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#HS - Phylloxéra : La Petite Bête Qui a Bouleversé le Monde du Vin

8m 4s

#HS - Phylloxéra : La Petite Bête Qui a Bouleversé le Monde du Vin

À la fin du 19e siècle, le phylloxéra (Dactulosphéra vitifoliae), un puceron originaire des États-Unis, a failli anéantir le vignoble européen. Introduit accidentellement en 1860 via l’accélération des échanges maritimes, cet insecte se nourrit des racines de la vigne, provoquant sa mort. La crise a duré environ trente ans, touchant tous les pays européens : en France, la surface viticole a été réduite de moitié entre 1875 et 1900, et des régions comme le Bordelais, la Bourgogne ou la Champagne ont été dévastées. La production a chuté, entraînant une crise économique et la perte de marchés extérieurs au profit des États-Unis et de l’Australie. Après l’échec des traitements chimiques, la solution retenue fut le greffage des cépages européens sur des porte-greffes américains résistants, technique encore utilisée aujourd’hui. Quelques vignes « franches de pied » subsistent, comme celle de Saragachi (classée monument historique) ou des parcelles en Champagne et à Bordeaux, souvent plantées sur des sols sableux où le phylloxéra ne peut survivre. Cette crise a profondément transformé la viticulture, obligeant les vignerons à innover et à accepter une hybridation qui a sauvé leur patrimoine. Elle reste un symbole de résilience face à l’adversité.

Transcription

1540 Words, 9317 Characters

French
à la fin du 19ème siècle, le vignoble européen a failli disparaître. Voilà, cherchez quelque chose de plutôt cool pour l'entro. Je ne me dis que je ne peux pas faire. Plus sérieusement, on accrue à cette période qu'on ne ferait plus jamais devant en Europe et tout ça a cause d'un petit insecte presque invisible à l'une. Le dactulosphéra vitophilaé est un insecte en plus rond, originé en des états-unes. D'ailleurs, le philogue-Zera se réfère aussi à la maladie dont il est la cause. Alors que tout allait bien dans les vignos européens, le philogue-Zera fait son apparition en Europe en 1860. La cause, l'accélération des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'UE. D'une part, les bateaux à vapeur vont plus vite, et d'autre part, les échanges sont plus nombreux. Cette insecte mourait dans la traversée de l'Atlantique, désormais il survit. Il arrive donc sans vraiment avoir été invité en Europe en 1860. Les vignosble-Europe-1 qui n'avait jamais été confrontés à cette insecte n'était clairement pas prêt. Le philogue-Zera se nourrit sur les racines de la vigne, il les pique, et la conséquence est très simple et irreversible. La vigne meurt en drogue. Cette période marque un tournant dans l'histoire viticole et c'est le début d'une crise agricole majeure. Les conséquences du philogue-Zera sur les vignos européennes sont désastreux. On trouve les premières traces dans les années 1860, et la crise va durer environ une trentaine d'années. Trent ans pendant lesquels les vignorons se sont demandés comment est-ce qu'ils allaient faire pour survivre. Trent ans pendant lesquels chaque année des journaux désignent des nouvelles zones comme étant touchées par le philogue-Zera, à une vitesse dont il y a 30 km/h. Tout huit territoires nationales a été touchées par le philogue-Zera. D'abord le bord de l'air dans les années 1860, puis la province est le long dock, puis les charons, le beau-jeulais, la loiure, et enfin les derniers touchés, on ne pensait d'ailleurs pas que le philogue-Zera les s'attaquer à un vignoble aussi beau et bien entretenu que le champagne. Et pourtant il arrive en 1892. La maladie crée une crise économique. Major, elles ont retrouvé de nombreux écrits de vignorons à l'époque qui ont été contraintes d'arracher leur vigno. La production de vign en France a largement diminué au cours de cette période, ça a causé d'énormes pertes, entre 1875 et 1900 la surface de vigno en France a été divisée par deux. Adolf Remic, un historien du vign, a d'ailleurs écrit le philogue-Zera n'a pas seulement détrui nos vignes, il a arraché des familles entières à l'horter. Cette crise a entraîné une baisse énorme de la production de vign et elle a aussi fait perdre à la France certains marchés extérieures qui ont été obligés de se tourner vers d'autres pays, en étant un portateur de vignes et se sont tournés vers les États-Unis et vers l'Australie, dont les vignoble commencent à se développer. Évidemment, la France n'est pas une exception et tous les autres pays européens ont été touchés. On trouve les premières traces de philogue-Zera en Espagne en 1878. Et ça raconte lui à la rachage, donc il y a 70% de la surface de vignes du pays. On en trouve aussi les premières traces en Italie dans le pied mond en 1879 et de la même manière, se sont 70% des vignes italiennes qui ont dû être arrachées et globalement, toute l'Europe a été touchée par le philogue-Zera que ce soit la suite en 1871, l'Autriche en 1872 ou encore l'Allemagne en 1874. Le philogue-Zera est l'ennemi public numéro 1 des campagnes françaises, c'est ce qui dit gasponbasile, un agronome français de l'époque. La lutte contre le philogue-Zera a conduit à d'importance et fort et, pour ne pas vous mentir, tout a été tenté pour lutter contre cette insecte. Au final, son deux solutions que l'on était retenue à l'époque. La première, c'était les traitements chimiques qui, enfin, n'étaient pas super efficaces. D'abord, ils étaient couteux, ils ne nécessitaient beaucoup de passage et ils finissaient par faire mourir la vignes avec l'insecte. Donc au final, c'est plutôt élupe-chant qu'il a été abandonné. La deuxième solution a été enrantée par un collectif de scientifique de l'époque, bon, je lui ai mis le planchon. Une fois qu'on a compris que le philogue-Zera s'attaquait uniquement au racine de la plante, il a fallu trouver une manière de rendre sa racine à résistre. Pour ça, on a utilisé des racines de vignes américaines sur lesquelles on est venu gréfées des sépages européens. Cette technique du gréfage sur des vignes américaines est toujours utilisée. Elle permet d'avoir des racines qui sont résistantes et d'avoir recours à des sépages européens que nous connaissons bien et qui sont spectacures. On parle alors des vignes américaines comme étant un porte-grève. Cette technique a démontré son efficacité et elle s'est ensuite répondu à l'ensemble du vignoble européen. Elle est toujours utilisée aujourd'hui. Donc si vous vous balaidez dans des vignes un peu partout en France, vous allez pouvoir voir une base de vignes puis une sorte de petit bourlé ou une sorte de d'incision. Et c'est de cette manière-là que le gréfage se fait. Dans certains cas c'est très discret puisque aujourd'hui ça se fait de manière quasiment industrielle avec des machines qui font ça. Extremement bien, mais vous pourrez toujours détecter ce gréfage. Petite à petit le vignoble européen a ainsi pu se reconstruire, mais cette technique du porte-grève fait quand même des bas. Avant l'arrivée du filo-exérat, les vignes étaient plantées franges de pieds. C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'interface, il n'y avait pas de porte-grève, les vignes étaient à même le sol. Avec la crise du filo-exérat, on a eu recours à ces porte-grève américains, mais pour certaines personnes, avoir recours à des porte-grève, c'est mettre en filtre entre le sol et le fruit. Certains vignons de l'époque ont même agit un contre-queur. C'est le cas d'édoire la borde qui écrit en 1875, "Nous vignes humeurs et avec elles nos esports et nos réritages, le remède semble pire que le mal, gréfait sur des pieds étrangers, c'est comme donner son âme à un étranger." Aujourd'hui, la culture de la ville frange de pied a presque disparu. On en trouve quelques exceptions. Par exemple, certains vignomes m'ont plus en conservé. Ce cas dans le sud-ouest, chez Plymon, est genre une vigne qui a un peu plus de 200 ans, donc qui a été planté avant la crise du filo-exérat, et que vous pouvez visiter, c'est la vigne de Sarah Gachy, la vigne préfélocsérique de Sarah Gachy. C'est d'ailleurs la première vigne classée monument historique, puisque c'est un vrai témoignage de la viticulture avant la crise du filo-exérat. D'ailleurs, je vous recommande d'aller faire un tour chez Plymon, puisqu'ils vont extrêmement bien recevoir que ce soit d'un point de vue viticol ou d'un point de vue gastronomique, vous ne s'aurai pas déçu. On trouve aussi des vignes préfélocsériques chez la maison Boulanger, en Champagne, qui a deux parcels, chothères et clos Saint-Jacques, qui sont au sommet du village d'Aïe. Il faut avoir un petit peu de chance pour trouver des bouteilles qui viennent de ces parcels-là, puisque c'est une production d'une trentaine d'art entièrement pimentoirs, et qui pousse un petit peu cher, donc il faut être fasseur pour se trouver une goutte de cette cuvee vieille vigne française. D'autre part, on trouve d'autres domaines qui ont des initiatives sur les vignes franges de pied, c'est le cas du château dosac, qui est un grand cru classé de 1855, une base à Margot, et qui a replanté des vignes franges de pied sur un plateau sable humain, dans lequel le filo-exérat d'apparxé, puisque il est impossible pour lui de progresser dans le sable, il creuse des petites galeries, puis c'est fondant de changui et fini par mourir. Donc, on peut planter quelques vignes franges de pied sur des terroirs sableux, et c'est ce qu'il fait château dosac avec une cuvee qui vient de sortir. C'est aussi ce qu'il fait le guipasquet avec l'hiver pâter dans le bord de l'aé. Il a planté des vignes franges de pied avec la volonté de faire du vent, comment on le faisait en 1855, ou comment on le faisait avant la crise du filo-exérat, j'ai interviewé toutes ces personnes dans mon podcast, je vous mets les liens en description. Le filo-exérat n'est pas qu'une crise viticole, c'est le premier act d'une mondialisation qui allait bouleversaire seulement. Minuscules insectes venus des États-Unis, il a mis un genou des siècles de tradition viticole européenne. Mais dans cette tragédie, ce cache une leçon fascinante. Face à l'adversité, l'homme s'est réinvente. Les vignes auront ces gardiens dans sa vorance estral, ont dû accepter l'impensable. Grifait leur vignes sur des racines américaines. Une révolution qui nous rappelle que la tradition n'est pas figée, elle évolue, s'adapte, survie. Le vent que nous vivons aujourd'hui raconte cette histoire de mort et de renaissance. Il porte en une cicatrice invisible, celle d'une bataille contre la nature, mais aussi le génie de ceux qui n'ont pas voulu mourir. Et tandis que nous le vons n'ouvert, souvenons-nous que chaque crise, aussi dévastatrice soit-elle, portant n'elle légèreme du renouveau. Jusqu'à la prochaine épreuve, qui, inévitablement, nous rappellera notre vulnérabilité.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le phylloxéra, un petit insecte venu des États-Unis, a failli détruire le vignoble européen à partir de 186
  2. La crise a duré une trentaine d’années, divisant par deux la surface viticole française et causant des pertes économiques majeures.
  3. Les traitements chimiques ont échoué ; la solution durable a été le greffage des cépages européens sur des racines américaines résistantes.
  4. Aujourd’hui, quelques vignes « franches de pied » subsistent, comme la vigne pré-phylloxérique de Saragachi ou des parcelles en Champagne et à Bordeaux.
  5. Cette crise illustre l’adaptation de la tradition viticole face à la mondialisation et aux défis naturels.

Summary:

À la fin du 19e siècle, le phylloxéra (Dactulosphéra vitifoliae), un puceron originaire des États-Unis, a failli anéantir le vignoble européen. Introduit accidentellement en 1860 via l’accélération des échanges maritimes, cet insecte se nourrit des racines de la vigne, provoquant sa mort. La crise a duré environ trente ans, touchant tous les pays européens : en France, la surface viticole a été réduite de moitié entre 1875 et 1900, et des régions comme le Bordelais, la Bourgogne ou la Champagne ont été dévastées.

La production a chuté, entraînant une crise économique et la perte de marchés extérieurs au profit des États-Unis et de l’Australie. Après l’échec des traitements chimiques, la solution retenue fut le greffage des cépages européens sur des porte-greffes américains résistants, technique encore utilisée aujourd’hui. Quelques vignes « franches de pied » subsistent, comme celle de Saragachi (classée monument historique) ou des parcelles en Champagne et à Bordeaux, souvent plantées sur des sols sableux où le phylloxéra ne peut survivre.

Cette crise a profondément transformé la viticulture, obligeant les vignerons à innover et à accepter une hybridation qui a sauvé leur patrimoine. Elle reste un symbole de résilience face à l’adversité.

FAQs

Il s'agit du phylloxéra, un petit insecte appelé Dactylosphaera vitifoliae, originaire des États-Unis.

Il est arrivé en Europe en 1860, grâce à l'accélération des échanges commerciaux et aux bateaux à vapeur qui ont permis à l'insecte de survivre à la traversée de l'Atlantique.

La crise a duré environ trente ans, causant des pertes énormes : la surface viticole française a été divisée par deux entre 1875 et 1900, et d'autres pays comme l'Espagne et l'Italie ont perdu 70 % de leurs vignes.

La solution a été le greffage des cépages européens sur des racines de vignes américaines résistantes, une technique encore utilisée aujourd'hui.

Certains vignerons, comme Édouard La Borde, estimaient que greffer sur des racines étrangères revenait à « donner son âme à un étranger », craignant une perte d'authenticité.

Oui, par exemple la vigne de Sarah Gachy dans le sud-ouest, âgée de plus de 200 ans, ou des parcelles chez la maison Boulanger en Champagne, qui sont des témoignages rares de la viticulture d'avant la crise.

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