Être(s) vivant(s) depuis 3 milliards et demi d'années
30m 23s
Ce podcast du Muséum national d'Histoire naturelle, présenté avec la paléontologue Sylvie Crasquin, retrace l'histoire du vivant sur Terre sur des milliards d'années pour contextualiser les crises actuelles. Il explique d'abord la difficulté de concevoir les échelles de temps géologiques, où l'humanité n'apparaît qu'à la toute fin. Le dialogue se concentre ensuite sur la définition d'une crise biologique (extinction massive, rapide à l'échelle géologique et globale) et passe en revue les cinq grandes crises du passé, de l'Ordovicien au Crétacé. Chacune est liée à des bouleversements environnementaux majeurs comme des glaciations, un volcanisme intense, des impacts de météorites ou des changements climatiques rapides, ayant entraîné la disparition de 75% à 95% des espèces. L'ensemble sert de prélude pour introduire l'idée que l'activité humaine provoque aujourd'hui une sixième crise d'extinction, par la destruction des habitats et la surexploitation des ressources, en rupture avec le temps long de l'évolution.
Pour que nature vive. Le podcast du museum pour comprendre le vivant et notre planète. Le vivant et notre planète. La pollution c'est l'homme, la surrêche plateation des ressources. C'est l'homme, la vitale naturelle, le vous-animaux, cette domestique, ou une technocratise beaucoup, l'agriculture, je mange donc je suis. C'est ça cette 6e crise, c'est la destruction des biotopes par une seule espèce. Il faudra envoyer une partie d'humanité sur Mars. Est-ce que c'est réaliste? Chans non climatique à 90% c'est l'homme. Donc il est vraiment ton doit à l'entir et il n'est pas trop tard pour rester vivant. Être vivant depuis trois milliards et demi d'années avec Sylvie Craskin. A croucher vous car nous allons résumer plusieurs milliards d'années d'existence de notre planète en seulement quelques dizaines de minutes. Et c'est ça qu'il est fou, on va prendre la mesure du temps et l'évolution de ce qui a de précéder l'apparition du genre humain sur la planète réalisée la folle accélération de ce qu'on a fait subir au vivant pendant seulement quelques dizaines de milliers d'années pour balayer cette gigantesque période et éclairer le présent à l'ombre des crises anciennes. Nous sommes avec Sylvie Craskin qui n'est pas néontologue et directrice de recherche aux CNRS et aux museums nationale d'Histoire naturelle. Bonjour Sylvie Craskin. Bonjour à tous. Alors dans un monde qui est dominé idéologiquement par la vitesse, l'accélération de mains c'est très très loin. L'année prochaine c'est le futur et la prochaine des cénies c'est carrément de la science fiction. Est-ce qu'on peut peut-être pour commencer et vocer les ordres de grandeur sur lesquels vous vous travaillez et le temps que prend le vivant pour évoluer? Alors l'ordre de grandeur du temps du palais ontologue, c'est quelque chose qui est très difficile à appréhender pour le commun des mortels. Et cette échelle d'étangéologique, c'est vraiment compliqué. Une vie humaine, une génération, deux générations, trois générations. On voit à peu près ce que ça représente un petit enfant avec son grand-père ou son arrière-grand-père. On arrive à visualiser ce que ça fait. Si on dit 10 générations, déjà la science dit un peu plus floue, je vous dis ça fait 250 ans. Et donc 250 ans où est-ce qu'on était? On était grosso modo à l'époque de la révolution française. Et là on se dit "ou rar, c'est quand même très très loin". Et ce qu'on va faire non ici, c'est qu'on va multiplier ça par des milion de fois. Donc le temps c'est vraiment quelque chose qu'on a du mal à expliquer et à appréhender. Alors par exemple si on se rapporte à une horloge qui ferait 24 heures, eh bien les premières apparitions de traces d'activité s'serez aux alentours de 3 heures du matin, les premiers organismes multicellulaires on serait sur le Versesor, l'explosion de la vie sur terre s'serez aux alentours de 21 heures, la vie sur les continents aux alentours de 21 heures 50, les mamis faires, les dinosaures aux alentours de 23 heures, et puis les omini les se serait vraiment les toutes dernières secondes. Si on revient au temps paléontologique, c'est difficile de savoir ce qui était exactement la biodiversité puisqu'on manque un petit peu de sourds, ça l'est estimé, mais en réalité ce que vos travaux nous enseignent, c'est que la biodiversité à l'époque, elle était un finiment plus grande. Oui tout à fait. Alors si on se rapporte à ce qu'on sait actuellement on peut estimer que le nombre d'espèces actuelles qui vivent sur notre planète se réde de l'ordre de suite via gul 7 millions d'espèces. Donc la paléodie diversité, c'est tout ce qui a disparu et forcément comme vous le disiez, c'est forcément estimé. Donc on estime entre 5 et 50 milliards le nombre d'espèces qui ont vécu puis disparu au cours de l'évolution. Alors certaines de maquères extrêmement brutales ou d'autres qui ont évolué très lentement et se sont éteintes naturellement. Et ça représente 99,9 % des espèces qui ont vécu depuis 600 millions d'années à l'époque, ou vraiment la vie à exposer sur notre planète. Et donc on estime avec les fossiles que l'on connaît que la durée moyenne d'une espèce serait de 4,8 millions d'années. C'est une obsolescence programmée qui est quand même relativement longue. Oui voilà, c'est ça, on ne faut pas se inquiéter non plus ou trop mesure. Voilà, merci de nous rassurer, c'est nous laisse un peu de marse. Alors la biodiversité, elle a été plus grande, mais il ne faut pas imaginer l'histoire de l'humanité comme uniquement une succession de crises et de disparition du vivant puisqu'on a eu une fois, on a un contre exemple, un deuxième big bang qu'on appelle l'explosion cambrienne. Est-ce que vous pourriez revenir sur cet épisode où soudainement, elle a paru à la surface de la Terre une myriade de nouvelles espèces? La fin du pré cambriens, la base du cambriens c'est-à-dire aux alentours de moins 635 millions d'années. Les conditions environnementales sont devenues différentes de celles qu'avaient avant dans les océans, en particulier l'oxygène était venu beaucoup plus impondant. Les oses ont plus chauds, juste après de très grandes glaciation. Et donc les organismes sont maintenant des multicellulaires et ont une reproduction sexuelle, ce qui permet le mélange des génomes. Et donc les organismes qui ont réussi à s'adapter et à survivre au refroidissement qu'il y avait eu avant, ces organismes vont se multiplier et se développer et se diversifier d'une façon exponentielle. Alors c'est par exemple, on va y avoir différentes types de faunes que l'on connaît à cette époque-là, et la plus connue est sûrement celle d'Ediacara, qui est un gisement qui est situé dans le sud-est de l'Australie qui a été découvert en 1846. Et c'est un gisement sous laquelle on trouve des formes qui sont des formes à corromous. Donc c'est un gisement de préservation exceptionnelle, où on a retrouvé toute une série d'organisme plat conservée en empreinte dans les séduiments. On a ensuite retrouvé ces organismes également dans la mer blanche au nord de la Russie et également au Canada. Un deuxième fait très important qui va marquer l'évolution de la vie sur notre planète toujours à cette époque qu'en brillant, où vous avions tour de 540 millions d'années, c'est l'apparition du squelette. C'est-à-dire qu'on va avoir des organismes qui vont pouvoir se dresser. On avait des organismes qui étaient plutôt plat et là maintenant on va voir les organismes qui vont pouvoir se dresser et qui vont avoir aussi la possibilité de protéger leur corps. Donc on va avoir apparition de squelettes internes, comme des spicules ou pour les épions, ou des petites carapaces qui vont protéger les organismes. Donc ça c'est vraiment une grande révolution, c'est ce qu'on appelle aussi l'épisode des Smolls chez Lifosil, c'est-à-dire vraiment l'apparition de ces piscules. Et la grande explosion qu'en brillant, c'est ce qu'on va retrouver, par exemple, dans les faunes du burge, sans Colombrupe et Tranik, d'un peu plus de 500 millions d'années, où là on va observer vraiment des organismes qui commencent un petit peu à ressembler à ce qu'on connaît. On va avoir des artropodes, des algues, des brachyopodes, des équino-dermes. Et les formes forts de cette époque, ce sont les trillobites qui sont des organes des artropodes et qui sont des organes des organes des artropodes. Et donc, on va avoir des organes des organes des organes des artropodes. chacun de ces critères avec des exemples pour qu'on puisse définir ce qu'il y ait une crise. Alors donc une crise biologique s'implique une extinction en masse. Alors c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait disparition de rends élevés, c'est-à-dire qu'il faut qu'on ait au moins des familles qui disparaissent. C'est pas seulement des espèces, c'est avec des niveaux plus importants et des organismes qui ont aussi des modes de vie différent. Et faut aussi qu'on ait une chute drastique de cette biodiversité, c'est-à-dire que dans les espèces de gens de famille, mais aussi de la biomasse, c'est de chose qu'il faut pas confondre la biomasse et la biodiversité. Une famille, c'est par exemple les dinosaures versus le diplodocuse pour voir les pieds de pésemblématiques. Tout à fait, c'est ça. Donc cette crise doit se dérouler rapidement à l'échelle des tanges logiques. Alors on a toujours cette problème de temps et ce problème d'échelle. Ça peut être instantané, comme on pourra le voir tout à l'heure, mais ça peut aussi se dérouler sur un million d'années. Un million d'années pour nous, pour géologue, c'est relativement court. Donc voilà, c'est toujours ce problème de temps et c'est que, c'est incroyable, ça doit être ressenti à l'échelle du globe ou à minima sur de très grandes distances. Par exemple, on peut avoir une crise environnementale, comme par exemple, je sais pas, la mer d'Arral où il y a une grosse crise d'environnement, mais c'est pas une crise majeur puisque ça n'a infecté que cet endroit. Faut que ce soit quelque chose qu'on ressent à l'échelle de la planète. Et comme dans l'histoire du temps, il y a souvent des éruptions volcaniques absolument monstrueuses, mais pour que ce soit une crise, il faut vraiment que ça déstabilise, un continent pompéine et pas une crise pour l'observatrice que vous êtes. Tout à fait. Mais il faut surtout que ça du long temps, pour que les effets du volcanisme et le temps de se répondre sur toute la planète. Par exemple, le volcanisme du volcan, un personne ne sait prononcer le nom, ça n'a pas du reste long temps pour que ce soit considéré comme une crise. On lui dit, celui des quelques années dont je ne me hasarderai pas à donner le nom, mais en tout à fait. Ça c'est pas incroyable. Non.
[Musique] - Ce que je vous propose, c'est du coup de revenir sur chacune de ces crises en détail, on commence évidemment par la première. - Oui, d'accord. - Parce qu'il faut juste avant de commencer les crises, c'est qu'il faut savoir que l'évolution de la biosphère, au cours des 600 derniers millions d'années, ce dont on va parler ici, c'est pas quelque chose d'hyper régulier, c'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des périodes où on va avoir de diversification dans la biodiversité, c'est-à-dire qu'on va avoir plus d'apparition d'espèce, que disparition. Après, on a des périodes de stabilité, où les choses se mettent en place et que ne bouge pas trop, et après on va avoir des phases où effectivement, on va avoir ces crises, les 5 que vous évoquez. Alors, la première, on a vu que la vie a explosé au Cambrillon, dans les maires peu profonds, alors il faut bien se rappeler qu'il n'y a pas de vie sur les continents, à cette époque-là, on est uniquement dans le domaine marin. Et donc, durant le Cambrillon et lors de vie, la vie va se diversifier. Une vie extrêmement riche, surtout posée sur le fond. Donc, c'est un peu difficile, et m'a imaginé, mais bon, c'est une vie très riche, très développée qui ne ressemble pas du tout à celle que nous connaissons actuellement, avec des organismes complètement différents. On va avoir beaucoup d'artropodes, on va avoir des équino-derme, des bras-cropodes, des éponge, des gastéropodes. Donc, cette vie va se diversifier pendant 65 millions d'années, jusqu'à la fin de l'ordre-viciens, on va se produire la première grande crise, qui est la première des 5. Alors, cette crise de la fin de l'ordre-viciens, elle se situe vers 440 millions d'années, et on va avoir environ 85% des espèces marines toujours, qui vont disparaître. Alors, ce sont des coraux, les équino-derme, les trilobites, les bras-cropodes. Et ces organismes vont disparaître suite à un épisode de glaciation extrêmement bref, mais très présentance, qui va être suivi juste après par un réchauffement très rapide. Donc, là, on va avoir un mouvement de climat d'abord froid, puits chauds, qui va durer environ 1 à 2 millions d'années et qui va y radiquer les organismes qui sont pas capables de s'adapter aussi vite. - Le problème. - C'est toujours la relativité de ce que vous dites, très rapide, on est quand même sur un million d'années. - Toujours. Voilà, pour moi, rapide ça va être de l'ordre du million d'années. Donc, lorsque les oveaux se réchauffent, la vie va reprendre son cours, va se redévelopper, et on va avoir durant le civil rien éle dévognant, c'est-à-dire de -440 millions d'années, à -360 millions d'années, de nouveau, une période de stabilité, où la vie va se redéployer, et on va avoir de nouvelles faunes, de nouvelles flores qui vont se développer en milieu toujours océanique. Donc, on va avoir de nouveaux décoraux, des gastéropodes, et le dévognant, donc cette période, ça va être l'air des poissons. C'est vraiment la grande période où les poissons, au-ceux ou cartilagineux, cartilagineux, c'est tout ce qui est requin. C'est vraiment l'air des poissons, ils vont se développer de façon tout à fait exponentielle et avoir des formes qui sont très très grandes. Et c'est aussi à cette époque-là, au dévognant qu'on va avoir les toutes premières plantes sur le continent, et ces plantes qui vont se développer sur le continent, vont avoir un développement très important avec une vitesse exponentielle. Très très vite, on va avoir de très très grandes formes qui vont se développer sur le continent. Et à la fin du dévognant, donc aux alentours de 370 millions d'années, on va avoir la deuxième grande crise qui va se dérouler à la fin du dévognant. Et là, on va avoir 75% des espèces marines qui vont disparaître, et en particulier les agnates, les poissons sans machoir ou les plaques au dherme, qui vont disparaître, et là encore, les coraux. Et donc toutes ces espèces qui ont disparu à la fin du dévognant, et elles disparaissent suite à un réchauffement extrêmement brutal, là aussi, et qui est accompagné d'une anoxidaiso. Alors, quand la température de l'eau augmente, l'oxygène a plus de mal à se dissoudre. Donc on fait plus l'eau est chaude, moins elle contient d'oxygène. Et forcément, moins elle contient d'oxygène, plus ça va générer des problèmes pour les organismes qui vivent. Et également à cette période, on a eu des impacts de météorite. Donc, ils ont rajouté cette augmentation de la température. Et juste après ça, il y a eu un refroidissement très rapide, donc c'est l'inverse de tout à l'heure. Et là aussi, ce changement de température très brutal va générer cette crise de la fin du dévognant. Ensuite, on va arriver aux carbonichères perméens, c'est-à-dire qu'on va voir sur une période ou moins 360 à moins 250 millions d'années, une période de stabilité, où là, de nouveau, la vie va se redevelopper et se devenir très abondante dans les océans, mais aussi cette fois-ci sur le continent, puisque les premiers animaux se sont développés sur le continent, d'abord les artropodes, essentiellement tout ce qui insecte, de choses comme ça. Et puis, les vertébrés qui vont arriver sur le continent. Et on va avoir, au carbonichère, le développement de forêts géantes. En particulier en France, on connaît bien ces forêts géantes, lorsqu'elles vont être détruites, vont donner naissance aux grands gisements ouillés d'une heure de la France, de l'Est de la France, ou tout le masseif central. Alors, ce sont essentiellement des forêts de fougère géante qui pouvait atteindre jusqu'à 20 mètres d'eau. Donc, dans cette époque, extrêmement fluorescente, de la fin du du paléozoïque, on a des poissons, des amonoïdés, des artropodes, des éponge, des algues, et sur le continent, des insectes qui pouvaient être très très grandes, on a eu des libélules géantes qui pouvaient avoir de mettre envers gûre. Donc, c'est vraiment une vie très développée, très foisonnante. Et à la fin du permis, il y a 250 millions d'années, c'est là, crise, la plus grande, crise que notre terre est connue, où la vie à quasiment était irradiquée sur face de la terre. Plus de 95 % des espèces de marines ont disparu, et aussi 70 % des espèces terrestres qui se sont éteintes aussi à cette époque-là. Alors, qu'est-ce qui s'est passé? On sait un événement qui a un peu comme le crime de l'orientation express, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs choses qui se sont accumulées pour causer cette crise majeure. Tout d'abord, il y a une baisse d'un niveau marrant. Donc, tout ce qui vivait fixé sur le plateau continental, m'a serré trouvé exonter, donc ce n'était pas très bien pour eux. Il y a eu une très très forte augmentation de température. Là, on a pratiquement dit degré d'augmentation de température. Des gigantesques éruptions volcaniques, vous évoquiez tout à l'heure, qui sont le volcanisme des trabs de cibéris. On a plus 3 millimètres des pesseurs de lave qui se sont accumulés. Donc, forcément, ça a émis des tas de gaz toxiques. Donc tout ça, c'était largement suffisant pour radiquer pratiquement toute la vie sur terre. Et ce qui s'est passé ensuite c'est que le niveau de la mer a remonté, mais cette voici, toujours comme tout à l'heure, avec des auix très moins toxiques, c'est-à-dire des auix très très pouvant nosoxygène. Donc, il a fallu très longtemps pour que la vie redevienne un peu prénormale après les événements de la fin du permis. Donc, ça c'est vraiment la crise la plus grave. Et, entre guillemets, on l'a échappé belle. On nous sommes passé très près de l'extinction définitive en fait. Exactement. Et en fait, il y a quelques survivants qui devaient avoir trouvé des milieux refuges. On a différentes hypothèses, les milieux très profonds pourraient peut-être être ces milieux refuges. Si on prend les équino-derbes, il y a un seul genre, d'ourçant, qui a traversé la limite permiatrice. Et quand on voit ce que les descendants qu'il a eu, c'est une très belle histoire d'histoire des auses. La récupération post-criza a été très, très lente. On a eu vraiment des environnements dévastés que ce soit sur le continent ou dans les océans. Donc, il faut attendre la fin du triâce pour que la vie redevienne un peu sur Terre. Et on va avoir apparaître les tout premiers dinosaures à la fin du triâce. Et ce qui est surtout important, c'est l'explosion du Plancton dans les océans. C'est-à-dire qu'on va voir les micro-organismes qui font devenir planctoniques. Et en particulier, on va voir l'explosion des forats magnifères planctoniques. Et l'apparition du nanoplancton, c'est-à-dire, sont des micro-organes qui vont générer beaucoup de oxygène. Et ça, c'est très important pour la suite. - Oui, mais il y a moins de films à succès dans les grosses en du plancton. - C'est plus difficile à mettre en scène, je vous l'accorde. Et nous arrivons à la quatrième crise. C'est celle de la fin du triâce, justement. Donc, aux alentours de 211 millions d'années. Donc, là, on va avoir des extinctions de environ 40 à 50 % des genres. Donc, on va voir les animaux qui vont disparaître les placos dont le mot de sa zore est toujours la récive. Alors, les causes de cette extinction, là aussi, un fort volcanisme avec la province magmatique centratique, chute de météorite et là aussi des changements climatiques. Donc, à chaque fois, on a un peu de toujours les mêmes causes, les mêmes effets. Ensuite, nous allons arriver aux juraciques. Donc, là, c'est l'explosion des dinosaures dans tous les milieux, que ce soit des dinosaures terrestres, aquatiques, aériens, donc les volants. Mais on va avoir aussi le développement de nombreuses et falloponnements, sont les fameuses amonites et des récifs. Très important, qui vont aussi se développer. Donc, cette période de juracique crétacée va se développer de 200 millions d'années, à 76 millions d'années. Donc, au crétacé, on va voir des dinosaures géants absolument dans tous les milieux. Et. quelque chose d'important aussi à cette époque, c'est l'apparition des plantes à fleurs. Ça, c'est vraiment une aussi une révolution dans le monde végétal, donc on parle un peu moins du monde végétal, mais ça, c'est très important l'apparition des engéosperms aux crétacés. Et nous arrivons à la 5ème crise à faire du crétacé, celle qui va avoir lieu à 66 millions d'années. Donc on va avoir la disparition des dinosaures, des dinosaures, les amonites, les rudistes, et on va voir aussi une crise de la calcification qui va être un souci justement pour le plomb ton, je parlais tout à l'heure. Qui a tué les dinosaures? C'est une bonne question. Donc qui a tué les dinosaures? Donc on a eu un volcanisme très très important qui se situe cette fois-ci dans le décan, c'est-à-dire au nord de l'Inde. Donc c'est le même type de volcanisme, ce que celui qui s'est produit à la fin du Permien, mais un petit peu moins important, ça n'a duré que 100 000 années. Et aussi, bien sûr, il y a eu la fameuse chute de mes théories, dans un au-chix school ou au Mexique, avec qui a été mis en évidence par des traces de réduits d'y en. Et là aussi, un changement climatique. Donc à chaque fois, on a un peu la même chose, le volcanisme qui va proposer des changements climatiques. Et puis, après, nous sommes partis pour arriver tout doucement à l'hôme d'actuelles. Nous arrivons au paléogène, de 66 à 23 millions d'années, les grands prédateurs, rapitiles et y ont disparu, les écosystèmes sont libres, les mamichères et les oiseaux qu'on peut voir se développer. On va avoir les premiers primates aux alentours de 60 millions d'années, et les premiers sains aux alentours de 40 millions d'années. Nous passons ensuite au neogène, alors là, pour moi, on est déjà arrivé. C'est-à-dire aux alentours de 23 millions d'années et 2,5. On va avoir la diversification des hominines, c'est-à-dire l'égorie, les chimpancées et les hommes aux alentours de 15 millions d'années, ainsi que des oures en autant, et la diversification des hominines, c'est-à-dire l'homme et des paninins, les chimpancées aux alentours de 7 millions d'années. Et puis le cotère-nerre, c'est depuis 2,5 millions d'années jusqu'à aujourd'hui. Donc 2,5 millions d'années, c'est la linee au mot, et la apparition de le mot sapien, ça a 300 millions. Et voilà. Vous venez de nous promener dans presque 4 milliards d'années, donc il faut qu'on se repose 2 secondes pour voir un petit peu en résumé. Vous avez montré 5 crises qui ont des origines différentes, mais souvent climatiques, avec déglaciations ou des forêts chauffements, notamment des milieux marins. Au fond, ce que ça nous apprend, c'est que la nature le vivant repose sur l'équilibre, l'équilibre, c'est ça le mettre mot, et que tous des équilibres violents menacent le vivant, est-ce que c'est ça qu'il faut retenir? Oui. L'équilibre des écosystèmes, c'est-à-dire en fait qu'on vit écosystèmes, c'est les organes dans leur environnement qui interachissent les uns avec les autres, et les agissent aussi sur leur environnement. C'est donc directement lié à cet équilibre de l'environnement. Et le moindre des équilibres, un temps sans forcément être violent, ça peut être un temps sans n'étant pas violent, forcément ça va bouleverser cet équilibre. Donc si on modifie un paramètre, que ce soit la température, la profondeur, la salimité ou l'oxygénation, on modifie de fait l'équilibre des chaînes en limontaire. La chine en limontaire, c'est producteur consommateur des composeurs. Donc si on modifie un des éléments, c'est toute la channa limontaire qui va être au bouleversé. Et donc on va répartir de fait les nichécologiques de façon différente. Donc c'était qu'il y a un équilibre extrêmement fragile, quelques degrés d'augmentation ou de diminution de la température des eaux, particuliers, c'est surtout les eaux qui sont importantes, peuvent être fatales à un grand nombre d'organismes. Alors, je n'aime pas trop faire des rapports à l'homme, mais je suis venu faire un quand même juste ici. On a une température moyenne normale de 37 degrés sur un augmente de 5 degrés de notre température interne, bon, - Oui, 42 c'est l'étal. Donc il faut bien s'imaginer que si on augmente la température de l'océan, de 6, 7, 8, 10 degrés, comme ça t'arrivait à la limite du pérméntriance, eh bien on tue tout ce qu'il y a dedans. Alors il y a des organismes qui arrivent à s'adapter, il y a des variations de température, des variations de salinité, mais la grande majorité est quand même un fait hauté, un milieu et à des conditions de vie et les coraux dont je vais parler plusieurs fois sont extrêmement sensibles à ces variation. Alors ce que vous montrez effectivement c'est que les prêts grandes crises elles sont très très rares, c'est tous les 100 ou plusieurs centaines de millions d'années, la dernière grande crise de l'histoire de l'humanité, alors remonte à. pardon, du vivant, du vivant justement. - Oui, oui, oui. - Le remonte à l'ay 66 millions d'années et malheureusement il semblera avec nous sommes en plein milieu de la 6e grande crise et malheureusement mais on peut s'emprendre qu'à nous-mêmes puisque l'homme a un rôle absolument fondamental dans la crise contraversa actuellement, n'est-ce pas? - Oui, tout à fait. C'est-à-dire qu'on fait aujourd'hui ce qui se passe c'est que pour la première fois de toute l'histoire de la vie depuis son apparition, il y a une espèce, cette espèce c'est homo sapiens qui domine en biomasse l'ensemble de la biodiversité, alors c'est-à-dire avec tout ce qui participe à son alimentation et à ses besoins, et donc cette dominance d'une espèce sur les autres, et bien ça modifie les processus naturels, et ça cause l'extinction en masse d'autres espèces par destructions extrêmement rapides et biotopes. Donc en fait, c'est ça, cette 6e crise, c'est la destruction des biotopes par une seule espèce. Alors évidemment, je vais vous demander ce que votre regard de palais monthologues voit sur l'évolution puisqu'au fond, vos travaux montent que 99,9 % des espèces qui ont vécu sur notre planète ont disparu naturellement depuis l'apparition du vivant, c'est ce que vous nous avez très très bien expliqué avec les 5 crises précédentes. Alors évidemment, ça veut dire que les chances de survie humaine, elles sont quasiment nules, mais il y a quand même un peu de suspense, parce que aucune espèce dans l'histoire n'a été capable de ne serait-ce que du 1 000 000 000 de notre géniosité humaine, pour le meilleur et pour le pire, évidemment je pense autre tinette électrique, mais ça nous laisse quand même un tout petit espoir, non? Oui, bien sûr. Donc les chèles des tanges géologiques, comme je le disais au début, la moyenne de vie du nespèce, c'est qu'à dire que 8 millions d'années. Donc on est là que depuis 300 000 ans, donc à priori, on devrait pouvoir tenir encore un petit peu, mais toutes les espèces sont à plat disparaître malheureusement, les espèces humaines, comme toutes les autres, on disparitera un jour. Ce qu'il faut savoir, c'est que la disparition d'une espèce, c'est quelque chose qui n'est pas instantané. Pour qu'on ait une disparition instantanée de l'espèce humaine, il faudrait quelqu'un de très malade, appuie sur le gros bouton rouge, et il faut se exploser la planète, ce qui ne. Parfois c'est moins impossible, mais on espère que ça n'arrivera pas. Mais sinon, l'humain est capable de prolonger sa propre survie, puisque on a. Il est capable de créer des tas de choses qui améliore son quotidien, les médicaments qui vont pouvoir prolonger son espérance de vie, et en même temps on fait des tas de bêtises, des truisons, son écosystème qui est absolument vital. On sait ça un peu toute la contradiction de notre espèce, mais ce qui est important, enfin qu'un regard de paléontologue, c'est la vitesse à laquelle les choses se produisent actuellement. J'ai beaucoup insisté sur la notion de temps en paléontologie, même quand il y a un événement instantané, comme la chute de météorite, c'est pas que la chute de météorite casse les extinctions. Il y a fallu qu'il y ait d'autres choses comme le volcanisme, qui est lui, est un phénomène plus long, à recerte, comme je le disais, la météorite tombe et crase tout ce qui a sous l'embroide sa chute, ça va générer aussi les poussières ou des choses comme ça, mais ça ne peut pas être que ça. Donc cette notion de temps elle est très très importante à mon sang, en tant que paléontologue. Et justement pour terminer cette promenade dans l'histoire du vivant ou votre compagnie, je voudrais à nouveau parler de vitesse et empoir un oxymor que je vous en empruntez. Vous dites que au fond pour la survie de d'homo sapiens, l'urgence s'est de ralentir. Qu'est-ce que vous voulez y dire par là? Voilà, alors le problème de cette sixième extinction, donc causé par l'homme, c'est cette vitesse. Elle est des milliers de fois plus rapides que tout ce que l'on a pu observer dans les crises précédentes sans l'intervention du même. Parce que là, on voit sur 150 ans la disparition d'un grand nom de dépasse. Si c'était le dos fond du nil, on peut citer le dos dos. A une échelle vraiment très courte, on peut faire une liste, l'oncaule le bras, des spécitudes déjà disparues. Par rapport au mille long d'années que j'ai vôqué précédemment. Donc il faut absolument qu'on ralentisse le processus. C'est-à-dire qu'il faut ralentir la surconsommation, la surexploitation, la fragmentation des habitards, à la déforestation, les émissions de gaz à effet de serre. Tout le monde dit ça, j'ai l'impression de répéter toujours la même chose. C'est vraiment important. Chaque un à son niveau, je pense qu'on peut faire un geste pour ralentir un tout petit peu cette surconsommation qui fait. qui génère des tas d'effets négatifs. Bien sûr, il y a le problème de l'explosion démographique. Pour l'instant, la planète n'est pas capable de nourrir la quantité du main et surtout avec tous les besoins réels ou crés de l'humain. Donc il est vraiment, vraiment, je pense, temps de ralentir et il n'est pas trop tard pour rester vivant. Dans cet épisode, vous venez d'écouter civil-crascin. Palais ontologue, directrice de recherche aux CNRS et aux museums nationales histores naturelles, intervouvées par Vincent Eidin. Un podcast produit par le Museum national d'Histoire naturel et création collective. En partenariat avec le ministère de la transition.
écolégie qui est solidaire. [Musique] On la réédition du livre avant que Nature meurt de Jean-Dorste, Robert Barbeau, professeur en museum, a écrit une poste-faste intitulée pour que Nature vive, qui a inspiré le titre de "Support de Castes". [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
La transcription explore l'histoire de la vie sur Terre, couvrant des milliards d'années, et met en lumière les cinq grandes crises d'extinction massives qui ont marqué l'évolution.
Elle souligne l'impact disproportionné de l'humanité sur la planète, qualifiant l'époque actuelle de sixième crise, caractérisée par une destruction rapide des habitats due aux activités humaines.
L'entretien avec la paléontologue Sylvie Crasquin explique les critères d'une crise biologique (extinction rapide, globale et massive) et décrit brièvement les causes environnementales (volcanisme, changements climatiques, impacts de météorites) des cinq crises passées.
Summary:
Ce podcast du Muséum national d'Histoire naturelle, présenté avec la paléontologue Sylvie Crasquin, retrace l'histoire du vivant sur Terre sur des milliards d'années pour contextualiser les crises actuelles. Il explique d'abord la difficulté de concevoir les échelles de temps géologiques, où l'humanité n'apparaît qu'à la toute fin. Le dialogue se concentre ensuite sur la définition d'une crise biologique (extinction massive, rapide à l'échelle géologique et globale) et passe en revue les cinq grandes crises du passé, de l'Ordovicien au Crétacé.
Chacune est liée à des bouleversements environnementaux majeurs comme des glaciations, un volcanisme intense, des impacts de météorites ou des changements climatiques rapides, ayant entraîné la disparition de 75% à 95% des espèces. L'ensemble sert de prélude pour introduire l'idée que l'activité humaine provoque aujourd'hui une sixième crise d'extinction, par la destruction des habitats et la surexploitation des ressources, en rupture avec le temps long de l'évolution.
FAQs
La sixième crise d'extinction est la destruction actuelle des biotopes par l'activité humaine, incluant la pollution, la surexploitation des ressources et la perte de biodiversité.
On estime que 5 à 50 milliards d'espèces ont vécu puis disparu au cours de l'évolution, représentant environ 99,9 % des espèces depuis 600 millions d'années.
La durée moyenne d'une espèce est estimée à 4,8 millions d'années, ce qui montre une obsolescence programmée relativement longue.
L'explosion cambrienne, il y a environ 540 millions d'années, est une période d'apparition soudaine d'une multitude de nouvelles espèces multicellulaires, marquée par l'émergence de squelettes et une diversification exponentielle de la vie.
Une crise biologique implique une extinction rapide à l'échelle géologique, avec disparition d'un nombre élevé d'espèces et familles, une chute drastique de la biodiversité et des effets ressentis à l'échelle planétaire.
La crise de la fin du Permien, il y a 250 millions d'années, est la plus grave, avec plus de 95 % des espèces marines et 70 % des espèces terrestres disparues, due à des éruptions volcaniques massives et des changements climatiques extrêmes.
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