Flavia Costa: "Estamos en una esfera pública intoxicada"
from Radio UNR
34m 15s
La confiance en soi n’est pas quelque chose qu’on peut simplement commander avec des affirmations positives, comme « je suis sûr de moi ». Au contraire, elle émerge de l’action réelle, des succès vécus et des expériences vécues, comme un compte en banque où chaque réussite est un dépôt et chaque échec un retrait. L’expérience de Johan Wood montre que les étudiants à faible estime de soi se sentent pire après avoir répété des phrases positives, car ces affirmations sont en désaccord avec leur réalité. En revanche, la confiance véritable apparaît quand on agit sans se préoccuper de la peur ou de la réflexion, comme un musicien qui joue sans s’arrêter à ses doigts. La recherche de Nate Zinzer et d’autres chercheurs montre que la confiance est une certitude sur ses capacités, qui se développe par l’expérience. Il est donc crucial de se rappeler ce qu’on a déjà fait, en utilisant des outils comme le « top 10 » des succès personnels ou de noter chaque jour trois éléments positifs : un effort, une réussite et un progrès. De plus, le stress ou l’excitation corporelle doivent être perçus comme de l’énergie positive, plutôt que comme un obstacle. Enfin, la méthode « Woop » (Résultat, Obstacle, Plan) permet de prévoir les difficultés réelles, ce qui rend l’action plus efficace. La confiance ne vient pas d’attendre un moment idéal, mais de commencer, de faire, d’échouer, de recommencer — et de construire progressivement une preuve personnelle qu’on peut toujours invoquer.
Nous sommes en 2009, au Canada, et une psychologue du nom de Johan Wood fait à soir des étudiants dans une salle et leur donne une consigne tout ça.
Pendant quatre minutes, chaque fois qu'une sonnerie retentie, il doit se répéter dans leur tête, je suis quelqu'un démable.
Le genre de phrase qu'on trouve dont à peu près tous les livres pour travailler notre confiance, notre assurance.
À la fin, une partie d'entre eux se sentent plus mal qu'en arrivant.
Et ce ne sont pas n'importe lesquels. Ce sont les personnes qui avaient déjà une faible estime de même.
Ce à qui on conseille le plus souvent, pourtant, est ce genre de phrase.
Si ça te surprends, ce que je suis en train de te dire là, restez avec nous parce qu'on va t'expliquer pourquoi ça fait ça et surtout, qu'est ce qui fonctionne de mieux à la place.
Salut à toi, c'est Samir et Julien. Bienvenue dans ce nouvel épisode de la systémique du bonheur.
Aujourd'hui, on va te parler de confiance en soi et de cette idée qu'il faudrait absolument la voir avant doser plus suller et de prendre la parole ou même de se lancer à son compte.
Exactement, alors, avec quoi tu vas repartir aujourd'hui d'inus Samir, qu'est-ce qu'il se passe si on écoute le podcast jusqu'au moment?
En fait, tu vas comprendre pourquoi tu peux rater ce que tu sais faire habituellement de façon naturelle. Et ça, au moment où tu en as le plus besoin, au moment où tu as le plus besoin de réussir.
Tu vas comprendre pourquoi certaines méthodes qu'on te vend pour avoir confiance peuvent te tirer vers le bas et tu vas repartir avec des outils simples pour la construire testé par des chercheurs. Mais avant ça, je veux te poser une question.
Est-ce qu'en ce moment-là, t'attends d'être sûr de toi pour faire quelque chose? Parce qu'on va passer l'épisode à répondre à une seule question, si la confiance, ça se commande pas, elle vient d'où, en fait.
Et pour commencer, il y a forcément des phrases que tu as forcément déjà entendu ou dites. Par exemple, je peux se soulerer quand je me sentirais prêt.
Je prendrai la parole en réunion quand je serais plus sûr de moi, ou je l'en serais mon activité quand j'aurais plus confiance. Et il y a un point commun entre toutes ces phrases, c'est qu'à chaque fois, la confiance, elle passe en premier.
Un peu comme si c'était forcément le ticket d'entrée de notre réussite. Et toi qui m'écoute, tu connais certainement des personnes qui disent depuis des années, quand je serais prêt, je ferai le tour du monde.
Quand je serais prêt, je me lancrerai en tant qu'entrepreneur. Quand je serais prêt, j'irai dire à telle personne que je l'aime, elle problème, c'est que ce jour-là, il arrive rarement tout seul.
Et d'ailleurs, pour le dernier exemple, j'en connais tellement qu'il n'y a jamais pu avouer leur flamme, parce qu'il y a quelqu'un d'autre qu'il a fait avant-deux, d'accord, qui s'est décidée à leur place.
Et c'est ça le problème, c'est que pendant ce temps, il y a quelqu'un de moins d'eau avec toi, qui va, qui réussit ou même qui parfois se plante, et qui apprend quelque chose. Et toi, tu te prives de cet apprentissage.
Exactement, sa mère est ce qui est important de comprendre, c'est que derrière ces phrases, il y a une définition de la confiance, qu'on remet jamais trop en question.
Finalement, on imagine ça comme un sentiment, une espèce de "confort", de chaleur intérieure, qu'on aurait ou qu'on n'aurait pas.
Finalement, un peu comme un trait de caractère. Et tant qu'on la voit comme ça, on se met à attendre qu'elle se produise, qu'elle s'active.
Alors on a Nate Zinzer, qui a dirigé pendant plus de 30 ans le programme de psychologie de la performance de Westpone, c'est l'académie militaire américaine.
Il a accompagné des soldats, des acclètes olympiques, des dirigeants, et Elie Manning, un joueur de football américain, élu deux fois, meilleur joueur du Super Bowl.
Et ben, en 2022, il a publié un livre qui s'appelle "The Confident Marine", et la définition qu'il met dedans est souvent très loin de celles qui circulent.
Pour lui, la confiance, c'est une certitude sur nos capacités suffisamment solides pour qu'on puisse arrêter de réfléchir et agir en mode automatique.
Donc, pour lui, la confiance en soi, ça se voit au moment de faire. Quoi qu'on est ressenti avant de le faire ou les jours qui précédaient.
Alors, imagine un musicien qui joue le même morceau depuis 10 ans, chez lui, dans son salon, ça fonctionne très très bien, ça coule de source.
Mais le soir du concert, il s'y m'a pensé assez doigt. Et là, ben en fait, il n'y a plus rien qui va. Il bute sur une note qu'il a jamais raté de sa vie.
Et toi, le jour de ton entretien, tu connais ton parcours par cœur, tu connais tes expériences, et pendant que tu parles, tu t'entends bas fouillés sur la date de ton dernier poste.
Et pour donner un exemple, je me rappelle, je viens quand j'étais en stage d'informatique, il y avait des choses que je savais faire.
Je savais pour habitude de le faire. Et un jour, on m'avait envoyé dans le bureau du directeur d'un entreprise qui m'a le pris en stage pour faire une certaine config sur son ordinateur.
Et le truc, c'est que le patron, il était juste là derrière le monde. Il était vraiment à deux centimètres de moi et il regardait tout ce que je faisais.
Avec le stress qui monte, je n'arrivais pas à faire ce que j'avais à faire. Et pourtant, c'était quelque chose de facile, c'est quelque chose que j'avais déjà réalisé des centaines de fois.
Et ben, à ce moment-là, avec le patron qui était derrière moi et qui me disait pourquoi t'as cliqué là, qu'est-ce que t'as fait ici, qu'est-ce que t'as fait là?
Ben, en fait, j'ai perdu mes moyens. Et ça, ça t'arrive certainement à toi qui m'écoute. Et justement, Julien, pourquoi on ratte ce qu'on maîtrise le mieux?
Ben, ça, on va y revenir tout à l'heure.
Oui, exactement, Samir. Elle exemple que tu donnes ici. Je pense qu'on est beaucoup à pouvoir faire le lien avec nos propres histoires, nos propres événements.
Je sais que, pour ma part, il y a une chose que je me retrouve souvent en mode coincée, c'est quand je dois expliquer par où passer, alors que le chemin, je le connais par cœur, et que je le fais sans avoir besoin d'y penser.
Et que là, où je dois commencer à dire, ben attends, on va tourner là, on va aller à telle endroit, etc. Et ben là, t'es sûr que je vais perdre mon GPS interne.
Et ça va remettre plein de choses en question. C'est toujours très étrange, comme sensation, mais on va expliquer pourquoi ça se produit.
Mais avant ça, je veux qu'on amène un deuxième point ici.
En fait, Zincere, il va ouvrir son ouvrage, il va commencer son livre, et il va le refermer avec la même phrase de Sun Tzu, le stratège chinois,
qui dit, les guerriers victorieux gagnent d'abord, puis vont à la guerre, alors que les vaincus vont à la guerre, et puis, il cherche à gagner.
Il appelle ça la première victoire. Celle qui se joue dans la tête, avant les preuves, avant la bataille, avant le défi à relever.
L'idée, c'est d'arriver en sachant précisément ce qu'on sait faire, même si le résultat reste lui incertain.
Et ça, on peut le préparer à la condition bien évidemment, de comprendre comment la confiance se fabrique.
Oui, et Zincere il a une image que j'aime beaucoup, ta confiance, c'est comme un compte en banque.
Chaque pensée que t'as sur toi, bah c'est une opération.
Tu te rappelles par exemple un truc que t'as réussi, bah c'est un dépôt.
Tu te repasses ta présentation ratée de l'an dernier pour la dixième fois, bah c'est un retrait, et t'es encore moins d'argent dans le compte en banque.
Et ta confiance, bah un moment donné, c'est juste le seul.
Le truc, c'est que la plupart des gens font que des retrait, tu rentres le soir et tu fais la liste des choses qui n'ont pas marché.
Ce que t'as bien fait dans la journée, ça, bah ça passe à la trappe.
Et après, tu t'étonnes d'être à découvert le jour de l'entretien.
Oui, tu t'as fait, et là, ce que tu partages, ça mire, bah c'est même pas de l'exageration, parce qu'il y a une raison très attention.
Ah, ça. En 2001, on a Roy Bommester et plusieurs de ses collègues, donc on peut bien une grande synthèse sur tous ces sujets-là.
Et le titre de cette grande synthèse qu'ils ont donné, c'est le mauvais et plus fort que le bon.
Dans presque tous les domaines qu'ils ont passé en revue, les relations, les émotions, l'apprentissage, un événement négatif,
pèse plus lourd et reste plus longtemps en mémoire qu'un événement positif de même taille.
Pour nos ancêtres, par exemple, oublier où se planquer le serpent coûter beaucoup plus cher que de se rappeler ou pousser les fruits.
Donc si on laisse notre compte se gérer tout seul, bah il va pencher naturellement vers les retrait.
Ce que propose Zincere, c'est de reprendre la main sur ce qu'on choisit de rejoindre dans notre tête.
Alors, attention ici, parce qu'on te voit venir, toi qui nous écoute, nous regarde, ça ne veut pas dire "donnie tes erreurs".
Une erreur, tu l'analyse, tant de cirques qui a corriger et ensuite, t'arrêtes de la passer en boucle.
Ouais, et on ne parle pas de se raconter des histoires d'accord.
Un dépôt, c'est quelque chose qui s'est passé.
T'as fini ton premier du kilomètre, t'as calmez le client qui urlée au téléphone, t'as repris des études à 35 ans.
Et toutes ces expériences-là que t'as réussi, bah c'est quelque chose qui est solide d'accord et personne peut te l'enlever.
C'est dans ton bagage, d'accord.
Et tu peux peut-être douter de toi, mais tu peux pas douter de ce qui t'est arrivé.
Le seul truc, c'est qu'à force de penser à ce qui ne fonctionne pas, tu s'attures ton esprit.
Et toutes les choses que t'as réussi, bah ça finit enfoui sous un tas de sables.
Oui, effectivement, et en fait, c'est ce que dit exactement la recherche.
[Musique]
ce qu'on appelle le sentiment d'efficacité de personnelle, avec Albert Bandura,
qui est un des psychologues les plus cités du XXe siècle, qui a montré dès 1977 que la
croyance en capacité vient de quatre sources centrales.
Nos propres réussites, le fait de voir quelqu'un qui nous ressemble réussir, ce qu'on
nous dit pour être encouragé, et la façon dont on regarde et on détermine, on analyse
le point de vue qu'on va voir sur ce qui se passe à l'intérieur de notre corps,
notre cœur qui bat, les mains moites, la transpiration, des coups de chaleur, etc.
Et dans ces travaux, la source la plus solide de toutes, c'est la première, ce qu'on
a déjà réussi, par nous-mêmes.
Les encouragements s'accontent, mais beaucoup moins, donc garde ça en tête parce que ça
va nous servir dans pas très longtemps, dans ce podcast.
Ouais, donc Julien, je reviens à mon musicien tout à l'heure, la qui butée sur sa note,
parce que tu peux nous expliquer pourquoi il râte ce qu'il fait depuis 10 ans.
Alors oui, en fait, pour ça, faut aller voir les travaux, d'une autre psychologue qui
s'appelle Saiyan Belok, et qui a passé des années à étudier ce qu'on appelle l'étouffement
sous la pression.
Dans une de ses expériences, elle fait faire des cours rouler au golf, à dévoire expérimenté
et à des débutes.
Une partie doit se concentrer sur son geste, par exemple sur le moment où le club s'arrête.
Une autre partie doit faire autre chose en même temps, pour repérer un son précis, par
exemple.
Les joueurs expérimentés réussissent mieux quand ils sont distrait, que quand ils surveillent
leur geste.
J'ai les débuts temps, c'est l'inverse.
En fait, qu'est-ce qui se cache derrière ça?
C'est que un geste que tu maîtrise, il est rangé dans ton système et il est accessible
en mode pilote automatique.
Lorsque on se met sous pression, on va essayer de reprendre le contrôle, justement, sur
des choses que on ne pense plus qu'on ne réfléchit plus.
Et du coup, on redécoute étape par étape, comme quand on apprenait à le faire.
Et l'accueurieusement est pas en fait les choses beaucoup moins bien.
Pour une tâche de réflexion, un examen de maths par exemple, elle a montré autre chose.
C'est l'inquiétude qui prend la place dans la tête et qui en laisse moins pour réfléchir.
Donc ça va rejoindre si tu veux la définition de "incer", la confiance, c'est ce qui
te permet de te laisser aller dans tes automatismes pour faire ce que t'as à faire.
Donc justement, je viens le soir du concert, le pire conseil qu'on puisse donner à ce
musicien-là, c'est concentre toi sur tes doigts.
Et pourtant, c'est ce qu'on fait tous avant un oral.
On se repasse chaque phrase, on vérifie chaque transition et je viens, moi, ça me fait
repenser au premier podcast qu'on a fait ou même au premier live qu'on avait fait quand
on avait commencé ensemble.
Bon, en fait, j'avais un track de malade avant, je prenais mes notes, j'essayais vraiment
de contrôler exactement ce que j'allais dire, etc.
Ça me prenait énormément tant, ça me vit de mon énergie et en réalité, ça se passait
pas comme je voulais.
Donc, en fait, ça a fonctionné le mieux quand j'étais moi-même et quand je lâchais
prise.
Et ça, ça arrive à tout le monde, d'accord? Tu viens, tu prépare, tu regardes mots
pour mots comment tu vas dire les choses et au final, le fait de rester accroché à ce
que t'as préparé, en fait, tu perds le fil à un moment ou l'autre.
Et quand tu perds le fil, vu que t'as envie de revenir à ce que t'as préparé, tu veux
garder le contrôle, ben, en fait, tu oublies tout.
Tu n'es pas capable de te réadapter à ce moment-là, parce que tu restes figé.
Et le truc, c'est ça, c'est que tu fais la préparation avant et le jour-ci, tu craques,
en fait.
Tu perds tous tes moyens.
Tu vas me dire, ok, mais comment je fais pour y croire assez, justement, à mes compétences
à ma confiance en soi, pour pouvoir lâcher prise derrière? Et c'est là que la plupart
des gens sortent des phrases positives, comme celles de l'expérience du début.
Il y a une idée qu'on retrouve partout dans les livres de déf persos, dans les vidéos
de motivation, pour réussir, il faut d'abord avoir confiance.
Et pour avoir confiance, il suffit de se répéter qu'on est capable et de se voir, de
se projeter, dans j'ai déjà réussi.
Et cette idée-là, elle ne serait pas facilement, parce que c'est simple, ça coûte rien,
c'est agréable, ça donne une impression d'agir, et pour être juste, zincère lui-même,
conseille d'écrire chaque soir des affirmations personnelles positives au présent.
Mais maintenant, si on reprend l'expérience de Johan Wood, avant de la lancer, son équipe
avait interrogé les étudiants et la plupart dixés utilisés ce genre de phrase pour se remonter
le moral.
Ensuite, la consigne c'était de dire, je suis quelqu'un démable, à chaque fois qu'il
avait la sonnerie pendant quatre minutes.
Chez ceux qui avaient une bonne estime de même, lumeur montait un petit peu.
Chez ceux qui en avaient une faible, eh bien ça baissait, et ils se sentaient moins
bien qu'un autre groupe qui n'avait tout simplement réin répété du tout.
L'explication qui a été avancée par les chercheurs, c'est que quand une phrase est trop
pêloignée de ce qu'on croit déjà, notre tête se met à chercher des contrèxions.
Oui, et tu vois, c'est comme si tu disais à quelqu'un qui a 10 euros sur son compte,
t'es riche, t'inquiète pas, il va regarder son relevé et il va sentir encore plus
fochée.
Avec le compte en banque de zincere, c'est pareil une affirmation, c'est un cheque.
Si t'as rien sur le compte, qu'est ce qui se passe, le cheque n'est pas accepté,
d'accord, il est refusé.
Et chaque cheque qui est refusé, c'est une preuve de plus que t'es pas à la hauteur.
Par contre, quand le compte il est plein, le cheque passe à l'affirmation, elle te rappelle
juste ce qui a dessus.
C'est pour ça que ça marche chez les gens qui ont déjà confiance.
Et c'est certainement pour ça que zincere, il peut les conseiller à ses cadets.
En fait, ils s'entraînent tous les jours et du coup, leur compte, il est déjà rempli.
La deuxième idée qu'on te vend, c'est de visualiser ta réussite, de voir déjà au sommet,
déjà embauché, déjà en train de signer, et bien zincere, il propose aussi d'accord
d'imaginer ton futur idéal.
Mais là, il faut écouter Gabriel Etingen.
C'est une chercheuse de l'université de New York qui a étudié cette question depuis
les années 90.
Et dans une de ces premières études, des femmes suivaient un programme pour perdre du
poids.
Et bien celle qui s'imaginait être déjà mince sans difficulté, ont perdu nettement
moins de poids que celle qui pensait aussi aux obstacles.
En fait, elle a retrouvé le même schéma chez des étudiants qui révèdent de leur emploi
idéal.
Deux ans plus tard, ils avaient envoyé moins de candidature et du coup reçu beaucoup
moins d'offres.
Dans une autre série d'expériences, elle a mesuré la tension artérielle juste après
un rêve positif, et bien sa baisse, le corps se met au repos.
Et du coup, là où c'est hyper important et ce qu'elle distingue, c'est que rêver
d'un avenir idéal, et bien en fait, ça nous freine plus qu'autre chose.
Ça tendre à réussir parce qu'on l'a déjà fait, ça nous fait par contre avancer.
Oui, en gros, ton cerveau, il a déjà eu son dessert.
Alors, il a plus fin.
Le dimanche soir, tu devais en train de signer ton premier gros client, tu ressens la fierté,
le soulagement, et le lundi matin, va t'envoie zéro mail.
Ce qui fait avancer d'après Hottingen, en fait, c'est ce que t'as déjà fait.
Et puis, il y a une troisième idée, qui passe elle par le corps.
En 2010, trois chercheurs, Dana Karnay et Mikedi, dont on a déjà parlé à plusieurs
reprises dans d'autres podcasts et, en diap, publie une étude qui fait absolument le tour
du monde.
Deux minutes debout, les mains sur les hanches, en posture de pouvoir, et tes hormones
changeraient.
Tu prendrais plus de risques.
Il y a cette conférence tède qui a été vue des dizaines de millions de fois, et en 2015,
une équipe menée par Eva Ranail, refait l'expérience avec environ 200 personnes.
Bon, le truc s'est qu'au final, il n'y a eu aucun effet sur les hormones, aucun
effet sur la prise de risques, seulement un petit effet sur le sentiment de puissance.
En 2016, Dana Karnay, la première autrice de l'étude d'origine, écrit publiquement
qu'elle ne croit plus à ses effets.
Zincor a raison de dire que ton corps est à tête son vie, mais deux minutes de posture
ne remplaceront pas trois heures de préparation.
Alors, justement, Julien, on va peut-être donner notre position, et cette position-là,
on l'assume, la confiance, c'est d'abord une conséquence.
Elle vient après ce que t'as fait, après ce que t'as raté, après ce que t'as recommencé,
ce qui demande la confiance en un week-end, mais ça va pas leur plaire ce qu'on dit.
Ça va peut-être te déranger toi aussi, parce que c'est plus confortable d'attendre
que de se sentir prêt. En 2003, Roy Boomester et une équipe ont passé en revue des décennies
de recherche sur l'estime de soi.
Ce sentir bien dans sa peau, ça ne fait pas vraiment grimper les notes ni les résultats.
C'est plutôt les résultats qui font grimper l'estime de soi.
T'as confiance, en fait, c'est une trahée.
La crasse, c'est ce que t'as déjà fait et je peux donner des exemples personnels,
c'est que moi-même j'étais comme ça avant.
Je me disais, j'attendrais quand je serais prêt, sauf que à un moment ou l'autre,
j'en ai eu marre d'attendre, et je me suis dit, let's go.
Test, et maintenant je teste, je me plante, c'est pas grave, je prends notes, et je recommence.
Et je sais que j'ai les capacités de réussir des choses du coup derrière, j'ai encore
moins peur de faire de nouvelles choses.
Et c'est ça le truc, on dit souvent que la pétit vient en mangeant, donc la confiance
m'a saviens en se mettant en mouvement.
Effectivement, sa mère et derrière tout ça, ça va être important de nuancer quand même
tout ça.
Parce que sinon on se contredit avec ce que disait d'un côté bandura, "Bomester de
l'autre quand il parle d'estime de soi global, le fait de se trouver soit même quelqu'un
de bien en général", bandura parle de quelque chose de beaucoup plus précite son côté.
La croyance que tu peux faire telle chose dans telle situation, eh bien c'est celle
qui va compter pour nous.
En fait, les gens qui y croient, persévèrent plus longtemps quand les choses deviennent
difficiles.
Donc, la confiance qui t'aide à avancer, elle est précise et elle repose sur des preuves.
Et même celle-là, il faut le dire, elle a une limite.
Le chercheur Jeffray Vancouver a fait jouer des volontaires à un jeu de logique, et
le parti après parti, ils ont progressé.
Quand il se sentait le plus sûr de même, et bien la partie suivante était souvent moins
bonne.
Quand tu penses que c'est gagné, tu vas moins vérifier et tu vas moins préparer.
Zincere le répète d'ailleurs dans son livre, il faut la confiance et la compétence.
L'une sans l'autre, ça tient tout simplement pas.
Donc du coup, comment on fait des dépôt qui tiennent dans le temps, dans notre compte en
banque, pour justement faire en sorte que ce soit 10 potes.
S'amire, je te laisse commencer sur la question.
Ouais, alors le premier outil, moi je l'appelle le dossier de preuve, Zincere l'appelle
le top 10.
Tu prends une feuille, tu mets ton prénom en haut et tu écrit les 10 choses dont t'es le
plus fier dans ta vie.
Et là, tu mets des faits d'accord avec une date si tu peux, une date beaucoup plus vague
ou précise.
Par exemple, j'ai eu mon permis après deux échecs, j'ai monté mon équipe de football de
quartier ou encore j'ai osé déclarer ma flamme à mon ou ma creche.
Et tout en bas, tu mets ton prochain objectif.
Et là, quand tu vas regarder la feuille en entier, ton objectif, tu le vois juste comme
la suite de ta liste, comme la suite des choses que t'as déjà réussi.
Et là, cette liste, tu vas la coller, là où je la vois tous les matins.
Ça peut être le miroir de la salle de bas, ça peut être la porte du frigo, ça peut
être sur ton tableau de bord, ça fait un peu moche sur tableau de bord, mais bon,
ça peut fonctionner, d'accord.
Donc, toi qui nous écoute, c'est un point important.
Et ça, je m'en rappelle Julien, quand je me suis fait coucher par toi, il y a 6 ans,
c'était un truc que tu m'avais demandé.
C'est vraiment si loin que ça.
Ah oui, ça remonte.
Attends, 6 ans, je te dis, ouais, ça fait 6 ans, 6 ans et demi, peut être.
J'ai un peu plus loin maintenant.
Peut-être, 7 ans, peut-être.
Le temps passe tellement vite.
Et toi, tu m'avais pas demandé 10, tu m'avais demandé 50 heures, ça m'a fait transpirer,
d'accord, mais justement, non, on va te demander d'en faire 10, parce que 50, là,
on s'arrouait, il va juste s'aturer.
Oui, et puis il y avait un exercice particulier derrière aussi.
C'est ça, qui sortait de ce cadre-là, mais effectivement, je t'en avais demandé 50.
Je t'avais mis au défi quand même, c'est ça.
Donc, le suivant, l'autre moyen d'avancer, eh bien, ça se passe le soir.
En 5 minutes, juste avant de dormir, tu vas te noter 3 choses de ta journée.
Un effort que tu as fait, une réussite, même si c'est un truc tout bête, tout simple,
et un progrès, quelque chose que t'as fait un petit peu mieux que ce que tu faisais d'habitude.
Zincere le fait faire assez cadet tous les soirs.
L'idée, c'est de rééquilibrer ton compte, ton cerveau fait des retraites ou seules,
et les dépos, il faut les faire exprès, il faut les faire en conscience.
Donc, notre des choses précises, j'ai été bien aujourd'hui, ça n'a pas vraiment compté.
J'ai posé ma question en réunion alors que j'hésiter, ça oui, ça va avoir la valeur,
ça va déposer du cache dans ton compte.
Zincere ajoute un point que je trouve assez rassurant pour le coup.
Les progrès, ils arrivent toujours en retard.
Tu t'entraînes pendant des semaines sans que rien ne se passe, rien ne se voit,
et là, un jour, bam, ça apparaît.
Et bien ton carnet, il te permet de tenir pendant les semaines, ou justement, il n'y a rien qui bouge.
Ouais, et pour le track maintenant, avant de parler en public, tout le monde se dit calme-toi.
En 2014, il y a Allison Wood Brooks, une chercheuse de Harvard, qui a fait chanter des volontaires
au karaoke, avec un logiciel qui mesurait la justice.
Avant de chanter, chacun disait une phrase à voix haute.
Par exemple, je suis anxieux, je suis calme ou même, je suis excité.
Ceux qui ont dit que je suis excité ont chanter le plus juste.
Alors, trouvez-les-mêmes les effets sur une prise de parole.
En fait, on l'a déjà dit dans un podcast, le track et l'excitation, le stress et l'excitation
dans le corps, bah ça se ressemble le beaucoup, d'accord?
Le cœur, il frappe fort, les mains sont moites et te calmer, bah t'y arrivera pas en 30 secondes.
D'ailleurs, toi qui nous écoutes quand on te demande quelque chose, quand tu dis "faut que je me calme,
faut que j'arrête de penser à tel chose, il se passe quoi", il se passe tout le contraire.
D'accord, tu es de n'encore plus de pouvoir à cette chose que tu cherchais à éviter.
En fait, le truc, c'est que utiliser ce que tu vis comme énergie,
bah c'est beaucoup plus utile. Et là, bah vu que le track, le stress est identique à l'excitation,
bah qu'est-ce que tu fais? Tu utilises cette énergie-là pour avancer.
Donc, qu'est-ce que tu fais? Bah plutôt que de la plaie de track ou stress, tu vas l'appeler "excitation",
tu vas dire "tu dis pas, je suis stressé", "tu dis pas, j'ai le track", "tu dis, je suis excité".
Et ça, ça va te permettre d'utiliser cette énergie pour ton projet.
Du coup, il nous reste ta façon de te parler. Et là, je veux qu'on soit précis sur un point,
parce qu'on dit du mal des phrases positives si on s'arrête-là.
Une méta-analyse grec menée par Antonis Atsi Giorgiadis en 2011 sur 32 études.
- On ponlait deux brebis. - Exactement.
- Montre que ce parler a soi-même, améliore les performances sportives.
Mais les phrases qui marchent le mieux pour, justement, appuyer ça, ce sont des consignes.
Regarde la balle, respire et ralenti.
En fait, tu te parles comme un entraîneur parles à son joueur.
Et l'équipe Détane Cross, à l'université du Michigan, a montré autre chose de son côté en 2014.
Avant un discours, les gens qui se parlaient à la deuxième personne, ou avec leur prénom,
étaient, naturellement, moins anxieuses, et faisaient de meilleures prestations que ceux qui disaient, "Je. "
Julien, tu connais ce sujet et tu l'as présenté 10 fois.
Et bah, ça va créer chez moi une petite distance, comme si je conseillais ça à un ami.
Et toi qui nous écoute, si tu veux garder tes affirmations, parfait, mais appuiler sur des faits.
Au lieu de dire, "Je suis brillante, brillante", dit plutôt,
j'ai répété trois fois et je connais mes informations.
Ouais, elle dernier, pour les réveurs, en fait, qui sont tout le temps dans leur tête, mais qui font rien,
ou qui font peu, mais en fait, c'est la méthode de Gabrielle Hoi-Tingen.
Elle l'appelle "Woop" comme le bracelet.
Et "Woop" en fait, c'est des initiales, d'accord? C'est des initiales de sa méthode.
En français, ça donne "Srop", d'accord? "Souer", "Resultat", "Obstacle", et "Plan".
Tonsouer, c'est par exemple le décrocher ce poste, le résultat ou le meilleur résultat,
tu l'imagine en détail, tu l'imagine 30 secondes, et tu écrit ça en détail, ce résultat-là.
Et tout de suite après, tu écrit l'Obstacle qui vient de toi, celui sur lequel t'as la main, d'accord?
Pas des choses qui sont hors de ton contrôle, par exemple le fait de repousser,
dès que t'es bloqué à l'écriture de t'as l'aide de motivation, d'accord?
Donc t'écris vraiment les obstacles qui viennent de toi, les difficultés que toi, j'ai dit.
Et ensuite, ton plan, sous la forme de "Sy", alors "Sy", alors, c'est les algorithmes dont on a déjà parlé dans deux trop podcasts.
Par exemple, si je bloque sur ma lettre, alors j'écris trois fois, trois fois, c'est. Trois fois!
Trois fois, trois fois, nous, trois fois, on, vous trois fois, il trois fois.
Est-ce que toi qui nous écoute et qui nous regarde aujourd'hui? Est-ce qui t'arrive de trois fois, aussi?
Si tu fais partie du clan, on t'invite à laisser un commentaire et nous laisser savoir comment tu le vie.
Tu sais quoi, Julien? Je vais que tu nuais une podcast, je continuerai le podcast quand je serai prêt.
Voilà. Il va sortir dans dix ans, Julien.
Donc, je reprends, si tu bloques sur ta lettre de motivation, alors t'écris trois phrases et tu l'envois à un ami pour un avis.
D'accord? Le seul objectif que t'as, c'est de passer à l'action, c'est de te mettre en mouvement, même si c'est avec une action qui est très, très, très petite.
D'accord? Donc au final, tu gardes ton rêve, d'accord? Et tu sais déjà quoi faire le jour où ça coince.
Et ça, c'est hyper important parce que c'est comme tout Julien, on parle des affirmations positives, mais c'est comme la pensée positive.
souvent.
quand on nous parle de pensées positives, on nous parle d'imaginer les choses de la meilleure des
manières si tout se passait pour le mieux. Le problème, c'est que le jour-gi ou le jour
la chose se produit, tu vas peut-être avoir des obstacles. Et même très souvent tu vas en avoir.
Et vu que tu n'as pas imaginé des obstacles, et que tu n'étais pas prêt à ce qui est des obstacles
sur la route, tu peux pas participer à ce moment-là, tu prends la douche froide et tu abandones.
Donc là, c'est exactement la même chose avec les affirmations positives qu'on te demande. C'est
vraiment t'as un souhait, t'as un objectif, tu vas imaginer le meilleur résultat, ensuite tu vas
décrire l'obstacle qui vient de toi et ton plan. Qu'est-ce que tu vas faire si t'es face à cet
obstacle? Et tu te lance. Donc pour revenir à ce qu'on disait au début, cette fameuse phrase le
jour où je serais prêt, je vais me lancer. Maltrue que c'est que le jour où tu te sens prêt, il arrive
après le premier pas. Je pense que tu l'as compris maintenant. Tu te lance et après, tu seras
cité prêt ou même après, tu seras prêt. Alors du coup, avec tout ça, si la confiance ne
se commande pas, mais tout est-ce qu'elle vient? Eh bien, elle vient de ce que tu as déjà fait et de
ce que tu choisis gardé en mémoire. Elle se construit des peaux après des peaux, dont on
compte en banque de confiance avec des preuves que personne ne peut me remettre en question. Et c'est
ce qui explique l'expérience du début. Les étudiants qui se sentaient le plus mal après avoir
répété, je suis quelqu'un démable, je suis quelqu'un démable, je suis quelqu'un démable. Et bien en fait,
ce qu'ils leur manquaient, c'était des preuves pour y croire. On ne se convainte pas d'avoir
confiance, on se donne des preuves, on a raison que le faire. Donc toi, ta prochaine preuve, tu peux
la produire cette semaine. Toi qui nous écoute, tu vas choisir la chose que t'as mis en attente parce que
tu dis qu'il faut que tu te sentes prêt ou prêt pour le faire. Et tu vas en faire le plus rapidement
possible la plus petite version accessible pour toi et tu vas te noter le soir ce qui s'est passé de ton
côté. Exactement. Alors toi qui nous écoute si cet épisode t'as parlé, abonne-toi pour ne rien
rater d'accord. Tu t'as bonnes, tu likes, tu commentes et tu partages ce podcast. Envoie-le à la
personne qui te dit toujours, je ferai ça quand je serai prêt et écrit-nous en commentaire,
ta plus belle preuve, celle que tu mettrais en haut de ton top 10. D'accord? On lit et on
répond. Donc, d'ici notre prochain épisode où on va te revenir avec un nouveau sujet à propos des
terriens. Ça te dit peut-être quelque chose, ça ne te dit peut-être rien, c'est un fait de
mènes de sociétés dont on entend parler de plus en plus et qu'on a décidé de passer au
crible pour t'expliquer, bien qu'est-ce qui se cache derrière et surtout qu'est-ce que ça représente
en bout de ligne. Mais d'ici là, moi je vais t'inviter à te rappeler qu'en fait, eh bien tu peux
te booster ta confiance avec une petite technique avant que tu repartes, c'est de te dire que tu es
tout simplement excité à l'idée de faire quelque chose. Si demain, t'est stressé, dites-toi que
t'es excité de le faire. Si demain, t'as des inquiétudes sur une action à poser, dites-toi
simplement que t'es excité de le faire. Rappele-toi que c'est l'étiquette que tu mets sur ton
expérience qui va définir bien la nature de ce qui va se présenter derrière et de ce que ça va
générer chez toi. Donc merci d'être resté jusqu'au bout, avant de dormir, prends quelques minutes
pour noter un effort ou une réussite, un progrès dans ta journée, et puis nous, on te dit à la
prochaine pour la suite de l'aventure. Exactement, je vais t'inviter à croire au maximum en ton potentiel
et de ne pas oublier des récordinaires chaque jour. N'oublie pas non plus à quel point t'es magique,
et que t'as le pouvoir de réaliser absolument tout ce que tu souhaites, et on te dit à la prochaine.
Podcast Summary
Key Points:
La confiance en soi n’est pas un état à attendre, mais un résultat de ce que l’on a déjà accompli et de ce que l’on choisit de retenir.
Les affirmations positives comme « je suis quelqu’un d’ample » peuvent aggraver la baisse de confiance chez les personnes déjà hésitantes, car elles sont en désaccord avec la réalité de leurs expériences.
La confiance se construit comme un compte en banque
L’expérience de Johan Wood montre que les étudiants qui avaient peu d’estime de soi se sentaient plus mal après répéter des phrases positives, ce qui prouve que ce genre de méthode ne fonctionne pas pour eux.
La confiance réelle apparaît en action, lorsqu’on agit sans réfléchir, notamment dans des situations où on maîtrise déjà un geste ou une tâche.
Les visualisations d’un avenir idéal peuvent freiner les progrès car elles créent une illusion de réussite déjà accomplie, alors que le progrès vient de ce que l’on a déjà fait.
Une posture de pouvoir ou des affirmations positives ne remplacent pas les préparations réelles et les preuves concrètes de réussite.
La confiance est une conséquence de l’action, pas une condition préalable
Summary:
La confiance en soi n’est pas quelque chose qu’on peut simplement commander avec des affirmations positives, comme « je suis sûr de moi ». Au contraire, elle émerge de l’action réelle, des succès vécus et des expériences vécues, comme un compte en banque où chaque réussite est un dépôt et chaque échec un retrait. L’expérience de Johan Wood montre que les étudiants à faible estime de soi se sentent pire après avoir répété des phrases positives, car ces affirmations sont en désaccord avec leur réalité.
En revanche, la confiance véritable apparaît quand on agit sans se préoccuper de la peur ou de la réflexion, comme un musicien qui joue sans s’arrêter à ses doigts. La recherche de Nate Zinzer et d’autres chercheurs montre que la confiance est une certitude sur ses capacités, qui se développe par l’expérience. Il est donc crucial de se rappeler ce qu’on a déjà fait, en utilisant des outils comme le « top 10 » des succès personnels ou de noter chaque jour trois éléments positifs : un effort, une réussite et un progrès.
De plus, le stress ou l’excitation corporelle doivent être perçus comme de l’énergie positive, plutôt que comme un obstacle. Enfin, la méthode « Woop » (Résultat, Obstacle, Plan) permet de prévoir les difficultés réelles, ce qui rend l’action plus efficace. La confiance ne vient pas d’attendre un moment idéal, mais de commencer, de faire, d’échouer, de recommencer — et de construire progressivement une preuve personnelle qu’on peut toujours invoquer.
FAQs
Parce que ce type de phrase, surtout pour les personnes déjà en doute, peut créer de la réticence. L'esprit cherche à trouver des contre-exemples, ce qui affaiblit la confiance au lieu de la renforcer.
La confiance en soi, c'est une certitude sur ses capacités suffisantes pour agir sans réfléchir, au moment même de l'action, et non une sensation qui attend qu'elle se produise.
Parce que ces affirmations sont trop éloignées de leur réalité. Cela active la mémoire des échecs, ce qui diminue leur estime de soi, surtout chez ceux qui ont déjà peu de confiance.
Elle se construit grâce à des preuves concrètes de réussite. Chaque succès, même petit, est un dépôt dans le « compte en banque de la confiance ».
Parce qu'elles perdent leur automatisme. Sous pression, elles retombent dans un mode de réflexion qui les empêche d'agir naturellement comme ils le font habituellement.
Écrire chaque soir 3 choses : un effort, une réussite et un progrès, ce qui aide à rééquilibrer le compte mental et à renforcer la perception de ses capacités.
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