ce rituel.
C'est toujours bien quand les gens,
dans leur expérience au match,
vivent des moments forts lors des buts.
Donc, je pense que créer des rituels de match,
c'est important.
J'ai envie que les joueuses aussi deviennent des superstars,
qu'elles soient connues.
On a une équipe de très, très haut niveau
de coaching.
On est en classe mondiale
et les gens ne connaissent pas l'équipe tant que ça encore.
Donc, on veut vraiment faire des superstars
de notre effectif.
Ça, c'est un élément important
pour s'attacher aux histoires des joueuses
et aux champions qu'on a avec nous.
On est au niveau sportif en ce moment
en bonne position.
On est deuxième au classement.
On est à trois points de la première place.
Donc, il y a les playoffs qui se profilent devant nous.
Donc, tant au niveau du côté commercial
que du côté sportif,
on est en bonne position.
Mais on veut amener ça à grande échelle
C'est un sport qu'on veut amener comme je le disais.
Je dis souvent dans le mainstream, on est encore en phase de découverte, je dirais,
et on veut passer à la prochaine étape pour que tous les fans de sport
et toutes les jeunes joueuses aient envie de suivre les Roses de façon très régulière au stade.
Sans rentrer dans les secrets des dieux et dans les projets qui s'en viennent pour les Roses de Montréal,
les équipes, la formation des joueurs au foot se fait un peu différemment que de ce qui se fait au hockey, par exemple.
On le fait grâce au club, grâce également à des centres de formation.
On développe des joueurs aux académies, exactement, très jeunes.
On les amène jusqu'au grand club, parfois avec le grand club,
parfois ces joueurs-là ou ces joueuses-là s'en vont ailleurs.
L'Académie des Roses, on en est où dans ce projet-là, mettons?
C'est en développement et c'est hyper important pour nous, tant au niveau des camps,
pour que les jeunes joueuses qui sont dans tous les clubs de la province puissent faire des camps,
avec nous et après, on se monte une académie qui va former des joueuses qui sont formées ici
pour pouvoir accéder après au grand club.
Finalement, on a un parcours pour les jeunes joueuses de soccer au Québec pour devenir professionnelles,
ce qui n'était pas le cas avant.
Donc là, il y aura une ligne très claire à suivre avec les camps, avec nos partenaires de club à travers toute la province.
On a beaucoup de partenaires au niveau des clubs dans toutes les régions après l'académie.
Puis si tout va bien, le grand club et pourquoi pas une équipe nationale après.
Donc on offre un vrai parcours d'évolution professionnelle maintenant pour les joueuses de soccer au Québec.
Hugues Léger, on est très content de te compter parmi nos collaborateurs
parce que tu vas continuer tes collaborations, bien sûr, sur la business du sport.
Un peu moins tennis parce que tu seras moins impliqué dans le tennis,
mais vraiment les deux mains, le visage, les deux pieds dans le foot avec les Roses.
Nouveau président des Roses de Montréal, on est très heureux pour toi et on va se parler.
Puis peut-être que la prochaine fois, on te cuisinera un petit peu plus sur ce qui se passe avec ton club.
Ça marche. À très bientôt.
Hugues Léger, merci beaucoup. À très bientôt.
Ben oui, vous l'avez entendu, nouveau président du club.
Je trouve ça intéressant, intriguant.
Hugues Léger, il a parlé de son CV tout à l'heure, mais bon, passage chez TVA Sports, DG de TVA Sports en 2012,
directeur du marketing du CF Montréal.
Il a été à Tennis Montréal également.
Il est là depuis 2022.
C'est beaucoup, très connu dans le monde du sport à Montréal.
Donc, ce nouveau défi qui se dresse devant lui va être très intéressant,
mais aussi très intriguant à surveiller et à suivre.
Vous écoutez les amateurs de sport.
On va parler avec un des principaux concernés par le match de demain des Alouettes de Montréal
contre le Rouge et Noir d'Ottawa.
Surtout que c'est un ancien du Rouge et Noir d'Ottawa.
Marco Dubois, centre arrière des Alouettes, est avec nous.
Salut, Marco.
Bonsoir, Micker.
Marco, je le dis, tu es un des principaux concernés parce que, oui, le match porte l'uniforme bleu-blanc-rouge en ce moment,
mais tu as porté l'uniforme rouge et noir aussi dans le passé.
Ce n'est pas ton premier match contre ton ancienne équipe,
mais y a-t-il quelque chose de spécial quand on joue contre son ancienne équipe, surtout à domicile?
Oui, c'est toujours spécial, mais là, c'est sûr que ça. On les affronte pour une cinquième fois cette année,
donc je suis rendu habitué de jouer contre eux autres maintenant.
On est rendu à la mi-saison.
C'est certain que les deux équipes ont évolué depuis le début de la saison de façon opposée, je pense.
Mais ça va être un match qui va être très intéressant pour nous autres,
puis il ne faut pas tomber dans le piège de regarder trop leurs fiches.
Justement, parlons de ça, parlons de ce piège-là,
des parcours opposés, pour reprendre tes mots,
parce que jusqu'à maintenant. Maintenant, le Rouge et Noir n'a toujours pas de victoire, neuf défaites.
Vous, c'est huit victoires, une défaite pour les Alouettes.
Mais vous revenez d'une semaine de congé.
Il y a où le danger pour vous de jouer contre le Rouge et Noir à ce moment-ci de la saison?
Ça serait vraiment d'aller en dessous de nos standards.
Je pense que depuis le début de la saison,
on est une équipe qui joue très bien sur les trois forces du ballon,
soit sur les unités spéciales, en défensive et en offensive.
Et je pense que du côté du Rouge et Noir,
ça a été une saison très difficile depuis le début de la saison.
Donc, le piège, ça serait de nous laisser nous endormir
par cette équipe-là qui performe beaucoup moins bien.
Je pense qu'il faut s'en tenir au plan de match qu'on a depuis le début de la saison.
C'est de faire des jeux explosifs en offensive,
de museler l'adversaire en défensive,
puis d'exécuter sur les unités spéciales.
Puis je pense que si on fait ça, on va avoir beaucoup de succès.
C'est un mot ou une expression qu'on entend beaucoup
dans l'entourage des Alouettes depuis quelques années.
C'est que tant, jouez selon nos standards.
C'est quoi vos standards depuis le début de la saison?
Nos standards, c'est d'être 1-0 à chaque semaine.
Donc, c'est de gagner chaque partie.
C'est de jouer un football qui est discipliné,
autant dans nos assignations,
autant dans le nombre de pénalités qu'on va avoir par match.
On veut diminuer ça le plus possible.
Donc, c'est vraiment d'exécuter le plan de match à la perfection.
C'est d'essayer d'atteindre la perfection.
On est une équipe qui travaille extrêmement fort.
C'est à l'entraînement.
Puis je pense que notre entraîneur prend vraiment soin de nous autres.
Donc, de nos standards, c'est de gagner chaque partie,
que ce soit d'une façon dominante
ou que ce soit en fin de match à la dernière minute.
On veut juste gagner chaque partie.
Puis on travaille fort pour ça chaque semaine.
Toujours avec Marco Dubois, centre arrière des Alouettes de Montréal.
L'autre chose dont tu parlais, Marco,
c'est de faire attention de ne pas se faire endormir par le rouge et noir.
Ils sont un peu en déroute.
Je pense que ce n'est pas un secret pour personne.
Ils ont perdu leur président.
Ils ont perdu leur président aussi récemment.
Comment ça peut arriver dans le football?
Je ne parle pas nécessairement pour le match de demain,
mais dans le football, de manière générale,
se faire endormir par un adversaire qui est plus faible,
qui n'est pas nécessairement à la hauteur?
Je pense que c'est comme dans tout dans la vie.
Si on prend les choses pour acquis,
puis on arrive sur le terrain,
puis on se dit qu'on va faire des touchés automatiquement
aussitôt qu'on embarque sur le terrain,
ça ne fonctionne pas comme ça.
Ça reste que c'est des athlètes professionnels de l'autre côté.
Ça reste que c'est des joueurs qui présentement se battent
pour préserver leur emploi.
Même chose pour leur entraîneur.
Donc, tu sais, c'est deux ambiances complètement différentes
des deux côtés des deux équipes.
Mais ça reste que ça peut être très dangereux
et ça peut donner beaucoup de motivation à l'autre équipe
quand tu es dans une saison comme ça
où tu veux vraiment te battre pour avoir un contrat
pour garder ton emploi cette année
ou pour en avoir un l'an prochain.
Ça peut être très dangereux.
Donc, il va falloir faire attention à ça.
Pour vous, on l'a compris, chez les Alouettes,
il y a un standard.
Gagner chaque match, on y prend un match à la fois.
On revient d'une semaine de congé,
on joue contre une équipe faible, mais ce n'est pas grave.
On a ce standard-là.
Tu as joué pour d'autres équipes.
Tu as joué, en fait, pour une autre équipe,
pour le Rouge et Noir.
Qu'est-ce que tu remarques chez les Alouettes
qui différencie cette équipe-là du reste de la Ligue
ou de ce que tu as vu auparavant dans le football,
pas nécessairement dans la LCF,
mais dans le football de manière générale?
La culture d'entreprise dans cette organisation-là
est vraiment extraordinaire.
C'est vraiment. Jason Moss et son équipe d'entraîneurs,
Dany Maciocha et son équipe des opérations au football,
ont fait vraiment un bon travail
d'aller chercher les meilleurs individus possibles
et les bons joueurs de football
pour les mettre en place
pour qu'ils fassent des. qu'ils aient du succès.
Donc, tu sais, je pense qu'on prend soin
d'enseigner la culture francophone
ici à Montréal aux joueurs américains.
Je pense que ça fait en sorte que tout le monde dans l'équipe,
tu sais, a une belle chimie par rapport à ça.
Puis, tu sais, le fait d'avoir des entraîneurs
qui sont des anciens joueurs,
bien, ils comprennent vraiment la réalité
d'une saison de la Ligue canadienne.
Donc, ils nous donnent les repos qu'on a de besoin
pour avoir vraiment le plein d'énergie
pour chaque match.
Donc, je pense que ça, c'est très apprécié.
Donc, je te dirais que la culture est très forte à Montréal.
C'est quelque chose qui est entamé depuis quelques années.
Puis, je pense que là, avec Davis Alexander,
qui est en pleine possession de ses moyens,
bien, on est vraiment. on assiste à la consécration de tout ça.
Marco, c'est drôle que tu parles
de la culture d'entreprise
puis que tu parles de la langue
parce qu'aujourd'hui, avec notre journaliste,
à la recherche, Henri Agin, je disais. C'est drôle, hein?
Chez les Alouettes, les joueurs anglos
ont accès à des cours de français.
On n'aimera pas d'autres équipes,
mais il y a d'autres équipes à Montréal aussi
où il y a des cours de français.
Mais les joueurs des Alouettes,
ils l'apprennent pour vrai
puis ils font un effort pour vrai.
Qu'est-ce qui fait que les joueurs américains
prennent le temps de s'imprégner de notre culture
puis de notre langue surtout
puis qu'ils partagent cet intérêt-là
avec leurs coéquipiers francophones de l'équipe?
Bien, ils n'ont pas ma belle chance.
Je vois, parce que quand on arrive
chez les Alouettes,
c'est clairement expliqué qu'ici,
on parle français et anglais.
Donc, on a des cours de français à chaque semaine.
On enseigne aux joueurs comment
dire leur numéro, par exemple.
C'est des petites choses banales comme ça,
mais qui font un long chemin.
Puis je pense que Jason Moss a vraiment compris ça rapidement.
Puis c'est drôle parce qu'aujourd'hui,
mettons, on a un terrain
de pickleball dans le vestiaire.
Puis Jason Moss, quand il joue au pickleball,
il dit toujours les points en français.
Donc, il a toutes des petites choses comme ça.
Même chose pour Anthony Calvillo.
Il prend vraiment soin, à chaque opportunité
qu'il a de parler français, il le fait.
Puis pour des gars, des francophones,
des Québécois comme moi, c'est vraiment apprécié.
Puis ça démontre aussi le sérieux
qu'on a dans cette démarche-là.
Puis je pense que c'est pour ça que les joueurs américains
puis les joueurs du reste du Canada
aussi embarquent dans cette aventure-là
puis dans cette culture-là
qui est la francophonie à Montréal.
Marco Dubois, on le sait,
les joueurs de football sont habitués,
Il passe à travers des universités, que ce soit des universités
américaines ou canadiennes ou même québécoises.
Penses-tu que ça, ça aide
justement les joueurs à être
plus réceptifs à l'apprentissage
d'une nouvelle culture et d'une nouvelle langue
surtout?
Le football, c'est un sport extrêmement stratégique.
On a des cahiers de jeu à apprendre
à chaque semaine, ça change. Il y a beaucoup de terminologies
qu'on a à prendre. Donc, c'est
une belle comparaison, je pense, entre un livre de jeu
et apprendre
une langue parce que la terminologie
d'un livre de jeu d'un entraîneur
dans une organisation à l'autre va changer
d'une place à une autre.
C'est d'apprendre une nouvelle langue à chaque fois.
C'est vrai que ça peut faciliter ça définitivement
de par la nature du sport.
C'est intéressant. En tout cas, c'est
une perspective qu'on ne va pas nécessairement
observer ou étudier. En tout cas,
je trouve ça très, très intéressant
Marco Dubois. Maintenant,
si on parle de toi brièvement,
tu es un vétéran maintenant de la Ligue canadienne
de football. Tu n'es pas le
dernier venu. Oui, tu as joué à Ottawa
pendant plusieurs saisons, mais tu arrives
avec les Alouettes.
C'est ta première saison.
Qu'est-ce qui, pour toi, mettons,
en début de saison, pouvait sembler un défi
et finalement, tu t'es rendu compte que
non, non, j'ai ma place avec les Alouettes.
C'est l'équipe de chez nous
et je suis vraiment à l'aise ici.
Qu'est-ce qui t'a aidé à prendre ta place?
Ce qui m'a aidé à
prendre ma place, c'est qu'on a vraiment
pris soin de m'expliquer ça allait être quoi mon rôle
dans l'équipe.
On ne se cachera pas que moi, j'ai joué contre les Alouettes
à plusieurs reprises depuis plusieurs
années. Donc, de m'intégrer
dans cette équipe-là, au début,
c'était quelque chose que j'appréhendais
un petit peu, mais
ça s'est fait de façon très organique.
Les joueurs, la culture.
Ici, j'ai vraiment embarqué là-dedans
très facilement. Les gens qui sont aux
opérations au football, c'est les gens qui m'avaient
repêché quand j'étais pour le Rouge et Noir
d'Ottawa. Donc, il y avait une familiarité
vraiment dans cette organisation-là.
C'est un défi
de revenir dans une nouvelle équipe
après autant d'années dans une autre équipe.
C'est comme se sentir comme une recrue
à 32 ans. C'est un défi
que j'ai vraiment apprécié
et qu'à chaque semaine, je me sens
très privilégié et j'apprécie
le fait de pouvoir représenter ma ville
et de jouer dans une organisation qui a autant
de succès. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter
pour le reste de la saison, Marco Dubois?
D'être 1-0
à chaque semaine, de rester en santé
et de se rendre jusqu'au bout. C'est là qu'on voit que la culture
d'entreprise et de l'organisation est vraiment
bien rentrée parce que tu me réponds ça
comme un réflexe ou presque.
Marco Dubois, centre-arrière des Alouettes de Montréal.
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous parler aujourd'hui.
Merci beaucoup. Bonne soirée.
Vous l'avez entendu
avant la pause, les Alouettes
se préparent pour un match
demain. On en a parlé avec Marco Dubois,
le centre-arrière des Alouettes
de Montréal. Il se prépare pour un match
qui pourrait être un piège.
Entre le rouge et noir d'Ottawa, qui n'a toujours
pas remporté de match depuis le début
de la saison. Les Alouettes
les ont affrontés un peu plus tôt
cette saison. Nous n'en ont fait qu'une bouchée
mais ça demeure un danger.
On va en parler avec notre spécialiste
de football, Bruno Eppel. Salut Bruno.
Salut Meeker.
Bruno, toujours un danger pour une équipe
comme les Alouettes qui a le vent dans les voiles
de prendre une semaine de congé ou plutôt
de prendre sa semaine de congé
qu'on lui impose. Puis ensuite, revenir
contre une équipe qui a toujours
pas gagné depuis le début de la saison.
Oui, puis
complètement. On peut parler
on va dire un match piège. Est-ce que
Jason Moss va laisser les Alouettes tomber là-dedans?
Je ne sais pas. Mais tu reviens
d'un congé. L'autre équipe est désespérée.
Le danger, c'est de les prendre à la légère
parce qu'on a tellement
une équipe qui domine
dans tous les aspects.
Une autre équipe qui, elle, ne fait rien
de bien en ce moment. Puis en plus,
si tu regardes le dossier des Alouettes contre
le Rouge et Noir, je pense qu'on est à 13
victoires consécutives présentement.
Davis Alexander
n'arrête pas de gagner. Les Alouettes
n'arrêtent pas de gagner. C'est sûr que,
c'est très facile pour les Alouettes
de penser que ça va être
partie gagnée d'avance. Puis si tu fais
ça, c'est la meilleure façon
de te faire surprendre. Si on ne fait pas ça,
je pense sincèrement que
les Alouettes ont une équipe tellement
dominante, on devrait à la maison
gagner ça quand même assez facilement.
L'autre côté, le Rouge et Noir est
un peu à la déroute en ce
moment, sur le terrain, mais aussi à
l'extérieur du terrain. On reviendra sur le terrain
comment ça se passe, mais le fait que le
président de ton équipe démissionne,
est-ce que c'est de nature à
distraire les joueurs aussi ou à
les chicoter ou pas du tout?
C'est le genre d'affaire,
pour l'avoir, pas nécessairement vécue,
mais dans une organisation,
le président, souvent,
tu vas plus être inquiété par le
directeur général, par l'entraîneur
chef, c'est les gens que tu côtoies tous les jours. Le président,
tu le vois quand même assez
rarement, mais c'est pas signe
que ça va bien, c'est signe que
du côté du Rouge et Noir, on cherche des
solutions, pas seulement sur le terrain,
mais un peu partout, le président
s'en va, c'est dysfonctionnel.
En bout de ligne, si
les joueurs se posaient des questions,
est-ce que c'est dysfonctionnel seulement
dans le vestiaire? Non, c'est dysfonctionnel
à grandeur de l'organisation. C'est un
mule message que ça envoie.
On va y aller dans l'ordre avec les
alouettes d'abord, ensuite on parlera
des. du Rouge et Noir d'Ottawa sur le
terrain. Les alouettes, eux, vont avoir
le retour de quatre joueurs.
Jeffrey Cantin-Arcoux,
qui n'avait jamais manqué un match encore
dans la Ligue canadienne de football, revient
au jeu. Wesley Sutton, Mustafa Johnson
et Najee Murray.
Pour les alouettes, ça représente
quoi de voir ces quatre
joueurs-là revenir
dans la formation? Est-ce que ça
donne aussi le petit extra de préparation,
de motivation dont les
alouettes ont besoin pour un match comme celui-ci?
En bout de ligne, c'est sûr
qu'au niveau de ce que ça amène
sur le terrain, c'est énorme.
En plus, les alouettes étaient privées
de ces quatre joueurs-là avant la pause
contre l'affrontement de la
saison, contre les routes.
Ils ont gagné.
Et non seulement ils ont gagné, la défense,
tant qu'à moi, a offert probablement son
meilleur match de la saison avec quatre substituts
qui remplaçaient,
tu l'as dit, pas juste quatre
joueurs par temps, quatre joueurs étoiles
pour les alouettes de Montréal.
C'est des joueurs dominants, c'est des vétérans,
c'est des gars qui sont importants dans l'équipe,
des joueurs clés.
Et là, ces quatre-là reviennent.
C'est très, très
rassurant, très bon signe
quand déjà tout va bien, de revoir
quatre par temps qui reviennent.
Puis c'est, tu sais, Moustapha Johnson
mène pour les sacs, Kanté Harkou,
avant de se blesser, menait pour les plaquer.
Wesley Sutton, c'est le vétéran
dans la tertiaire, c'est le gars qui rassure tout le monde,
c'est le gars sur lequel on se pose jamais de questions.
Puis Nadja Murray, bien,
c'est un vétéran de, je pense, huit ou neuf saisons
dans la Ligue canadienne de football.
C'est pas rien d'avoir ça, ces retours-là,
alors que tout va bien déjà pour les alouettes
et leur défense.
Ceci étant dit, j'écoutais Danny Macioccia
qui parlait justement des choses à maintenir
mais peut-être à améliorer pour le reste de la saison
parce que oui, ça va bien, oui, la fiche est bonne,
on est satisfait, mais on est juste à la moitié
de la saison, puis il faut s'assurer
de maintenir ça en place,
de garder ça serré.
Une des choses que Danny Macioccia disait,
il disait, peut-être qu'on peut plaquer mieux,
jouer un peu mieux. J'ai l'impression qu'il regardait
surtout la défensive dans les choses à améliorer.
Est-ce que je me trompe en disant ça?
Est-ce qu'il est peut-être un petit peu sévère
parce que c'est son équipe et il veut les garder
sur le qui-vive?
Bien, en fait, il est objectif
parce que l'attaque, c'est difficile de dire
qu'il y a quelque chose qui cloche.
C'est historique en ce moment, la saison qu'on a en attaque.
C'est impossible de critiquer à aucun niveau
l'attaque des alouettes.
Exact. Après ça, tu vas dire, la première chose,
ce serait les unités spéciales, se sont placées.
Défensivement, c'est un lanceur
en départ, mais moi, tant qu'à moi,
depuis les deux derniers matchs,
on a vu une défense qui est en ascension.
Eux, ils regardent les bandes vidéo,
ils savent
qu'est-ce qu'ils doivent améliorer.
C'est clair qu'en début de saison,
la défense manquait beaucoup de plaqués.
Ça, c'est toujours une des choses
que tu veux corriger. C'est difficile de le corriger
en pratique parce qu'on plaque
jamais en pratique.
N'importe qui qui va aller voir une pratique des alouettes,
il n'y a pas de plaqués qui se font
durant la semaine.
C'est dans les matchs que tu dois
continuellement essayer de t'améliorer.
S'il y a un aspect qui a cloché
en début de saison, pour les alouettes,
c'est un peu ça. Mais quand tu es dans
l'excellence dans laquelle ils sont,
il faut que tu ailles chercher les petits détails.
Ça, c'est définitivement une des choses qui a cloché,
mais vraiment pas
à un niveau extrême. Je vais dire ça comme ça.
C'est très léger, l'amélioration
qu'il y a à faire.
Les clés de la victoire pour les alouettes,
on en a parlé, n'est pas tombé dans le piège
de jouer contre. d'une équipe comme Ottawa qui n'a aucune victoire.
Est-ce qu'il y a d'autres pièges qui peuvent
guetter les alouettes?
Qu'est-ce qu'ils doivent faire pour gagner ce match-là demain
et être convaincants surtout?
En fait, c'est de ne donner rien de gratuit
à une équipe qui ne croit plus vraiment.
On en a parlé dès le départ.
Démission du président,
t'es 0-9. Tu t'en vas contre une équipe
qui te bat constamment.
Je ne peux pas croire que le Rouge et le Noir va arriver là
avec beaucoup de confiance. Eux, ils demandent juste
une raison d'abandonner.
Je te dirais, au retour d'un congé,
c'est bon début de match.
Départ canon pour les alouettes.
Ça, pour moi, c'est une clé. Parce que si tu fais ça,
tu vas décourager une équipe qui demande
juste une raison d'abandonner.
Ça, c'est la première chose. Après ça,
ne donnez rien de gratuit à leur attaque.
Ne donnez rien de gratuit sur les unités spéciales
qui ont été peut-être une lacune chez les alouettes.
Mais là, c'est encore là. Ça va
relativement mieux depuis que Deadman est revenu.
C'est des choses comme ça.
Mais en bout de ligne, si tu fais tes devoirs,
si tu es discipliné,
si tu ne donnes rien de gratuit
je pense que les Alouettes, définitivement,
pour encore faire de l'être une victoire.
Il reste que l'attaque, tu l'as dit,
joue tellement bien.
Danny Machocha parlait d'une attaque
qui ressemble à un jeu vidéo quasiment,
en mode facile.
Là, pour la motivation de cette attaque-là,
penses-tu que d'aller chercher des records,
dans le cas de Philpott, par exemple,
ou Sneed, d'aller chercher des verges au sol,
pas Sneed, excuse-moi, mon Dieu, j'ai un blague.
Tice, Tice.
Voilà, d'aller chercher des verges au sol
puis battre des records,
peut-être terminer au premier rang
des verges par la course, etc.
Est-ce que ça aussi, ça peut servir de motivation aux Alouettes?
Je vais te répondre oui,
parce que moi, j'ai toujours été contre un peu
les records individuels,
mais je me suis rendu compte,
Davis Alexander, il était,
tu sais quand Philpott est allé chercher le record
comme receveur canadien pour le plus vite à 1000 verges,
celui qui comptait le plus les verges
dans le stade au complet,
c'était Davis Alexander.
Donc, je vais te dire, oui,
c'est un élément motivateur de toute évidence
pour un gars comme Davis Alexander
et de toute évidence pour les joueurs autour de lui,
parce que lui, il est le leader incontesté.
Il ne part pas dans un match en se disant
il faut battre un record individuel.
Il part dans un match en se disant
il faut dominer l'adversaire,
mais en ce moment, c'est historique
ce qui se passe du côté de cette équipe-là.
Philpott en fait partie.
Davis Alexander aussi est en train de battre des records.
C'est en attaque,
c'est une des meilleures attaques
de l'histoire des Alouettes à la mi-saison.
Fait qu'on peut battre le record de,
je pense que c'est 2008
où on avait été complètement dominants
du côté des Alouettes.
Ce n'est pas Anthony Calvillo qui était là, d'ailleurs?
Oui, c'est Anthony Calvillo qui était là en 2008.
Qui est maintenant entraîneur.
C'est des statistiques qui se comparent,
puis même, je te dirais qu'on est en train
pratiquement de battre tous ces records-là
à la mi-saison.
Je vous maintiens, à la mi-saison,
parce que là, si Davis Alexander se baisse demain,
dans le match,
ça se peut que ça vienne impacter un peu,
cette attaque-là.
Mais si on continue à rester en santé,
c'est une attaque tellement explosive, Meeker.
Je vais comparer rapidement.
2008, c'était chirurgical.
Moi, je me rappelle, je couvrais à la radio
tous les matchs à ce moment-là,
puis c'était chirurgical.
On traversait le terrain de façon méthodique.
Les Alouettes, cette année, c'est explosion,
le mot pour les décrire en attaque.
Ils font plein de jeux explosifs.
Ils sont vraiment le fun à regarder.
On les surprend avec des longues courses,
des longs jeux également, par la passe.
Bruno, pour terminer,
je sais que demain, tu n'auras pas le temps
de regarder les matchs de la NFL
parce que tu vas être en onde à suivre
les Alouettes de Montréal.
Mais vite, vite, pour demain,
mais surtout pour cette troisième semaine
de matchs pré-saison dans la NFL,
qu'est-ce que tu surveilles rapidement
ou qu'est-ce qu'on devrait surveiller?
En fait, il faut que tu regardes.
Il y a des gars, d'accord.
Kyler Murray, pour les Vikings,
moi, je veux voir ce qui va quand même
continuer à s'imposer.
Je ne sais pas si on va lui donner des répétitions
ou pas durant le match pré-saison,
mais ça, c'est une lutte à suivre.
Du côté des Browns,
Shutter Sanders s'est blessé,
mais il a connu un bon premier match.
Là, c'est Dylan Gabriel.
Il y a une lutte à trois, si on veut,
du côté des Browns.
Quand tu es rendu et que tu parles des Browns
et de la lutte des Corses,
je te dirais que tu vas loin,
mais c'est un peu ça.
Jackson Dorn avec les Giants.
Tu comprends, il y a des luttes
vraiment à finir pour certaines positions.
Et ça, c'est des choses qu'il faut
continuer à regarder dans les matchs
pré-saison, mais tu ne sais jamais
qui va avoir des reps
et combien de temps ils vont les avoir.
Ça devient difficile.
Écoute, on s'en parlera la semaine prochaine
pour mettre à jour un peu
toutes les histoires dans la NFL.
Il va rester, après ce week-end,
une seule semaine de matchs préparatoires.
Et ensuite, c'est le début de la saison,
le 9 septembre prochain,
les Patriotes contre les Seahawks.
Bruno Eppel, analyste de football
chez nous, mais aussi à RDS.
Merci beaucoup.
Merci, Maker. Salut tout le monde.
Bon match demain et on se reparle très bientôt.
Là-dessus, nous, on va s'arrêter quelques instants
aux amateurs de sport.
Au retour,
on se parle des Blue Jays,
une mise à jour de ce qui se passe avec les Jays
qui sont revenus au plus fort,
plutôt dans la course aux séries éliminatoires.
On en parle avec Jérémy Fillon.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Un de leurs joueurs, un certain Maverick Rousseau-Hamel,
revisitait en quelque sorte ce sketch-là.
On s'est dit que c'était une bonne façon
de l'introduire ou de le présenter ce soir.
Maverick Rousseau-Hamel, salut.
Salut, ça va bien?
Ça va très bien.
Lorsque tu entends ce sketch-là,
est-ce que des fois, tu es un peu gêné
ou au contraire, tu es bien fier
parce que ça fait le tour des médias sociaux
et ça a eu un certain succès?
Non, ça me rend fier.
Des fois, il y a du monde qui m'en reconnaît
juste à cause que j'ai fait.
T'es le gars des boys, mais tu sais,
ça me fait bien rire.
C'était le fun, enfin.
Tu le dis, les gens disent que t'es le gars des boys,
mais bientôt, on va peut-être dire
que t'es le gars qui a participé au camp de recrues
du Canadien de Montréal
parce que le Canadien continue de distribuer
ses invitations pour le camp
et tu fais partie de ces invitations-là.
Comment ça s'est passé lorsque t'as su
que t'allais participer au camp des recrues du Canadien?
Je suis en train de jouer au gars.
Deux de mes amis, je suis là qui les remportent.
Éric m'avait appelé comme en me disant,
mon coach Éric Veilleux me disait
qu'il va peut-être être invité, je sais pas encore.
Dans la minute d'après, mon agent m'a appelé
et il m'a dit que j'allais être invité.
Encore une fois, c'est un gros travail
des remports d'Éric Veilleux,
Simon Garnier et Nicole.
J'ai remercié beaucoup de tous leurs efforts
et mes parents aussi.
C'est vraiment une belle invitation.
C'est quoi le sentiment quand t'as reçu
cet appel-là, l'appel officiel qui te dit
OK, viens-t'en, on aimerait ça te voir
au camp des recrues?
Quand mon agent m'a appelé,
au début, j'y croyais pas tard.
Jusqu'à temps que je reçoive un courriel
des Canadiens comme quoi j'étais officiellement invité.
J'étais un peu sous le choc.
Je m'y attendais pas vraiment.
J'étais vraiment content et très fier.
Maverick, t'es un joueur de 20 ans.
T'as jamais été repêché
dans la Ligue nationale de hockey.
Même dans le junior, t'étais pas le joueur
le mieux classé au repêchage.
Mais t'as réussi à faire ta place
jusqu'à cette partie-là
ou ce moment charnière.
Parle-moi justement de ton parcours
jusqu'à maintenant.
Ça a commencé quand j'étais jeune
au Bizarre du Moujet 3.
Après ça, j'ai gravé les échelons.
J'ai été repêché avec les Vatigeurs de Drummondville
qui m'ont finalement échangé à Noël
avec les Remparts de Québec.
J'ai monté.
Au début, je jouais sur la quatrième ligne.
Peut-être que j'étais dans les estrales.
J'ai réussi à tailler mon poste
graduellement en jouant mon site
de jeu très physique, dérangeant l'adversaire.
Des fois,
en comptant des buts.
Tout ça en jouant en physique,
je pense que je vais me démarquer
au camp des Canadiens comme ça.
Justement, ton surnom, c'est le Rat.
On va y revenir tantôt.
Je veux juste que tu nous expliques
un peu comment ça se passe
pour un joueur de 20 ans
dans la LHJMQ.
Très souvent, lorsqu'on n'est pas directement
dans le monde du hockey,
tu te dis que tu gradues du Midget 3.
Tu t'en vas dans la Ligue
dans le junior.
Ça, potentiellement, tu vas peut-être
te faire repêcher. Tu t'en vas dans la Ligue américaine.
À partir de là, ça devient un peu plus compliqué.
Tu peux aller dans la East Coast League.
Tu peux aller jouer en Europe.
Sinon, il y en a qui retournent aux études.
Le parcours de hockey se termine un peu là
des fois pour certains.
Parce que c'est vraiment une infime partie
des joueurs de la LHJMQ qui se rendent
dans la Ligue nationale de hockey.
Comment on se sent quand on a 20 ans
et qu'on arrive un peu à la fin de son parcours junior
et qu'il n'y a rien de défini encore?
Avais-tu déjà un plan
ou tu savais pas?
Ou tu savais pas trop où tu t'en allais?
Justement, j'avais pas mal aucune idée
où je m'en allais. Je savais que j'allais jouer
mon 20 ans à Québec, mais j'étais comme. Après ça, la saison d'après, je fais quoi?
J'ai un plan B
d'aller à l'école et continuer mes études.
Mais là, avec le camp des Canadiens,
avec l'invitation, ça change pas mal des plans.
Je peux me concentrer pas mal plus sur le hockey.
Après ça, voir ça va être quoi mes offres après.
Mais il y a tellement d'options
en finissant ton stade junior
que tu sais pas trop
où t'en allais, quoi choisir.
C'est quand même le fun d'avoir un statut,
d'être invité au camp des Canadiens
et d'avoir une chance de me prouver pour, après ça,
peut-être avoir un contrat dans, je sais pas,
la Ligue américaine ou la Ligue d'East Coast
après mon parcours junior.
Est-ce que c'est. Là, ça commence à se définir un petit peu plus
et tu te dis, bon, là,
je vais me concentrer plus sur le hockey
dans le sens professionnel
ou tu te concentres vraiment plus sur ta saison
de 20 ans avec les remparts?
Moi, j'arrive au camp des Canadiens
avec aucune pression.
Je suis un joueur invité.
Le monde me connaisse pas.
J'ai que des choses à prouver.
Moi, j'aime vraiment ça
d'arriver là avec aucune pression.
On va voir ce que ça va donner.
Après ça, je vais revenir
faire une très bonne saison avec les remparts
et aller faire un gros parcours en série.
Après ça, on verra
ce que ça sera pour mes offres après mon parcours.
Tu le dis, les gens te connaissent pas.
Les gens de l'organisation te connaissent un peu quand même
et ils veulent voir ce que t'as appris
mais le grand public ne te connaît pas nécessairement.
si on ne suit pas les activités de la LHGMQ.
Tu es quel genre de joueur?
J'imagine qu'un surnom comme Leroy, ça en dit une partie.
Ça en dit une grande partie,
mais je suis un joueur d'énergie très physique,
un peu comme un Brad Marchand,
plus physique.
Je suis capable de donner des très bons coups d'épaule
et je suis capable de jouer au hockey aussi.
Ça va être à moi de le prouver au camp.
Tu es un joueur que,
tu parles de Brad Marchand,
à peu près la même stature
où tu es listé à 5 pieds 10,
168 livres.
Qu'est-ce qui fait que tu es un joueur physique
malgré le fait que tu n'as pas nécessairement sur papier
le physique de l'emploi?
C'est sûr qu'il y en a qui vont dire
5 pieds 10, 168 livres,
mais quand ils vont me voir jouer,
ils vont me dire que je ne freine pas
quand j'arrive dans des gens.
Je fonce à pleine vitesse et je rentre dedans.
C'est ça mon atout.
Ça a toujours été ça.
J'ai peur de personne.
Ça va être ça
que je vais démontrer au camp.
Tu le dis, tu as peur de personne.
Jeter les gants contre des joueurs
peut-être un petit peu plus vieux,
des joueurs plus costauds.
Ça te dit quoi pour le camp des recrues, mettons?
C'est sûr qu'Éric m'a parlé
qu'il va falloir que j'apprenne à mieux me défendre,
que je ne pourrais pas aller là
et jeter les gants
pour ne pas savoir me défendre.
Je vais me faire mal.
C'est sûr qu'avec les coups d'épaule que je vais donner,
il va falloir que je réponde à la paix
une couple de fois,
mais ça va être à moi de savoir comment me défendre
et de répondre à la paix.
Je n'ai pas peur de personne.
Je pense que j'ai une mentalité
que pas beaucoup de personnes n'ont.
Maverick Rousseau-Hamel,
félicitations encore pour ton invitation
au camp des recrues du Canadien de Montréal.
On espère te voir porter ces couleurs-là
un peu plus que juste quelques jours
au camp des recrues.
À suivre.
Bonne chance et bonne saison aussi.
Merci beaucoup.
C'était Maverick Rousseau-Hamel,
membre des Remparts de Québec.
Un gars qui a été invité
au camp d'entraînement du Canadien de Montréal.
Une fierté pareille.
Je ne vais pas poser la question,
mais un joueur québécois
invité par le Canadien de Montréal,
il doit toujours avoir
cette petite fibre de fierté
pour le joueur,
mais surtout pour les fans aussi.
Je sens qu'il y a toujours
un petit engouement de plus
qu'on apprend
qu'un Québécois qui joue dans la LHGMQ
est invité au camp des recrues
du Canadien de Montréal.
Podcast Summary
Key Points:
Hugues Léger est nommé nouveau président des Roses de Montréal après un processus de sélection confidentiel de plus de deux mois, mené par une firme de recrutement internationale.
Il a été approché sans chercher activement un poste, séduit par l'ambition des investisseurs et le défi de développer le sport féminin, en continuité avec son parcours (CF Montréal, Tennis Montréal, TVA Sports).
Ses priorités incluent remplir le Stade Saputo pour un match record le 29 août, améliorer l'expérience des fans au Stade Boréal, et développer une académie pour former de jeunes joueuses québécoises.
Marco Dubois, des Alouettes, souligne l'importance d'éviter le piège de sous-estimer le Rouge et Noir d'Ottawa, qui n'a aucune victoire, et insiste sur la culture d'équipe et l'apprentissage du français chez les Alouettes.
Bruno Eppel analyse le match à venir, notant le retour de quatre joueurs clés chez les Alouettes et les risques de complaisance après une semaine de congé.
Maverick Rousseau-Hamel, joueur des Remparts de Québec, est invité au camp des recrues du Canadien, fier de son parcours non conventionnel et prêt à prouver sa valeur avec un style physique.
Summary:
Dans cette émission, Hugues Léger, nouveau président des Roses de Montréal, discute de sa nomination après un processus rigoureux et confidentiel de deux mois. Approché par une firme de recrutement, il a été séduit par l'ambition des investisseurs et le potentiel de croissance du sport féminin. Il compte s'appuyer sur les fondations établies, viser un record d'affluence au Stade Saputo, améliorer l'expérience des fans et créer une académie pour former les jeunes joueuses québécoises.
Ensuite, Marco Dubois, centre arrière des Alouettes, aborde le match contre le Rouge et Noir d'Ottawa, une équipe sans victoire. Il insiste sur la nécessité de maintenir les standards élevés de son équipe et de ne pas sous-estimer l'adversaire, tout en soulignant la force de la culture organisationnelle, incluant l'apprentissage du français. Bruno Eppel analyse les dynamiques du match, les retours de joueurs blessés et les risques de complaisance.
Enfin, Maverick Rousseau-Hamel, joueur des Remparts, partage sa fierté d'être invité au camp des recrues du Canadien, malgré un parcours non conventionnel, et promet de démontrer son style physique et déterminé. L'émission met en lumière les défis et opportunités dans le sport montréalais.
FAQs
Hugues Léger est devenu le nouveau président des Roses de Montréal.
Le processus a duré plus de deux mois, mené par une grande firme de recrutement, avec plusieurs entrevues et études de cas.
Non, il a été approché par la firme de recrutement, car il était heureux à Tennis Montréal et ne cherchait pas d'emploi.
Son premier défi est de remplir le Stade Saputo le 29 août pour le match contre Halifax, visant plus de 15 000 spectateurs.
Il compte créer des rituels de match et faire des joueuses des superstars pour attacher les fans à l'équipe.
L'académie est en développement pour former de jeunes joueuses québécoises et leur offrir un parcours professionnel, avec des camps et des partenariats.
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