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Histoire de l’énergie | Chauffer, éclairer, cuisiner, l’État à pleins gaz

58m 50s

Histoire de l’énergie | Chauffer, éclairer, cuisiner, l’État à pleins gaz

L'histoire du gaz en France s'inscrit dans une longue évolution de l'urbanisation, de la technologie et des usages domestiques. Au XIXe siècle, le gaz manufacturé, produit par distillation du charbon, devient un levier d’éclairage urbain, transformant les villes comme Paris, en éclairant les rues et les immeubles. Ce changement est marqué par des innovations techniques, comme les compteurs et les réverbères, mais aussi par des risques de toxicité et d’accidents. Ce gaz, bien qu’initiallement perçu comme un progrès, se heurte à des concurrents comme la lampe à pétrole ou l’électricité. L’essor du gaz naturel à partir des années 1950, notamment grâce à la découverte en Algérie, permet une expansion du réseau au-delà des villes. L’histoire du gaz est étroitement liée à celle de l’électricité, avec des rivalités et des complémentarités dans les usages, notamment au niveau de la cuisine et du chauffage. La gestion du gaz évolue aussi : il est soumis à une régulation étatique par la nationalisation de 1946, ce qui renforce sa présence dans l’infrastructure urbaine. Enfin, le gaz reste un enjeu géopolitique actuel, avec une dépendance aux approvisionnements étrangers, ce qui pousse à des recherches de transition énergétique, comme la valorisation des déchets agricoles pour produire du gaz vert. Cette histoire montre comment une technologie d’énergie a façonné les sociétés, les paysages et les habitudes, tout en restant un symbole de transformation, de sécurité et de modernité.

Transcription

9189 Words, 53934 Characters

French
Le cours de l'histoire, Xavier Mauduit. Chauffée écléré, cuisinée, l'Etat à plein gaz, à passie-passie-passie, à l'Ouest de Paris. Vous savez, heureux rénoir là où se trouvent la maison de Balzac. Aujourd'hui, à muser un des plus charmants de la capitale, se trouvait une usine à gaz plus bas avant d'arriver sur la scène à les habitants du quartier. On l'ont tant connu cet inor, musine sur les quê de passie-passie. Balzac, la connue, elle a été construite en 1838. Au Depuis, le terrain a été vendu. Pour construire, la maison de la radio est, oui, un autre genre d'usine, gaz naturel, gaz manufacturé, gaz de "oui" et pourquoi pas, gaz de fumier. En depuis un temps, vous faites votre cuisine ou faites votre chef-fage à partir du gaz du fumier. J'aime autant à mon regard, parce qu'il n'est pas tôt clique. Vous pouvez l'aspirer du gaz temps pour vous l'aider. Il n'avait pas de reste dans le monde. Le gaz de "fumier", à la campagne, en 1974. En Lorraine, bonjour, Jean-Pierre Williams. Bonjour, vous avez eu mon dieu. Quand nous parlons de gaz, de quoi parlons-nous? On parle d'une énergie qui, aujourd'hui, est ciblée comme une énergie fossile et qui a connu des stades multiples, production du gaz manufacturé à partir de la ouille du charbon, production ensuite du gaz à partir d'autres matières premières un peu plus diversifiées, et puis gaz naturels aujourd'hui. C'est une chronologie. C'est vrai que les premiers gaz utilisés, mais même identifiés, parce que le gaz, c'est quelque chose qui a une histoire assez précise, c'est quoi, c'est vraiment, faut attendre, la fin du XVIIIe siècle. Oui, déjà, les travaux de la voisière permettent d'avoir une idée extrêmement précise du gaz, mais c'est surtout tout à fait fin XVIIIe siècle, tout à fait début XIXe siècle, que des ingénieurs mettent au point la production du gaz. Donc là, vraiment, on entre dans un processus industriel. Parce qu'il y a une différence entre la découverte fait par le scientifique et après ce qu'on va en faire. L'idée, c'est toujours le problème d'ailleurs, que va-t-on faire de ce gaz? Quelle est la première ambition de ceux qui découvrent que cette chose peut être utile, mais à quoi, en fait? En fait, il y a deux approches qui pourraient paraître un petit peu paradoxal. D'un côté, le gaz manufacturé tel qu'il est présenté, tel qu'il est montré à un public intéressé, c'est pour éclairer. Évidemment, dès le premier brevet, on sait qu'on peut s'y chauffer, qu'il peut y avoir une petite force motrice, mais enfin, c'est pas le principal, le principal, c'est vraiment les clérages. Et puis en même temps, ceux qui mettent au point ce gaz manufacturé sont parfaitement conscient d'autres besoins industriels de l'époque. Lorsque Philipp Lebon présente son premier brevet, il présente l'utilité du gaz manufacturé aussi pour obtenir du goût dron, du goût dron, pour protéger les coques de bateaux dans une période ou les guerres révolutionnaires et impériales. On a une importance tout à fait particulière. Les clérages, on sait que c'était essentiel. Bonjour à l'invergletran. Bonjour. Nous parlons de gaz à la fin du XVIIIe siècle. Le gaz fait de la lumière. C'est cette histoire aussi déclairée qui nous intéresse, c'est parce que c'est ça, il faut rappeler combien la maîtrise de la luminosité et quelque chose qui est essentiel pour comprendre l'importance que peut avoir le gaz. Oui, pour éclairer, certains que c'est une tequette qui remonte à tout ce qu'il y a de plus ancien, puisque la lumière, c'est non seulement le moyen de décarte les bêtes, etc., de prolonger la journée de travail et en ce sens que ce soit la bougie ou l'huile, il y avait de très nombreux inconvénients. Or le gaz propose un certain nombre d'avantage et c'est vrai que si on prend un exemple en avance un peu dans le temps, il est évident que l'appelation pour Paris de ville lumière a d'abord été le fait que les grands boulevard étaient clérérés au gaz, jusqu'à minuer, on n'allait pas si loin que ça. Et donc le gaz entende moyen d'éclairage jusqu'à l'apparition de l'électricité à l'extrême fin du 19e siècle, avait des avantages à la fois sur le plan, je disais, esthétique, industrielle et autres. Alain Beltran, vous parlez des villes, bien sûr, parce que l'idée d'éclairer à l'intérieur des maisons, c'est après. Le premier temps, c'est éclairer les rues. Il y a l'aspect de sécurité aussi, à augmenter le temps de travail, c'est vrai que c'est important, mais pouvoir être dans la rue alors que la nuit est tombée, et parfois c'est très tôt en hiver, c'est aussi extrêmement rassurant. Oui, c'est rassurant, c'est un peu la fonction de la lumière. On a toujours dit que la lumière faisait autant que le passage de quelques agents de police. En même temps, c'est aussi le contraste parce qu'on ne peut pas éclairer complètement toutes les rues et tout le temps. Il se maintient une ville lumière et une ville qui est un petit peu moins éclairée. Je veux dire que le fait que l'il y a du déclairage aux gaz n'a pas tué la nuit, mais peut-être la magnifier. Le fait de la magnifier, c'est-à-dire que certains quartiers ont été embêlés et que certaines poésies des quartiers un petit peu moins éclairés, c'est fait. Donc, ce n'est pas le passage du jour à la lumière du jour à la nuit et au jour. Brutalement, ce sont des étapes et c'est évidemment l'ambélissement des villes et parmi ces villes, les centres-villes et parmi les centres-villes, évidemment paris. Et puis, vous parlez de poésie, bien sûr, quand il est question de Réverber, nous pensons tout de suite à l'alumeur de Réverber et il y a ici un peu de poésie. La cinquième planète était très curieuse. C'était la plus petite de toutes. Il y avait la juste à cette place pour loger un Réverber et un allumeur de Réverber. Le petit prince ne parvonnait pas à s'expliquer à quoi pouvait servir quelque part dans le ciel sur une planète sans maison ni population, un Réverber et un allumeur de Réverber. Bonjour, pourquoi vas-tu détendre ton Réverber? C'est la consigne. Bonjour. Qu'est-ce que la consigne? C'est détendre mon Réverber. Bonsoir. Mais pourquoi vas-tu de la rallumer? C'est la consigne. Je ne comprends pas. N'est rien à comprendre. La consigne, c'est la consigne. Bonjour. Bonjour, c'est gentopar la lumeur de Réverber dans cette adaptation du petit prince de Saint-Exupéry en 1977. Jean-Père Julio, comment produitons le gaz au début du 18ème siècle au début du 19ème siècle au moment où on imagine qu'on va éclairer la ville, c'est quelle gaz? Le gaz qui est produit, c'est un gaz qui est tiré du charbon. Les premiers essais se font avec du bois, avec des matières premières parfois assez étranges. On essaie de distiler, de vieux cuirs pour voir si l'on peut obtenir un gaz. Il y a même des essais qui ont été fait à partir du marre de raisin. Finalement des approches qui se réellent les nôtres aujourd'hui d'un point de vue environnementale n'étaient pas perçus avec les mêmes circonstances, mais en tout cas existaient parfois un petit peu. Le gaz qui s'impose, c'est celui qui est obtenu à partir de la distillation du charbon, de laouille. Et donc cette distillation qui du ren général quatre heures dans de grandes cornes nues à l'intérieur d'un four en brique, ce gaz est ensuite épuré, puis il est condensé, puis il est acheminé vers des gazomètres. Donc d'immenses réserves voires métalliques qui ont pris un volume de plus en plus important avec le développement de l'industrie gazière. Et ce gaz est ensuite mis en distribution dans un réseau qui devient petit à petit un réseau d'abord de rue à côté d'une autre rue, puis de toutes les rues du quartier, puis d'un quartier au quartier voisin, puis finalement pratiquement à toute la ville et à l'espace suburbant. Donc ce gaz qui est distribué, c'est un gaz qui doit être épuré et qui présente des risques de toxicité si la combustion et la erration n'est pas bien équilibrée avec le danger que ce gaz manufacturé pouvait présenter. Est-ce que vous me demandez de transporter un géricain de descence, j'imagine très bien la chose, vous me demandez de transporter du gaz, là je ne sais pas faire cette idée de transport, c'est essentiel parce que il y a le lieu de production du gaz à partir de là où et puis la distribution ne faut pas être trop loin parce que sinon ça fait faire des tuyaux qui est travers le pays, comment ça se passe? En fait, l'usine à gaz et dans le cas parisi, on pourrait dire les usines à gaz, on pourmissions principales de transformer le charbon en gaz. Dans le cas de passie par exemple, l'usine, enfin le lieu où nous sommes aujourd'hui, dans les années 1880 on distillait à peu près 300 tonnes de charbon par jour, donc c'était vraiment une production importante, mais c'était pas l'usine la plus importante, l'usine de la vilette distillait trois fois cette quantité dans la journée. Donc une fois que le gaz est produit, comment est-il distribué? Mais par la force d'expansion du gaz et par la régulation qui peut être mis en place tout au long du réseau. Donc il y a des agents qui sont chargés d'assurer cette distribution. Pour certains, au début, sont chargés de fermer le gaz à chaque abonnée, puisque à l'origine l'abonnement au gaz, c'est un abonnement qui se fait au bac de gaz et à l'heure. Donc c'est très contraignant, évidemment, puisqu'il faut qu'il y ait un employé qui vient ouvrir ou fermer le gaz lorsque le gaz est distribué chez des abonnés et puis progressivement le principe des compteurs va permettre de l'enregistrer à partir du milieu du XIXe siècle, la grande phase d'expansion des compteurs à Paris c'est du rendre ce qu'on t'empire. Et puis après, lorsque le gaz par son mécanique de fluide peut monter dans les étages, les étages des hôtels particuliers ou des immeubles vont être recordés et on va voir cette fameuse mention sur les immeubles, la petite plaque de faillances bleues, gaz à tous les étages. C'était un signe, un standard de l'immeuble. Ça veut dire que le confort est arrivé jusqu'à tout le temps de l'immeuble, à l'un bel trans, ça change complètement la perception aussi de la ville parce que le gaz l'a mené, ça veut dire qu'il faut faire un trou, faut une canalisation, faut un tuyau. Et puis il y a les réverbères, on évoquait les allumeurs de réverbères, on les voit qu'ici y a une la ville pour les contemporains, on voit qu'il se passe quelque chose, la ville est éclairée, c'est une chose, mais il y a de nouveaux personnages en cette ville, les allumeurs de réverbères. Il y a de nouveaux personnages, mais il y a également de nouvelles installations, ce que disait Jean-Pierre là tout de suite, c'est que les usines ne sont pas très très loin des lieux de consommation, ce qui fait que vous avez dans le paysage, l'usine à gaz, bien sûr, avec ces dépôt de charbon extrêmement important, mais également le gaz aux maîtres. Et le gaz est coupé à l'instant même à l'imbelle-tran parce que la distance joue contre nous. Jean-Pierre William, sur cette perception de la ville, c'est quelque chose qui nous touche parce que nous comprenons combien nos ancêtres. Ils ont voulu les choses changer, ça devait être impressionnant se dire que jusqu'à l'heure, pour avoir de la lumière par exemple, il fallait acheter des bougies ou alors une lampe à huile, et là d'un coup, il y a une autre manière d'avoir de la lumière dans la ville. Il y a des approches qui peuvent être très sensibles, visuels par exemple, pour beaucoup de citadins, le fait que les cloches de gazomètre montent ou descendent dans la journée, c'était la preuve que le gazomètre était rempli de gaz ou au contraire qu'il était mis dans les tuyaux et donc en distribution. Donc il y a déjà cette effet de perception de ce lieu tout à fait particulier qu'elle l'usine à gaz, et puis il y a aussi tous les mécanismes à l'intérieur du logement qui permettent d'ouvrir le gaz de bientôt de cuisiner à la fin du 19e siècle dans un nombre relativement limité de maison, mais enfin quand même, qui se développe, et puis c'était clérage, cette possibilité d'allumer les bags de gaz le soir, on en trouve des traces dans la littérature, montre bien que c'est une sensibilité à confort qui se transforme, une perception qui se transforme, mais il y a aussi certains dangers et certaines pollutions qui sont associées, et ça n'est pas tout à fait sûr que chaque appartement soit suffisamment airé, suffisamment confortable du point de vue de l'espace pour que le gaz puisse ne pas poser de problème. Donc il y a aussi une transformation des habitudes, il faut apprendre à vivre avec cette nouvelle lumière, à savoir la réglée, puis parfois certains abonnés aux gaz dénoncent le fait que la flamme ne cesse de vaciller, alors c'est parce qu'il y a de l'eau résiduelle dans les tuyaux, des principes de naftinalisation qui se mettent en place, qui rendent le gaz relativement instable, donc la lumière fixe que nous voyons aujourd'hui, avec le gaz et n'était pas si fixe que ça, parfois elle peut être très belle, un peu doré, un peu rangé, parfois un peu plus blanchâtre, quand à la fin du XIXe siècle on utilise des manchons à un candé sens, c'est-à-dire que là c'est le manchon qui est chauffé et c'est son incandé sens qui produit l'éclairage, alors qu'au par avant c'était la flamme nu qui permettait à cet éclairage, c'est fait qu'en réalité il y a des. le gaz est une sorte de temps, pour édire le temps du gaz, à être celui de la mutation d'un éclairage qui est reposé sur la flamme à un éclairage qui repose sur une autre technologie et notamment l'ampoule, donc c'est vraiment un temps de saisures entre deux systèmes. Ouais, ça change la représentation même des intérieures, vous avez raison de le souligner, ces intérieures orangées avec des flammes qui vacillent ne sont pas les mêmes que des intérieures avec une lumière fixe et plutôt blanche, et puis le gaz formidable, le gaz, enfin, vous l'évoquez quand même, il y a des petits dangers avec ça, ça explose le gaz. Les contemporains sont conscients, c'est pas évident de se dire que tout le monde voulait équiper la ville avec le gaz. Alors il y a sans aucun doute un certain nombre d'accidents, il y a des accidents qui peuvent être gravissimes comme celui du théâtre de l'odeon ou dans les années 1880, l'incendie qui se déclare à cause des begues de gaz provoque plus d'une centaine de morts, donc vraiment des accidents qui sont absolument dramatiques, mais je pense qu'il ne faut pas surestimer non plus la dangereuxité du gaz et l'existe, sans aucun doute, au 19e siècle, avec tous les risques que l'on vient d'évoquer. Mais au regard d'une nombre de maîtres cubes qui sont distribués, on pourrait pondérer ou limiter, ceci étant il reste un fluide dangereux et qu'il faut contrôler. Et puis, à l'un bel tronc, c'est un fluide, au doigt rang, il faut le rappeler aussi au 19e siècle, ce n'est pas le même gaz que nous avons aujourd'hui. Tout à fait, ce n'est pas le même gaz, ce n'est pas la même image, et en fait, les défauts du gaz, alors il y a une dimanche qualité que nous avons déjà évoqué, mais les défauts qui par exemple étaient aussi le dégagement de beaucoup de chaleurs et dans des endroits à clôt, c'était évidemment assez ennuyeux, l'odeur, cette variation de lumière, et puis, allemand, le fait qu'on le gaz était pas très bien épuré, que la combustion pouvait maintenir un certain nombre de petites poussières qui pouvait se déposer, par exemple, sur des peintures, comme c'était le cas à l'opéra, et c'est surtout ces défauts qui sont quand même relativement minimes, mais qu'à peu jouer, qu'on puisse jouer les concurrents, car il ne faut pas imaginer que le gaz se développe dans un uniforme, ou les seuls, le gaz va être en concurrence avec la lampe à pétrole, avec la cétillaine, et bien entendu avec l'électricité. Oui, parce que cette concurrence, il faut la souligner à l'emballe-tran, on insiste beaucoup sur le gaz, parce que nous parlons du gaz, et souvent, c'est vrai que ce sont les vainqueurs que l'on retient, et le gaz a remporté cette bataille, la révolution gazière, bien sûr, mais il y avait plein d'autres choses, la lampe à pétrole, c'était pour certains une évidence qui, j'imagine, ne voulait pas le gaz, il préférait leur lampe à pétrole. C'est-à-dire qu'il y a gaz et dit réseaux, et donc des réseaux urbains, des réseaux dans les grandes villes, les moyennes villes, etc., dès que vous êtes à la campagne, il n'y a pas de réseaux de gaz, pour des raisons à la fois économiques et techniques, et là, c'est vrai que la lampe à pétrole, ou la lampe à huile, avait des avantages évidentes, et des dangers encore plus évidentes, parce que tout le monde sait qu'une lampe à pétrole qui se casse, prend feu, et à partir de ce moment-là, il y a des catastrophes qui arrivent très rapidement, mais donc c'est vrai que le gaz a toujours dû se battre contre d'autres, contre des concurrents, et donc mettre en avant des avantages et se perfectionner Jean-Pierre évoquait alors les manchons à un camp d'essence, ça a été une réponse à l'électricité. Donc, faut essayer de se retirer de la tête en disant qu'il y a une innovation géniale qui s'appelle l'électricité, du jour où on n'a tout le monde passe à l'électricité, ça a été beaucoup plus lent, beaucoup plus complexe, et parce que le gaz c'était une industrie bien installée et qu'il y avait ces avantages. Jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, le débat continue en 1947, débat dans la tribune de Paris, gaz ou électricité. Avant toute chose, vous voulez vous messier que nous fixions un petit peu les domaines d'utilisation revendiquées par le gaz d'une part et par l'électricité de l'autre. L'électricité étienne capée. Pour ma part, je crois que l'électricité doit revendiquer en premier lieu la force motrice, puis les clérages, et enfin quelques applications chimiques et domestiques telles que les fours. Les fours, je ne dis pas tout à fait de votre vue. Le gaz. Je vais vous aborder bien entendu les clérages, quoi que l'on passe remarquer, que pour les clérages publics, vous n'avez jamais fait mieux que les clérages aux gaz de la place de la concorde et des chansilles disées, qui avant la guerre, t'es une merveille, m'enfin. Mais tout de fois, je crois que tout les ménagers se font peut-être d'accord avec moi, celle qui ont pu comparer le four électrique au four à gaz, préféritiser le four électrique. Je ne dis pas du tout de votre avis, d'ailleurs, le point de vue cuisinière, une cuisinière électrique, c'est prouvé maintenant, une cuisini électrique, qu'on se fomme trois fois plus de servant qu'une cuisinière à gaz. Je suis d'accord avec vous, en ce qui concerne la plaque chauffante dans la joie électrique, et bien évident qu'elle doit ceder la place au premier à gaz. Par où, évidemment, évidemment, en 1947, c'était Iván Quérès qui défendait le gaz, il est le directeur de l'usine à gaz de Kulishi. Alain Beltran, vous avez écrit la fait électrique histoire et imaginaire du XVIIIe ou XXIe siècle, -Vous avez qu'il y a un moment où il y a un moment où il y a un moment où il y a un moment où il y a un moment où il se passe la note au-dessus. à Triscaré dans cette histoire de rivalité entre le gaz et l'électricité. Ce sont deux histoires qui se chevauchent évidemment, mais ce sont deux formes d'analyse possible. Il y a l'analyse technique, une histoire des sciences, et puis une histoire des représentations pour l'histoire des sciences. Il y a des progrès comme une évidence pour le gaz sans cesse. La représentation, c'est autre chose pas aussi du progrès qu'on veut absolument du gaz. -Oui, l'électricité, disons, ça se suit bien à l'image que nous avons du progrès. Déjà, par la simplicité, vous tournez un bouton et vous avez immédiatement de la lumière ou de la force motrice. Aussi par la vitesse, je veux dire l'électricité, voyage à la vitesse de la lumière, c'est tout à fait au nom. Et puis l'électricité, on ne la voit pas, on la voit par ses usages. Donc il y a toujours un petit côté mystérieux, et c'est pour ça que, assez vite, on a parlé de fait l'électricité, parce qu'il y avait une masse, un éventail très large d'usage possible, et que d'autre part, il y a toujours ce côté mystérieux de l'électricité, qui arrive tout de suite et qui nous donne de la lumière, de la force, de l'électricité, etc. Donc c'est vrai, mais en même temps, il ne faut pas imaginer que le gaz soit parti battu, il y a eu un, vous parlez de représentation dans l'extrait que vous avez passé tout à l'heure, il a été fait à l'usion à l'éclairage des chansélysées. Les chansélysées jusqu'au années 50-60, c'est un éclairage au gaz. Et quand on décide de le passer à l'électricité, vous avez des poètes, des cinéastes qui disent, c'est bien triste, c'est tellement beau cette lumière, au gaz qui a des couleurs, qui tremble un peu par rapport à la fixité et à la tristesse, un peu de la lumière électrique. C'est le bonheur des becs de gaz de Missinguet. Je veux pas faire de la réclame, ni de la publicité, mais tous les points de paname n'ont pas l'électricité. Il y a des coins où je suis sûr qu'on y voit clair, éclairé par les bons vieux découvertes, c'est dans des coins qu'on peut voir, à les faire mon tirure, le soir, sous les becs de gaz quand je suis un peu gaz, un peu d'ailleurs une va-bet, avec des copains qui sont pas rupains, ou des pétardes en poquette. Tous les becs de gaz, pas besoin de genre, pour faire un divanusette. On ne s'en fait pas, on s'y fait ça va. Ils l'ont lancé la java. Voilà, Missinguet qui danse la java sous les becs de gaz en 1938. Jean-Pierre Rulio, le progrès pour le gaz, c'est aussi des infrastructures de plus en plus importantes. Les douaniers, notamment ces usines de la ville, demandent une conception qui s'étend sur l'ensemble du territoire. Il faut le rappeler, ce gaz, c'est encore du gaz de où jusqu'à quand? jusqu'à quand le gaz naturel commence à devenir quelque chose d'imaginable. Alors en fait, le gaz manufacturé est resté en place jusqu'à la seconde guerre mondiale de manière indiscutable. Puis ensuite, durant les années 1940-1950, jusqu'au années 1960, il y a eu une partition dans la production du gaz, avec d'autres ressources, par exemple, l'on utilisait des distillapétroliers pour recarburer le gaz ou compléter la fabrication. Et le gaz naturel ne s'est imposé véritablement que tout à fait à la fin de la décennie 1950 et au cours de la décennie 1960. Et la production de gaz, en réalité, a été associée au charbon de manière vraiment très longue puisque pendant pratiquement presque un siècle et demi, les usines à gaz fonctionnaient avec ce charbon. Mais dans l'entre-de-guerre, on a pu apparaître des usines qui étaient en taille beaucoup plus impressionnant, des coqueries gazières, à Gène Villier, à Toulouse, à Strasbourg. Donc, c'était si l'on veut de super usines à gaz dans la mesure où le volume de production était beaucoup plus important. Et après, il fallait le transporter jusque là où. Il fallait le transporter avec le développement d'un circuit et d'un réseau qui n'était plus celui de la distribution, mais celui du transport. Les premières formes de transport de gaz, c'est-à-dire donc sur des distances relativement longues, on commence à y réfléchir vraiment durant l'entre-de-guerre, mais ça nous prend forme qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, le premier vrai réseau de transport à l'échelle de la France, c'est le réseau du gaz de l'Est en 1949. Jusque là, en réalité, l'économie gazière, c'était une économie très urbaine et, comme l'a évoqué à l'imbelle-30 tout à l'heure, le gaz restait, produit par des usines qui étaient à l'intérieur de la ville. On a bien cherché à les déplacer au frontière de la ville, par exemple, les inagaces de passie, elle était vraiment au marge du Paris, du second empire, dès le début, on a cherché à évacuer ces usines qui ressortaient des établissements d'un commode et un salue au 19e siècle, au même titre, par exemple, les abattoirs. Donc, on ne cherchait pas les avoir dans le centre de la ville, mais la progression du territoire urbain faisait que les usines finissaient par être réembriquées dans la ville. Puis, la question se pose à qui appartiennent ces usines, enfin, qui est le moteur de tous ces investissements? Alors, c'est une question profonde, parce que le choix du mode de gestion de ce type de service public a d'abord été confié à des entrepreneurs un système de société anonyme assez vite, de manière à mobiliser un actionarien important et l'administration de ces entreprises et en général, piloté par des ingénieurs qui ont cette tâche de faire fructifier l'entreprise gazière. Mais à Paris, dès les années 1880-1990, au Conseil municipal, on se pose un certain nombre de questions notamment sur la gestion de cette entreprise, dont on considère qu'une partie du chiffre d'affaires ou des bénéfices pourrait rentrer dans les cases de la ville et que d'autre part, il y a une volonté de démocratiser des usages du gaz, qui justifierait un autre mode de gestion. Donc, la question du socialisme municipal qui va émerger dans un certain nombre de villes et la conception de régie directe ou intéressée pour gérer ce gaz se pose très clairement à la fin du 19e siècle. Avec des exemples qui, par exemple en Allemagne, montrent bien que la municipalisation des usines à gaz a été un choix politique assez fort assez précoce dès les années 1880-1990. En France et en tout cas à Paris, il y avait peu de régie. Il y a eu à Paris une régie simplement tout à fait au début du XXe siècle pour modifier la gestion. Jean-Pierre William, vous avez écrit avec Allemberg Trond, Allemberg Trond, les routes du gaz, histoire des transports de gaz naturels en France, et vous avez aussi écrit "gasse du gaz en France", un gaz de France, de siècle de culture gazière. Allemberg Trond, dans cette histoire du gaz on évoquait l'idée de propriété, c'est ça aussi qui est au cœur de la compréhension que nous pouvons avoir de cette économie gazière. Beaucoup de compagnies privées. Allemberg Trond, voilà beaucoup de compagnies privées en fait dans ce monde de l'économie du gaz. Oui, ce sont essentiellement des compagnies privées dont certaines sont extrêmement riches avec, je pense, à la compagnie du gaz de Paris. Mais avec vous parliez d'image, bon, l'image de ces entreprises, de ces grands monopoles, on pense à un numéro spécial de la Siette au Beurre. Cette image était assez médiocre ou ne pas dire mauvaise. Ceci dit, si vous faites allusion à ce passage petit à petit vers la nationalisation du gaz, on est quand même dans un cas d'espèce assez particulier parce que au moment où on nationalise le gaz électricité à la libération, c'est fondamentalement l'électricité qui est intéressé parce qu'on va reconstruire le pays à partir de l'électricité. Le gaz, bon, c'est une petite chose donc, peut-être, il va disparaître dans la grande maison VDF. Et puis il y avait beaucoup de sociétés mixtes. Il y avait des sociétés gazières, il y avait des sociétés qui produisaient la fois de l'électricité du gaz. Donc là, il y a une petite aptité, l'idée que les grands moyens de production et en particulier dans l'énergie, devraient appartenir à la nation. On passe du terme de socialisation, en termes de nationalisation. Est-ce que, disait Jean-Pierre, est intéressant parce que, en fait, il y a eu très peu de régimes municipales en France, on peut situer Bordeaux ou Strasbourg, mais en fait, en Allemagne, il n'y était pas besoin de nationaliser, puisque c'était déjà municipalisé. En France, on est passé directement la nationalisation en 1946. Oui, c'est une vraie révolution, la nationalisation après la seconde guerre mondiale. Et pour toutes ces usines, ça a bouleversé le fonctionnement parce que nous imaginons bien que ces usines qui appartenaient à quelqu'un avec un réseau à lui, C'est à ce que se retrouve dans un ensemble bleu beaucoup plus grand, ça a beaucoup changé l'économie du gaz. Ça a beaucoup changé, mais en même temps, je reviens là-dessus, l'idée au moment de la nationalisation, c'est bien sûr de développer un certain nombre de coqueries gazières, c'est l'idée de moderniser, mais avec la découverte du gaz de lac au début des années 50, c'est aussi la nécessité de fermer toutes ces usines à gaz, dont la dernière va fermer en 161. Donc on a nationalisation découverte du gaz de lac quelques années plus tard et transformation, je les dis pas brutal, mais profonde d'une industrie qui était l'industrie du gaz manufacturé vers ce qu'on appelle le gaz naturel, qui est une curiose expression parce qu'au fond le gaz manufacturé était tout aussi naturel, que ce que nous appelons la gaz naturel aujourd'hui. C'est vrai que nous sommes dans un monde de paradoxe sans cesse, Jean-Pierre, Willio, c'est le gaz naturel qu'a-t-il de différents par rapport aux gaz manufacturés. Fondamentalement, il est extrait du sol au lieu de provenir de la transformation d'une autre matière première. C'est le même sinon, ce n'est pas le même parce que les caractéristiques du gaz ne sont pas les mêmes, le méthane qui est utilisé dans ce que l'on évoque le gaz naturel à un pouvoir calorifique beaucoup plus important et des caractéristiques spécifiques. Donc ça n'est pas le même gaz, mais son caractère naturel, il est associé au fait qu'on le puisse naturellement sans le fabriquer, la vraie différence et là. Et un peu plus efficace, alors plus efficace par le pouvoir calorifique. Ce qui explique d'ailleurs, la mutation gazière qui a permis d'accompagner les usages calorifiques, donc on évoquait la cuisine tout à l'heure, on peut évoquer aussi le chauffage, il est évident que le gaz naturel a bénéficié de son pouvoir calorifique pour maintenir une économie gazière. Je reviens d'un mot sur l'accident que j'ai évoqué dans les années 1980, je crois que j'ai évoqué le théâtre de l'odeon, c'était le théâtre de l'opéracomique, en réalité. La saisure qui s'est fait à ce moment-là, c'est une saisure qui s'en condamne les cléage aux gaz en gendre une décision forte dans les théâtres de passer à l'électricité. Donc on pourrait considérer que dans les années 1880, le basculement entre pouvoir éclairant et pouvoir calorifique, il se dessine déjà à l'égasier, il doit trouver autre chose. Donc certes, il répond à l'électricité, certes, on leur impose de supprimer l'éclairage de certains bâtiments, mais en même temps, il va en jouer la carte du pouvoir calorifique. Et le gaz naturel, quelques décennies plus tard, va tirer argument, évidemment, de ce basculement. Oui, parce que c'est cette histoire qui commence par l'utilisation pour l'éclairage et clérage urbain. Dans les rues, après c'est éclairage dans les maisons aux égaces à tous les étages, c'est surtout de l'éclairage dans un premier temps. Après, c'est la cuisine, c'est ça. C'est à peu près quand ça, c'est l'entre-de-guerre. La cuisine commence dans les années 1880, se développe vraiment pendant l'entre-de-guerre, et puis à la fin du XIXe siècle, il y a aussi la recherche d'un petit moteur, d'une petite force motrice pour l'atelier. Donc, le petit moteur à gaz trouve aussi sa place. Pour le chauffage, faut attendre, quand? Pour le chauffage, déjà, il y a des propositions qui émergent, mais qui relèvent de l'innovation extrêmement limitée dans les années 1890. En réalité, le chauffage au gaz ne se développe vraiment qu'à partir de la décennie 1950. Ce chauffé éclairait cuisiner la société à plein gaz. Une cuisiner à gaz moderne, c'est fou ce qu'il peut faire en plus. Le casse de ville, gaz naturel, butane ou propane, vous profiteriez encore plus de la flamme à prix boisé du gaz dans une cuisinerie moderne. La cuisinerie moderne dans le cours de l'histoire à l'un bel train, cette histoire du gaz ne peut pas être séparée. Cette histoire du gaz ne peut pas être séparée de l'histoire des autres énergies et, principalement, de l'électricité. Sons d'autre pour ça, que vous êtes historien du monde du gaz et de l'électricité parce que l'économie qui se met en place se monde des affaires est extrêmement mêlée. On l'entend bien, il n'y a pas deux histoires différentes, sont deux histoires qui vont en parallèle. Il y a aussi les attentes des consommateurs, donc les entreprises doivent aussi suivre et essayer de suivre les attentes qu'elles soient exprimées ou non exprimées des consommateurs. Ce qui suppose de mobiliser des capitaux extrêmement importants, ce qui suppose une empreise territoriale quand même très visible, l'image traditionnelle de la banlieue des grandes villes, c'était l'usine à gaz, le gaz aux maîtres, etc. Ce n'est pas neuf, je veux dire, le paysage gazier de l'époque du gaz manufacturé, c'est un paysage à forte visibilité. Le paysage, selon le gaz naturel, est bien le gaz naturel, on ne le voit pas, il est enterré, il y a des canalisations et c'est là aussi un changement très important. L'électricité on ne la voit pas, mais les installations électriques sont quand même extrêmement visibles. Oui, puis l'électricité se voit dans le paysage avec les poteaux et les fils, mais c'est un moment très particulier de notre histoire parce que c'est aussi l'histoire de l'alimentation, l'histoire de l'alimentation, Jean-Pierre Williams, c'est le que c'est un que vous signez avec Gilles Fumet. Vous avez travaillé sur ces mobilités alimentaires, c'était intéressant de travailler sur l'alimentation et sur l'histoire du gaz. Parce qu'en fait, c'est relié et ça change aussi la manière de faire, on connaît très bien toutes ces publicités autour de la cuisinière, cuisinière universelle au gaz, merveille du confort moderne. Oui, c'est le fait de travailler sur plusieurs sujets, c'est toujours intéressant parce qu'on croise des approches multiples. La cuisine au gaz et la cuisinière au gaz, en fait, on en prend vraiment la perception à partir du moment où on se place dans la situation d'avant la cuisine au gaz. D'avant la cuisine au gaz, c'est une cuisine au bois ou c'est une cuisine au charbon. C'est donc un temps et une pénibilité spécifique de préparation de la cuisine air, parce qu'il faut tout mettre en place avant que la chaleur souhaitait soit obtenue. Et puis d'autre part, c'est une cuisine air qui ne peut pas se régler. Il faut garder la chaleur que l'on a une fois qu'on l'a obtenu. Donc le moyen de diminuer le degré de cuisson par exemple d'un plat, c'est de déplacer la casserole sur les bords de la cuisine air. Et non pas de régler cette chaleur, puisque la chaleur on ne peut pas la régler avec le charbon. Donc le gaz, en introduisant la cuisine, introduit le phénomène d'instantanéité que l'on évoquait pour l'éclairage avec l'électricité, en signifiant qu'il suffit de tourner un bouton, où il suffit d'avoir un thermostat et à partir de là, on va pouvoir régler ses cuissons tout en voyant la flamme. Donc l'action humaine reste encore, donc le savoir-faire de la cuisine air ou du cuisinier, peut encore repérer justement parce qu'il a une prise sur l'opération culinaire. À partir du moment où tout est mécanisé ou transformé sans intervention humaine, le plaisir de régler la cuisine air est beaucoup moindre. Et puis dans ce pays de gastronomie qui est la France, la cuisine air au gaz devient un élément majeur. Le piano de cuisine s'est du gaz parce qu'il y a cette possibilité de varier les préparations grâce à cette technique, vous expliquez, on peut régler la chaleur, c'est très important pour une source. Alors il y a effectivement la maîtrise de la température, la maîtrise de la cuisson, avec des caractéristiques de la cuisine française qui sont le mijotage, qui suppose donc de pouvoir avoir une flamme que l'on maîtrise bien. Et puis il y a aussi un effet de pénibilité du travail chez les cuisiniers professionnels qu'il faudrait souligner le fait de passer du gaz au charbon au gaz, elle a été perçue par les cuisiniers comme la diminution de la chaleur dans la cuisine, ce que les cuisiniers qui utilisent aujourd'hui l'électrique, évoquent perdre de chaleur pour arriver une cuisine quasiment froide. C'est très intéressant de voir cela parce que quand nous parlons de l'économie du gaz, bien sûr nous imaginons ces usines, ces gaz au maître et en fait placés au plus près des individus, c'est la vie qui change, qui change vraiment nettement quand le gaz arrive au village. Ce n'est pas que le chauffage de mazo n'est pas bien, mais ça pue, il faut prendre le géric en pour aller chercher le mazo. Le mazo était dans l'armée, alors avec le géric, il faut la mener cela avec cuisine, ce n'est pas toujours marrant. Je n'avais bien, pour toujours une demi-heure, tant d'aller chercher mon bois, pour la journée, dans les paniers, alors fallait que je le rendue à la maison un petit peu pour me chauffer. Et maintenant que je vais avoir le gaz, ce soit très bien. Ça va être très bien, avec le gaz, c'était en 1995, dans le journal de France de 20h, donc c'est à Raison, le gaz arrive dans cet arrivée du gaz. Il y a aussi toute une histoire de la conquête, tout simplement, des usagers, à l'un beltrein énormément de publicité. Il faut vendre le gaz, puisque ce n'était pas une évidence, on l'avait dit, ça ne sent pas bon, ça peut exploser. Ça, c'était la peur qu'avait les gens, il faut les convaincre. Oui, il y a une politique commerciale qui est nécessaire, qui est indispensable, qui tourne aussi beaucoup sur la flamme. La flamme, bon bien sûr, ça peut considérer que c'est dangereux, mais c'est quand même. sans remonter autant préhistorique, c'est un élément de sécurité, c'est un élément rassurant, c'est un élément collectif. On se réunit autour de la flamme et c'est, je veux dire, la flamme est belle. Enfin, on peut renvoyer au texte de Bachelard, qui fait un peu l'éloge de la lampe à pétrole, même si c'est pour on n'est pas dans le gaz. Mais alors que l'électricité, on est dans une technique rapide et efficace, on ne peut pas dire que l'électricité est toujours beaucoup de poésie. Donc la publicité a joué aussi sur la flamme, sur tous les avantages, et puis au fait que le consommateur maïs, cette histoire gazière, elle s'étend sur deux siècles. L'histoire électrique, elle est beaucoup plus récente, parce que vraiment on ne parle d'électricité grand public, industrielle, que depuis la fin du 19e siècle. Donc il y a une bataille commerciale sérieuse, je ne peux pas dire que le soit complètement terminé aujourd'hui. Et puis cette bataille est aussi géopolitique, parce qu'au fur et à mesure que les usages du gaz s'étendent, que les usines se déplacent et s'éloignent des villes et que le gaz naturel apparaît. Et bien Jean-Pierre Ruyot, c'est une histoire qui devient authentiquement mondiale. Alors c'est une histoire qui devient, à notre échelle d'abord européenne, parce que lorsque le gaz naturel se développe en France une fois le gizement de lac mis en exploitation, il a fallu pour gaz de France, trouver d'autres fournisseurs, de manière à répondre à la demande. Donc le moyen a été de développer des réseaux de transports transfrontaliers vers les pays bas d'une part, puis ensuite vers le centre de l'Europe, par l'Allemagne, puis également créer une chaîne métaillère avec l'approvisionnement de gaz naturel liquifiés, grâce à la mise au point d'une technique de liquification du gaz, permettant ensuite de le regaserifier une fois qu'il était arrivé. Donc c'est rapidement, en fait, rapidement, oui, parce qu'en une décennie à peu près, on a basculé d'un gaz qui était plutôt un gaz, je dirais, national ou sur le territoire national, produit ou extrait, un gaz qui pouvait venir de milliers de kilomètres et qui devenait à ce moment-là un approvisionnement à l'échelle de l'Europe, puis ensuite en train dans une jeu politique mondiale, qui l'on va chercher du gaz au Qatar, au Nigeria ou vers la longa taine Russie. Le gaz venu de l'autre bout du monde est moins bien que le nôtre du point de vue de la fierté nationale et vous évoquez le gizement de l'AQ, on n'est pas très loin de peau, son les pérénés Atlantique, ce gizement de l'AQ a été découvert c'est les années 1950 que l'AQ, mais devient un peu notre fierté aussi, nous avons des ressources en France. Lorsque le gaz de l'AQ a découvert en 1951 puis mis en exploitation en 1957, il y a effectivement la perception qu'il y a une ressource gazière en France et pour les gaziers c'était la perception d'une estime nouvelle de même, parce qu'ils ont d'une certaine manière souffert dans la comparaison avec l'électricité de France, des grands barrages, des grands chantiers de reconstruction et de la place que l'électricité prenait. Oui parce que c'est ça, c'est toujours cette concurrence entre l'électricité et le gaz. Ces années 50 avec le gizement de l'AQ, c'est un appel train à un moment important de l'histoire gazière parce que ça correspond à la découverte sur notre territoire de gaz dinaturèles au moment où l'on commence à réfléchir à l'échercher du gaz de plus en plus loin ou en tout cas, ça devient possible. Oui, l'histoire du gaz naturel commenceraient aux États-Unis, au 19e siècle, mais les Italiens, dans les années 50, ont trouvé dans la vallée du peau également de gizements de gaz naturels importants. Pour nous, c'est le gizement de l'AQ, même s'il y a eu des petits gizements avant cela, c'est à la fois la chance pour gaz de France, c'est la chance pour la France, sachant qu'en 1956, 1957, on découvre du gaz en Algérie puisque l'Algérie et l'époque, c'est toujours des départements français, et qu'il y a eu un moment où, mais pas très longtemps dans notre histoire, où la France était quasiment autosuffisante en gaz et en pétrole, mais avec l'indépendance de l'Algérie, la nationalisation de 71 et puis le déclin progressif du gaz de l'AQ, la France se retrouve, il est nécessaire d'alimenter en gaz le nombre d'abonnés et de clients qui, de plus en plus nombreux, mais il faut aller le chercher ailleurs, d'où la question qu'il se pose d'un, des ondes, allez prendre un petit peu chez les Nérlandais, un petit peu en Mère du Nord, un petit peu en Algérie, un petit peu en Russie, donc ne pas mettre tous ces oeufs dans le même panier pour prendre une expression populaire. Et pourtant, dans ces années 1950, quelle bonheur d'être abonné aux gaz. Donne n'élère de rien, mais je suis quelqu'un, je suis qu'un abonné aux gaz. Abonné aux gaz, vous avez tous l'air étonné, et pour penser la vérité sur ma carte d'identité, voici M. Damme s'est marqué. Chez vraiment quelqu'un, et il a bien l'air d'un, d'un vrai. Quoi? Quoi? Abonné aux gaz. Donne vous avez des relations, vous voyez pas me n'aurez la convainse? C'est ma vie privée, ça. Est-ce qu'un député vous a pistonné pour vous? Quoi? Abonné aux gaz? Ah non? J'avais un tuyau, et c'est bien ce qu'il faut. Quand on veut avoir le gaz, je fais mes petits coups en dessous. Et j'entends déjà les jaloux, qui disent d'un ton hégrodou. C'est toujours les mêmes qui ont tout. Elle boistit, j'y l'a. Et la femme qui l'aura. Qui est sa? Abonné aux gaz. Tiens, il y a une fuite là. Bourville, en 1955, est abonné aux gaz. Jean-Pierre William, il y a beaucoup d'ironies. Parce qu'en gros, tout le monde est abonné aux gaz. C'est évidemment cette idée de ces années 50. Y a-t-il un déclin d'ailleurs du gaz par rapport à l'électricité? Il y a une diminution du nombre d'abonnements ou du nombre de clients servis progressivement depuis les années 1990. Il y a une diminution du nombre d'utilisateurs, notamment du fait de l'intégration systématique de l'électricité dans les immeubles nœufs. Donc, ça contribue à réduire le périmètre de la clientèle gazière qui garde, par contre, cette tripartition entre une clientèle tercière, le chauffage des bâtiments clientels résidentiels, avec les multiples usages domestiques, et puis clientèle industrielle, parce que l'on ne le voit pas, mais l'industrie du gaz aujourd'hui, c'est aussi une industrie qui, par exemple, dans la gros alimentaire, permet de fabriquer des engrais ou de chauffer des serres. Donc, il y a toute une dimension industrielle, comme pour avoir des fourres de verrier ou de porcelénier, en particulier, avec cette puissance calorifique que l'on évoquait tout à l'heure. Cette dimension industrielle, elle l'entre aussi dans le périmètre des consommateurs gaziers, ce qui, d'ailleurs, était aussi le cas au XIXe siècle, parce qu'on évoquait la compagnie parisienne du gaz, elle transformait par épuration une partie du gaz pour fabriquer du sulfate d'amonia, qui servait à fabriquer des engrais et elle servait ses engrais dans plus de 60 départements. Donc, la relation du gaz a des usages de consommation qui sont les usages auxquels on pense immédiatement, c'est-à-dire les usages domestiques, doivent en réalité être complétés par d'autres segments de marché. Alain Belten, c'est très important de souligner ce que vient de dire à Jean-Pierre Wulio, c'est que le gaz, il y a celui que nous voyons nous, en tant que particulier, abonné au gaz, et puis il y a tous ces usages qui sont, d'ailleurs, extrêmement important, parce que c'est l'ensemble de l'économie qui doit se comprendre, c'est que l'énergie est au coeur de cette économie industrialisée. Oui, on ne peut pas régimer le gaz au simplement des moyens domestiques. C'est important. C'est une part de notre confort, c'est une part de nos habitudes. Mais il y a aussi des industries qui profitent de la plasticité, des avantages du gaz. Et bien entendu, dans une période actuelle, on voit toutes les difficultés parce qu'on ne peut pas passer d'une énergie à une autre aussi facilement. Le changement des process industriels est toujours extrêmement difficile. Le gaz est aussi un élément industriel. Je dirais, sans aller très très loin, que c'est encore plus vrai pour les Allemands, qui risque d'avoir une récession industrie importante, si l'usage du gaz diminue pour les raisons que tout le monde connaît. Oui, parce que nous parlons de géopolitique et effectivement, aujourd'hui, nous sommes héritiers de cette très longue histoire du gaz, mais la géopolitique entre en question et l'idée que tout ce gaz venu de Russie n'arrive plus. Je vous le verse complètement, cette lecture-là. Jean-Pierre Rulio, dans l'histoire des énergies, il y a cette concurrence avec l'électricité, mais il y a 1000 concurrences de l'énergie de nous le vivons actuellement et tombieux, d'ailleurs pour ces énergies non renouvelables. En quoi l'industrie du gaz a encore un avis. à venir parce que nous le sentons bien à la concurrence et rue de. La concurrence est très rude, et puis la dimension géopolitique parfois peut sembler étrange. Il y a une interrogation à voir pourquoi des Européens se sont approvisionnés en gaz russe. Tout simplement parce que les circonstances dans les années 1980 et 1990 qui permettaient d'avoir cette ressource de manière abondante ont engendré cette relation particulière. Les Américains étaient plutôt hostiles à ce que les Européens raccordent aux gaz soviétiques d'abord puis russe ensuite. Mais les enjeux d'approvisionnement étaient majeurs. Aujourd'hui, le gaz se trouve dans des formes de concurrence multiple avec cette question en effet de savoir s'il a un avenir. C'est une question un peu récurrente lorsque, à la fin du XIXe siècle, l'électricité est apparue, tout le monde s'est posé la question de l'avenir du gaz, en tout cas de la valeur des actions gazières. Et puis la question s'est répété au moment de la seconde guerre mondiale, et puis elle se répète aujourd'hui dans un autre contexte. Alors en réalité, les gaziers cherchent des solutions, et en particulier la transformation d'un certain nombre de déchets de l'agriculture pour favoriser la métenisation et développer ce qui a été présenté comme un gaz vert. Et puis d'autres solutions, par exemple dans les usages avec l'utilisation du gaz pour le transport maritime. Donc la concurrence elle est liée à la fois aux usages, en même temps aux questions d'approvisionnement, et de ce point de vue, les gaziers cherchent à s'insérer dans une économie de transformation et de transition énergétique. J'vois Pierre-Willio, je rappelle, l'histoire de l'alimentation, c'est votre que sais, je coécris avec Jylfumé, puis il y a tous vos ouvrages sur l'histoire de l'alimentation, de la sécurité alimentaire aussi. Mais là aussi, il y a une réponse par la concurrence électrique de ce que nous évoquions sur l'efficacité du gaz au moment de cuisine, et maintenant l'électricité a trouvé des modes de réponse pour pouvoir mijoter. Oui, et puis la technologie d'induction présente surtout un avantage dans notre société moderne qui consiste à diminuer les séquences de nettoyage, les séquences de ménage. Dans la cuisine, donc il y a des effets spécifiques, des innovations spécifiques qui rendent les techniques concurrentes, adaptées à une demande qui est la simplification des tâches ménagères. Voilà, puis dans cette rivalité, j'allais dire, mais en fait, c'est une complémentarité entre le gaz et l'électricité. Il y a tous vos travaux à l'un bel train, et notamment votre fait électrique, cette vie électrique, pardon, l'histoire est imaginaire du XVIIIème, au XXIème siècle, et pareil, vous nous confirmez le gaz, bon, à un avenir sans doute, mais c'est surtout la continuité de cette longue histoire des mutations. Le gaz doit se réinventer, mais je ne suis pas persuadé que les autres énergies n'est pas à faire de même. Le gaz, en effet, c'est plusieurs fois été condamné, on a dit qu'à la fin du XIXème siècle, à l'île disparaître au moment de nationalisation aussi, il est toujours là, et il y a la fidélité, la fidélisation des consommateurs est un élément essentiel dans le commerce, et pas uniquement dans le gaz. Donc, ça, je pense que c'est un élément important, il y a les habitudes. Après, il y a un discours qui est autour des énergies fossiles, simplement on ne peut pas rejeter les énergies fossiles, le nucléaire, etc. Donc je pense qu'on est en plein débat, rien n'est évident pour l'électricité, c'est pareil, il y a 10 000 façons de produire de l'électricité. Ce qui est condamné à notre échelle, c'est le charbon, mais au niveau mondial, pas du tout. Donc, cette concurrence est encore très, très, très ouverte, ne serait-ce que parce qu'on trouve encore des gisements de gaz dans le monde qui sont relativement importants. Merci beaucoup à l'un bel 30% conclusion, parce que oui, changer des chèles géographiques bien sûr, et puis changer de temporalité, regarder aussi cette longue histoire. Merci à tous les deux. J'empire William et à l'un bel 30, et je rappelle les routes du gaz, histoire du transport, du gaz naturel en France, et puis du gaz en France à gaz de France, selon les ouvrages que vous avez écrit ensemble. Merci beaucoup, et pour nous, à la journée continue, ça gase, puisque nous retrouvons gérard noiriel avec le pourquoi du comment? Comment l'archipel des Carguelines est devenu français? L'archipel des Carguelines est un ensemble d'îles subentactiques situés tout au sud de l'océan indien. Elles sont éloignées de plus de 3 250 kilomètres de la réunion, terre habité la plus proche. L'île principal, la grande terre, qui représente plus de 90% de la surface, est la troisième plus grande île française après la nouvelle calédonie et la course. Il y règne un climat froid, mais non glacial, et extrêmement venteux. L'archipel des Carguelines a été découvert en 1772 par le navigateur Breton, Yves, Joseph, de Carguelines, de Trémarek. Lorsque je me suis pranchée sur l'histoire de ce territoire, je me suis demandé comment l'État français avait pu maintenir sa souveraineté sur un archipel aussi éloigné de la métropole des pourvues d'habitats permanents à une époque où les communications en longue distance étaient encore embrionnaires. Lorsque Carguelines a rebroucé chemin avec ses hommes pour rejoindre la métropole, ces îles sont redevenus en effet des terres désertes. Rien n'empêchaient donc qu'un autre navigateur s'approprie le mérite de l'heure découverte. Des ireux d'y revenir plus vite, Carguelines avait besoin que Louis XV finance une nouvelle expédition. Voilà pourquoi il lui a fait croire qu'il s'agissait d'un nouveau continent qu'il a appelé la France Austral. A la fin de l'année 1773, il est revenu dans l'archipel, mais avant d'en repartir, il a pris soin de placer un message dans une bouteille certifiant qu'il était le premier européen qu'il avait découvert. Quatre ans plus tard, le 25 décembre 1776, James Cook a Costa à son tour sur ses îles. Après avoir lu le message de Carguelines, il accepta que l'archipel porte son nom, ce qui était une manière élégante de valider l'entériorité d'une navigateur breton. Il faut dire que Cook avait découvert quelques années auparavant les territoires qu'on appellera par la suite l'Australie et la nouvelle Calédonie. Le grand navigateur britannique pouvait donc se montrer faire plait à l'égard d'un collègue français qui avait débarqué sur ce petit bout de terre que Cook appelait l'île de la désolation. A la fin du 19e siècle, les rivalités croissantes entre les états nations européens incitaires le président de la République française, Sadie Carnot, apprendre des mesures pour marquer officiellement la souveraineté de la France sur ces terres opposées. Le 1er janvier 1893, il en voya sur place un bateau qui confirma solennellement la prise de possession française en tirant 21 coups de canon suivi d'une levée des couleurs au Ma et de la position d'une plaque indiquative. Au lendemain, de la seconde guerre mondiale, craignant à nouveau que la souveraineté de la France sur l'archipel soit contestée, le gouvernement français décida d'implanter sur place une base logistique, technique et scientifique. La station permanente de port au français accueille depuis cette date d'émission annuelle assurant une permanence scientifique sur l'archipel pour étudier l'environnement géophysique et géologique, la faune marine est restre ainsi que la flore. Les Carguelen sont associés aujourd'hui à l'Union européenne en tant que pays et territoire d'outremaires.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le gaz a connu une évolution historique de l’usage du gaz manufacturé, tiré du charbon, à l’éclairage urbain, puis à la cuisine et au chauffage, en passant par la transformation vers le gaz naturel.
  2. L’essor du gaz a profondément transformé les villes, notamment à Paris, en éclairant les rues et les immeubles, ce qui a marqué une évolution de la perception de la ville, du confort et des habitudes domestiques.
  3. La distribution du gaz a été un processus graduel, reliant les usines à gaz aux habitants via des réseaux de canalisations, avec un besoin de contrôle technique et de sécurité.
  4. Le gaz manufacturé, bien que dangereux et polluant, a été un concurrent clé de l’électricité et de la lampe à pétrole, notamment dans les usages domestiques et industriels.
  5. Le gaz naturel a progressé à partir des années 1950, en raison de la découverte en Algérie et en Europe, et a permis une expansion du réseau à l’échelle nationale et européenne.
  6. L’histoire du gaz est intrinsèquement liée à celle de l’électricité, et à l’évolution de l’industrie, de l’agriculture et des usages alimentaires, avec une forte dimension sociale et économique.
  7. La nationalisation du gaz en France en 1946 a profondément modifié sa gestion, en passant d’entreprises privées à une activité étatique, marquant une étape clé dans la mise en place d’un système de production centralisé.
  8. Le gaz reste un enjeu géopolitique actuel, avec des dépendances à l’égard des fournisseurs étrangers et une nécessité de transitions énergétiques pour éviter la dépendance aux ressources fossiles.

Summary:

L'histoire du gaz en France s'inscrit dans une longue évolution de l'urbanisation, de la technologie et des usages domestiques. Au XIXe siècle, le gaz manufacturé, produit par distillation du charbon, devient un levier d’éclairage urbain, transformant les villes comme Paris, en éclairant les rues et les immeubles. Ce changement est marqué par des innovations techniques, comme les compteurs et les réverbères, mais aussi par des risques de toxicité et d’accidents.

Ce gaz, bien qu’initiallement perçu comme un progrès, se heurte à des concurrents comme la lampe à pétrole ou l’électricité. L’essor du gaz naturel à partir des années 1950, notamment grâce à la découverte en Algérie, permet une expansion du réseau au-delà des villes. L’histoire du gaz est étroitement liée à celle de l’électricité, avec des rivalités et des complémentarités dans les usages, notamment au niveau de la cuisine et du chauffage.

La gestion du gaz évolue aussi : il est soumis à une régulation étatique par la nationalisation de 1946, ce qui renforce sa présence dans l’infrastructure urbaine. Enfin, le gaz reste un enjeu géopolitique actuel, avec une dépendance aux approvisionnements étrangers, ce qui pousse à des recherches de transition énergétique, comme la valorisation des déchets agricoles pour produire du gaz vert. Cette histoire montre comment une technologie d’énergie a façonné les sociétés, les paysages et les habitudes, tout en restant un symbole de transformation, de sécurité et de modernité.

FAQs

Le gaz manufacturé, produit par distillation du charbon, était le premier type de gaz utilisé pour éclairer les villes au XIXe siècle.

Les usines à gaz étaient proches des quartiers urbains car la distribution du gaz nécessitait une distance limitée pour éviter des tuyaux trop longs et coûteux.

La première application du gaz était l'éclairage des rues, ce qui a permis de renforcer la sécurité et d'augmenter le temps de travail nocturne.

Oui, le gaz manufacturé pouvait être dangereux en cas de combustion mal équilibrée ou de fuite, ce qui pouvait entraîner des explosions, comme dans l'incendie du théâtre de l'Opéra en 1880.

Le gaz a permis une cuisine plus contrôlée grâce à la régulation de la chaleur, en permettant de varier les températures selon les besoins de cuisson.

Le gaz et l'électricité ont concouru dans l'urbanisation en offrant des alternatives à l'éclairage et au chauffage, mais le gaz a d'abord dominé l'éclairage urbain avant que l'électricité ne s'impose.

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