[EXTRAIT] #61 - Sebastien Deletaille - Pourquoi l'arrogance m'a coûté ma première startup
10m 22s
Le narrateur décrit sa transition après neuf ans dans le Big Data des télécoms, se retrouvant dans un vide professionnel. Cette période coïncide avec une grave crise de santé de son père, lors de laquelle il est confronté à une communication médicale catastrophique et à des systèmes d'information hospitaliers désorganisés, utilisant encore des post-its et des notes manuscrites. Cette expérience révèle un manque cruel d'empathie et d'efficacité numérique dans le milieu médical.
Profondément marqué, il y voit une vocation : appliquer son expertise entrepreneuriale et technologique au secteur de la santé. Il rejoint puis travaille avec Medispring, un logiciel pour médecins généralistes, ce qui lui permet d'apprendre les rouages de l'informatique de santé. Il constate que les applications destinées aux patients en Belgique sont généralement de mauvaise qualité, laissant l'utilisateur de côté.
Sa vision est de créer une solution qui aille bien au-delà des portails existants comme "Ma Santé", qu'il considère comme de simples dépôts de données passives. Il imagine une application proactive capable de personnaliser les conseils de santé, d'analyser les tendances des données médicales personnelles (comme des bilans sanguins) et d'agir en conséquence, par exemple en prenant un rendez-vous chez le médecin si nécessaire. L'objectif ultime est d'améliorer l'expérience patient et de réduire significativement la charge mentale administrative liée à la gestion de sa santé.
J'avais passé 9 ans de ma vie à être ceci au-delà de croissance dans le Big Data d'Operateur Telecom. Et du jour au long de main, j'étais libre, j'avais plus rien dans mon calendrier. Je pouais me lever alors que je voulais, mais c'était pas une question de dormir tard. C'est une question de dire "OK, comment est-ce que je vais utiliser ce temps pour retrouver de l'inspiration?" Peut-être aussi un peu pour me reposer. J'avais accumulé pas mal de fatigue. Il y a des dimensions de bornes-out, latan, dont on parle bas beaucoup quand on est fondateur dans une boîte à autre croissance. Mais donc je suis dans ce vide et en fait, à ce moment-là, mon père est une énorme crise de santé. Et donc en fait, il attrape un parasite dans un pays étranger. Dans le pays étranger, on lui dit "Tu ne peux pas te faire soigner ici, il n'y a aucune chance que ça marche. On va te rattrainer". Il en a farde dans la vion. Il arrive aux urgences ici à Saint-Pierre à Boisselle. Et là, le pital, on y est, on sait même pas quand vous êtes en vie, mais on va vous soigner. Et petit à petit, il commence à soigner mon père et puis un jour il y a un urgentiste qui dit "Quitais, votre père va bien arriver". Et là, toute la famille s'effondre. On commence tout ça pleurer. On n'est pas prêts. Et quatre heures plus tard, j'ai un autre gentiste qui a vous allé pendant ton lieu à Bonne nouvelle. Bonne nouvelle, ou tout de moi, ou quoi? On vient de m'annoncer que mon père a les mourir. Il va très bien, il sortit d'affaires. Qu'est-ce qui a changé? En nouveau résultat, en nouveau examen, n'en rien du tout. Tout était dans le dossier le matin. Et quand je retourne chez les urgences, pourquoi on a dit que mon père a les mourir dans le dossier, c'était à jour? Mais moi, je t'y toujours à la famille du patient que le patient va mourir. Parce que si j'ai raison où vous s'était préparer et si j'étais, vous serrez content. Wow. L'or. L'intelligence émotionnelle d'une nuittre. Wow. L'intelligence émotionnelle de "je sais pas quoi", d'une plante, mais enfin, horrible. Vous vous rendez compte le niveau de détresse à travers lequel vous faites passer les gens? C'est horrible. Et autant, je pense que la gestion des attentes, c'est un sujet dans le monde de la santé. C'est un sujet. Mais aller jusqu'au point de dire aux gens que quelqu'un va mourir à l'oxépalca. Et en fait, pendant tous ces épisodes-là, j'étais obsédé par la manière dont les médecins interagissaient avec les administratifs, interagissaient avec les infirmiers, interagissaient avec leurs outils, etc. Et il y avait des postits sur l'ordinateur. Il y avait des petits scribouches sur un bout de papier. Il y a un encode, moi ça, aucune vérification. Je dis "mais pourquoi vous faites pas ça vous-même dans l'outil?" "Viens, mais les outils sont beaucoup trop compliqués, on n'aime pas travailler avec." Et là, je dis "Wow, c'est là où j'ai envie de me réinventer." C'était combien de temps après la fin de réacteur? Ça arrivait dans la foulée. Et donc, en fait, dans la période de trois mois entre le moment où j'ai démissionné de réacteur et le moment où j'ai commencé à travailler dans la santé digitale, dans ces trois mois-là, j'ai la. Mais ça m'est venu comme une évidence. C'est l'entrepreneuriat à autre croissance. Tu sais faire ça dans le monde de la technologie. Maintenant, on va plus faire ça pour les opérateurs télécoms. On va faire ça pour le monde de la santé. Ça me touche l'histoire que tu me partages à propos de ton père. Ça fait écho à mon père qui a longtemps été en mauvaise santé, qui est parti un an de mes. Et je réalise la chance que j'ai eu de ne jamais avoir eu un prétitien, un agentiste, un firmier, un médecin qui n'est pas manqué de tacte, parce que ça a dur. Il y a bien dix ans d'années, de Up & Down. J'ai beaucoup d'empathie. Désolé pour toi. De vivre ça, ça doit être. C'est dur. C'est assez dur. Et c'est aussi un nouveau à travers chaque crise. Une opportunité se présente. C'est que fait-on avec cette crise. Est-ce qu'on se morfond? Est-ce qu'on se victimize? Est-ce qu'on reste à terre? Et peut-être qu'il y a une durée tant ou il faut rester à terre. Mais l'opportunité aussi se présente, qui est dit, ok, est-ce qu'il y a moyen de rebondir, est-ce qu'il y a moyen d'en faire une vocation? Et ça, c'est le choix que je vais poser. C'est-à-dire, à travers un événement familial qui a été dur pour l'ensemble de mes frères et soeurs pour ma mère. En fait, je me suis dit, "Bah, merci papa." Merci. Merci, argentiste de merde. Merci. Tu m'amies sur la bonne voix? Tu m'amies sur la voix où, depuis, ma vocation, c'est d'améliorer la santé des gens. C'est ma vocation. C'est ce que je veux faire tous les jours quand je me lève le matin. T'as vocation, si on fait juste un parallèle pour comprendre l'évolution, on tremait au premier zané de Rilimpac du Coalépoque. Si on t'avait demandé, c'était quoi, t'as vocation à l'époque, tu as répondu quoi? J'aurais répondu probablement des choses un peu plus génériques sur ma nature entrepreneurial, sur mon besoin de création. Et il se fait, voilà, je suis tombé dans la soupe du data propriétaire de TECAM. Et le contraste entre la première boîte que j'ai fondée et les boîtes que j'ai fondée de manière subsecante, c'est que lors de la première l'opportunité, nous est tombée dessus. C'était pas un choix conscient, c'était pas une analyse. En fait, avec Reacter, c'est le marché qui nous a trouvé. C'est pas nous qui avons trouvé le marché. A l'inverse, quand j'ai décidé que ma vocation serait la santé digitale, là, je suis rentré dans un autre registre. C'est, je veux faire de la santé. Et une fois que tu pose la question de vouloir faire de la santé, alors c'est, quel problème dans la santé? Face à quel jeu de concurrent? Et j'ai une chance inouïe. Vraiment une chance inouïe. Il y a de la chance parfois dans la vie. Souvent. Et célébrer la chance, c'est aussi reconnaître sa limite. Parce que tout n'est pas du fait de ta décision, de ton intelligence de témoïin. A nouveau, ça, c'est les éléments d'arrogance. Donc tu parlais, oui. Ton ton parlais. Et donc là, j'ai eu de la chance. J'ai une boîte qui s'appelle Medispring. Oui, ils m'ont dit, on n'est pas en bonne forme. On est en train de se lancer notre lancement en train de capoter. Si le plaît vient, aide-nous. Et avec Medispring qui est en train de rentrer dans les détails, c'est un logiciel utilisé par des médecins généralistes. Quand le médecin généraliste ne vous parle pas, où vous ne regardez pas dans les yeux et en train de tapas son ordiste, c'est parce qu'il interagit qu'un logiciel comme celui de Medispring. Et avec Medispring, j'ai tout appris de la santé, l'informatique de la santé. J'ai tout appris. J'ai appris comment on fait une prescription. J'ai appris comment un médecin gérer une patientèle. J'ai appris comment un médecin gérer son agenda. Comment est-ce qu'il gère les facturations? Comment est-ce qu'il envoie une lettre un spécialiste inquiétant de ça? Et toute l'informatique de la santé est, c'est un énorme mic-mac. Il y a plein de problèmes. Mais j'en ai milliers de problèmes. Et en travaillant dans ce secteur-là, je me suis rendu compte, celui qui est laissé au bord de la route, c'est le patient. Et toutes les applications patients qui existent en Belgique sont nuls. Elles sont horrible. C'est vraiment pas gué d'être patient et de devoir utiliser des outils informatiques pour gérer sa santé. C'est ça le problème que je cherche à résoudre aujourd'hui. Tu parles d'application comme la santé. Comme d'autres concurrents, même qui te permettent de prendre des rendez-vous. Tu les mets aussi dans même panier ou? Après, les applications de prise de rendez-vous en ligne, je pense que ça se sont plutôt des endroits. Il y a des bonnes expériences numériques. Mais là, on fonctionne que sur la gestion d'un rendez-vous, c'est une composante d'une appassion, mais pour moi, une appassion, ça va beaucoup plus loin. Et ma santé, aujourd'hui ma santé.be, c'est un portail fédéral qui comprend, en fait, l'essentiel des briques dans une appassion à besoin. C'est-à-dire, on peut aller sur ma santé pour voir ses vaccins. On peut aller sur ma santé pour voir son résumé de santé, pour voir ses prescriptions, son schéma de médication, etc. Donc en fait, c'est toutes les briques, mais c'est pas ma vision d'une appassion. C'est ce qu'on appelle vulgarment un dump de données. C'est vas-y des bruitois. C'est quoi ta vision alors, c'est-à-dire? Mais donc en fait, qu'est-ce que la technologie peut faire d'incroyablement bien? Elle est capable de personnaliser. Que fait ma santé de personnaliser? Est-ce que ma santé est en mesure de dire, et tu sais, ton dernier bilan sanguin, je l'ai déjà comparé au dit précédent? Il y a un vital qui est en train de prendre une mauvaise direction. Sur base de mes algorithmes qui sont entraînés sur l'ensemble de la population belge, tu devrais quand même en parler à ton médecin. Et si tu es d'accord, clique ici directement. Je prendrai le rendez-vous pour toi après ton généraliste, qui est à nouveau un généraliste avec qui tu as un lien interrapetique. Tout ça, ça fait partie des données qui existent déjà dans ma santé aujourd'hui. Et donc que ce soit mieux interpréter les données qui sont déjà là, que ce soit réduire la charge mentale. Pourquoi est-ce qu'on a encore besoin de mettre des vignettes sur des attestations médicales? Non, mais ça arrive encore, je suis d'accord. En fait, pour les médecins généralistes et les dentistes, donc 80% du temps, c'est automatisé.
chez les spécialistes, on n'y est pas encore, chez les kinés on n'y est pas encore. Et donc en fait il y a tout le temps des papresses. Et ça n'a aucune raison d'être. Et donc il y a d'une part, comment est-ce qu'on peut personnaliser pour te donner des meilleurs conseils en tant que santé. Mais il y a aussi comment vraiment réduire la charge mentale.
Podcast Summary
Key Points:
Transition professionnelle après neuf ans dans le Big Data des télécoms vers une période de vide et de recherche d'inspiration.
Expérience traumatisante avec la maladie grave du père, marquée par une communication médicale inepte et une gestion chaotique de l'information à l'hôpital.
Prise de conscience des dysfonctionnements numériques dans le secteur de la santé et décision de se réinventer en tant qu'entrepreneur dans la santé digitale.
Fondation de Medispring pour apprendre l'informatique de santé et identification du problème central : les outils patients existants sont médiocres.
Vision d'une application de santé personnalisée et proactive, allant au-delà du simple "dump de données", pour réduire la charge mentale et améliorer les soins.
Summary:
Le narrateur décrit sa transition après neuf ans dans le Big Data des télécoms, se retrouvant dans un vide professionnel. Cette période coïncide avec une grave crise de santé de son père, lors de laquelle il est confronté à une communication médicale catastrophique et à des systèmes d'information hospitaliers désorganisés, utilisant encore des post-its et des notes manuscrites. Cette expérience révèle un manque cruel d'empathie et d'efficacité numérique dans le milieu médical.
Profondément marqué, il y voit une vocation : appliquer son expertise entrepreneuriale et technologique au secteur de la santé. Il rejoint puis travaille avec Medispring, un logiciel pour médecins généralistes, ce qui lui permet d'apprendre les rouages de l'informatique de santé. Il constate que les applications destinées aux patients en Belgique sont généralement de mauvaise qualité, laissant l'utilisateur de côté.
Sa vision est de créer une solution qui aille bien au-delà des portails existants comme "Ma Santé", qu'il considère comme de simples dépôts de données passives. Il imagine une application proactive capable de personnaliser les conseils de santé, d'analyser les tendances des données médicales personnelles (comme des bilans sanguins) et d'agir en conséquence, par exemple en prenant un rendez-vous chez le médecin si nécessaire. L'objectif ultime est d'améliorer l'expérience patient et de réduire significativement la charge mentale administrative liée à la gestion de sa santé.
FAQs
Il a d'abord ressenti un vide et a cherché à retrouver de l'inspiration tout en se reposant, après avoir accumulé de la fatigue liée à son rôle précédent.
Cette expérience difficile, marquée par des erreurs de communication médicale, l'a motivé à se réorienter vers la santé digitale pour améliorer les interactions et les outils dans le secteur.
Il a constaté des outils complexes et peu intuitifs, avec des processus manuels comme des post-its ou des notes papier, ce qui nuit à l'efficacité et à la coordination entre professionnels de santé.
Il envisage une plateforme personnalisée qui interprète activement les données de santé, comme les bilans sanguins, pour prodiguer des conseils proactifs et réduire la charge mentale des patients.
Il le considère comme un simple 'dump de données' qui regroupe des informations sans offrir de personnalisation ou d'interprétation utile pour les utilisateurs.
Medispring lui a permis d'apprendre les rouages de l'informatique de santé, en découvrant les défis des médecins généralistes et en identifiant les lacunes des applications patients existantes.
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