Guénaëlle Gault et Jean Viard : Les vacances, symbole du passage "d'une société de l'avoir à une société de l'être"
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Les vacances constituent un miroir de la société française, analysé dans une enquête de la Fondation Utopia et de l’Observatoire Société et Consommation. Selon les auteurs Gwenaëlle Goh et Jean Viard, elles représentent un « fait social total » : économiquement (10 % du PIB), socialement (72 % des Français partent) et psychologiquement. L’étude révèle que plus on s’investit dans les vacances, plus on est heureux, indépendamment des revenus. Pourtant, leur origine en 1936 est un « malentendu » : les congés payés furent votés pour apaiser les grèves, non comme revendication populaire. Aujourd’hui, les vacances sont une priorité : 86 % des Français les jugent importantes, et beaucoup sacrifient d’autres dépenses pour partir. L’enquête identifie quatre profils : les décélérateurs (majoritaires, cherchant à ralentir), les explorateurs (découvrir), les prudents et les routiniers. Le « capital vacances » se transmet comme un héritage : les milieux aisés partent depuis des générations, tandis que 10 % des Français n’ont pas pris de vacances depuis cinq ans. Ce non-départ touche surtout les jeunes de milieux populaires, faute d’apprentissage familial ou scolaire. Les vacances ne sont pas qu’une question d’argent : elles nécessitent un savoir-faire et une transmission culturelle. L’enjeu actuel est d’aider ceux qui n’ont jamais appris à partir, pour que ce temps libre reste un vecteur d’émancipation et de bonheur.
[Musique] Un grand entretien ce matin pour ouvrir le livre des vacances. C'est le titre d'une enquête passionnante qui vient de paraître réalisée par la fondation utopia en partenariat avec l'observatoire société et consommation 4 000 Français interroger représentatif de la population en plus de 100 questions pour comprendre ce que les vacances disent de nous et en quoi elles sont un fait social total. Et pour en parler ce matin nous recevons leurs auteurs. Bonjour Génial Goh. -Bonjour Ali. -Vous êtes directrice générale de l'observatoire société et consommation chargée d'enseignement à Paris. Specialise des modes et de l'analyse des modes de vie et du changement social et en duplex janvier. Bonjour. -Bonjour Ali. L'an de nos grands sociologues, directeurs associés aux CVPOP, vous présidez ce tout premier observatoire des vacances des Français. Question, réaction, chers auditeurs. Toutes les questions que vous vous posez au sujet de ces vacances et de notre rapport aux vacances aux 0,145,247 000 ou l'application radio-français. Les vacances sont un miroir de la société et pourtant elles ont rarement été analysées comme tel janvier. Oui c'est très curieux parce que c'est à la fois un miroir de la société. C'est presque 10% du PIB. Donc c'est important à différents points de vue. En gros, 600 millions d'étrangers. On est 72% à partir en vacances régulièrement. Puis c'est une autre partie qui parle régulièrement. Donc je veux dire c'est vraiment un événement majeur social total, comme dire les sociologues. -Oui. -On ne font quasiment pas de somme d'orchers. Je veux dire que dans les universités un peu de travail, c'était extrêmement curieux. Il y a beaucoup plus de chercheurs sur la culture sur les banlieues qui sont des sujets importants, attendez mais qui n'ont pas l'importance sociale. Donc c'est pour ça d'ailleurs que j'ai voulu, à un moment je cherchais quelqu'un qui pourrait porter un observatoire. Il se trouve que le groupe utopien a proposé, c'était vraiment très bien. Il lui a un LGO à faire le boulot. Avec moi il me fait le filtre en des cennciels du boulot. Et donc si vous laissez bien parce qu'il faut se rendre compte à quel point ça change de mode de vie. Ça change de rapport à travail, à la nature, même à nos vie privée parce que les vacances, c'est le grand moment des amour, etc. Oui. Je trouve que c'est tout ça qu'il faut essayer de rendre compte par le moment qui est le grand moment de l'année pour beaucoup de Français. Et on va rentrer dans le détail de cette enquête, Gwela LGO, puisque vous avez fait les sensels du travail, vous avez posé dans le plus de 100 questions à 4000 Français. Pourquoi les Français tiennent-ils temps à leurs vacances, comme en les préparties ou vont-ils, pourquoi certains reviennent-ils toujours sur les mêmes lieux pour en citer quelques-unes de ces questions, qu'est-ce qui vous a le plus surpris en enquêtant? Ce qui m'a le plus surpris, c'est effectivement ce que disait Jean, c'est-à-dire d'abord que c'était un sujet qui n'était pas très pris au sérieux et que quand on a fait justement cet observatoire et quand on a écrit ce livre avec Jean, c'est aperçu que au contraire, enfin, c'était un sujet qui était extrêmement sérieux, c'est-à-dire comme le disait Jean, ça, c'est un fait social total, c'est-à-dire que ça dit beaucoup économiquement, démographiquement, sociologiquement et même psychologiquement des Français. Et notamment parce que on a procédé avec justement cette vaste enquête avec la fondation utopia, à des analyses statistiques un peu secondaires où on voit que toute chose est galaparelle, c'est-à-dire que, soit votre revenu, quel que soit votre métier, quel que soit, et bien, plus vous investissez dans les vacances, plus vous les préparer, plus vous en parler, etc., plus vous vous partez, et bien, plus vous êtes heureux. Et ça, c'est extrêmement important, c'est-à-dire plus vous êtes heureux, vous êtes satisfait de votre vie, oui, la question du bonheur est fascinante, on pourrait dire qu'on le trouve au travail, mais en fait, non, on le trouve plutôt dans les vacances à encroir les Français, 7 Français sur 10 sont partis en vacances en 2025, 7 sur 10 prévoites de partir cet été-ci, 86% des Français jugent les vacances importantes, et 60% des considères, comme très importantes, voire la période la plus importante de l'année. C'est quasiment une institution, Génarelle. Oui, c'est ce qui était au départ, il y a 90 ans un projet de loi et rentrer complètement dans le quotidien des Français. Et je pense que c'est au-delà de ça, et si on monte un peu en générasité. C'est une exception française, ça? Alors, la place que ça prend, est un peu une exception française, et ce que je trouve intéressant, c'est que si vous voulez, depuis le 20e siècle, on mesure souvent la réussite à ce que l'on possède, c'est-à-dire à ce que l'on accumule, plus de revenu, plus d'objets, plus de confort, plus d'accumulations en fait. Et ce qui est assez normal dans une société un peu économie-siste, un peu productiviste, ou l'avoir, est toujours un peu l'horizon. Et ce qui est du jour là, en fait, est-ce qu'on voit de plus en plus? C'est qu'il y a quelque chose qui se déplace en profondeur dans nos vies, et que beaucoup recherchent désormais plutôt des expériences, plutôt du lien, plutôt des moments à vivre, y compris dans le travail, d'ailleurs, du coup, il y a la question du sens. Et on est en train de passer un peu progressivement d'une société de l'avoir, à une société de lettre, et les vacances, c'est un laboratoire de ça qui est très intéressant. Alors, 1936, joie 1936, joie un 2026, janvier, vous revenez sur ce livre sur les congés payés, et vous appelez ça un mal entendu magnifique, j'adore l'expression, parce que quand on pense au congé payé, on pense à cette conquête du front populaire, et pourtant, ce n'était pas du tout au le point de départ des revendications. Non, pas vraiment. Alors moi, ça fait 50 ans que je travaille sur ce sujet, et j'avais fait ma thèse au Prédé de Garmore, et la dessus, donc il y a bien 50 ans. En fait, si vous voulez, il y a une histoire de l'invention des temps. Le temps, c'est une construction. Il y a des sociétés qu'on d'abord construit du temps dans la religion, plein de sociétés fonctionnent encore dans le temps religieux. Puis après, la révolution française, le temps, c'est construit dans le travail. On pourrait dire, t'as une mise-monnaie pour faire modernes. Et puis petit à petit, à cette époque-là, il y a les anciennes aristocratie, qui, au fond, vont découvrir les appels et rentiers, qui vont voyager, créer les stations, découvrir le voyage, etc., créer les guides touristiques, construire les cornies, chauds de subnis, sans pas de petites appels, on construit un monde pour ces élites-là. Et puis, à la guerre de 14-18, on invente l'alterment, parce qu'il y a des permissions, tout le monde est soldat. Alors, il y en a qui sont devant, il y en a qui sont derrière, sans doute, mais enfin tout le monde a l'unisante. Les hommes. Voilà, les hommes, on inventent les permissions, les hommes, on va voir les femmes, etc., et puis après, petit à petit, les anciens militaires vont prendre le pouvoir partout en Russie, ils sont fascistes ou communistes autres, enfin c'est des cheveux officiers en général, et au fond, ils vont garder cette idée du temps alternant. Et la France va d'abord le voter en 1925, comment on décartait le dégouche, la gauche est beaucoup plus alente, la gauche, surtout la gauche radicale, si vous voyez des gens comme Lyon Blou, Jean Zelle, etc., etc., c'est-à-dire on aurait des invocations, on va dire bourgeois, de gauche, qui avait eux-mêmes, les parties des gens en vacances dans leur milieu, et il trouvait ça tellement fantastique qu'ils voulaient que le peuple en profite. Mais le peuple, lui, il voulait surtout le semaine de 40 heures, et puis les conventions grétives, parce que l'idée d'avoir 15 jours ou rien à faire, c'est difficile à penser, si vous voulez. Mais alors, expliquez-nous pourquoi c'est un mal entendu, il y a 90 ans, c'était les accords de Matignon, les congépaillés de semaine, voilà, oui, pour les salariés. Pourquoi c'était d'abord pour qu'elles s'éligravent? Oui, parce qu'à réalité, c'était pas vraiment dans le programme de 36, si un acte n'en voulait pas, on va pas faire de. On parlait ce matin, c'est vraiment le sujet, et à un moment, il a fallu arrêter les greves. Pourquoi? Parce que non, pas seulement les greves, les gens les ouvrient, occupaient les usines. Oui, donc il y a eu un consensus, et toute la chambre, il comprenait la droite, à voter pour les congépaillés, une voie d'opposition, avec l'idée que si on donnait les vacances, le premier route, les gens les partira avec leur bicicletre et tout, et à l'époque, on appelait ça la semaine des 7 dimanches, pour que ça rentre, je dirais, dans la tête, c'était 7 fois de suite un dimanche, c'était pas une période de 15 jours, dans la mentale, vous voyez ce que je veux dire. Effectivement, donc c'est un mal entendu, parce qu'au fond, ça a été fait pour arrêter les occupations du zine, par certains, il y en a qui étaient pour les vacances, bien sûr, en haut de la main gauche, mais ce à droite évidemment était contre, ils avaient été contre, au moment de cartel des gauches, dire, si vous prenez la une, la une du figureau cette semaine là, c'est des ouvriers qui saucissent, comme des cochons sur la place de Nissan, les sang, les papiers, ma fine et tout, donc vraiment le peuple arrive, et ça va être monstrueux, et puis voilà, donc il vous cessez ça qui est important, et puis se dire que ça, ça s'est construit, après bon, et puis, je suis évidemment à suspendue, bon, mais c'est reparté en 45, mais à l'époque, on les donne aussi en Australie, ils sont déjà en Allemagne, Hitler des Adonais, ça a l'inocie, etc. C'est-à-dire, qui vous est un phénomène de toutes ces sociétyres européens, surtout l'Europe de loi, c'est-à-dire qu'on va encore aujourd'hui, et donc après, effectivement, vous avez la progression après-garde, avec les mouvements catholiques, les comités d'entreprise, on joue à Rouenlénorme, les colonies de vacances, etc., et on va apprendre à partir, et le premier chef est justement, qu'est-ce qu'on fait, ce temps vide de ce temps libre? Mais d'abord, par exemple, à Strasbourg, bien nos amis ont très chaud aujourd'hui, mais à l'époque, ils sont sortis de Strasbourg avec les vecs de vent et le Camarazzi Indicaliste, ils sont montés jusqu'à la chorte, qui est le col en haut sur les vôches, à plusieurs milliers, parce qu'il fallait un projet, et donc comme on avait peur que les gens paniques y a eu des partens vendrois, ou si bien les églises, que les politiques ou les Indicalistes ont organisé des grandes manifestations, ou si vous voulez, pour donner du sens à ce temps, c'est cette invention du sens qui est fantastique, parce que on s'est approprié le temps, c'est la première fois qu'on attend l' livre. Partir qu'on vacances, ça veut dire, partir dans le vide vacances, et à lieu, le mot vacances, les crapeaux tribunaux étaient fermés, on dit les tribunaux sont vacances. - Si, les vacances, oui. - Alors, nous ce pas, vous avez une très belle phrase, Jean-Vierre, le travail, nous dit, ce que nous devons faire, les vacances disent ce que nous voulons être, question de Johanna Genaelgo sur la plie de Radio-France. Elle demande si les gens qui partent plus en vacances sont plus heureux. C'est effectivement une question qui revenu régulièrement dans cette enquête. - Alors oui, alors déjà, ce qu'il faut dire aussi, c'est que dans l'enquête, comme dans le livre, on parle des vacances et on parle pas que du tourisme, c'est-à-dire, on peut dire,
les vacances, c'est pas forcément partir. Et donc ça, c'est une première chose. Mais comme le 10 Johanna, en effet, ce qu'on a voulu voir, c'est plus on s'investissait dans ces vacances et en général, des vacances où l'on part. Et bien plus on est heureux et effectivement, et c'est ce qu'on a pu mesurer comme je vous le disais tout à l'heure, c'est-à-dire indépendamment de sa situation socio-économique. Et ça, c'est un vrai enseignement de l'enquête. - Et même qui, français sur 10, sont prêts à faire des sacrifices pour s'offrir les vacances dont ils rêvent qu'ils t'arrêtent durant le lois euro quotidien, qu'ils t'a moins à l'aurestorant, qu'ils t'a. Enfin bref, à ressentir une pression sociale pour réussir ces vacances. - Exactement. Alors, là, il y a deux choses, effectivement, c'est-à-dire que les vacances, c'est ce qu'on va sacrifier en dernier, ou c'est ce qu'on va choisir en premier, vous savez, on pose souvent la question à l'obscôt. Si on vous donne un sombre d'argent qui correspond à un mois de votre salaire, qu'est-ce que vous en feriez? - Oui. - Et bien, voilà, comme ça, ça tombe tout de suite. Voilà, première des choses. On voit. c'est les partes, mais la seconde, en fait, la deuxième, ce sont les vacances. En fait, bien avant, tout autre dépense, tout autre achat, et donc on voit, au voile d'importance, en fait, de ces vacances. Et après, oui, c'est vrai, il y a une forme de pression, comme c'est devenu très important. Et bien, c'est devenu aussi très important dans une société qui, quand même, une société de la performance, bah, les vacances n'ont pas échappé à ça, c'est-à-dire qu'il faut aussi être performant sur ces vacances. - Il faut les réussir. - Il faut les réussir, oui. - Parce que quelle vacance, quand on parle de vacances des Français, j'en viens, une large majorité, alors en France, d'abord. - Ça va être. - En France, c'est surtout vers la mer. - Oui, l'été, c'est surtout vers la mer. Puis, c'est enfin. - Vous savez, les vacances, c'est pour vous. - C'est en voiture. - C'est être en famille, être dans la nature, mener une vie assez paisible, c'est pas une activité des bordes entre les vacances. Ça, il faut bien se dire ça. Et après, un Marseillet va très rarement en Bretagne, un bordelet, à plus de tendance à descendre, vers le sud, etc. C'est-à-dire en réalité, on fait cinq ou six heures de voiture à partir de chez soi, un peu plus si on est bel, joue autre, parce qu'il vous y d'amont, il faut arriver. On va vers la mer, on va vers le sud. C'est vrai pareil, en Chine ou au St-Azounien. - Mais vous avez dressé un portrait robot du vacantcier, français, Jean-Pierre. Il y a plusieurs profils parmi les partens, quels sont-ils? Il y a les décélérateurs. - Des caméras. - Dans des arriènes, celle-ci. - Alors, les décélérateurs. - Alors, il y a ceux qui, effectivement, sont plutôt, dans un. Comment dire, une période de leur ville, ils ont des enfants, ils travaillent, et eux, ils aspirent vacances, surtout pour déconnecter et. - Ralentier. - Ce sont les plus nombreux. - Voilà, exactement. - Il y a les explorateurs. - Alors, les explorateurs, eux, vont vouloir profiter pour justement des vacances pour rencontrer, découvrir autre chose. Bah, ils se sont les trois motivations à principale les vacances, c'est déconnecter, découvrir, explorer, et puis se reconnecter aux autres, en fait, être avec les autres. - Découvrir, ce sont les plus aisées. Il y a les prudents. - Le prudent qui se prie. - Le prudent? - C'est intéressant, parce que, dans. On a développé aussi la notion de capital vacances, qui est assez intéressant. - Comment parle de capital culturel, de capital symbolique ou capital financière? - Vous vous souvenez de. - Bourdieux, qui parlait du capital social, du capital symbolique ou du capital culturel. Et le capital est de Jacques Lévy, qui a ajouté la notion de capital spatial. - Il y a un capital vacances. - Il y a un capital vacances, c'est-à-dire l'ensemble de ces ressources, qui vont pas être également et partis, et qui vont, en fait, dire comment les gens partent ou profitent de leur vacances, et en fait, une expérience riche. Et là, on retrouve, en fait, des pratiques, c'est-à-dire être capables de partir en vacances, savoir comment choisir, être autonomes en vacances, des dimensions symboliques sur quelle lieu, il faut partir vacances, qu'elle est bergement, nous correspond le mieux, relationnel, c'est-à-dire qu'on dit souvent, on parle beaucoup du tourisme et du côté économique, mais énormément de français partent en vacances chez leur proche, par exemple, et il faut qu'il y ait un produit de la voie des morts. - Et puis il y a un produit de la voie des vacances, ce qui retourne par l'hérité familiale, par exemple au même endroit, génération après-génération, année après-année. - Et les prédents, c'était ceux qui ont appris à partir que dans le capital vacances, en fait, c'est assez récent. Et les routiniers, c'est ceux qui font, en fait, de leur vacances, un lieu où la temporalité retrouve une temporalité, retrouve des lieux et retrouve leurs amis, il y a 16 % des Français qui ont des amis de vacances, seulement, c'est-à-dire qu'ils le voient de. - Ah, des familles de vacances. - Des amis de vacances, oui. - C'est celui qui, comme il fait, ouais. - J'envière les vacances, ça se transmets, quasiment comme une forme d'héritage. - Oui, c'est ça qui est important à dire, on voit très bien dans cette étude que plus les gens appartiennent à des milieux AIS, plus donc ils sont partis en vacances, parce que la démocratisation, en gros, ça se passe depuis la dernière guerre. Et donc quasiment, à une génération des cartes, quoi. Il va dire, les bourgeois, ils sont même déjà partis en vacances avant la guerre de 40, donc cela, ils ont, on voit bien, s'introper tout ça. Et donc, voilà, ils savaient d'autres générations qu'on part en vacances. Après, les autres ils rendent dangereux, c'est-à-dire, en fait, c'est en part avec ces parents la plupart du temps. - Oui. - C'est la grande question qu'on a aujourd'hui, si je peux dire, c'est le départ des jeunes. Notamment des jeunes de milieux populaire, parce qu'avant, il y avait 4000 gens qui partaient en colode. Il y en a plus qu'un million pour des tas de raisons, parce qu'on a plus envie de se mélanger, parce qu'on a peur de la paix de philique, se s'acheler curieux chez les autres, etc. Donc les jeunes, notamment les jeunes de milieux populaire, dont les parents ne partaient pas, les immigrés, par leur réservant France, ils bien-amais, ils n'ont jamais parti en vacances. Lors enfants, n'ont pas appris de partir. Pour là, le travail d'éducation ne se fait plus. L'école ne le fait pas. Il y a encore des écoles qui font des classes vertes, etc. Il y en a plus beaucoup. Il y a encore des écoles qui font des voyages à l'étranger. Donc, si vous laissez important de se dire ça, moi, souvent, quand je regarde les jeunes qui font les cons, excusez-moi après les masques de foot, je me dis combien d'entre eux vont partir en vacances, cette nuit. Je pense que c'est une vraie question. Il faut qu'on reprenne en main la question après encore partir aux jeunes de milieux populaire. Avec une question, c'est que l'évacance n'est pas qu'une question d'argent. Il faut le dire, parce que là, quand on nous écoute, on va dire où ils sont bien ces beaux-bôres-là. Donc parce que effectivement, gané, on veut beaucoup en famille, il y a moyen de voyager pour pas chers. Il y a moyen de, en plus de partir, il y a les dire à pied, on vélore, en train, il y a moyen de dormir dehors, il faut, les vacances, c'est pas uniquement du fric, surtout quand on est jeune. Et il faut m'encer, ça la découvre. Bien sûr, mais il faut penser à ceux qui ne peuvent pas partir. Ils étaient 30% ne pas prendre de vacances, gané AELGO en 2025 et parmi ces 30% bon, ben, il y a la moitié qui a choisi de ne pas partir, l'autre moitié qui la subit et puis il y a ceux qui ne sont jamais partis de leur vie. On peut mesurera peu près leur nombre. Oui, alors ce qu'on a vu, c'est qu'effectivement, il y a un français sur 10 qui n'est pas parti depuis 5 ans. Un français sur 10, ça veut dire 4,6 millions, c'est un peu près ça et c'est très diversément réparti là pour le coup, on voit que les familles les plus aisées est partie évidemment davantage que les plus modestes, un 9/10 des plus aisées un peu plus la moitié des plus modestes. On voit aussi que les familles monoparentales, un tiers des familles monoparentales ne partent pas, contrairement aux familles qui sont. Un tiers des familles monoparentales, qui sont souvent d'ailleurs des femmes à 85%. Et puis on est fait, on a ce million de français qui n'est jamais parti en vacances. Ce qui me semble aussi important, ce sur quoi il me semble important de revenir, parce qu'on parle beaucoup des bénéfices individuelles de ce bien-être et de ce que c'est la construit aussi en termes de personnalité, de rapport à la vie, de rapport à l'avenir. Ce qui me semble important de mentionner aussi par rapport à ces vacances et le bénéfice collectif. On en a pas parlé, mais. Oui, par le moment, on a abordé d'abord la question individuelle. Il y a un bénéfice collectif, je cite Jean-Louis sur l'application d'un tiers qui dit que les Français ne cherchent pas des lieux, ils cherchent d'abord des états de soi-même durant leurs vacances. Exactement. Sur le collectif, ça se mesure comment ou qu'est-ce que ça donne? Justement, ça donne. Des citoyens, des Français qui sont plus heureux, c'est quand même l'objectif d'une société, elle est bien. En fait, donc, justement, si on accumule, c'est bonheur individuel que l'on retrouve en vacances. Évidemment, cela produit quelque chose, une exténavalité extréhensible. Le bonheur individuel est extrêmement connectif. Oui, mais là, justement, ça peut contribuer. Au bonheur collectif, ça contribue aussi si vous voulez ce qui est très important à construire du lien. Et quand chacun est au niveau familial, mais c'est également le cas, à un niveau plus collectif, chacun est dans son couloir de nage tout au long de l'année. Et donc, on voit qu'au moment des vacances, on se retrouve les parents, les enfants se retrouvent avec les grands parents, mais aussi avec ces amis ou avec l'autre. On voit que les vacances produisent de l'ouverture à l'autre. Et donc, cela construit cela un collectif qui est aussi très positif. C'est-à-dire l'ouverture au monde et cela, c'est notamment le cas des gamins ou ceux qui partaient gamins loin, rencontré la diversité culturelle avec leurs parents. Alors, il est des mutations, parce qu'on ne part plus. On vacances aujourd'hui comme on partait hier. Vous avez cette formule de janvierre dans le livre, moins de kilomètres, plus de présence, moins de performances, plus de résonances, moins d'accumulations. Plus d'expérience. Expliquez une pièce. -Bri comment cela se traduita? -Mais si vous voulez, cela se. Alors, d'abord, il y a deux choses. Si vous voulez, moi, je trouve que l'été, c'est d'abord une grande transumence. On part avec les enfants, le ballon, le chien, la voiture et tout, puis on fait quelques centaines de kilomètres, souvent, on va à un endroit qu'on connaît déjà, etc. C'est au fond, c'est la grande transumence d'été, qui est une transumence au fond du lien. Ce qu'on veut, c'est être bien sur trouver, avoir une vie intime, un peu plus intense dans les couples, etc. Et puis, ce qu'on fait avant, quand on n'est pas encore, on n'a pas grand-femme, et quand on est après, on n'a plus d'enfants, qu'on grandit, on part en voyage. Là, c'est les gens qui vont visiter le monde, ils vont à Venice, à New York, etc. Donc, il y a un phénomène de d'âge, il y a un phénomène légion, ils aiment bien découvrir des lieux saboliques de la planète, c'est vrai que si on a des moyens de se payer un week-end, une semaine à New York, ou une semaine à Venice, ça fait partie du capital, pas cancié, ça n'est pas toujours donné à tout le monde, bien sûr. Donc, c'est clair. Ça va protéger les effets comme le Surtourisme par exemple. Ça va protéger les effets. Parce que le Surtourisme, c'est surtout parce qu'il n'y a pas de politique touristique, excusez-moi de le dire, mais qu'un secteur économique aussi plus sans n'est pas une politique structurée, ça a un peu cru.
si on lâchait tout le monde sur les autorotes, on met des panneaux. On veut faire 100 millions d'étrangers. Il y a 180 millions de voyage des Français en France. Mais évidemment, la question, c'est qu'il faut pas qu'il soit tout, sur le même moment, au même endroit. Et surtout, il faut se dire que les gens voyagent énormément plusieurs fois. Donc un voyage de préparer le suivant. Si le Japonais qui vient à Paris, il vient avoir Paris, la Savoie, ici, il a un petit peu 5 minutes à la côte d'Azur. Mais si on lui donne une information sur la Bretagne, sur la Normandie, peut-être la fois d'appeler le gars, donc ça se construit. Il faut dire une formule, mais avant on partait en vacances, on était dans un monde du travail, fort d'y s'organiser assez masculin. Aujourd'hui, j'ai tendance à dire, on vit dans l'espace temps du temps libre et on va travailler. Et c'est ça qui a complètement changé. Et du coup, on va travailler avec le costume des vacances, regardait tout le monde à les basquettes autour de nous, c'est incroyable, les gens sont en short. Alors on dirait qu'aujourd'hui, c'est de bon goût. - Oui, et d'un bon tour. - C'est une urgence, ça, de mettre un short par les. - Bah c'est une arasphérique, oui. - On voyait, les veckments changés, tous les rapports au corps, respect, etc. des vacances sont devenus la norme dans le monde du travail. On vous demande qu'elle est le sens de votre travail, il y a un mot, vous aurez demandé comment j'allais gagner, etc. Donc je pense que les valeurs du temps libre, du temps à soins le temps m'appartient. Et donc, qu'est-ce que j'en fais? Bien sûr que je vais travailler, je vais étudier, je vais dormir, mais je veux savoir à quoi ça mène. Et je crois que si vous voulez, il y a cette espèce d'immense inversion en train de dominer par le travail qui sortit de la réplition française, qui était quand même oublié que la réplition française a supprimé les dimanches et les joufériers, je veux dire, on avait des tas de valeurs positives, je veux pas les rejeter du tout, enfin c'était aussi une volonté des artisans de augmenter le temps de travailler des salariés. Et ça a duré jusqu'en 1906. Où nous on est dans une nouvelle culture, cette espace-temps de la créativité, et vous savez, le patron Bernard Charles, le patron de la saucy-stème dit, c'est Hollywood qui a créé la Silicon Valley. C'est ça qu'il faut se dire, c'est-à-dire que c'est, dans ce moment extraordinaire d'avance, de découverte, d'amour, de reprendre à la nature, etc. Que je pense la société demain. Parce que ça va y en dire au fourrien, il faut y attendez, on est en train de penser le monde qui arrive. - Justement, j'en viens si épassionnant, c'est dans cette étude, Génare Elgo, également, c'est le rapport à l'amour, c'est le rapport aux mutations comme celle-capporte l'intelligence artificielle. C'est devenu un nouveau prescripteur de vacances. Il y a 10% des personnes qui vous ont dit qu'ils utilisent les liages génératives pour préparer leurs vacances. Et puis il y a, bon, quelque chose qui est un peu plus compliqué, un peu plus dure. C'est-à-dire que la génération actuelle, c'est la dernière à avoir vu le progrès des vacances comme une évidence, et la première à douter qu'il se poursuit. - Ben, là, on retrouve un doute qui est beaucoup plus global, ce qui est une projection dans le futur, pour l'essentiel des Français, aujourd'hui, la flèche du progrès, c'est inversé. On est dans un moment où, où de manière générale, les Français, une majorité de Français estime que leurs enfants vivront moins bien que, ce qui est quand même un changement assez important. Et évidemment, cette crainte s'applique, cette crainte vacances, est-ce que je trouvais intéressant par rapport à votre. à votre éteur? C'était aussi ça, c'est-à-dire qu'on est dans cette bascule de l'avoir vers l'être, il va vouloir soutenir ça pour passer à un autre. à notre moment de notre civilisation. - En tout cas, c'est passionnant avant de partir en vacances. Je recommande chaleureusement la lecture du livre des vacances. C'est donc cet enquête qui vient de paraître réalisé par la fondation utopia en partenariat avec l'observatoire Société et Consomation. Merci infiniment, Génare Elgo. Merci Jean-Vierre. Je ne sais pas si vous partez en vacances tout de suite, ou si vous êtes des aussiens. Mais merci à tous les deux. Très bonne journée.
Podcast Summary
Key Points:
Les vacances sont un « fait social total » qui reflète la société française, représentant près de 10 % du PIB et concernant 72 % des Français qui partent régulièrement.
Une enquête menée auprès de 4 000 Français montre que plus on investit dans les vacances, plus on est heureux, indépendamment de la situation socio-économique.
Les vacances sont devenues une institution depuis 1936, mais leur origine est un « malentendu » : elles ont été votées pour mettre fin aux grèves, sans être une revendication populaire initiale.
On distingue plusieurs profils de vacanciers
Le « capital vacances » se transmet comme un héritage
Summary:
Les vacances constituent un miroir de la société française, analysé dans une enquête de la Fondation Utopia et de l’Observatoire Société et Consommation. Selon les auteurs Gwenaëlle Goh et Jean Viard, elles représentent un « fait social total » : économiquement (10 % du PIB), socialement (72 % des Français partent) et psychologiquement. L’étude révèle que plus on s’investit dans les vacances, plus on est heureux, indépendamment des revenus.
Pourtant, leur origine en 1936 est un « malentendu » : les congés payés furent votés pour apaiser les grèves, non comme revendication populaire. Aujourd’hui, les vacances sont une priorité : 86 % des Français les jugent importantes, et beaucoup sacrifient d’autres dépenses pour partir. L’enquête identifie quatre profils : les décélérateurs (majoritaires, cherchant à ralentir), les explorateurs (découvrir), les prudents et les routiniers.
Le « capital vacances » se transmet comme un héritage : les milieux aisés partent depuis des générations, tandis que 10 % des Français n’ont pas pris de vacances depuis cinq ans. Ce non-départ touche surtout les jeunes de milieux populaires, faute d’apprentissage familial ou scolaire. Les vacances ne sont pas qu’une question d’argent : elles nécessitent un savoir-faire et une transmission culturelle.
L’enjeu actuel est d’aider ceux qui n’ont jamais appris à partir, pour que ce temps libre reste un vecteur d’émancipation et de bonheur.
FAQs
Les vacances sont devenues un fait social total, représentant près de 10% du PIB. Elles sont perçues comme un moment clé pour le bonheur et la satisfaction de vie, indépendamment du revenu ou du métier.
Le plus surprenant est que les vacances, souvent peu prises au sérieux, révèlent un lien fort avec le bonheur : plus on investit dans les vacances, plus on est heureux, quel que soit son statut socio-économique.
Oui, la place centrale des vacances est une exception française. La société passe d'une logique d'accumulation (avoir) à une recherche d'expériences et de moments à vivre (être), et les vacances en sont un laboratoire.
À l'époque, les travailleurs réclamaient surtout la semaine de 40 heures et des conventions collectives, pas les vacances. Les congés payés ont été votés pour apaiser les grèves, mais ils ont transformé la société en apprenant aux gens à occuper ce temps libre.
Oui, l'enquête montre que, indépendamment de la situation socio-économique, plus on s'investit dans les vacances (en partant ou en les préparant), plus on est satisfait de sa vie.
On distingue les décélérateurs (qui cherchent à déconnecter), les explorateurs (qui veulent découvrir), les prudents (qui manquent de capital vacances) et les routiniers (qui reviennent chaque année au même endroit).
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