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HINDOU OUMAROU IBRAHIM // Climat et biodiversité, perspectives autochtones au Sahel

61m 16s

HINDOU OUMAROU IBRAHIM // Climat et biodiversité, perspectives autochtones au Sahel

Dans cet épisode d’Afro-Topic, Marie-Mta Moussanoigne reçoit Indou ou Marouille-Brahine, géographe et militante peule-bororo du Tchad. Indou revient du Congrès de l’UICN à Marseille, où elle a plaidé pour la reconnaissance des savoirs autochtones face au défi climatique. Elle explique d’abord la définition complexe des peuples autochtones en Afrique, basée sur l’auto-identification, la dépendance à la terre, la culture spécifique, la marginalisation et la discrimination. Sa communauté, les Peuls-Bororos, est un peuple nomade qui se déplace sur des distances de 0 à 1 500 km par an pour fertiliser les sols via le bétail. Cependant, le changement climatique a réduit le lac Tchad de 90 % en 60 ans, provoquant une raréfaction des ressources en eau, pâturages et poissons. Cette crise environnementale exacerbe les tensions entre agriculteurs sédentaires, éleveurs nomades et pêcheurs, menant à des conflits intercommunautaires violents. Indou souligne que ces dynamiques sous-tendent l’émergence de groupes armés comme Boko Haram, et appelle à des solutions fondées sur les pratiques locales et les connaissances autochtones, moins coûteuses que les réponses militaires. Elle offre ainsi une perspective essentielle sur les causes écologiques des crises politiques et sociales au Sahel.

Transcription

9609 Words, 56089 Characters

French
[Musique] Bonjour et bienvenue dans Afro-Topic, le podcast qui pense le présent depuis les sues de "En général" et les mondes africains en particulier. Je suis Marie-Mta Moussanoigne et je vous invite à me suivre dans une exploration contemporaine des effis du présent. C'est la rentrée et je suis très heureuse de reprendre le micro d'Afro-Topic pour une saison qui s'annonce intéressante. Cette année, je vais essayer, je ne promets pas, mais je vais essayer de tenir un rythme de diffusion plus régulier et d'explorer de nouveaux formats. Je vais également essayer de faire plus d'enregistrement en public. Et tout cela, c'est grâce au soutien de la communauté d'auditeur et d'auditrice qui s'est formée. Aussi, je ne peux pas reprendre le micro sans avoir d'abord un mot de remerciement pour toutes celles et ceux qui ont soutenu notre projet de studio à travers la campagne de financement du printemps dernier. Merci infiniment pour votre soutien. Tout commence à prendre forme, on se réjouit et je vous écrirai très prochainement avec des nouvelles de Dakar. Mais pour l'heure, place à l'épisode de rentrer avec Indou ou Marouille-Brahine qui m'a fait l'amitié de me rejoindre sur le plateau du Festival Wool-Avogrine à Paris le 11 septembre 2021 pour un enregistrement en public. Indou revenait tout juste du congrès de l'UCN le congrès qui s'est tenu à Marseille sur la biodiversité du 4 au 11 septembre. Indou ou Marouille-Brahine est géographe de formation. Elle appartient à la communauté Puele-Mbolo-Rot du Chad qui sont des éleveurs nomades au Sahel. Ensemble, nous allons parler du défi climatique que rencontre notre région du monde. Indou nous présente sa vision du lien entre le dérèglement climatique et les destructurations dans les modes de vie des populations qui dépendent des écosystèmes. Mais elle nous parle aussi de la richesse des savoirs autochtones et de toutes les solutions fondées sur la connaissance de la nature et les pratiques locales qui font des communautés et des peuples autochtones les premiers acteurs de la restauration des écosystèmes naturels et qui sont des solutions au fond infiniment moins cher que toutes les réponses militaires et humanitaires que la communauté internationale continuent à apporter à des problèmes politiques, économiques et sociaux qui ont des causes profondément écologiques. C'est une voix importante et on prolongera peut-être l'entretien dans un épisode de bonus. Bonne écoute. Bonjour à tout le monde et merci d'être là. Donc je suis Marie-Mta Moussannon, du podcast afroteu-pic et aujourd'hui j'ai l'immense joie de recevoir Hindo ou Maro Ybara-Him, qui c'est qui? Ah, c'était bien. Tu nous reviens tout juste de l'UCN où tu as passé toute la semaine à Marseille donc dans ce congrès qui a bordé les questions de la biodiversité pour définir un petit peu le cadre et le contenu de la prochaine COP 2022. Hindo, on se connaît un petit peu toutes les deux. On partage un pays en commun, le Chad, mais c'est difficile de te croiser car tu es une militante infatigable, une porte-voie des peuples auto-ctônes. Aujourd'hui tu vis entre Jamena et les régions du Chad, Paris et globalement tous les grands rassemblements internationaux, les COP, les Nations Unies, pour représenter ta communauté peu le morceau du Chad. Car tu as fondé la fpate, l'association des femmes, peules et des peuples auto-ctônes du Chad à l'âge de 15 ans. Avant d'entrer dans le détail de tes actions, de plaidoyers, de tes actions de terrain, j'aimerais qu'on prenne le temps si tu veux bien de définir ce que c'est que les peuples auto-ctônes en général pour nous expliquer un petit peu de quoi on parle, de quoi il s'agit et que tu nous parles aussi plus précisément toi de ta communauté, de ta communauté peu le morceau, de son mode de vie et de ta culture. Merci beaucoup, Marie, c'est vraiment un grand plaisir de traver avec toi en fin, voilà, de discuter de tout ça. Et bon après-midi, à toutes et à tous, c'est vraiment un grand plaisir aussi d'être dans ces festivals, malgré les situations qu'on a si bétous pour ne pas sévoir un personne. Alors, les peuples auto-ctônes, parce qu'es quand on dit les peuples auto-ctônes, la définition semble être compliquée surtout pour des continents comme l'Afrique, l'Asie. Et en général, il n'y a rien de compliqué. Je veux vous dire. Ça a commencé la lille, c'était avant la création des Nations Unies, avant la deuxième guerre mondiale. Et du coup, les peuples qui sont là en Amérique Latin qu'on appelle aujourd'hui les Ames réindiens étaient réunis en communauté pour venir participer à la première réunion à Genevre pour dire que les États n'aient pas parlé et décidé entre eux, 5 et nous, les chefs communautaires ont décid aussi pour nos peuples. Ça, c'était la première fois. Et les 10e communautés qui les ont suivi, c'était les communautés de l'Australie. Et là, je parle des 19-100. Et après, ils l'ont pu avoir deux ans après la marche parce qu'on ne pouvait pas prendre les avions et avec des bateaux. Des ans de marche, ils étaient venus et les autres communautés ont dit, ben, non, nous aussi, les États qui peuvent décider, ils ne peuvent pas décider pour eux, ça nous inclure. Et c'est comme ça qu'en Afrique aussi, les mouvements a suivi, mais c'était dans les années 80 que plusieurs peuples se sont réunis pour rejoindre Genevre pour dire, nous aussi, les États qui sont là, ils ne peuvent pas parler à notre nom, on doit parler au nom de nos communautés. Et quand on est venu pour en mettre la juridiction derrière la reconnaissance des droits de peau de toutône, on s'est dit qu'il faudrait avoir une déclaration qui définit les peau de toutône. Et c'est là où il est fondement des groupes de travail pour la création de la déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples de toutône. Alors la déclaration a pris 20 ans de négociation, 20 ans pour aboutir. Et je me rappelle exactement les jours où on a adopté la première fois et régété. C'était un 2016, non un 2006 pardon, c'était un 2006. Ils l'ont ouvert la discussion à l'Oni à New York et ils l'ont régété. Pourquoi ils l'ont régété? Parce que les pays africains sont venus dire, nous sommes tous des autochtones. On ne peut pas accepter cette définition. Et du coup, il y a un travail derrière avec l'Iniant-African qui a définit qui est autochtones à Nafrique. Tu veux dire qu'ils sont les populations, les peuples autochtones à l'intérieur de différents États. Et de différentes Nations. Parce qu'en Nafrique, quand on parle par rapport à la colonisation, tout le monde est autochtones. Quand on voit quelqu'un qui est à la peau noir, il vient qu'il est continuant africain. Il ne vient pas d'ailleurs. Alors c'est des autochtones de l'Afrique. Et c'est ça qui a dit que les États ont dit, ben non, on est tous des autochtones. Alors on ne peut pas reconnaître juste certains peuples et pas tout le monde. Alors les travailles qui a été fait derrière à l'Iniant-African avec le groupe d'espers sur le droit des peuples, appit définir qui est autochtones avec cinq critères. Et du coup, ils l'ont dit, on ne peut pas définir quelqu'un sans que lui-même il s'autoidentifie. Je ne vais pas venir dire, "Marie, vous êtes autochtones, non?" "Ain après ça arrive, mais pas autochtones, non." "Michelle est autochtones, non." C'est pas à l'état de dire qui est autochtones qu'il est pas. C'est l'autoidentification des ces peuples-là, elle-même. Le deuxième critère était vénit sur les droits et la partenance à la terre. Les peuples paient être dépendants de la terre. Et du coup, pas seulement dépendants pour survivre, mais qu'est-ce à soi, sa culture, son identité. Et ils sont venus avec le troisième, quand on dépend des septaires, on doit aussi avoir la culture qui est liée et qui est la langue, qui est dépendante de cette terre. Et les deux dernières, il faudrait être marginalisé par rapport à d'autres groupes parce qu'à une Afrique, c'est différent. Donc si on est marginalisé, ça veut dire que notre culture ne répond pas à la culture des majorités comme l'éducation, la santé, ainsi de suite. Et puis la discrimination. Et là, quand ils ont defini les cinq critères, toutes suite plusieurs peuples en Afrique ont compliqué, bah non, ce n'est pas tout le monde qui peut être autochtone. Et là, on est venus à l'Afrique du Nord pour dire les amasirs. Les amasirs répondent à ces critères et ils sont autoidentifiés. À l'Afrique centrale, on a les communautés des piquemets de toute la forêt de l'Afrique centrale, ainsi que les peuples bororos qui font partie des maires communautés, qui sont de nomades et des séminomades. En Afrique de l'ouest, on est venus pour identifier le toit. et ainsi que les pèles bororos aussi. Et à Naphrieq de l'Est, il y a les massais, et il y a les borrana, et quelques autres communautés qui ont été identifiées. Et à Naphrieq, Austral, il y a les coïcôilles et les coïsans qui ont été identifiées. Et là, tout de suite, la clarté sur les pebles autochtones à Naphrieq s'est défini comme les autres continents et là aussi, j'ai maîtris appel, c'était les 13 septembre 2007, qui a été adopté la déclaration des Nations Unies sur le droit des pebles autochtones. -Merci, Indou. -Pour cette clarification. Et du coup, maintenant qu'on a fait cette état délieue et ce panorama de qui est reconnu comme Pappel autochtones aujourd'hui sur le continent africain, est-ce que tu te peux nous parler de ta communauté, peu le bororos, nous parler de sa culture, de son mode de vie, de son système d'organisation, tu as insisté sur le fait que les communautés se caractérisent principalement un des éléments clés, c'est leur relation, alors environnement, leur mode d'habiter le territoire et toute la culture qui va avec la langue et les différents enrits. Est-ce que tu peux nous présenter un peu la manière dont toi, tu vois ta communauté dont tu en parle, est-ce qu'il fait sa richesse et sa spécificité? -Tout à fait. Alors, ma communauté vient de 5 maintenant à 6 pays à travers l'Afrique. Et je vais vous dire pourquoi? Avant la colonisation, avant la création des États à Africa, la conférence des Berlin. Donc, il n'y avait pas le chat, les caméruines, donc comme mon peuple nomade, suivant le but, suivant le pâtirage tout le temps. Et on s'est retrouvé maintenant et quand j'ai dit mon peuple, je parle directement à moi, mes uns que le paternel s'est retrouvé au caméroune avec des nationalités caméronais, avec mes cousins qui sont des caméronais. Certains uns que le paternel s'est retrouvé en Saint-Trafrique avec des nationalités centrafricaines, avec tout mes petits cousins centrafricains. Du côté des mamers, c'est pareil. Au caméroune, au Niger, au Nigeria, et même au Soudan. Et quand j'ai dit, je suis en maison qui me mette en direct venant de mon sang. Et moi, et mes parents et certains membres de ma communauté, ce sont retrouvés au chat, né au chat avec des actes de nationalité. Donc, pour vous dire, combien la terre était grande pour le nomade? Et là, on s'est retrouvé actuellement divisé entre tous ces pays dont certains possèdent d'autres nationalités. Donc, mon peuple vit et dépend de la nature. Quand il a pluie, il y a les pâtirages. Le bel suivre est honte et embouté. Et du coup, avec les impacts du changement climatique, la dégradation de l'environnement, on s'est retrouvé certaine des vines des semi-nomades. Donc, il a perdu la plupart de leurs bétails. Donc, il ne perfe pas de transimer tout le temps. Et on a eu trois grandes communautés qui sont divisé. C'est qu'ils vivent autour de la chatte, continuer à être des nomades à 100%. Et quand j'ai dit à 100% il reste deux jours là, trois jours là, deux jours là, trois jours là. Toutes l'année, il s'est déplacé avec de bétails. Il campera où il trouve des lois et des pâtirages. Et il continue les jours suivants dans un autre endroit. Et c'est pas par choix que le gens font ça, mais par la manière de vivre un harmonie avec la nature. Parce que les écosystèmes autour de cette région sont tellement fragiles que la seule manière de fertiliser la terre d'une manière naturelle, c'est de se déplacer avec les animaux. Quand on se déplace avec des animaux deux jours, trois jours, ça veut dire qu'on laisse les bousses dévaches. Et les bousses dévaches permet de fertiliser la terre d'une manière naturelle. Et quand on fait les grandes tours, on revient. Pendant six mois, la saison des pluies est révenue, on retrouve des lères bevertes. Et on laisse les bousses dévaches. On part et on revient. L'autre communauté est au sud du châde. Il ont des villages où il campent avec tous les bétails. Mais pendant juste la saison des pluies, pendant la saison sèche, il s'est déplacé à juste les jeunes avec la plupart de bétails. Il laisse juste quelques laitiers pour donner du lait aux femmes ou aux enfants aux personnes âgées. Et ils vont transimer jusqu'à cinq kilomètres entre le châde et les caméronnes. Et ils revient pendant la saison de pluie. Et l'autre dernier groupe, ils sont au centre du châde. Donc ils peuvent transimer jusqu'à la République centrale-fricaine et jusqu'au fleff Congo. Pendant, c'est le mal à saison sèche. Et aussi, ils continue, ils vont là-bas. Et pendant la saison de pluie, ils revient dans les communautés pour campier. Donc, j'ai l'habitude d'éduire, ma communauté est une communauté des transuments nomates qui transiment entre zéro et 1500 kilomètres par an. Et ils ne font pas bien sûr par helicopter, parce que j'ai vu ici la transiement s'est fait par helicopter ou par caméon pour transporter les bétails. Ben non, nous, on l'a fait à pied. Et c'est ça qui permet de fertiliser la terre. Donc, je viens de cette communauté, donc j'ai si vraiment très fier de l'être. Oui, parce que merci d'où tu as commencé à t'engager sur ton engagement, il est né de la prise de conscience que ta communauté était marginalisée, ou enfin, au chat, dans sa propre territoire, dans son propre pays. Et c'est comme ça, en fait, que tu te dis qu'il était nécessaire de faire quelque chose pour améliorer la condition de vie et l'accès aux droits des différentes populations autochtones. Tu nous as parlé du lack chat, tu nous as parlé de la communauté qui vit encore de manière nommade tout autour du lack. C'est important aussi, peut-être, de souligner le fait que ces parcours de nommadisme, en fait, ils sont réguliers. Enfin, on bouge, enfin, la communauté bouge tous les deux, trois jours. Mais ça suit un parcours qui est en réalité un parcours de transumance à l'année et qui est perpétuel. En fait, et donc il y a tout un système de jeu, d'habitats partagés entre différentes communautés qui sont aussi des communautés qui vivent de l'agriculture, donc plus cédentaires des communautés qui ont d'autres modes de vie et la communauté nommade, peu les aloeurs, qui cohabitent et qui ont cohabité pendant très longtemps. Mais depuis les années 70, 80, on est dans une situation aujourd'hui, on a perdu 90 % de la superficie du lack-chad entre 40 et 60 ans. C'est ça les chiffres. Ça crée énormément de problèmes. On est juste, je pense, encore au début de la situation. Mais c'est très préoccupant en réalité, ce qui se passe dans le ciel, au chat, mais au Burkina, au Mali, enfin, en réalité, un peu partout. On retrouve les mêmes. En fait, les mêmes caractéristiques, les mêmes modifications du paysage et les mêmes modifications du coup de mode de vie et d'organisation des systèmes. On disons, la nécessité de refondre et de réorganiser la manière dont les différents peuples peuvent cohabiter les uns avec les autres. Est-ce que tu peux nous. Moi, j'aimerais beaucoup, je suis très curieuse de savoir, en fait, comment est-ce que les peu le "bolo-leau" du lack-chad diagnostique l'arrivée de "Boco-Aram" sur place, comment est-ce que les choses se sont destructurées et qu'elle est leur lecture en réalité de cette situation? Parce qu'on entend beaucoup de choses, mais on entend rarement les premiers concernés. Ça, c'est sûr. Quand on parle des sétrégions, on donne toujours les visages à l'armant, mais ça me parlait des réalités sociaux qui s'écrèrent et pourquoi on a tous ces phénomènes. D'abord, quand on parle des changements climatiques ou des lapeurs de la biodiversité, la plupart de gens les lisent dans des rapports, bien sûr, on voit les changements de saison, comme ici l'été est devenu plus longue, on donne les rapports, on a l'été les plus chauds. Mais les gens qui vivent là-bas, on l'évit des jours en jour. Les lack-chads, ils étaient à 25 000 km², fraîches, quand ma mère était née. Et quand ma mère était née, c'était l'indépendance dans les années sauceente. Quand moi, j'étais née, juste 30 ans après, les autres du lac ont diminué à 90 %, c'était à 10 000 km². Et actuellement, les autres et l'actuales sont entre 1500 et peut-être 2 000 km². Donc, si vous voyez la progression, de la régression même des saison, donc on voit exactement la photo des diminitions de saison. Et quand c'est tout diminué, ce n'est pas seulement un grand qui vette et l'eau est rétrée. Comme ça. Non, comme une grande espace, on retrouve maintenant plusieurs zilos, des centaines et des centaines zilos qui sortent. Et il y a un pédot au milieu des zilos. Or, dans cette région, il y a quand même trois grands groupes de la production qui est là. Il y a les agricultaires, Il y a les élèves qui font partie de ma communauté et il y a les pêcheurs. Et ces gens sont plus de 40 millions d'amats qui vivent entre ces pays du lac châte. - Il y a le Niger, le Niger. - Les Nigeriens, les Châtes, les Camerounes, et les Autes viennent de Flèves qui viennent de la Saint-Rafrique. C'est ça qui se connaît les logons et les charis, et c'est les Autes, les logons et des charis qui prennent l'erre source de la Saint-Rafrique, qui se verse dans le lac châte. Les peuples de ces quatre à cinq pays, c'est rétrouffent des jours en jour sans rien à vivre. Parce qu'il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de poisson, il n'y a pas d'eau et il n'y a pas de grout culture, il n'y a pas d'hassez de pâturage. Donc, pour vous donner les lommats des rédictions, des lermaux de vie, et puis des l'augmentation de la pauvreté dans la communauté. Deuxièmement, quand les autres du minier, on a l'impact environnemental, on voit les écosystèmes changer. Moi, quand je t'ai pété, j'ai vahi aussi autour du lac châte, on avait plein des animaux sauvages, des gazelles, des élèves, des lions, maintenant, on ne rétrouve pas du tout, pas du tout, pas seulement j'ai dit, peut-être, m'est pas du tout. Donc, la diminution de ces écosystèmes fait l'impact environnemental, qui change la biodiversité même de ces environnements. Et ça fait que, quand on est nomade, on est obligé d'échanger la trajectoire pour trouver des laux et des pâtirages afin de restaurer les écosystèmes de l'autre côté. Mais, les autres communautés qui sont en dehors du lac, pendant la saison, sech, ils immigrent pour venir tous autour du lac. Ça veut dire qu'il y a d'autres communautés qui viennent pour s'accapérer du terre. Et alors du coup, imaginez, les conflits intercommunothères sont bien claires autour des tous ces endroits. Les premiers véniers et les premiers servis, et quand on élèver, ils passent, ils laissent les bousses des vaches qui fèrent, ils l'identatèrent, et on agriculture bien ces staler, et à son rétour, ils trouvent de l'agriculture, et soit, il est obligé de passer au millier d'un champ, et là, il doit offcer battre jusqu'à s'entretuer, soit, il choisit de contourner, et bien, il n'aura pas l'accès de l'eau, parce que les bétails ont besoin de boire, le matin et le soir. Donc, de toute façon, il y a toujours les conflits intercommunothères. Et c'est ça qui s'est passé autour de l'actuel, et c'est exactement ça qui s'est passé autour du boulquina, autour d'inigères, autour des mâlys, où les communautés s'ébatent et vous entendez toujours des centaines et des centaines des personnes qui s'ébatent autour des puits d'eau et qui s'entretient. Quand on parle des ça, bien, bien sûr, il n'y a pas de travail, qu'est-ce qui font le groupe? Il dit, il duolais juste ou terroriste. C'est facile de s'implémenter là, parce que malgré qu'on le combat, il est très facile de les recruter. Pourquoi on n'arrête pas la manière de recruter le gens? La personne qui n'a jamais vies 10 euros toute l'année, quand on lui propose 500 euros, eh bien, les choix éclair, parce que la vie de l'homme est de femme et différent. La base de nous, la dignité d'un homme, c'est de prendre soin des safamies. C'est de nourrir sa famille. Et nourrir sa famille, c'est de faire la agriculture, la pêche ou l'élévage, pour nourrir sa famille. Et parce qu'il est les pertes des familles, il a sa dignité. Et quelqu'un qui n'a pas de dignité, il va le payer en deux manières. Soit, il est obligé de suivre ses groupes à avoir un paix de leur jambes payés à dignité. Soit, il est obligé d'aller d'une grande ville à une autre, jusqu'à les autres en finis dans la Méditerranée, parce qu'il est obligé de trouver la survie. Et là, on appelle la migration. Eh bien, bien sûr, quand les gens migrent, et puis ils viennent à Nérop, ça devient un grand problème pour eux, ils ne pensent pas comment ils ont créé l'insucurité, comment ils ont créé les changements climatiques, pour que ces gens-là n'ont pas à manger et à boire, parce qu'ils ont détruit l'air environnement. Et du coup, ils vont créer, on a des migrants qui sont venus, on sait pas là où les mettre. Mais non, vous voulez que les migrants s'arrêtent? Eh bien, faut réagir, faut faire des actions pour arrêter les changements climatiques, restaurer les ecosystem, parce qu'on est content d'être avec nos familles, nos cousins, nos petits cousins, nos grands-mères, nos grands-parents, les gens ne sont pas obligés de quitter ces endroits. Donc c'est ça qui crée les dégrants problèmes dans le Sahel, l'environnement. Au top des tout ça, les communautés qui vivent et qui dépendent là-bas, ils n'ont qu'à l'air mai pour construire des solutions. Ils n'attendent pas, ils n'ont pas attendu, et ils n'attendent de ronpas, parce qu'ils sont obligés de s'y vivre. Les réponses qu'on leur donne, c'est les réponses militaires ou imanitaires. Militaire, l'investissement, est tellement énorme. L'example que j'avais, et juste quand j'étais à Marseille, les bidjets de militaires ou imanit, c'étaient par jour trois millions d'euros. Vous vous rendez compte, pour restaurer en hectare d'euros, on a besoin des moins de 1000 euros, restaurer en hectare. Si on fait les calculs, des combien des hectares qu'on peut restaurer avec trois millions d'euros qui fait les bidjets militaires d'intervention dans un pays, les choix éclaires. Pourquoi ils n'investissent pas dans ces communautés? C'est ça la question que les gens sur les terrains ont s'épouse. Et quand il y a ça, la deuxième réponse, c'est l'humanitaire. Toutes les organisations imanitaires vont courir pour aller créer un donné des sacs d'airies, des sacs de 1000 aux gens pour manger. Mais ça, c'est des réponses qui sont urgentes. Quelle est les longues termes? La construction. C'est pour ça que quand je m'ébaille, je dis, on doit ajouter assez des réponses. Bien sûr, on a besoin de la sécurité. Pour le militaire, bien sûr, on a besoin des lignes manitaires, si elle est urgence, mais on a besoin du développement. On a besoin du développement qui intègre la protection de l'environnement pour arrêter tout ça et que les communautés peuvent vivre à une harmonie avec l'air nature. Et ce développement dont je parle, parce que la notion est très galvodée, mais ça gite d'un développement realité durable, un développement qui soit pas du mal-développement et qui soit surtout pas un développement qui correspondre aux modèles d'organisation des sociétés industriels, un développement très très baccarbonne. Et au fond, toi de suis-midi, mais comme beaucoup d'autres, en réalité, pour trouver des manières, des voix changer un petit peu les imaginaires et surtout s'investir dans l'opérationnellement, dans le renforcement de la possibilité de continuer à vivre de manière finalement relativement autonome, dans l'autosuppisance, dans l'auto-production. Et parce que en réalité, il y a les peuples autocotones, mais il y a aussi toutes les communautés locales qui vivent de façon en réalité très très autonome, dans l'autosuppisance, et qu'ils consomment en réalité très peu de produits manufacturés. On était au chat de toutes les deux récemment. Je pense qu'on a mangé, moi, j'ai mangé les sacs de 1000 des récoltes de nos champs. Enfin, en réalité, on habite dans des maisons qui sont construites avec nos mains, avec nos terres, avec nos pailles, vraiment, à partir de tous les matériaux dont on dispose autour de nous. Et est-ce que pour répondre un petit peu à ces questions-là, de d'apporter des solutions et des réponses qui soient ancrées dans les pratiques créales, les pratiques sociales et culturelles, des espaces dans lesquels on a des structures à action aujourd'hui? Est-ce que tu peux nous parler de toi la manière dont tu mets des choses en oeuvre avec ton association? Vous avez développé une cartographie, un système qui permet de réunir toute une typologie d'acteur différent autour d'une même problématique, sur un même territoire, pour partager, peut-être, une vision commune qui permet de réharmoniser ce qui est un petit peu aujourd'hui destructuré et d'éviter d'entrer dans tous ces conflits communautaires et d'apporter des réponses et des solutions co-construites, collectivement par les populations elles-mêmes au fond. - Oui, alors, du coup, d'un moment d'organisation qui est l'association de femmes-pais les peples autochtones du chat, nous faisons des travails au niveau de communauté pour lier tous les problématiques que j'ai dit. Je vais vous parler de deux projets. Et tous les déçons basés, c'est le connaissance et savoir traditionnel de peples autochtones. Les premiers, c'est la cartographie participative à trois dimensions. Pour moi, c'est comment utiliser les connaissances scientifiques, baser sur les informations géographiques, la technologie basée sur les GPS et les savoirs traditionnels de communauté afin de construire une carte participative qui permet aux communautés d'identifier les solutions qui émêmes elles possèdent. Alors, la cartographie a besoin des informations de courbe au niveau. Et, une fois qu'on a ces courbes au niveau, on fait l'intergénérationnel. Les gens viennent pour construire la carte, les modèles de la carte du territoire, un toit de. Après, les hommes viennent pour mettre les grands répaires. Les grands répaires, les hommes mettent les fleuves, Le montagne, le grand. des agricultures, les villages ainsi de suite. Et une fois qu'ils ont fini, parce qu'on est quand même dans une société patrialcal, si on veut réussir à intégrer les femmes, il faudrait adopter une stratégie, et c'est le stratégie que j'ai adoptée. Donc après, je dis, bon, vous avez fini, est-ce que les femmes pourront venir? Ben oui, comme ils sont contents, les femmes, ils ont tout fini, ben oui, les femmes pourront venir voir. Et quand les femmes viennent, elles commencent à identifier les connaissances qui sont en détail. Elle dit, c'est là où j'ai prendre des loups pendant tel period de l'année. C'est là où je connecte, le connaissance traditionnel, c'est là où j'ai qu'elle l'ai fait, c'est là où j'enlève la telle racine pendant quelle année. Et alors du coup, tout de suite, les données dans la carte, elles commencent à bouger. Et là, les femmes, elles font tout bouger, et on appelle les hommes pour dire, bon, est-ce que vous êtes d'accord avec les femmes? Et là, ils sont bébés, elles ont raison, bébés, elles ont raison. Et c'est en ces moments qu'on fait la participation dont les femmes ont aussi la voix, et les hommes respectent ce qu'elles disent, et on construit la carte avec les savoirs traditionnels que elle a. Une fois que j'avais fait cette carte graphie participative à trois dimensions, on la photographie pour la digitaliser. Et on l'a met avec une carte satélitaire. Et on trouve tout de suite la carte graphie participative à une dimension beaucoup plus détails que la carte satélitaire. Et c'est ça qui est l'important. Et du coup, ça nous permet aussi de parler sur qu'est-ce qui était là comme écosystème depuis les 10 dernières années, comme la fone, les flores. Les personnes âgées en parlent des celles qui existaient. Ça nous permet d'évaluer comme bien on a perdu les écosystèmes, quels espèces qui sont endangées, lesquelles qui sont les plus grands dont on doit maintenir la balance. Et on parle de la projection alors comment on va faire pour faire les stratégies d'adaptation, par où on va accéder l'eau. Et tout de suite les conflits intercommunothèrent entre les cultivataires et les élèvers, c'est des signes et les cultivataires voient très bien, si ils ferment le couloir des transhumances, l'élèvers n'est pas accéder à l'eau. Donc ils sont tous d'accord pour réouvrir le couloir des transhumances, alors ils atteignent le conflit intercommunothèrent. Ça permet aussi aux communautés des décidés elles-mêmes du développement du modèle, du développement qu'ils veulent, parce qu'elle a plupart des ONG. Ils partent avec les bonnes idées, avec une politique qui est bien, mais propre à elle-même. Elles disent dans cette communauté on sait qu'il y a pas l'eau, on vient là pour vous donner de l'eau. Mais or ils n'ont pas parlé avec la communauté, peut-être la priorité, ce n'est pas l'eau. Bien sûr qu'il a les problèmes de l'eau, mais la priorité, c'est autre chose. Ou bien oui, ils n'ont besoin de l'eau, mais ils n'ont pas besoin de l'eau dans tel endroit, parce que pendant la saison telle, c'est l'air endroit où il utilise pour autre chose. Ils ont besoin d'eau, mais qui peut être implementée à 100 m par là ou à 500 m par là. Et comme le communauté n'est pas le pas, les langues français anglais ou ce n'est pas qu'elles autres langues, alors ils ne sont toujours pas impliqués dans les prises des décisions des lères de développement. Et la cartographie permet la communauté des décidés elles-mêmes là où elle vait que les projets se met. Donc les dimensions sont multiples. L'hôphe quand il y a un changement climatique, planification stratégique pour l'adaptation en changement climatique, et puis décider pour les développer ma durable, pour eux-mêmes, et enseigner inter-generationnellement des séquences et savoir traditionnelles. Et dans un autre projet que j'aime bien, mettre aussi le connaissance scientifique et le connaissance traditionnel, ça c'est les connaissances météologiques. Vous savez, c'est normal quand on s'élève, et moi aussi j'ai l'effet ces matins, c'est pour ça que maintenant j'ai MP4 et je vous remonte pas pour me couvrir. Quand on s'élève les matins, on regarde, ah, il va faire soleil, on prend l'une et des soleil, et puis on sort. Mais or, on n'est pas sûr, il va plus voir. Parce qu'il y a des applications météologiques, ils peuvent donner des informations, mais elle applient par du temps, surtout maintenant, ces informations sont éronnées. On ne peut pas les regarder. Or les communautés comme on est des nomadins, on n'est pas des maisons construites quand ils plaît du cours pour rentrer, ou bien des maisons qu'il fait chaud, tu vas t'abriter. Donc on est obligé de lire et observer la nature. J'ai disé que moi, dans les têtes-toutes que je fais, j'ai disé que ma grammaire est la meilleure application que j'ai. Parce qu'elle peut étudier à l'observant, les déplacements de niage, à l'observant, c'est B-A-L, ou les déplacements des insectes, s'il va plévoir dans deux heures, s'il va plévoir dans un mois, la saison de plus-varevénière, si l'année prochaine sera bonne. Comment elle les fait? Je vous donne l'exemple, s'il va plévoir dans deux heures, comment elle sait? Elle sait qu'elle le vend, vient du Sud vers le Nord, qu'elle le vend, eux, chaud et imide, ou bien juste chaud, elle combine ça avec les insectes qui elles regardent. Il y a certaines insectes qu'elle va plévoir dans le mois de deux heures, tu vois, il prend l'air-zé pour les faire entrer dans l'année. Parce qu'elle n'a pas des applications météologiques, mais il connaît les deux, c'est son l'air descendant. Alors, quand il commence à faire la ligne pour le faire, on voit le vent, on sait très bien qu'il y ait dans deux heures, même si elle ne pas le niage, il ne va pas plévoir. On commence aussi à arranger nos affaires, et on s'attends et la pluie va venir. Et quand elle va savoir que la saison de pluie va entrer, il faudrait sortir de l'achat pour aller loin. Parce que c'est, pendant la saison de pluie, on sort d'hili de l'ach, pendant la saison séche, on revient. Et on ne sort pas, genre les premiers janviers, c'est l'entrée de l'OTON. Et les 25 février, c'est l'entrée de l'été. Non, on a pas ça. On observe aussi la nature. Alors, elle observe ses propres beaux. Le B, quand la saison de pluie arrive, et c'est qu'ils ont des animaux, peuvent les regarder, ils vont tous mettre l'air tête en face du sud, parce qu'il a saison de pluie, vient d'abord du sud. Et ils vont jamais mettre l'air tête par terre. L'air tête est en haut, et il se nive le lère. Et là, on sait très bien que la saison de pluie est entrée d'arriver, et préparer vous à sortir des cellules du lac. Alors, du coup, ces savoirs et connaissances traditionnelles qu'on a, sont quand même beaucoup, beaucoup plus de la réalité, parce qu'on vit, on a dépendre de ça, et c'est des informations qui sont importantes, météologiquement. Et on est changé ces informations avec des agricultaires qui sont autour de nous, même s'il n'y a pas des pluies, c'est qu'ils veulent les premières cultures, ils vont aller cultiver, parce qu'on sait que la saison de pluie va arriver. Mais pour moi, il était très important aussi qu'il ait les informations scientifiques. Alors les stratégies que je fais, je parlais à la direction des métérologies au Chad, ils ont des espères à agro-méthérologie, climato-méthrologie, ainsi de suite. J'ai dit, est-ce que vous voulez venir d'amener la communauté pour voir et comme tous, vous voulez sortir de l'air bureau venir dans les communautés, j'avais pris 5 directaires spécialistes qui ont des doctorats ou des masters qui travaillent au bureau. J'ai dit, venait avec moi, dans le communauté, et on va voir, ils sont venis. Quand on est arrivé, et tout de suite, nous on a dit qu'il va plus voir, les gens ont commencé à ressembler les effets. Et là, ils l'ont dit, hindous, on est en train de. On va essayer de déplacer, comme on est normal, on va essayer de déplacer, je dis, ben non, on va pas essayer de déplacer, il va plus voir, donc on ressemble nos effets, ils étaient ben. D'accord, et bon, et ils l'ont vu, il n'y a pas les niages, donc ils connaissent, ils ne vont pas plus voir. Et tout d'un coup, la grosse pluie a commencé, et on voit les scientifiques en train de courir pour trouver les plus grands arbres, parce qu'ils n'ont pas ouvert leur tente, certains que ouvrent les tente, et nous, on est en train de les regarder à un rigolant, parce que les gens qui viennent de la ville déjà, on a rigolé, et quand ils connaissent pas ce qui s'est passé, ça fait tellement rigolé, et du coup, ils sont mouillés, les tente que la pluie vient finir, non, on était bien, avec tous nos affaires. Après la pluie, on a commencé la vraie discussion. L'on dit, mais comment vous savez qu'il allait plus le voir, parce qu'on n'avait pas prévu ça? On dit, ben, ok, on va vous expliquer, et on a commencé à expliquer comment nous on fait nos provisions météologiques. Et là, il on dit, et il observe, juste, il est informatient météologiques, mais il ne combine pas les informations biologiques comme observer les insectes, les animaux, ou les vents ainsi de suite, et ils l'ont pas. Alors, c'est comme ça qu'on a créé la collaboration avec ces scientifiques pour essayer de produire des informations métérologiques et les faire partager à des agruquilles terres pour qu'ils puissent former la résilience et faire l'agruquille culture. Donc c'est ça que j'ai dit, nous on crée des solutions avec ces connards dans notre main, on attend personne, mais on a ces savoirs et connaissances traditionnelles, mais la plupart de temps, On n'est pas consulter, on n'est pas mis sur la table des prises des décisions, on décide un autre place tout le temps. C'est qui est dommage et c'est qui fait qu'on est en train de tous désuivir ces impacts climatiques sans arrêt. -On n'est pas consulter, mais en même temps, j'ai envie de dire que de plus en plus, les savoirs des papillais autochtones sont écoutés, reconnus ou leur fait de la place dans des différents programmes, notamment la FAO, et ça m'enfin, sur différentes questions. Les peuples autochtones sont quand même de plus en plus invités dans les différents sommets, leurs points de vue sont écoutés ou en tout cas, ils ont cit à de table, comme on dit. Et notamment, on est dans la face de la reconnaissance du fait crofon, les populations qui représentent à peu près 5 % de la population mondiale, les papillais autochtones sont 370 millions de personnes dans le monde, qui vivent sur un territoire qui représente 22 % de la surface du globe, et ces territoires-là abrient 80 % de nos réserves de biodiversité. Ce qui se passe, on ne peut pas non plus faire mentir complètement ces chiffres-là, c'est qu'on a conscience du fait que ce sont les populations qui vivent encore de manière très reliée à la nature, dans leurs habitats, dans leur façon, dans leur mode de vie, qui sont au fond les détentrices des savoirs et des connaissances qui permettent de vivre en bonne harmonie avec dans notre environnement. C'est un peu démo-piergé, mais voilà, on a obligé de les employer. Et du coup, par rapport à ça, moi, je me demande sincèrement parce qu'il ne doutoie de course de sommets en sommet, peut-être dans quelques jours tu partiras au nâce dans une vie, au fond, est-ce que le fait qu'on donne la parole aux peuples auto-tônes, à des représentants des peuples auto-tônes comme toi, est-ce que ça change vraiment quelque chose, est-ce que le fait qu'on vous donne une place, ça vous donne du pouvoir, de négociation, du pouvoir, où vous êtes simplement invité pour donner, enfin, tu sais, en tout cas, de manière presque un peu folclorique, tu vois, pour vous, au fond, voilà, ce donnez bonne conscience, on vous donne la parole tout simplement, mais sans nécessairement, en réalité, vous donner le pouvoir d'agir et de transformer des choses. Alors, je peux dire oui et non. Oui, pourquoi? Parce qu'on a attendi quand même 20 ans, quand on a adopté les trois conventions des rios, dont la lutte contre les changements climatiques, la lutte contre la désertification et la protection de la biodiversité, en 1992, à Rio, on n'a pas voulu intégrer les peuples auto-tônes dans les décisions contraignantes, juste connaît arrivées à la Cour des Paris. J'ai été très honnolé aussi d'être la présidente du Forum Permanente des peuples auto-tônes sur les changements climatiques. Alors, j'ai puis négocié avec les autres auto-tônes, où on a obteni cinq références dans la Cour des Paris. Donc, la référence sur l'article 7.5 des la Cour des Paris qui reconnaît les savoirs traditionnels des peuples auto-tônes pour l'adaptation aux changements climatiques. Et les états ont créé la décision 135 sur la création de la plateforme des changements de connaissance et des savoirs des peuples auto-tônes. Alors, tout ça, c'est le connaissance. Et ils ont pris les droits des peuples auto-tônes dont on voulait dans des articles qui l'ont refusé pour le mettre dans les préambiles de la Cour et de la décision. Et ainsi que la participation. Sur ça, on peut dire oui, ça a pris 20 ans, mais on a y peut-être une reconnaissance. Mais à même temps, je suis rentré des marseilles. La cérémonie du vertir qui était vendredi. Qui était là sur la scène? Bien sûr, il y avait votre président, Macron. Il y avait Christine Lagarde. Il y avait Harry son fort. Il y avait un autre photograph célèbre. Je ne connais pas les noms de tout le monde. Qui était sur la scène de l'ouverture. Or, c'est comment Marie Lagarde? Comme un sourcing. Oui, je connais même pas comment prononcer son nom désolé. Mais comme tu l'as dit Marie, les auto-tônes protègent 80% de la biodiversité mondiale. Je vous ai expliqué sur les mains, c'est que ma communauté fait et d'autres communautés animazonnées dans les pacifiques. Dans les montagnes de Himalayas, les bassins du Congo, les savants du Sahel. Tout ça, l'artique. Les pacifiques, on met tout ça, on protège 80% de la biodiversité mondiale. Et dans les 80% on peut prendre tous les parcs nationais qu'on veut, mais l'endroit les plus diversifiés à biodiversité c'est de trouver dans les terres des auto-tônes. Parce que comme je vous ai expliqué aussi, on connaît maintenir l'équilibre de la nature. Et c'était une conférence qui parlait de la préservation de la biodiversité. Et toutes ces personnes qui étaient sur la scène qui parlait de la politique. Et pour la première fois aussi, je te contente, je peux dire, j'ai entendu Emmanuel Macron qui disait, protégeant la biodiversité pour protéger les peples auto-tônes qui vivent et qui indépendent de ça. Et il a dit encore, il faudrait inclire les peples auto-tônes, parce que c'est eux qui sont les gardiens de la biodiversité. Et il a dit, un autre, protéger les peples auto-tônes et respecter leurs droits. C'est la première fois de la République qu'on entend qu'un chef d'État dit que le remet, parce qu'il a plus par d'État, il dit anti-constitutionnel en France, parce qu'on parle OK, un peuple indivisible, on parle pas des peples auto-tônes ainsi de suite. Mais il en reconnaît cette diversité. Mais il y a combien des auto-tônes qui étaient sur la scène? Il y a Isero. Donc on en a marre à chaque fois qu'on parle de nous, ou on est là, on peut parler pour nous. Donc on peut pas parler de nous, sans nous. On peut pas être strimentalisé toujours. Et c'est cette strimentalisation qu'on les sort des lères discours et qu'ils se mettent à la mise à neve. Parce qu'on continue toujours dans les discours, les auto-tônes sont importants, oui, il protège 80% et par arrière, ils ont les endistries qui vont explater nos terres, qui vont faire quitter les auto-tônes des là où ils sont, les minerrer, les pétrole, ils couplent les forêts, ils empêchent les savoirs traditionnels. Et bien, non, ça ne s'est pas reconnaître ou protéger les auto-tônes. Si on reconnaît en protège, on doit donner la parole aux auto-tônes pour parler des mêmes. On doit respecter les terres des auto-tônes. On doit arrêter la pollution. Et quand j'ai dit "policion", c'est l'exploitation de tous ces ressources naturelles, minaires des pétrole ou des charbon, ou les faits qu'ils utilisent les forêts et des agricultures pour avoir des largents comme les lules des palmes, ainsi de suite, ils devraient arrêter tout ça. C'est reconnaître que nous nous faisons et que nous nous respecte les auto-tônes. C'est ça que nous demandons. Et c'est ça qu'on demande aussi pendant la COP 15 sur la biodiversité, qui sera en avril, et la COP 26, qui sera à Glasgow sur les changements climatiques à la fin de l'année à novembre. On démanse ça. Et au top, on démanse si tout l'argent du climat dont il parle. Déjà, les 100 milliards, on ne voit pas à comment ils vont faire pour réunir la couleur. Est-ce qu'ils sont capables de juste réunir 1 milliard de dollars pour que les auto-tônes puissent mettre à neve les savoirs traditionnels dont on a? Est-ce qu'ils ont capables de faire ça? Si vraiment les auto-tônes comptent pour la protection des langues vironnements. Les derniers points sur ça, et aussi qui a été discuté à Marseille, c'était protégeant la biodiversité 30% de la biodiversité d'ici 2030. Et bien nous, les auto-tônes, on a dit bon, dites-nous, s'il vous plaît, les 30% de la biodiversité là. C'est dans les 80% qu'on protège là, ou bien c'est dans les 20% qui restent. Parce que nous, on ne voit pas comment vous les définissez. Et pourquoi vous vous dites 30%. Alors expliquez-nous un peu. Si on dit la biodiversité mondiale est un risque, et on se met des chiffres 30% et planter des arbres et faites ça, ben non, c'est pas ça. On peut pas planter un arbres la nuit et les langues-démons on a son arbres et on dit basta. On a fini. Ben non. Un arbres, c'est in vie. Un arbres, c'est une équilibre environnementale. C'est la diversité biologique. C'est pas les nombres qui comptent. Mais c'est la manière de l'effaire et de le construire qui compte. Parce que si un arbres y a l'effet, y a le fruit, y a les insectes, y a toutes les négo-systems qui élaient. Alors tous ces systèmes, les autochtones connaissent très bien l'effaire à travers nos savoirs traditionnels. Donc investissez sur les autochtones, c'est ce qu'on les demande. C'est ça, les forats internationaux sont importants, mais à même temps il faudrait être là toujours pour les rappeler, être sur la table. C'est pas parler de nous, mais nous parlons nous-mêmes avec notre voix. Et je trouve ça, enfin, intéressant que tu es dit, tu es parlé en fait des différents moments, des différentes phases, différentes étapes de la République. reconnaissance des peuples de stucteaux, on a d'abord reconnu leur droit à exister et à s'organiser de manière, enfin, reconnaître le fait qu'il y a une plus réalité de type d'organisation sociale, qu'il y ait des nations dans des nations, ça c'était la première phase, années 90, disons, la deuxième phase, si plutôt celle dans laquelle on est aujourd'hui, donc de la reconnaissance de leurs expertise, dans leur expertise, dans la manière de vivre sans tout détruire autour de soi globalement. Et peut-être qu'on devrait aussi entrer dans une nouvelle phase, tu parles de vous donner la parole, moi j'ai envie de dire, mais ça suffit pas, enfin, ça ne suffit pas du tout, en fait, on a pas simplement envie d'entendre, voilà, la parole des peuples auto-tocthos, nous d'avoir une indou à côté de Christine Lagarde, c'est, il fallait beaucoup plus loin que ça et je trouve que, moi, je suis un peu chocé, qu'on parle toujours d'adaptation, on nous demande, on nous demande de vous adapter au dérèglement climatique, on est au chat, on a une situation sociale, politique, économique, environnementale, quand même très problématique, enfin, plus que problématique, enfin, on sait pas par où commencer. Et dans le même temps, on est littéralement, je pense, le chat, le pays qui est subi sans doute le plus fortement, le dérèglement climatique dans le monde, on a le lac qui en parle, qui est très moigné, et en même temps, le continent africain entier n'est responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle de la planète. On est les plus impactés et on nous demande quand même de nous adapter, on essaye de faire entendre la voix des populations qui ont les modes de vie les moins carbonnaies pour les laisser s'autorganiser concrètement, pour continuer à pouvoir vivre d'une manière qui est finalement une manière de vivre globalement durable, en fait des modes de vie durable, ce sont ceux-là, ce sont ceux des communautés locales, ce sont ceux des peuples autochtones. Et moi, je trouve ça un peu gênant, au fond, on parle, tu vois, c'est notion de résilience, adaptation qui sont quand même un peu limit, et on parle même d'aller jusqu'à dire, on doit protéger les peuples autochtones, mais non, en fait, les peuples autochtones, ce sont ceux qui nous protègent, c'est eux qui sont déjà en train de faire tout le travail et qui font qu'on a encore des réserves de biodiversité à quelques petits endroits sur la planète. Et moi, je, je, je, c'est une vraie question, je me demande comment très concrètement comment ça se passe, en fait, est-ce que vous y a un droit qui est suffisamment solide, qui vous donne des outils pour vous battre et pour imposer de fléchés, tous les financements, tu vois, qui sont dédiés aujourd'hui à l'armée, à la sécurité, tu vois, il y a quand même d'autres sujets qui permettent de continuer à alimenter des circuits économiques qui n'ont pas envie de bouger, quoi. La question, c'est vraiment est-ce que il y a une, une réelle marche de manoeuvre, est-ce que vous avez des outils qui vous permettent de faire bouger les choses, ou est-ce que, enfin, toi, tu toi qui es dedans, qui revient de l'IUCA, de la Marseille, et qui va continuer ta route, je suis vraiment heureuse de savoir comment tu vois les choses. Alors tout d'abord, moi, je pense que c'est les systèmes qui n'est pas juste. Si les systèmes étaient juste, je pense pas qu'on allait être là, tous ici, entraînent encore des parlais, protéger l'environnement, protéger les peples le plus vulnérables ainsi de suite. C'est les systèmes qui n'est marge pas, et c'est pour changer ces systèmes, c'est un processiste très, très, très long, pour que les États développer, puisqu'on prend déjà la vulnérabilité des pays africains ou d'autres pays des petites zilles, il a fallé, peut-être avoir quelques faits de forêts chez eux, en Californie, je peux dire, des inondations en France ou à l'Ondre, ou même en la semaine dernière, à New York, ou bien de fait comme au Canada ou à Nostralie, pour qu'ils puissent élever et dire, bon, peut-être qu'ils faudraient connecte un peu. Mais jusqu'à là, ils n'ont pas changé les systèmes. Et quand ils changeraient les systèmes, je pense qu'ils penseraient pas que ils ont besoin de reconnaître les autoptones ou les mettre là, mais ils doivent penser que les autoptones sont eux qui sont en train de nous sauver des tout ce qu'ils n'en trainent de vivre. Alors, on doit respecter, c'est qu'ils disent, on doit accepter leur système. Comment accepter leur système? Les autoptones, on a les droits collectives. Quand vous venez dans ma communauté, on n'a pas j'arrêt un couloir des transhumances pour moi avec mes beux et notre couloir des transhumances pour marier avec ces beaux, ainsi des suites. Non, on a les couloirs des transhumances qui est collectives à la communauté. Les zones des stationnements. On a l'accès à l'eau qui est collectif. Et c'est ça qui fait qu'on protège l'environnement, on les protège d'une manière collectif. On ne les fait pas d'une manière individuelle. Et c'est ça qui fait que tellement le monde devient egoiste, les systèmes de vie egoiste, ils pensent juste à l'économie, les pouvoirs indirigents s'il est là, il est en train de tout faire pour être rééli encore. Et une fois qu'il est rééli, il fait ce qu'il veut. Et si il a une industrie, elle va faire tout pour dire, je vais du minier l'impact environnemental. En fait, de compte, elle va mettre les meilleurs publicités dans son produit pour encore mieux le vendre et à grand prix. Et bien en fait, de quoi on dit, on ne change jamais. Si on est toujours là pour mettre les prix sur le pouvoir sur l'argent, on ne change jamais. C'est pour ça qu'il est important de changer les systèmes. Et pour qu'on change les systèmes encore, les pays en développement, comme la Frick, tu l'as dit, toute la Frick a qu'à 4% des émissions. Et bien, qu'est-ce que la Frick a bénéficié? La famille, les conflits intercommunométaires, la migration. Et ainsi, de suite, on est fait qu'est-ce été après l'autre. Quand on dit qu'il faudrait investir, 100 milliards par an pour que les pays en développement puissent construire les résiliens, on va avoir dans les fonds d'adaptation, dans les fonds àvers les critères qu'ils mettent. Et bien, les états n'arrivent jamais à obtenir. C'est pour ça que ton pays et mon pays les quatre n'ont jamais pu avoir l'accès au fond vert. Parce qu'il faudrait avoir une inquiété et que cette tentité, pour qu'elle soit accredité, elle doit remplir des conditions mais pas possible. Or, les états ont aussi autre chose à faire que de former les gens pour avoir ces taxés. Et une fois que l'on s'est accès, il faudrait encore remplir des papiers et des papiers pour accéder cet argent. Et on s'est dit, "Mais non, vous avez fait tout pour expliquer les ressources naturelles pour nous mettre à un plus 5° au chat." Et un plus, c'est à nous des s'adapter pour vos besoins parce que vous allez dire, "On va vous donner de l'argent, mais il faudrait que vous remplissez les critères." Ben, ton pays n'est rempli pas les critères. J'ai dit, "Ben non, moi je pense que mon pays est en train de faire plus. Si mon pays mentient les écosystèmes, et vous, vous avez de l'argent, ça vit dire "donnant, donnant". J'ai en train de donner, mais pas seulement c'est moi qui donne, et toi tu vois juste les cash peut-être que tu donnes qu'on ne voit même pas la couleur. Donc, changer les systèmes encore, c'est changer les systèmes financiers. Quand on vient sur les naturebés solutions, combien de l'argent que l'on donne pour la nature? 1% des bidjets environnementales, des bidjets climat 1%, et puis on va dire, la nature va faire tout à notre place. Si on laisse la nature, il va reconstruire tout. Si la nature va reconstruire tout, investissez-le cet argent dans la nature, et investir dans la nature, c'est restaurer les écosystèmes qui sont dégradés. Mais d'abord, c'est de prévenir et protéger ce qui existe. Il ne veut pas protéger ce qui existe et les prévenir. Il veut toujours couper pour avoir plus. Donc, c'est ça qu'il faudrait aussi changer. Donc, tous ça reste sur le changement de système. Et si j'ai vraiment un mot à dire aux gens qui sont là, votre voix compte. Voté à la bonne personne qui va penser à votre avenir, pas qui va penser pour sa réelction après 5 ans, mais qui va penser quand même après 5 ans, il y a toujours la vie. On a besoin des laux, on a besoin des manger, on a besoin de respirer l'air. Et si cette personne, elle n'a pas les programmes qui va assurer votre santé par rapport à l'environnement, l'accès à la nourriture, qui va s'assurer l'équilibre, l'intégrité des tout le monde. Et bien, c'est pas la peine de voter pour cette personne. Elle va faire quoi? Elle va venir faire quoi? Elle va faire des promesses et après elle va révenir faire les autres promesses. Comme l'air système, c'est de faire de l'argent et puis c'est de faire les réelures. Et bien, en tant que citoyens, on a aussi les pouvoirs des lirs qui ont vés. C'est surtout un démocratie. On peut pas parler des certaines pays bien sûr. Et si on a aussi les pouvoirs d'achat, elle est en d'acheter parce qu'il met juste des publicités, c'est de prodir, donc il croit qu'il met, j'ai protége l'environnement, ça suffit. Mais comment réellement, il protége cet environnement? C'est ça qui est les plus importants. Donc on mange en local et dans les agricultés qui sont là, arrêtons d'encourager ces grands qui font qu'est la destruction des doigts de pepe de toctone et des terres des autoctone. Et peut-être comme ça, on pourra changer les choses si et il veut ne pas changer les systèmes. Merci, Ndou. Je voulais te poser une autre question, mais j'ai, je m'a fait un petit signe. Merci infiniment pour ta présence. Et merci. Merci au Festival We Love Green à toute l'équipe à la technique, barna-bée. Cette entretien sera diffusée, ce sera un épisode du podcast afroteau-pic et vous pouvez retrouver sur toutes les plateformes. On va essayer de continuer la conversation, peut-être avec un bonus sur quelques questions supplémentaires. Mais en tout cas, merci beaucoup infiniment, Indou et puis bonne suite de journée à tout le monde. Merci à toi et à bientôt. C'était donc l'épisode de la rentrée, enregistré dans le cadre du Singtang du Festival We Love Green. Cette épisode a bénéficié du soutien de la saison africaine 20/20. Si cette épisode vous a plu, vous pouvez suivre le podcast sur les réseaux sociaux mettre des étoiles sur les plateformes et vous inscrire à la newsletter sur le lien présent dans la description. Afin de recevoir les ressources et être tenues au courant des événements. Afroteau-pic est un podcast indépendant qui cherche à le rester, donc n'hésitez pas à soutenir ce travail par un don sur les loisceaux. Merci beaucoup et à bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Introduction du podcast Afro-Topic avec l’animatrice Marie-Mta Moussanoigne, qui annonce une nouvelle saison, des formats variés et remercie la communauté pour son soutien.
  2. Invitée
  3. Définition des peuples autochtones
  4. Présentation de la communauté Peule-Bororo
  5. Impact du changement climatique sur le lac Tchad

Summary:

Dans cet épisode d’Afro-Topic, Marie-Mta Moussanoigne reçoit Indou ou Marouille-Brahine, géographe et militante peule-bororo du Tchad. Indou revient du Congrès de l’UICN à Marseille, où elle a plaidé pour la reconnaissance des savoirs autochtones face au défi climatique. Elle explique d’abord la définition complexe des peuples autochtones en Afrique, basée sur l’auto-identification, la dépendance à la terre, la culture spécifique, la marginalisation et la discrimination.

Sa communauté, les Peuls-Bororos, est un peuple nomade qui se déplace sur des distances de 0 à 1 500 km par an pour fertiliser les sols via le bétail. Cependant, le changement climatique a réduit le lac Tchad de 90 % en 60 ans, provoquant une raréfaction des ressources en eau, pâturages et poissons. Cette crise environnementale exacerbe les tensions entre agriculteurs sédentaires, éleveurs nomades et pêcheurs, menant à des conflits intercommunautaires violents.

Indou souligne que ces dynamiques sous-tendent l’émergence de groupes armés comme Boko Haram, et appelle à des solutions fondées sur les pratiques locales et les connaissances autochtones, moins coûteuses que les réponses militaires. Elle offre ainsi une perspective essentielle sur les causes écologiques des crises politiques et sociales au Sahel.

FAQs

Afro-Topic est un podcast animé par Marie-Mta Moussanoigne qui explore les enjeux contemporains du présent, en se concentrant sur les mondes africains. Il vise à diffuser des épisodes réguliers et à expérimenter de nouveaux formats, comme des enregistrements publics.

Indou ou Marouille-Brahine est une géographe et militante de la communauté Peule-Bororo du Tchad. Elle est une porte-voix des peuples autochtones, fondatrice de l'association des femmes peules et autochtones du Tchad, et participe à des forums internationaux comme les COP pour défendre les droits de sa communauté.

Les critères incluent l'auto-identification, la dépendance à la terre pour la survie et la culture, une langue liée à cette terre, la marginalisation et la discrimination par rapport aux groupes majoritaires. Ces critères ont été définis par l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones.

Le lac Tchad a perdu 90 % de sa superficie depuis les années 1960, réduisant l'eau, les pâturages et les poissons. Cela force les éleveurs nomades à modifier leurs parcours de transhumance, entraînant des conflits avec les agriculteurs et les pêcheurs pour les ressources, aggravant la pauvreté et l'insécurité.

Les Peuls-Bororos sont des éleveurs nomades qui se déplacent avec leurs troupeaux sur des distances de 0 à 1500 km par an, suivant les pâturages et les saisons. Ce mode de vie fertilise naturellement la terre et maintient l'équilibre des écosystèmes fragiles du Sahel.

La diminution des ressources naturelles due au changement climatique exacerbe les conflits intercommunautaires entre éleveurs, agriculteurs et pêcheurs. Cette instabilité socio-économique crée un terreau fertile pour l'émergence de groupes armés comme Boko Haram, selon les communautés locales.

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