La transcription explore le rôle complexe et ambivalent de la langue française dans les anciennes colonies et au-delà. Historiquement, le français a été un instrument de domination coloniale, délibérément limité à une élite pour faciliter l'administration tout en maintenant l'assujettissement. Paradoxalement, il était aussi perçu comme la langue de la modernité et des droits de l'homme, héritage que les élites nationalistes ont repris après les indépendances. Cela a créé une fracture sociale, le français devenant un marqueur de privilège et une source d'insécurité linguistique pour ceux ne le maîtrisant pas "parfaitement". Ce phénomène n'est pas limité aux ex-colonies ; en Belgique, par exemple, le "français de Belgique" est souvent considéré comme une variante inférieure. Malgré une francophonie plurielle, les institutions françaises, comme l'Académie française, conservent une autorité normative forte. La reconnaissance des variétés locales passe souvent par leur validation par des institutions parisiennes, perpétuant ainsi une forme de centralisme linguistique et culturel.
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va y voir comme le seul accès possible pour l'Armounie, la Sombieuse. Et du coup, ils vont réellement reprendre desités qui existaient bien avant, c'est-à-dire qu'ils existaient aussi depuis la révolution française, donc avec cette idée de la langue française comme une langue universelle, comme la langue de la modernité, et la langue de l'accès à un état moderne, à au progrès, au respect des droits de l'homme. Donc eux-mêmes vont hériter de ces idées-là et vont les reproduire. Est-ce que c'était un peu. Enfin, ce que les Écats-Ébiasines, par exemple, un butant de guerre, le fait que aussi la langue, même si on avait lutté contre la France en tant que puissance coloniale, le français, c'était aussi quelque chose qui coupvait dans les pays, dans les expliquements des s'appropriés. Oui, ils vont beaucoup reprendre à ça. Borgliebap va le dire aussi un peu dans le sens de Cats-Ébiasine, va dire c'est cette langue qui m'a permis de mettre dehors le colon, mais c'est elle aussi qui me permettra, maintenant que je suis président dans un état souverain, qui me permettra de sortir à l'Epéry, comme il dit, lui, vraiment, avec un trou beaucoup de maguillemets, de sous-développements. Il y avait aussi cette idée du développement très présente dans leur discours. Mais, j'ai insisté sur un fait, c'est que la puissance coloniale avait encouragé à françaiser quelques élites. -Rémed, quelques-unes, il ne faut pas penser que la puissance coloniale a permis à tous les Tunisien de aller à l'école et d'apprendre le français. -Oui, mais ça, c'est un cliché qui est hyper répandu. Il y a des gens qui disent que ce sont bien ou en mal, on a l'idée que pendant la colonisation, eh bien au moins la France a scolarisé, a construit des écoles et a pris le français à tout le monde, et souvent on ne se doute pas du tout que c'était juste des petites élites effectivement. -C'est très très bon du. -C'est très répandu, mais il faudrait, tout simplement, aller voir les discours de suffiri. Et voir comment il parlait des indigènes et de la scolarité des indigènes. Donc, effectivement, il fallait le rapprendre un tout petit peu le français parce qu'il faut bien avoir des interlocuteurs. Notamment quand ce sont des gens qui vont travailler pour vous, pour vous exploiter quelque part, il fallait aussi avoir des interlocuteurs en tant qu'élites, c'est-à-dire dans les administrations, mais je le ferai le dit très bien. Il fallait parler français à minimum, mais c'est pas la peine de trop le rapprendre le français, c'est pas la peine d'en faire des gens instruits. Donc, il fallait aussi les garder dans une forme d'assujetissement par contre, ce qui est très intéressant, c'est que même vis-à-vis des élites françaises, tout en en corrigeant leur françaisation, la apprentisse d'un georanger, l'appuissance coloniale va aussi beaucoup deprimer cette même évite qui est écrivée des traktes en français, qui est écrivée des journaux en français, il y aura des emprisonnements des exiles et l'interdiction de ces journaux du mouvement national anti-écolonial. Donc, il y avait une forme d'ambivalence, toujours, une forme d'ambivalence, de la puissance coloniale vis-à-vis de cette élite nationaliste ou bien vis-à-vis de toute la population. Et au même temps, il y avait aussi de la part de l'élite, une forme d'ambivalence, puisque ils combattaient, mais effectivement, ils ont appris le français depuis très longtemps. Il faut pas oublier pas d'autres quand ils ont dit le premier collège bilin, date de 1875. Donc, le collège s'adéquit, qui va forner vraiment les élites, à plus tard, sortira pas en plus le président Burkiba ou les premiers ministres d'Etat. Donc, il y a existé depuis 1875. Enbivalence. C'est peut-être le mot le plus important pour parler de la situation de la langue française dans les pays colonisés, puis avec ce colonisé. Enbivalence de la part de la France, en tant que puissance coloniale, puisque si en théorie des gouvernements français insistaient sur la diffusion de la langue française, en pratique, le français est resté de la panage qu'il élite. Contrairement à ce qu'on croit souvent, l'enseignement du français dans l'économie ne s'est jamais développé à grand échelle. En Algérie, par exemple, les colonnes se sont organisées pour empêcher le développement de l'instruction primaire en français aux enfants indigènes. Mais enbivalence aussi de la part de certaines élites locales qui ont amené ces pays colonisels indépendances, des élites francophones, très marquées par leur rapport culturel à la France. On a pu ainsi reprocher à Saint-Gorne, néo-sénégal mes scolarises à Paris, premier africain élu à la Cadmille française, une conception de la langue française problématique, puisqu'il jugé que la langue française était la seule capable de conceptualisation, de rationalité par rapport au langue africaine qui le jugé trop émotionnel. Enbivalence, complexité, au moment de la dépendance, mais aussi après l'indépendance jusqu'à nos jours. La francophonie est constitutive de l'identité au magrable, c'est-à-dire qu'il y a un irritage colonial, mais elle va vraiment s'instaurer, c'est-à-dire que nous sommes francophones. Parfois, un titre d'exemple, on peut me reprocher quand je fais une critique dans mes travaux de la francophonie, mais on me dit, mes marièmes, mais toi-même, tu as un produit francophone, tu parles français, tu es écrit en français, des travaux scientifiques sont en français. Effectivement, c'est-à-dire que je ne rejade pas la langue française, plusieurs magraisins aujourd'hui à écrire en français, mais cela ne va pas dire que nous n'avons pas le droit de nous questionner sur cette fusage de la langue française. Nous avons le droit de nous questionner sur cette histoire de la langue française qui nous traverse, qui nous constitue, mais pourquoi? Et aujourd'hui, en fait, c'est un geste fort de pouvoir utiliser le français pour rappeler en français aussi l'histoire coloniale. D'ailleurs, la langue, il y a autre chose. Par les français, on plique des rapports de pouvoir. On voit encore pas une certaine hélite, francophone pour joise, se moquer de ce qu'on peut appeler des faute-portographes, se moquer des expressions qui ne sont pas à leur place en français. Donc, pas en psy, un ministre, un député, j'ai beaucoup analysé la bagarre sociale-ingustique autour du français au sein de l'Assemblée nationale, par exemple, en Tunisie, une petite hélite qui ne parle pas bien français, peut-être tout à fait moquer pointé du doigt parce qu'elle ne parle pas bien français. Mais ce qui est intéressant, c'est que aussi une députée qui va parler que français va aussi être rejetée. Donc, en fait, bien parler français peut devenir un problème, puisque le français est quand même lié à une violence symbolique, ressenti, par exemple, qui revient beaucoup dans le discours, par exemple, donc vraiment de domination, de classe, c'est-à-dire que le français est une distinction sociale. Il y a ceux qui l'ont et ceux qui ne l'ont pas. Et ceux qui l'ont peuvent exercer aussi, comme forme de privilège, et peuvent exercer comme violence sur ceux qui ne l'ont pas. Mais ne pas l'avoir, c'est-à-dire mal s'exprimer en français. Et qu'est-ce que ça veut dire, malice, c'est pas mal français. Parce que l'exemple, je parle de la députée qui s'était mal exprimant français, finalement, le contenu de son propos est arrivé. Ici Marien nous parle de la députée Sonia Bentoumia, qui avait choisi la langue française pour reprocher Emmanuel Bals, son ingérences dans la vie politique tunisienne. C'était en 2013. C'est un français parfaitement compréhensible. Et pourtant, si vous regardez la vidéo, vous verrez que pendant que cette députée parle, parce qu'elle n'a pas la prononciation du français dominant en France, ses collègues s'écrourent littéralement de rire. Si ce qu'on appelle en science du langage, un signe d'insécurité linguistique, la crainte de faire des faute, quand on a incorporé que son parler ne correspond pas aux normes en vigueur. Quand on parle de francophonie, l'insécurité linguistique s'appuie à l'intérêt de son français, du mali de Tunisie, ne serait pas bon, car elle ne correspond pas aux Français de France. Cette insécurité peut se manifester de plusieurs manières. En l'occurrence, ici, c'est par ce qu'on appelle un purisme extrême, de la part des collègues de cette députée, qui vont se moquer d'elle alors qu'on comprend très bien ce qu'elle veut dire. Ce qui est intéressant, c'est que cette insécurité linguistique, même si elle a une signification historique et politique bien spécifique dans les pays anciennement colonisés, on la retrouve dans des pays qui n'ont pas connu cette histoire coloniale, par exemple en Belgique. J'en ai parlé avec Michel Franca. On pourrait dire que le français en position de force en Belgique et en même temps, ce que vous montrez vous, c'est que le français de Belgique est peut-être en position de force par rapport aux Français de France, ou en tout cas, qu'il est souvent présenté, en tout cas par les Français, mais aussi dans une certaine manière par certains Belges, comme un sous-français, comme une variante dégradée du français. J'en veux dire que c'est d'abord par les Belges qui les présentaient comme variété, un peu dévalorisé du français. C'est un sécurité linguistique dont vous avez déjà parlé dans d'autres parlais comme jamais. c'est finalement d'abord les belles gemaines qui. qui l'a vécu. Et pour ça? Pourquoi? D'abord, je crois que c'est un sentiment qui remonte certainement très loin dans le temps. C'est, bien sûr, le prestige culturel de Paris qui joue et qui a certainement influencé les élites francophones en Belgique. Il y a aussi, alors, bien sûr, des traditions normatives qui ont été particulièrement importantes au moment où l'abélgique qui n'existe pas encore à ce moment-là, a fait partie du territoire de la République française. Et donc, il y a plusieurs hauteurs qui ont été largement diffusés et qui, au fond, produis des livres pour que les belles je parle le même français que ceux de leur concitoyen français. Ce poil, c'est un citoyen français. Donc, citoyen français qui travaille à envers. Non, dans l'atenné, puisqu'on appelait comme ça, l'atenné d'envers et qui a donc produit un livre. C'est important qu'il fait l'inventaire de toutes les erreurs que l'on peut attribuer à l'influence du flamant. Donc, ce sont les flandres et sismes ou à l'influence du Walleron, donc les Wallonismes dans l'appareulure des belles jeux. Ce poil, ce ne fait pas ça par maitris. Il veut simplement que ces belles jeux qui sont devenus ces concitoyens puissent s'approprier le meilleur français possible celui qu'il prête et renément bien sûr, à un maximum de français, de France. Alors, cette tradition là que je trouve tout à fait justifiée, enfin, je comprends qu'on veut y en moment de vous aider, faire partager une langue et par une population. Ce qui est plus curieux, c'est que, une fois que la Belgique est devenu indépendante, on a gardé ce type d'arrivantation sans plus avoir la raison d'un pays commun. Et parce que l'arrivantation, c'était pour qu'il y ait une bonne intégration nationale, on va dire. On est dans le même pays, on pourrait discuter aussi, mais en gros, on est dans le même pays, pour être bien intégré dans le même pays, on parle la même langue. Exactement. La discuter est déjà qu'on est vraiment dans le même pays, mais effectivement, quand c'est un autre pays, ça devient assez incroyable. Effectivement. Mais donc, on a gardé ces arguments malgré tout. Et donc, vous avez eu plétoires de toute une série de publications normatives, ça va depuis les dictionnaires d'erreurs, jusqu'à des cacographies, des listes de me dites pas, mais dites, etc. Jusque, dans les années 70, donc dans les années 70, en dédito. Et vous dites que c'est son ébelge, même qui ont intégré ce sentiment d'insécurité linguistique, mais il y a quand même aussi des démarches actives de la part d'institution française, ou un quelque chose dont vous avez parlé qui m'a quand même beaucoup frappé. Alors, c'était courageux moi si je me trompe, mais lorsque l'accès à des me belles, à notamment décider qu'on allait féminiser le métier. Donc dans les années 90, donc 30 ans avant que l'accès de mes françaises n'essayent, justement dans les années 90, quand l'accès de mes belles décides de féminiser les non de métiers en Belgique, l'accès de mes françaises est écrit pour dire "non, non, vous avez pas retenu ce genre de décision, vous avez pas le droit de dire comment vous avez parlé dans votre pays, c'est nous qui devons vous dire ça. C'est bien ça, mais soit. Alors, le fait bien rapporté, c'est tout à fait exact. Pour la bonne bouche, il faut savoir que dans l'accès des me réyares de langues littérature en Belgique, qui n'a pas sans doute de décalité, mais l'en a au moins une, qui est celle de comporter des linguistes, enfin, des filo d'or. Ça, c'est une petite pique contre l'accès de mes françaises qui n'en comportent ta je précie. C'était tout à fait spontane. Et donc effectivement ça, c'est passé comme ça, mais il faut savoir qu'à ce moment-là, il y avait pas mal de rapports entre les deux académies, et je crois que la académie, nos bleus dames du Quay Cantis, c'est sentie l'arrivée. Il y avait déjà le Québec, il y avait pris position du côté de la Suisse Romande, ça s'avancait aussi. Alors, si la Belgique, enfin, qui est juste à côté de la France, c'est des, je crois qu'ils ont eu sentiment que les digues, c'est crouler à son point. Alors, l'intervention pour maintenant vous vous le dire, intersue par un décaladrie. Mais quand même, ça témoigne d'une. Ah je sais pas, c'est quand même assez impressionnant, la confiance en soi, sur un son droit d'impérences dont ça témoigne. Oui, sans doute, mais je suppose qu'entre académiciens sont des choses qui se fassent, ce qui ne sont moins, mais ça a eu aucune importance. Cela dit, j'entends régulièrement, et encore aujourd'hui, il y a des discours qui, de la part de Bèges de Francophane, qui disent, "La académie française est notre référence ultime en matière de langue". Donc, la France de lobbying de la académie française ne se limite pas au territoire de la France, à ce qui est bien. Mais vous disiez quand même, c'est un sécurité linguistique, ça peut être manifesté de manière frappante, par exemple, l'exemple, vous en pariez dans une conférence d'une dame francophone mais qui dit, "Je parle mal français, c'est normal, c'est pas mal anglais parce qu'elle était de France, alors qu'elle était francophone". C'est exact, là, je renvoie alors à d'autres travaux que nous avons fait plutôt ce domaine de l'école. L'école a joué un rôle extrêmement important. Tout d'abord, lorsque l'école primaire et gratuites et obligatoire a été imposée, donc vers 1920, dans des l'élegique, le premier rôle qu'a joué cette école, c'est d'imposer le français à l'exclusion des langues régiennaires. Donc, le message est passé très rapidement par les Français, la langue de la promotion sociale, mais surtout, éviter de parler vos dialectes, vos patois parce que cela risque d'aba à te dire votre français. Donc, cela serait le premier rôle de l'école. Le second rôle de l'école a été de tenir les belles à distance de la langue qu'il parlait effectivement. Et c'était une langue bien entendu qui avait la manifestation de tous les attrains qui sont chez nous, donc c'est un pays qui est quand même plus réinq, donc les frontières sont pourreuses et fontières linguistiques sont pourreuses. Donc, ce français qui parfois l'est passé un mot ou une tournure qui vient du Nord du pays ou qui vient d'une langue régionale romaine, ce français-là évidemment n'est pas celui de l'école, celui de votre terre. D'accord? L'école, ce point de vue-là, a pris une position très forte quand on dit "non, non, non, non, non, il faut épurer tout cela, il faut épurer et donc il faut se ramener à un français beaucoup plus officiel, celui d'éditionnaire, celui des grammes. Parce que vous dites "éditionnaire" des grammes, mais justement c'est un train de changer parce que ça fait depuis quand même les années 70, qu'on dit qu'il faudrait s'ouvrir à d'autres variétés de français. Et par exemple, si je pense aux dictionnaires dit de référence comme Robert de La Rose, là qui ont dit la prochaine édition pour 2021, ils essaient d'intégrer la France et plus en plus francophone. Là, le La Rose s'intégrait, je crois, il voit rien brouteux, le mouquet de bécois, Nanan et dans le Robert, il y a des mobels, il y a douff pour le temps qui est lourds, être nerveux à l'extrême avoir le cul dans le beurre. Il y a aussi le dictionnaire des francophones qui mette un dictionnaire mignon-line, qui va, et si justement, de donner la parole aux locuteurs, le futuriste francophone, le français des dictionnaires finalement, en tout cas pour certains dictionnaires, c'est plus le français standard. Ça a un français plus plus vulné à un geek en même temps. Oui, je vais vous raconter une anecdote. Ah, désit, je vous en dis. Quand Robert m'a contacté pour lui m'occuper des bellicises dans le petit Robert, je connaissais un peu la mécanique, je me n'en dis, il tient combien d'entrée, j'avais la voir. Dans l'enquassant, là, on a discuté du nombre d'entrée, et la directrice éditorielle, qui était déjà madame Driveau à l'époque, nous me dis, bon, voilà, vous en avez autant, c'est un peu près autant que pour les agétismes, et la compagnie se chiffre de la justification suivante, nous ne pouvons pas dire-t-elle très justement, la pression point nue, déséquilibrée, le petit Robert. Donc, il faut savoir que la queue qui est fait dans l'illitionnel comme le Robert est un accueil très intéressant, sur un point que je vais vous prendre après, mais c'est mal de tout, à la marge. Les mots qui viennent de l'éthique, de Suisse ou d'ailleurs, sont chaque fois compagnies de la marque régional, ce qui est amusant comme formulation. Donc on dit quand même très clairement, en prenant le fun, voilà la limite. Par ailleurs, il faut savoir que, puisque chaque année, il y a des nouveaux Belgicisines qui entrent dans les petits robins, donc, ce n'est pas content, je suis suffit de savoir si à moi. Les belles gemaines, ou quand ils le voient, ces nouveaux Belgicisines montrent, trouvent là une valorisation de leurs propres visages. Donc, à nouveau, ça passe par un vieux, par une reconnaissance officielle qui n'est pas Belgique. Pour être cher de son Belgicisme, il faut qu'ils sont institutionnés, ils aient par une institution non belge, en gros, c'est ça, les vieux. Ce qu'est à la vie, le bon belge, évidemment, je rappelle, souvent, ces personnes que le Robert n'est pas que français, il est un syndicatnaire qui a écrit à Paris. Alors, il a dit, donc, je fais que le citer. On pourrait croire que, quand on est francophone, par les Français, écrire en français, c'est simple. En réalité, ce que Michel Francard nous explique, c'est que notre pratique de la langue est en partie dépendante d'une reconnaissance institutionnelle. Et on a beau dire que le français est une langue plurielle, qu'il y a des Français qui appartiennent à tous les francophones, si ces institutions sont françaises et parisiennes pour que votre français se reconnu, il faut en passer par la France. C'est ce que nous explique qu'à autararchie, qui est, je le rappelle, sociologue des institutions littéraires, quant à la production littéraire en français. Pourquoi est-ce que, en écrivain ou une écrivaine francophone, non française, a tellement que besoin de la reconnaissance du champ littéraire français, des maisons d'éditions et des prix français? Alors, il y a deux manière de répondre à cette question. Il y a une première réponse qui est très sociologique. On pourrait dire, qui est le fait de considérer simplement que, au regard de la période coloniale et au lendemain des indépendances, des pays.
comme l'Algérie, on peut aussi penser à la côte d'y voir, on peut aussi penser à d'autres pays, ce fonds retrouvé avec des structures intellectuelles, des structures culturelles, des structures politiques administratifs juridiques qui ont été complètement destructurées quand elles n'ont pas été complètement détruites. Donc cela signifie bien que pour les écrivains de ces pays-là qui aspirent à exister littérairement parlant, les structures qui étaient susceptibles de leur offrir un destin littéraire dans leur pays n'existait pas. Il y a des conditions très précises pour qu'un champ littéraire émerge, je ne vais pas ici rentrer dans une sociologie bordeuseienne, mais on peut comprendre très facilement qu'il faut qu'il y ait des éditeurs, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des maisons d'édition, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait des libres, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait une structure économique qui supporte tout ça. Et il faut qu'il y ait aussi des lectoras, c'est-à-dire un ensemble d'individus qui soit capables, on se reste que de maîtriser la langue, c'est-à-dire de lire soit la langue française, soit la langue dans laquelle le texte est écrivain. Et ces conditions-là n'existent pas, n'ont pas existé à certaines périodes dans les pays en question. 12, cette situation traite par Adoxal pour un grand nombre d'écrivains qui a été, par exemple, développé une approche nationaliste de la littérature, les premières années de catébiasine, par exemple, on peut considérer qu'il est l'auteur de textes galvanistes, quelque chose de la nation algérienne. Et ce travail-là, d'un point de vue symbolique et d'un point de vue matériel, a dû être réalisé en dehors de l'Algérie, en France, où le champ littéraire est particulièrement développé et structuré. C'est bien là la tension qui existe et qui est vraiment une tension politique, c'est-à-dire que lorsque vous êtes un écrivain et que vous avez besoin de réaliser ces deux types de déplacements pour résister, déplacement linguistique, vers la langue française et déplacement géographique vers les maisons d'éditions à Paris, vous êtes des facto dans une situation minoritaire. Vous êtes des facto dans une situation que vous ne maîtrisez pas pleinement et vous êtes on pourrait dire dans une forme de rapport ambivalent puisque le rapport politique colonial est particulièrement structurant. Et d'ailleurs une grande partie du champ littéraire français a été transformée par l'entreprise coloniale et par la manière dont des maisons d'éditions françaises, je pense au même à la maison du seuil, par exemple, c'est positionné en fafeur et en soutien des écrivains francophones algériens. D'accord. Et est-ce que maintenant encore le champ littéraire francophone est dominé par des institutions des maisons d'éditions, des systèmes de reconnaissance de prix, de diffusion de livres françaises? Il me semble que quelque chose a malgré tout, changer et vient d'une manière ou d'une autre rabate, les cartes. C'est le développement, par exemple en Algérie, au début des années 2000 d'un champ éditorial. Donc l'émergence d'un ensemble de pratiques qui ont permis à des écrivains algériens qui souhaitaient écrire et publier et voir leur livre se diffuser en Algérie, le réaliser concrètement. Donc ça change quelque chose puisqu'on pourrait dire que l'imperatif, voire la condition sociale à l'existence littéraire des écrivains algériens a été radoci ou en tout cas a été assoupli. D'accord. T'es moine notamment du travail des éditions barzac qui ont eu à la possibilité d'offrir à leurs auteurs d'exister et nationalement et à l'extérieur des frontières nationales de l'Alkijerie en France en l'occurrence. Je pense que c'est important de tuigner ça parce que souvent on a une vision de la littérature justement, terré un peu abstraite. On se dit que pour écrire en français, je suis fiedé que je suis décrire en français. On se rend pas compte que bien il faut passer justement par cette question, il faut déjà qu'il y ait un champ éditorial qui est dit. Il faut pouvoir être publié par une maison d'éditions si on peut que se diffuser, il y a aussi de phénomène de la médiatisation des prix et qui, qu'elles sont ces institutions ou sont faits concrètement. Face à cette ambivalence idéologique, à cette dépendance institutionnelle par rapport aux Français de France, peut-on retourner le stigmat du mauvais français francophone? Peut-on se raperpriez son français? Eh bien oui, même s'il a démarche peut-être complexe. Car le tararchim a ainsi raconté l'histoire de la première publication d'Amadou Kouruma, écrivain y voir rien, et de la trajectoire éditoriale de son premier livre, l'Esoleil des Indépendances. Amadou Kouruma va donc décider de transmettre son récit aux maisons d'éditions qui se trouvent à Paris et en particulier ils n'envoient aux éditions du seuil et aux éditions présents africaines. Ce qui est assez intéressant c'est que dans des archives on a pu retrouver la fiche de lecture qui commentait les seuls des indépendances d'Amadou Kouruma et on a pu retrouver sous la plume notamment du lecteur François Régis Bastide, ce qui l'estimée de ce texte-là. Et François Régis Bastide, qui est donc un lecteur des éditions du seuil, reçoit les seuls des indépendances et considère et s'est marqué sur la fameuse fiche, qui n'a pas pu dépasser le 5e fuyé du récit puisque la question de la langue est trop complexe et que finalement c'est mal écrit. Il y a quelque chose dans le rapport d'Amadou Kouruma à la langue française qui le perturbe et qui va des facto faire sortir le livre des potentiels prétendants à la publication. Et c'est quoi qui le dérange dans ce français? On peut peut-être imaginer que le choix même d'écriture d'Amadou Kouruma a été jugé problématique puisque l'une des particularités de l'écriture de cet écrivain y voit rien et de mêler à la langue française, à la syntaxe, à la grammaire, au vocabulaire, au lexique, etc. Un imaginaire assez précis qui est l'imaginaire Malimke, qui est l'imaginaire socioculturelle on pourrait dire dans lequel Amadou Kouruma a grandi et a été socialisé. Est-ce qu'il mélange juste l'imaginaire Malimke ou est-ce qu'il mélange aussi le français de la langue Malimke? J'avais lu que les titres jouaient sur la signification du mot Malimke TD qui peut signifier à la face soleil et aussi jour/époque que tu vois de soleil des penses l'air des indépendances et tout à fait, on peut considérer qu'il y a quelque chose dans l'écriture d'Amadou Kouruma qui joue sur des formes de transposition, traduction implicite que l'élector français ne va pas percevoir aussi, il perçoit quelque chose tendanceiellement, il percevra une sorte de dissonance, quelque chose qui ne se dit pas ou qui ne s'éclipa comme il faudrait. Là où au contraire le lecteur Malimke va être apte à saisir, à percevoir, ressentir le tissage des deux imaginaires. Donc peut-être lire une phrase, enfin, lire un très court extrait. Depuis l'idée, les nuages chariées par le vent et bris par le soleil se distendait et manger le ciel. Maintenant, les éclaires le bâter, le achet, le parcourré pour le casser en mille parts, doux jaillissés le tonnerre. On peut voir ici, dans cette description, à priori, très simple, d'un ciel agité, Amadou Kouruma va faire entrer la métaphore de la dévoration, va faire entrer l'idée de la bataille, l'idée du jaillissement, d'une force supérieure qu'il tonnerre. Donc il y a quelque chose ici qui serait faire à des expressions malinquées, qui sont retraduites implicitement et tacitement dans la langue française que déploie Amadou Kouruma. Si ce texte a d'abord été refusé par le seuil, il a ensuite été accepté par une maison d'édition québécoise, re-trabalguée par Amadou Kouruma, et puis publié à nouveau, par le seuil, dans les années 1970 et cette fois, on allouait l'originalité et la richesse de Français d'Amadou Kouruma. Il y a une ouverture, même si elle reste limitée, à la conception d'un français plus réel. On peut encourager cette ouverture par des initiatives éditoriales. Par exemple, Michel Francault a publié contre l'édictionnaire de chasse au Belgicisme, un dictionnaire de Belgicisme et un ouvrage touré des tours sur les expressions belles. Caractéristique me semble-t-il la plus originale de notre décret de Belgicisme, puisque je l'ai fait avec mon équipe, un valuable. C'est d'abord d'avoir fait précéder la réaction de longues années, dans qu'elle, pratiquement une dizaine d'un édiction de téfin, tant en wadunis, cabrecelles. Ça, c'est inédit, ça m'a inédit en francophonie. Nous avons déjà les moyens de le faire et nous sommes très contents d'avoir pu le réexister. Donc ce dictionnaire de Belgicisme, ce ne sont pas des formes trouvées au bifommètre ou bien récupérées dans des livres. Ce sont à chaque fois des formes
qui ont été validés par de la pratique, alors que ce soit une pratique active ou bien que ce soit de la connaissance. Et donc nous avons des codes pour expliquer tout ça dans l'enditionnaire. L'avantage et le résultat de cela, c'est que lorsque les compatriotes ont découvert ce décembre, ici, ils sont vraiment retrouvés. Je n'ai jamais eu de critique pour me dire, mais qu'est-ce que c'est que ce mot où vous avez voulu télécharger? D'abord, vraiment, les gens se sont appropriés. Cela, au point qu'aujourd'hui, il y a déjà deux éditions, et j'ai de la matière pour faire une troisième édition considérablement augmentée. Ça a permis un dialogue avec les gens. Donc, ça a permis aussi un changement dans l'imentation. On parle de septembre, tout le monde n'en a, tout bien de braules, tout le monde sait que ce sont des béjicistes, dansés sur sa tête, ou avoir la tête comme un saut, joué avec les pieds de quelqu'un. Et puis, il y a aussi des moments historiques, très forts, qui vont montrer la puissance d'un français réapproprié. Mariem Gaelouse m'a parlé d'un mot qu'on a beaucoup entendu pendant la révolution de l'Uni-Zaire. Il y a une réappropriation qu'elle soit phonologique, qu'elle soit syntaxique, morphologique, de termes français. Si je reprends le mot de la révolution Tunisienne, des gâches. Des gâches, tout de suite, les médias français, ils ont vu, "Ah voilà, c'est grâce à un mot français que l'étunisien en fait leur révolution, mais c'est pas vrai, c'est pas vrai, tu tout." D'abord, il y a eu beaucoup de slogans en arabe classique. A chable, Julien Scott, Ani-Vam, le peuple veut. Donc, en fait, et d'abord, il y a eu vraiment énormément de slogans en arabe classique. Il y a eu le terme dégâge, c'est vrai. Mais le terme dégâge n'a pas été prononcé dégâge. Il a été prononcé "dégage". Et il y a eu, réellement, une poétique du dégâge. Ils ont dit "dégage". Pas dégâge. Gage, "dégage", "dégage". Il y a eu une députée à l'époque qui avait demandé à ce que le terme. "dégage" soit inscrit dans la Constitution Tunisienne. Pas dégâge. Parce que le dégâge, c'est aussi cette poétique de la révolution Tunisienne. C'est son esthétique aussi. C'est comme un battement de cœur. "Dégage", "dégage", "dégage". Et elle a l'air d'îmes, qui c'était comme "papam", "papam", "papam", et elle a vu tout à fait raison aussi. Et "dégage" a été assirculé dans les autres pays du monde arabe, dans la révolution, en Egypte, en Syrie. Et il a circulé non pas quand on terme français. Il a circulé en tant que terme Tunisienne. Au début de cet épisode, on s'était demandé à qui appartenait le français. Une langue devrait appartomir à personne d'autre qu'à toutes ces locutrices et locuteurs. Avec Maria Candéam, ma collègue conseillère scientifique de ce podcast, nous avons écrit un livre qui s'appelle "Le français étanon", et c'est un livre qui se veut inclusif, qui se veut s'adresser à toutes celles et ceux qui écoutent écrivent par l'ISCchant, le ou plutôt "les français". Mais historiquement, institutionnellement, politiquement, le français reste bien marqué par la domination de la France. Cela peut expliquer que bon nombre de locutrices et locuteurs peuvent rejeter la francophonie ou l'étiquette francophone, sans pour autant rejeter la langue française. La linguiste Cecil Kanyu s'est ainsi demandé, je mettrai l'article dans les liens, pourquoi un locuteur dans un mutingue et un bâma coût pouvait dire "abah la francophonie", tout en disant qu'il fallait que tout le monde apprenne le français. De même, l'écrivaine Aïsien Yannick Lairns, titulaire de la première chère des "mon francophones au collège de France", créant 2019, restent mes fiantes vis-à-vis de l'étnocentrisme que renselle le terme francophonie. La bipartition entre littérature française et littérature francophone fait grince des dents, comme celle de l'écrivain tard Benjéloon, qui a écrit une tribune, on ne parle pas le francophone. Et quand on y réfléchit, effectivement, cette distection est très révélatrice du poids de l'histoire. Pourquoi s'éparer littérature française et littérature francophone, alors que par définition, le français est francophone? Est-ce que ça voudrait dire qu'il y aurait deux littératures francophones hiérarchisées, la littérature française supérieure et tout le reste, qu'on pourrait amalgamer du bon nom? Rendre le français au francophone, admettre que le français d'une enquérielle ce n'est pas évident. Il y a ces enjeux historiques politiques, mais il y a aussi des enjeux matériels. Face à l'omni-présence de l'anglais et malgré des discours quelquefois au rôme-flant, le français n'est pas toujours soutenu par nos institutions. Les CNL, centre national du livre, qui s'occupent notamment des traductions "en" et "vers le français", voient ces subventions baissées. Le programme universitaire bienvenu en France a un titre assez renéct, puisque de fait, il prévoit surtout de augmenter énormément les frais d'inscription pour les étudiants et étudiants étrangers non européens. C'est une mesure qui touche principalement les personnes de l'angle afrique francophone. L'heure de notre entretien, Marium Géloose, un insister sur le fait quand Tunisie, l'accès à l'enseignement en français était de plus en plus difficile, de plus en plus élitiste parce que privatisé. Michel Francaire, lui, par la propos du choix systématique de l'anglais, du nouvel "traison" des clés. La question est de savoir comment soutenir le français. Comment donner accès aux locutrices et locuteurs qui le veulent, un enseignement, un réseau éditorial médiatique, de qualité en français, mais sans répéter des logiques historiques imperialistes et où être nos paraisiennes au sens. On peut s'adouer certains initiatives éditoriales, artistiques, pédagogiques et les initiatives des francophones elles-mêmes et eux-mêmes. Dans l'OEF, l'Organisation internationale de la francophonie, il y a beaucoup de choses différentes, des initiatives plus diplomatiques politiques, mais certaines qui sont plus littéraires, je pense par exemple au Parlement des écrivaines francophones qui se détenus la dernière aorlée. Autre exemple, François Hollack, podcaster, type et avinge et journaliste, m'avait signalé sur Twitter des tweets qui s'amuser à mettre côte à côte avec des petits drapeaux, des expressions en français de France et dans d'autres français, par exemple, les tongues en français de France et les sans compégence en français camaronnais. Je vous mettrai les tweets dans la description, je les mettrai aussi sur Twitter, c'est logique. J'avais bien aimé cette histoire parce que c'est une manière vivante de faire vivre le français dans un environnement plus rélin. Voilà, c'est terminé pour cet épisode de parler comme jamais. Je vous rappelle que parler comme jamais est un podcast de Binge Audio est réalisé avec le soutien de la délégation à la langue française et aux langues de France. Parler comme jamais est un podcast créé et présenté par la Ilia Véron avec le soutien scientifique de Maria Candéa. Cette épisode a été produit par Dianne Jean, Merci Dianne, réalisée par Thomas Play, Matthew Thévenon, Merci Thévenon et Matthew. C'était le dernier épisode avant une petite pause estivelle, je pense que tout le monde en a besoin, mais normalement, on revient très vite pour parler comme jamais avec vous et je vous soliciterai pour vos retours, conseils, en vie pour la suite du podcast pour qu'on continue à parler comme jamais. 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Podcast Summary
Key Points:
La langue française dans les anciennes colonies est marquée par une ambivalence : à la fois outil de domination coloniale et vecteur de modernité et d'accès aux droits.
L'enseignement du français fut réservé à une petite élite locale, contrairement au cliché d'une scolarisation massive, et utilisé par le pouvoir colonial pour maintenir un contrôle.
Après les indépendances, les élites francophones ont perpétué l'usage du français, créant une distinction sociale et une insécurité linguistique au sein des populations.
Cette insécurité linguistique, liée à la violence symbolique du français, existe aussi dans des pays non colonisés comme la Belgique, où les variantes locales sont souvent dévalorisées face au "français de France".
Les institutions françaises, comme l'Académie française, continuent d'exercer une influence normative forte, limitant la reconnaissance des variétés francophones malgré des efforts récents d'inclusion dans les dictionnaires.
Summary:
La transcription explore le rôle complexe et ambivalent de la langue française dans les anciennes colonies et au-delà. Historiquement, le français a été un instrument de domination coloniale, délibérément limité à une élite pour faciliter l'administration tout en maintenant l'assujettissement. Paradoxalement, il était aussi perçu comme la langue de la modernité et des droits de l'homme, héritage que les élites nationalistes ont repris après les indépendances.
Cela a créé une fracture sociale, le français devenant un marqueur de privilège et une source d'insécurité linguistique pour ceux ne le maîtrisant pas "parfaitement". Ce phénomène n'est pas limité aux ex-colonies ; en Belgique, par exemple, le "français de Belgique" est souvent considéré comme une variante inférieure. Malgré une francophonie plurielle, les institutions françaises, comme l'Académie française, conservent une autorité normative forte.
La reconnaissance des variétés locales passe souvent par leur validation par des institutions parisiennes, perpétuant ainsi une forme de centralisme linguistique et culturel.
FAQs
Le français a été perçu comme une langue de modernité et de progrès, héritée de la période coloniale. Les élites nationalistes l'ont parfois utilisée pour affirmer leur souveraineté et accéder à la scène internationale.
Non, contrairement à un cliché répandu, l'enseignement du français est resté limité à une petite élite. La puissance coloniale ne visait pas une éducation généralisée, mais formait des interlocuteurs utiles à l'administration.
Elle désigne la double attitude de la France, promouvant théoriquement le français tout en le limitant pratiquement, et celle des élites locales, qui combattent le colonisateur tout en utilisant sa langue. C'est une relation complexe de rejet et d'adoption.
Le français fonctionne comme une distinction sociale, créant une division entre ceux qui le maîtrisent et ceux qui ne le maîtrisent pas. Sa maîtrise peut être un privilège ou une source de moquerie et d'exclusion symbolique.
C'est la crainte de ne pas parler un français 'correct' selon les normes perçues, souvent celles de la France. Elle se manifeste par du purisme ou de l'autodénigrement, même lorsque la communication est effective.
Oui, malgré l'absence d'histoire coloniale directe avec la France. Le français de Belgique est souvent dévalorisé face au français de France, une perception entretenue par des traditions normatives et le prestige culturel parisien.
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