Fabien Thoulmet, ancien ingénieur en génie civil, a entamé une carrière de dessinateur de bande dessinée à 29 ans, poussé par une insatisfaction profonde et une passion enfantine pour le neuvième art. Sa première œuvre, "C'était pas toi que j'attendais", raconte la naissance de sa fille trisomique, un récit autobiographique intime qui a marqué un tournant dans sa vie, tant personnelle que professionnelle. Par la suite, il a exploré des registres variés, passant de la fiction légère avec "Les Deux Vies de Baudouin" à des récits plus engagés comme "L'Audace", qui suit le parcours d'un réfugié syrien nommé Akim. Ce projet lui a permis de découvrir la puissance de la BD pour retranscrire des témoignages et rapprocher les lecteurs de réalités complexes, notamment en écho à l'actualité des réfugiés. Son processus créatif alterne entre périodes introspectives et projets plus libres, reflétant son besoin d'équilibre émotionnel. Son dessin, simple et arrondi, est né de ses contraintes techniques, mais s'avère un atout pour adoucir des sujets graves comme le handicap ou la migration. Avec "Suzy", il aborde l'évolution du couple et du vieillissement à travers une grand-mère et sa petite-fille. Fabien Thoulmet se définit comme un auteur en perpétuel apprentissage, passionné par la collecte d'histoires et leur mise en scène, cherchant toujours à créer une proximité entre ses lecteurs et les personnages qu'il fait vivre.
[Musique] Bonjour à toutes et à tous, je suis Mathieu Charié, ravie de vous accueillir dans Neuviemar, le podcast de la Cité Internationale de la Pente dessinée et de l'image d'Angoulem. Dans chaque épisode, une autre histoire à noteur sera contre, revient sur sa pratique, sa carrière, son actualité, sa vision d'une naviemar, et répond à notre questionnaire de prouste version BDX. [Musique] Je suis à noteur de Bande dessiné de 42 ans, j'habite à Bordeaux, et je fais de la Bande dessiné depuis 7 ans. [Musique] Bonjour Fabien Thoulmet. Bonjour Mathieu, c'est une présentation courtes-méfficace, synthétique. Autre noteur de l'audi-cédacame, on va évidemment avoir l'occasion d'en reparler, c'est pas toi que j'attendais. Suisait-elle grand amour, ça c'est le dernier titre. On va parler tout ça, mais d'abord, forcément l'audi-cédacame, vu ce qui se passe en ce moment en Ukraine, ça prend une résonance pour ceux qui ont lu l'audi-cédacame, l'histoire de cette famille de migrants, on va reparler, mais on y voit forcément des résonances. Tu as comment tu vis ça? Est-ce que tu aurais presque envie de te dire, maintenant, je vais aller voir des réfugiés créniens, parce que j'ai envie de discuter avec eux, pas forcément d'en faire un livre, mais moins de discuter avec eux, comment tu te positionnes? - En fait, il y a eu vraiment. Finalement, l'objectif de cette bande dessinée, c'était d'opérer un rapprochement, en tout cas, intellectuel avec ses situations, parce que j'avais l'ascensation qu'on peut comprendre en théorie les drames, et ce qui se joue, mais on a du mal, en tout cas, moi, j'avais du mal, à réellement sentir une proximité et à arriver à me procher dans ces parcours. Et donc, l'objectif de cette bande dessinée, enfin, l'un des objectifs, c'est justement de rendre proche de nous, tous ces parcours de vie, qui est a priori, en tout cas, jusqu'à aujourd'hui, on a assez peu de chance de connaître personnellement. Et effectivement, maintenant, quand il y a ce genre d'informations, ce genre d'événements, immédiatement, me vie en tête, le parcours d'Aquim, et puis plus généralement, tout ce que j'ai appris au cours de la réalisation de cet album. Donc, oui, ça a vraiment opéré un rapprochement et une. une. identification plus importante. - Aquim, tu l'as encore régulièrement en ligne ou pas? Par régulièrement, en mettant en temps, on voit des petits messages. Voilà, je sais qu'il va bien. Je sais que pour lui, les choses se sont stabilisées, il prend un peu racine, et puis ces enfants grandissent, et finalement, maintenant, et ils sont. c'est des enfants qui sont plus français que Syrien, dans leur culture. Et oui, donc, j'ai des nouvelles de lui, mais en fait, aussi indirectement de sa famille qui est restée en Syrie, et là, pour eux, c'est un peu plus compliqué, pas tant d'un point de vue sécurité, mais plus parce que le coup de la vie a beaucoup augmenté, et voilà, ça a entré à un certain nombre de complications dans la vie de tous les jours. Alors dans ta présentation, tu disais que ça fait que cette langue tu fais de la BD, ce qui effectivement, au départ, t'étais pas du tout partie là-dedans, t'étais dans le génie civil. - Ouais. - Qu'est-ce qu'elle fait? - Permile basculement. - Je pense que déjà, la racine de mon envie de faire de la bande dessinée, c'est comme beaucoup de teurs, l'enfance, et le fait de. voilà, de lire beaucoup et dessiner beaucoup. Et puis. et puis, un moment donné, ben, il y a le cerveau qui parle, on se dit "Est-ce bien raisonnable, est-ce que je vais pouvoir en vivre?" Et en fait, ce qui a fait que je suis revenu à la BD, donc un longtemps après, c'est finalement le fait que je. je n'ai vraiment pas du tout mon métier d'ingénieur. Je pense que si j'avais été assez neutre, en fait, si je faisais ça, c'est en véritable amour, mais que voilà, ça m'allait. Probablement, je le serais toujours, mais vraiment, je n'ai pas ça du tout. Et surtout, petit à petit, il y avait cette petite voix de. quand j'étais garin, je me dis "Ah, je ferai de la bande dessinée, petit à petit, cette voix a pris de l'ampleur". Jusqu'à ce que je me dis, voilà, il y a peut-être temps, là, j'ai 29 ans. Si je continue à faire un géniaire, et me reste encore probablement quelque chose comme 35 ans à travailler, si je veux pas me décéché totalement, il faut que j'essaye de faire la bande dessinée. Et la première BD qui va te révélogue en public, c'est cette BD, donc, je parlais en titre, c'est "Patreur que j'attendais", où tu racontes la naissance de ta fille trisomique non détectée pendant la grossesse, et c'est première heure, ou c'est premier jour où tu te dis "Et quelque chose de bizarre", mais il est médecin en nom, tout va bien. Avec le recul, qu'est-ce qu'elle t'a apporté cette BD? Parce que toi, ça leur donne encore plus de poids à cet enfant, finalement, en plus de faire ta reconversion professionnelle? En fait, d'un point de vue personnel familial, au moment où je l'ai fait, cette bande dessinée, j'étais déjà dans une phase très appaisée par rapport à ça, parce que j'avais. face à faisait trois ans que ma fille était née, donc le temps était passé, et puis je l'avais. totalement accepté comme étant ma fille, avec tous les morts qu'on peut avoir pour son enfant, donc là, d'un point de vue familial, ça ne va pas changer grand chose, par contre, c'est vrai que cette collision entre l'aspect familial personnel et l'aspect professionnel, et donc le fait que. le fait que je devenais au terre de bande dessinée par le biais de cette histoire, finalement, c'était ça le plus gros. le plus gros choc. En plus, c'était une BD qui a été faite à la jonction entre ma vie d'avant et ma vie d'après de. d'autor de bande dessinée, puisque au moment où je l'ai fait, j'étais encore un géniaire dans la journée, et donc je faisais cette bande dessinée le soir, donc elle a vraiment un. ouais, un truc très particulier dans mon esprit, dans le côté, c'est. une BD autobiographique qui parle de ma famille, ça parle d'un moment qui était extrêmement important pour moi, et c'est le déclencheur d'une nouvelle vie qui arrive à un moment où je fais la jonction entre deux villes. Donc voilà, il y a toutes ces choses qui convergent et qui en font, c'est vrai, une BD qui m'est chère et qui est particulière dans mon parcours. État-fille aujourd'hui, elle est en âge de la lire, en truc, il m'est. de la découvrir. Elle réagit comment quand elle se voit dessiner. - En fait, elle a la capacité de comprendre de quoi il s'agit et qui sont les personnages, elle a bien compris que le barbu sur la couverture, c'était son papa. Après, elle a pas la capacité de lire et de comprendre très précisément ce qu'il joue dans cette bande dessinée. Donc par contre, ça fait partie finalement de la. aussi de la construction familiale, parce qu'il y a eu tout un temps où je faisais pas mal de rencontres, de conférences et ou parfois elle venait donc non seulement elle, mais aussi ma grande fille et ma femme. Et c'est vrai que finalement cette bande dessinée, c'est pour ça, je dis, elle est importante, parce qu'il y a une. là pour le coup, il y a une grande. pour hosité entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle, c'est qu'elle. elle fait partie de nous, quoi, de notre. de notre famille. - Ça n'a pas de d'envie de faire un tomme de, de raconter comment ça se passe aujourd'hui. Au tout début, non, parce que je trouve que pour raconter une histoire qui serait une sorte de suite, il faut qu'il ait un sujet central et là, ça ne peut pas être juste la suite de. Il faudrait que. alors, j'y pense, parce que ça me paraît intéressant. Enfin, je pense qu'il y a des choses à évoquer, à raconter, mais il faut que je trouve quelque chose qui. qui. qui. qui. qui. face sense par rapport à. à. à ce tomme de, que ça soit pas simplement l'idée de. bah, je vous donne des nouvelles de la famille et voilà ce qui s'est passé maintenant. Donc, il est possible qu'un jour, j'ai envie de raconter quelque chose qui se produiraient après, en ce cas, je les cartes pas. À un moment donné, je me t'invite en un moment. Mais j'ai pas encore. voilà, trouvé, peut-être que ça viendra jamais, peut-être que ça viendra, on verra. - Dans la foulée, tu sort les deux vit de boudon, où là, tu retournes dans la pure fiction. C'est l'histoire en quelques mots mais d'un homme qui va découvrir qu'il lui reste quelques mois à vivre, qui était un peu tassitue, on ne va pas très heureux, et qui va profiter de ses derniers mois, on va dire, avec son frère. - En fait, le vrai sujet, c'est finalement un sujet que moi, je connais, qu'il fait, à un moment donné, avoir une espèce d'erreur des guillages dans son parcours de vie, dans son parcours professionnel et de quelle façon on rebiffure, que vers quelque chose qui nous correspond plus. Et pour moi, c'est ça le vrai sujet et finalement, l'aspect lourd que tu évoques. Finalement, pour moi, c'est presque plus un outil qui va servir à donner une raison à cette bifurcation. Donc moi, la façon dont je l'ai imaginée, la façon dont je l'ai racontée, dont je la perçoit, c'est plus sur ce volet là du parcours de vie un peu caoutique et qui fait des virages plutôt que sur cette autre volet dramatique. - Dans la foulée, t'enchaîne avec le 17e acqui, donc est-ce que c'est le bouquin dont on parle le plus de ta carrière? - Où est-ce que c'est, c'est pas toi que j'attendais. - En fait, c'est deux livres dont on parle fréquemment dédiquace. - Voilà, souvent, c'est des portes d'entrée, en fait, de lecteurs, vers mes autres bandes dessinées. Je pense que l'audi cédacame de part le fait qu'elle est plus récente, le fait qu'elle a une ampleur en nombre de pages, en nombre de thomes, et voilà, en plus avec l'actualité, enfin, on a eu l'époque où c'était plutôt des réfugiés qui venaient de série ou du Moyen-Orient après d'Afrique, maintenant de Rob de l'Est. Finalement, c'est une thématique qui est sans fin à quoi. La question des réfugiés est là toujours existée, elle existera pendant encore très longtemps malheureusement. Donc c'est sûr que le fait qu'il y ait cette connexion entre ce sujet et la bande dessinée fait qu'elle revient quand même assez souvent. Mais après, j'ai du mal à dire, à faire une espèce de podium de celle-là, on parle plus. Voilà, je vois qu'un peu chacun à son. ça a bédé préféré. Les deux vit de baudemps, on parle beaucoup aussi, et finalement, c'est peut-être lié aussi à la thématique dont je te parlais le parcours de vie, la bifurcation. C'est en ce moment, on parle beaucoup du. peut-être le Covid a été important aussi, là-dedans aussi, qu'est-ce qu'on fait comme boulot? Est-ce que ça a un sens? Au fond, ça a été un moment où le Covid, où on a pu. ça a été un peu et réfléchir vraiment à ce qu'ils vous aient nous lever tous les matins. Et je sais que. c'est aussi une bédée qui. qui. dont on parle souvent, quoi. Je parle avec d'Aquim parce que. il y a des scènes, je crois que c'est dans le Tom 2, qui a traversé la méditerranée avec son fils. Et quand même des scènes qui restent. qui marquent que l'esprit. ça montre à quel point la bédée permet de montrer des choses.
que peu de médium peuvent montrer. - Ça permet vraiment de refaire vivre des scènes, des situations, simplement par la transmission de la parole de quelqu'un qui nous raconte son événement, la façon dont il l'avait cue et nous le remettre en scène par le dessin. Ce n'est pas forcément quelque chose que j'avais pas imaginé totalement de cette façon en me l'ensemble dans le projet, c'est-à-dire que j'avais conscience que c'était un sujet que je voulais aborder, je savais un petit peu comment ça les se structureaient, etc. Mais j'avais pas totalement conscience du fait que j'avais pouvoir autant replonger le lecteur et moi et à qui, dans cette aventure, c'est vrai que j'ai un peu découvert la puissance du « La bande dessinée » à ce moment-là, je suis en perpétuel à apprentissage, en faisant mesure de bande dessinée que je fais, parce que la chaque fois, c'est une façon différente dans la comptelle, autobéographie, la fiction, du reportage. Et j'avoue que, bah, là, c'est vraiment là en fait que j'ai découvert la pleine possibilité de la bande dessinée, quoi, à recréer des situations simplement en recueillant la parole de quelqu'un. Et c'est quelque chose vraiment que j'ai trouvé très passionnant. En fait, moi, écouter quelqu'un me raconter son histoire, c'est vraiment quelque chose qui me captivent, et avoir la chance de pouvoir le retranscrire en bande dessinée, de pouvoir raconter son histoire, c'est vraiment un truc qui me plaît. Et je pense que, si je devais, peut-être essayer de, enfin, dans toutes les styles de bande dessinée et toutes les choses que j'ai faites, essayer de retirer quelque chose qui me se verque, moi, je voudrais le plus m'orienter, c'est vers ce genre de choses. C'est vraiment quelque chose dans lequel je me sens bien qu'il me passionne, et qui, à la fois, le côté recueil du témoignage, interroger quelqu'un, poser des questions, ça me passionne. Et aussi réfléchir de quelle façon je vais pouvoir le mettre en scène, le retranscrire, en alliant toujours la préoccupation du détail par rapport à ce que la personne m'a dit, parce qu'il y a toujours cette préoccupation de « c'est moi qui vais écrire, c'est moi qui vais mettre de moi dans le personnage, au final, moi j'ai mis un peu de moi dans A-KIM parce que je le fais évoluer, je le fais échanger, et donc faites toutes ces étapes, j'ai trouvé vraiment très intéressantes. » « Quand tu dis maître du moi, tu te mets aussi en scène dans la bande dessinée, en le cas en ce moment de voix, elle est recueillir son témoignage, pourquoi ça? » « Au début, je me suis un peu posé la question, est-ce que sa mérité, ses petites pântes? En fait, comme le propos initial, c'était dire, on est très proche de ces gens, mais non seulement par nos parcours, etc, mais aussi géographiquement, on envoie certains qui dorment dehors, mais il y en a qui dorment pas dehors, et on peut-être on ne prend jamais le temps de se poser, parler avec eux ou de boire un café. Pour moi, le fait de me représenter l'interlouvée et de parler de choses très concrètes du quotidien, par exemple, à un histoire d'assurance, de responsabilité civile, et des difficultés que ça représente pour quelqu'un qui vient d'ailleurs, en fait, il y avait aussi l'idée de créer cette sensation de proximité très grande. Donc voilà pourquoi j'ai mis ces petits moments d'interview. » « Quand on regarde ton œuvre, c'est qu'il y a une bédée, comme ça, un peu autobiographique, personnel réel, en tout cas, sur ce n'est pas toi que j'attendais ou le dissedakim, et à chaque fois entre tu mets de la pure fiction, les deux vit de baudouin, là on arrive à Su-Z, on va en parler. C'est volontaire, ça aussi, ou… » « Ça la fois volontaire, mais en fait, ça répond aussi, je pense à un état d'esprit au moment où je termine une bande dessinée, c'est-à-dire que par exemple, pour faire la transition entre Akim et Su-Z, j'ai terminé le dissedakim à la fois un peu triste de terminer, puisque là, ça m'avait pris pas mal de temps, mais en même temps, j'ai chanté que j'étais arrivé un peu à un état où j'avais besoin de passer à un autre truc, une autre ambiance, c'était passionnant, mais s'il y avait un côté un peu pesant et puis pesant en termes de responsabilité par rapport à Akim, pense qu'un conscientement, j'ai eu envie d'aller vers un truc plus libre, où je ne serais pas sans arrêt, à me poser la question de « est-ce que ça sert à vraiment bien passer comme ça? est-ce que je représente bien la situation? » et puis même la tonalité du récit, quelque chose de très fort, donc je pense que inconsciemment, j'ai eu envie d'aller vers un truc plus libre et plus léger, et finalement, ça me convenait bien du coup de passer d'une bédée durée elle à la fiction, et je pense que, rétrospectivement, c'est un peu ce qui s'est passé entre Saint-Patois que j'attendais des devils de Bodeouin, où je mettais livré moi, pareil sur quelque chose de très lourd, de très intense, j'avais besoin de plus de liberté d'un truc léger, même si c'est pas forcément hyper léger, mais léger, c'est-à-dire y a moins d'implication émotionnelle personnelle, parce que c'est de la fiction, donc je raconte quelque chose et même si c'est peu être dramatique, il y a quand même une sorte de jeu, de création. « Ressusait tout grand amour, là aussi, je vais faire un résumé très court, mais c'est l'histoire de Su-Zelle, elle vient de perdre son mari, elle se dit, tient-je vers trouver mon amour de Genes, Rennes Saisco qui vit en Italie, elle part espèce de road trip avec sa petite fille. Là aussi au départ, tu te dis, je veux parler de co-hage, je veux parler de l'engagement, de l'amour, du vieillissement, parce que Su-Zelle tu l'as mettée. On conseille aussi dans le côté vieillissant et pourtant toujours très vivant. » « En fait, c'est un assemblage de plein de d'émotions et d'idées. Au début, c'est pas forcément évident que ça va être une bande dessinée ou même une histoire, mais par exemple, au tout début, je me suis fait la réflexion que, en deux générations, la façon de vivre le couple, avait évolué de façon impressionnante à époque de nos grands parents, on s'était quasiment une évidence qui fallait se marier et qu'une fois mariée, c'était pour toujours, même si dans le couple, c'était pas terrible. Et puis, deux générations après, le fait d'être ensemble après de nombreuses années, c'est presque surprendant parce que maintenant, il y a plein de choses qui interviennent, laquette du bonheur, l'autonomie financière, voilà, toutes ces choses-là. Et donc, ça, ça a été le point de départ, et je me suis dit, j'ai envie de parler de ce changement, très rapide dans la conception, dans la façon de vivre le couple. Et voilà, je me suis dit comment on frontait ces deux visions, avec quelle genre de personnage, et c'est là que je me suis, peut-être, le côté, enfin, ce sont les femmes, finalement, qui ont connu le plus d'évolution dans cette façon de vivre le couple, parce qu'avant, elle était totalement dépendante du mari. Voilà, donc je pense que pour elle, le changement encore plus important que pour l'homme, donc je suis dit, ok, j'ai partir sur des personnages féminins. Après, je me suis dit, "Bah, quelle personnage pourrait interagir de façon suffisamment à team pour aborder des questions comme la sexualité, ce genre de chose, mais vous pouvez être une grand-mère et sa petite fille." Enfin, voilà, par rebond, je pense que je suis arrivé à construire cette histoire comme ça, mais tout part d'une réflexion où est sur l'époque et sur le couche. Est-ce qu'il donne à chaque fois cette tendresse, ça a été bon de dessiner? C'est ce dessin assez rond, ligno-clair, cette espèce de légère-té dans le tré, qui fait que, quelle que soit les thèmes que t'abords, finalement, c'est toujours avec une certaine douceur. Bah, ça le dessin, c'est vraiment un truc que je m'étris pas trop. En fait, je suis au max de mes possibilités. Mais comme j'ai construit mon dessin un peu tout seul et sur le tas, je pense qu'il a fallu que j'aille vers la simplicité, vers la synthèse. Au début, c'était une recherche volontaire. Dans cette idée, je ne suis pas capable de faire tout ce que je veux. Donc, il faut que j'aille vers quelque chose qui m'est plus accessible. Et puis finalement, en fait, là, au début, je me disais, je dessine quand même pas terrible au bout d'an, mais en fait, ça me convient bien parce que j'y suis à l'aise. Parce que finalement, j'arrive à dessiner un peu presque que je veux, même si c'est très simplifié et très synthétisé. Et là, c'est pareil, c'est pas voulu, mais quand j'y repense après, je me dis que par rapport au thématique que j'aborde, le handicap, la crise des réfugiés, ce genre de choses, finalement, il y a collé un dessin très simple et très rond. Je trouve que ça, finalement, ça sert bien l'histoire. Peut-être que si j'avais un dessin très réaliste, très peu plus dur, ça rendrait le récit un peu plus difficile. Donc, au début, c'est totalement involontaire, en fait, cette façon dessinée et de toute façon, même si je voulais dessiner autrement, je ne suis pas surgié à rien. Du coup, tu as la prochaine histoire en tête. En principe, tu reviendrais une histoire réaliste, si je reprends mon tournance. En fait, je viens juste de terminer mon prochain album qui est sorti en juin. Et ça s'appelera donc les reflets du monde, c'est une série. Et l'idée de cette série, c'est pour chaque tombe de m'intéresser à une thématique, quelque chose qui caractérise un peu le monde dans lequel on vit. Et au lieu de raconter de façon très didactique, pédagogique, en fait, de l'aborder sous l'angle de l'histoire de vie, l'histoire humaine, un petit peu, finalement, comme le dissé d'Aquim, ou en parlant d'Aquim, je parle non seulement de la problématique de la crise des réfugiés, mais aussi de plein de thématiques connectes, la situation en Syrie, la situation en Europe, ce genre de choses. Donc pour les reflets du monde, c'est exactement ça. Donc là, pour le premier tombe, je parle de lutte et d'engagement. Donc, je suis allé dans différents pays et je raconte des histoires de gens que j'ai rencontrés qui s'engagent ou qui lutent pour différentes causes. Et ça sera découvert en juin. Voilà. C'est le moment où on passe à notre questionnaire de proust version BD. Est-ce que t'es prêt? Oui. La première BD que tu as lu, probablement tintin, tintin au T-B. J'avais froid. Il y a beaucoup de neige. En fait, j'ai l'impression, en tout cas, c'est le cas pour moi, que les lectures qu'on a étend jeunes, en fait, il y a une espèce d'infusion très puissante. Et je sais que par exemple, j'étais un grand fan de Lucilluc et que pendant très longtemps, je recopied de Jolidiumpeur, de Jolidiumpeur. Alors maintenant, je sais beaucoup moins bien dessiner les cheveux, mais je pense que si j'ai vraiment dessiné un cheval, il va y avoir des choses que j'ai captées de la façon dont on m'auries dans les Jolidiumpeur. La meilleure BD de tous les temps. Wow, c'est dur ça. La meilleure BD de tous les temps, c'est un truc qu'elle y est à l'enfance. Mais là, c'est difficile d'être totalement objectif, parce que je leur lis plus maintenant, mais c'est un tint. C'est-à-dire que c'est celle qui m'a procuré les émotions les plus puissantes. Parce que quand je lisais un tint, j'étais un tint, en fait.
pas aujourd'hui en fait j'ai peur d'être déçu c'est à dire que j'ai gardé cette vision et cette impression et c'est comme si j'avais pas envie de l'abîmer parce que je ne suis pas sûr d'aimer autant aujourd'hui. Le plus belle couverture de PD. Ah c'est des questions compliquées ça. J'aime bien les couvertures très simples en fait. Finalement c'est ce que j'essaie un peu de faire moi dans mes couvertures, je trouve que les couvertures qui fonctionnent bien sont celles où il n'y a pas trop d'éléments, peut-être pas trop de couleurs. J'ai pas une couverture en tête mais je sais que la façon dont les bouquins à la saut sont édité avec des couvertures très simples avec une couleur ça me plait bien. Mais j'ai pas de un titre en tête mais voilà j'irai les couvertures de la saut. La plus belle case de PD. Bah il y a la case d'acquira avec l'explosion où il y a des millions de hachures. Il faut une sacrée patience pour faire ce genre de casse. Donc c'est vraiment le genre de choses que je serai totalement incapable de faire de par la patience que ça te demandrait et de par la technique aussi que ça nécessiterait. La BDQM metta on de la vouille. Non je ne vais pas vraiment de. Aussi à une époque je sais même plus, Smith et Wesson. Est-ce que ça te parle Smith et Wesson? Non je ne sais pas ça. C'est deux coboyes, Moustacheu. Je suis incapable de citer l'auteur. C'est pas vraiment en teur en plus mais c'est juste que c'est un souvenir que c'était pas terrible, mais je le lisais avec plaisir parce que j'avais pas énormément de bD et je retombais souvent sur Smith et Wesson et voilà des coboyes Moustacheu. Ton meilleur souvenir de festival. J'étais enfant, j'étais à l'offensive à le bD de Laval. Je crois que c'était mes premières séances de délicace et à cette époque là j'avais encore fermement l'intention de faire de la bande dessinée et j'avais été voir un auteur qui est toujours envie et je ne vais pas citer le nom parce que c'était plus gênant pour moi que pour lui en fait. Mais je lui fais faire une délicace et il me dit à tu me le dessins et je lui dis oui je vourais faire de la bande dessinée et là je suis sur une série historique en 42 thommes et c'est bien moquée de moi et j'étais très très triste en fait. Donc voilà, je suis reparti un peu fâché contre lui. Mais à l'heure même si il faut peut-être que j'aille ce faire des trucs moins ambitieux. Ton pire souvenir de festival. Ouais c'est pareil, j'ai pas cité le nom du festival mais c'est le genre de festival où tu fais énormément de train, beaucoup trop de train. Tu arrives, tu es fatigué, tu fais une séance de signature dans un gym naze donc tu es sous des panottes basket, il y a très peu de gens. On te fait intervenir sur scène pour faire une espèce de conférence sauf que les anciens sont à l'extérieur de la salle du coup personne n'entend, de toute façon il y a personne dans la salle et tu retournes ta soeur et tes collègues auteur applaudissent mais il n'a rien compris à ce que tu l'as dit et le soir tu accueillis chez l'habitant. Et c'est donc ah, au golem, non, ça n'est pas dans un gym naze en golem. Ton personnage de bd préféré. Ouais j'ai mis beaucoup du keeluk, je crois qu'il avait la classe et ton personnage de bd détesté. En fait c'est vrai que spontanément on invite d'y dire un méchant et je pense que ça serait plus un personnage qui serait un peu anodin sans vraiment de caractère mais là j'en ai pas, j'en ai pas donné, si peut-être un personnage de l'auteur que je voulais pas citer tout à l'heure qui a dit que ma série serait beaucoup trop longue. Voilà, son personnage l'aime pas beaucoup et cet auteur qui est donc ton super héros préféré. Ah j'ai jamais trop lu de super héros. Tu dessines dans lequel mon musique? Je dessine beaucoup en écoutant des podcasts en fait, au bout d'en angement nuit en dessinant. Enfin il y a un côté un peu hypnotique etc mais en plus je suis sur des albums assez longs donc quand je rentre dans le tunnel du dessin ça dur longtemps et ça avec des foyers je m'ennuie un peu donc j'aime bien écouter des podcasts, faire sensibles, ce genre de choses, voilà des trucs qui racontent des histoires. Coulœur ou non réblanc? Bah si vraiment j'avais le choix total, j'y ai réé sur du noir et blanc mais je pense que pour faire du noir et blanc on va avoir une très grande maîtrise du noir et blanc. Je pense que ça se prête pas bien à mon dessin donc je vais sur la couleur mais là encore je suis un peu contraint par ma limite technique et donc je me rabasse sur des vieuses à plat, voilà c'est comme on peut. Et pour finir est-ce qu'il y a un auteur ou une auteur qui ne connaîtrait pas forcément et que tu voudrais nous conseiller? Alors une grande découverte d'auteur brésilien que donc une partie de ma vie a été au brésil et c'est là un peu je me suis remis à la lecture de la bande dessinée et donc j'ai commencé par des auteurs brésilien et j'ai découvert un auteur qui s'appelle Flavio Colline qui est donc décédé maintenant mais qui est un grand auteur brésilien qui a un peu vécu dans le dénumage, je sais pas si il est très connu et il a un style, on s'assédifie à définir mais ça serait une espèce de mix entre Hugo Pratt et je ne sais pas qui serait le pendant du gopratt pour le mix mais voilà quelque chose avec du noir et blanc et des noirs très puissants au pinceau avec des hachures enfin vraiment un style de dessin que j'aime beaucoup et il est beaucoup dans des histoires de lier à la culture brésilienne donc dans le nord-deste un peu l'empient, les cangasselles, ce qu'on appelle c'est les espèces de coboye de l'intérieur du brésil voilà donc ça c'était une découverte et je vous le conseille. Et bien merci beaucoup Fabien Toulmé. Bon à grand plaisir merci. D'avoir jeu de jeu et nous on passe à notre coup de cœur de la cité. Coup de cœur de la cité porté aujourd'hui par Bastien Péping chargez de mission de quoi a-tu décidé de nous parler. La dernière baile de l'Anne Manouache, le VTT comme je l'aime qui est paru aux éditions BDQ et la particularité de cette bande dessinée c'est que c'est la première qui est écrite et dessinée par une intelligence artificielle. Le logiciel qui s'appelle GPD2 travaille à partir de bonnes de mots qu'on lui donne. Il l'Anne Manouache lui a donné un répertoire de mots héritiques et obsènes et elle a assemblé de manière gravatiquement logique mais qui sonne complètement vide, complètement froie, les dessins sont en impression de scane, de rayons y etc. C'est vraiment très mal simple. C'est un compréhensible début et on a impression que au fur et à mesure soit on comprend mieux, on n'arrive plus à se mettre dans l'histoire, dans les histoires plutôt. Soit la machine a apprend à faire des phrases en plus de sens mais autant au début on ne comprend rien du tout et à la fin ça prend un sens. Il faut savoir qu'il l'Anne Manouache n'est pas son coup d'essai puisque c'est un artiste plus ridiculenaire qui est spécialisé en BD conceptuel et post numérique. C'est vrai que c'est plein de petites histoires, il n'y a pas une histoire l'histoire continue mais c'est vraiment plus une expérimentation graphique et scénaristique. Ordonne les références, le VTT comme je l'aime, Dilan Manouache. Neuviemmeur est un peu de casse de produit par la site internationale de la bande dessinée et d'image d'engoulem réalisation métieu chariée. N'hésitez pas à commenter ces épisodes, allez noter à en parler autour de vous, c'est très important pour nous. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Fabien Thoulmet, auteur de bande dessinée de 42 ans, ancien ingénieur en génie civil, a opéré une reconversion professionnelle vers la BD à 29 ans.
Sa première bande dessinée, "C'était pas toi que j'attendais", raconte la naissance de sa fille trisomique et marque la jonction entre sa vie d'avant et sa vie d'auteur.
"L'Audace" (ou la série sur Akim) traite du parcours d'un réfugié syrien, avec une résonance particulière avec l'actualité ukrainienne, et a révélé à l'auteur la puissance de la BD pour recréer des témoignages.
Les œuvres alternent entre récits autobiographiques et fictions, comme "Les Deux Vies de Baudouin" et "Suzy", qui explorent des thèmes comme la bifurcation de vie, le couple et le vieillissement.
Le dessin de Fabien Thoulmet, simple et rond, est le résultat de ses limites techniques, mais il sert efficacement les sujets graves qu'il aborde avec douceur.
Summary:
Fabien Thoulmet, ancien ingénieur en génie civil, a entamé une carrière de dessinateur de bande dessinée à 29 ans, poussé par une insatisfaction profonde et une passion enfantine pour le neuvième art. Sa première œuvre, "C'était pas toi que j'attendais", raconte la naissance de sa fille trisomique, un récit autobiographique intime qui a marqué un tournant dans sa vie, tant personnelle que professionnelle. Par la suite, il a exploré des registres variés, passant de la fiction légère avec "Les Deux Vies de Baudouin" à des récits plus engagés comme "L'Audace", qui suit le parcours d'un réfugié syrien nommé Akim.
Ce projet lui a permis de découvrir la puissance de la BD pour retranscrire des témoignages et rapprocher les lecteurs de réalités complexes, notamment en écho à l'actualité des réfugiés. Son processus créatif alterne entre périodes introspectives et projets plus libres, reflétant son besoin d'équilibre émotionnel. Son dessin, simple et arrondi, est né de ses contraintes techniques, mais s'avère un atout pour adoucir des sujets graves comme le handicap ou la migration.
Avec "Suzy", il aborde l'évolution du couple et du vieillissement à travers une grand-mère et sa petite-fille. Fabien Thoulmet se définit comme un auteur en perpétuel apprentissage, passionné par la collecte d'histoires et leur mise en scène, cherchant toujours à créer une proximité entre ses lecteurs et les personnages qu'il fait vivre.
FAQs
Fabien Thoulmet est un auteur de bande dessinée de 42 ans, habitant à Bordeaux. Il fait de la bande dessinée depuis 7 ans, après avoir travaillé comme ingénieur en génie civil.
Cette bande dessinée raconte le parcours d'Akim, un migrant, et vise à rapprocher le lecteur de ces réalités souvent lointaines. Elle aborde des thèmes comme l'exil et la migration, avec une résonance particulière avec l'actualité.
Sa première BD, 'Ce n'est pas toi que j'attendais', raconte la naissance de sa fille trisomique, non détectée pendant la grossesse. Ce récit autobiographique marque sa reconversion professionnelle et est très important pour lui.
Il ne se plaisait pas du tout dans son métier d'ingénieur et une petite voix de son enfance l'a poussé à revenir à la BD. À 29 ans, il a décidé de tenter sa chance pour ne pas regretter de ne pas avoir essayé.
Ce livre de fiction raconte l'histoire d'un homme qui découvre qu'il lui reste quelques mois à vivre et qui profite de cette période avec son frère. Le vrai sujet est la bifurcation dans un parcours de vie et la façon de se réorienter vers ce qui nous correspond.
Il alterne entre autobiographie, fiction et reportage, souvent en passant d'un projet intense à un autre plus léger. Il aime particulièrement recueillir des témoignages et les retranscrire en bande dessinée, ce qui lui permet de créer une proximité avec le lecteur.
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