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5. Frédérique : l’indonésien, la langue oubliée

23m 39s

5. Frédérique : l’indonésien, la langue oubliée

Frédéric, une réalisatrice de 27 ans née en Indonésie, a perdu sa langue maternelle, l'indonésien, après son déménagement en France dans son enfance. Bien que comprenant toujours sa mère, elle a cessé de parler la langue, créant une barrière dans leur communication. Des années plus tard, son travail cinématographique en Indonésie et le désir de connecter avec ses racines la poussent à réapprendre l'indonésien via l'INALCO. Elle découvre une différence entre la langue familiale orale et la forme formelle apprise. Ce parcours, qu'elle décrit comme une seconde naissance, lui permet de retrouver un accès à sa culture et à sa famille, notamment à travers la cuisine et les chansons. Cependant, des blocages émotionnels subsistent, la langue restant associée à l'intime et à l'enfance. Son objectif est de pouvoir réaliser des films et diriger ses acteurs en indonésien, achevant ainsi une réconciliation personnelle et professionnelle avec cette part d'elle-même longtemps mise de côté.

Transcription

3714 Words, 20988 Characters

French
Je m'appelle Frédéric, j'ai 27 ans et je prends en Donnesia en Linaalco. Na ma saia frédéric, au Montsaya, doit pour l'autre jour. Dans saia, ma saia, dans la saia, on ne trouve pas la jada, ça a une donnesia. Je suis le saie, ma s'est. Pas de la monnaie, editing. - C'est la? - C'est la dégoulée. Je teigne à ceux d'asse la saie, ta piscarane, la saie editing. De quoi rêve les gens qui apprennent des langues lointaines? Et jusqu'au peuf telle les conduire. - Ma vie ma langue. Ma vie ma langue. A tu perds du ta langue, pendant longtemps, Frédéric n'arrivait plus à parler l'in donnesien. La langue de cette archipel d'asi du sudeste qu'il a vunêtre. Elle la rejette brutalement vers trois ans lorsque sa famille est venu s'installer en France, le pays de son père. Il y a quelques années, après des études d'art, Frédéric est devenu réalisatrice. Elle vit toujours en France. L'Indonnesia, le pays où elle tourne tous ses films, mais comment se faire comprendre par les acteurs indonnesiens que l'on dirige lorsqu'on est devenu tellement française qu'on ne parle plus leur langue? Aline Alco, par le cinéma, la cuisine et ses amitié, Frédéric se lance à la recherche de sa langue oubliée, avec un rêve. Diriger les comédien de ses prochains films en indonnesien. Cette apprentissage a aussi tout d'une seconde naissance. C'est la singulière aventure que Frédéric nous raconte, assise sur son futon par une journée plus vieuse. Dans la vie, le rêve serait que je puisse réaliser et diriger mes acteurs et mes actrices en indonnesien et pas en anglais. De façon professionnelle, après le lit de parler avec ma famille en indonnesien, c'est sûr. Jusque pouvoir être en indonnesi, sans être bloqué par une barrière. Moi, je suis né en indonnesie. C'était même ma première langue. J'ai entendu dans le ventre de ma mère et quand je suis sortie, c'est le langue que j'ai parlé et le français arrivait vraiment après quand je suis lui en France à trois ans. On est arrivés en France pour l'école en fait, pour que je puisse suivre une question française. J'ai grandi au même endroit dans le vercor. La côté de Grenoble, dans les montagnes. Le vercor, c'est parce que mon père y était. C'est là tout y venait, des montagnes. Mon père est français, ma mère est indonnesienne. Et donc, ce qu'on va raconter, c'est que je génierais ma mère en fait, pendant un moment. Il y a eu tout un moment où je parlais plus et je génierais ma mère. Et donc elle s'est mise à parler, à prendre le français, à me parler le français et petit à petit, du coup, je me suis remise à parler et lui répond en français. Et quand elle essaye de me parler en donnesien, je vais répondre en français automatiquement. Donc je comprenais tout ce qu'elle disait mais je ne voulais pas parler. Et c'était quoi par exemple les expressions fortes que vous entendiez? Alors ce qui reste du coup à la maison, c'est les ordres. Donc en gros, va te brosser les dents, va te coucher, va te doucher, va te prendre ton bain, donc va te brosser les dents, c'est Gossard Gigi, Ayoffred, Mandy, va prendre ton bain ou ta douche, va te laver. Ayoffred, c'est l'heure de dormir. Vous pourriez ne chanter une chanson, un extrait d'une chanson de votre enfance quand vous étiez petite. Oui, de ce que je comprends, du coup c'est un souvenir, je n'ai pas vraiment revérifié. C'était. J'avoue t'inguer. Moi, dans ma tête, quand je l'ai chanté, j'imaginais vraiment les étoiles, ça parle de toiles du ciel qui est bleu. Et que moi j'ai envie d'aller danser, enfin voler et danser avec les étoiles. Je les images là, en fait, avec les quelques mots. Donc je me souviens. Mais ma mère l'a vraiment coupé, en fait le lien de toute ce qui est culture. Je n'ai pas du tout. Si il y a eu la cuisine avec ma mère, mais sinon le reste, je l'ai appris ailleurs, en fait, je suis le cherche ailleurs. Pour moi, est-ce que vous vivez la pisance de cette langue? Ben, au début, bien, c'était même plutôt. Moi, je t'ai contente. Je pense que je t'ai contente d'apprendre le français, de savoir parler français, d'être comme tous les autres enfants de l'école, quoi. Et j'ai pas du tout perçu ça comme un manque. C'est vraiment venu plus tard quand on est retournés en l'endonaisie, je me contente que je ne pouvais plus communiquer avec mes tantes, mes cousins. Et qu'en fait, je me mettais à leur parler en français et que eux comprennaient pas. Donc il l'a fait inverse et que je ne parlais pas anglais. Maintenant, je ne leur parlais anglais, malheureusement anglais et indonaisiens. Mais je leur parlais comme un enfant de trois ans, en fait. Je me suis rendu compte de ça et que ça m'embété de m'exprimer comme un enfant de trois ans alors que mes cousins, qu'elles me mâchent que moi, 8 ans, ils parlaient comme des enfants de 8 ans et j'étais incapable d'avoir des conversations autre que. je veux manger ça, je veux faire ci, je veux dormir, je veux fatiguer. Je ne peux pas raconter une histoire, par exemple. Je n'avais pas le vocabulaire pour ça, ça change ouais. Là, il y a des livres pour enfants à côté de nous sur votre lien. Alors, qu'est-ce que ça fait exemple? Je n'ai pas eu quand j'étais jeune, on les a offert là, il n'y a pas longtemps. Un ami qui bosse en cette maison d'édition et qui les a trouvé. Là, par exemple, on retrouve procéder dans. Et en fait, vu que c'est à l'écrit, c'est pas Gigi comme elle me disait ma mère, c'est Meng Gigi. Il y a le pré-fix qui vient. Donc c'est plus soutenu, en fait, c'est plus formel. Qu'est-ce que ça fait? C'est un petit tigre qui va se coucher. En fait, le livre, c'est pour au moment de dormir. Donc ça dit, "Stu la maquane, ma lame, à coup, me miller beaucoup, chéritat." Après avoir mangé, après avoir dîné, je choisis un livre, un livre d'histoire. Maintenant, c'est Gigi. À chaque fois, on voit le petit tigre en 32, des choisir son livre de se brasser les dents. Donc, il se brosse les dents, me maquet et piamas, je m'empi j'aime. Et il va dans son livre, donc c'est Nike que t'aime pas de tes doules. C'est de rôle parce que si je traduis une mot pour mot Nike, moi, ça veut dire monter, en fait, grimper, aller au dessus. Donc ça fait vraiment, parfois, j'ai des interprétations comme ça, à je grimpe dans mon lit, je monte dans mon lit. Quel est votre déclic pour vous inscrire, Aline Alco? Alors, j'ai commencé en faisant un film, en fait, à Joe de la Carthage, qui est une ville à Java. Et donc ça a commencé où j'ai fait un film là-bas et j'avais besoin de notre aductorie, de l'actrice, pour avoir des sous-titres français. Et en prenant en contact avec des étudiants qui étaient là-bas, je me suis rendu compte que l'offre de cours était génial. Et donc, je me suis inscrite, c'est grâce à eux. En fait, ce que je suis là. C'est quoi l'un de lesiens que vous apprenez à Aline Alco? Aline Alco, on apprend la langue plutôt formale. En fait, il y a plusieurs niveaux de langue. Moi, ce que j'ai appris, ce qui m'a été transmis par la famille, c'est plutôt la langue, enfin une langue orale, familiale, et Aline Alco, c'est très formelle. Il n'y a pas les mêmes préfixes, c'est les mêmes affixes, en fait. Par exemple, les verbes, à l'oral, on va pouvoir les dire sans affix. Alors que dans le langage formel, les mêmes à l'écrit, dans les livres, il y aura un préfix en fait avant. Et alors, qu'est-ce que c'est un affix? C'est un préfix? C'est ce que vous aurez un exemple pour comprendre? Je peux me regarder un livre pour m'aider. Qu'est-ce que je pourrais dire comme mot? C'est quoi, ce livre? Alors, ça, c'est un dictionnaire de poche, français endonaisien, qui a assez vieux parce que c'est sûrement mon père qui a dû l'acheter quand il est en endonaisie. Peut-être que ton mot y a rencontré ma mère du coup. Il faudrait que je trouve un verbe. Par exemple, tombé, c'est Jato. C'est comme ça que je l'ai toujours perçu moi quand j'étais petite, même aujourd'hui, du Jato. Mais à l'écrit, on va rajouter "mane, mane Jato". Ce qui, du coup, change juste la prononciation, mais pas le sens. Ouais, le sens, c'est le même. Ça change peut-être l'adresse selon la personne à qui on parle. Si on écrit, c'est le contexte en fait qui va changer ça. Et alors l'endonaisien que vous apprenez, on le parle dans toute l'endonaisie où il y a d'autres langues. Le javanais, par exemple. Alors, du coup, ça, j'ai compris grâce à l'histoire. Donc c'est un archipel, l'endonaisie qui existe. Enfin, l'endonaisie, l'état d'endonaisie est arrivé après l'indépendance. Donc c'est un public qui était colonisé par les pays bas. Et avant, en fait, c'était plutôt des royaumes qui faisaient le lien entre les îles. Et donc, chaque île, chaque région, à sa langue. Et donc, l'île de Javal, Javane, à Balice, et le Baliné. Et puis, après, je ne connais pas trop les autres îles, les autres langues dans les îles, mais même il y a des régions où il y a un dialecte, en fait. Et au moment de l'indépendance, il va être décidé de faire une langue nationale qui est l'endonaisien. Quand on dit le barat, ça a une donnaitia. Qui mélange du coup du malais, malais c'est plutôt région sous ma trah, plutôt nord-ouest de l'endonaisie, du Javane et aussi des emprunts à l'anglais au Néraldandé, parfois au français, au portugier, parce qu'il y a aussi beaucoup eu de portugais qui sont nus. Comment est-ce qu'on appelle l'endonaisien en Indonaisie? La langue indonaisienne, du coup, c'est Baha Sa, une donnaitia. Et ça veut dire quoi? Baha Sa, l'endonaisie? Bah, parler, indonaisien. Oh, v'y coup. Moi, pour moi, je lui le dirais comme ça. Je le traduirais comme ça. Qu'est-ce qui vous fait rêver autour de cette langue? C'est vraiment pour me reconnecter avec ma famille. Et avec votre mère aussi en France, tu coupes? Avec ma mère, oui, dans le vaisseau de ces barrières de la langue, parce que elle ne parle pas très bien français. J'ai remarqué qu'avec mon père, on a des conversations très profondes qu'on développe, des arguments, on arrive à avoir des débats, c'est très simple. C'est très superficiel le conversation. Et j'ai pas le niveau en Indonnesia, pour pouvoir parler de choses très profondes, et elle commence, elle parle de mes ennuis français, mais elle n'a pas le niveau pour. On a des conversations qui sont souvent courtes. On ne parle pas beaucoup beaucoup. Ce qui a été transmis par ma mère, c'est la cuisine, parce que j'adore manger. Elle a su que c'était là une façon de me transmettre quelque chose si c'était pas par la langue ou par l'histoire. Parce que même l'histoire de la famille, j'en ai pas eu beaucoup. Je pose des questions maintenant, parce que ça m'intéresse, mais avant, j'étais assez déconnecté. Bonjour. C'est une bonne soirée. Cette passion pour la cuisine, Frédéric la partage avec son ami Río. C'était écrivain à être aducteur Indonnesia en vit en France depuis deux ans. Frédéric l'a dans français, il l'a dans Indonnesia. Je ne sais pas bien, je suis pas pas bien français désolé. C'est très bien. Bonne soirée. Ça a une Indonnesia. Ah bonne. Tu parles Indonnesia? Non. Non, je m'aimerais bien. Mais à la fin de la semaine, Río retrouve Frédéric chez elle pour préparer un repas typiquement Indonnesia. Alors là, qu'est-ce que vous faites? Alors du coup, je mets de l'huile dans ma poêle, que je fais chauffer, je fais mon huile, et je mets de. Et je la t'ai. Dans les films que vous avez réalisé en Indonnesia, j'aimerais bien que vous nous expliquez qu'elles sont les titres de ces films, ce que ça signifie, et elle frappant dans les deux films, c'est que vous filmez les gens de loin. Est-ce que c'est une façon de vous rapprocher de petit à petit justement de reprendre cette langue, de se la remémorer? C'est drôle, je n'avais pas interpréter comme ça, mais peut-être pourquoi pas? Peut-être que petit à petit, je me sentais pas de venir filmer très proche les gens. Mais que aussi, j'aime le décor, en fait, j'aime les personnes, mais j'aime voir dans quels environnements elles sont. Et alors, les titres, premier films, c'est "Gadogado". Donc c'est le nom d'une salade Indonnesienne, un mélange de légumes et de riz, avec une sauce cacaouette, et en fait, c'est un hommage à un auteur qui s'appelle "Pram tour", un auteur Indonnesien, qui lui a écrit une nouvelle, que s'appelle "Gadogado", et il explique dedans pourquoi il l'appelle "Gadogado". Il dit que c'est un mélange pour lui, d'histoire diverses et pars, et qu'en fait, pour lui, c'est la meilleure plade du monde. C'est plein de petites histoires qui n'ont pas forcément de liens entre elles, mais en fait, le lien, c'est nous qui le crions. Enfin, là, c'est la sauce cacaouette dans le plat, mais le spectateur, la spectatrice, le voie, fait des liens, seul, en fait. Et oui, c'était juste pour raconter des petites histoires, sans dramaturgie, en fait, juste raconter le quotidien de certaines personnes, et de les mettre ensemble. Et du coup, le film met à la suite de plusieurs petites histoires. Quand vous avez commencé à prendre l'Indonnesien à l'inalco, est-ce que c'était difficile, par exemple? Non, pas du tout. Alors, quand je suis arrivé en cours, c'était justement très facile. Ça a coulé de source. Et en fait, je remarquais que c'était facile parce que, je voyais les autres galérer. Parce que la grammaire elle est pas pareil, et que dans le sens des mots, pour moi, c'est évident que, enfin, lors des adjectifs, par exemple, un actif non, tout ça, ça me paraissait évident que ça soit dans ce sens-là, et en fait, les autres ne arrivaient pas. Il devait apprendre, en fait, à déconstruire le français pour apprendre à l'angue, alors que moi, en fait, c'était là. Du coup, j'avais juste du vocabulaire à apprendre, et c'était plutôt chouette. Cette langue, vous l'a trouvé plus facile que la langue française? Ouais. En fait, dans le français, ce qui est compliqué, c'est un peu plus simple. Et puis, je sais aussi que c'est connu. L'angue, c'est une langue plutôt facile. Parce que, au départ, le malais, c'était une langue qui s'apprenait très facilement, parce qu'elle servait au marchand, en fait, en un de moi, et qu'elle s'apprenait plus facilement, et qu'elle s'apprenait plus facile, et qu'elle s'apprenait plus facilement, parce qu'elle s'apprenait plus facile, en fait, en un de moi, les marchands qui arrivent en Indonesia, pouvaient l'apprendre et pouvaient communiquer facilement avec balais locaux. Et du coup, vu que l'anzenesien a repris beaucoup de termes du malais, il reste assez facile à apprendre. Pour les choses de base, les choses basiques après qu'on part dans la littérature et tout ça, ça devient plus compliqué. Et vous auriez des exemples justes nantes, choses faciles à construire comme ça? Le truc le plus simple que je vois, vraiment, les préfixes, en fait, de dire que chaque verbe n'est pas conjugué. Et sinon, il y avait d'autres mots que je trouvais beau. Mais je sais pas si c'est si simple, parce que c'est pas évident, non plus. C'est juste que ça existe comme ça, mais Matha Hari, qui est le soleil, et constitué du mot "Mata", qui veut dire "cieux" et "Harry", c'est le jour. Et je trouve ça beau. Les larmes aussi, c'est "ire" "Mata". Donc "ire", c'est l'eau et "Mata", c'est les yeux. L'eau des yeux. Et je trouvais ça beau. En fait, tu me dis que. En fait, ça rend la chose. Elle est là, quoi, c'est l'eau des yeux. Il peut être dans un mot, et en plus, comme le soleil, c'est le "l'eau du jour". Matha Hari. Comment est-ce qu'on fait pour faire revivre une langue, comme ça dans sa mémoire, pour réapprendre une langue qu'on avait oubliée? Ça, c'est intéressant, parce que j'ai l'impression que ça fait revivre des choses, mais mes petits-tits à petits, ça vient effacé. On est facé d'autres. Parce que, vu que je déconstruis, je réapprends et je réapprends mieux. C'est pas avec des petits souvenirs qui s'effacent et qui sont parfois faux, parce que j'étais aussi enfant. J'rais invente quelque chose. J'rais invente une identité. En perdant du coup, la petite enfant, de trois ans qui parlent pas très bien de nésien. Mais. Qu'est-ce que vous réinventez, par exemple? Ma face sont d'être quand je m'exprime. Je viens juste plus adulte en fait. C'est comme si une partie de moi qui était enfant et en train de grandir, du coup, avec tous vos calbulaurs en plus et de la grammaire en plus. Je t'ai capable de dire d'autres choses, je t'ai capable de poser des questions, de raconter, d'argumenter. Du coup, ça me permet d'exister. Ma auprès de ma famille autrement, quoi. Qu'est-ce que ça fait de retrouver une langue? Ça a resté un peu bloqué au fond de moi depuis plusieurs années. J'avais envie de retrouver quelque chose. Mais je me rends compte que c'est plus de la réinvention, plus une renaissance, quelque chose de nouveau, en fait, vraiment québécois. Ce que ça fait à l'âme, ça a pèse un peu de la frustration. Et surtout, je le voyais aussi avec d'autres amis, qui avaient un peu le même parcours que moi, Franco-Antonnesien, qui eux parlait. Mais qu'il n'y avait pas eu ce petit traumatisme en arrivant en France. Et du coup, qui parlait presque couramment en Donnesien et moi, j'y arriverai par, du coup, on était dans nos événements. Dans nos événements en Donnesien en France, tout le monde pas l'un Donnesien. Et moi, je comprenais tout, mais c'était impossible pour moi de parler. Et j'espérais pouvoir régler ça et que ça me ferait du bien à l'âme. Mais en fait, ça reste encore compliqué. Et encore des blocages qui sont là. Ça me le fait avec les personnes que je connais, mais avec les berantes que je connais pas, qui ne me connaissent pas. C'est plus simple de parler. Ça sera l'humour comme un volcan en fait, qui rentre en éruption. Est-ce qu'il y a des choses que vous ne pouvez dire quand on donne un Donnesien? Quand les choses elles sortent seulement en Donnesien, c'est quand elles sont, peut-être, sous la colère ou sous. C'est quand y a de l'émotion. En fait, et là, ça sort pour ma mère. Et du coup, avec ma sœur, on comprend. Mais ce qui reste, la langue elle est quand même assez effacée. Juste cette trois acords, tu sens que c'est quelque chose. C'est de la souffrance. Trise quoi? Cette langue que Frédéric a longtemps oublié fait maintenant pleinement partie de ses vies. Elle s'appelle comment? Brce à ma bine-tonne. La jeune femme l'apprend, la part, la mange et l'écoute. Elle la chante aussi. En juin au piano, ses chansons Indonnesiennes préférées. -Tiens! 'Témpé l'â' 'Dalam, té' 'Dolam' 'Bur sa ma' 'Bintan' Voilà, ça veut dire le refrain, c'est beau. C'est Tédourla D'or Bonne nuit, bonne soir, bonne nuit, ouais, c'est la matmalam Loup-Pacon, sa jala, hacou Oubli-moi Juste oubli-moi 'Mim pila d'Alam, té d'Oromo' Rèv, à travers mon sommeil Dans mon sommeil Avec les étoiles Qu'est-ce qui vous touche le plus dans cette langue frédérique? C'est très lié à moi, du coup Quand je regarde un film indonésien, je suis super réun Je suis super touchée parce que ça me évoque mon enfant C'est que je sais que c'est des choses qui me touchent que moi aussi En fait, elle est assez intime Si je regarde un film indonésien avec une autre personne qui ne parle pas la langue Je vais sentir qu'il y aura un décalage, qu'il n'y aura pas accès à certaines choses Et en même temps, elle aura accès à une partie de moi En fait, que j'ai toujours caché toute mon adolescence et tout, j'ai personne de savez que je vais parler indonésien Pourquoi est-ce que vous le cachiez? Je le cachais, je le disais pas, c'était pas très important, pas très intéressant Je ne voyais pas l'intérêt, en fait, de dire ça Est-ce que ça a changé quelque chose dans votre façon d'être tous les jours? Est-ce que cette exploration, les artistes, on se souvend à me lait, effectivement, à s'explorer eux-mêmes? Et est-ce que ça vous a permis, par exemple, de faire vos films autrement? Bah là, j'ai surtout envie de tourner en indonésie maintenant Est-ce que ça a changé quelque chose dans mon rapport à la création? T'être à l'écriture, au moment de l'écriture, dans la réalisation, je suis pas sûr, je suis quand même très attaché au dialogue Je sais que c'est super important pour moi, les mots Alors, vous les écrivez dans quel langue du coup? Je le sais que j'ai écrit, ah non, je veux dire je les ai écran français, mais en fait le prochain que je suis en cours des écritures, j'ai commencé à l'écriture en indonésie Je sais pas pourquoi Peut-être pour pratiquer, faire une petite exercice des écritures comme ça, j'ai commencé à l'écritre en indonésie Les coincidences entre son âme et sa langue, entre ses intuitions et son geste artistique, Frédéric va encore les approfondir, à travers son apprentissage de l'Indonésien, mais aussi par le tournage de son prochain film en Indonésie Tère originelle d'une langue qu'il a fait honnêtres Mavi Malang est une série de podcasts originaux, imaginée et criée incarnée par Marjorie Bertin réalisé par Simon de Creuse, un merci particulier à Eleonor Erreras et Eve du Freine pour m'avoir ouvert les portes de Linelco et accompagné dans la réalisation de cette série

Podcast Summary

Key Points:

  1. Frédéric, une réalisatrice franco-indonésienne, a perdu l'usage de l'indonésien, sa langue maternelle, après son arrivée en France à l'âge de trois ans.
  2. Elle entreprend de réapprendre la langue à travers des cours à l'INALCO, la cuisine, le cinéma et ses amitiés, avec le rêve de diriger ses acteurs en indonésien.
  3. Ce processus est vécu comme une renaissance et une réinvention de soi, lui permettant de renouer avec sa famille et son héritage, malgré des blocages émotionnels persistants.
  4. La langue est intimement liée à son identité et à son enfance, évoquant des émotions profondes et un sentiment d'appartenance unique.

Summary:

Frédéric, une réalisatrice de 27 ans née en Indonésie, a perdu sa langue maternelle, l'indonésien, après son déménagement en France dans son enfance. Bien que comprenant toujours sa mère, elle a cessé de parler la langue, créant une barrière dans leur communication. Des années plus tard, son travail cinématographique en Indonésie et le désir de connecter avec ses racines la poussent à réapprendre l'indonésien via l'INALCO.

Elle découvre une différence entre la langue familiale orale et la forme formelle apprise. Ce parcours, qu'elle décrit comme une seconde naissance, lui permet de retrouver un accès à sa culture et à sa famille, notamment à travers la cuisine et les chansons. Cependant, des blocages émotionnels subsistent, la langue restant associée à l'intime et à l'enfance.

Son objectif est de pouvoir réaliser des films et diriger ses acteurs en indonésien, achevant ainsi une réconciliation personnelle et professionnelle avec cette part d'elle-même longtemps mise de côté.

FAQs

Frédéric est une réalisatrice de 27 ans née en Indonésie, dont la première langue était l'indonésien. Elle a perdu cette langue en déménageant en France à trois ans et cherche maintenant à la réapprendre.

En arrivant en France pour l'école, elle a progressivement cessé de parler indonésien, répondant en français à sa mère. Cela a créé une barrière linguistique et un rejet de la langue pendant son enfance.

Elle souhaite réaliser et diriger ses acteurs en indonésien plutôt qu'en anglais, pour pouvoir travailler de manière plus authentique et professionnelle en Indonésie.

Elle suit des cours à l'Inalco, où elle étudie la langue formelle, et utilise des ressources comme des livres pour enfants et des dictionnaires pour enrichir son vocabulaire et sa grammaire.

L'indonésien familial est oral et simplifié, souvent sans affixes, tandis que la langue formelle, enseignée à l'Inalco, utilise des préfixes et des affixes pour les verbes, rendant la structure plus soutenue.

La cuisine indonésienne est un moyen transmis par sa mère pour partager leur culture, compensant l'absence de transmission linguistique et historique pendant son enfance.

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