L'entretien retrace le parcours de l'acteur Phelix Le Faivre, depuis ses débuts. Son déclic pour le jeu survient à 13 ans dans un cours de théâtre, où les encouragements d'une professeure lui font prendre conscience de son potentiel. Sa vocation se confirme lors d'un stage à la Comédie-Française, où il observe la réalité du métier. Peu cinéphile dans sa jeunesse, il découvre le cinéma plus tard. Un tournant majeur est son casting pour François Ozon dans *Été 85*, qu'il obtient presque par hasard, sans connaître initialement le réalisateur. Ce rôle, pour lequel il a été nommé aux Césars, marque un nouveau départ professionnel et forge une relation de confiance avec Ozon. L'acteur évoque également l'impact modéré de la notoriété sur sa vie quotidienne, notant qu'elle offre des opportunités mais peut aussi le cantonner dans une certaine image pour certains castings.
J'ai souvent entendu dire à propos de jeunes comédiens, c'est le meilleur acteur de sa génération. Cette phrase peut sembler un brin exagéré tant elle est dit tirambique, alors je tacherai de ne pas l'employer trop fréquemment. Et d'ailleurs, pour éviter que cette même phrase soit pérentoire, oui j'ai bien ajouté des mots plutôt soutenus à mon vocabulaire, je ne la dirais pas sous une forme affirmative, mais je poserai tout de même la question. Et si Phelix le faivre était l'un des meilleures acteurs de sa génération, quel que soit la réponse qui finalement importe peu, je suis heureux d'entamer avec lui un entretien qui sera j'en suis sûr d'une grande profondeur équidémar sur le champ. Profondeur de sang, Jimmy Brésie, Phelix le faivre. Bonjour Phelix. Merci. Bonjour, ça va bien? Mais ça va très bien et toi? Bah super, j'aime bien ta voix, elle est grave et soive, ça me fait plaisir, ça peut être agréable pour le diteur. Alors si on commence comme ça, ça va être un concert de loin, je me tuerais le faire attention. Ah en plus, je déteste ça, je déteste quand je vois des vidéos de gens qui se surcomplimentent sur complément, parce que tu te sens exclu et ce n'est pas du tout le but. C'est vrai. On arrête maintenant. On arrête tout de suite. Pas à moi, j'ai fait compte de nous un art. Tout ce petit peu, on ne peut pas sortir sur les uns, tu as eu plaisir. On va retracer un petit peu ton parcours évidemment, parler de l'épreuve du feu, qui est le film qui te vaut cette prénomination pour le saisard de la meilleure révélation de 2026. Mais déjà, je voulais savoir à quel moment dans ta vie tu as eu ce déclic et est-ce que il y a eu un moment charnière dans ta vie où tu t'es dit que t'avais très envie de faire du cinéma? Est-ce que c'est arrivé très tôt quand tu étais gamma? C'était surtout un déclic d'un vide joué qui est arrivé dans le fait que j'étais un peu turbulant, j'avais besoin de peut-être un peu trop d'attention, mes parents m'ont foutu dans un courtéatres sachant que j'avais déjà fait ça au CP une toute première fois, jouant un docteur et j'avais aimé donc ils m'ont dit, il m'inscrive dans un courtéatres et il se trouve que c'était une professeur très exigeante, mais qu'elle m'encouragait et que je sentais que je me souviens, en fait, c'est la première fois que je rentre dans ce courtéatres, je devais jouer un mec, j'avais 13 ans. Mais je devais jouer un mec bourré qui d'or et qui se fait réveiller. Et je me souviens que je commence à jouer le gars qui ronfle un peu bourré et tout. Et c'est vraiment la première fois que je jouais devant cette prof et je me souviens de l'entendre, ça m'a marqué quand même parce que j'avais 13 ans et je m'en souviens encore et j'ai une mémoire assez sélective donc il y a plein de choses où je me souviens pas. Mais ça, c'était, j'entends, je l'entends chuchoter et dire un truc du style, mais c'est bien lui ce qui fait tout ça, un encouragement, sachant que je l'avais vu descendre un peu tout le monde. Et je suis en train de jouer le mec qui d'or, mais j'entends, tu vois qu'elle dit ça et je sais pas pourquoi c'est resté. Il y a eu un truc que je me dis, peut-être que je suis à ma place et le plaisir de faire, le plaisir d'une forme d'exutoire, d'expression, de tout ce qui était aussi impossible, ou alors tout ce qui posait problème dans la vie, là, était ce qu'on me demandait de faire. Donc, cette endroit, j'ai trouvé un endroit où je me sentais bien. Et après, il y a un moment charnier où vraiment je me suis, je veux que ça soit mon métier quand j'ai fait stage de troisième à la Commédie française parce que j'avais une des élèves aussi dans ce cours-même de théâtre où sa mère était habilleuse à la Commédie française, frais avec vos bayons, qui m'a fait un stage, du coup, je viens de me jouer à une mandée, elle m'a permis de faire le stage et je vois une répète, je crois, de Pernyney qui jouait un chapeau de paix d'Italie, qui était un très beau spectacle d'ailleurs. Et il n'était pas encore si connu que ça, mais je vois un jeûne qui, je vois que c'est son métier, je vois que la café taria, il y a des chocolats à 1h80, c'est tout les trucs, c'est les petits détails mais en tant qu'à d'autres tu dis, en fait c'est ça, c'est ça que je veux faire et c'est parti de là et puis après, je joue à l'image dans tout premier qu'on m'étrage vers 15 ans et puis là, j'ai vraiment apprécié aussi la caméra et la recherche de réelle quand on joue pour le cinéma, ça m'a plus aussi donc je commence à passer des casting mais puis voilà. Donc il y a quand même une rencontre assez déterminante en tous les cas avec une proposition de théâtre, en tous les cas qui te donnent un premier déclique, une phrase qui te donne envie d'approfondir cet envie et d'aller continuer vers le théâtre et vers le cinéma. Est-ce que tu étais déjà sinéphile quand tu étais gamin ou est-ce que tu les devenues au fur et à mesure? Non j'étais serifile, parce qu'on n'avait pas les chaînes de télé, donc en fait on ne regardait pas du tout ce qui est chêne ou tout ce qui est émution mais par contre on avait beaucoup de DVD et on regardait beaucoup de… en fait on se faisait des séries et tous les soirs, c'était le rendez-vous un peu familial après dîner qui était un moment de joie où vraiment on allait continuer notre série, c'était soit Stargate et Zien, soit Smallville, soit des trucs comme ça, il y avait quoi d'eau, j'ai beaucoup regardé Buffie contre les vampires mais j'étais très très très série surtout parce que c'était un moment où on était tous ensemble avec la famille et j'aimais bien aller au cinéma quand même de temps en temps, je me souviens d'avoir découvert un dimanche soir et c'était un peu la transgression parce qu'on avait cour le lendemain Slum Dog Millionaire et c'était un moment marquant aussi, c'est en fait, je rater chez tout le temps ça à des moments de joie et de bonheur et c'est peut-être guider aussi mon envie de recherche là-dedans. Est-ce que tu t'as tardé surtout sur l'histoire du film est-ce que tu regardais déjà un petit peu tu décortiquais un petit peu le jeu des acteurs? Non pas du tout, alors j'étais vraiment juste, je me souviens, j'ai aimé bien juste les personnages un peu carismatiques qui avait de l'Agoï dans… en fait c'est le même gars que ma gaiverche pas si tu vois Stargate et Zien, c'est le même acteur et ce mec là, je me souviens, il avait une sorte d'ironie, de calme, de présence, un humour, ça me clésait et j'avais envie d'être comme lui un peu mais j'étais pas du tout, du tout dans l'anadise quoi. Et en fait, c'est arrivé après quand j'ai vraiment voulu être acteur et après le bac, j'ai fait quand même une fague de ciné quelques mois et je me suis rendu compte que je n'avais aucune référence cinématographique que le premier cours de fague de ciné, c'était pourquoi voulait faire du cinéma. Déjà moi, je voulais être acteur, je ne voulais pas plus que ça faire autre chose à ce moment-là donc je savais pas trop quoi répondre et je me rendais compte que mes celles références, c'était genre Matrix et Stargate Zien quoi, mais j'ai rencontré des gars hyper sympas qui sont hyper sinéphiles et je commence à aller beaucoup au champolio, en fait tous les cinéments de retrospective à Saint-Michel, je sais pas si comment ça va le bien sûr. Je commence à habiter chez ma grand-mère à Saint-Michel à ce moment-là et je commence à y aller presque tout le monde. Télévoir des classiques, voir des classiques. Et découvrir vraiment le cinéma, vraiment et donc là j'ai eu ma cinéphile et là je commence à analyser un peu plus cet art là et tomber en amour aussi avec autre chose que uniquement le jeu d'acteur. Mais ouais, longtemps j'ai vu les films uniquement pour les acteurs. Et passons, cinéphile tu vas forcément le devenir à un moment donné puisque l'un de tes premiers projets, c'est avec François Oson. Donc je pense qu'on peut déjà parler de cinéphile quand on approche François Oson. Ça a été un petit peu un projet charnier dans ta carrière, c'est un petit peu une bascule peut-être aussi pour toi. Est-ce que déjà comment s'est passé t'as rencontré avec François Oson qui t'a offert ce rôle absolument magnifique dans le film Été 85 avec Benjamin voisin et on va aussi parler au fait du fait que tu étais là pour le coup de nommé au saisaire du meilleur espoir à l'époque, c'était pas de meilleure révélation, c'était encore meilleur espoir. Bien il y a vu par les révélations. C'est ça. Mais là tu étais déjà parmi les cinq nommés et comment s'est passé cette rencontre avec François Oson le travail que tu as fait avec lui, que tu retrouveras quelques années après pour mon crime d'ailleurs. Bah pour justement pour montrer à quel point j'étais peu cinéphile, j'ai genre 18 ans quand je reçoit l'appel de mon agent pour passer le casting, elle me dit non, il y a un casting, c'est pour François Oson. Et moi je chaute téléphone et je suis à côté de deux potes à moi aussi je n'acteur et je dis François Oson, c'est qui? Et ils sont persuadés que genre fait une vanne, ils sont persuadés que je suis genre le gars qui fait genre qu'il a un coup de fil de son agent qui dit "OF c'est qui François Oson, non ça m'atasse" bon j'ai pas dit ça m'intéresse pas du tout mais je savais pas qu'ils étaient vraiment, j'avais vu certains de ces films en fait mais j'avais pas identifié totalement et donc ils étaient persuadés que je suis une vanne mais au final c'était vraiment pour un casting, j'avais très peu d'infos juste une scène, un monologue autour de la mort, donc moi je le prépare quand même bien, j'ai persuadé que ça agit de jouer une sorte de jeune cérale killer ou un jeune tueur parce que c'est un mec qui dit qu'il est fasciné par la mort en fait c'est le premier monologue qui débute le film en off, mais j'arrive au casting en me disant je vais poser plein de questions parce que je ne comprends pas qui est ce gars, il n'y avait aucune info, donc j'arrive devant la directrice de casting, c'était un aisse, je sais plus comment ça, c'est son de famille mais c'est un aisse et je lui dis, je pose plein de questions et je me dis non non non, on verra ça après, fait la scène, donc j'ai un peu. bon ok je fais la scène comme j'ai préparé, je me dis super, on fait l'autre scène, j'ai dit ma temps, mais là j'ai fait la scène mais je sais pas si j'ai joué ce qu'il fallait jouer du tout parce que je n'ai aucune info, on me dis pas, c'est très bien, on fait l'autre scène, je fais l'autre scène pareil, je parle, je suis un, je sors du casting, j'appelle direct mon agent et je lui dis, écoute franchement j'aimerais bien repasser le casting parce que j'ai joué mais je ne savais pas ce que je devais jouer et donc là j'ai peut-être chié dans la colle et je ne suis pas con et me dis bon écoute on attend, dès le lendemain je roule deux jours après très vite, je reçois un coup de film comme quoi bah franchement on veut me rencontrer pour un callback tout ça, on me dis y aura pas de scène, ça sera juste une rencontre, donc assez détendue, ça en parage, j'y vais, j'arrive donc dans ces bureaux, il commence à me raconter des sources du film, il demande aussi si moi j'ai, parce qu'on est assez jeune, j'étais assez jeune, il me dit il n'y a pas de soucis pour toi, de gens nos sequels, tout ça, enfin très cool, il me raconte, voilà on discute et puis après donc au bout de 15 minutes à discuter, en plus c'est quelqu'un d'assez efficace, franchement, il me dit bon bah on va faire les scènes et moi je regarde, je fais ok, je vois la directrice de casting qui me regarde un peu en panique, qui me dit désolé, normalement on ne va pas faire les scènes, tout ça, mais bon on se retrouve, je me retrouve, il me donne des textes, je commence à, il me filme, je commence à faire un peu les scènes, puis voilà, je sais pas trop, mais je le sens plutôt bien, mais sans savoir plus que ça commence à passer, puis en fait j'avais quand même, j'avais passé les castings depuis quelques années, à ce moment-là, et c'était la première fois que je me disais tiens, c'est peut-être un casting important quand même, parce que ça a l'air d'être le premier rôle, c'est un réalisateur, j'ai une impression qui est quand même assez importante, c'est la première fois que j'avais un truc de cette envergure là, je me souviens au concert de Marcus Miller, un grand bassiste, je sais pas ce qu'il s'est aimé, avec mes parents, il me veut dire, peut-être, peut-être que ça peut quand même changer des choses là, et quelques jours après, donc j'ai des souvenirs là, quelques jours après, je reçois là, je suis en tournage à ce moment-là, sur un téléfilm, je reçois là, appel comme quoi, je suis pris, et après voilà, je fais le film, et puis c'est une très belle expérience, c'est un peu une sorte de seconde départ, pour moi, parce que j'avais déjà joué, j'avais déjà un peu tourné, mais c'est comme une sorte de naissance un peu quand même, première fois qu'on me donne un rôle vraiment à tenir dans un film de cinéma qui a cette exigence-là. Et qui conséquent aussi? Oui, oui, oui, oui, qui conséquent, j'y vais, c'est en trop grande compte, à même temps, je m'investis au maximum que je peux, et voilà, après, François reste un ami maintenant, je le retrouve pour mon crime, c'était très, très, très cool de retourner aussi avec un risateur avec qui on avait travaillé, même si c'était quelques scènes, c'était une sensation familière, comme surtout, je revenais à la maison, même si c'était un autre ton aussi, et voilà, et c'est quelqu'un qui est encore assez proche, avec qui je suis très proche encore, qui m'accompagne, qui m'aide, qui me conseille, avec qui est très drôle aussi, François, c'était très drôle, donc bon voilà. Et tout de l'heure, tu parlais justement que ce aurait été 85, il t'avait posé la question si cette posait un problème de jouer un rôle d'un homme homosexuel. Est-ce que tu t'es posé la question justement? Est-ce que tu t'es dit? Est-ce que pour l'un de mes premiers rôles marquants à voir des scènes, même des nudes avec un homme? Est-ce que tu t'es posé la question avant de le jouer? Alors non, mais parce que j'étais sorti du lycée, je venais de finir le lycée, je pense que deux ans avant, si j'avais encore été au lycée, j'aurais. ouais, parce que je me souviens, j'avais passé le casting pour Scam quelques animaux. Ouais, carrément. Scam, j'étais dans les derniers pour le rôle qu'avait fait accès l'Orient. Qui depuis de la comédie française? Voilà, voilà, que je connais pas vraiment personnellement, mais on se suis un peu. et puis voilà, mais accès à celle du coup fait ce rôle là, et en fait, c'est aussi, c'était aussi un rôle, donc c'était une histoire d'amour entre deux mecs, et j'avais 16 ans, qu'un 16 ans au moment du casting, et je me suis. là j'avais un peu peur, mais pas peur, enfin j'avais peur parce que je voyais que dans les cours de classe, je sais pas, il y avait quelque chose d'encore assez mature en moi, et vous avez du regard des autres pour être totalement libérée de ça, mais après, par contre, pour le coup, pour aider 85, j'avais aucun doute que ça me posait aucun problème parce que. ouais, j'étais. j'étais. j'étais passée. ça y est, j'étais. oui, j'étais. j'étais. j'étais passée mature pour. on avait aucun problème avec ça quand même. Et alors, commence, on se retrouve justement parce que c'est peu de temps après le lycée, et ta notoriété va grandir très très vite avec un énorme cool projecteur avec été 85, comment on passe justement de presque lycée 1 ou sorti lycée à tout de suite dans la lumière, une nomination en ces arts, est-ce que. est-ce que c'est facile à vivre, est-ce que ça change beaucoup de choses dans ton quotidien? Bah, alors je sais pas, moi, la réalité, c'est que ça a changé très peu de choses dans mon quotidien, c'est-à-dire que le film sort, là, il y a eu toute la promo, il y a quand même beaucoup de lumière, des interdits, des trucs, mais à par ça, une fois ça, passer, j'ai repris mes cortéatres que je faisais, j'ai re-continu à passer des castings, il y a eu le Covid, donc en fait, non, attend, le Covid, c'était avant la sortie, c'était avant la sortie, non, non, donc je fais le tournage, je continue en fait après à passer des castings, je fais les cortéatres, après il y a le Covid, la sortie en salle, la pendant la sortie en salle, c'est quand même quelque chose parce que d'un coup, il y a surtout énormément d'attention et de. et de compliments aussi, de trucs qui sont assez inhabituels, mais une fois ça a passé, en vrai, la vie reprend, la vie reprend et je ne suis pas du tout ça, et puis j'arrive pas de non plus à un niveau de notoriété où, en fait, j'arrive juste quand je sors parfois, à ce moment-là, quand le film vient de sortir, on me dit, je viens de voir le film, bravo, on parle un peu, mais c'est tout, et en fait, c'est juste agréable, et juste impression d'avoir un petit truc, mais ça ne change pas à tant de choses que ça, c'est plus avec le temps que je comprends ce que ça change, c'est-à-dire que petit à petit, bah, je veux au casting et les directeurs de casting, on veut le film, donc comment parle, c'est la petite, je crois, des gens du milieu que j'aime bien, je vais leur parler, puis ils me connaissent un peu, c'est des petits trucs comme ça qui, petit à petit, te faire réaliser, prendre conscience que, bah, il y a des choses qu'on changeait, mais la réalité, c'est que, en même temps, je dis ça, mais je commence aussi, je me souviens, je commence aussi à être invité à des soirées, et ça m'a marqué, au début j'avais un peu un rejet de ça, parce que je commençais à être invité à des soirées, je savais que si j'avais pas fait un film, je n'aurais jamais été invité à cette soirée, et du coup, j'avais un peu une sorte de colère vers ces gens-là, d'un coup qui commençait à me inviter, parce que j'avais fait un film et qui m'aurait jamais donné l'heure, tu vois, si j'avais été entre guillemets, parce que je déteste ce terme personne, tu vois. Donc ça, c'était un peu un rejet pour moi au début, mais quand même, moi, ça, puis il y a eu un truc aussi où, c'est surtout après le tournage, j'ai eu un peu un truc où il m'avait atteint les cheveux en blanc, en soit pour le film, je finis le tournage, c'est l'été, je me sens bien heureux, panouille, j'ai cheveux blanc, je suis bronzée, j'ai passé un bel été, quoi, c'était, je me sentais bien et tout, mais après voilà, ça reprend, c'est des hauts, des bars, des rôles qu'on essaie d'avoir, qu'on n'a pas, des déceptions, des rôles qu'on a, on est heureux, et en fait, effectivement, je me rends compte que j'ai peut-être une petite facilité du coup, un avantage pour avoir certains rôles, c'est-à-dire que si je réussis de casting, du coup, les producteurs, ils vont peut-être être un peu plus content, s'il résateur me veut que si c'est quelqu'un qui a encore rien fait, mais en même temps, du coup, on met très vite dans une case aussi de Bomba, je me suis un par exemple pour la passagère, il voulait, la réalisatrice ne voulait pas que je passe le casting, et ça m'arrive encore aujourd'hui très souvent que des réalisateurs ne veulent pas me voir, parce qu'ils connaissent déjà ton travail, parce qu'en fait, ils m'ont vu dans des films, et je comprends, ils m'ont vu dans des films, et ils n'ont pas vu leur personnage, et ils ont vu quelqu'un qui n'est pas leur personnage, et ils ne me visualisent pas dans leur rôle, parce que je comprends parce que tout le paradoxe est que c'est là où moi ça commence à m'intéresser, parce que si tu m'as pas vu dans ton personnage, c'est que c'est quelque chose que j'ai pas encore fait, donc ça peut être intéressant pour moi en tant qu'acteur d'aller y chercher ça, mais du coup, souvent, il y a des castings auxquels les portes sont fermées, les assas du coup, et pour la passagère, mon agent du coup pousse, pousse, pousse, pour que je passe le casting, finalement, je le passe en secresse en même que la réalisatrice sache, avec Marlène Theroux, une très bonne directrice casting, qui m'a aussi casté pour le film avec l'organissement, d'ailleurs, et donc je fais les essais, et elle voit que je suis effectivement très différent, dedans, il était 85, en tout cas, dans le jeu, elle montre à la réalisatrice, qu'ils disent "Ah bah putain, en fait, effectivement, il est très différent, elle me voit, elle me prend, et ça ça m'a encouragé dans le film, me dire "OK, ce que j'ai joué, ça n'est pas ce que je suis, et je le savais déjà, mais le fait d'avoir une sorte de preuve concrète, de confirmation, voilà, ça m'a aussi encouragé, mais une sorte de lutte constante par pétuelle pour essayer d'aller chercher des rôles qui ne sont pas dans la linee et de ce qu'on fait, parce que forcément, forcément pour ça toi, pour ce qu'on a pu voir de toi, ou ce qu'on visualise de toi. C'est vrai que parfois on a peut-être plus de mal à se projeter quand on est trop défini par un rôle, peut-être, et donc ça c'était un film d'éloïse péloqué qui n'y pas de bêtises, et donc après, il y a plein de films qui vont arriver, donc ils sont enchaînés supreme où tu jouais le rôle de Sébastien Farant, ce sont enchaînés, donc la passagère, mon crime, rien à perdre, ni chède, ni maître, une vie rêvée, le domaine, il y a plein de films qui arrivent d'un coup, est-ce que ça rassure le comédien que tu es, de te dire que maintenant tu es, tu es demandé, que tu es pris pour plein de films, tu as même été nommé au César, est-ce que ça rassure ou est-ce qu'au contraire, ça m'est une pression supplémentaire, parce qu'on n'a pas envie de se voir les gens avec qui tu vas travailler ensuite. - Bah alors, il y a une réalité pour les comédien, qui est que même quand on voit un acteur qui fait un ou deux films par an, ce qui est beaucoup, mais en vrai, 8 mois du temps, il est chez lui, il est chez lui, il sait pas quoi foutre, et quand t'es chez toi avec d'un coup pendant 1 mois, 2 mois, t'as pas de nouveaux projets de trucs, et bah tu commences, surtout que moi, je me suis jamais considéré comme particulièrement talentueux, je n'ai plus le temps pas, je me suis jamais considéré au-dessus d'un acteur, donc en fait, quand d'un coup pendant 1 mois, 2 mois, t'as pas de projet, va vite rapidement, t'en vois, tu dis bah, ça y est, en fait j'ai eu de la chance d'avoir fait ça, mais c'est fini, au final on est souvent assez dramatique, et j'ai en par avec Cecil Lefrance qui me disait la même chose, elle me disait quand j'ai tourné justement sur la page s'est déjà réquête, elle a me disait, encore aujourd'hui, si pendant 3 mois, j'ai pas de proposition, je me dis que c'est la fin, ça y est, et c'est ce que c'est, c'est toi, elle a tonne avec Clint Eastwood, et c'est Cecil et elle tourne tout le temps, elle tourne tout le temps, c'est tellement talentueuse, et tellement fort, voilà, donc il y a ce truc là où, en fait, on est, je pense qu'on est rarement rassasié, mais j'ai quand même eu de la chance d'avoir une sorte de, je pense, des parents qui m'ont donné de bonnes valeurs, une bonne éducation, qui fait que j'essaye tous les matins de me concentrer sur ce que j'ai plutôt que ce que je n'ai pas pour pas me sentir dans une sorte de constante non-sacété, et donc je suis constamment dans, mais c'est une sorte de travail quand même, parce qu'il y a tellement de projets qui se font tout le temps, dont en parlant quand acteur, puis tu commences à rencontrer plein de jeunes acteurs, et par la force des choses, par naturellement sans le vouloir, tu te mets à traîner avec plein acteur, et moi aujourd'hui, il y a 80% de mes potes, c'est des acteurs, alors que j'aurais préféré que ça ne soit pas messé comme ça, et donc t'entends tout le temps des nouveaux projets et des trucs, et donc forcément, en tant que jeune acteur, t'es là, tu es là, ça ça pourrait être cool, t'as, c'est un envie, c'est un, mais en fait, tu fais ce que tu fais, et tu fais pas les autres, donc c'est une sorte de continuelle boulot, de souffler, de respirer, et d'être patient, d'attendre, et d'être présent quand c'est ton moment, mais effectivement, la vraie différence entre aujourd'hui, et quand j'ai fait, j'aurais été 90, qui était vraiment mon premier truc, c'est qu'aujourd'hui, j'ai pas de honte, et je conserve, c'est mon boulot, tu vois, je conserve que je suis acteur, et que c'est mon travail, et que je l'assume, alors que quand j'avais fait, vraiment, était 90, je me, je me voyais comme une sorte d'intrus, et pour moi, c'était un premier film, et c'était peut-être le dernier, totalement dernier, ça, ça me la suit longtemps, à chaque fois, je fais un film, et c'est peut-être le dernier, donc il y a ce truc là qui a changé de se dire, bon bas, aujourd'hui, je le vois sur, je me dis dans 40 ans, voilà, j'espère que je fais, faire des belles shows sur les 40 prochaines années, là où, quand j'avais fait, t'es 90, j'ai un peu d'horreur, et moi et des mois, j'd'en mets la nuit, je me disais, bah, c'est peut-être le plus beau projet, en tant qu'acteur que j'aurais de toute ma vie, quoi. Oh, heureusement, il y en a eu plein d'autres deux puis? Ouais, mais je sais pas si tu as ce que je veux dire, c'est quand quelque chose t'arrive de superbe, et que. Ouais, et peut-être aussi la peur que ne pas trouver un aussi beau projet, un rôle aussi fort. Donc tu as été nommé au 16h pour été 85, tu as déjà aussi prénommé pour le film rien à perdre, si je dis pas de bêtises, et donc là, à nouveau, pour le film, les preuves du feu, tu es donc prénommé à la sérmenie des aires, d'ailleurs, il y aura la soirée des révélations, alors je sais pas au moment, le podcast sera diffusé, en tout cas, c'est le 19, tu as déjà ton parent ou ta marraine, tu sais, qui va t'aupenir? Ouais, je sais. On a le droit de le savoir, on a ce que je voulais dire. Franchement, je me suis balancé avec lui, hein? Et c'est parti? Est-ce qu'on ferait pas un petit guest? Tu veux? Je te fais "guest". Vas-y, alors est-ce que c'est quelqu'un avec qui tu as déjà tourné? Attends, attends, attends, t'as 5 questions, parce que c'est. 5 questions, ouais, ouais, oui, sinon c'est trop, c'est vrai, c'est trop facile. C'est pas grave, la première, je l'attends quand même, est-ce que c'est quelqu'un avec qui tu as déjà tourné? Non. Est-ce que c'est une femme? Non. Donc je n'ai pas demandé si c'est un homme, normalement, ça devrait être ça, est-ce que c'est un réalisateur? Non. Ok, donc ça réduit, il me reste plus que deux questions, ça n'a pas été facile. Mais là, si tu regroupes, du coup, c'est un homme acteur. Un homme acteur, mais il y en a quand même un paquet. Ouais. Il y en a quand même un paquet. Je te donnerais un à 10 avant ta dernière question. Ce gentil. Est-ce qu'il aurait déjà pu jouer à la comédie française? Non. Non, ça réduit encore un petit peu, mais pas tant que ça. C'est un peu de niro. J'arrive bien, mais qui est-ce qui est un peu notre berde de niro ici? Notre berde de niro? Ah, on en a quelques-uns quand même qui se donnavent fond dans le rôle. Qui est international? International en plus, dans son cassel? Non. Ça aurait pu. Non, ça aurait pu, mais. International, et ça veut dire de ne pas fond, qui on peut avoir? Ouais, aussi, on s'allait être chiant pour le ziteur. Dans le monde, les universités, les universités, ta? Ta rhyme. Un croyable. Un croyable. Donc ta rhyme sera ton parent. Voilà, exactement. Ah, c'est la classe. La classe d'arrivée. Avec ta rhyme. Et donc, tu es donc prénomé au César pour ce rôle, dans le magnifique film les preuves du feu, où tu joues le rôle du go. Donc en gros, pour faire l'histoire très rapidement, on suit un peu les premières vacances de ton personnage Hugo avec Queen, qui est donc sa petite amie. Il y a quand même une sorte de petit fossé, de classe aussi. Je pense que le film parle beaucoup de ça, comme si ce couple était un petit peu mal assorti, en tous les cas, en apparence, mal assorti. C'est un film qui parle des apparences aussi, que l'on veut bien vouloir montrer, de tout ce que l'on veut aussi pour cacher. C'est quoi ton rapport à ta propre image, et on en parle un petit peu tout à l'heure, au regard des autres? Bah, c'est quelque chose qui est voulu constamment, qui change, mais qui va que dans le bon sens, dans le sens de l'apaisement, et dans le sens d'être ok avec le fait de pas tout le temps, être en démonstration et impressionnée. J'ai longtemps été dans une recherche de séduction qui n'était pas une séduction dans le sens de séduction amoureuse, mais dans le sens d'une séduction d'avoir un besoin de soit faire rire, soit amusé, soit qu'on se dise "ah mais il est cool ce gars", enfin plein de choses comme ça. Et plus le temps passe, plus j'arrive à être uniquement dans ce que je veux dire et dans ce qu'on me dit. Ça s'appelle un petit peu en tous les cas, et je ne me dis que j'écoute sur tout ce qu'on me dit, et j'essaye de répondre en étant le plus insère possible, là où avant j'avais des questionnements, peut-être, sur "qu'est-ce que je renvoie", ça c'est dans ma vie personnelle, et c'est très agréable, parce que du coup ça a pèse, et ça enlève d'une sorte de voire et de poids, et en même temps je sais que tous ces besoins de contrôler ce que je renvoie, qui ont été quelque chose d'assez fort dans toute ma vie, mon aussi permis, vraiment, aujourd'hui, de développer en tant qu'acteur. C'est ce qui a fait que j'ai pu être acteur en vrai aujourd'hui, parce que, par contre, quand je prends un rôle et quand je me mets dans un rôle, la question de qu'est-ce que ce personnage renvoie, qu'est-ce que ce mec renvoie, qu'est-ce qu'il essaye de montrer de lui, tout ça, toutes ces choses-là, c'est du coup des choses que moi j'ai tellement fait, personnellement en essayant de plaire et aussi ça, que du coup c'est quelque chose que j'ai pu développer. Je pense qu'il y avait été tout le temps dans cette sorte de s'impicider, puirter, et aucun besoin de contrôler ce que je renvoie, je ne saurais peut-être pas intéresser le métier d'acteur, par contre, j'aurais peut-être plutôt juste voulu être les auteurs ou scénaristes ou autre chose. Tu l'as envie d'ailleurs que tu peux avoir d'écrir de réaliser toi-même? Ouais. Ça va être affiné des projets que tu peux te développer? Là, je suis à fond dans un projet personnel que j'espère, c'est un cours moyen-métrage, et j'espère, normalement, je dois le tourner cette année. C'est mon objectif, là, ça fait bien un an des oeufs sur le scénar, donc j'ai une tourner cette année. Écoute, on a du bois ici. J'ai très cool. J'ai toujours toi. Ouais. Tout à l'heure, on parlait justement. Alors, j'ai mis du temps avant de trouver ta raïme et quelqu'un qui s'implique à fond dans ses rôles, mais je pense qu'on peut aussi le dire de toi, parce que si je ne dis pas de bêtises, donc pour ce film là, pour les preuves du feu, tu en amont, pour ce personnage qui devait aussi faire de la musculation, donc tu as été toi aussi à la salle pendant plusieurs mois pour faire de la musculation, c'était aussi dans rien à perdre, où tu avais là pour le coup perdre du du poids. Non, rien à perdre, c'est pris du poids. Prie du poids, oui. Alors, autant, rien à perdre, c'était le titre, donc t'as un petit peu fait l'inverse du titre, et donc là, tu as pris du poids, donc muscul pour un et prie de poids pour l'autre. Donc c'est déjà une implication assez importante, parce que mine de rien, de Niro, aussi, on en parlait aussi un peu de t'aleur, prenez aussi pas mal le kilo pour Raging Bull, est-ce que c'est une façon aussi pour toi de vraiment investir le personnage et de t'en créer un petit peu dans le personnage vraiment? Ça, je pense que ça rejoint, mon côté, l'ambition que j'ai en moi, je pense, c'est ça rejoint mon envie et mon espoir profond de faire de grandes choses, et comme je ne poussière pas du tout, du tout, du tout être ingénie, mais genre vraiment pas du tout. Et bien, je me dis, le moyen pour moi de pouvoir accéder à quelque chose de plus fort et plus grande, toujours plus, elle est plus loin dans mon travail et faire une performance qui va être encore plus puissante peut-être, et bien, ça va être de l'investissement, en fait. Et parfois, il y a des rôles qui demandent ces choses-là, parfois non, mais je sais qu'en ça passe par le corps et qu'en fait qu'on s'encore change d'un coup, il y a quelque chose de très fort et très beau, je trouve qu'il fait que, en fait, comme c'est plus son corps habituel, c'est vraiment le corps, un nouveau corps qu'on associe du coup au personnage. Et que moi, ça m'a fait ça du coup sur ces deux rôles, j'ai associé les nouveaux corps que j'étais en train développé au rôle, ce qui me permettait d'avoir une sorte de dissociation très forte, qui faisait que je pouvais vraiment laisser place au personnage sans être fou du tout. Mais juste, je me dis bah, là, c'est plus pas, je sens que mes mouvements sont altérés. Et en fait, ça devient les mouvements du rôle et ça me met à la croyance, parce que en ça, c'est le but final, c'est d'y croire soi-même, à fond, quoi, totalement, d'y croire et de ne pas douter de ce que tu es en train de dire. En vrai, c'est le but final. Et en arge du tournage, je crois avoir lu que tu ai écrivé beaucoup le matin. Est-ce que c'était en tant que phélique, c'était en tant que Hugo, est-ce que tu… Non, c'est phélique, ce qui se réveille et qui veut travailler, et contacteur seul chez toi, ce n'est pas forcément facile de savoir comment travailler, donc ça peut être des trucs physiques, comme je disais, où ça peut être autre sur le scénario et tout. Mais j'aime bien aussi prendre un carnet, et pendant, je crois que je me dis trois ou quatre pages tous les matins, j'écris juste ce que penserait le personnage. Mais j'écris juste, c'est nu la chien, ce qui s'est écrit, ça n'a aucun intérêt à rien. Mais sinon, c'est des phrases, j'écris, juste les pensées du personnage. Ok. Et ça me permet de voir aussi à quel point je suis allé loin dans des choses, ça me permet de… du coup, naturellement, il y a des choses qui se précises. Mais je donne un exemple, si typique, si je joue demain, je vais jouer un boxeur, par exemple, j'ai le plus cliché possible, j'ai joué un boxeur qui doit absolument gagner son premier combat. Et bah tous les matins, je vais écrire, et je vais potentiellement, je sais pas, je vais faire un en trainement demain, il faut que je bosse mes coups latéraux, si ça, et tout, et puis quand même, je sens que personne ne croit que je vais gagner ce combat, mais du coup ça. En fait, c'est que des trucs, juste qui sont des pensées du personnage potentiel, qui me permettent, moi, du coup, de muscler ma capacité à rentrer dans sa tête. Donc, c'est un truc plus psychologique, mais ça m'aide aussi, j'aime bien parler de quoi, la tête et le corps. Du coup, t'en as la tête Raging Bull 2, alors, à peu près. Non, mais en fait, le truc, c'est comme des neuroles à fait, il y a tellement longtemps, c'est presque aujourd'hui, ça pourrait, moi, j'avais presque l'impression que c'était un peu reingard, tu vas te prendre du poids pour un rôle, enfin, il y a tellement de gens qui ne comprenaient pas pour acheter ça, et je comprends, et c'était presque, j'en avait presque un peu honte, parce qu'en avait eu de faiblesse, tu vas pas en acteur de dire, bah, et en fait, tu peux pas jouer, t'es obligé de prendre 20 kilos, mais en fait, moi, c'était vraiment l'expérience personnelle, et ça me, quand même, ce qui est extraordinaire avec le métier d'acteurs, c'est de se mettre dans la peau de quelqu'un qui n'est ne pense pas comme toi, et ça te permet vraiment d'élargir ton, ta compréhension de l'humain, et du coup, de développer ton empathie, si par exemple, j'avais joué pendant un film entier, un podcasteur comme toi, et que pendant plusieurs mois, je m'étais entraînée à faire des podcasts, j'avais même fait un peu des podcasts avec des amis pour m'entraîner, et bah en vrai, je pense que là, je n'aurais plus d'empathie, non, mais juste en face de toi, tu mets vos crèves même encore plus de choses, et j'aurais encore plus d'empathie envers toi, et je te comprendrai encore mieux, je sais pas ce que j'ai dit, et genre toutes tes trucs, ou d'un coup, tu regardes ton texte, si tu essayes de gérer le rythme et tout, et bah peut-être que je capteurais encore mieux, je sais pas ce que j'ai dit, parce que. Oui, bien sûr. Donc c'est toutes ces choses-là qui sont belles, parce que c'est une sorte de, au cher, voilà, de comprendre le monde autour de soi. Alors ton personnage du gauche, justement, il est toujours un petit peu dans un entre-deux, parce qu'il n'est pas aussi riche que ses amis, mais il n'est pas aussi totalement d'un milieu aussi populaire que celui de Queen, donc il y a toujours peut-être un petit peu même un sentiment de honte, parfois dans cette relation, tu sais pas, ton personnage ne sait pas si il peut l'assumer pleinement en tout cas aux yeux de ses amis, et il y a un sentiment aussi d'exclusion que ce soit pour elle comme pour ton personnage, est-ce que c'est quelque chose que toi, l'exclusion que tu as pu vivre ou que tu as pu faire vivre, est-ce que c'est quelque chose que t'es familier? L'exclusion un petit peu, parce que j'avais un groupe d'amis, une dizqu'un zaine au collège, et quand je suis arrivé, on est arrivé au lycée avec mon verre pot, on a été les deux seuls qui voulaient pas se mettre à fumer de la beu, tout le monde s'est mis à fumer de la beu, mais du coup, comme vous ne voulez pas nous, ils sont décidés qu'on n'avait aucun intérêt à aller à leur soirée du coup, donc on a commencé à ne plus du tout être invité, à plus du tout, même être amie avec eux, donc on s'est retrouvé vraiment à deux, alors qu'avant on était dans un groupe de potes, donc ça c'était un ouais, ça c'était une exclusion que j'ai vécue, après voilà, quand j'ai le scénario, je reconnaissais en fait les sensations même, parce que c'est beaucoup sur l'exclusion, mais c'est aussi beaucoup sur le besoin de plaire et la capacité à changer sa manière d'être pour plaire, et ça c'est ce que je te disais tout à l'heure, c'est quelque chose aussi que j'ai fait, que je pense que tout le monde a fait, et que tout le monde fait même un peu constamment sans s'en rendre compte même, avec nos proches, et justement quand d'un coup on le fait pu, c'est une sorte d'expression peut-être d'une fatigue ou de quelque chose, je ne sais pas, mais en tout cas c'était des sensations que je reconnaissais, et c'était intéressant, mais c'était un personnage dur et gros, je trouve, surtout au début, pendant le tournage après ça allait, et même c'était très agréable, mais tout cas préparation était très dur parce que tout ce qui se passait en lui n'était que dans sa tête, tout était dans sa tête, et tout ce qui disait c'était un résultat de ces analyses de pensées, c'est-à-dire qu'ils voient dix personnes, ils l'analysent la situation, qu'ils pensent quoi, comment ils me trouvent physiquement, est-ce que si ça, si ça, et une fois qu'ils s'est dit tout ça, ils dit "Bon bah, et du coup, et bien, c'est truc, mais en fait tout ce que j'avais à jouer était dans la tête, c'était des pensées, tout ce que j'avais à jouer, c'était des pensées, c'est la première fois que j'avais un rôle ou vraiment, c'était autant de que de la pensée, de la pensée, de la pensée, c'est pas du tout démonstratif, c'est très subtil. Et même si c'est dur parce que jouer des pensées, ça veut tout rien dire en fait, et puis ça peut vite être psychologique et ça peut vite être, mais il y a eu des moments très beaux sur ton âge, ou pour les premières fois de ma vie sur un plateau, ou vraiment j'avais la sensation de toute l'on de la scène, d'avoir que des pensées qui étaient celles du personnage, ça c'est fort quand on réussit à être dans sa tête, mais être dans le rôle, c'est plus dur. En vrai, je trouve c'est beaucoup plus facile d'avoir un truc physique à faire et d'être dans le rôle parce que si ton personnage n'est pas même juste si il fait que crier, et ben, quand tu cries, ça tu utilises ton attention, donc en fait tu le fais vraiment. Donc voilà, tu le fais, tu fais pas autre chose en même temps. Alors si tu commences à réfléchir, tu peux vite commencer à analyser des trucs, à te regarder. Il y a la caméra, est-ce que si ça est d'un coup sortir du rôle, mais il y a des moments où vraiment je réussissais à être que dans ma tête, il n'est pas sortir du rôle, et ça, c'était quelque chose de très nouveau pour moi, mais c'est ça qui est intéressant, c'est qu'à chaque rôle, on appelle des choses différentes. En tout cas ce film est une pépite, on n'a pas d'extéraliser par Aurélien Père, donc les preuves du feu, ce pourquoi tu es donc prénomé à la Cérémonie des Césars, donc pareil, je ne vais pas le porter la poisse, mais je vais toucher fort du bois parce que, pour l'instant, tu peux parmi les 16 prénomés, il n'en restera plus que 5, mais quoi qu'il en soit déjà être prénomé, c'est déjà un bossigne que t'en vois le cinéma, en plus pour dire à quel point il te trouve et moi avec précieux dans ce métier du cinéma, et donc je te souhaite le meilleur, et pour terminer cet entretien, est-ce que tu as eu une définition de l'art, qu'est-ce que ça évoque pour toi l'art? Ouais, je sais, c'est pas la question la plus facile, c'est pour ça que c'est la dernière, tu vas à quatre heures. Je vais te dire quelque chose qui va relier aussi le projet que je souhaite réaliser cette année, justement. Je pense que l'art c'est une mémoire collective et un partage, voilà. Je laisse ce silence qui est comme celui de Mozart encore de "Felix le Faire". Merci beaucoup, cher "Felix" pour ton temps et pour cet échange que je crois précieux, et encore une fois "Mert" comme on dit pour les acteurs, pour cette Cérémonie, et pour cette soirée des révélations et aux plaisirs de suivre tes prochains projets. À bientôt, cher "Felix". Merci, merci beaucoup. Merci à toi.
Podcast Summary
Key Points:
Déclencheur de la vocation
Confirmation du choix de carrière
Rôle charnière avec François Ozon
Impact de la notoriété
Summary:
L'entretien retrace le parcours de l'acteur Phelix Le Faivre, depuis ses débuts. Son déclic pour le jeu survient à 13 ans dans un cours de théâtre, où les encouragements d'une professeure lui font prendre conscience de son potentiel. Sa vocation se confirme lors d'un stage à la Comédie-Française, où il observe la réalité du métier.
Peu cinéphile dans sa jeunesse, il découvre le cinéma plus tard. Un tournant majeur est son casting pour François Ozon dans *Été 85*, qu'il obtient presque par hasard, sans connaître initialement le réalisateur. Ce rôle, pour lequel il a été nommé aux Césars, marque un nouveau départ professionnel et forge une relation de confiance avec Ozon.
L'acteur évoque également l'impact modéré de la notoriété sur sa vie quotidienne, notant qu'elle offre des opportunités mais peut aussi le cantonner dans une certaine image pour certains castings.
FAQs
Son déclic est survenu lors d'un cours de théâtre à 13 ans, où une professeure exigeante l'a encouragé, lui donnant le sentiment d'être à sa place. Cette expérience lui a offert un exutoire et un plaisir d'expression qui l'ont convaincu de poursuivre.
Il n'était pas cinéphile dans son enfance, regardant surtout des séries familiales. Sa cinéphilie s'est développée après le bac, en suivant des cours de cinéma et en fréquentant assidûment des rétrospectives, découvrant ainsi les classiques et analysant l'art cinématographique.
Il a passé le casting sans connaître François Ozon, interprétant mal une scène par manque d'informations. Après avoir demandé à repasser, il a été rappelé pour une rencontre, puis a obtenu le rôle, marquant un second départ dans sa carrière.
Non, cela ne lui a posé aucun problème, car il venait de quitter le lycée et avait mûri. Plus jeune, à 16 ans, il aurait pu avoir des appréhensions dues au regard des autres, mais à ce moment-là, il était totalement à l'aise.
Cela a peu changé son quotidien ; il a repris ses cours de théâtre et castings. La notoriété a surtout apporté des compliments ponctuels et une reconnaissance progressive dans le milieu, mais sans bouleversement majeur, malgré quelques invitations sociales initialement mal perçues.
Le théâtre a été déterminant, avec un premier cours à 13 ans qui lui a donné confiance. Un stage à la Comédie-Française en troisième lui a ensuite confirmé son désir d'en faire son métier, en voyant des professionnels à l'œuvre.
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